Archive pour la catégorie 'Emploi'

Négociations : accord en vue ?………………………………(11/01/2013)

Négociation emploi: le patronat lâche du lest sur les CDD, voie ouverte à un accord

Créé le 11-01-2013 à 06h46 – Mis à jour à 16h11

Nouvel Observateur

PARIS (AFP) – Le patronat a lâché du lest vendredi en acceptant la taxation de certains contrats courts, principal point de blocage dans la négociation sur la sécurisation de l’emploi, ce qui peut laisser espérer un accord dans la journée même si les syndicats jugent ce geste « insuffisant ».

Dans le projet d’accord, le troisième en deux jours, un nouvel article propose de majorer la cotisation d’assurance-chômage pour les contrats à durée déterminée (+3 points pour les CDD de moins d’un mois, +1,5 point pour ceux de moins de trois mois).

Les contrats saisonniers et les CDD de remplacement sont exclus, seuls les CDD liés à des surcroîts d’activité seraient concernés.

En échange, les embauches de jeunes de moins de 26 ans en CDI seraient exonérées de cotisations chômage patronales, pendant trois mois.

Les partenaires sociaux devaient reprendre dans l’après-midi leur discussions sur la base de ce nouveau texte.

Patrick Bernasconi (Medef) a estimé qu’une « avancée forte avait été faite ». Selon lui, ces surcotisations se monteraient à 110 millions d’euros et les allégements feraient économiser 155 millions d’euros aux entreprises.

La CFDT, comme la CFTC, a salué « un pas », mais jugé ce geste « insuffisant », FO et la CGT se montrant beaucoup plus virulentes.

Pour la CFDT, « il manque une partie » des CDD, ceux dits « d’usage », qui sont des contrats dérogatoires réservés à une quinzaine de secteurs (hôtellerie, enquêtes et sondages …).

Selon FO, 70% des contrats courts ne seraient pas concernés et l’intérim, qui en est exclu, serait « le grand gagnant ».

Cette concession faite au dernier jour de la négociation laisse désormais espérer un accord avec la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Pour être validé, un accord ne doit pas être rejeté par plus de deux syndicats.

FO et la CGT, qui dénoncent tout le volet de flexibilité, ne devraient pas signer. Le patronat réclame de pouvoir plus facilement conclure des accords de flexibilité (travail et/ou salaires), de simplifier les licenciements collectifs et restructurer plus aisément.

Un compromis très attendu par le gouvernement

Une fois l’accord acquis, il reviendra au gouvernement de le transcrire dans la loi.

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a d’ailleurs appelé les salariés à « rester mobilisés », en faisant valoir que la loi ne s’écrivait pas au Medef.

Dans sa nouvelle copie, le patronat fait d’autres pas en direction des syndicats, notamment une voix délibérative pour leurs représentants dans les instances délibératives des grands groupes à partir de 10.000 salariés, dont 5.000 en France (et non plus 15.000).

Jeudi, les négociations avaient avancé sur plusieurs points: la suppression d’un article polémique sur la création d’un « CDI de projet » de 9 mois minimum et la réduction du délai de mise en oeuvre de la généralisation d’une complémentaire santé pour les salariés de 4 à 3 ans.

Par ailleurs, du côté des nouveaux droits pour les salariés, le projet prévoit d’encadrer les temps partiels subis et d’instaurer des droits rechargeables à l’assurance-chômage.

Depuis le 4 octobre, syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronat (Medef, CGPME, UPA) cherchent les moyens de fluidifier le marché du travail en conciliant une plus grande flexibilité pour les entreprises et plus de protection pour les salariés.

Un compromis conforterait les partenaires sociaux, mais aussi le président François Hollande, qui a érigé le dialogue social en méthode de gouvernement. Jeudi, il exprimait sa « confiance » dans l’issue de la négociation.

Le gouvernement, scruté par les agences de notation et Bruxelles, estime aussi primordiale une réforme pour inverser d’ici à la fin de l’année la courbe du chômage qui touche 3,13 millions de personnes.

Négociations : accord en vue ?....................................(11/01/2013) dans EmploiLe NouvelObs.fr

Publié dans:Emploi |on 11 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

Emploi…………………………..(11/01/2013)

Négociations sur l’emploi : séance de la dernière chance

Créé le 11-01-2013 à 05h20 – Mis à jour à 10h17

Patronat et syndicats se retrouvent ce matin pour un ultime round de négociations qui s’annonce long et ardu.

Nouvel Observateur

Les représentants des organisations syndicales et patronales réunies jeudi 10 janvier pour conclure (ou non) la négociation sur la sécurisation de l'emploi, une réforme du marché du travail actant plus de souplesse pour les entreprises et plus de protection pour les salariés. (AFP)

Les représentants des organisations syndicales et patronales réunies jeudi 10 janvier pour conclure (ou non) la négociation sur la sécurisation de l’emploi, une réforme du marché du travail actant plus de souplesse pour les entreprises et plus de protection pour les salariés. (AFP)

Accord sur la sécurisation de l’emploi, malgré quelques avancées, le patronat et les syndicats se retrouvent vendredi 11 janvier dans la matinée pour une ultime séance qui s’annonce longue et ardue.

Le patronat doit remettre un nouveau texte. Reste à savoir s’il comprendra des propositions sur la taxation des contrats courts que les syndicats jugent indispensable mais que le patronat refuse jusqu’à présent.

Si aucun accord n’intervenait vendredi entre les partenaires sociaux, il reviendrait au gouvernement de proposer seul une réforme du marché du travail. Un projet de loi serait présenté avant fin février, a-t-il prévenu.

« Une journée longue »

Patrick Pierron (CFDT) a indiqué jeudi soir s’attendre à « une journée longue » vendredi, jugeant que le patronat, qui a étalé jeudi ses divisions, « avance trop lentement ». De son côté, Agnès Le Bot (CGT) a souhaité que le Medef se montre moins « arc-bouté ».

Depuis le 4 octobre, syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronat (Medef, CGPME, UPA), mis sous pression par le gouvernement, peinent à s’entendre sur les moyens de fluidifier le marché du travail en conciliant deux volets: une plus grande flexibilité pour les entreprises et plus de protection pour les salariés.

Dans la dernière mouture du projet d’accord, présenté jeudi, le patronat a fait quelques concessions, dont la suppression d’un article polémique sur la création d’un « CDI de projet » de 9 mois minimum et la réduction du délai de mise en oeuvre de la généralisation d’une complémentaire santé pour les salariés de 4 à 3 ans.

Les contrats courts, principal pomme de discorde

Mais le principal point noir, la taxation des contrats courts, posée comme condition par les syndicats, qui espéraient une ouverture jeudi sur le sujet, reste toujours le grand absent.

« On attend avec impatience que le patronat aborde la question des contrats précaires », déclarait jeudi soir Patrick Pierron, le négociateur de la CFDT, qui détient, avec le Medef, les clés d’un accord.

Pour les syndicats, comme pour le gouvernement, le CDI doit « redevenir la voie normale d’embauche » alors que 8 contrats sur 10 signés chaque année sont des CDD, souvent très courts.

Crainte d’une « surenchère du législateur »

In fine, le patronat, par crainte d’une « surenchère du législateur », pourrait faire un geste, selon une source proche de la négociation.

Le prochain texte patronal sera « j’espère, le texte d’un accord interprofessionnel », a dit le négociateur patronal Patrick Bernasconi, qui fait face à une fronde de l’UPA (artisans) à propos du marché des futures mutuelles complémentaires d’entreprises.

En échange des nouveaux droits, le patronat souhaite des contreparties telles que faciliter les accords de flexibilité (travail et/ou salaires), « sécuriser » les licenciements collectifs et restructurer plus aisément.

S’il cède vendredi sur les contrats courts, il peut espérer trois paraphes, celui de la CFDT, de la CFE-CGC et de la CFTC. Pour être validé, un accord ne doit pas être rejeté par plus de deux syndicats.

Un compromis conforterait les partenaires sociaux

Force ouvrière a déjà prévenu qu’elle ne « serait pas le fossoyeur du Code du travail en France », selon les termes de Stéphane Lardy.

Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a lui appelé les salariés à « rester mobilisés » même après un éventuel accord, ajoutant que « ce n’est pas au Medef qu’on fait les lois ».

Un compromis conforterait les partenaires sociaux, mais aussi le président, qui a érigé le dialogue social en méthode de gouvernement.

Le gouvernement, scruté par les agences de notation et Bruxelles, estime aussi primordiale une réforme pour inverser d’ici à la fin de l’année la courbe du chômage, qui touche 3,13 millions de personnes.

Publié dans:Emploi |on 11 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

Les négociations reprennent……………………..(10/01/2013)

Emploi : « Sans taxation des contrats courts, pas d’accord »

Créé le 09-01-2013 à 20h16 – Mis à jour le 10-01-2013 à 09h07

Un « compromis historique » entre patronat et syndicats  sur la réforme du marché du travail est-il encore possible ? Interview de Patrick Pierron, négociateur de la CFDT.

Nouvel Observateur

Patrick Pierron représente la CFDT dans les négociations sur la sécurisation de l'emploi. (AFP)

Patrick Pierron représente la CFDT dans les négociations sur la sécurisation de l’emploi. (AFP)

Y aura-t-il un accord entre les syndicats et le patronat sur la sécurisation de l’emploi ? François Hollande a appelé les partenaires sociaux à conclure un « compromis historique » sur la réforme du marché du travail. Les négociations, débutées en octobre, ont été prolongées pour un dernier tour de discussion de deux jours. Si aucun accord n’est trouvé avant vendredi soir, le 11 janvier, le gouvernement a prévenu qu’il emploierait la manière forte. Un texte en conseil des ministres serait proposé d’ici fin février.

Le bras de fer s’est poursuivi en coulisses depuis la dernière réunion le 20 décembre. Mais avant la reprise de séance jeudi 10 janvier, rien ne semble joué. Le Medef a transmis aux autres organisations un projet de texte ne faisant pas figurer la surtaxation des contrats courts, dont les syndicats ont fait un point préalable à toute signature. Dans ces conditions, « il n’y aura pas d’accord », rappelle Patrick Pierron, le négociateur de la CFDT. Interview.

Comment allez-vous aborder ce dernier round de négociations ?

- Le texte a un peu évolué par rapport à la dernière réunion le 20 décembre. Dans le bon sens. Le patronat a donné son accord à la généralisation de la complémentaire santé. Même chose sur l’amélioration des conditions de travail à temps partiel. Il a acté la création des droits rechargeables (voir notre éclairage des points en discussion, ndlr). Il reste cependant des insuffisances.

Quelles sont ces insuffisances ?

- La généralisation de la complémentaire santé doit être faite avant 2017. En ce qui concerne le compte individuel de formation, il faut réunir les partenaires sociaux pour en discuter dans les six mois. Même chose sur l’évolution professionnelle : il faut une discussion dans les deux mois.

Tant qu’aucun délai n’est fixé, ce ne sont que des mesures d’affichage. Quant à l’entrée de représentants du personnel aux conseils d’administration, le Medef propose que ce soit pour les entreprises dont l’effectif est supérieur à 15.000 salariés dans le monde, alors que nous demandons que ce soit à partir de 5.000 salariés en France. Il reste donc des points à revoir. A cela s’ajoute des désaccords de fond.

Lesquels ?

- Nous sommes formellement opposés à la création de CDI de projet et de CDI intermittents. Nous savons bien que ces contrats deviendraient la norme, et signeraient donc une nouvelle précarisation des salariés. Enfin, il n’y a rien sur l’augmentation de la cotisation à l’assurance chômage en fonction des contrats courts.

En faites-vous toujours une condition préalable à toute signature ?

- Oui. Sans la surtaxation des CDD. Il n’y aura pas d’accord. Le problème, c’est que nous n’avons jamais pu en discuter avec le patronat, puisqu’il ne figure nulle part dans le texte. Nous allons le demander en séance, comme à chaque fois.

Le gouvernement aurait évoqué une retenue de l’équivalent du montant de cette taxe sur le crédit d’impôt compétitivité-emploi qui doit être versé aux entreprises. N’est-ce pas le même résultat ?

- Si le gouvernement veut évoquer le crédit d’impôt compétitivité, libre à lui. Mais ce n’est pas de notre ressort. Nous, nous essayons d’arracher un accord dans le cadre de ces négociations.

Il semblerait que le patronat soit divisé sur la question…

- Ca m’a paru plus calme mercredi. Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME, avait l’air plus positif, rappelant que toutes ces déclarations faisaient partie de la négociation. Et avec le Medef, ils ont parlé d’une seule voix. Il semble donc que la situation se soit normalisée.

Allez-vous arrêter les aiguilles des horloges et discuter jusqu’à ce qu’il y ait un compromis ?

- Ce n’est pas prévu, mais nous pourrions le demander en séance… j’espère que nous aurons une réponse vendredi après-midi.

Quel est votre pronostic ?

- Les pronostics, ça porte malheur. Le Medef s’est réuni mercredi soir pour décider. Je pense qu’il veut un accord. Et il sait ce que nous demandons. Nous n’aurions pas repris les discussions si nous ne pensions pas que c’était possible.

Interview de Patrick Pierron, secrétaire national de la CFDT, mercredi 9 janvier au soir, par Donald Hebert – Le nouvel Observateur

Les négociations reprennent..........................(10/01/2013) dans Emploi

Publié dans:Emploi |on 10 janvier, 2013 |Pas de commentaires »

Bonne question…………………………….(19/12/2012)

Marché du travail : « Le patronat veut-il vraiment un accord ? »

Créé le 18-12-2012 à 20h00 – Mis à jour le 19-12-2012 à 07h22

La reprise des négociations sur la sécurisation de l’emploi s’annonce très tendue. Interview de Patrick Pierron, secrétaire national de la CFDT.

Nouvel Observateur

Patrick Pierron représente la CFDT dans les négociations sur la sécurisation de l'emploi. (AFP)

Patrick Pierron représente la CFDT dans les négociations sur la sécurisation de l’emploi. (AFP)

Le patronat a transmis mardi 18 décembre aux syndicats un projet de texte sur la refonte du marché du travail. Lutte contre la précarité, adaptation à la conjoncture, flexibilité des procédures de licenciement… depuis plusieurs semaines, les tractations se poursuivent en coulisses. Mais alors que François Hollande a appelé les partenaires sociaux à signer un « accord historique », le Medef, l’UPA et la CGPME ont proposé aux syndicats un projet d’accord réécrit à la marge.

Jean-Claude Mailly, numéro un de Force ouvrière, a d’ores et déjà dit qu’il n’était « pas optimiste » sur une signature.  »Non seulement il n’y aura pas notre approbation, mais si accord il devait y avoir, il faudrait compter sur nous pour chercher à s’y opposer en faisant appel à l’intervention des salariés eux-mêmes », a prévenu de son côté Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.

« C’est à se demander si le patronat souhaite réellement aboutir à un accord », déclare Patrick Pierron, secrétaire national de la CFDT. Les négociations doivent durer jusqu’à jeudi. En l’absence de compromis, l’exécutif a prévenu qu’il trancherait.  »Il y aura de toute façon une loi, il y aura une réforme du code du travail », a rappelé le ministre du Travail Michel Sapin.

Depuis la dernière séance, quelles sont les avancées ?

- Il n’y en a aucune. C’est presque le même texte. Avec le Medef, la flexibilité c’est maintenant, mais la sécurité c’est plus tard. Tous les nouveaux droits des salariés sont renvoyés à d’hypothétiques négociations de branche ou d’assurance chômage. Aucun des points que nous avions proposés et que le patronat s’était engagé à examiner par oral ne sont inscrits. Nous avions par exemple demandé que les salariés subissant un temps partiel puissent bénéficier d’indemnités maladie dès la première heure. Cela n’y figure pas. Même chose sur les droits rechargeables, qui permettraient qu’un salarié au chômage après une longue période d’emploi (et ayant donc acquis des droits précieux) ne les perdent pas s’il retrouve un travail pour une courte période.

Quels sont les points que vous voulez voir retirer de l’accord ?

- Tant qu’il n’y a pas d’avancées, rien ne nous va. Le patronat propose par exemple que l’employeur ne soit plus obligé de donner de motif dans une lettre de licenciement. Ce n’est pas possible. Nous ne signerons jamais un accord où cela est écrit. Le patronat le sait très bien.

Un accord est-il encore possible jeudi ?

- Je pense que l’on n’aboutira pas à un accord dans les deux jours prochains. Le patronat a bloqué les négociations durant les quatre précédentes séances en disant qu’il voulait avoir vu tous les sujets avant de proposer des avancées, parce qu’il fallait trouver un équilibre global. Il a annulé la dernière séance pour nous donner un texte plus complet mercredi. Mais vu le texte, c’est à se demander s’il veut réellement négocier. Il semblerait qu’il ne souhaite pas parvenir à un accord, contrairement à ce que dit Laurence Parisot. Et si le patronat ne nous fait pas un signe, la CFDT ne reprendra pas les négociations en janvier.

Propos recueillis mardi 18 décembre par Donald Hebert – Le Nouvel Observateur

Bonne question..................................(19/12/2012) dans Emploi

Publié dans:Emploi |on 19 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

Dramatique poker menteur………………………..(13/12/2012)

Florange : le site serait « l’un des plus rentables » d’ArcelorMittal

Créé le 13-12-2012 à 06h20 – Mis à jour à 09h56

La CFDT remet en cause l’excuse du « manque de compétitivité » invoquée par le groupe, en s’appuyant sur un document interne.

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Nouvel Observateur

Un document interne prouverait que le site de Florange est "l'un des plus rentables" du groupe ArcelorMittal, annonce mercredi 12 décembre la CFDT. (ELSNER/20 MINUTES/SIPA)

Un document interne prouverait que le site de Florange est « l’un des plus rentables » du groupe ArcelorMittal, annonce mercredi 12 décembre la CFDT. (ELSNER/20 MINUTES/SIPA)

Le site sidérurgique de Florange (Moselle) est l’un « des plus rentables » du groupe ArcelorMittal parmi ses sites dans le nord de l’Europe, a affirmé mercredi 12 décembre la CFDT, s’appuyant sur un document interne du groupe dont elle a eu copie.

« On voit effectivement sur les courbes que Florange fait partie des sites les plus rentables, aussi rentable que Gand et Dunkerque », a affirmé Edouard Martin, délégué syndical CFDT du site sur BFMTV mercredi soir.

Un document qui remet en cause la direction

« Ce ne sont pas les syndicats qui le disent mais la direction elle-même », a-t-il ajouté, affirmant s’appuyer sur un document interne d’ArcelorMittal, qui compare les coûts de production à la tonne de l’acier produit par les sites du groupe à Florange, Gand, Dunkerque, Liège et Brême.

Selon le « Républicain lorrain » daté de jeudi 13 décembre, qui a pu consulter ce document, « en mai 2011, juste avant l’arrêt du haut-fourneau (de Florange) le coût de la bobine à chaud est équivalent à celle de Dunkerque ». Déduction faite d’un surcoût lié au transport, « Florange est au même niveau que Gand, le meilleur élève de la classe ArcelorMittal », ajoute le quotidien, précisant que le document était « une simple feuille A4″. France 3 Lorraine a également publié mercredi soir sur son site internet un graphique issu du même document.

Le groupe ArcelorMittal a dit qu’il ne s’agissait pas d’ »un document officiel », sans commenter son contenu.

« Nous demandons des comptes à Mittal »

« L’excuse invoquée par M. Mittal du manque de compétitivité de Florange ne tient pas », a estimé Edouard Martin. « C’est pour cela que nous, maintenant, nous demandons des comptes à M. Mittal, qui est capable de mentir à la terre entière », a ajouté le syndicaliste. Jeudi, la direction présentera aux représentants de salariés une « décomposition détaillée » des engagements pris auprès du gouvernement, notamment pour le site de Florange, lors d’un Comité central d’entreprise extraordinaire.

Début octobre, ArcelorMittal avait estimé qu’il fallait « se résoudre à l’idée que la phase liquide de Florange ainsi que sa production de brames ne sont plus compétitives dans le contexte de fortes surcapacités européennes ».

« Un des trois sites du groupe les plus performants »

Le groupe avait notamment souligné l’inconvénient de la position géographique de Florange, loin des ports, et « la capacité limitée de production du site qui impacte de manière négative les coûts fixes ».

Le rapport Faure, commandé par le ministre du Redressement productif et remis en juillet, indiquait notamment que le site de Florange « se situait en 2008, lorsque les hauts-fourneaux fonctionnaient à pleine capacité, parmi les trois sites du groupe ArcelorMittal les plus performants en termes de coûts de production ».

Dramatique poker menteur.............................(13/12/2012) dans Economie

Publié dans:Economie, Emploi |on 13 décembre, 2012 |Pas de commentaires »

Emplois……………………(10/10/2012)

L’Assemblée adopte définitivement les emplois d’avenir

Créé le 10-10-2012 à 06h21 – Mis à jour à 09h42

Le texte a reçu le soutien des députés de gauche, de la quasi totalité des centristes et de neuf élus de l’UMP.

Nouvel Observateur

Le Parlement français a adopté définitivement mardi 9 octobre le projet de loi créant les emplois d’avenir pour des jeunes peu ou pas qualifiés, après un ultime vote du Sénat sur cette mesure sur laquelle compte le gouvernement pour tenter d’inverser la courbe du chômage.

Par 363 voix contre 135, les députés ont approuvé ce texte traduisant l’une des promesses de campagne du Président socialiste François Hollande.

Outre les voix de gauche, le texte a reçu le soutien de la quasi totalité des centristes, qui s’étaient abstenus en première lecture. Neuf élus UMP (opposition de droite), notamment Henri Guaino, l’ex-conseiller du président Sarkozy, ont voté pour, tandis que 24 autres, comme l’ex-ministre du Travail Xavier Bertrand, se sont abstenus.

Au Sénat, si les socialistes, écologistes et radicaux de gauche ont voté pour, les communistes se sont abstenus. A droite l’UMP a voté contre et une majorité de centristes s’est abstenue, seuls quelques uns votant pour.

De premiers contrats doivent pouvoir être signés dès le 2 novembre.

150.000 emplois

Les emplois d’avenir, largement subventionnés par l’Etat, seront proposés, généralement dans des collectivités locales et des associations, pour trois ans, à des jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés vivant dans des zones urbaines ou rurales défavorisées, ou en outremer, ainsi qu’à des handicapés peu qualifiés de moins de 30 ans.

Le dispositif sera ouvert aux jeunes post-bac, mais limité aux jeunes ayant engagé des études universitaires.

Le gouvernement prévoit de créer 150.000 emplois d’avenir d’ici 2014, dont 100.000 dès l’an prochain, pour un coût de 1,5 milliard d’euros par an lorsque le système fonctionnera à plein régime.

Le texte crée aussi, sur un modèle comparable, des emplois d’avenir de professeur, dont devraient bénéficier, d’ici 2015, environ 18.000 étudiants boursiers venant aussi de zones défavorisées.

Un « leurre »

Signe politique fort », ce projet de loi « répond à des situations d’urgence » et « offre des emplois de qualité pour avoir un premier pied sur le marché de l’emploi » alors qu’un jeune actif sur quatre est au chômage et que 150.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans qualification, a souligné Christophe Sirugue au nom des socialistes.

Isabelle Le Callenec, pour l’UMP, a critiqué un « leurre » et « un énième dispositif pour l’emploi des jeunes » qui concernera « à peine un jeune sur cinq.

Emplois........................(10/10/2012) dans Emploi

Publié dans:Emploi |on 10 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

Emploi………………………….(05/10/2012)

« Sécurisation de l’emploi » : les 4 enjeux de la feuille de route

Créé le 04-10-2012 à 16h26 – Mis à jour à 19h43

Les partenaires sociaux se retrouvent afin de concilier souplesse pour les employeurs et protection pour les salariés. Au programme ce jeudi : attentes et méthode.

Nouvel Observateur

Les syndicats étaient invités au siège parisien du Medef, jeudi 4 octobre, pour l’ouverture des négociations sur la « sécurisation de l’emploi ». Objectif : parvenir d’ici la fin de l’année à un « compromis historique », selon les mots de François Hollande. Syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et patronat (Medef, CGPME et UPA) s’appuient sur le document d’orientation présenté vendredi 7 septembre par le ministre du Travail, Michel Sapin. Il s’agit de réformer le marché du travail pour concilier plus de souplesse pour les employeurs et davantage de protection pour les salariés.

Le programme de travail est pour le moins ambitieux. Il est articulé autour de quatre axes principaux :

1. Lutter contre la précarité sur le marché du travail

Le document de travail demande que soient trouvés « des leviers pour que le CDI demeure ou redevienne la forme normale d’embauche ».

La précarité, c’est le cheval de bataille de la CFDT. François Chérèque compte bien que soit évoquée la question de la taxation des contrats courts. Une discussion sur une limitation du recours aux CDD va ainsi s’ouvrir. A l’instar de la CFDT, la CGT voudrait une modulation des cotisations d’assurance chômage : à salaire égal, un CDD serait ainsi plus cher qu’un CDI.

La feuille de route prévoit aussi des discussions autour du temps partiel subi.

2. Anticiper les évolutions de l’activité des entreprises

L’enjeu est d’éviter les ruptures brutales. La CGT souhaite que les salariés puissent intervenir dans les décisions importantes de l’entreprise. Une piste proposée par le document de travail qui demande « un meilleur partage, en amont des décisions, de l’information » ainsi qu’ »un rôle accru reconnu aux salariés et à leurs représentants ».

La CGT imagine aussi une « sécurité sociale professionnelle » afin d’attacher à chaque personne des droits « cumulables et transférables d’une entreprise à l’autre », pour la formation ou la mutuelle notamment.

3. Soutenir le maintien de l’emploi dans les entreprises en difficulté

Pouvoir modifier la durée du travail, pouvoir ajuster les effectifs en fonction de la conjoncture : tel est le rêve de flexibilité défendu par Laurence Parisot. A la CGT, Bernard Thibault a dénoncé ce jeudi « une chantage éhonté à l’emploi ».  FO campe sur sa position : « Il y a déjà trop de flexibilité », a déclaré Stéphane Lardy. La CFDT semble un peu plus prête au compromis : « On est sûr d’y aller, alors si on peut aller un peu moins loin, ce serait bien », a estimé mardi François Chérèque. A la table des négociations, Patrick Bernasconi est arrivé ce jeudi sans prononcer le mot qui fâche, se contentant de demander au nom du Medef que le marché du travail se dirige vers « plus d’adaptabilité, plus de souplesse ».

Un consensus semble possible autour du chômage partiel dont FO souhaite voir amplifier le dispositif. Dans ses « dix mesures d’urgence pour l’emploi », la CGPME réclame une simplification en faisant « verser directement par l’Etat la participation financière dans le cadre de l’allocation spécifique de chômage partiel, les entreprises, en situation financière délicate, n’étant plus tenues de faire l’avance de trésorerie. »

En revanche, sur le sujet explosif de la compétitivité, la CGT a affirmé sa fermeté, elle « s’opposera aux accords de compétitivité ».

4. Améliorer les procédures de licenciements collectifs

Le patronat milite pour un allègement de la procédure en cas de licenciement économique. « On n’a pas besoin de liberté de licencier, c’est plutôt le contraire », répond Agnès Le Bot pour la CGT.

Le gouvernement souhaite que les partenaires sociaux aboutissent à un équilibre en « favorisant le traitement le plus en amont possible ».

Cette quatrième piste est aussi celle qui aborde le cas d’ »une entreprise qui envisage de fermer un site » et « refuserait de considérer favorablement l’offre valable d’un repreneur ». Ce point est censé aboutir à la loi que les salariés de Florange appellent de leurs voeux. Arnaud Montebourg a d’ailleurs voulu prendre les devants, provoquant la colère de François Chérèque :  »Si les députés commencent à débattre une loi, la CFDT se retirera sur le champ de la négociation, et la négociation ‘historique’ du Président de la République, ce sera un échec historique », a-t-il prévenu dimanche 30 septembre.

Le NouvelObs.fr

 

Emploi...............................(05/10/2012) dans Chômage

Publié dans:Chômage, Emploi |on 5 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

Emploi………………………(04/10/2012)

Coup d’envoi des négociations sur la « sécurisation de l’emploi »

Créé le 04-10-2012 à 11h11 – Mis à jour à 12h58

Les partenaires sociaux sont réunis au siège du Medef.
Objectif : trouver un équilibre entre plus de souplesse pour les entreprises et moins de précarité côté salariés.

Nouvel Observateur

Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin, Laurence Parisot et Bernard Thibault réunis à Matignon, le 5 juin 2012. (AFP PHOTO/ BERTRAND GUAY)

Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin, Laurence Parisot et Bernard Thibault réunis à Matignon, le 5 juin 2012. (AFP PHOTO/ BERTRAND GUAY)

Premier round de la délicate négociation sur l’emploi. Pressés par l’urgence sociale, les partenaires sociaux se réunissent jeudi 4 octobre, avec l’objectif compliqué de trouver, avant la fin d’année, un compromis sur une réforme du marché du travail qui concilierait davantage de souplesse aux entreprises et de protection aux salariés.

La négociation sur « la sécurisation de l’emploi » s’est ouverte jeudi matin. Les partenaires sociaux réunis au siège du Medef à Paris ont entamé leurs discussions, qui promettent d’être difficiles, avec l’objectif d’arriver avant la fin d’année au « compromis historique » souhaité avant fin 2012 par le chef de l’Etat.

Cette première réunion, où chacun doit dire ses attentes, doit se poursuivre jusqu’en fin d’après-midi. Syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) et patronat (Medef, CGPME, UPA) ont prévu de se retrouver chaque semaine. Si un accord n’était pas trouvé, ce serait un échec « historique également » pour les partenaires sociaux, a estimé mardi François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT.

Ce rendez-vous est le premier consacré au fond. Le 14 septembre, syndicats et patronat s’étaient uniquement accordés sur un calendrier. Selon un négociateur, cette fois, « chacun dira ses attentes » et une « méthode » devrait être arrêtée.

Le gouvernement attend des concessions réciproques

Pour le gouvernement, il est urgent de réformer en profondeur, alors que le seuil des trois millions de chômeurs sans activité a été franchi et que le président s’est engagé à « inverser la courbe du chômage d’ici à un an ».

Tous les moyens de « maintenir l’emploi » sont mis sur la table: modulation des charges pour décourager le recours aux contrats précaires, recadrage des accords « compétitivité-emploi » défendus par Nicolas Sarkozy, unification des dispositifs de chômage partiel, refonte de la procédure des licenciements collectifs, etc.

Pour pousser les partenaires sociaux à des concessions réciproques, le gouvernement a prévenu que cette feuille de route n’était « pas une shopping list ».

« Plus d’adaptabilité, plus de souplesse » pour le Medef

Du côté des entreprises, « l’attente est très, très forte » pour aboutir à un accord qui permette d’avoir « des entreprises plus dynamiques, plus en forme, parce qu’on leur aura simplifié la vie », a expliqué le chef de file du Medef Patrick Bernasconi.

Le marché du travail doit « aller vers plus d’adaptabilité, plus de souplesse » afin « de gagner sur le temps qui est l’ennemi numéro 1 du patron », tout en « sécurisant » mieux la situation des salariés, a-t-il ajouté.

Pour la patronne des grands patrons Laurence Parisot, cette négociation « majeure » pourrait permettre un « pas très significatif vers la flexisécurité ». Le Medef souhaite notamment que les procédures en cas de plan social soient « raccourcies et sécurisées ».

La flexibilité divise les syndicats

Pour les syndicats, le compromis demandé par le gouvernement entre davantage de souplesse aux entreprises et de protection pour les salarié devra d’abord s’attacher à réduire la précarité du marché du travail et prévenir les plans sociaux.

Mardi François Chérèque, a détaillé les propositions de la CFDT.  »Améliorer la sécurisation des parcours professionnels, avec comme objectif de faire reculer la précarité tout en donnant plus de souplesse aux entreprises, c’est la gageure » de cette négociation, a-t-il expliqué.

Ce résumé est assez fidèle à la feuille de route envoyée le 7 septembre par le gouvernement aux partenaires sociaux. Soigneusement pesée, celle-ci a ouvert suffisamment de portes pour que CGT et Medef s’assoient à la même table.

La flexibilité divise les syndicats. « On est sûr d’y aller, alors si on peut aller un peu moins loin, ce serait bien », estime François Chérèque. « On n’a pas besoin de plus de liberté de licencier, c’est plutôt le contraire », rétorque la négociatrice de la CGT Agnès Le Bot.

Divergences sur le rachat de sites

Pour la CFDT, « l’anticipation des mutations économiques » constitue le « coeur » des discussions. François Chérèque estime donc urgent de « cadrer » nationalement les accords de sauvegarde « qui se multiplient (…) sous la pression des employeurs ». Il a cité l’exemple de l’accord d’augmentation du temps de travail sans contrepartie salariale signé lundi par la CGT à Brittany Ferries.

Pour FO, « le vrai enjeu si on veut garder les gens dans l’emploi, ce ne sont pas les accords compétitivité-emploi », « c’est de développer le chômage partiel », sous-utilisé en France et que les partenaires sociaux s’accordent à « unifier ».

La question d’une loi sur le rachat de sites viables mais menacés de fermeture divise tout autant. La CFDT a menacé dimanche de quitter la table de la négociation si le projet était débattu à l’Assemblée avant le terme des discussions. Les négociations s’ouvrent jeudi avec l’assurance que les partenaires sociaux auront voix au chapitre.

Emploi...........................(04/10/2012) dans Emploi

Publié dans:Emploi |on 4 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

Florange……………………………(27/09/2012)

Florange : Montebourg rencontre les salariés d’ArcelorMittal

Créé le 27-09-2012 à 06h46 – Mis à jour à 09h55

Le ministre du Redressement productif rend visite aux salariés de l’aciérie, inquiets pour deux unités. Un scénario de reprise est évoqué.

Nouvel Observateur

 

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg se rend jeudi 27 septembre à Florange (Moselle) à la demande des salariés de l’aciérie ArcelorMittal, inquiets pour l’avenir des deux hauts-fourneaux du site dont l’arrêt définitif pourrait être annoncé lundi par la direction. Selon le quotidien « Libération », le sidérurgiste luxembourgeois a d’ores et déjà confirmé au gouvernement sa décision de fermer les deux unités menacées. Mais, toujours selon le journal, qui ne cite pas ses sources, l’Etat travaille à un projet de reprise pour un euro symbolique.

L’un des principaux responsables syndicaux de l’usine, Walter Broccoli de FO, s’est dit « surpris » par les annonces de « Libération » :  »Il est urgent d’attendre et d’écouter ce qu’a à nous dire Arnaud Montebourg », a déclaré Walter Broccoli.

Selon « Libération », ArcelorMittal accorderait un délai de « plusieurs mois » pendant lequel l’Etat serait chargé de trouver un repreneur, le géant de l’acier gardant lui la « filière froide » de transformation du métal produit localement. L’annonce redoutée par les srend visiteyndicalistes pourrait intervenir dès lundi matin lors d’un comité central d’entreprise (CCE) extraordinaire convoqué au siège français du groupe à Saint-Denis (Seine-Saint Denis). L’ordre du jour ne comporte qu’un seul point : « information sur la situation économique et industrielle d’Arcelor Mittal Atlantique et Lorraine ».

Un suicide politique

« Arnaud Montebourg, on n’a rien à lui dire, on a juste envie de l’écouter », a commenté un des responsables CFDT de l’aciérie mosellane, Edouard Martin, après la confirmation de la venue du ministre en Lorraine. « Pendant l’été, ses conseillers nous disaient qu’il viendrait uniquement s’il avait des choses positives à annoncer. Alors on espère qu’il a quelque chose dans sa besace », explique-t-il, soulignant que « s’il n’avait rien à nous dire, ce serait un suicide politique ».

Selon Xavier Le Coq (CFE-CGC), si Arnaud Montebourg ou le président François Hollande n’annoncent pas avant le sort de Florange, « on devrait le savoir lundi au plus tard ». Le député PS de Moselle, Michel Liebgott, a pour sa part annoncé sur son site internet une rencontre entre le chef de l’Etat et le patron d’ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, vendredi à Paris.

Le haut-fourneau P3 est à l’arrêt depuis l’été 2011 et le P6, alors le dernier en activité en Lorraine, depuis octobre 2011. ArcelorMittal assure qu’ils n’ont été mis qu’en veille temporaire en raison d’une demande insuffisante d’acier en Europe. Cet arrêt entraîne du chômage partiel massif pour une grande partie des 2.500 salariés permanents du site et pèse sur les nombreux sous-traitants.

1.000 emplois impactés

La filière liquide (la production d’acier à partir de minerai de fer et de coke) représente « 570 emplois directs, mais c’est une activité avec laquelle le groupe a beaucoup sous-traité : en tout, cela concerne 1.000 emplois impactés », souligne Edouard Martin.

Le 10 septembre, la direction d’ArcelorMittal a refusé de démentir la possibilité d’un plan social dans ce site mosellan, après avoir annoncé début juillet qu’il projetait « une optimisation des fonctions support » de son activité d’aciers plats en Europe, ce que les syndicats ont interprété comme la menace de milliers de suppressions d’emplois.

Arnaud Montebourg avait rencontré les dirigeants d’ArcelorMittal le 30 août, au sujet du rapport d’une mission d’expertise dirigé par Pascal Faure remis fin juillet et qui concluait à la viabilité de Florange. Le groupe ArcelorMittal avait alors « réaffirmé son engagement vis-à-vis de la France qui reste un pays stratégique pour le groupe ». A Florange, les syndicats ont engagé un bras de fer avec la direction depuis février à coup d’occupation des locaux, de blocages du site ou de manifestation en Lorraine ou à Paris. En mars, l’ex-président Nicolas Sarkozy avait annoncé un investissement de 17 millions d’euros d’ArcelorMittal à Florange, notamment pour faire redémarrer le P6 au deuxième semestre 2012.

Florange.................................(27/09/2012) dans Emploi

Publié dans:Emploi, SOCIAL |on 27 septembre, 2012 |Pas de commentaires »

Emplois d’avenir……………………..(13/09/2012)

Accueil > Politique > L’Assemblée adopte le projet de loi sur les emplois d’avenir

L’Assemblée adopte le projet de loi sur les emplois d’avenir

Créé le 13-09-2012 à 07h25 – Mis à jour à 09h41

Le texte qui prévoit la création de 150.000 emplois d’avenir d’ici 2014 sera examiné au Sénat à la fin du mois.

Le ministre du Travail, Michel Sapin (Bertrand Langlois - AFP)

Le ministre du Travail, Michel Sapin (Bertrand Langlois – AFP)

L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi 13 septembre le projet de loi créant des emplois d’avenir pour des jeunes pas ou peu qualifiés venant de zones défavorisées, principalement dans les collectivités locales, les associations et l’enseignement, public et privé.

Sur les quelque 50 députés présents, ceux de gauche ont voté pour cette mesure qui figurait dans les engagements de campagne de François Hollande, tandis que la plupart de ceux de l’UMP ont voté contre. Les centristes se sont abstenus, ainsi que deux élus UMP, Denis Jacquat et Jean-Pierre Decool.

Le texte sera examiné par le Sénat à la fin du mois avant d’être définitivement adopté.

1,5 milliard d’euros

Les emplois d’avenir, largement subventionnés par l’Etat, seront offerts, généralement dans des collectivités locales et des associations, pour trois ans, à des jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés vivant dans des zones urbaines ou rurales défavorisées, ou en outremer, ainsi qu’à des handicapés peu qualifiés de moins de 30 ans en difficulté.

Le gouvernement prévoit de créer quelque 150.000 emplois d’avenir d’ici 2014, dont 100.000 dès l’an prochain, pour un coût de 1,5 milliard d’euros par an lorsque le système fonctionnera à plein.

18.000 emplois d’avenir professeur

Le texte crée aussi, sur un modèle comparable, des emplois d’avenir professeur, dont devraient bénéficier, d’ici 2015, quelque 18.000 étudiants boursiers, d’un niveau compris entre la deuxième année de licence et la première année de master, venant aussi de zones défavorisées.

Les socialistes et les écologistes ont manifesté sans surprise leur entier soutien un texte qui, selon Christophe Sirugue (PS) « correspond à l’attente de nos concitoyens ». Le vote favorable du Front de gauche n’a pas empêché sa porte-parole, Jacqueline Fraysse, d’estimer que l’ampleur du chômage appelait ensuite « des mesures autrement plus ambitieuses ».

Un « texte banal d’emplois aidés »

Pour l’UMP, Jean-Frédéric Poisson a estimé que « le recours de principe à ce type d’emplois ne correspond pas à la situation », tout en reconnaissant que cette opposition au texte n’était pas unanime dans son groupe.

Enfin, le centriste Francis Vercamer a qualifié le projet de loi « de texte banal d’emplois aidés », mais a justifié l’abstention de son groupe par le souci de « ne pas trahir l’espoir des jeunes ».

Ouverture aux établissements privés

Au cours du débat, le gouvernement et le PS ont accepté d’ouvrir les emplois d’avenir professeur aux établissements scolaires privés, dont l’exclusion, dans le texte initial, avait suscité les vives protestations de l’opposition.

Le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, soulignant « ne pas vouloir ranimer la guerre scolaire », a déclaré ne voir « aucune difficulté, ni juridique, ni philosophique » à cette ouverture aux établissements privés.

Les emplois d’avenir professeur seront exercés au maximum à mi-temps de façon à permettre aux jeunes concernés de poursuivre leurs études. Ceux-ci aideront les enseignants, mais « il n’y aura jamais de remplacement de professeur par un jeune en emploi d’avenir », a souligné Vincent Peillon.

Pas de formation

Sur l’ensemble du texte, la priorité donnée à certaines zones géographiques, comme aux employeurs du secteur public et associatif, a été vivement critiquée par l’opposition.

« Ce sera ouvert à tous mais avec une priorité pour les endroits où il y a le plus » de chômage des jeunes, a expliqué le ministre de l’Emploi, Michel Sapin.

La nécessité d’accompagner les emplois d’avenir par une formation et un tutorat a été soulignée par les députés de toutes tendances.

Toutefois, la majorité socialiste s’est opposé à un amendement du Front de gauche fixant à 400 heures par an le temps obligatoire de formation dispensée aux jeunes en emplois d’avenir, de même qu’à un amendement centriste proposant 10 heures par semaine.

Le ton « cordial » des débats, selon l’expression de Jean-Frederic Poisson, a laissé brièvement la place à un vif affrontement quand l’élu du Front national, Gilbert Collard, a présenté un amendement, rejeté, visant à réserver les emplois d’avenir en priorité aux jeunes de nationalité française.

Emplois d'avenir..........................(13/09/2012) dans Emploi

Publié dans:Emploi |on 13 septembre, 2012 |Pas de commentaires »
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