Archive pour la catégorie 'Etranger'

La lettre de Laurent Joffrin…………..(02/03/2018)

Libération 02 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

L’obsession des frontières

Lentement mais sûrement, la peste nationaliste continue de produire ses effets délétères. Donald Trump décide d’instaurer des droits de douanes sur les importations d’acier. Il veut protéger son industrie sidérurgique : on peut le comprendre. Mais cette décision suscite la colère des alliés les plus sûrs des Etats-Unis : l’Union européenne, le Canada et la Corée du Sud. Outre qu’il handicapera les entreprises du secteur dans ces trois zones et renchérira les coûts de production aux Etats-Unis, ce protectionnisme agressif risque fort de déboucher sur une guerre commerciale entre les grandes nations industrielles, qui réduira les échanges et augmentera les prix. Theresa May tente de s’extraire du piège dans lequel le Brexit a jeté le Royaume-Uni. Elle veut sortir du marché unique sans en sortir, conserver ses avantages sans en accepter les inconvénients. Du coup, les rapports se tendent entre Londres et Bruxelles. La presse populaire déverse un torrent d’insanités sur l’Union européenne, laquelle n’est pas prête à se laisser faire. L’hostilité s’installe de part et d’autre de la Manche.

A cela s’ajoute l’inextricable imbroglio de la frontière entre Irlande du Nord et du Sud. L’Irlande est dans l’UE, l’Ulster fait partie de la Grande-Bretagne, qui sort de l’UE. Le Brexit suppose donc le rétablissement d’une ligne de démarcation entre les deux Irlandes, avec contrôles policiers et droits de douane. Mais l’abolition de toute frontière physique était une des conditions de l’apaisement du conflit avec l’IRA. Le Brexit fait maintenant planer la menace d’un nouvel affrontement entre Irlandais et Anglais, et d’une nouvelle tension entre Irlandais catholiques et protestants. Belle réussite… Jusqu’ici les grandes démocraties avaient choisi la voie de la coopération, en réglant pacifiquement leurs différends. Le populisme les entraîne dans les impasses de l’hostilité permanente. Le nationalisme repose sur l’idée que chacun peut se retrancher derrière ses frontières pour défendre ses intérêts. Tout le monde y gagne, disent ses partisans. Il faut craindre, en fait, que tout le monde y perde.

Laurent Joffrin
Publié dans:Etranger |on 2 mars, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………(22/02/2018)

Libération 22 février 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Assad le gagnant

Il fallait «parler avec Assad». Il fallait d’abord «battre l’Etat islamique» et dans cette lutte, Assad était un allié et un moindre mal. Ceux qui ont préconisé cette realpolitik – une partie de la droite française, d’autres adeptes du «réalisme», sans parler de l’extrême droite unanime – devraient s’expliquer plus avant. Comme il le fait depuis le début du conflit, Assad ne recule devant rien pour retrouver l’emprise traditionnelle de son clan sur la Syrie. Bombardements aveugles de quartiers ou de villes entières, massacres de civils, usage des bombes chimiques prohibées depuis les années 30 dans le monde entier : il faut avoir les nerfs solides et la conscience bien endormie pour défendre le bourreau de la Ghouta, ce faubourg de Damas aujourd’hui menacé d’un «cataclysme humanitaire», selon les mots du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

La lutte contre Daech ? Elle fut l’œuvre des Kurdes, des Irakiens et de la coalition emmenée par les puissances occidentales mais aussi approuvée par nombre de pays arabes. Lesquels Kurdes sont maintenant remerciés par un abandon sans cérémonie de la part des puissances qu’ils ont épaulées, souvent en première ligne. Assad a fait très peu contre Daech, qu’il a utilisé comme repoussoir pour justifier son maintien en place. Certes, il bénéficie du soutien de minorités syriennes qui craignent plus que tout les islamistes. Certes, il arrive qu’une dictature vaille mieux qu’une situation d’anarchie guerrière encore plus dommageable aux populations civiles. Mais le relâchement de la pression sur le régime laisse libre cours à ses penchants les plus cruels. Asssad veut punir ses opposants, les moins islamistes en tête, dans la mesure où ils étaient à l’origine les plus dangereux, pour la bonne raison que leur cause était juste.

Pour avoir reculé devant des sanctions sérieuses quand la ligne rouge des bombardements chimiques a été franchie par le régime de Damas en 2013, les démocraties doivent maintenant contempler, impuissantes, le martyre des populations qui ont soutenu l’opposition syrienne. L’Iran et la Russie ont repris la main dans la région. Où est la victoire géopolitique dont on se gargarisait au départ ? Au fond, les «réalistes» se trompent aussi souvent, sinon plus, que les supposés «droit-de-l’hommistes». On a accepté le déshonneur de l’abstention face à Assad pour éviter un conflit encore plus sanglant. On a maintenant les deux.

Laurent Joffrin
Publié dans:Etranger |on 22 février, 2018 |Pas de commentaires »

L’édito d’AS……………………………….(12/02/2018)

édito

Bête noire

Par Alexandra Schwartzbrod — 11 février 2018 à 20:46

ÉditoC’est l’engrenage que le monde redoute : l’entrée d’Israël dans l’inextricable conflit syrien. Depuis le début de la guerre, en 2011, des accrochages avaient déjà eu lieu de part et d’autre de la frontière entre les deux pays, et même des incursions israéliennes dans l’espace aérien syrien pour détruire des cibles militaires dangereuses pour la sécurité de l’Etat hébreu, tels des convois d’armes à destination du Hezbollah libanais. Mais c’est la première fois qu’Israël engage une aussi lourde attaque contre des sites non seulement syriens mais aussi iraniens. C’est là que les choses se corsent. Car l’Iran n’est pas le Hezbollah, ni même la Syrie, c’est une puissance régionale majeure devenue au fil des ans la bête noire des autorités israéliennes. A bien y regarder, tous les ingrédients de l’escalade militaire sont aujourd’hui réunis. A Damas, Bachar al-Assad a repris de l’assurance, sorti indemne par on ne sait quel miracle – ou plutôt malédiction – de la boucherie en cours depuis sept ans. En Iran, où l’on célèbre en grande pompe l’anniversaire de la révolution islamique, les autorités ont tout intérêt à resserrer les rangs de la population contre l’ennemi israélien après les débuts de révolte intérieure. Enfin, en Israël, le chef du gouvernement, Benyamin Nétanyahou, fragilisé par une série d’affaires, peut être tenté de profiter de la crise pour faire diversion ou juste marquer des lignes rouges et montrer qui est le chef. Le signal de la désescalade, si désescalade il y a, ne viendra ni de Washington ni de l’ONU, mais de Moscou, qui apparaît comme un acteur clé dans cette affaire. Bien qu’allié de l’Iran dans le conflit syrien, Vladimir Poutine a toujours pris soin de maintenir le lien avec Israël (dont plus de 20 % de la population est d’origine russe). A priori, il a tout à gagner à calmer le jeu. Ne serait-ce que pour apparaître comme le vrai tireur de ficelles dans la région.

Alexandra Schwartzbrod

Liberation.fr
Publié dans:Etranger |on 12 février, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………(08/02/2018)

Libération 08 février 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

«Ebdo» contre Hulot

Y a-t-il une affaire Hulot ? Ou bien une affaire de presse ? Le ministre est accusé – de viol, d’agression ? – sans qu’on connaisse celle qui l’accuse, sinon par la rumeur. Il se défend avec véhémence. L’Ebdo, nouveau journal qui se veut différent des autres, en fait sa une. Pour être franc, la lecture de l’article laisse un peu perplexe. Il est de tradition, dans la presse du vieux monde, de poser quatre questions : qui, quand, quoi, où ? (en anglais, les quatre «W» : who, when, what, where ?).

Qui ? On ne sait, même si on croit deviner. Quand ? En 1997, ce qui n’est pas très précis. Où ? Dans une résidence d’Hulot, mais laquelle ? Quoi ? Un «acte sous contrainte». Mais lequel ? Mystère. On ajoute que les faits sont prescrits, ce qui rend l’enquête judiciaire impossible, et qu’une déposition a été faite auprès des gendarmes, mais on ne sait pas où, ni ce qu’il y a dedans. Un peu court, tout de même.

Les propos tenus par la victime putative et sa famille ont des accents de vérité. Mais les dénégations d’Hulot en ont tout autant. Il affirme de surcroît que la gendarmerie a classé sans suite. Bref, les éléments tangibles manquent à ce stade. Fallait-il publier ? On laissera chacun à sa conscience.

Et aussi

Les députés LREM ont des états d’âme. Ils ont déposé des amendements tempérant la prochaine loi sur l’asile des migrants. Le gouvernement n’en veut pas. Depuis le début, l’exécutif a choisi la manière forte dans ce domaine. Le «en même temps» qui sert de mantra à la majorité ne s’applique pas à tout le monde…

Le régime syrien, si l’on en croit des récentes informations, crédibles, continue de bombarder sa propre population avec des armes chimiques, interdites par toutes les nations civilisées depuis les années 30. Ceux qui répétaient avec insistance qu’il fallait «parler à Assad» ne semblent guère pressés de le faire dans cette circonstance.

Laurent Joffrin
Publié dans:Etranger, Politique |on 8 février, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………….(14/11/2017)

Libération 14 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Inclusif·ve·s ?

Changer la langue, pourquoi pas ? Elle change tout le temps. L’Académie française n’y peut pas grand-chose. Elle s’est illustrée par son habileté en donnant aux partisans de «l’écriture inclusive», destinée à rendre aux femmes leur place légitime dans l’usage du français, un argument en or. Ainsi ce sont les croûtons chamarrés qui s’opposent à la réforme : c’est donc qu’elle est de toute évidence progressiste. Voilà un service rendu à la cause féministe…

Il faut aller un peu plus loin. Rationaliser les accords, féminiser les titres professionnels, éliminer les expressions ou les règles évidemment machistes : cela se conçoit très bien. Mais il est une proposition à laquelle tout défenseur de la langue française doit s’opposer avec la plus grande énergie : le «point médian». Cette intempestive prolifération des «·e» et des «·s» est absurde. Elle est doublement illisible : dès qu’on dépasse les deux occurrences par paragraphe, le texte ralentit automatiquement la lecture en accrochant l’œil par une succession de protubérances grotesques ; et il est impossible de la lire à haute voix. Essayez : comment prononce-t-on «les avocat·e·s» ? Faut-il dire «les avocats» ? On supprime dans ce cas le féminin pourtant écrit noir sur blanc. «Les avocates» ? On élimine le masculin, ce qui va tout de même un peu au-delà des ambitions de la réforme. «Les avocateuesses» ? Elégance rare. «Les avocat, point e point s» ? Commode…

Résistance machiste ? Conservatisme obtus ? Argument facile et idiot. Toujours cette intolérance sommaire des militants, en permanence prêts à sacrifier le beau au bien… La création d’une novlangue bien-pensante servira-t-elle vraiment la cause des femmes ? Elle aura pour effet immédiat de diviser la population, de déclencher une sorte de guerre civile sémantique qui fera perdre beaucoup de temps à tout le monde. Pour introduire l’écriture inclusive, il faudrait commencer par exclure ceux qui pensent mal ? D’ailleurs les langues où ces questions d’accord ne se posent pas (elles sont nombreuses à ne pas accorder les adjectifs ou à utiliser le neutre) ont-elles favorisé l’émancipation féminine ? On doute…

Un essai pour voir. Soyons un instant «inclusifs» jusqu’au «point médian» : revient-il aux militant·e·s de décréter la langue ? La langue parlée par les un·e·s et les autres (autre·e·s ou autres ?) doit-elle obéir aux oukases (oukase·e·s ?) des théoricien·e·nes politiquement correct·e·s ?, des leader·euse·s champion·ne·s parmi les bien-pensant·e·s. Ne risque-t-on pas l’émergence d’un charabia digne des précieux·se·s ridicules, combattu·e·s par d’aussi caricaturaux·ales vieux·ieilles barbon·ne·s réactionnaires ? Joli débat… Et la littérature ? Faudra-t-il rebaptiser quelques romans ? Les Possédé·e·s de Dostoïevski ; Les Plaideur·se·s de Racine, etc. Il y a sûrement d’autres possibilités, plus élégantes, que des grammairiens ouverts pourraient proposer. Dans le cas inverse, on passe de Simone de Beauvoir à Orwell. Il y a mieux à faire pour les partisan·e·s de l’égalité…

Et aussi

Carles Puigdemont est critiquable à beaucoup d’égards. Mais il reste dans la culture démocratique. Il accepte le jeu des élections et annonce même qu’il est prêt à «ralentir» le processus d’indépendance pour négocier avec Madrid. Voilà qui est raisonnable ; il revient au gouvernement Rajoy de saisir cette perche, faute de quoi la responsabilité d’un éventuel affrontement reposera aussi sur ses épaules.

Laurent Joffrin
Publié dans:CULTURE, Etranger |on 14 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

L’horreur continue………………..(02/11/2017)

Publié dans:Etranger, TERRORISME |on 2 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Les surprises de Ducky………………(30/10/2017)

Publié dans:"AFFAIRES", Etranger |on 30 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

Caramba………………………………(27/10/2017)

Publié dans:Etranger |on 27 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito d’AS……………………………(09/10/2017)

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Éditorial

Balancier

Par Alexandra Schwartzbrod — 8 octobre 2017 à 20:46
Des manifestants pro-indépendance de la Catalogne dans les rues de Barcelone, le 20 septembre.Zoom
Des manifestants pro-indépendance de la Catalogne dans les rues de Barcelone, le 20 septembre. Photo Lluis Gene. AFP

ÉditoEt si l’économie, bien plus que la diplomatie et la force policière ou militaire, était le meilleur moyen de ramener des peuples en désaccord à la raison ? Les jours qui viennent le confirmeront – ou pas -, mais ce qui s’est passé en Catalogne la semaine dernière est très éclairant. Il y a huit jours, à cette heure-ci, le leader catalan Carles Puigdemont se sentait galvanisé par les manifestations de soutien à l’indépendance, et plus encore par le recours insensé à la force ordonné par le Premier ministre espagnol pour empêcher la tenue d’un référendum. En plus de son aura de révolutionnaire, voilà que le chef des indépendantistes se voyait érigé en victime. Et plus encore quand le roi Felipe est entré dans la ronde pour fustiger les indépendantistes sans un mot sur les violences policières. Mais il a suffi que banques et entreprises tirent la sonnette d’alarme et menacent, sur fond de dégringolade boursière, de quitter la Catalogne pour que le mouvement de balancier s’inverse. D’un coup, les anti-indépendantistes (majoritaires selon les sondages) se sont sentis fondés à donner de la voix. A l’image de la réalisatrice Isabel Coixet (Ma vie sans moi), qui avait en son temps soutenu le mouvement des Indignés et qui aujourd’hui s’interroge : «En Catalogne, être opposé à l’indépendance, c’est être accusé d’être un partisan du Parti populaire [conservateur, au pouvoir] ou traité de fasciste. […] Je ne vois pas en quoi la société que nous proposent les indépendantistes sera meilleure, […] en quoi cela pourra améliorer la vie des gens.»

A l’heure de la tentation du repli sur soi et de la multiplication des murs entre les peuples, à l’heure où l’Europe tangue sous la pression du Brexit, toute autre stratégie que le dialogue et la négociation entre pro et anti-indépendance de la Catalogne serait catastrophique. Pour l’économie comme pour la démocratie.

Alexandra Schwartzbrod

Publié dans:Etranger |on 9 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

Catala buro……………………………..(04/10/2017)

Publié dans:Etranger |on 4 octobre, 2017 |Pas de commentaires »
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