Archive pour la catégorie 'Etranger'

L’horreur continue………………..(02/11/2017)

Publié dans:Etranger, TERRORISME |on 2 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Les surprises de Ducky………………(30/10/2017)

Publié dans:"AFFAIRES", Etranger |on 30 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

Caramba………………………………(27/10/2017)

Publié dans:Etranger |on 27 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito d’AS……………………………(09/10/2017)

Libération

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Un élu FN du Pas-de-Calais affirme avoir été agressé à Béthune par des «antifas»

9 octobre 2017 à 09:19

Loi travail : une intersyndicale à reculons

8 octobre 2017 à 20:26

Anne Hidalgo : «Je suis d’un alter-monde»

8 octobre 2017 à 20:16

L’école rumine sa rentrée colère

8 octobre 2017 à 18:46

Catalogne, intersyndicale, affaire Fiona : l’essentiel de l’actu de ce lundi matin

9 octobre 2017 à 08:18

Angela Merkel accepte de limiter le nombre de réfugiés en Allemagne

9 octobre 2017 à 07:48

L’Etat espagnol ferme sur la forme

8 octobre 2017 à 20:46

Catalogne : au tour du «non»

8 octobre 2017 à 20:46

Patrick Drahi : avec SFR, le risque du très haut dépit

8 octobre 2017 à 17:46

Délocalisation : Caterpillar devra rembourser les aides de l’Etat

8 octobre 2017 à 15:46

Les premiers autocars électriques arrivent à Paris

6 octobre 2017 à 19:58

L’usine de quartier alarme Montreuil et ses écoles

6 octobre 2017 à 19:46

Cédric Herrou: non au délit de solidarité

9 octobre 2017 à 09:49

Les deux Angot

8 octobre 2017 à 17:46

Che Guevara : une autre géographie de la guerre froide

8 octobre 2017 à 17:46

Au-delà de la com, la moralisation égarée

8 octobre 2017 à 17:36

Accusé de harcèlement sexuel, le magnat d’Hollywood Harvey Weinstein licencié

9 octobre 2017 à 08:39

A Lyon, le musée des Tissus fermé pour de bon lundi ?

8 octobre 2017 à 17:29

Un concours de Miss Monde pour «changer l’image des femmes en fauteuil roulant»

8 octobre 2017 à 11:56

Ibeyi: «Certaines personnes croient que Beyoncé nous a initiées»

7 octobre 2017 à 12:35

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Éditorial

Balancier

Par Alexandra Schwartzbrod — 8 octobre 2017 à 20:46
Des manifestants pro-indépendance de la Catalogne dans les rues de Barcelone, le 20 septembre.Zoom
Des manifestants pro-indépendance de la Catalogne dans les rues de Barcelone, le 20 septembre. Photo Lluis Gene. AFP

ÉditoEt si l’économie, bien plus que la diplomatie et la force policière ou militaire, était le meilleur moyen de ramener des peuples en désaccord à la raison ? Les jours qui viennent le confirmeront – ou pas -, mais ce qui s’est passé en Catalogne la semaine dernière est très éclairant. Il y a huit jours, à cette heure-ci, le leader catalan Carles Puigdemont se sentait galvanisé par les manifestations de soutien à l’indépendance, et plus encore par le recours insensé à la force ordonné par le Premier ministre espagnol pour empêcher la tenue d’un référendum. En plus de son aura de révolutionnaire, voilà que le chef des indépendantistes se voyait érigé en victime. Et plus encore quand le roi Felipe est entré dans la ronde pour fustiger les indépendantistes sans un mot sur les violences policières. Mais il a suffi que banques et entreprises tirent la sonnette d’alarme et menacent, sur fond de dégringolade boursière, de quitter la Catalogne pour que le mouvement de balancier s’inverse. D’un coup, les anti-indépendantistes (majoritaires selon les sondages) se sont sentis fondés à donner de la voix. A l’image de la réalisatrice Isabel Coixet (Ma vie sans moi), qui avait en son temps soutenu le mouvement des Indignés et qui aujourd’hui s’interroge : «En Catalogne, être opposé à l’indépendance, c’est être accusé d’être un partisan du Parti populaire [conservateur, au pouvoir] ou traité de fasciste. […] Je ne vois pas en quoi la société que nous proposent les indépendantistes sera meilleure, […] en quoi cela pourra améliorer la vie des gens.»

A l’heure de la tentation du repli sur soi et de la multiplication des murs entre les peuples, à l’heure où l’Europe tangue sous la pression du Brexit, toute autre stratégie que le dialogue et la négociation entre pro et anti-indépendance de la Catalogne serait catastrophique. Pour l’économie comme pour la démocratie.

Alexandra Schwartzbrod

Publié dans:Etranger |on 9 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

Catala buro……………………………..(04/10/2017)

Publié dans:Etranger |on 4 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………(02/10/2017)

Libération 02 octobre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Vive la Catalogne libre?

La Catalogne ? Eviter, avant toute chose, la rhétorique confortable des bons et des méchants. Le gouvernement Rajoy s’est certes glissé dimanche, avec beaucoup de brutalité, dans le costume du méchant. Il ne s’ensuit pas qu’il ait tort sur toute la ligne. Essayons d’éclaircir.

Il existe, dans le monde démocratique, un principe essentiel, consacré dans la loi internationale : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Si une majorité de Catalans, claire et nette (ce n’est pas le cas aujourd’hui), signifie sa volonté d’indépendance, on ne voit pas très bien au nom de quel principe supérieur on pourrait la lui refuser sur le long terme.

Au Canada, en Grande-Bretagne, dans des circonstances plus ou moins similaires, le Québec et l’Ecosse ont tenu des référendums d’indépendance. A chaque fois, une courte majorité a finalement préféré l’union (ce qui prouve que le mouvement de sécession n’est pas irrésistible). Mais dans le cas inverse, des négociations de séparation juridique se seraient engagées aussitôt. Même chose en France pour la Nouvelle-Calédonie, qui pourra l’année prochaine gagner son indépendance. Au regard de cette pratique courante, le refus espagnol de tout référendum est une anomalie. Et dans le ciel des principes, la Catalogne a le droit à l’indépendance.

Mais en politique, les décisions ne se jugent pas seulement en principe, mais aussi en opportunité, c’est-à-dire en examinant concrètement les conséquences probables d’une déclaration d’indépendance unilatérale. C’est là que tout se complique. Quel sera par exemple le sort des Catalans qui veulent rester espagnols ? Leurs droits individuels seront-ils respectés ? Ou bien devront-ils se soumettre sans discuter à un pouvoir nouveau, serait-il intolérant ? Et surtout, comment maîtriser le processus de dissolution que l’indépendance catalane risque de mettre en mouvement ? Après la Catalogne, le Pays Basque, les Baléares, et même la Galicie, demanderont à sortir de la nation espagnole. Comment le peuple espagnol réagira-t-il à ce démembrement ? Cette réaction est-elle par nature illégitime ? On imagine ce que provoquerait en France la perspective de voir la Corse, les territoires historiques basques et catalans, et bientôt – pourquoi pas ? – la Bretagne et l’Alsace, régions à la personnalité affirmée, sortir de la République française. Hypothèse chimérique ? Sans doute. C’est pourtant ce que l’Espagne, elle, devra affronter…

Au bout du compte, ce pandémonium identitaire rendra-t-il les peuples plus heureux ? C’est la vraie question. Les Slovènes, les Croates, les Kosovars, les Bosniaques ont gagné leur indépendance par la force des armes. L’attitude impérieuse et brutale de la Serbie rendait la guerre pratiquement inévitable et ces quatre peuples étaient dans leur droit. Mais on connaît le coût humain de ce processus : quelque 200 000 morts. Avec le recul, il est évident que les solutions de compromis proposées par les médiateurs européens au début du conflit yougoslave eussent été de loin préférables. Le précédent yougoslave devrait inciter chacun à la retenue.

En tout état de cause, il faut, dans ces affaires incandescentes jouer la montre, ce que la France a fait avec sagesse dans le cas de la Nouvelle-Calédonie. Quand on a patienté plusieurs siècles, on peut attendre une ou deux décennies, choisir la négociation, la temporisation, le combat politique et non l’affrontement violent. On dira que ce sont des bonnes paroles. Peut-être. Mais l’autre chemin, c’est celui de la violence nationaliste.

Et aussi

François Bayrou estime que la réforme de l’ISF décidée par son ami Macron n’est pas «équilibrée». Il a mis un certain temps à s’en apercevoir… Il propose de taxer comme naguère les «signes extérieurs de richesse». Pourquoi pas ? Mais outre qu’il est difficile de taxer des bien meubles, comme les bateaux ou les chevaux, les moyens d’évasion fiscale sont multiples. Si l’on prend l’exemple des bateaux, la plupart des yachts de luxe sont déjà immatriculés à l’étranger. Selon certaines estimations, on ne taxerait que quelques dizaines d’unités tout au plus. Pas de quoi «équilibrer» la réforme.

Laurent Joffrin
Publié dans:Etranger, Politique |on 2 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………….(26/09/2017)

Libération 26 septembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Tradis et pédagos : nouvelle saison

En démissionnant avec éclat du Conseil supérieur des programmes pour cause de mésentente avec son ministre Jean-Michel Blanquer, son président Michel Lussault rouvre une de ces polémiques éducatives dont la France est friande. Dans une chorégraphie bien réglée, les deux camps traditionnels ressortent les rapières de leur fourreau et font sonner buccins et trompettes. «Tradis» contre «pédagos» : Lussault a remis une pièce dans le bastringue. Chaque armée a ses ridicules. Les «tradis» soupirent après l’école d’antan, blouses grises et coups de règles sur les doigts, oubliant de rappeler que l’école de jadis, divisée en deux filères quasi-étanches, primaire professionnel d’un côté, secondaire supérieur de l’autre, plaçait les enfants de familles modestes dans la première, les fils et filles de bourgeois (ou de profs…) dans la deuxième. Les réformes entreprises depuis ont pour but d’améliorer l’égalité des chances entre les classes sociales. Serait-ce un crime ? Au demeurant, elles n’ont pas toutes été menées par des gens de gauche. C’est un ministre de droite, René Haby, qui a pris la décision fondamentale de créer le collège unique à partir de la sixième, que les conservateurs, sans le dire ou en le disant, voudraient abolir.

Mais les progressistes donnent souvent des verges pour se faire corriger, comme dans les collèges anglais d’autrefois. Leur prédisposition au jargon les expose aux quolibets, qui sont redoutables dans les polémiques publiques. Quand on remplace le mot «piscine» par «milieu aquatique standardisé» (pour inclure les bassins de rivières, par exemple), on endosse le costume des Précieuses Ridicules et on part dans le débat public avec un handicap irrattrapable. Quand on laisse entendre que l’enseignement de l’histoire des religions est obligatoire, mais celui du mouvement des Lumières facultatif, maladresse vite corrigée par Najat Vallaud-Belkacem, on offre sur un plateau des arguments en or à ses adversaires. Lussault échappe à ces caricatures. Mais le théâtre éducatif français lui assignera le rôle du «pédago-dingo» responsable d’un désastre scolaire apocalyptique. Bon courage !

Il y a plus sérieux dans cette affaire. La déploration catastrophiste des Finkielkraut, Polony et autres prophètes de malheur, qui emplissent les pages de Valeurs actuelles et du Figaro est parfaitement outrancière. Dans les classements internationaux, le système scolaire français se situe en milieu de classement, devant celui des Etats-Unis par exemple. Rien d’un désastre. Mais le niveau moyen, c’est un fait, a tendance à s’effriter depuis dix ans, en dépit des moyens considérables mobilisés par la nation et des innombrables réformes mises en œuvre depuis cinquante ans (à cause d’elles, disent les procureurs). Et surtout, le but initial – démocratiser l’enseignement – n’est guère atteint. Sur cette période, malgré le collège unique et le bac pour 80% des élèves, l’égalité des chances a légèrement régressé. Tel est le vrai problème, que les deux camps ont tendance à noyer sous un déluge d’invectives creuses. On ne reviendra pas à l’école de Marcel Pagnol ni à «la Dernière classe» d’Alphonse Daudet. Mais les progressistes ne peuvent se contenter de dire : «Depuis que vous prenez mes médications vous vous sentez de plus en plus mal ? C’est que vous n’en avez pas pris assez…»

Et aussi

Le discours sur l’Europe qu’Emmanuel Macron prononce à la Sorbonne est important. On dit qu’il va tomber à plat après les élections allemandes, qui ont vu les eurosceptiques gagner en influence. Le chef du parti libéral allemand, pressenti pour une coalition avec Angela Merkel, a nommément rejeté, avec éclat, les idées macroniennes. Mais c’est une réflexion à courte vue. Sur le fond, il n’est d’autre voie pour sauver l’Union face aux populistes que de mieux l’intégrer et lui donner les moyens d’une politique industrielle, sociale et migratoire plus cohérente, qui offre un avenir lisible aux peuples du continent. Les jérémiades germaniques sur l’excès des dépenses – que la République fédérale devrait soi-disant acquitter – sont des arguments de boutique et de radinerie face aux enjeux fondamentaux de l’affaire. Macron a donc cent fois raison de persister.

Les élections allemandes ouvrent de nouveau le robinet à clichés. Si l’extrême droite progresse, disent les uns, c’est à cause de l’immigration. Non ! Disent les autres : c’est en raison de l’inégalité sociale, mère de tous les vices. Double problème : l’AfD progresse dans un pays où le chômage a été ramené à moins de 5% de la population active. Difficile d’incriminer le sous-emploi. Frauke Petry, leadeuse du parti xénophobe, réalise 47% des voix dans son fief, où la situation économique est plutôt florissante. Limites du sociologisme… Mais le score du parti d’extrême droite est très supérieur à la moyenne dans les anciens Länder de l’est, où les difficultés sociales sont plus graves. Limites du culturalisme… A vrai dire, les deux facteurs – immigration et pauvreté – ne se substituent pas l’un à l’autre. Ils se conjuguent.

Laurent Joffrin
Publié dans:Etranger, Politique |on 26 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Sanctions………………………..(12/09/2017)

Publié dans:Etranger |on 12 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Que cherche-t-il, le dictateur ? (03/09/2017)

Publié dans:Etranger |on 3 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Ou comment se faire des amis………………….(26/08/2017)

Jupiter

La Pologne irrite Macron, et vice versa

Par Jean Quatremer — 25 août 2017 à 21:01
Emmanuel Macron, à Varna, vendredi.Zoom
Emmanuel Macron, à Varna, vendredi. Photo Vadim Ghirda. AP

Le gouvernement polonais s’oppose à la volonté du président français de modifier les conditions du détachement des travailleurs.

Emmanuel Macron n’aime pas qu’on lui résiste. La Pologne, dirigée par les démagogues du parti Droit et Justice (PiS), vient de s’en apercevoir. Agacé par son refus de durcir les conditions du détachement des travailleurs, comme il le souhaite, le président de la République s’est livré vendredi à une attaque d’une rare brutalité contre Varsovie, à l’issue d’une tournée qui l’a mené en Autriche, en Roumanie et en Bulgarie. S’exprimant à Varna (Bulgarie), Macron a martelé quele peuple polonais méritait mieux que des dirigeants qui refusent de lutter contre le dumping social : «La Première ministre aura beaucoup de mal à expliquer qu’il est bon de mal payer les Polonais.» Selon lui, Varsovie «se met en marge» de l’Union en allant «à l’encontre des intérêts européens sur de nombreux sujets». Ajoutant : «La Pologne n’est en rien ce qui définit le cap de l’Europe [qui] s’est construite pour créer de la convergence, c’est le sens même des fonds structurels que touche la Pologne.» Une menace à peine voilée de revoir à la baisse une manne qui représente 4 % de son PIB…

Malaise

Réplique immédiate de Beata Szydlo, la Première ministre polonaise : «Peut-être que ses déclarations arrogantes sont dues à son manque d’expérience et de pratique politique, ce que j’observe avec compréhension, mais j’attends qu’il rattrape rapidement ses lacunes et qu’il soit à l’avenir plus réservé.» Ambiance. Manifestement, Macron cherche à isoler le noyau dur formé par la Pologne et la Hongrie, qui s’opposent à toute réforme de la directive de 1996 sur les travailleurs détachés. Et à briser définitivement le front que constituent encore les anciennes «démocraties populaires», les pays Baltes étant à part, déjà dans l’euro et plus proches des Etats nordiques. La stratégie est risquée car elle pourrait aboutir à l’effet inverse, d’autant que les dirigeants qu’il a rencontrés ont ressenti un certain malaise face à l’attitude du chef de l’Etat : «Franc et direct, certes, ce qui nous change de François Hollande, mais au point de paraître impoli et beaucoup trop dur», résume un diplomate de haut rang de l’un de ces pays. «Il nous a beaucoup demandé, sur le détachement des travailleurs, bien sûr, mais aussi sur l’Europe de la défense et l’achat de matériel militaire européen, mais il ne nous a rien offert en retour», souligne ce même diplomate. En Roumanie et en Bulgarie en particulier, on n’a guère apprécié que Macron soit revenu sur la promesse de son prédécesseur de les faire entrer dans Schengen en deux temps : d’abord les aéroports puis, les frontières terrestres. «Ça va braquer notre opinion publique», se désole un diplomate roumain. Surtout que personne n’a compris le lien qu’il a fait entre Schengen et la réforme du droit d’asile, deux questions distinctes… «En braquant les projecteurs sur le détachement des travailleurs, il a réveillé nos classes politiques, ce qui va réduire la marge de manœuvre de nos gouvernements», regrette aussi un haut fonctionnaire de l’Est.

L’attitude de Macron est pour le moins contre-productive s’il joue sur le fait que la majorité des pays d’Europe centrale et orientale ne veut absolument pas se retrouver en «seconde division» au moment où il entend bien, avec Berlin, relancer l’approfondissement de l’Union et surtout de son cœur, la zone euro, à laquelle Bucarest et Sofia entendent bien un jour adhérer. Car pour quelles raisons ces pays accepteraient-ils de sacrifier leurs intérêts économiques à court terme si Macron leur signifie en même temps qu’ils ne sont pas près de rejoindre le centre de l’Europe ?

Tour de vis

Pour le moins troublés, les pays d’Europe centrale et orientale ménagent pour l’instant la chèvre et le chou. Macron rentre seulement en France avec la certitude qu’il y aura une réforme de la directive de 1996 d’ici le mois d’octobre, comme s’y sont engagés les Premiers ministres qu’il a rencontrés. Mais laquelle ? Car il existait déjà en juin une majorité qualifiée pour adopter une proposition de la Commission européenne donnant un tour de vis aux conditions du détachement, proposition que la France a bloquée dans l’espoir d’aller encore plus loin (lire Libération du 24 août). Publiquement, les responsables de ces pays se sont bien gardés de donner la moindre indication de ce qu’ils seraient prêts à accepter. Macron, de son côté, n’a pas été plus disert et s’est contenté de répéter ses attaques contre la directive de 1996, une figure imposée de la politique française : «Telle qu’elle fonctionne, elle est une trahison de l’esprit européen dans ses fondamentaux», a-t-il lancé. «Le marché unique européen et la libre circulation des travailleurs [il s’agit en fait de la libre prestation de services, ndlr] n’ont pas pour but de favoriser les pays qui font la promotion du moindre droit social», ce qui «dans nos pays nourrit le populisme et érode la confiance dans le projet européen». Autant dire que les négociations ne font que débuter.

Pire, le président de la République a dû reculer sur un point important : le détachement des conducteurs routiers ne sera pas inclus dans la future directive, mais fera l’objet d’un texte à part, l’Espagne et le Portugal ayant menacé de rejoindre le camp des durs si on sacrifiait leurs intérêts dans ce secteur… Obtiendra-t-il au moins la limitation à 12 mois du détachement, un point central de la position française, alors que la Commission propose 24 mois ? «A mon avis, on va vers 18 mois», parie un fonctionnaire roumain, sachant que la durée moyenne d’un détachement ne dépasse pas 4 mois en moyenne.

Jean Quatremer

Publié dans:Etranger, Politique |on 26 août, 2017 |Pas de commentaires »
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