Archive pour la catégorie 'ELECTIONS'

Cinq infos…………………………..(13/06/2017)

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Drapeau français Elections 2017
Les #5 infos des législatives aujourd’hui
Hamon soutient l’adversaire de Valls, le PS va devoir se serrer la ceinture, les Parisiens répondent à Guaino
Hamon soutient l'adversaire de Valls, le PS va devoir se serrer la ceinture, les Parisiens répondent à Guaino
Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, franceinfo vous résume ce qu’il ne faut pas rater des élections législatives des 11 et 18 juin, après la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Voici l’essentiel à retenir ce mardi 13 juin.

#1 Hamon appelle à voter pour l’adversaire « insoumise » de Valls

Le divorce est consommé entre Benoît Hamon et Manuel Valls. Dans un entretien au « Gros journal » de Canal+, le premier a appelé à voter « sans hésiter » pour l’adversaire du second dimanche prochain : la candidate de La France insoumise, Farida Amrani. Manuel Valls « est aujourd’hui sur un projet politique qui s’est éloigné de la gauche », a justifié l’ancien candidat à la présidentielle. « On ne peut pas vouloir, aujourd’hui, faciliter les conditions de licenciement (…) permettre demain (…) entreprise par entreprise, (une négociation) des conditions de licenciement. Ce n’est plus la loi ! »

#2 El Khomri revendique (un peu vite) le soutien de Macron

Dans la 18e circonscription de Paris, le second tour opposera deux candidats Macron-compatibles, Myriam El Khomri (PS) et Pierre-Yves Bournazel (LR). Pour tenter de se démarquer, l’ancienne ministre du Travail a revendiqué lundi sur Twitter le « soutien officiel » du président de la République. Mais, selon l’Elysée contacté par franceinfo, elle s’est avancée un peu vite : « Oui, il la soutient, mais comme il peut soutenir tous les candidats qui se revendiquent de la majorité présidentielle… » Comme son adversaire, donc.

#3 La défaite coûte cher aux PS et aux Républicains

La claque reçue par ces deux grands partis au premier tour des législatives n’est pas simplement politique. Elle est aussi financière : depuis une loi de 1988, l’Etat accorde chaque année une enveloppe à certaines formations politiques, calculée en fonction de leurs résultats à ce scrutin et potentiellement amputée en cas de non-respect de la parité. Selon nos calculs, le PS pourrait perdre jusqu’à 18,5 millions d’euros par an. La facture est moins salée pour les Républicains, pour lesquels les pertes sont chiffrées à 5 millions d’euros annuels.

#4 Le Premier ministre favorable à « une dose de proportionnelle » à l’Assemblée

Avec la victoire écrasante de La République en marche qui se profile aux législatives, la question de la proportionnelle est revenue sur la table. Invité mardi de franceinfo, le Premier ministre Edouard Philippe s’est dit favorable à ce changement. « Une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale ne me choque pas, a-t-il déclaré. C’est utile parce que cela permet d’ouvrir la répartition des sièges à des courants politiques qui ont du mal à franchir le cap démocratique du scrutin majoritaire. » Quelle dose exactement ? Comme Emmanuel Macron, Edouard Philippe ne se mouille pas sur le sujet.

#5 Les électeurs de la 2e circonscription de Paris répondent à Guaino

Séchement battu dans la 2e circonscription de Paris, Henri Guaino a qualifié ses électeurs de « bobos égoïstes » ou de « cathos pétainistes ». Lundi, franceinfo est allé dans cette circonscription recueillir leur réaction. « Il n’a rien à faire ici, réplique l’un des habitants, Michel. Il se prend un bide, c’est de sa faute, ce n’est pas de la nôtre. Et il n’a pas à nous dire que l’on est des méchants bobos, des saloperies… »

Publié dans:ELECTIONS |on 13 juin, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin…………………..(13/06/2017)

Par Laurent Joffrin

Mohicans

Par Laurent Joffrin — 12 juin 2017 à 20:26 (mis à jour le 13 juin 2017 à 08:53)
A Marseille, lors du premier tour des législatives le 11 juin.Zoom
A Marseille, lors du premier tour des législatives le 11 juin. Photo Patrick Gherdoussi/Divergence pour Libération

ÉditoMorte, la gauche ? C’est tout comme. Le PS numérote ses rares abattis, l’extrême gauche reste dans sa marginalité, les radicaux sont radicalement inexistants, les écolos s’en remettent à la défense des espèces menacées, La France insoumise, après sa percée présidentielle, est ramenée à l’étiage historique moyen de la radicalité dans les élections de ce type. Une poignée de survivants parviendra bien par miracle jusqu’au Palais-Bourbon. On craint qu’ils jouent surtout le rôle des derniers des Mohicans. Eclatée, atomisée, miniaturisée : c’est désormais une nanogauche, qu’on parquera dans une réserve, tel un «peuple premier», vestige sympathique d’un temps révolu.

On en déduira, peut-être un peu vite, que la notion même de gauche s’est dissoute, qu’elle est dépassée par d’autres clivages, ceux dont se réclament les députés d’En marche, nouveaux messagers de l’avenir : Europe-nation, ouverture-fermeture, progressisme-conservatisme. Ou encore celui qui anime le FN ou, dans une moindre mesure La France insoumise : peuple-oligarchie, gens d’en bas contre gens d’en haut. Le macronisme va-t-il absorber, en le neutralisant, l’ancien idéal de la gauche démocratique, qu’on renverra au musée des idées ? Sur certains points, la fusion est à l’œuvre. En marche veut une moralisation de la vie politique, des moyens pour l’éducation, une Europe qui protège mieux, un redressement de l’économie, des frontières qui ne soient pas des murs mais des points de passage, une culture ouverte, une société libre. En marche promet aussi une baisse du chômage, obtenue par la réforme, ou par le sacrifice. Si dans ces domaines le mouvement passe des paroles aux actes, obtient des résultats, on serait bien vicieux de s’en plaindre. Qui peut regretter que la France aille mieux ?

Il reste pourtant une question centrale, cardinale, décisive, qui continue de travailler le corps social dans tous les pays et de séparer, dans leurs tréfonds, le courant conservateur et celui du progrès : l’injustice sociale, celle que le marché, dans son efficacité même, entretient. Sur ce point essentiel, En marche promet surtout… du surplace. Des exemples ? Le nouveau gouvernement programme le plafonnement des indemnités pour les licenciés (mais pas pour les patrons défaillants…) ; il projette la suppression de l’ISF pour les fortunes boursières ; il ne marque qu’indifférence au pouvoir excessif de la finance ; il veut suspendre le compte pénibilité, mesure de justice ; il souhaite l’assouplissement du marché du travail sans instaurer une véritable sécurité sociale professionnelle ; il accepte sans mot dire les revenus extravagants que s’octroie la classe patronale. Bref, il veut absorber la gauche mais situe son point géométrique au centre droit.

Dès lors, on peut tenter un pari : la mondialisation libérale, que le macronisme veut aménager, suscitera toujours une opposition fondamentale. Toujours elle justifiera, même en période de traversée du désert, l’espoir de ceux qui veulent une société moins inégalitaire, plus juste, où les puissants sont contenus, où les féodalités économiques sont combattues, où les évolutions de la France et du monde sont maîtrisées par une force de progrès qui gouverne et joue la carte de la transformation sociale. Une force à reconstruire, qui se garde des promesses intenables et des hostilités sommaires, qui ne confonde pas réflexion et vitupération, socialisme et simplisme. Une gauche qui soutient un projet de long terme mais qui se dote aussi d’un programme immédiat fait d’étapes réalistes et de compromis offensifs. Une gauche qui joue l’unité au-delà des disputes transitoires. Une gauche qui n’oublie pas sa longue histoire, ni les hérauts du socialisme en liberté, pour maîtriser le présent et dessiner l’avenir.

Laurent Joffrin

Lineration.fr
Publié dans:ELECTIONS |on 13 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Cinq infos…………………………..(12/06/2017)

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Drapeau français Elections 2017
Les #5 infos des législatives aujourd’hui
La vague LREM, le renouvellement à venir de l’Assemblée, la bérézina du PS
la vague LREM, le renouvellement à venir de l'Assemblée, la bérézina du PS
Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, franceinfo vous résume ce qu’il ne faut pas rater des élections législatives des 11 et 18 juin, après la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Voici l’essentiel à retenir ce lundi 12 juin.

#1 La vague de La République en marche

Emmanuel Macron aura les mains libres pour gouverner. Selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria, son mouvement, La République en marche, devrait envoyer dimanche prochain entre 415 et 455 députés à l’Assemblée nationale. Un chiffre bien au-dessus des 289 députés nécessaires pour avoir la majorité absolue. Le parti du président ne devrait cependant pas effacer le record établi par l’alliance UDF-RPR en 1993, avec 484 sièges. Voici la carte des résultats, circonscription par circonscription.

#2 Le renouvellement à venir de l’Assemblée

C’est une image qui résume à elle seule le bouleversement en cours. Sur les 577 députés élus il y a cinq ans, 212 ne se sont pas représentés, poussés vers la sortie par la loi sur le non-cumul des mandats, et 122 ont été éliminés dès le premier tour dimanche soir. Nous vous proposons de visualiser cette hécatombe en gif animé.

#3 La nouvelle Assemblée si elle était désignée à la proportionnelle

Avec « seulement » 32% des voix au premier tour, La République en marche peut espérer remporter 75% des sièges à l’Assemblée nationale dimanche prochain. Une performance favorisée par le scrutin uninominal à deux tours et son effet amplificateur. Mais à quoi aurait ressemblé l’hémicycle avec un autre mode de scrutin ? Si la proportionnelle intégrale était appliquée, LREM n’aurait que 197 députés, contre 132 pour l’alliance LR-UDI et 84 pour le PS et ses alliés.

#4 La bérézina du Parti socialiste

La déroute annoncée a bien eu lieu. Le Parti socialiste a réalisé dimanche le pire score de son histoire sous la Ve République, avec 10% des voix. La semaine prochaine, il ne devrait obtenir que 20 à 30 sièges dans la nouvelle Assemblée. Symbole de cette débâcle, l’élimination au premier tour de nombreux ténors, comme le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, et d’anciens ministres de François Hollande, comme Benoît Hamon ou Aurélie Filippetti. Mais qui a tué le PS ? Eléments de réponse dans cet article.

#5 Les déconvenues des Républicains, du FN et de La France insoumise

La situation n’est guère plus brillante chez les adversaires politiques du PS. Les Républicains, qui voulaient imposer une cohabitation à Emmanuel Macron, pourraient voir leur nombre de députés divisés par deux (de 85 à 125 sièges, selon notre projection). Le Front national ne devrait pas parvenir à constituer un groupe parlementaire, avec un nombre de députés estimés entre 1 et 5. Un objectif encore à portée de main pour La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon (de 8 à 18 sièges estimés), qui recule cependant nettement par rapport à la présidentielle (11,02% contre 19,58%).

Publié dans:ELECTIONS, Politique |on 12 juin, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………(12/06/2017)

Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Raminagrobis Macron

Il y a décidément un style «En Marche». Il fallait voir lundi soir les porte-parole macronistes réagir avec une retenue étudiée au tsunami qui va les porter en masse à l’Assemblée. Une manière impavide de dire «rien n’est joué» quand l’affaire est de toute évidence pliée, pas un mot plus haut que l’autre, un optimisme grave, une sorte de coolitude décidée, une main d’acier dans un gant de soie. Les leaders du nouveau parti dominant adoptent tous le comportement de ces héros de films d’action américain qui traversent les pires dangers avec une détermination décontractée, un sang-froid impavide mâtiné d’une touche d’humour. Steve Mac Queen dans les Sept mercenaires, zen sous les balles, ou Harrison Ford dans Indiana Jones qui se débarrasse d’un sabreur frénétique avec un sourire en coin. Tel Macron-John Wayne résistant avec un visage serein à la poignée de mains de Donald Trump-Liberty Valance. Ou encore comme ces médecins qui parlent doucement au chevet des malades, sur le thème «vous allez vous en sortir». Au chevet du pays, ils jouent eux aussi l’espoir tranquille, le professionnalisme sans esbroufe. Raminagrobis en politique.

Le style, c’est l’homme ? Les aphorismes sont souvent justes, la forme exprime aussi le fond. Longuement méditée, leur stratégie politique a produit des résultats supérieurs à leurs propres attentes. Dosé au trébuchet, leur programme se situe avec une précision obsessionnelle au lieu géométrique de la carte idéologique du pays, à l’intersection du centre droit et du centre gauche, avec un tropisme libéral assumé, destiné à gêner la droite, plus menaçante que la gauche dans cette élection. Quatre victoires dans quatre scrutins successifs (avec celui de dimanche prochain) ne tombent pas par hasard. Il est probable que cette positive-attitude, entreprenante, tolérante dans la forme et prudente dans le fond, a rencontré l’humeur du pays, fatigué des joutes agressives, des diatribes virulentes des extrêmes, des programmes sonores qu’on applique peu ou pas du tout.

«Nous ne cherchons pas à tirer parti des problèmes, nous cherchons des solutions». Tel est le mantra des nouveaux maîtres du pays, baignés pour moitié au moins dans le pragmatisme anglo-saxon de la culture d’entreprise. Il est possible qu’on assiste à une révolution tranquille qui verrait la France sortir peu à peu des affrontements amers, des trémolos stériles, du déclinisme déclinant des Cassandre à la Finkielkraut.

Tout dépendra bien sûr des résultats, qui sont le juge de paix du pragmatisme. Tout dépendra aussi des classes populaires, gagnées à la rhétorique «anti-système» et qui ont fourni les gros bataillons de l’abstention. Après tout, le macronisme est aussi le nouvel avatar des idées de la classe dirigeante, qui vient de réussir à tout changer pour que rien d’essentiel ne change. Sans une baisse significative du chômage, sans amélioration économique visible, tout cela passera comme un rêve. En attendant le verdict, il faut s’habituer au piétinement élégant des légions d’En Marche.

Et aussi

A Paris, au cœur du boboland, En Marche fait un carton. Mais dans les quartiers populaires de Lille c’est la même chose. Macron a réussi à fédérer autour de ses candidats les bobos et les prolos. Une mission qu’on pensait impossible. Encore une fois le sociologisme qui sert de viatique à tant de commentateurs est trompeur.

On souligne ici et là l’inconvénient grave qu’il y aurait à disposer à l’Assemblée d’une majorité écrasante. En Marche pourra compter, si les projections se confirment, sur environ 75% des députés. Victoire en stuc ? Pas tout à fait : plusieurs fois, sous la Ve, un seul courant a dominé de cette manière l’assemblée : en 1968 pour l’UDR, en 1981 pour la gauche, en 1993 pour la droite. A chaque fois ces majorités ont tenu plusieurs années, ni plus ni moins que les autres. L’idée séduisante d’un triomphe en trompe-l’œil ne résiste pas à l’examen.

Henri Guaino, sèchement battu à Paris, a remporté haut la main la palme du mauvais perdant. «L’électorat qui a voté aujourd’hui dans la 2e circonscription de Paris est, à mes yeux, à vomir. Vous m’entendez bien, à vomir, a-t-il lâché sur BFM. Les bobos d’un côté, qui sont dans l’entre-soi de leur égoïsme, et […] cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite, celle qui va à la messe, qui amène ses enfants au catéchisme et qui après vote pour un type qui pendant trente ans s’est arrangé, a triché par tous les moyens», a-t-il poursuivi, visant Fillon, député sortant de la circonscription qui ne s’est pas représenté. Henri Guaino juge cette droite «un peu pétainiste, vous savez, tous ces gens qui ont voté à la primaire de la droite… » Question : s’il méprise à ce point les électeurs, pourquoi a-t-il sollicité leurs suffrages ?

Laurent Joffrin
Publié dans:ELECTIONS |on 12 juin, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin………………..(12/06/2017)

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Coup de plumeau

ÉditoAux innocents les mains pleines… Novice en politique, Emmanuel Macron est en passe de remporter le grand chelem le plus spectaculaire de la Ve République. Après avoir conquis l’Elysée et Matignon, son mouvement jeune d’un an s’apprête à inonder le Palais-Bourbon d’un flot de néophytes conquérants. Innocence toute relative. A la manière d’un général qui voit soudain la faiblesse du dispositif adverse, Macron a théorisé dès l’origine la vétusté des partis traditionnels. Sous les coups d’une troupe de marmousets commandés à la baguette, au fil d’une campagne menée comme une opération commando, les vieilles structures se sont effondrées telle une charpente vermoulue. Il fallait croire en son étoile pour penser qu’une constatation banale – le besoin de renouveau – allait déboucher sur un tel ouragan. Le tout sans vraiment élever le ton, à la différence d’une Le Pen ou d’un Mélenchon. Macron n’a pas dit «dégagez !» Il a susurré «soyez assez aimables pour laisser la place». Coup de balai ? Non, coup de plumeau : les autres tombaient en poussière. Quant à l’électorat, il a considéré que l’affaire était pliée. Il s’est abstenu pour moitié, record historique et seule ombre au tableau pour les vainqueurs : c’est un triomphe sans enthousiasme, une victoire écrasante et molle. Elle présage néanmoins d’une Assemblée quasi monocolore. Au bout du compte, En marche piétine ses adversaires ; Macron peut se saisir de tous les pouvoirs ; une page totalement neuve s’ouvre pour le pays.

Pour la gauche, c’est l’éparpillement façon puzzle. Le PS réalise son plus mauvais score depuis Charlemagne. Il devra lutter pour sa survie. Mais la France insoumise ne peut guère bomber le torse : elle a perdu 7 points entre deux élections pour revenir à un étiage habituel pour la gauche de rupture. Gauche année zéro, dit-on. Au-dessous de zéro, plutôt…

Laurent Joffrin

Publié dans:ELECTIONS |on 12 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Eh ! oui et ce peut-être grave…………….(11/06/2017)

Publié dans:ELECTIONS |on 12 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Appel du PS………………………………(11/06/2017)

Si vous ne voyez pas le contenu de cet e-mail, cliquez-ici.

« Dimanche prochain, je vous appelle à faire vivre la démocratie et le pluralisme » 

Appel du PS....................................(11/06/2017) dans ELECTIONS upload-file-256201162017
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Françaises, Français, mes chers compatriotes

Avec 50%, l’abstention atteint ce soir un niveau historique, jamais observé depuis 1958. Cette abstention record est le signe d’une immense fatigue démocratique. Le brouillage intentionnel des clivages et la promesse appuyée de renouvellement n’ont pas pu endiguer ce désengagement civique aggravé.

Le premier tour des élections législatives est également marqué par le recul sans précédent de la gauche dans son ensemble et notamment du Parti socialiste.

Ce soir, tout indique que la majorité absolue est d’ores et déjà acquise pour La République En Marche.

En conséquence, le second tour de dimanche prochain sera soit celui de l’amplification, soit celui du pluralisme. Car si cette majorité absolue est encore amplifiée, elle sera quasiment sans opposition réelle et nous aurons donc une Assemblée nationale sans véritable pouvoir de contrôle et sans débat démocratique digne de ce nom.

Dans un monde instable voire inflammable, notre démocratie ne peut se permettre d’être malade. Notre pays doit affronter de multiples défis et nous savons que les désaccords sont nombreux.

Il n’est ni saint ni souhaitable qu’un Président ayant rassemblé seulement 24% des suffrages au premier tour de la présidentielle et qui a été élu au second par le seul rejet de l’extrême droite, bénéficie du monopole de la représentation à l’Assemblée nationale. Cette profonde contradiction démocratique pèserait sur tous les actes du quinquennat.

Car nous le savons : l’unanimisme est le terreau de l’aveuglement et le ferment des tensions.

Ce soir, le Parti socialiste salue tous ses candidats qui se sont battus avec conviction et avec courage dans une conjoncture souvent désespérée après notre lourde défaite de la présidentielle. Le tourbillon était trop puissant. C’est un fait, les deux scrutins étaient beaucoup trop rapprochés pour permettre un véritable sursaut.

Je salue très amicalement celles et ceux qui n’ont pas pu se qualifier ce soir. Pour le second tour, nous voulons faire le choix de la clarté.

Comme toujours, fidèles à notre engagement républicain viscéral, nous ferons barrage au Front national là où il peut l’emporter. C’est le désistement pour la République.

Sans surprise, attachés à la valeur cardinale de Justice sociale, nous nous opposerons à la droite.

Dans tous les autres cas, nous continuerons à défendre nos positions énoncées au premier tour : le refus des ordonnances de la loi travail et de l’augmentation de la CSG pour les retraités, la priorité à l’éducation et à l’écologie, le soutien à l’innovation et à la recherche pour la réussite de l’industrie du futur et enfin la défense de l’Europe.

Nous appellerons nos électeurs à voter soit pour notre programme, soit pour ceux qui sont le plus proches de ces exigences.

Mes chers compatriotes, dimanche prochain, face aux défis et notamment celui du désengagement civique, je vous appelle à faire vivre notre démocratie, à laisser une chance au débat et à donner de l’espace au compromis.

Je vous appelle à vous mobiliser au second tour pour donner à la gauche et au Parti socialiste les moyens de vous défendre.

Je vous remercie.

Publié dans:ELECTIONS |on 12 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Elections………………………………(11/06/2017)

Publié dans:ELECTIONS |on 12 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Elections………………………………(11/06/2017)

Résultats législatives : La République en marche pourrait remporter entre 415 et 455 sièges, le FN n’aurait qu’entre 1 et 5 députés, selon une nouvelle estimation Ipsos/Sopra Steria

Le parti d’Emmanuel Macron, allié au MoDem de François Bayrou, est arrivé en tête au premier tour des élections législatives.

La projection Ipsos/Sopra Steria en fourchettes de sièges de l\'Assemblée nationale à l\'issue du premier tour des élections législatives, le 11 juin 2017.
La projection Ipsos/Sopra Steria en fourchettes de sièges de l’Assemblée nationale à l’issue du premier tour des élections législatives, le 11 juin 2017. (FRANCEINFO)
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franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 12/06/2017 | 07:36
publié le 11/06/2017 | 19:20

LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin
imageil y a 47 minutesDIRECT. Législatives : La République en marche et le MoDem en tête du 1er tour avec 32,32% des voix, selon les résultats définitifs

La République en marche est bien partie pour décrocher une très large majorité à l’Assemblée nationale. Elle obtiendrait 415 à 455 sièges, selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria*. Le parti d’Emmanuel Macron et son allié du MoDem ont recueilli, dimanche 11 juin, 32,32% des voix au premier tour des élections législatives. Ce score, proche de la dernière enquête d’opinion, les placent devant l’alliance Les Républicains-UDI (21,56%) et le Front national (13,2%), au terme d’un premier tour marqué par une forte abstention (51,29% selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria*).

>> Suivez en direct toutes les réactions à l’issue du premier tour

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A gauche, La France insoumise (11,02%) confirme (de peu) son leadership sur le Parti socialiste, mais réalise un score bien plus faible que celui enregistré par Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle (19,58%). La formation politique de François Hollande et de Benoît Hamon ne recueille, elle, que 9,51% des voix, une défaite à l’ampleur inédite sous la Ve République pour un parti de gouvernement. Même en 1993, quand seuls 57 députés PS ou apparentés avaient été élus, le parti avait recueilli 17,40% des voix.

Vers une Assemblée En marche !

Affaibli par ses bisbilles avec Jean-Luc Mélenchon, le Parti communiste recueille 2,72% des voix, un peu moins qu’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), qui est à 4,3%. Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan enregistre 1,17% des voix, et l’extrême gauche 0,77% des voix. Les autres formations politiques obtiennent 3,4% des voix.

Cette première estimation dessine les contours d’une Assemblée très largement dominée par La République en marche et son allié MoDem. Ils obtiendraient entre 415 et 455 sièges, un chiffre supérieur à la majorité absolue (289 sièges). Les autres grands partis se partagent les miettes : entre 70 et 110 députés pour Les Républicains/UDI, 20 à 30 pour le Parti socialiste et ses alliés PRG/Divers Gauche/EELV, 8 à 18 pour La France insoumise et le PCF, 1 à 5 pour le Front national, et 7 à 12 pour les autres formations.

 

La razzia annoncée d’Emmanuel Macron

Le nouveau président de la République devrait donc avoir les mains libres pour gouverner et appliquer son programme. Sauf retournement de situation entre les deux tours, cette élection devrait parachever la razzia de La République en marche sur le paysage politique français. « Les Français sont cohérents : ils nous donneront une majorité pour gouverner et légiférer », prédisait le président à la mi-avril.

Porté par un début de mandat jugé réussi, selon les enquêtes d’opinion, Emmanuel Macron a profité d’une configuration qui s’est vérifiée à chaque reprise depuis 1981, de Mitterrand à Hollande en passant par Chirac et Sarkozy : un président élu a toujours obtenu une majorité dans les législatives suivant son élection. Une logique institutionnelle et légitimiste que les premières affaires, autour de Richard Ferrand et François Bayrou, n’ont pas enrayée.

*Estimation Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France, « Le Point », France 24 et LCP-AN.

Publié dans:ELECTIONS |on 12 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Ca va les frondeurs ?? (12/06/2017)

Publié dans:ELECTIONS |on 12 juin, 2017 |Pas de commentaires »
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