Archive pour la catégorie 'Etranger'

Sacré Ducky……………….(15/08/2017)

Editorial

Sécession

Par Alexandra Schwartzbrod — 13 août 2017 à 20:56
A Charlottesville, samedi. Un militant d’extrême droite menace d’égorger les contre-manifestants qui lui font face.Zoom
A Charlottesville, samedi. Un militant d’extrême droite menace d’égorger les contre-manifestants qui lui font face. Photo Chip Somodevilla. AFP

ÉditoOn a beaucoup ricané sur le départ en vacances de Donald Trump qui avait juré, avant d’être élu, qu’il ne se comporterait pas comme ce glandeur d’Obama qui ne dérogeait jamais à son break estival. Finalement, on aurait préféré que le président américain aille au bout du concept et décroche vraiment. Car en une semaine de conférences de presse et de tweets sur son lieu de villégiature, il vient de mettre sur le pied de guerre non seulement l’Asie (il s’est dit prêt, mercredi, à bombarder la Corée du Nord) et l’Amérique du Sud (il a menacé samedi d’intervenir militairement au Venezuela), mais aussi les Etats-Unis d’où des images de haine, d’un autre âge, nous sont parvenues ce week-end. Des scènes de guerre civile qu’il a condamnées tardivement et de façon ambiguë. Certes, Trump a été élu en montant une moitié de l’Amérique contre l’autre, appuyé par certains conseillers proches de la droite la plus radicale et des suprémacistes blancs, mais l’on n’imaginait pas voir un jour le président des Etats-Unis renvoyer dos à dos manifestants antiracistes et néonazis.

Si Donald Trump s’obstinait dans son ambiguïté, cela donnerait carte blanche à tous ces fous furieux qui rêvent d’en découdre avec les minorités et de restaurer le règne des Blancs. Signe qu’il s’agit sans doute d’une des grandes peurs du moment, la guerre civile américaine est au programme de cette rentrée littéraire avec un formidable premier roman, American War, d’un jeune canado-égyptien, Omar El Akkad, en librairie la semaine prochaine. Les ressorts de cette deuxième guerre de Sécession (l’intrigue se déroule en 2075) sont davantage liés au réchauffement climatique mais ils portent en germe cette fracture fratricide dont on a eu ce week-end un avant-goût à Charlottesville. Le retour des Sudistes contre les Nordistes. Un récit doublement glaçant au vu de l’actualité.

Alexandra Schwartzbrod

Liberation.fr
Publié dans:Etranger |on 15 août, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito d’AS…………………………(10/08/2017)

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Folie

ÉditoLe concept de dissuasion nucléaire est, depuis plusieurs décennies, le socle de la géopolitique mondiale. Il est basé sur la peur. La peur d’être, en cas d’agression, pulvérisé en représailles. L’adversaire doit être convaincu que l’autre est prêt à utiliser l’arme atomique, le but étant bien sûr qu’il ne le fasse pas. Cette stratégie comporte une grosse part de bluff, et donc de réfléchi, de rationnel. Le plus fort est celui qui a les nerfs les plus solides. Dans le concours de virilité qui fait trembler la planète, aucun des deux protagonistes, Donald Trump et Kim Jong-un, ne correspond à ce profil. Nous sommes dans une autre dimension où règnent en maîtres l’irrationnel et la folie. Et aussi une bonne part de bêtise.

La dissuasion nucléaire a, depuis sa conception, pris tour à tour diverses formes : du fort au fort, du fort au faible, ou du fort au fou. Voilà le scénario, digne de Stanley Kubrick, du fou au fou. Donald Trump et Kim Jong-un sont en effet tous deux capables d’appuyer sur le bouton dans un moment de furie, hystérisés par leur propre rhétorique. Et le plus fou n’est pas forcément celui auquel on pense en premier. Les propos entendus mardi soir dans la bouche de Donald Trump ne valent pas mieux que les imprécations de Kim Jong-un. La suite des événements, et donc le sort de la planète, dépend désormais des entourages des deux dirigeants. Xi Jinping, le président chinois, qui apparaît aujourd’hui (qui l’eût cru ?) comme un élément pacificateur, saura-t-il calmer le leader nord-coréen ? James Mattis et Rex Tillerson, les secrétaires d’Etat américains à la Défense et aux Affaires étrangères, auront-ils les moyens de raisonner le président américain ? On sait en tout cas de qui on ne peut rien attendre : le gouvernement français qui, par la voix de son porte-parole, saluait mercredi la «détermination» de Trump. Il est temps qu’il prenne des vacances.

Alexandra Schwartzbrod

Lineration.fr
Publié dans:Etranger |on 10 août, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito d’AS……………………………..(08/08/2017)

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Bloqué

ÉditoBachar al-Assad sera-t-il un jour jugé pour crimes contre l’humanité ? Il ne faudrait surtout pas renoncer à cette idée. Depuis 2011, le dictateur syrien massacre son propre peuple en toute impunité, échappant à toute poursuite et condamnation grâce à la protection de son puissant allié russe. Car il en va des commissions d’enquête internationales comme des tentatives de règlements diplomatiques : qu’un seul pays s’oppose à un accord ou une résolution et c’est le système tout entier qui est bloqué.Tant que Moscou jouera de son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU, la commission d’enquête créée par les Nations unies sur la Syrie ne servira qu’à faire porter des chrysanthèmes aux familles des victimes. Une femme l’a bien compris et pas n’importe laquelle : Carla Del Ponte, ancienne procureure des tribunaux pénaux internationaux pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, celle qui a réussi à traîner l’ex-leader serbe Milosevic devant la justice pour y répondre de crimes de guerre. En décidant de jeter l’éponge plutôt que de continuer à siéger dans une commission «qui ne fait absolument rien», elle espère sans doute accélérer la prise de conscience.

Car cette femme-là est bien placée pour savoir à quel point il est utile de juger les criminels de guerre. On a vu ce qui arrive quand les peuples se font justice eux-mêmes. En Irak comme en Libye, c’est une tragédie. L’enquête que nous publions sur les cinq ans d’activité du pôle sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité du parquet de Paris est à cet égard passionnante. Elle montre bien la lenteur du processus, l’inertie, les pressions, le découragement. Mais aussi les réussites : après plus de vingt ans, des criminels de guerre rwandais ont pu être jugés. Dans ce domaine, il n’est jamais trop tard.

Alexandra Schwartzbrod

Liberation.fr
Publié dans:Etranger |on 8 août, 2017 |Pas de commentaires »

Le racisme pur et dur n’est pas loin……………….(20/06/2017)

Publié dans:Etranger, TERRORISME |on 20 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Terrorisme…………………….(19/06/2017)

Publié dans:Etranger, TERRORISME |on 19 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Alors Ducky, ça chauffe ?? (08/06/2017)

Publié dans:Etranger |on 8 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Terrorisme…………………….(04/06/2017)

Publié dans:Etranger, TERRORISME |on 4 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Terrorisme………………………(04/06/2017)

Publié dans:Etranger, TERRORISME |on 4 juin, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito d’AS…………………….(08/04/2017)

Minuscule fenêtre

ÉditoLes frappes ordonnées par Donald Trump sur la Syrie ont eu, reconnaissons-le, quelque chose de libérateur. Comme un soulagement après toutes ces années de laissez-faire. Bachar al-Assad pensait avoir carte blanche bien à l’abri sous le parapluie russe ? Eh bien non. Il a franchi la ligne rouge de trop. Et il a fallu que ce soit Donald Trump qui le lui signale. Comme quoi, être imprévisible peut aussi avoir du bon. Il était temps de montrer à Bachar al-Assad qu’il ne jouit plus d’une impunité totale : l’inaction de Barak Obama en Syrie – après les premières attaques chimiques du régime de Damas en 2013 – restera, sur le bilan de l’ex-président américain, une tache que la population syrienne aura payé au prix fort. Mais l’on ne peut s’empêcher de redouter la suite quand on sait à quoi ont mené par le passé les interventions américaines dans la région.

Envoyer un message fort à Bachar al-Assad et Vladimir Poutine, c’est bien. S’embarquer dans une guerre unilatérale sous le coup de l’émotion et sans stratégie à la clé serait catastrophique. Après tout, qui dit de quoi Donald Trump sera capable demain quand, la semaine dernière encore, il considérait Bachar al-Assad comme un partenaire possible ? L’homme est capable de tout, c’est là l’inquiétude. Il ne faudrait surtout pas laisser croire aux va-t-en-guerre de tout poil qu’ils ont le champ libre. Surtout pas risquer l’engrenage qui conduirait à un embrasement régional et même mondial. Les jours qui viennent vont donc être déterminants. Le président américain sait maintenant qu’il ne peut détourner les yeux du Moyen-Orient et le président russe sait qu’il n’a plus carte blanche dans la région. Peut-être même est-il soulagé de voir affaibli un allié syrien qui devenait encombrant. Il y a peut-être là une minuscule fenêtre d’opportunité pour sortir de la nasse. Profiter de ce nouveau rapport de force pour plancher, dans un cadre internattional, sur une sortie de crise acceptable pour tous. Pour tous, sauf pour Bachar al-Assad, qui a prouvé cette semaine à ceux qui en doutaient encore qu’il ne peut faire partie de l’équation future.

Alexandra Schwartzbrod

Liberation.fr
Publié dans:Etranger |on 8 avril, 2017 |Pas de commentaires »

Tu parles d’une « clarification »………………….(07/04/2017)

Logo Francetv info 08h46
Alerte info
La frappe en Syrie est une « clarification » des Etats-Unis et une « condamnation » du régime de Bachal Al-Assad, selon Jean-Marc Ayrault. Suivez notre directLes Etats-Unis ont tiré une soixantaine de missiles sur la base aérienne de Shayrat, près de Homs (Syrie), dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 avril, après l’attaque chimique présumée qui a fait au moins 86 morts à Khan Cheikhoun. Cette frappe est une « clarification » des Etats-Unis et une « condamnation » de Damas, selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault. Vladimir Poutine a, lui, dénoncé une « agression » contre « un Etat souverain ».
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:Etranger |on 7 avril, 2017 |Pas de commentaires »
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