Archive pour la catégorie 'Etranger'

Malade le « p’tit gros »………………………..(21/04/2018

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Publié dans:Etranger |on 21 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Syrie…………………………….(16/04/2018)

Décryptage

Attaque chimique : des preuves à l’épreuve

Par Vittorio De Filippis , Luc Mathieu et Hala Kodmani — 15 avril 2018 à 21:46
Bombardement sur Douma, la ville principale de l'enclave de la Ghouta orientale, le 20 mars.Zoom
Bombardement sur Douma, la ville principale de l’enclave de la Ghouta orientale, le 20 mars. Photo HASAN MOHAMED. AFP

Américains, Français et Britanniques se sont passés de l’accord de l’ONU pour frapper la Syrie samedi. Une opération limitée, en réponse à l’attaque du 7 avril à Douma.

Ne plus revoir les images de ces enfants syriens suffocants, de populations terrorisées. C’était l’objectif des frappes menées contre Damas, par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni. Questions autour d’une guerre qui a fait plus de 350 000 morts et qui sème le chaos depuis 2011.

Que s’est-il passé samedi matin ?

Très tôt, Washington, Paris et Londres ont bombardé des installations militaires en Syrie, près d’une semaine après l’attaque chimique à Douma. «Les faits et la responsabilité du régime syrien [dans cette attaque] ne font aucun doute», a justifié l’Elysée dans un communiqué. Le ministère des Armées français a ensuite publié un rapport sur l’attaque du 7 avril et le «programme chimique clandestin syrien». Le raid a été annoncé à 3 heures, heure de Paris, par Donald Trump : «J’ai ordonné aux forces armées des Etats-Unis de procéder à des frappes de précision sur des cibles associées aux capacités du dictateur syrien, Bachar al-Assad, en matière d’armes chimiques.» Samedi après-midi, le chef d’Etat américain a tweeté «Mission accomplie !» (lire page 4), remerciant le Royaume-Uni et la France. La ministre des Armées, Florence Parly, s’est elle aussi réjouie du «succès de la mission» lors d’une conférence de presse après un Conseil de défense : «La capacité de la Syrie à concevoir, produire et stocker des armes chimiques a été considérablement amoindrie.» La participation française à cette opération reste limitée, malgré l’engagement d’importants moyens par Paris. Selon le ministère des Armées, douze missiles ont été tirés, neuf par des Rafale et trois par une frégate multimissions (Fremm), présente en Méditerranée. Soit 10 % de la centaine de missiles de croisière tirés au total sur la Syrie dans la nuit de vendredi à samedi. Les frappes françaises se sont concentrées sur deux sites de stockage et de production d’armes chimiques dans la région de Homs. Selon le chef d’état-major des armées, François Lecointre, l’une de ces installations souterraines a été détruite par «sept missiles Scalp» français, et l’autre conjointement avec les Etats-Unis. Une troisième installation, proche de la capitale, a été visée par les Britanniques et les Américaines.

Y a-t-il débat sur les preuves ?

Oui. Les Etats-Unis ont affirmé en détenir. Elles montreraient que l’attaque chimique sur Douma a été commise par le régime syrien. Mais ils ne les ont pas dévoilées. Ce qui a été utilisé pour condamner les frappes américaines, françaises et britanniques de samedi par des responsables politiques français, dont Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Valérie Boyer (LR). Samedi, la France a diffusé une «évaluation nationale», qui rassemble des renseignements déclassifiés. «Les éléments réunis par la France et ses alliés constituent un faisceau de preuves suffisant pour mettre en cause la responsabilité du régime syrien», indique le document. Dès le 7 avril, les vidéos des victimes et les récits des médecins syriens ne laissaient guère de doute. Les symptômes correspondaient à un bombardement mêlant du chlore et un neurotoxique, tel du sarin. Si le chlore est facilement disponible, le sarin, très volatil, est particulièrement complexe à manipuler. Il se stocke sous forme de précurseurs qui doivent être mélangés ; seuls des chimistes spécialisés travaillant dans des laboratoires sont en mesure de le faire. Une équipe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) devait débuter dimanche son enquête à Douma. Elle risque de ne pas être aisée, la ville étant contrôlée depuis une semaine par la police militaire russe et l’armée syrienne. En octobre 2017, une autre mission d’enquête, menée par l’OIAC et le Conseil de sécurité de l’ONU, avait conclu que Damas avait commis une attaque au sarin à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie, qui avait tué au moins 83 personnes. Un mois plus tard, la Russie bloquait le renouvellement du mandat des enquêteurs qui venait de s’achever.

Les alliés se sont-ils affranchis du droit international ?

Pour frapper les trois sites syriens, Paris, Washington et Londres se sont passés d’une résolution des Nations unies, dont on imagine mal qu’elle aurait été votée par la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité. Fidèle à son soutien au régime de Damas, Moscou a en effet opposé douze vetos en sept ans de conflit. «Douma, #Syrie : notre devoir est de réagir», affirmait vendredi sur son compte Twitter le ministère français des Affaires étrangères, vidéo à l’appui. Illégales du point de vue du droit international, mais présentées comme moralement nécessaires. Si l’attaque de Douma par armes chimiques représente une violation de la convention sur l’interdiction des armes chimiques, ratifiée en 2013 par la Syrie, «elle n’ouvre pas le droit au recours à la force», a souligné à l’AFP Françoise Saulnier, directrice juridique de Médecins sans frontières (MSF). Les pays alliés, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ne pourront s’appuyer sur les trois motifs qui autorisent l’utilisation de la force armée, du moins selon les règles édictées par les Nations unies : feu vert du Conseil de sécurité, demande formulée par l’Etat hôte, ou l’article 51 de la Charte permettant d’invoquer la «légitime défense». Pour justifier leur action, Paris, Washington et Londres se sont donc placés sur le registre de l’exigence morale face à Bachar al-Assad.

Quelles sont les conséquences sur le conflit syrien ?

«Même pas mal !» C’est un message de défi que le régime de Bachar al-Assad a affiché au lendemain des frappes menées par les trois puissances occidentales. Ses partisans ont célébré la «victoire» dans les rues de Damas en chantant et dansant et en agitant des drapeaux russes et iraniens, au côté du drapeau syrien. Le sentiment que le régime est sorti renforcé après «l’attaque tripartite», selon l’expression des médias officiels, est partagé par ses opposants. Grisé par sa victoire totale et écrasante, qui vient d’être couronnée par sa reprise de la Ghouta orientale, le régime a clairement signifié son intention de poursuivre sa reconquête de l’ensemble du pays. Dès dimanche matin, son aviation a d’ailleurs mené des raids sur les régions d’Idlib et de Hama, sous le contrôle de l’opposition. Essentiellement punitive, l’intervention visait l’usage prohibé des armes chimiques par Bachar al-Assad. Les autres bombardements par toutes sortes d’armes, notamment les bombardements aériens, qui tuent des milliers de civils, ne sont pas à l’origine des dernières frappes. Par ailleurs, il ne s’agit nullement de changer la donne sur le terrain syrien en remettant en cause les avantages décisifs accumulés par le régime ces deux dernières années. La reconquête progressive d’une grande partie du territoire qui échappait à son contrôle depuis l’intervention militaire russe massive pour le soutenir à l’automne 2015 a constitué un tournant bien plus que militaire en faveur de Bachar al-Assad. L’allié russe s’est aussi investi diplomatiquement et politiquement pour devenir quasiment seul maître du jeu international dans le dossier syrien. Il a trouvé, pour ce faire, deux partenaires improbables mais qui se sont révélés solides : l’Iran et la Turquie. Les trois pays présents physiquement sur le territoire syrien en veulent, chacun pour ses raisons, aux Occidentaux et cherchent à les écarter du dossier. Ils collaborent étroitement depuis deux ans à travers des conférences réunissant les différents partenaires du gouvernement et de l’opposition syrienne, y compris les groupes armés rebelles. Ils sont parfois parvenus à des résultats, comme des cessez-le-feu temporaires dans plusieurs territoires, mais ont surtout réussi à saboter le processus mis en place par la communauté internationale dans les discussions de Genève.

Vittorio De Filippis , Luc Mathieu , Hala Kodmani

Liberation.fr
Publié dans:Etranger |on 16 avril, 2018 |Pas de commentaires »

C’est gai………………………..(11/04/2018)

Syrie : Russie et Occident au bord de la guerre, la vraie ?

Syrie : Russie et Occident au bord de la guerre, la vraie ?
A bord du porte-avions américain « Theodore Roosevelt » dans la mer de Chine méridionale, le 10 avril 2018. (AFP PHOTO / TED ALJIBE)

Alors que Donald Trump annonce qu’il va bombarder des sites syriens en rétorsion à l’attaque chimique de Douma, la Russie menace de répliquer…

Après la guerre froide bis, la vraie ? Tels des somnambules, les dirigeants occidentaux et russes semblent avancer inexorablement vers un conflit armé, aux conséquences potentiellement catastrophiques. Pour l’instant, il ne s’agit que d’un « the game of chicken » comme on dit en anglais, un jeu des poules mouillées : deux voitures filent à grande vitesse face à face, le perdant est celui qui, de peur, donne un coup de volant. Dans l’affaire des représailles contre l’attaque chimique de la Douma le 7 avril, qui lèvera le pied ? Donald Trump ou Vladimir Poutine ?

La première fois depuis…1950

En ce moment, les deux bolides foncent.

« En cas de frappe américaine, les missiles seront abattus et même les sources d’où proviennent ces missiles seront prises pour cibles », a martelé mardi l’ambassadeur russe au Liban.Autrement dit, l’artillerie et l’aviation russes frapperont les navires et les avions américains et français engagés, ce qui serait le premier affrontement militaire direct entre Russes et Occidentaux depuis… 1950 en Corée. Par cette menace, le Kremlin déplace l’enjeu du conflit américano-russe : l’enjeu n’est plus seulement la suprématie sur la Syrie mais l’ascendant géopolitique de Moscou sur Washington. Pied sur le champignon, Donald Trump a immédiatement répliqué en défiant Vladimir Poutine par un tweet ricaneur cette nuit :

« Prépare-toi Russie, parce qu’ils arrivent [les missiles], supers et nouveaux et ‘intelligents’. Vous ne devriez pas être alliés avec un animal qui gaze sa population et y prend plaisir ! » 

Autrement dit, nous sommes beaucoup plus forts que vous, les barbares!

Macron redoute « l’escalade »

A ce jeu-là, on pourrait donc bien assister dans quelques heures à des échanges de tirs entre soldats russes et américains. Des escarmouches, d’abord. Mais qui sait ce qui pourrait en résulter entre deux puissances nucléaires dirigées l’une par un leader imprévisible et menacé d’ »impeachment » et l’autre par un autocrate qui tient son pays par la force et l’aventurisme militaire.

Voilà pourquoi Emmanuel Macron, qui entend participer aux représailles aux côtés des Etats-Unis, dit redouter « une escalade ». Mais comment l’éviter sans faire perdre la face à l’un des deux conducteurs ? De la réponse dépend peut-être l’avenir de la planète…

Vincent Jauvert  

Publié dans:Etranger |on 11 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Sacré Ducky……………………….(04/04/2018)

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Cambridge Analytica, qui a travaillé pour la campagne de Donald Trump, a accédé aux données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook
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Publié dans:Etranger |on 4 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Au moins, les choses sont claires……………(11/03/2018)

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Chine : le parlement abolit la limite des mandats présidentiels, Xi Jinping obtient son ticket pour une présidence à vie
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Publié dans:Etranger |on 11 mars, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………..(02/03/2018)

Libération 02 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

L’obsession des frontières

Lentement mais sûrement, la peste nationaliste continue de produire ses effets délétères. Donald Trump décide d’instaurer des droits de douanes sur les importations d’acier. Il veut protéger son industrie sidérurgique : on peut le comprendre. Mais cette décision suscite la colère des alliés les plus sûrs des Etats-Unis : l’Union européenne, le Canada et la Corée du Sud. Outre qu’il handicapera les entreprises du secteur dans ces trois zones et renchérira les coûts de production aux Etats-Unis, ce protectionnisme agressif risque fort de déboucher sur une guerre commerciale entre les grandes nations industrielles, qui réduira les échanges et augmentera les prix. Theresa May tente de s’extraire du piège dans lequel le Brexit a jeté le Royaume-Uni. Elle veut sortir du marché unique sans en sortir, conserver ses avantages sans en accepter les inconvénients. Du coup, les rapports se tendent entre Londres et Bruxelles. La presse populaire déverse un torrent d’insanités sur l’Union européenne, laquelle n’est pas prête à se laisser faire. L’hostilité s’installe de part et d’autre de la Manche.

A cela s’ajoute l’inextricable imbroglio de la frontière entre Irlande du Nord et du Sud. L’Irlande est dans l’UE, l’Ulster fait partie de la Grande-Bretagne, qui sort de l’UE. Le Brexit suppose donc le rétablissement d’une ligne de démarcation entre les deux Irlandes, avec contrôles policiers et droits de douane. Mais l’abolition de toute frontière physique était une des conditions de l’apaisement du conflit avec l’IRA. Le Brexit fait maintenant planer la menace d’un nouvel affrontement entre Irlandais et Anglais, et d’une nouvelle tension entre Irlandais catholiques et protestants. Belle réussite… Jusqu’ici les grandes démocraties avaient choisi la voie de la coopération, en réglant pacifiquement leurs différends. Le populisme les entraîne dans les impasses de l’hostilité permanente. Le nationalisme repose sur l’idée que chacun peut se retrancher derrière ses frontières pour défendre ses intérêts. Tout le monde y gagne, disent ses partisans. Il faut craindre, en fait, que tout le monde y perde.

Laurent Joffrin
Publié dans:Etranger |on 2 mars, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………(22/02/2018)

Libération 22 février 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Assad le gagnant

Il fallait «parler avec Assad». Il fallait d’abord «battre l’Etat islamique» et dans cette lutte, Assad était un allié et un moindre mal. Ceux qui ont préconisé cette realpolitik – une partie de la droite française, d’autres adeptes du «réalisme», sans parler de l’extrême droite unanime – devraient s’expliquer plus avant. Comme il le fait depuis le début du conflit, Assad ne recule devant rien pour retrouver l’emprise traditionnelle de son clan sur la Syrie. Bombardements aveugles de quartiers ou de villes entières, massacres de civils, usage des bombes chimiques prohibées depuis les années 30 dans le monde entier : il faut avoir les nerfs solides et la conscience bien endormie pour défendre le bourreau de la Ghouta, ce faubourg de Damas aujourd’hui menacé d’un «cataclysme humanitaire», selon les mots du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

La lutte contre Daech ? Elle fut l’œuvre des Kurdes, des Irakiens et de la coalition emmenée par les puissances occidentales mais aussi approuvée par nombre de pays arabes. Lesquels Kurdes sont maintenant remerciés par un abandon sans cérémonie de la part des puissances qu’ils ont épaulées, souvent en première ligne. Assad a fait très peu contre Daech, qu’il a utilisé comme repoussoir pour justifier son maintien en place. Certes, il bénéficie du soutien de minorités syriennes qui craignent plus que tout les islamistes. Certes, il arrive qu’une dictature vaille mieux qu’une situation d’anarchie guerrière encore plus dommageable aux populations civiles. Mais le relâchement de la pression sur le régime laisse libre cours à ses penchants les plus cruels. Asssad veut punir ses opposants, les moins islamistes en tête, dans la mesure où ils étaient à l’origine les plus dangereux, pour la bonne raison que leur cause était juste.

Pour avoir reculé devant des sanctions sérieuses quand la ligne rouge des bombardements chimiques a été franchie par le régime de Damas en 2013, les démocraties doivent maintenant contempler, impuissantes, le martyre des populations qui ont soutenu l’opposition syrienne. L’Iran et la Russie ont repris la main dans la région. Où est la victoire géopolitique dont on se gargarisait au départ ? Au fond, les «réalistes» se trompent aussi souvent, sinon plus, que les supposés «droit-de-l’hommistes». On a accepté le déshonneur de l’abstention face à Assad pour éviter un conflit encore plus sanglant. On a maintenant les deux.

Laurent Joffrin
Publié dans:Etranger |on 22 février, 2018 |Pas de commentaires »

L’édito d’AS……………………………….(12/02/2018)

édito

Bête noire

Par Alexandra Schwartzbrod — 11 février 2018 à 20:46

ÉditoC’est l’engrenage que le monde redoute : l’entrée d’Israël dans l’inextricable conflit syrien. Depuis le début de la guerre, en 2011, des accrochages avaient déjà eu lieu de part et d’autre de la frontière entre les deux pays, et même des incursions israéliennes dans l’espace aérien syrien pour détruire des cibles militaires dangereuses pour la sécurité de l’Etat hébreu, tels des convois d’armes à destination du Hezbollah libanais. Mais c’est la première fois qu’Israël engage une aussi lourde attaque contre des sites non seulement syriens mais aussi iraniens. C’est là que les choses se corsent. Car l’Iran n’est pas le Hezbollah, ni même la Syrie, c’est une puissance régionale majeure devenue au fil des ans la bête noire des autorités israéliennes. A bien y regarder, tous les ingrédients de l’escalade militaire sont aujourd’hui réunis. A Damas, Bachar al-Assad a repris de l’assurance, sorti indemne par on ne sait quel miracle – ou plutôt malédiction – de la boucherie en cours depuis sept ans. En Iran, où l’on célèbre en grande pompe l’anniversaire de la révolution islamique, les autorités ont tout intérêt à resserrer les rangs de la population contre l’ennemi israélien après les débuts de révolte intérieure. Enfin, en Israël, le chef du gouvernement, Benyamin Nétanyahou, fragilisé par une série d’affaires, peut être tenté de profiter de la crise pour faire diversion ou juste marquer des lignes rouges et montrer qui est le chef. Le signal de la désescalade, si désescalade il y a, ne viendra ni de Washington ni de l’ONU, mais de Moscou, qui apparaît comme un acteur clé dans cette affaire. Bien qu’allié de l’Iran dans le conflit syrien, Vladimir Poutine a toujours pris soin de maintenir le lien avec Israël (dont plus de 20 % de la population est d’origine russe). A priori, il a tout à gagner à calmer le jeu. Ne serait-ce que pour apparaître comme le vrai tireur de ficelles dans la région.

Alexandra Schwartzbrod

Liberation.fr
Publié dans:Etranger |on 12 février, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………(08/02/2018)

Libération 08 février 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

«Ebdo» contre Hulot

Y a-t-il une affaire Hulot ? Ou bien une affaire de presse ? Le ministre est accusé – de viol, d’agression ? – sans qu’on connaisse celle qui l’accuse, sinon par la rumeur. Il se défend avec véhémence. L’Ebdo, nouveau journal qui se veut différent des autres, en fait sa une. Pour être franc, la lecture de l’article laisse un peu perplexe. Il est de tradition, dans la presse du vieux monde, de poser quatre questions : qui, quand, quoi, où ? (en anglais, les quatre «W» : who, when, what, where ?).

Qui ? On ne sait, même si on croit deviner. Quand ? En 1997, ce qui n’est pas très précis. Où ? Dans une résidence d’Hulot, mais laquelle ? Quoi ? Un «acte sous contrainte». Mais lequel ? Mystère. On ajoute que les faits sont prescrits, ce qui rend l’enquête judiciaire impossible, et qu’une déposition a été faite auprès des gendarmes, mais on ne sait pas où, ni ce qu’il y a dedans. Un peu court, tout de même.

Les propos tenus par la victime putative et sa famille ont des accents de vérité. Mais les dénégations d’Hulot en ont tout autant. Il affirme de surcroît que la gendarmerie a classé sans suite. Bref, les éléments tangibles manquent à ce stade. Fallait-il publier ? On laissera chacun à sa conscience.

Et aussi

Les députés LREM ont des états d’âme. Ils ont déposé des amendements tempérant la prochaine loi sur l’asile des migrants. Le gouvernement n’en veut pas. Depuis le début, l’exécutif a choisi la manière forte dans ce domaine. Le «en même temps» qui sert de mantra à la majorité ne s’applique pas à tout le monde…

Le régime syrien, si l’on en croit des récentes informations, crédibles, continue de bombarder sa propre population avec des armes chimiques, interdites par toutes les nations civilisées depuis les années 30. Ceux qui répétaient avec insistance qu’il fallait «parler à Assad» ne semblent guère pressés de le faire dans cette circonstance.

Laurent Joffrin
Publié dans:Etranger, Politique |on 8 février, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………….(14/11/2017)

Libération 14 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Inclusif·ve·s ?

Changer la langue, pourquoi pas ? Elle change tout le temps. L’Académie française n’y peut pas grand-chose. Elle s’est illustrée par son habileté en donnant aux partisans de «l’écriture inclusive», destinée à rendre aux femmes leur place légitime dans l’usage du français, un argument en or. Ainsi ce sont les croûtons chamarrés qui s’opposent à la réforme : c’est donc qu’elle est de toute évidence progressiste. Voilà un service rendu à la cause féministe…

Il faut aller un peu plus loin. Rationaliser les accords, féminiser les titres professionnels, éliminer les expressions ou les règles évidemment machistes : cela se conçoit très bien. Mais il est une proposition à laquelle tout défenseur de la langue française doit s’opposer avec la plus grande énergie : le «point médian». Cette intempestive prolifération des «·e» et des «·s» est absurde. Elle est doublement illisible : dès qu’on dépasse les deux occurrences par paragraphe, le texte ralentit automatiquement la lecture en accrochant l’œil par une succession de protubérances grotesques ; et il est impossible de la lire à haute voix. Essayez : comment prononce-t-on «les avocat·e·s» ? Faut-il dire «les avocats» ? On supprime dans ce cas le féminin pourtant écrit noir sur blanc. «Les avocates» ? On élimine le masculin, ce qui va tout de même un peu au-delà des ambitions de la réforme. «Les avocateuesses» ? Elégance rare. «Les avocat, point e point s» ? Commode…

Résistance machiste ? Conservatisme obtus ? Argument facile et idiot. Toujours cette intolérance sommaire des militants, en permanence prêts à sacrifier le beau au bien… La création d’une novlangue bien-pensante servira-t-elle vraiment la cause des femmes ? Elle aura pour effet immédiat de diviser la population, de déclencher une sorte de guerre civile sémantique qui fera perdre beaucoup de temps à tout le monde. Pour introduire l’écriture inclusive, il faudrait commencer par exclure ceux qui pensent mal ? D’ailleurs les langues où ces questions d’accord ne se posent pas (elles sont nombreuses à ne pas accorder les adjectifs ou à utiliser le neutre) ont-elles favorisé l’émancipation féminine ? On doute…

Un essai pour voir. Soyons un instant «inclusifs» jusqu’au «point médian» : revient-il aux militant·e·s de décréter la langue ? La langue parlée par les un·e·s et les autres (autre·e·s ou autres ?) doit-elle obéir aux oukases (oukase·e·s ?) des théoricien·e·nes politiquement correct·e·s ?, des leader·euse·s champion·ne·s parmi les bien-pensant·e·s. Ne risque-t-on pas l’émergence d’un charabia digne des précieux·se·s ridicules, combattu·e·s par d’aussi caricaturaux·ales vieux·ieilles barbon·ne·s réactionnaires ? Joli débat… Et la littérature ? Faudra-t-il rebaptiser quelques romans ? Les Possédé·e·s de Dostoïevski ; Les Plaideur·se·s de Racine, etc. Il y a sûrement d’autres possibilités, plus élégantes, que des grammairiens ouverts pourraient proposer. Dans le cas inverse, on passe de Simone de Beauvoir à Orwell. Il y a mieux à faire pour les partisan·e·s de l’égalité…

Et aussi

Carles Puigdemont est critiquable à beaucoup d’égards. Mais il reste dans la culture démocratique. Il accepte le jeu des élections et annonce même qu’il est prêt à «ralentir» le processus d’indépendance pour négocier avec Madrid. Voilà qui est raisonnable ; il revient au gouvernement Rajoy de saisir cette perche, faute de quoi la responsabilité d’un éventuel affrontement reposera aussi sur ses épaules.

Laurent Joffrin
Publié dans:CULTURE, Etranger |on 14 novembre, 2017 |Pas de commentaires »
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