Archive pour la catégorie 'Emploi'

Le « contrat de génération », par EUROPE 1………………….(05/09/2012)

Le contrat de génération sur les rails

Le

Par Gabriel Vedrenne

Publié le 5 septembre 2012 à 10h54 Mis à jour le 5 septembre 2012 à 11h33

Le ministre du Travail Michel Sapin a dévoiél amrdi soir les contours du futur "contrat de génération", un dispositif qui associe aide aux plus jeunes et aux seniors.Le ministre du Travail Michel Sapin a dévoiél amrdi soir les contours du futur « contrat de génération », un dispositif qui associe aide aux plus jeunes et aux seniors. © REUTERS

Le gouvernement a dévoilé mardi soir les contours de ces nouveaux contrats aidés.

Mesure-phare du gouvernement pour lutter contre le chômage et l’insertion des jeunes sur le marché du travail, le dispositif des contrats de génération commence à prendre forme. Le ministre du Travail Michel Sapin a adressé mardi aux partenaires sociaux le document d’orientation sur cette réforme qui doit s’adapter à la taille des entreprises.

LE CONTRAT DE GÉNÉRATION, C’EST QUOI ?

Un double objectif. Le contrat de génération a pour objectif de favoriser l’insertion des jeunes sur le marché du travail tout en maintenant les seniors au sein des entreprises, deux populations particulièrement malmenées par la hausse du chômage.

Ne pas confondre avec les « emplois d’avenir ». Cet autre dispositif, présenté le 29 août au Conseil des ministres, est limité aux jeunes non qualifiés et ne concerne que le secteur non marchand. Les contrats de génération concerneront, eux, « tous les jeunes et toutes les entreprises », a insisté mardi Michel.

05.09.Bandeau.Ayrault.Sapin.Medef.Reuters.460.100_scalewidth_460 dans Emploi© REUTERS

Une incitation par des aides. Ce dispositif repose sur des aides financières pour les entreprises qui embaucheront en CDI des jeunes (16-25 ans) tout en conservant des seniors âgé de plus de 57 ans. L’objectif avancé par l’exécutif est de 500.000 contrats sur le quinquennat, pour un coût estimé entre 2 et 3 milliards par an.

Un espoir : éviter les effets pervers. Tous les systèmes d’aides ont des effets pervers car ils instaurent des seuils et donc des effets d’aubaine. En clair, les entreprises font tout pour rentrer dans les clous des dispositifs et recevoir des aides, surtout lorsqu’elles sont de grande taille et donc bien conseillées. En associant un système d’aide pour les PME à des sanctions pour les grosses sociétés, le gouvernement espère éviter cette dérive.

UNE VERSION DIFFÉRENTE SELON LES ENTREPRISES

Les contrats de générations prendront une forme différente selon la taille de l’entreprise. Les petites et moyennes entreprises, qui représentent 66% des emplois, bénéficieront d’une aide financière, ce qui ne sera pas le cas pour les plus entreprises de plus de 300 employés.

05.09.Bandeau.emploi.industrie.travail.Reuters.460.100_scalewidth_460© REUTERS

Pour les entreprises de moins de 300 salariés. Ces dernières toucheront deux aides forfaitaires de 2.000 euros annuels, pouvant s’ajouter aux allégements déjà existants pour les bas salaires, en deçà d’1,6 Smic. Ces aides seront versées pendant trois ans pour le jeune, jusqu’à sa retraite pour le senior.

« Pour les très petites entreprises, une modalité particulière permettant de conclure un contrat de génération en présence d’un chef d’entreprise senior et d’un jeune embauché en CDI » a été prévue, a par ailleurs précisé Bercy.

Pour les entreprises de plus de 300 salariés. Aucune aide n’est prévue, les entreprises qui ne jouent pas le jeu seront au contraire sanctionnées. Chaque société devra négocier un accord collectif qui remplacera le « plan seniors », obligatoires depuis 2009

Si l’accord n’était pas conclu avant le 30 septembre 2013, les récalcitrantes écoperont d’une double sanction : la suppression des allégements de cotisations sur les bas salaires et une pénalité égale à 1% de la masse salariale.

AUX PARTENAIRES D’AFFINER LE DISPOSITIF

Les négociations continuent. A partir de ce document qui trace l’architecture du dispositif, les partenaires sociaux sont appelés à négocier dans les prochaines semaines les « modalités concrètes d’application » avant la fin de l’année. Suivra un projet de loi qui sera débattu au Parlement début 2013.

EUROPE 1

 

Publié dans:Emploi |on 5 septembre, 2012 |Pas de commentaires »

Emplois………………………..(28/08/2012)

Promesse de Hollande, les emplois d’avenir entrent en scène

Créé le 27-08-2012 à 16h30 – Mis à jour le 28-08-2012 à 07h19

Alors que le nombre de demandeurs d’emploi a bondi en juillet, le gouvernement présentera en Conseil des ministres ce texte destiné à lutter contre le chômage des jeunes.

Nouvel Observateur

Hautement symbolique mais surtout destiné à lutter contre le chômage des jeunes, ce projet sera le premier texte social de la législature. (Fred Dufour - AFP)

(Fred Dufour – AFP)

Promesse de campagne de François Hollande, la création des « emplois d’avenir » sera présentée en Conseil des ministres mercredi 29 août. Hautement symbolique mais surtout destiné à lutter contre le chômage des jeunes, ce projet sera le premier texte social de la législature. Au premier trimestre 2012, le taux de chômage des jeunes s’élevait à 22,5%. Inspirés des « emplois jeunes » lancés par Lionel Jospin entre 1997 et 2002, ces nouveaux contrats auront la particularité de s’ouvrir au secteur privé.

Combien de jeunes concernés ?

- Ce sont quelque 150.000 emplois d’avenir qui ont été annoncés, avec une première tranche de 100.000 créations en 2013 puis de 50.000 en 2014.

Des contrats pour qui ?

- Les emplois d’avenir sont destinés aux jeunes de 16 à 25 ans, principalement aux personnes sans qualification ou peu qualifiées, issues des zones urbaines sensibles (ZUS).

Mais sont aussi concernés 18.000 étudiants inscrits en deuxième année de licence. Il s’agit des « emplois d’avenir professeurs » arrachés de haute lutte par Vincent Peillon. Ces postes qui sont en fait des pré-recrutements seront proposés principalement à des jeunes boursiers. Selon Sapin, l’éducation nationale prendra alors en charge 25% du coût du poste, et le reste sera financé par le ministère du Travail.

Pour combien de temps ?

- Ces nouveaux contrats aidés sont prévus pour une durée de 1 à 3 ans. Il peut pourtant s’agir de CDI mais, dans ce cas, la subvention de l’Etat reste limitée à trois ans. L’objectif est d’ailleurs que des postes puissent être pérennisés au-delà du contrat.

Quels employeurs ?

- Pour le moment, le ministre du Travail, Michel Sapin, a principalement évoqué les collectivités territoriales mais aussi les organismes de droit privé à but non lucratif, c’est-à-dire les associations. Côté Education nationale, pour les « contrats d’avenir professeurs », un dispositif spécifique doit être mis en place.

La grande nouveauté du dispositif est de s’ouvrir au secteur privé. Mais dans ce cas, les aides de l’Etat devraient être réduites. Selon « Les Echos », il s’agira sans doute de groupements d’employeurs qui organisent des parcours d’insertion et de qualification.

Les contrats devront cibler des « activités d’avenir ou dont l’utilité sociale est avérée », a précisé le ministère du Travail : filières vertes, secteur médico-social, numérique, tourisme…

Quel coût ?

- Un emploi d’avenir correspond à un plein temps payé au Smic. L’aide de l’Etat s’élèvera à 75% du coût salarial. Selon les prévisions du gouvernement, la note s’élèvera à environ 1,5 milliard d’euros par an pour la seule année 2013, et le dispositif devrait coûter 500 millions d’euros. L’hypothèse est fondée sur une distribution des emplois progressive au fil de l’année. Mais si le chômage culmine fin 2012, le gouvernement pourrait être tenté d’accélérer le mouvement en début d’année, ce qui ferait forcément grimper la facture.

Emplois.............................(28/08/2012) dans Emploi

Le NouvelObs.fr

Publié dans:Emploi |on 28 août, 2012 |Pas de commentaires »

Une interview de la CFDT…………………….(27/12/2011)

Emploi : «Les licenciements économiques sont de retour»

InterviewLe secrétaire national de la CFDT chargé de l’emploi, Laurent Berger, réagit aux mauvais chiffres du chômage.

67 commentaires

Recueilli par Dominique Albertini

Une interview de la CFDT.........................(27/12/2011) dans Emploi

Une salariée sur une chaîne de montage dans une usine. (© AFP JEAN-FRANCOIS MONIER)

Les mauvais chiffres se suivent et se ressemblent sur le front de l’emploi (+1,2% en novembre). Faut-il s’y résigner ?

 dans EmploiSurtout pas. Certes, la situation est difficile, l’Europe est en crise. On ne s’attendait pas à un cadeau du Père Noël à ce niveau. Mais à la rentrée, il faudra que le gouvernement fasse un effort sur les étrennes. Comment répondre à cette situation d’urgence ? Il y a des questions structurelles à régler, ce sera l’enjeu de la présidentielle. Mais aussi des réponses immédiates à apporter, et ce sera l’objet du sommet social à l’Elysée, en janvier.

Dans le détail, on note une nette augmentation des inscriptions à Pôle Emploi chez les moins de 25 ans (+2,2%). Pourquoi ?
Il y a sans doute un effet «rentrée», avec l’arrivée de jeunes diplômés sur le marché du travail. Et puis les jeunes sont soumis plus que d’autres aux contrats précaires, CDD et intérim, qui sont les premiers à trinquer en cas de contraction de l’activité.

Faible en volume, les inscriptions pour licenciements économiques bondissent tout de même de 11%. Mauvais présage pour 2012 ?
Oui, on sent bien dans nos permanences que les licenciements économiques sont de retour. Et j’ai peur que ce chiffre-là n’en annonce d’autres, bien pires. Les licenciements économiques, ils arrivent une fois qu’on a interrompu les CDD et les intérims. Cela veut dire qu’on touche au «dur» de l’emploi. Aujourd’hui, on sent d’ailleurs que la crise touche des secteurs pas concernés en 2008-2009, comme les services à la personne, le secteur associatif, les banques.

Quelles propositions défendrez-vous au sommet social de l’Elysée, le 18 janvier ?
Nous proposerons quatre grands types de mesures. D’abord, mieux conjuguer le recours au chômage partiel et la formation, plutôt que de licencier. Pour les précaires, nous voulons étendre les contrats de sécurisation professionnelle, qui renforcent l’accompagnement et l’indemnisation, aux fins de CDD et d’intérim. Pour les jeunes, l’Etat doit abonder les dispositifs signés par les partenaires sociaux au printemps, sur l’accompagnement et le maintien des jeunes dans l’emploi. Enfin, il faut des moyens supplémentaires pour Pôle Emploi : 100 millions d’euros pour 2 000 postes de plus. Sans cela, Pôle Emploi ne sera pas capable de faire face.

Publié dans:Emploi |on 27 décembre, 2011 |Pas de commentaires »

Pas bête comme idée……………

RSA : « Concentrons-nous plutôt sur de vrais emplois »

Publié le 16-09-11 à 17:29 Modifié à 17:48 par Le Nouvel Observateur 3 réactions

François Chérèque et le patron de Pôle emploi réagissent à la proposition de Marc-Philippe Daubresse de forcer les bénéficiaires de contrats d’insertion à travailler sept heures par semaine.

Le secrétaire général de CFDT François Chérèque. (Sipa/Witt)Le secrétaire général de CFDT François Chérèque. (Sipa/Witt)

Dans un rapport qu’il a remis mercredi 14 septembre à Nicolas Sarkozy, Marc-Philippe Daubresse suggère, entre autres mesures destinées à « renforcer l’accompagnement vers l’emploi des bénéficiaires du RSA », d’obliger une partie d’entre eux à travailler sept heures par semaine en étant payés au smic horaire.

L’ex-ministre des solidarités actives propose de créer pour l’occasion un « contrat unique d’insertion« , censé permettre aux allocataires du RSA de « couvrir des besoins qui ne le sont pas », tels que le bricolage, la collecte des déchets, la maintenance du patrimoine ».

La proposition de Wauquiez

En mai dernier, Laurent Wauquiez, alors ministre des affaires européennes, avait ouvert une belle polémique en proposant d’astreindre les bénéficiaires du RSA à cinq heures de travail d’intérêt général chaque semaine en contrepartie de leurs allocations.

L’idée, six mois plus tard, est toujours dans l’air, même si cette fois, il n’est plus question de les faire travailler gratuitement comme le proposait le cofondateur de la « droite sociale ».

Les réactions de François Chérèque et Christian Charpy

Cette mesure a-t-elle plus de chances de voir le jour que la précédente ? Les réactions que nous avons recueillies sont pour l’heure assez critiques. Aussi bien celles de François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT que de Christian Charpy, le patron de pôle emploi.

François Chérèque : « La grande originalité du RSA était l’inscription à Pôle Emploi de ses allocataires et leur accompagnement vers l’emploi. Certes aujourd’hui ce système marche mal ; Mais, dans la période de crise que nous vivons, cela marche mal pour tout le monde. Et maintenant on dit : il faut les faire travailler de manière obligatoire. Le problème est que les emplois d’intérêt général visés sont déjà occupés. Les associations, les collectivités locales les ont pourvus. Plutôt que de bricoler encore un dispositif, concentrons-nous plutôt sur de vrais emplois et des formations qui débouchent sur une insertion ».

Christian Charpy : « Pour la plupart d’entre elles, les personnes qui sont au RSA recherchent un travail ; Et je ne suis pas convaincu que ce soit avec des contrats de 7 heures par semaine qu’on facilitera leur retour à l’emploi. Cela va même à l’inverse de l’objectif souhaité. Si l’on veut leur offrir des chances d’insertion durable, c’est plutôt sur des contrats d’au moins 20 heures par semaine, accompagnés d’une formation ».

Nicole Penicaut – Le Nouvel Observateur

Publié dans:Emploi |on 17 septembre, 2011 |Pas de commentaires »

Encore une brillante réforme……………….

Pôle emploi jugé sévèrement par le CESE

Publié le 14-06-11 à 07:53 Modifié à 07:53 1 réaction

Dans un rapport, le conseil économique, social et environnemental juge « très insuffisant » l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Le stand de Pôle emploi, lors d'un forum sur l'emploi à Saint-Herblain, en décembre 2010. (AFP)Le stand de Pôle emploi, lors d’un forum sur l’emploi à Saint-Herblain, en décembre 2010. (AFP)

Pôle emploi échoue-t-il dans sa mission ? Sans établir un tel constat, un projet d’avis du conseil économique, social et environnemental (CESE), rendu public mardi 14 jui,n juge en tout cas sévèrement l’organisme.

Un peu plus de trois ans après la loi sur le service public de l’emploi, suivie de l’ouverture au public en janvier 2009 de Pôle emploi né de la fusion des Assedic et de l’ANPE, « cette réforme n’a pas encore produit tous les résultats attendus », indique le rapport, qui doit être examiné mardi 14 et mercredi 15 juin par l’assemblée du CESE.

« La mission d’accompagnement des demandeurs d’emploi demeure très insuffisante », estime le document de la section travail et emploi du CESE présidée par Françoise Geng (CGT). Cet accompagnement apparaît ainsi moins efficace » qu’en Allemagne et au Royaume-Uni, alors qu’il devait « constituer une mission essentielle de Pôle emploi ».

Un contexte « peu favorable »

Certes, les auteurs prennent acte du contexte « peu favorable » dans lequel est intervenu le travail « considérable » de fusion de l’ANPE et du réseau opérationnel de l’assurance chômage, avec la dégradation brutale de l’emploi et une très forte hausse des demandeurs. Mais ils estiment que la restructuration a été « peu préparée » et reste « inachevée ».

Ils notent qu’aucune étude d’impact n’a eu lieu préalablement à la réforme, « conçue comme potentiellement source d’économies » de gestion et, par contrecoup, de moyens supplémentaires pour le suivi des demandeurs d’emploi.

En fait, « la réorganisation des réseaux » a même été « génératrice de surcoûts« , avec notamment une augmentation des coûts de fonctionnement immobilier jusqu’en 2015.

Il faut personnaliser davantage le service

Au nombre de ses 22 recommandations pour « renforcer le service public de l’emploi », l’avis préconise de « limiter de manière notable la taille des portefeuilles des conseillers de Pôle emploi », de personnaliser davantage le service aux demandeurs, d’accentuer l’offre de formation et d’améliorer le service d’indemnisation.

Pour cela, il faut « accroître les moyens de Pôle emploi », alors que « le désengagement de l’Etat met à mal (son) autonomie budgétaire » et en « rénover la gouvernance », avec davantage de poids pour les partenaires sociaux.

Même du côté des employeurs, Pôle emploi pourrait mieux faire comme l’atteste la « faible part » des offres d’emploi qu’il collecte – autour de 17%.

Les usagers ne sont pas les seuls pris en compte : le CESE se penche aussi sur les difficultés engendrées par la réforme pour les personnels de Pôle emploi, recommandant notamment de veiller aux « les risques psychosociaux des agents » et d’engager une réflexion sur l’évolution des métiers.

Le Nouvel Observateur – AFP

Publié dans:Emploi |on 14 juin, 2011 |Pas de commentaires »

France, terre d’asile….

Société 07/01/2011 à 12h22 (mise à jour à 16h53)

Les enfants d’immigrés maghrébins payés 13% de moins

Article + infographie

Et leur taux d’accès à l’emploi est de 18 points inférieurs à celui des autres, selon une étude de l’Insee, qui explique en partie ces écarts par la discrimination.

751 réactions

Par CORDÉLIA BONAL

Une agence Pôle emploi de Dijon le 29 février 2009.

Une agence Pôle emploi de Dijon le 29 février 2009. (© AFP Jeff Pachoud)

 

Les Français nés de parents originaires du Maghreb trouvent moins de travail et sont en moyenne moins payés que les autres. Ce double constat n’est pas surprenant mais il est maintenant chiffré, et analysé, par une étude de l’Insee (PDF ici) parue ce jeudi dans la revue Economie et statistique.

L’objectif était, selon les auteurs, «d’estimer les parts explicables et plus difficilement explicables des écarts de salaire et de probabilité d’emploi qui existent entre les Français d’origine étrangère et ceux dont les deux parents sont nés Français».

L’équipe a procédé en distinguant trois groupes: un groupe référent constitué de Français nés de parents non-immigrés («Français de la naissance»), un groupe de Français dont au moins l’un des deux parents avait la nationalité d’un pays du Maghreb à la naissance, et un autre groupe de Français dont au moins l’un des deux parents avait la nationalité d’un pays d’Europe du Sud – Espagne, Portugal, Italie. Pour rappel, est défini comme immigré une personne vivant en France et née étrangère à l’étranger.

Les chercheurs ont ensuite examiné les écarts de salaire et d’accès à l’emploi entre ces groupes, en utilisant des données récoltées par l’Insee entre 2005 et 2008, données qui intègrent la nationalité et le lieu de naissance des parents.

Réseau des parents

Résultat? Si les Français issus d’Europe du Sud ont un taux d’emploi égal à celui du groupe référent, «les Français ayant au moins un parent immigré originaire du Maghreb ont des taux d’emploi inférieurs de 18 points et des salaires 13 % inférieurs à ceux des Français dont les deux parents sont Français de naissance». Cela pourrait s’expliquer par des facteurs sociaux (lieu d’habitation, famille monoparentale ou non, âge…) mais «le fait que cette population soit, entre autres, plus jeune et moins diplômée en moyenne, ne rend compte que de 4 des 18 points d’écart de taux d’emploi».

L’écart est donc à chercher ailleurs. Et parmi les explications possibles figure évidemment la discrimination, par ailleurs attestée par de nombreuses opérations de testing, ainsi que le rappelle l’étude.

France, terre d'asile.... dans Emploi

Cependant d’autres facteurs explicatifs ne sont pas à négliger, nuance Roland Rathelot, chercheur au Centre de recherche en économie et statistique (Crest) et co-auteur de l’étude. «Par exemple le réseau des parents, dont on sait qu’il est moins connecté au marché du travail chez ceux qui sont arrivés en France relativement récemment» ou «les choix individuels tels que continuer ses études».

En revanche, les résultats montrent que les écarts de salaire – qui touchent aussi les Français issus d’Europe du sud, à hauteur de 2% – s’expliquent «totalement» par les «différences de caractéristiques» des personnes étudiées (niveau d’éducation notamment), et concernent les hommes et les femmes de la même manière. Ce qui veut dire, décrypte Roland Rathelot, qu’«une fois embauchés, il y a peu ou pas de discrimination au salaire touchant les enfants d’immigrés par rapport aux enfants dont les deux parents sont nés français».

Publié dans:Emploi |on 8 janvier, 2011 |Pas de commentaires »

Dans la série : « Une mauvaise nouvelle chasse l’autre »…

Alstom : 4.000 postes supprimés d’ici mars 2012

 

Un quart le seront par non-renouvellement de contrats temporaires, tandis que le groupe industriel annonce des « mesures d’accompagnement » pour les autres. L’Europe et l’Amérique du Nord sont concernées.

Dans la série : 3.000 suppressions de postes « seraient menés avec l’ensemble des mesures d’accompagnement disponibles », écrit Alstom. (AFP)

Le groupe industriel Alstom a annoncé ce lundi 4 octobre dans un communiqué la suppression de 4.000 postes d’ici mars 2012 dans ses activités « Power » (fabrication de turbines et de centrales électriques). 1.000 emplois seront supprimés par non-renouvellement de contrats temporaires et « départs naturels« . 3.000 autres suppressions de postes « seraient menés avec l’ensemble des mesures d’accompagnement disponibles », écrit Alstom.

Ces suppressions de postes seront réparties « en Europe et en Amérique du Nord, dont les marchés des équipements neufs des centrales à charbon et des centrales à gaz ont été les plus affectés par la crise », ajoute le groupe.

Les sites industriels les plus touchés « se situent en Suisse, en Allemagne et aux Etats-Unis ».

« D’autres sites entrent également dans le cadre de ce plan, en particulier au Royaume Uni, en Hongrie, en Norvège et en France », indique le groupe.

(Nouvelobs.com)

 

 dans Emploi

Publié dans:Emploi |on 5 octobre, 2010 |Pas de commentaires »

Suicides en série à France Télécom….

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Economie

Mobilisation générale après les suicides à France Télécom

Vendredi, France Télécom vient d’enregistrer un vingt-troisième suicide en un an et demi. Xavier Darcos, le ministre du Travail, rencontre le PDG, Didier Lombard, en début de semaine.

Béatrice Madeline | 13.09.2009, 07h00

« Avant, j’étais fonctionnaire à . J’habitais un village à la campagne, j’allais réparer les lignes téléphoniques dans un rayon de 3 km autour de chez moi. Un jour, on m’a demandé d’aller dans un rayon de 10 km, et puis 30 km. Maintenant, tous les matins, c’est 80 km que je dois faire.

Quand cela s’arrêtera-t-il ? » Ces propos, anonymes, traduisent le profond désarroi que ressentent les salariés du groupe de télécommunications. En dix-huit mois, 23 salariés se sont suicidés.

Etat d’urgence

Le dernier remonte à vendredi : une femme de 32 ans s’est jetée par la fenêtre de son bureau parce qu’elle venait d’apprendre qu’elle allait changer de chef et que son service allait être réorganisé. La veille s’était tenu un CNHSCT (comité national d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) où avait été annoncés « l’arrêt des mobilités » jusqu’à fin octobre, une meilleure prise en charge des salariés fragiles et une formation renforcée pour les manageurs…
Cet effort n’aura pas été suffisant. Passage d’un statut public au privé, exigence de mobilité, réductions d’effectifs massives, objectifs commerciaux difficiles, autant de raisons pour lesquelles les salariés n’en peuvent plus. Un « malaise », comme le reconnaissait jeudi dans nos colonnes Olivier Barberot, le directeur des ressources humaines. Un malaise tel que le ministre du Travail, (l’Etat est actionnaire à hauteur de 26,7 % du groupe), est intervenu. Il doit recevoir Didier Lombard, PDG du groupe, en début de semaine. Sollicité, celui-ci n’a pas souhaité répondre à nos questions.
Xavier Darcos a annoncé qu’il proposerait à Didier Lombard que le directeur général du Travail assiste à la prochaine réunion du CHSCT et lui demandera de transcrire au niveau du groupe l’accord sur la prévention du stress au travail. Insuffisant, diront les syndicats. Mais la sonnette d’alarme est tirée. 

Le Parisien

 

Publié dans:Emploi |on 13 septembre, 2009 |Pas de commentaires »

Dans la série : « Une mauvaise nouvelle chasse l’autre »…


  • Le chômage est reparti à la hausse en juillet

    Propos recueillis par Marc Landré
    26/08/2009 | Mise à jour : 18:19
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INTERVIEW – Les demandeurs d’emplois n’ayant pas travaillé du tout ont progressé de 10 700 en juillet. En intégrant ceux qui ont travaillé un peu pendant le mois, le chiffre passe à 33 000 personnes. Analyse de ces chiffres avec Marie-Claire Carrère-Gée, la présidente du Conseil d’orientation pour l’emploi.

coeur- dans EmploiSans surprise, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (recherchant tout type de contrat et n’ayant pas travaillé) a progressé en juillet de 10 700, à 2,53 millions de personnes. Et si on intègre ceux ayant travaillé un peu, la progression est de + 33 300 personnes, à 3,67 millions. Marie-Claire Carrère-Gée, la présidente du Conseil d’orientation pour l’emploi, revient sur ces hausses et trace quelques perspectives.

LE FIGARO. – Etes-vous surprise par la hausse de juillet ?

MARIE-CLAIRE CARRERE-GEE. – Non. Ces chiffres sont dans la fourchette anticipée. Au début de la crise, les entreprises ont réduit brutalement et massivement leur effectif en jouant sur les CDD et les intérimaires. Nous ne sommes plus dans une telle zone rouge. Mais l’impact aurait pu être plus violent si les entreprises n’avaient pas utilisé tous les leviers disponibles (chômage partiel, compte épargne temps…) pour limiter l’hémorragie. Certains dispositifs, comme les conventions de reclassement personnalisé, ont évité à de nombreux licenciés économiques de passer par le chômage.

Que doit-on attendre pour les prochains mois ?

Le rebond de la croissance au deuxième trimestre n’est pas suffisant pour inverser la tendance. L’économie continue de détruire des emplois. Beaucoup de plans sociaux ont été annoncés et vont déboucher sur des licenciements. Et je redoute l’impact de la crise sur les 650 000 jeunes qui arrivent sur le marché du travail. On y verra clair après la publication des chiffres du chômage fin octobre. Ma conviction est cependant que l’emploi réagira plus rapidement à la reprise que par le passé. Le nombre d’emplois générés par un point de croissance a augmenté ces dernières années et le marché du travail a perdu beaucoup de ses rigidités, ce sont deux évolutions qui faciliteront le rebond.

Que doit faire le gouvernement ?

S’assurer de la bonne mise en œuvre, dans les bons délais, des mesures prises ; et réexaminer sans cesse leur efficacité. Il ne faudrait pas qu’une seule entreprise en France soit contrainte à licencier parce qu’elle ne peut pas bénéficier du chômage partiel. Il faut aussi veiller aux demandeurs d’emploi qui basculent dans le chômage de longue durée et en fin de droit. Le gouvernement doit avoir deux priorités : améliorer l’emploi des jeunes et booster nos dispositifs de revitalisation des territoires sinistrés. Aucune nouvelle aide publique ne doit plus être accordée sans contrepartie pour l’emploi des jeunes.

A quand la fin de la crise ?

Pas avant la fin de l’année. Mais il faut préparer la sortie de crise maintenant. Notamment en plaçant la France sur une trajectoire de croissance durable, verte et riche en emploi -le COE va se saisir de cette question à la rentrée et faire des propositions- et en redéfinissant une politique industrielle. L’État doit redevenir stratège et accepter de se ré-engager dans des projets industriels innovants.

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Publié dans:Emploi |on 26 août, 2009 |Pas de commentaires »

Encxore une brillante « réformette » de « celui dont on ne prononce »…

Débordé, Pôle emploi est contraint de fermer des agences

NOUVELOBS.COM | 25.08.2009 | 08:01

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Les agences d’Ile-de-France sont fermées ce mardi afin de combler les retards dans le traitement des dossiers.

Les agences du Pôle emploi seront fermées mardi.(REUTERS)

Les agences du Pôle emploi seront fermées mardi.(REUTERS)

 

Les agences de Pôle emploi en Ile-de-France sont fermée ce mardi 25 août. selon un porte-parole, il s’agit d’ »arriver au mois de septembre avec zéros dossier en instance ».
« Les 250 sites d’Ile-de-France seront fermés mardi pour traiter le plus possible de dossiers en cours avant la rentrée pour éviter de prendre des risques, car septembre-octobre est la période avec le plus d’inscriptions, même hors période de crise« , a expliqué lundi ce porte-parole, confirmant une information de France Inter.

Un service téléphonique maintenu

Les services téléphoniques restent néanmoins joignables par les usagers franciliens. Pôle emploi Ile-de-France « est en train de mettre en place une plateforme avec 110 agents qui vont prendre les appels au 39 49″ et a « étendu les horaires d’ouverture », a déclaré lundi le directeur régional Raymond Lagré au micro de France Inter. « On est sur des mesures préventives pour faire en sorte que, je l’espère, au mois de septembre, on ne nous dira pas que Pôle emploi est débordé », a-t-il ajouté.

Indemniser plus vite les chômeurs

Pour faire face à l’afflux des inscriptions à Pôle emploi, avec notamment l’arrivée de quelque 650.000 jeunes sur le marché du travail, le gouvernement a présenté fin juillet un « plan de bataille » pour inscrire et indemniser plus vite les chômeurs. La sous-traitance aux cabinets privés va aussi être accrue. La courbe des demandeurs d’emploi a esquissé une pause en juin, le nombre d’inscrits en catégorie A (sans aucune activité) diminuant légèrement après onze mois consécutifs de hausse à 2,524 millions.En incluant les demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C), 3,634 millions de Français en métropole (+0,3% en juin) et 3,850 millions avec les départements d’outre-mer (+0,2%) étaient inscrits à Pôle emploi et tenus de faire des « actes positifs de recherche d’emploi ».

(Nouvelobs.com)

Publié dans:Emploi |on 25 août, 2009 |Pas de commentaires »
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