Archive pour la catégorie 'Europe'

La mlettre de Laurent Joffrin………………………(08/07/2019)

Libération 08 juillet 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Justice pour Tsípras

La défaite dimanche d’un Aléxis Tsípras passé de l’hubris au pathos a produit, chez les commentateurs, un logos quelque peu convenu, pour ne pas dire une doxa paresseuse. Le Premier ministre ayant «trahi», il a été sanctionné par ses électeurs : tel est le syllogisme souvent convoqué. Il y a pourtant une analyse moins orthodoxe, qui fait moins de place à la psyché et plus à l’alètheia (la réalité).

C’est un fait que Tsípras s’est fait élire en refusant l’austérité imposée par l’Union européenne et qu’il s’est résolu, après une volte-face spectaculaire, le lendemain d’un référendum hostile à l’Union, à l’appliquer néanmoins. «Trahison», donc. Mais c’est aussi supposer qu’il y avait une autre politique évidente, plus progressiste, qu’il aurait écartée par duplicité coupable. Or cette politique consistait à sortir de l’Union, ce qu’il a refusé, en accord sur ce point avec la majorité des Grecs. Une fois laissée seule face à ses créanciers (qui n’auraient pas disparu par magie), la Grèce aurait-elle évité l’austérité ? Rien n’est moins sûr. Privé de l’appui de l’Europe, Tsípras aurait dû négocier en direct avec le FMI et les marchés, sans l’aide financière prodiguée par l’Union. Or ces interlocuteurs ne sont guère plus accommodants que l’UE : les créanciers veulent en général récupérer leur créance ; le FMI, en tout état de cause, aurait exigé, comme il le fait toujours en pareil cas, des mesures de redressement draconiennes.

Héritant d’une situation calamiteuse, Tsípras, en fait, n’avait le choix qu’entre deux mauvaises solutions, avec ou sans l’Europe. Il a choisi la moins mauvaise à ses yeux. Etait-ce trahir que de faire la part du feu ? Ceux qui l’affirment doivent expliquer, pour convaincre, comment un pays en faillite, massivement endetté, peut éviter de passer par une phase d’austérité. On peut même avancer que ce qui est en cause, c’est l’irréalisme des promesses faites par la gauche radicale avant la victoire, qui se sont fracassées sur le mur des réalités, et non les décisions prises une fois au pouvoir, que Tsípras a courageusement décidé d’assumer, sachant qu’elles seraient par nature impopulaires et rendraient sa réélection difficile. Traître ou homme d’Etat ? Telle est la vraie question, et non l’éternel procès intenté depuis toujours par la gauche radicale à la gauche de gouvernement, au nom d’une politique en fait inexistante.

Tsípras, au demeurant, dans les limites tragiques du désastre grec, s’est efforcé de rester fidèle à ses idées. Il a ponctionné les classes moyennes et tenté d’amortir le choc pour les plus pauvres. Il a obtenu non l’annulation de la dette mais son rééchelonnement à long terme. La croissance a fait une timide apparition et le chômage a légèrement diminué. Il a accueilli un nombre considérable de réfugiés sans que l’extrême droite en sorte renforcée. Il a mené des réformes de société utiles et justes. Il a négocié un compromis sur la Macédoine (devenue Macédoine du Nord) malgré la pression infernale des nationalistes sur ce dossier hautement sensible. C’est une injustice grossière que de résumer sa politique par le mot de «trahison».

On remarquera enfin que l’électorat, déçu par Tsípras, n’a pas soutenu des candidats plus à gauche que lui, mais au contraire migré vers la droite. Les Grecs ont remis au pouvoir l’héritier d’une dynastie traditionnelle et conservatrice, dont le parti, Nouvelle Démocratie, porte historiquement la première responsabilité dans le désastre. Dans cette configuration, Syriza perd quatre points par rapport à l’élection de 2014 – défaite honorable – et incarne désormais l’opposition de gauche au nouveau pouvoir, dont la politique sera évidemment nettement plus libérale que la sienne. Politiquement, le «traître» ne se porte pas si mal.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:Europe |on 8 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

Jonas l’Européen……………………………..(03/07/2019)

Emmanuel Macron, c’est sa force, est un incorrigible optimiste. Le conclave européen, qui aurait pu se terminer en foire d’empoigne, a finalement trouvé une issue plutôt digne. Pas de quoi sauter au plafond, car, après tout, le choix du quatuor des « top jobs » correspond aux résultats des élections européennes du 26 mai.

La nomination de Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) et d’Ursula von der Leyen à la Commission, deux femmes, certes conservatrices, est une bonne nouvelle. Il n’y a donc rien à redire d’un point de vue de la pratique de la démocratie.

Ursula von der Leyen et Christine Lagarde : deux femmes prennent la tête de l’Europe

En revanche, les sujets qui fâchent ont été soigneusement glissés sous le tapis. Rôle de la BCE, contrôle des frontières, immigration, harmonisation des politiques sociales, fiscales et environnementales, choix de faire de l’Europe une vraie puissance mondiale et non pas un simple marché ouvert aux quatre vents… Les débats qui affleurent autour de l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) sont le signe que ces questions vont immanquablement atterrir sur les pupitres des nouveaux députés européens. Peut-on commercer en toute équité avec des pays comme le Brésil qui massacrent la biosphère sans le moindre scrupule ?

Pourquoi l’accord commercial UE-Mercosur fait polémique

 

Europe à deux vitesses

Une autre question, que personne n’ose vraiment aborder de front, ou alors avec des pincettes, concerne l’élargissement de l’Europe. De nombreuses voix répètent pourtant qu’il faudra bien, un jour ou l’autre, repenser le monstre ingérable que nous avons créé depuis des décennies. Certes, on peut applaudir l’exploit de réunir autant de pays dans une même enceinte, qui se parlent et ne se font plus la guerre. Mais ne faudrait-il pas réduite la voilure, lancer cette Europe à deux vitesses, avec, en première ligne, les pays vraiment décidés à faire de cette entité, exceptionnelle et si fragile, une puissance politique qui compte face aux géants mondiaux ? C’est ce que pensent de nombreux dirigeants de l’Europe de l’Ouest. Cela passe par une perte de souveraineté pour chaque Etat. Pourquoi ne pas le dire clairement ?

Emmanuel Macron est de ceux-là, même s’il avance sur la pointe des pieds sur ce chemin escarpé. Hélas, ces tenants de l’Europe politique se heurtent aujourd’hui à un mur : la montée en influence des pays de l’Est, pris dans la vague populiste. Pour eux, l’Europe n’est qu’un marché libre, éventuellement une protection contre l’ours russe et ses désirs de reconquête à l’Ouest. Mais l’idée de perdre une once de souveraineté provoque immédiatement chez eux une bouffée de paranoïa. Il faudra bien pourtant mettre cette question sur la table de la Commission de Bruxelles et du Parlement de Strasbourg.

Les Etats, face à la mondialisation galopante, ne pourront pas longtemps faire l’autruche. Cela demandera du courage politique, du doigté, mais aussi de la franchise. Il faudra assumer l’idée de resserrer les rangs autour de pays déterminés à ne pas se laisser dévorer par les Etats-Unis, le Chine et d’autres géants en devenir. Emmanuel Macron doit-il jouer les lanceurs d’alerte et proposer une nouvelle Europe ? A dix, douze, quinze pays, prêts à jouer plus collectif ? Il y a urgence. Pour en finir avec ces conclaves interminables au terme desquels la seule victoire est d’avoir trouvé un compromis, incompréhensible pour les peuples ?

Serge Raffy

Serge Raffy

L’OBS

Publié dans:Europe |on 3 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

Europe………………………………………..(03/07/2019)

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Charles Michel élu président du Conseil européen, Christine Lagarde nominée à la tête de la BCE… Découvrez l’équipe choisie par les 28 aux postes clés de l’UE
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Publié dans:Europe |on 3 juillet, 2019 |Pas de commentaires »

Enfin……………………….(22/06/2018)

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Alerte info
Grèce : les ministres des Finances de la zone euro signent un dernier accord qui met fin à la crise de la dette
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Publié dans:Europe |on 22 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Un « budget » pour l(Europe…………….(20/06/2018)

Bien sûr, il risque d’être minuscule et extrêmement contraint. Mais le fait que l’Allemagne en accepte enfin le principe est une avancée.

La réunion bilatérale de quatre heures, mardi à Meseberg, près de Berlin, entre Angela Merkel et Emmanuel Macron n’aura pas été vaine. Préparant le sommet européen du 28 juin, les deux leaders se sont entendus pour resserrer la coordination de la politique étrangère et de défense de l’Union Européenne, pour résoudre la crise migratoire qui crée tant de vagues politiques sur le vieux continent (notamment en musclant Frontex, l’agence européenne chargé des frontières), pour créer un Bureau européen chargé d’harmoniser les règles sur l’asile dans l’UE et pour achever l’union bancaire.

Mais l’annonce la plus symbolique de cette rencontre est la création d’un budget pour la zone euro. Il sera facile, bien sûr, de faire la fine bouche. Il ne s’agit que d’une minuscule étincelle dans le moteur franco-allemand en panne, un compromis qui ne changera pas grand chose à la profonde crise qui paralyse le fonctionnement de la zone euro. Mais une étincelle, après des années marquées par le vide et le froid, ce n’est pas négligeable non plus. « Avant il n’y avait rien, demain, il y aura un budget pour la zone euro », s’est félicité Emmanuel Macron, qui revient de loin dans cette affaire.

Une avancée déjà symbolique

En décidant de doter la zone euro d’un budget, avec des recettes (décidées par les dix-neuf) et des dépenses (exécutées par la Commission), Paris et Berlin ont fait le petit pas attendu depuis longtemps. Ne serait-ce que pour cette annonce, la rencontre entre les deux leaders n’aura pas été vaine.

Bien sûr, la France espérait un accord bien plus ambitieux. Bien sûr, ce ne sont pas des parlementaires qui voteront le futur budget, comme cela devrait se passer dans n’importe quelle démocratie « normale ». Bien sûr, rien n’est dit sur la taille du budget projeté (1% du PIB ? Plus ?) et il ne prévoit aucun mécanisme de stabilisation susceptible d’aider les membres à résister aux récessions. Bien sûr, le diable est dans les détails (qui devront être négociés avec les autres pays d’ici le sommet européen du 28 juin) et il faudra attendre de les connaître avant de parler de véritable progrès. Mais symboliquement, le fait que l’Allemagne accepte le principe même d’un budget, à partir de 2021, est une avancée.

Il était temps. L’euro est depuis des années en situation d’échec. Au lieu de faire converger les économies européennes, il accélère leur divergences. Au lieu de favoriser la coopération, il attise l’hostilité entre les peuples. Avant son apparition, les PIB par habitant des différents pays évoluaient au même rythme ; lorsqu’un pays était à la traîne, il dévaluait sa monnaie, ce qui relançait ses exportations. Avec l’euro, ces pays retardataires ont été privé de l’outil de la dévaluation. Pour rester compétitifs, ils étaient invités à s’infliger de sévères cures d’austérité salariales et budgétaires. Ces recettes, en pesant sur la demande, se sont avérées contre-productives. La Grèce a coulé après la crise de 2008 ; l’Italie connaît depuis 20 ans une croissance anémiée… Et l’Allemagne a pris de l’avance sur tous les autres pays, accumulant les excédents, tel Picsou et ses billets dans son coffre-piscine.

Une « Europe des transferts »

Dans une zone monétaire qui fonctionne correctement (« optimale » disent les économistes), lorsqu’une région connaît des difficultés, ses travailleurs déménagent et les autres régions lui envoient des capitaux. C’est le cas aux Etats-Unis, par exemple. Dans la zone euro, du fait des barrières de langues et de cultures, les travailleurs sont moins mobiles ; du fait de l’absence de solidarité, les pays « sans problèmes » refusent de transférer des fonds vers ceux qui en ont besoin. Et ces derniers ne se redressent pas.

D’où l’idée, poussée depuis longtemps par la France, de doter la zone euro d’un budget qui, s’il était puissant, permettrait de corriger les conséquences injustes des « chocs asymétriques » sur certains pays. Jusque là, l’Allemagne ne voulait pas en entendre parler : pas question de transformer la zone euro en « Europe des transferts ». La seule mutualisation à imposer, à leur yeux, c’était celle de la discipline.

Face à la montée des populismes – en Italie, notamment -  qui menace désormais l’Union européenne elle-même, Angela Merkel a fait une concession, en acceptant l’idée de budget. Parviendra-t-elle à l’imposer dans son pays ? Certes, l’approfondissement de la zone euro est prévu dans le contrat de gouvernement de la Grande coalition, formée depuis quelques mois entre la CDU et le SPD. Mais c’est au sein de son propre camp que la chancelière risque de rencontrer le plus de résistances. Sous pression depuis son semi-échec lors des élections de septembre, elle est au milieu d’une lutte de pouvoir acharnée avec Horst Seehofer, ministre de l’Intérieur et dirigeant de la CSU, la branche bavaroise et très conservatrice de la droite allemande.

Pascal Riché

L’OBS

Publié dans:Europe |on 20 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Heureusement qu’il n’était pas là en 1940………(10/06/2018)

Libération

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Analyse

Trump, un puéril en la demeure

Par Isabelle Hanne, Correspondante à New York — 10 juin 2018 à 20:16
Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel, entourés d’autres dirigeants, s’adressant à Donald Trump lors du second jour du G7, samedi, à La Malbaie (Québec). Zoom
Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel, entourés d’autres dirigeants, s’adressant à Donald Trump lors du second jour du G7, samedi, à La Malbaie (Québec). Photo Jesco Denzel. Bundesregierung via Reuters

Vexé par des propos du Premier ministre canadien concernant les taxes imposées par les Etats-Unis, le président américain a déclaré dans la nuit de samedi à dimanche, dans une série de tweets rageurs, qu’il retirait sa signature du communiqué commun final.

Bon an, mal an, les chefs d’Etat et de gouvernement avaient réussi à rédiger le traditionnel communiqué commun qui vient clore les sommets du G7. Il portait même le tampon «approuvé», signalant au moins un consensus de façade trouvé samedi, au terme de deux jours de discussions tendues au Québec. Mais la conférence de presse de clôture du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, pendant laquelle il a qualifié «d’insultantes» les mesures douanières prises une semaine plus tôt par les Etats-Unis et annoncé des «représailles» par le Canada à compter du 1er juillet, n’a visiblement pas été du goût de Donald Trump. Et l’a poussé à faire volte-face.

«Après les fausses déclarations de Justin durant sa conférence de presse, et parce que le Canada impose d’énormes droits de douane à nos entreprises, nos fermiers et nos ouvriers américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des droits de douane sur les voitures qui inondent le marché américain !» a-t-il tweeté dans la nuit de samedi à dimanche à bord d’Air Force One, qui l’emmenait à Singapour pour sa rencontre avec le Nord-Coréen Kim Jong-un, mardi (lire page 12). Dimanche sur Fox News, Peter Navarro, le conseiller de Trump pour le commerce déclarait : «Il y a un siège réservé en enfer pour tout dirigeant étranger qui s’engage dans une diplomatie de la mauvaise foi avec Donald Trump et tente de le poignarder dans le dos quand il s’en va.»

En un tweet (suivi par un second, tout aussi rageur, où Trump qualifie son homologue canadien de «faible et malhonnête»), le président américain a réduit à néant deux jours de discussions entre les chefs d’Etat et de gouvernement des pays du G7 – Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Canada – dans la petite ville de La Malbaie. Ces derniers mois, le président américain n’a cessé de se désolidariser des alliés traditionnels des Etats-Unis, du désengagement de l’accord de partenariat transpacifique à la sortie de l’accord nucléaire iranien. Le 31 mai, il a décidé d’appliquer des taxes douanières sur l’acier et l’aluminium de pays dont il allait retrouver une semaine plus tard les représentants autour de la table du G7. Devenu un véritable «G6 + 1», alors que gronde la guerre commerciale.

Sourire bravache

Avec sa sortie sur Twitter et son refus apparent de signer le communiqué final du sommet, Donald Trump vient contredire le satisfecit de Justin Trudeau, qui avait affirmé à peine quelques minutes plus tôt que le sommet avait été un «succès», et que les sept nations s’étaient accordées sur de nombreux sujets économiques et diplomatiques. Il a également reconnu que de profondes divergences de vues persistaient entre Donald Trump et les autres leaders, notamment sur le commerce.

Les discussions de La Malbaie ont été «tendues et souvent conflictuelles», rapporte le New York Times. Une ambiance bien rendue par un cliché capturé par l’un des photographes officiels du gouvernement fédéral allemand, très commenté sur les réseaux sociaux samedi. L’image (voir photo) montre tous les chefs d’Etat et conseillers debout, sauf Donald Trump, assis et bras croisés comme un enfant réprimandé, mais qui ne se départit pas de son sourire bravache et satisfait. En face de lui, la chancelière allemande, Angela Merkel, semble lui faire la leçon. «Dans l’une des réunions à huis clos, le Président a prononcé un long monologue, rapporte une source citée par le New York Times. A un moment, il s’en prend violemment à l’Allemagne, qui profiterait des Etats-Unis en y vendant tant de voitures. La minute suivante, il évoque son grand-père, qui était allemand, et rappelle combien il aime l’Europe.»

Publié dans:Europe |on 10 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Jonas à la manoeuvre………………(18/04/2018)

Parlement

Les manœuvres de Macron pour mener l’UE

Par Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles — 17 avril 2018 à 20:56
Emmanuel Macron au Parlement Européen à Strasbourg, mardi.Zoom
Emmanuel Macron au Parlement Européen à Strasbourg, mardi. Photo Pascal Bastien

Devant le Parlement à Strasbourg, mardi, le chef de l’Etat a ciblé les partis autoritaires au sein des conservateurs du PPE, espérant diviser le groupe majoritaire pour imposer sa propre coalition en 2019.

Emmanuel Macron a lancé sa campagne en vue des européennes de mai 2019, mardi à Strasbourg, en répondant aux questions des députés européens. Ce n’est pas un hasard si le Président a choisi cette date pour honorer l’invitation d’Antonio Tajani, le président du Parlement européen. Il l’a reconnu : «Ce moment» est «particulier», car «c’est celui qui nous sépare des élections européennes à venir, où nous aurons à faire vivre nos combats pour les idéaux qui nous ont faits».

Très combatif, Macron a proclamé qu’il n’avait renoncé à aucun de ses projets de réformes de l’UE énoncés à la Sorbonne en septembre, même s’ils sont enlisés. Surtout, il a fait le déplacement pour se positionner dans la réorganisation de l’échiquier politique européen à venir, La République en marche n’ayant aucune existence au niveau européen, faute d’élus et faute d’appartenir à l’une des grandes familles politiques.

Fantasmagorique. Dans son discours introductif, Macron a d’emblée voulu enfoncer un coin au sein du PPE (les conservateurs européens), le principal groupe politique du Parlement, qui accueille sur ses bancs des partis qui sont plus proches de l’extrême droite que des valeurs de la démocratie-chrétienne. Sans jamais citer le Fidesz du Hongrois Viktor Orbán ou les partis conservateurs alliés à l’extrême droite, à l’image des Autrichiens, il a mis en garde contre la réapparition d’une «forme de guerre civile européenne»«la fascination illibérale grandit chaque jour». «Je ne veux pas laisser s’installer cette illusion mortifère qui, ne l’oublions jamais, ici moins qu’ailleurs, a précipité notre continent vers le gouffre. L’illusion du pouvoir fort, du nationalisme, de l’abandon des libertés. Et je récuse cette idée qui gagne même l’Europe que la démocratie serait condamnée à l’impuissance. Face à l’autoritarisme qui partout nous entoure, la réponse n’est pas la démocratie autoritaire, mais l’autorité de la démocratie.»

Si Macron a abandonné l’idée, fantasmagorique, de détacher la CDU du PPE, le principal vecteur d’influence allemande au sein de l’UE, il n’a manifestement pas renoncé à affaiblir le regroupement des conservateurs, soit en le poussant à faire le ménage dans ses rangs, soit en détachant les partis les plus mal à l’aise avec ces amitiés malsaines, à l’image de l’UDI, d’une partie des LR ou de la Nouvelle démocratie grecque. Un tel éclatement du PPE, encore improbable il y a six mois, a pris davantage de consistance avec sa droitisation menée tambour battant par l’Allemand Manfred Weber, membre de la très conservatrice CSU bavaroise, secondé par le très réactionnaire Partido Populare espagnol. Le second groupe, Socialistes et Démocrates (S&D), est en lambeau après les scrutins allemands et italiens. Le Parti démocrate italien est prêt à rejoindre En marche, peu soucieux de rester dans le même groupe que le PSOE espagnol qui soutient, à cause de la crise catalane, le président PPE de la Commission, Jean-Claude Juncker, et son âme damnée et secrétaire général, l’Allemand Martin Selmayr, accusés, par leur politique migratoire, d’avoir fait le jeu des démagogues italiens. Ils sont d’autant plus sensibles aux sirènes de LREM que le Mouvement Cinq Etoiles (M5S), vainqueur des élections italiennes, a fait des offres de services à Macron…

«Petits Schäuble».La République en marche est déjà en train d’agréger autour de lui, outre les démocrates italiens et M5S, Ciudadanos, le parti de centre droit en tête des sondages en Espagne, trois quarts du groupe libéral de Guy Verhofstadt, peut-être les Verts allemands avec qui des négociations sont en cours et une partie du PPE. LREM n’exclut même plus de devenir le premier groupe du Parlement, un pari qui paraissait fou il y a quelques mois encore.

Macron a profité de ces grandes manœuvres pour envoyer un signal de fermeté à Angela Merkel, la chancelière allemande, dont le parti semble toujours aussi peu allant dès qu’il s’agit de réformer l’UE et la zone euro. Le socialiste Udo Bullmann a mis en garde le président français : «Des petits Schäuble [du nom de l’ex-ministre des Finances allemand] ont commencé à se positionner au Bundestag pour empêcher toute réforme.»

Macron n’a donc laissé aucun doute sur sa détermination à tout changer. La zone euro, avec un budget propre, une union bancaire, un ministre des Finances et un Parlement dédié. Le budget à 27, dont les dépenses devraient être conditionnées à des critères de convergence fiscale et sociale. Et les institutions, en rejetant tout élargissement aux Balkans, comme le veulent Berlin et la Commission : «On ne va pas continuer à cavaler sans réformes institutionnelles.» «Ce n’est pas le peuple qui a abandonné l’idée européenne, c’est la trahison des clercs qui la menace, a-t-il taclé. Nous ne pouvons pas aujourd’hui faire comme hier, c’est-à-dire refuser de parler d’Europe, répartir les places et accuser Bruxelles ou Strasbourg de tous les maux.» Macron veut donc répéter son succès hexagonal en faisant table rase de «l’ancienne Europe»… On aurait tort de le sous-estimer.

Jean Quatremer correspondant à Bruxelles

Liberation.fr
Publié dans:Europe |on 18 avril, 2018 |Pas de commentaires »

May en décembre…………………………(08/12/2017)

Brexit : accord entre l’UE et le Royaume-Uni sur les conditions du divorce

La Commission européenne a estimé que des « progrès suffisants » ont été atteints, ouvrant la porte à l’ouverture de la deuxième phase de négociations.

Source AFP

Modifié le 08/12/2017 à 08:40 – Publié le 08/12/2017 à 08:03 | Le Point.fr
Theresa May et Jean-Claude Juncker.
Theresa May et Jean-Claude Juncker. © JOHN THYS / AFP

La Commission européenne, qui mène les négociations du Brexit au nom de l’UE à 27, a estimé vendredi que des « progrès suffisants » ont été atteints sur les conditions du divorce avec le Royaume-Uni, ouvrant la porte à l’ouverture de la deuxième phase de négociations sur la future relation. Il revient désormais au Conseil européen, instance qui regroupe les dirigeants des États membres, de valider le constat de la Commission, est-il précisé dans un communiqué de l’exécutif européen.

« Si les 27 États membres acceptent notre évaluation, nous, la Commission européenne et notre négociateur en chef Michel Barnier, sommes prêts à entamer immédiatement les travaux de la deuxième phase des négociations », a précisé Jean-Claude Juncker. « La Commission européenne a aujourd’hui recommandé au Conseil européen [à 27, NDLR] de conclure que des progrès suffisants avaient été accomplis au cours de la première phase des négociations au titre de l’article 50 avec le Royaume-Uni », est-il expliqué. « Il appartient désormais au Conseil européen [à 27] de décider le 15 décembre 2017 si des progrès suffisants ont été effectivement réalisés pour passer à la deuxième étape des négociations », poursuit le communiqué.

Trois dossiers prioritaires

Les avancées exigées par l’UE ont été réalisées dans les trois dossiers jugés prioritaires : la gestion de la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord, le règlement financier de la séparation et les droits des citoyens expatriés. « Les citoyens de l’Union vivant au Royaume-Uni et les citoyens britanniques installés dans l’UE à 27 conserveront les mêmes droits une fois que le Royaume-Uni aura quitté l’UE », assure la Commission. Londres a aussi « pris des engagements importants pour éviter la mise en place d’une frontière physique » entre l’Irlande et la Grande Bretagne.

Publié dans:Europe |on 8 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Monaco ? Le Luxembourg ?……………………..(05/12/2017)

L’UE se dote d’une liste noire de 17 paradis fiscaux

AFP

Modifié le 05/12/2017 à 17:22 – Publié le 05/12/2017 à 07:30 | AFP

L'UE se dote d'une liste noire de 17 paradis fiscaux
L’UE se dote d’une liste noire de 17 paradis fiscaux © AFP / Thomas SAINT-CRICQ AFP/Archives

Les 28 pays de l’UE ont adopté mardi une liste noire de 17 paradis fiscaux exerçant leurs activités hors de leurs frontières, une première pour l’Union, assortie de sanctions jugées cependant insuffisamment dissuasives par les ONG.

Bahreïn, Barbade, Corée du Sud, Emirats Arabes Unis, Grenade, Guam, Îles Marshall, Macao, Mongolie, Namibie, les Palaos, Panama, Samoa, les Samoa américaines, Sainte Lucie, Trinidad et Tobago et la Tunisie figurent sur cette liste décidée par les 28 ministres des Finances de l’UE, lors d’une réunion à Bruxelles.

Jusqu’au dernier moment, la liste noire de l’Union européenne, très attendue après les récents scandales autour de différents systèmes d’évasion fiscale, a fait l’objet de tractations entre les Etats membres.

Car, conformément aux règles européennes sur les questions fiscales, les 28 doivent s’entendre à l’unanimité sur le nom des pays « blacklistés ».

En outre, les ministres de l’UE se sont entendus sur une « liste grise » de 47 pays qui ont pris des engagements de bonne conduite en matière fiscale et feront l’objet d’un suivi.

Ainsi, le Maroc et le Cap Vert auraient pu se retrouver sur la liste noire, mais après des discussions en matinée, ils se sont retrouvés sur la liste grise, a précisé une source européenne. Ils avaient envoyé des engagements très récemment.

Egalement sur cette liste grise: la Suisse, la Nouvelle Calédonie, les petites îles liées au Royaume Uni –Guernesey, Jersey et de Man–, Andorre et le Liechtenstein.

La liste noire est en tous les cas bien plus fournie que celle publiée par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) qui avait épinglé cet été un seul et unique pays: Trinidad-et-Tobago.

Pour ceux qui ont décidé de se plier aux demandes de l’UE, les pays développés ont jusqu’à la fin 2018 pour le faire et les pays en développement jusqu’à la fin 2019.

Le cas de huit pays touchés par les ouragans en septembre dans les Caraïbes sera réexaminé en février prochain, a précisé la Commission européenne.

 

 

Le président de la Commission européenne Jean Claude Juncker (G) et le ministre français de l'économie Bruno Le Maire à Bruxelles le 5 décembre 2017 © JOHN THYS AFP/Archives
Le président de la Commission européenne Jean Claude Juncker (G) et le ministre français de l’économie Bruno Le Maire à Bruxelles le 5 décembre 2017 © JOHN THYS AFP/Archives

 

 

Les deux listes, noires et grises, doivent être régulièrement actualisées.

Le Commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici a « invité les Etats membres à éviter toute naïveté sur les engagements ». « Je les appelle à définir des sanctions nationales dissuasives rapidement », a-t-il lancé.

Pour l’instant, est prévu simplement le gel de fonds européens pour les mauvais élèves.

L’exécutif européen aurait voulu aller plus loin en ce qui concerne les sanctions dissuasives, a admis le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis en conférence de presse.

‘Occasion manquée’

Mais les 28 de l’UE étaient divisés sur la question. Un premier bloc composé, outre la France et la Commission européenne, de la Belgique, l’Autriche, l’Allemagne, la Roumanie, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Slovénie, prônait des sanctions dures.

Un autre bloc – Luxembourg, Royaume-uni, Malte, Suède, Irlande, Pays-Bas, Lituanie, Finlande et Grèce – plaide pour des sanctions plus souples, qui passeraient surtout par une surveillance accrue des Etats épinglés.

« Cest liste est une occasion manquée. Pour être efficace, elle doit être surtout accompagnée de sanctions. Il est incompréhensible que cela ne soit pas le cas », a jugé l’eurodéputée verte Eva Joly.

 

 

Les placements offshore dans le monde © Thomas SAINT-CRICQ AFP/Archives
Les placements offshore dans le monde © Thomas SAINT-CRICQ AFP/Archives

 

 

Epaulés par la Commission européenne, qui pousse depuis deux ans pour l’établissement de cette liste, les 28 Etats membres ont passé au crible un total de 92 juridictions (Etats et territoires, ndlr) susceptibles de poser problème – parfois des îles minuscules –, à l’aune de trois critères:

- Le premier, c’est la transparence fiscale: pratiquent-elles ou non l’échange automatique d’informations ?

- Le deuxième, l’équité fiscale: appliquent-elles ou pas, par exemple, des mesures fiscales préférentielles dommageables ?

- Le troisième: mettent-elles en oeuvre ou pas les mesures de l’OCDE contre l’optimisation fiscale agressive ?

Au moment de l’élaboration des critères, certains Etats membres de l’UE avaient plaidé pour qu’un taux d’imposition zéro sur les sociétés soit également pris en compte, mais d’autres comme les Britanniques y étaient opposés.

En février dernier, les 28 s’étaient finalement entendus pour que le taux d’imposition zéro soit simplement identifié comme « indicateur » dans l’évaluation d’une juridiction.

05/12/2017 17:19:52 -          Bruxelles (AFP) -          © 2017 AFP

Publié dans:Europe |on 5 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Jonas pas dans les clous……………..(22/11/2017))

Le sévère avertissement de la Commission européenne à Emmanuel Macron

Le projet de budget 2018 présenté par Bercy risque la non-conformité avec les règles budgétaires européennes. Un dérapage jugé « significatif ».

Par

Modifié le 22/11/2017 à 16:42 – Publié le 22/11/2017 à 14:24 | Le Point.fr
Emmanuel Macron dans le viseur de la Commission européenne pour le budget 2018.

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Emmanuel Macron dans le viseur de la Commission européenne pour le budget 2018. © THIBAULT CAMUS / POOL / AFP/ THIBAULT CAMUS

C’est un avertissement sérieux pour Emmanuel Macron et son ministre des Finances, Bruno Le Maire. La Commission européenne a jugé mercredi que le budget 2018 faisait courir un « risque de non-conformité » avec les règles du Pacte de stabilité et de croissance, les règles budgétaires européennes. Et met en garde contre un probable dérapage « significatif ». Ce qui peut conduire, à terme, à une «  procédure pour écart important  ».

La rupture avec la politique budgétaire menée sous François Hollande n’est pas flagrante. Comme d’habitude, la France fait le minimum, au risque d’une sérieuse sortie de route. À Bercy, l’objectif est de quitter à tout prix la procédure pour déficit excessif ouverte contre Paris en 2009, et donc les règles du « bras correctif » du Pacte de stabilité. Pour y parvenir, il faut repasser sous la barre de 3 % de déficit de manière durable, c’est-à-dire non seulement en 2017, mais aussi en 2018. Cela pourrait être le cas, même si l’annulation de la taxe sur les dividendes ou encore les conséquences budgétaires de la recapitalisation d’Areva peuvent empêcher le déficit de tomber à 2,9 % cette année.

Mais en cas de sortie de la procédure pour déficit excessif, qui ne pourra se faire qu’au printemps prochain, sur la base de la publication des comptes 2017 et une nouvelle prévision de déficit en 2018 sous 3 % de la part de Bruxelles, Paris ne sera pas pour autant sortie d’affaire.

Réduire le «  déficit structurel  »

En effet, le budget 2018 devra ensuite se révéler conforme aux exigences du « bras préventif du pacte de stabilité ». Et c’est très mal parti. L’effort budgétaire inclus dans le projet de budget n’est pas jugé à la hauteur. En 2017 déjà, le redressement des comptes engagé par François Hollande s’avère largement insuffisant. La France devrait être sauvée par la bonne conjoncture économique qui lui a permis de réduire son déficit de manière quasi mécanique (même si de nouvelles économies ont dû être annoncées à l’été par la nouvelle majorité pour éviter un dérapage tant le budget initial était laxiste).

LIRE aussi 2017 : les dépenses publiques augmentent plus que prévu

L’année prochaine, cela ne sera plus possible. Le juge de paix pour savoir si la France s’est conformée aux règles budgétaires ne sera plus le déficit nominal (le fameux 3 %), mais la réduction du déficit structurel, qui ne dépend pas de la conjoncture économique et repose uniquement sur les baisses de dépenses et les hausses d’impôts décidées par le gouvernement. Or, le déficit structurel devrait s’aggraver de 0,4 point de PIB, selon les projections de la Commission.

Des dépenses publiques qui progressent trop vite

Non seulement la France ne réduit pas suffisamment son déficit structurel (en partie parce que le gouvernement a décidé de financer des baisses d’impôts importantes), mais elle ne contient pas assez non plus ses dépenses publiques, le second grand critère d’évaluation retenu par Bruxelles une fois la procédure pour déficit excessif abandonnée. D’une incroyable technicité, les règles européennes exigent en effet une progression limitée à 1,2 % (hors charge de la dette). Mais le gouvernement français reconnaît lui-même qu’elles augmenteront de 0,5 % de plus, même si la Commission n’a pas pris en compte certaines mesures d’économies dans son avis car elles ne sont pas encore été assez détaillées. Résultat, Paris ne respectera pas non plus la réduction minimum exigée de sa dette publique dans le cadre du « bras préventif ».

Malgré toute la bonne volonté de Pierre Moscovici, le commissaire européen en charge du dossier, la Commission, qui cherche depuis quelques années à sortir d’une application aveugle des règles pour préserver la croissance, est donc obligée de sévir. Et pourrait devoir, à terme, proposer une sanction financière contre la France. Une perspective encore très lointaine et incertaine d’autant que cinq autres pays déjà dans le bras préventif du pacte de stabilité se retrouvent dans la même situation que la France. Il s’agit de la Belgique, de l’Autriche, du Portugal de la Slovénie, mais surtout de l’Italie, qui peine de façon récurrente à respecter ses engagements budgétaires européens et doit faire face à une dette énorme de plus de 130 % du PIB.

À Bercy, les avertissements n’ont pas semblé inquiéter outre mesure. Le ministère de l’Économie et des Finances se concentre pour l’instant sur la sortie de la procédure pour déficit excessif au printemps prochain. Et rappelle que Bruxelles n’a pas pris en compte toutes les mesures d’économies prévues l’année prochaine. « La différence d’appréciation avec la Commission est habituelle à ce stade de l’année et se résorbe en général lors de l’analyse du respect des règles du Pacte de Stabilité et de Croissance menée a posteriori », souligne un communiqué.

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Publié dans:Europe |on 22 novembre, 2017 |Pas de commentaires »
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