Archive pour la catégorie 'FINANCES'

Brexit or not brexit ? (23/06/2016)

Brexit : si le Royaume-Uni part, quelle relation avec l’Europe ?

Brexit : si le Royaume-Uni part, quelle relation avec l'Europe ?
Le 23 juin, le Royaume-Uni décidera par référendum de son maintien ou non dans l’Union européenne. (Philippe Huguen/AFP)

Modèle norvégien, suisse, canadien ? Quel partenariat les Britanniques et les Européens choisiraient-ils si le Royaume-Uni devait quitter l’Union européenne ? Tour d’horizon des différents exemples déjà existants, de leurs avantages et leurs inconvénients.

Partager ce contenu

Les Britanniques décident ce jeudi s’ils veulent sortir ou non de l’Europe. Alors que l’hypothèse d’un Brexit se fait de plus en plus probable, la question des modalités d’un tel départ commence à se poser. Le Royaume-Uni pourrait-il s’inspirer d’un des modèles existant actuellement? Nous avons fait le tour des différents systèmes en place aujourd’hui, et imaginé ce que le Royaume-Uni aurait à y gagner – ou à y perdre.

La voie de l’intégration :
le modèle Norvégien, ou « EEE-AELE »

  • Qu’est-ce que c’est ?

La Norvège, tout comme l’Islande et le Liechtenstein, fait partie de l’Espace Economique Européen (EEE) et de l’Association Européenne de Libre-Echange (AELE) – tandis que la Suisse est un cas particulier, comme nous l’expliquons plus loin.

En adhérant à l’EEE en 1992, la Norvège a pu avoir accès au marché intérieur de l’UE (fondé sur quatre libertés de circulation : des personnes, des marchandises, des capitaux et des services). Le pays scandinave ne s’est pas arrêté là, puisqu’entre 1996 et 1999, il rejoint également l’accord de Schengen. Enfin, en 2001, il se rattache à la police européenne, EUROPOL, entamant une intégration dans les secteurs de la police, de la sécurité ou de la défense (ce qui ne serait pas le cas du Royaume-Uni, farouchement attaché à son indépendance).

Cette intégration a un prix: la Norvège contribue financièrement au budget-programme de l’UE et à la réduction des disparités dans l’UE, participant aux aides accordées aux plus récents entrants. Par ailleurs, si le pays est engagé dans l’EEE et l’accord de Schengen, il n’a pas pour autant de pouvoir décisionnel dans l’élaboration des lois et des règlements européens. Les règlements qu’il doit appliquer ont donc été décidés sans son accord. Si l’objectif de la Norvège est de conserver sa souveraineté nationale, en acceptant ou non d’appliquer les règles européennes, cette souveraineté est réduite de facto puisque l’ensemble de sa collaboration serait sans doute suspendu si elle dérogeait à ces règle

  • Comment cela se traduirait pour le Royaume-Uni ?

Un tel modèle ne serait sans doute pas satisfaisant pour les Britanniques, estime Thierry Chopin, directeur des études de la Fondation Robert Schuman et chercheur associé au CERI-Sciences PO et à la London School of Economics. Plusieurs problèmes:

« D’abord, il faudrait accepter la libre circulation des travailleurs, ce qui est justement l’une des préoccupations du Royaume-Uni. »
« Et la contribution au budget européen existerait toujours. »

Dans le cas d’un accord similaire à celui de la Norvège, la contribution du Royaume-Uni ne diminuerait en effet que de 9%.

Surtout, « les Britanniques perdraient leur influence politique dans le processus d’élaboration des règles européennes relatives au marché intérieur dès lors qu’il ne prendraient plus part au vote », ce qui constituerait un recul par rapport à la position qu’occupe actuellement le Royaume-Uni, puisqu’il peut participer pleinement aux négociations.

La voie bilatérale : le modèle suisse

 

  • Qu’est-ce que c’est ?

La Suisse, si elle fait partie de l’AELE, a préféré négocier tous ses accords avec l’Union européenne de façon bilatérale. Egalement membre de l’espace Schengen, la confédération suisse a ainsi pu décider des « secteurs » qu’elle voulait ouvrir au marché intérieur européen. Dans ces secteurs ne figure pas celui des services, et plus particulièrement des services banquiers et financiers. Pour la majorité des autres domaines, les Suisses doivent appliquer les règlements européens, sans avoir eu de rôle à jouer dans leur élaboration. Par ailleurs, ils doivent accepter par la même occasion la libre circulation des travailleurs.

Pour ce qui est de la politique étrangère ou de défense, la Suisse tient à conserver sa neutralité, et s’est donc abstenue de toute avancée dans ce domaine. L’idée sous-jacente des Helvètes est de conserver une part de leur souveraineté – on les sait très attachés à la démocratie directe, avec la pratique régulière de référendums, qui n’aurait pas nécessairement sa place dans l’UE. Cependant, cette idée a été mise à mal après le vote du 9 février 2014 contre « l’immigration de masse. » Allant frontalement à l’encontre des règlements européens, ce vote a tendu les relations entre le pays et l’UE, et n’a pour l’instant toujours pas été mis en application.

  • Comment cela se traduirait pour le Royaume-Uni ?

 

Si cette option peut sembler intéressante, le Royaume-Uni aurait cependant de nombreuses contraintes. D’abord, le problème de la libre circulation des travailleurs se poserait à nouveau. L’absence de pouvoir décisionnel dans les règlements à appliquer également, la possibilité de s’y soustraire semblant bien ténue. Finalement, la Suisse ne se retrouve pas dans une situation si différente que celle de la Norvège et des autres Etats de l’accord EEE-AELE: elle doit appliquer directives et règlement sans pouvoir décisionnel.

L’accès des Britanniques au marché unique serait même plus restreint. En effet, reprend Thierry Chopin, un tel modèle « ne concernerait pas le domaine des services, et notamment des services financiers, qui représentent 40% du commerce extérieur britannique. » Le manque à gagner serait donc important. D’autant plus que chacune de ces négociations met souvent très longtemps à aboutir.

La voie commerciale : le cousin canadien

  • Qu’est-ce que c’est ?

 

Le Canada et l’Union européenne ont approuvé en février 2016 le texte final de leur Accord Economique et Commercial Global (AECG). Cet accord est finalement assez similaire à ceux passés entre la Suisse et l’UE, sauf qu’il s’agit de tout mettre en application d’un seul coup, là où la Suisse négociait secteur par secteur. Ces négociations ont duré sept ans, et le texte est encore loin d’être ratifié, puisqu’il doit encore être traduit et signé par chacun des Etats-membres…

  • Comment cela se traduirait pour le Royaume-Uni ?

Le Royaume-Uni retrouverait les problèmes du modèle suisse. En outre, là où le Canada peut se targuer de faire partie de l’Association de Libre Echange Nord-Américaine (ALENA), les Britanniques devraient renégocier avec les pays tiers, sans pouvoir s’appuyer sur le pouvoir de négociation de l’UE. « Le Royaume-Uni devrait renégocier des accords avec tous les pays tiers et les organisations extérieures à l’UE », explique Thierry Chopin.

« Or, sorti de l’UE, il perdrait sans aucun doute de son poids dans la négociation, puisque les exportations de biens et de services britanniques représentent, respectivement 3% et 4% des exportations mondiales, contre 15% et 25% pour celles de l’UE. Le Royaume-Uni aurait donc beaucoup de mal à obtenir des accords aussi avantageux que ceux négociés par l’UE. »

Le Brexit complet, comme n’importe quel pays tiers

  • Qu’est-ce que c’est ?

Une autre option pour le Royaume-Uni serait de se couper totalement de l’Union européenne, entamant en cela un Brexit complet. Dès lors, en tant que membre de l’Organisation Mondiale du Commerce, le pays n’aurait plus qu’à renégocier de nouveaux accords dans ce cadre avec tous les pays tiers et organisations régionales, y compris l’UE.

  • Comment cela se traduirait pour le Royaume-Uni ?

 

Là encore, le Royaume-Uni se retrouverait dans une situation moins avantageuse que celle qu’il occupait auparavant, et ne parviendrait sans doute pas à négocier des accords aussi avantageux que ceux dont il bénéficiait au sein de l’UE. Cela lui serait particulièrement préjudiciable dans le domaine des services, notamment financiers, dont on ne saurait sous-estimer l’importance pour le commerce extérieur britannique.

Des solutions intermédiaires existent, comme le prouve la négociation d’union douanière entre la Turquie et l’UE. Mais là encore, c’est l’UE qui garde la main, et un tel rapport de force ne serait sans doute pas acceptable pour le Royaume-Uni.

La meilleure option est donc…

Finalement, en se focalisant sur sa principale préoccupation, l’immigration, le Royaume-Uni risque de s’engager sur un terrain accidenté, où il aurait sans doute plus à perdre qu’à gagner. En sortant de l’UE, les Britanniques perdraient leur pouvoir décisionnel sans pour autant jouir d’une plus grande souveraineté, à l’instar des Norvégiens ou des Suisses. Leur principal atout, l’exportation de services financiers, serait affecté par un tel départ.

En se projetant dans les modèles existant actuellement, on voit donc mal comment un Brexit pourrait être profitable au Royaume-Uni. A moins d’inventer un rôle intermédiaire, entre le membre et le pays tiers, commel’imagine la fondation Robert Schuman… en précisant que les chances d’aboutir d’un tel scénario sont  »très faibles. »

Martin Lavielle

L'Obs

L’Obs

Journaliste

Publié dans:FINANCES |on 23 juin, 2016 |Pas de commentaires »

Nos « chères » banques……………………………………………………..(05/01/2016)

Chantage, petits avantages… Comment les banques défendent les frais de tenue de compte

Louis Morice

Voir tous ses articles

Publié le 05-01-2016 à 06h58

L’Afub a encouragé les clients à refuser les nouveaux tarifs de tenue de compte courant auprès de leurs banques. Premiers retours.

Les frais de tenue de compte sont entrés en vigueur le 1er janvier (FOURMY MARIO/SIPA)Les frais de tenue de compte sont entrés en vigueur le 1er janvier (FOURMY MARIO/SIPA)

C’est fait ! Depuis le 1er janvier, les grandes banques françaises facturent la tenue des comptes courants : 2,50 euros par mois à la BNP, 2 euros à la Société générale… Le mouvement amorcé est général, tout comme la grogne des clients.

En décembre, l’Association française des usagers des banques (Afub) a encouragé les consommateurs à refuser la nouvelle tarification par un courrier recommandé avec accusé de réception envoyé à leur banque. Appel entendu : lundi 4 janvier, l’association a déjà reçu plus de 3.250 copies de lettres envoyées aux banques ! Des réactions individuelles qui renforcent l’association dans son action. « L’union fait la force », se félicite Serge Maître, son secrétaire général.

Des réponses commerciales…

Du côté des banques, différents types de réponses émergent. L’absence de réponse tout d’abord, ce qui est finalement une bonne chose : cela signifie que la banque n’appliquera pas les nouveaux tarifs. Mais les clients, eux, s’inquiètent de ce silence :

C’est bien le signe d’une fracture bancaire profonde. Le client a l’impression de se retrouver face à une machine contre l’homme. »

D’autres ont répondu de façon plus commerciale, rassurant les vieux clients, en leur garantissant qu’ils sont dispensés de ces nouveaux frais. Au guichet, certains commerciaux se sont montrés de bonne volonté, précisant que la réclamation écrite avait été transmise à la hiérarchie.

…au chantage à peine voilé

Et puis il y a les réponses moins avenantes, du type « si vous refusez, on va devoir fermer votre compte » ou, « libre à vous d’aller ouvrir un compte ailleurs ». Un chantage dénoncé par l’Afub qui précise que, depuis la loi etl’article L312-1-1 du code monétaire et financier de 2009, ce n’est jamais arrivé : le client à la liberté de conserver son compte.

D’ailleurs, ces agences se gardent bien de l’écrire noir sur blanc ! Elles ne le font que dans le cadre d’une conversation ! », explique Serge Maître.

A l’UFC-Que choisir, Corinne Aaron insiste sur l’importance de négocier avec sa banque : « Le consommateur ne risque rien à le faire. On le fait bien pour la carte bleue ». Elle recommande aussi de regarder les frais bancaires dans leur globalité pour choisir :

Comparez, faites jouer la concurrence ! »

D’ici la fin du mois, le Comité consultatif du secteur financier doit donner accès à un comparateur public des tarifs bancaires pour donner plus de transparence. Mais où est la concurrence quand tous les grands établissements bancaires mettent en place ces nouveaux frais ? « Juste pour les frais de tenue de compte, on est quand même face à un grand écart tarifaire », souligne Corinne Aaron qui rappelle qu’on passe de 6,20 euros par an à la Banque postale à 76 euros à la Banque Palatine, « de quoi se demander quelle est la cohérence tarifaire ! »

L’Autorité de la concurrence saisie

L’Afub ne compte pas en rester là : dans la matinée, elle a saisi l’Autorité de la concurrence  »car il existe une coïncidence troublante dans l’unité des prix affichés », explique son secrétaire général. Une unité qui laisse planer un soupçon d’entente entre les banques.

L’association veut aussi porter le débat au niveau politique puisque « les banques ne semblent pas prendre au sérieux la vague de mécontentement ». Le gouvernement n’a, pour le moment, pas réagi à la mise en place de ces nouveaux frais. Forts des témoignages qu’elle reçoit, l’Afub se prépare à interpeller les parlementaires :

Nous voulons obtenir une interdiction des frais de tenue de compte, ce qui serait logique au regard d’une industrie bancaire qui n’est pas en difficultés.’ »

Louis Morice

Avez-vous bien reçu la plaquette tarifaire ?

Au fait, est-il vraiment trop tard pour dire non ? Depuis le 1er janvier, en principe, oui. Mais pour ceux qui ont laissé passer le coche, l’Afub conseille de vérifier qu’ils ont reçu la nouvelle plaquette tarifaire.

Si ce n’est pas le cas, ils ne sont pas supposés accepter les nouveaux tarifs. Alors, cherchez bien dans la pile des vieux courriers jamais ouverts : si vous n’avez rien reçu, sachez que c’est à la banque de prouver qu’elle a bien envoyé la fameuse plaquette.

Ceux qui l’ont reçue et n’ont pas écrit avant le 1er janvier sont supposés avoir donné leur consentement. « La prochaine fois, ils seront plus vigilants », espère Serge Maître.

L’OBS

 

Publié dans:FINANCES |on 5 janvier, 2016 |Pas de commentaires »

Solidarité à la Merkel………………………………(04/01/2015)

Merkel prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro

Alors que Syriza, le parti de la gauche radicale grecque, est bien placé dans les sondages à quelques semaines des élections législatives, le gouvernement allemand, dirigé par Angela Merkel, n’exclut plus la sortie de la Grèce de la zone euro, selon le magazine Der Spiegel.

03 Janv. 2015, 22h11 | MAJ : 04 Janv. 2015, 09h10

La chancelière allemande Angela Merkel lors de ses voeux du Nouvel An.
La chancelière allemande Angela Merkel lors de ses voeux du Nouvel An. AFP

La chancelière allemande Angela Merkel est prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où la Gauche radicale grecque remettrait en cause la politique de rigueur budgétaire dans ce pays, affirmait samedi l’édition en ligne du magazine Der Spiegel.

«Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie (de la Grèce) de la zone euro, si le chef de l’opposition Alexis Tsipras (Gauche radicale Syriza) dirige le gouvernement après les élections (législatives), abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays», affirme le site web de l’hebdomadaire, s’appuyant sur «des sources proches du gouvernement allemand».

Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble (tous deux conservateurs) ont changé d’avis et «jugent supportable une sortie du pays de la monnaie unique en raison des progrès accomplis par la zone euro depuis le sommet de la crise en 2012», assure le Spiegel Online, toujours sur la base de ces sources.

«Le risque de contagion pour d’autres pays est limité car le Portugal et l’Irlande sont considérés comme assainis. Par ailleurs, le MES (mécanisme européen de stabilité) fournit un mécanisme de sauvetage puissant et l’Union bancaire assure la sécurité des instituts de crédit», auraient encore confié ces sources.

Au sein du gouvernement, la première réaction à l’article du Spiegel est venue du secrétaire d’Etat social-démocrate aux Affaires européennes, Michael Roth. «La Grèce est membre de la zone euro. Et doit le rester. Il faut éviter de provoquer, par la parole, des conséquences politiques et économiques qui seraient malvenues», a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

La gauche radicale pourrait remporter les élections

Après avoir échoué à faire élire un nouveau président de la République en Grèce, le parlement grec a annoncé mercredi sa dissolution et a confirmé l’organisation le 25 janvier d’élections législatives anticipées pour lesquelles la gauche radicale, Syriza, est donnée favorite dans les sondages.

Le leader de Syriza, Alexis Tsipras, pressenti comme futur Premier ministre en cas de victoire de son parti, veut en finir avec la politique d’austérité imposée au pays par ses créanciers internationaux (la troïka UE, BCE et FMI) en échange de quelque 240 milliards d’euros de prêts. Il souhaite aussi négocier une nouvelle restructuration de la dette publique qui plombe l’économie grecque.

Lundi, Wolfgang Schäuble avait jugé que la Grèce était tenue de continuer sur la voie des réformes déjà engagées, «sans aucune alternative», quel que soit le résultat du futur scrutin. Deux jours plus tard, un responsable du parti conservateur CDU de Mme Merkel estimait dans une interview qu’aider financièrement Athènes n’était plus une nécessité aujourd’hui, évoquant une possible sortie du pays de la zone euro. Il n’y a plus de potentiel de chantage. «La Grèce ne représente pas un risque systémique pour l’euro», avait ajouté ce responsable, Michael Fuchs, vice-président du groupe parlementaire CDU au Bundestag. 

> Restez informés ! Inscrivez-vous gratuitement aux newsletters et alertes du Parisien

Leparisien.fr

Solidarité à la Merkel....................................(04/01/2015) dans Europe logo-afp
Publié dans:Europe, FINANCES |on 4 janvier, 2015 |Pas de commentaires »

Curieux…………………………………..(03/10/2014)

Vers « une assiette plus large » pour la redevance audiovisuelle ?

Le Nouvel Observateur avec AFP

Publié le 02-10-2014 à 20h51

François Hollande prône  »une assiette plus large et plus juste » pour la redevance audiovisuelle devant le CSA.

Un mur de télévision dans les bureaux de Médiamétrie, en 2012. (THOMAS SAMSON / AFP)Un mur de télévision dans les bureaux de Médiamétrie, en 2012. (THOMAS SAMSON / AFP)

François Hollande a prôné jeudi 2 octobre « une assiette plus large et plus juste » pour la redevance audiovisuelle qui concourt au financement de l’audiovisuel public, lors d’une intervention devant le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA).

Notant que l’ »on peut regarder les chaînes du service public sur d’autres instruments que la télévision », le chef de l’Etat a indiqué que « l’objectif est qu’à rendement constant, sans que ça ne coûte rien de plus à personne, il puisse y avoir une assiette plus large et plus juste » pour le redevance.

« L’objectif n’est pas d’accroître les recettes »

« La seule détention du poste de télévision ne peut pas être exclue de cette réflexion », a-t-il souligné, alors qu’en cette période de vaches maigres, certains voudraient voir le paiement de la redevance élargi aux possesseurs d’ordinateurs, de tablettes ou de smartphones.

« Je rassure, l’objectif n’est pas d’accroître les recettes », alors que le budget 2015 prévoit une augmentation de 3 euros du montant de la redevance, à 136 euros, a-t-il toutefois tempéré, lors de cette intervention à l’occasion d’un colloque organisé par le CSA.

C’était la première fois qu’un président en exercice se rendait au siège du CSA.

La redevance, officiellement dénommée « contribution à l’audiovisuel public » (CAP), sert à financer des groupes comme France Télévisions, Radio France ou Arte.

La ministre de la Culture Fleur Pellerin a fermé la porte cette année à l’élargissement de l’assiette de la redevance, mais indiqué dernièrement qu’une réflexion était en cours.

« On est en droit de se demander pourquoi, à terme, la redevance ne pèserait que sur les détenteurs de télévision« , a-t-elle ainsi déclaré.

Curieux.........................................(03/10/2014) dans FINANCES

Publié dans:FINANCES |on 3 octobre, 2014 |Pas de commentaires »

Fiscalité……………………………………(29/01/2014)

Le gouvernement se penche sur la fiscalité des entreprises

Jean-Marc Ayrault lancera à 17h des assises réunissant des représentants du gouvernement, du patronat, des syndicats et des parlementaires.

Jean-Marc Ayrault. (ALAIN JOCARD / AFP) Jean-Marc Ayrault. (ALAIN JOCARD / AFP)

Les assises de la fiscalité des entreprises, décidées par le gouvernement à l’automne et très attendues par le patronat, s’ouvrent mercredi 29 janvier à Matignon avec pour ambition affichée de refondre l’ensemble des mesures fiscales touchant les entreprises.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lancera mercredi à 17h ces assises auxquelles doivent prendre part des représentants du gouvernement, du patronat, des syndicats et des parlementaires. Les ministres de l’Economie, Pierre Moscovici et du Budget Bernard Cazeneuve s’exprimeront juste après lui.
L’objectif est de parvenir à des mesures susceptibles d’être inscrites en septembre au projet de budget pour l’année 2015.

Le gouvernement avait annoncé à l’automne leur tenue dans le sillage de l’abandon de l’impôt sur l’excédent brut d’exploitation (EBE) qui figurait déjà dans le projet de loi de Finances pour 2014 mais avait déclenché une fronde du patronat. Il dénonçait un coup porté aux entreprises qui investissent.

Ce nouvel impôt était présenté comme une première tentative de faire basculer la fiscalité le plus possible sur le résultat plutôt que sur l’activité, puisqu’elle devait remplacer deux impôts sur le chiffre d’affaires.

Dix des groupes du CAC 40 ne paient pas l’impôt sur les sociétés

Pour compenser le manque à gagner de 2,5 milliards créé par l’abandon de la nouvelle taxe, Bercy avait annoncé que la contribution exceptionnelle appliquée aux entreprises engrangeant un chiffre d’affaires supérieur à 250 millions d’euros serait portée à 10,7%, poussant l’impôt sur les sociétés à 38% maximum.

Cet impôt sur les sociétés (IS), assis sur les bénéfices et élevé en France par rapport à celui pratiqué chez ses voisins européens, sera un des points centraux des discussions des assises.

Le ministre de l’Économie Pierre Moscovici avait déclaré en décembre vouloir s’attaquer, dans le cadre de la remise à plat fiscale, à l’IS. « Nous avons un paradoxe en France qui est que nous avons un impôt sur les sociétés qui est plus élevé que les autres (pays), qui va jusqu’à 38% et qui en plus a une assiette étroite et mitée, ce qui fait que le rendement est faible, donc on cumule à peu près la totalité des inconvénients », avait-il constaté.

De plus, les petites et moyennes entreprises se retrouvent souvent à payer davantage d’IS en proportion de leurs bénéfices que des grands groupes dont les possibilités d’optimisation fiscale sont bien plus importantes. « Quand on regarde les 40 groupes du Cac 40, il y en a à peu près 10 qui ne paient pas l’IS ! », s’était insurgé Bernard Cazeneuve cet automne.

150 petites taxes

Le ministre du Budget mène par ailleurs un inventaire de 150 petites taxes qui touchent les entreprises afin de simplifier ces dispositifs dans le cadre des assises de la fiscalité. « Il y a à peu près 150 petites taxes dont les entreprises sont redevables qui représentent des montants en termes de recettes très faibles », avait-il indiqué début janvier.

Il est « avant tout vraiment nécessaire d’engager une vraie baisse des dépenses publiques, condition sine qua non à une baisse des prélèvements obligatoires sur les entreprises » mais « pas au prix d’une détérioration de la qualité des services publics », a affirmé lundi le Medef.

La plus grande organisation patronale de France appelle par ailleurs à « des baisses rapides dès 2014″ et ce pour toutes les entreprises « sans gagnants ni perdants » et à la présentation d’un « calendrier lisible » pour permettre aux chefs d’entreprises d’ »anticiper ». « Nous jugeons important d’enlever le maximum d’impôts sur les facteurs de production », a ajouté le Medef, en précisant qu’il s’agissait de les éliminer et non pas de les transférer ailleurs.

Vendredi à 11h30 seront lancées, également à Matignon les assises de la fiscalité des ménages.

Publié dans:FINANCES, Impôts |on 29 janvier, 2014 |Pas de commentaires »

Toute dernière……………………….(19/03/2013)

Toute dernière............................(19/03/2013) dans FINANCES

FranceTV Info
Alerte info Mardi 19 mars  |  19h06

François Hollande met fin aux fonctions de Jérôme Cahuzac

François Hollande a mis fin, à sa demande, aux fonctions de Jérôme Cahuzac, mis en cause dans l’affaire du compte en Suisse révélé par Mediapart. Le ministre du Budget est remplacé par Bernard Cazeneuve, jusqu’à présent ministre des Affaires européennes.

Publié dans:FINANCES |on 19 mars, 2013 |Pas de commentaires »

L’édito de Sylvain Bourmeau……………………(18/10/2012)

Optimisme

17 octobre 2012 à 22:43
Par SYLVAIN BOURMEAU

L’Europe n’est certes pas sauvée, mais il ne semble pas inconsidéré de penser qu’en ce jour de nouveau sommet elle se porte un tout petit peu moins mal. La journée d’hier a commencé tôt par la bonne nouvelle de la non-dégradation de l’Espagne au statut infamant de junk par une agence Moody’s décrétant appréciables les efforts combinés du pays concerné et de la zone euro. Elle s’est poursuivie par les déclarations au Corriere della Serra de l’économiste en chef du FMI, le Français Olivier Blanchard, estimant que les problèmes de dettes de l’Italie et de l’Espagne étaient presque réglés, grâce aux mesures mises en place par l’eurozone. Dans ce contexte, l’entretien accordé par François Hollande à un parterre de journaux européens prenait un relief particulier. D’abord, l’optimisme affiché du chef de l’Etat français qui n’a pas hésité à affirmer d’emblée que nous étions désormais «près, tout près» d’une sortie de crise de la zone euro. Sa fermeté à l’égard de l’Allemagne ensuite, lorsqu’il prévient clairement que l’union politique ne saurait qu’être la conséquence d’une union budgétaire, bancaire et sociale. Mais comment sera reçu cet entretien par les lecteurs d’El País qui le publie ou ceux des journaux portugais ou grecs ? Tout l’enjeu reste de savoir si cet optimisme et cette résolution convaincront des populations mises à rude épreuve dans ces pays du Sud de l’Europe, qui éprouvent dans leur vie quotidiennes depuis de longs mois déjà les conséquences très concrètes des plans d’austérité exigés par l’Europe. Et qui, comme le montrent nos reportages, et n’en déplaise à François Hollande, ont parfois le sentiment d’être condamnés à «perpétuité».

Liberation.fr

Publié dans:FINANCES |on 18 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

On peut rêver………………………..(01/10/2012)

Pas d’effort fiscal supplémentaire après 2013 selon Cahuzac

Créé le 30-09-2012 à 11h27 – Mis à jour à 12h26

Le ministre du Budget rappelle l’engagement à la stabilité de François Hollande. Le nouveau budget est marqué par une hausse de 20 milliards d’euros.

Nouvel Observateur

Jérôme Cahuzac l'assure : "L'effort fiscal, nous le demandons en 2013". (Bertrand Langlois - AFP)

Jérôme Cahuzac l’assure : « L’effort fiscal, nous le demandons en 2013″. (Bertrand Langlois – AFP

Le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a affirmé dimanche 30 septembre que le nouveau budget, marqué par une hausse de 20 milliards d’euros de la fiscalité, n’augurait pas de nouveaux efforts demandés aux Français et a assuré que la stabilité en matière d’impôts prévaudrait après 2013.

« L’effort fiscal, nous le demandons en 2013. Il n’y aura pas d’effort fiscal ensuite car le président de la République s’est engagé à la stabilité », a indiqué Jérôme Cahuzac lors du Grand Rendez-Vous Europe 1/I-Télé/Le Parisien.

Après 2013, il faudra de la stabilité fiscale « car les acteurs économiques ont besoin de stabilité ». « A partir de 2015, nous prévoyons (…) de commencer à diminuer les prélèvements obligatoires », a-t-il fait valoir.

« Deux années très difficiles devant nous »

« Nous avons deux années difficiles ou très difficiles devant nous », a reconnu Jérôme Cahuzac, invité à commenter les grandes lignes du budget 2013 de la France, dont il a été le grand artisan.

L’effort demandé dans le budget 2013 est « un peu rude » pour les « plus aisés de nos compatriotes », a-t-il admis. « Mais tout le monde doit faire un effort ».

Jérôme Cahuzac a contesté que les mesures du nouveau budget puissent handicaper la croissance, comme l’affirme l’opposition. « Je pense que la croissance sera là car les mesures que nous prenons, même si elles sont difficiles

Publié dans:FINANCES, Impôts |on 1 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

L’édito de Vincent Giret………………………….(07/07/2012)

Transition

6 juillet 2012 à 22:26
Par Vincent Giret

Prenons le parti d’Edmond Rostand, «c’est la nuit qu’il faut croire à la lumière». Dans la nuit syrienne où sévissent les séides de Bachar al-Assad, quelques espoirs scintillent enfin. Sur le terrain d’abord : le tyran de Damas n’est pas encore défait, mais il ne peut plus gagner. L’armée libre, composée pour l’essentiel de civils, fait mieux que résister, elle tient un rapport de forces dont nul ne la croyait capable il y a quelques semaines encore. Elle a porté le combat dans des quartiers de la capitale et reprend presque partout le contrôle des villes que les soldats du régime croyaient avoir «pacifiées», c’est-à-dire martyrisées. Plus aguerrie, certainement mieux équipée depuis que les Turcs ferment les yeux à la frontière, cette armée du courage a remporté une victoire héroïque : le régime ne peut plus contrôler le pays. C’est cette nouvelle réalité qui explique la défection ces jours-ci d’un des plus proches du dictateur. D’autres suivront, à l’évidence, comme dans le cas libyen. Sur le plan diplomatique aussi, une inflexion s’amorce. Certes, la Russie persiste encore, dans un front du refus qui confine à l’aveuglement, à bloquer les pressions militaires internationales sur son vieil allié oriental. Mais les responsables d’une centaine de pays, réunis hier à Paris, se sont accordés pour écarter Al-Assad de tout processus de transition qui s’ouvrirait. Mieux, lassés des tergiversations byzantines des opposants de l’extérieur, les participants ont affiché un soutien politique sans ambiguïté aux insurgés de l’intérieur. La France a pris toute sa part à cette évolution en affichant une détermination et une constance qui ravivent l’éclat de sa diplomatie.

 

Liberation.fr

Publié dans:FINANCES |on 7 juillet, 2012 |Pas de commentaires »

La TVA « dite » sociale………………………………(23/02/2012)

Le Sénat rejette la TVA sociale

Créé le 23-02-2012 à 06h49 – Mis à jour à 07h35      Réagir

Le Nouvel Observateur avec AFP

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Le projet de loi de finance rectificative a été refusé cette nuit à 174 voix contre 157. L’Assemblée nationale avait voté le texte mardi soir.

Le texte doit maintenant passer en commission paritaire (Sipa)

Le texte doit maintenant passer en commission paritaire (Sipa)

A l’issue d’un vif débat où droite et gauche se sont renvoyés la balle, le Sénat a dit halte à la TVA sociale en rejetant dans la nuit de mercredi 22 à jeudi 23 février le projet de loi de finance rectificative (PLFR) pour 2012 qui contient cette mesure censée relancer la compétitivité des entreprises.

Le Sénat a voté par 174 voix contre 157 une motion préalable, motion de procédure qui décrète qu’il n’y a pas lieu à délibérer sur les articles d’un texte et qui équivaut à un rejet. L’Assemblée nationale avait voté le texte mardi soir.

La rapporteure générale socialiste de la commission des Finances, Nicole Bricq, a défendu cette motion par un réquisitoire en règle contre un collectif budgétaire qui a « pour objet d’augmenter le déficit et les impôts sur les ménages ».

« Sans effet sur l’emploi »

Elle a pourfendu une à une ses mesures « nocives » : une TVA sociale « sans effet sur l’emploi » et qui « pourrait même en détruire », une taxe sur les transactions financières consistant en un « impôt boursier modernisé qui ne frappe pas les transactions les plus spéculatives » ou une banque de l’industrie « improvisée ».

Pourquoi « légiférer aujourd’hui sur des dispositions qui vont à l’encontre des propositions que nous mettrons en oeuvre demain ? », a-t-elle conclu.

Ses partenaires de la majorité sénatoriale ont embrayé sur le même registre. « Si le président-candidat veut présenter un nouveau projet économique pour la France, qu’il le fasse pendant ses meetings et non pas par le biais d’un PLFR inopportun, à deux mois de l’élection présidentielle », a lancé le chef de file des écologistes, Jean-Vincent Placé. Eric Bocquet (CRC, communiste) a fustigé « une TVA sociale inacceptable et un accroissement de la dette publique pour venir au secours de spéculateurs financiers ».

Marini accuse la gauche de « fuir le débat »

La droite a défendu avec tout autant de passion son texte avec en première ligne le président de la commission des Finances, Philippe Marini (UMP) et son prédécesseur, Jean Arthuis (centriste) qui prône depuis des années une TVA sociale.

Philippe Marini a accusé la gauche de « fuir le débat ». « Qui peut dire qu’une mesure comme la TVA ne doit-elle pas être essayée dans la conjoncture actuelle », a-t-il lancé. Jean Arthuis a salué « ce premier pas » même « précipité et tardif », « au service de l’allégement du coût du travail et de la compétitivité ».

« Ce collectif va nous permettre de réaliser une nouvelle avancée majeure en matière de compétitivité » avec « la baisse du coût du travail », a plaidé la ministre du Budget Valérie Pécresse. « Nier notre problème de coût du travail comme le fait la gauche n’est tout simplement pas possible », a-t-elle dit.

« Cette réforme, c’est la création d’environ 100.000 emplois, des emplois qui bénéficieront prioritairement aux salariés des classes moyennes », a ajouté Valérie Pécresse.

 L’Assemblée nationale aura le dernier mot

Le ministre de l’Economie, François Baroin, a chargé la gauche, adepte « du double langage » sur sa décision de s’abstenir sur le Mécanisme européen de stabilité (MES), mais qui ne viendra en discussion au Sénat que mardi prochain.

Le projet de budget rectificatif pour 2012 reprend les principales mesures annoncée par le président Nicolas Sarkozy le 29 janvier: mise en place d’une TVA sociale au 1er octobre (allégement des cotisations sociales patronales compensées par une hausse de la TVA de 19,6 % à 21,2% et une hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital), taxe sur les transactions financières, mesures sur l’apprentissage, création d’une banque de l’industrie.

Rejeté par le Sénat, il reviendra à l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot après la réunion d’une Commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs, 7 députés) qui devrait confirmer le désaccord entre les deux chambres.

Le Nouvel Observateur avec AFP

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

La TVA

12

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente