Archive pour la catégorie 'GREVES'

Les perturbations……………………(10/10/2017)

Ecoles, hôpitaux, transports… Les perturbations à prévoir en raison de la grève dans la fonction publique mardi

Les syndicats s’opposent à plusieurs mesures annoncées par le gouvernement. Le mouvement devrait être très suivi et plusieurs services publics tourneront au ralenti.

Lors d\'une manifestation des agents de la fonction publique territoriale, le 7 mars 2017, à Paris.
Lors d’une manifestation des agents de la fonction publique territoriale, le 7 mars 2017, à Paris. (LEON TANGUY / MAXPPP)
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franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 09/10/2017 | 16:51
publié le 09/10/2017 | 

LA NEWSLETTER ACTUNous la préparons pour vous chaque matin
imageil y a 1 heure« On a le sentiment de s’appauvrir » : la fonction publique descend dans la rue pour s’opposer au gouvernement

L’appel unitaire a été lancé par tous les syndicats de fonctionnaires, une première depuis dix ans. Les 5,4 millions d’agents de la fonction publique sont appelés à faire grève et à manifester, mardi 10 octobre, pour faire entendre leur « profond désaccord » avec les mesures annoncées par le gouvernement les concernant : gel du point d’indice, rétablissement d’un jour de carence et suppression de 120 000 postes dans la Fonction publique sur l’ensemble du quinquennat.

Le mouvement s’annonce particulièrement suivi et va se traduire par des services publics au ralenti ou carrément à l’arrêt, avec écoles, crèches, bibliothèques ou gymnases impactés, en plus de perturbations dans les transports, hôpitaux ou services postaux.

La grève « très suivie » dans les écoles primaires

Tous les enseignants sont appelés à la grève par leurs syndicats, y compris ceux de l’enseignement privé. Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat dans le primaire, s’attend à ce que le mouvement soit « très suivi » : selon elle, près d’un professeur des écoles sur deux (44%) fera grève. A Paris, le syndicat avait annoncé dès la semaine dernière que la moitié des enseignants devraient être en grève, avec 70 écoles fermées.

Trois sujets irritent particulièrement les enseignants : les salaires, la réinstauration du jour de carence et la réduction du nombre de contrats aidés, qui jouent un rôle-clé pour le bon fonctionnement des établissements.

La loi d’août 2008 a instauré un droit d’accueil des élèves en maternelle et élémentaire. Même si des enseignants sont en grève, l’école doit accueillir les enfants, un principe valable seulement dans le primaire. Mais dans certaines municipalités, le mouvement est également très suivi par les agents territoriaux. A tel point que la majorité des services d’animation et de restauration (pour la cantine), ainsi que le personnel administratif, sont également en grève et ne peuvent assurer cet accueil minimum. A Marseille, 325 cantines scolaires seront fermées, 81 proposeront un pique-nique aux enfants et 38 seront ouvertes. Le mouvement sera également très suivi dans les crèches de la ville : 49 seront fermées, 12 seront partiellement ouvertes et une seule assurera l’accueil des enfants normalement.

Des opérations reportées dans les hôpitaux

C’est une première depuis la loi Bachelot de 2009 : une dizaine de syndicats de praticiens hospitaliers (PH) se sont joints à l’appel de la fonction publique. Médecins, pharmaciens et dentistes sont invités à faire grève avec les personnels paramédicaux (aides-soignants, infirmiers, etc…) pour dénoncer en chœur la dégradation de leurs conditions de travail et « l’étranglement financier » de l’hôpital.

Comme eux, les praticiens hospitaliers sont concernés par le gel du point d’indice ou le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt maladie. Ils s’élèvent plus généralement contre la baisse de leur pouvoir d’achat. Conséquence : des opérations chirurgicales pourraient être reportées.

Les trains continueront à circuler

La circulation des TGV, Transilien, TER, Eurostar et Thalys ne devrait pas être perturbée, malgré les appels à la grève lancés par plusieurs syndicats de la SNCF. C’est ce qu’a assuré, dimanche, la direction.

La CFDT-cheminots, quatrième syndicat à la SNCF, a appelé à la grève contre la réforme du Code du travail et la hausse de la CSG. De son côté, SUD-rail (troisième syndicat) a lui aussi enjoint les cheminots à cesser le travail et à faire « converger » les luttes « pour faire plier le gouvernement ».

La CGT, premier syndicat à la SNCF, n’a pas appelé à des débrayages, mais incite par « solidarité » les cheminots à rejoindre les cortèges des fonctionnaires.

Le métro parisien devrait rouler normalement

A la RATP, les trois syndicats représentatifs, CGT, Unsa et SUD, appellent surtout à manifester à République. Mais pour SUD (troisième syndicat), il faut y aller par « tous les moyens possibles » , y compris en faisant grève. La direction n’a pas encore communiqué ses prévisions de trafic.

La CGT-RATP, qui n’a pas déposé de préavis, évoque la construction de « convergences » afin de « faire reculer le patronat et le gouvernement » sur « toute remise en cause des droits des travailleurs et la destruction sociale ». L’Unsa, dont le préavis concerne uniquement la maintenance, et SUD insistent, eux, sur la hausse de la CSG et la défense des « acquis » des agents RATP.

Près d’un tiers des vols annulés

Les contrôleurs aériens sont également appelés à faire grève par la CGT (deuxième syndicat), FO, la CFDT et l’Unsa. La direction générale de l’aviation civile (DGAC) a recommandé aux compagnies aériennes de réduire de 30% leurs vols mardi. Des perturbations sont attendues « sur l’ensemble du territoire ».

Les annulations concernent les aéroports de Paris-CDG, Paris-Orly, Beauvais, Lyon, Nice, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. 

Des perturbations à La Poste, Orange ou encore Pôle emploi

Les salariés d’anciennes entreprises du secteur public comme La Poste et Orange, qui emploient encore des fonctionnaires, et plus largement pour la CGT « l’ensemble des salariés du secteur des activités postales et de télécommunications » (SFR, Free, Chronopost…) sont aussi appelés à se mobiliser.

Même chose pour les agents, de droit public ou de droit privé, de Pôle emploi, pour protester contre des suppressions de postes et la présentation d’un budget en baisse de 4 milliards d’euros en cinq ans, ou pour ceux des chambres de commerce et d’industrie.

Publié dans:GREVES |on 10 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

Grèves……………………….(10/10/2017)

DIRECT. Les fonctionnaires appelés à la grève : forte mobilisation attendue

L’ensemble des syndicats de la fonction publique appellent à une journée de grève et de manifestations pour protester contre les mesures du gouvernement. Une première depuis dix ans.

Lors d\'une manifestation à Toulouse pour la défense du service public et de l\'industrie et contre la loi Travail, le 21 mars 2017.
Lors d’une manifestation à Toulouse pour la défense du service public et de l’industrie et contre la loi Travail, le 21 mars 2017. (MAXPPP)
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Ilan CaroRaphaël GodetLouis BoyFrance Télévisions

Mis à jour le 10/10/2017 | 08:10
publié le 10/10/2017 | 06:16

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Ce qu’il faut savoirSuppressions de 120 000 postes d’ici à la fin du quinquennat, gel des rémunérations, rétablissement du jour de carence, remise en cause de leur statut… Mardi 10 octobre, les neuf fédérations syndicales de la fonction publique appellent à une journée de grève et de manifestations dans les trois versants de la fonction publique. Ils veulent exprimer leur « profond désaccord » avec les mesures annoncées par le gouvernement. Une première depuis dix ans.

La mobilisation promet d’être « forte », selon les syndicats, avec près de 130 manifestations et rassemblements prévus dans 90 départements. A Paris, le cortège partira à 14 heures de la place de la République pour rejoindre celle de la Nation.

Cette grève se traduira par des fermetures de crèches, de cantines scolaires et d’établissements, où le service minimum, prévu par la loi, ne sera pas toujours assuré. De nombreux services publics seront fermés.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a dit lundi « assumer pleinement les mesures prises », assurant que les fonctionnaires n’étaient « pas du tout déconsidérés » et « même essentiels dans le fonctionnement de notre pays ».

Publié dans:GREVES |on 10 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

Grèves de mardi 10/10/2017…………………..(09/10/2017)

Publié dans:GREVES |on 9 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

Jusqu’à quand ? (04/10/2017)

Publié dans:GREVES |on 4 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

L’appel de la CFDT……………….(03/10/2017)

INFO OBS. « L’appel des 10.000″ de la CFDT

Manifestants CFDT devant le siège du Medef, le 18 septembre (Nicolas Liponne / NurPhoto)
« Les ordonnances réformant le Code du Travail prennent le contrepied du syndicalisme défendu par la CFDT », dénonce le syndicat réformiste.
L’ObsPublié le 03 octobre 2017 à 10h59

 
Devenu le premier syndicat de France, la CFDT célèbre sa victoire aux dernières élections professionnelles par un rassemblement militant, ce mardi, porte de la Villette à Paris. « Un hommage à tous ces élus, mandatés, responsables et adhérents qui font la CFDT au quotidien », explique Laurent Berger, son secrétaire général.
Cette journée de mobilisation militante est aussi, pour le syndicat réformiste, l’occasion d’interpeller le patronat, les entreprises, le gouvernement, afin de les placer face à leurs responsabilités.
Cet « appel des 10.000″, que « l’Obs » publie en exclusivité, témoigne d’une sévérité croissante envers la politique du gouvernement. Après s’être montrée plutôt conciliante sur les ordonnances réformant le code du travail, la CFDT a vu une partie de ses adhérents rejoindre les manifestations et opte désormais pour un ton beaucoup plus virulent :

« L’appel des 10.000″

« Réunis le 3 octobre 2017, nous sommes 10.000 représentants du personnel dans les entreprises et administrations publiques. […] Nous représentons près de 2 millions de salariés et agents publics qui ont accordé leur confiance aux candidats de la CFDT par leur vote aux élections professionnelles.
Nous portons chaque jour aux côtés de nos collègues de travail un syndicalisme de progrès social, critique et combatif face aux injustices et aux situations difficiles vécues par les travailleurs. Un syndicalisme qui a pour objectifs de construire des propositions […]
Alors que les ordonnances réformant le code du travail prennent le contrepied de ce syndicalisme, nous lançons aujourd’hui un appel :

Un appel aux organisations patronales :
« Le syndicalisme change, changez aussi. Cessez de ne tolérer le syndicalisme que s’il reste hors des murs de l’entreprise. Sortez d’un lobbying à courte vue pour vous engager dans une réelle démocratie sociale.
Reconnaissez que les réformes sont d’autant plus durables et solides qu’elles sont négociées, donc partagées et comprises par le plus grand nombre. Assumez vos responsabilités en vous engageant auprès des entreprises que vous représentez pour favoriser la création d’emplois de qualité. »

Un appel aux chefs d’entreprise :
« Reconnaissez que l’entreprise n’est rien sans ses salariés et que le social n’est pas un sous-produit de l’économique mais, au contraire, un investissement gage de développement et d’efficacité. Partagez le pouvoir économique avec les salariés et ceux qui les représentent. Mettez au centre de vos préoccupations le travail et le respect des travailleurs.

Un appel aux employeurs publics :
« Considérez que les agents publics ne peuvent être réduits à un coût que l’on gère par des arbitrages budgétaires. Respectez-les et reconnaissez la richesse que produit leur travail [...] »

Un appel au gouvernement :
« Reconnaissez pleinement le rôle des syndicats dans l’entreprise, au niveau national, dans les branches et les territoires. Ne cédez pas aux visions les plus rétrogrades qui voient le syndicalisme comme un obstacle à contourner.
Placez la justice sociale et la sécurisation des parcours professionnels des travailleurs au centre des discussions à venir sur l’assurance-chômage et la formation professionnelle

Publié dans:GREVES |on 3 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

Manifs……………………………………..(23/09/2017)

Publié dans:GREVES |on 23 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Ca grogne…………………………..(23/09/2017)

Plus de 2 000 CRS se rendent indisponibles pour protester contre la fiscalisation de leur indemnité d’éloignement

La plupart des CRS ont consulté leur médecin pour obtenir un arrêt maladie, car ils n’ont pas le droit de grève.

Des CRS lors d\'une manifestation à Paris le 1er mai 2017.
Des CRS lors d’une manifestation à Paris le 1er mai 2017. (SALVADOR BANYO / NURPHOTO / AFP)
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franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 21/09/2017 | 13:37
publié le 21/09/2017 | 12:51

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imageil y a 11 minutesRéforme du Code du travail : les ordonnances ont été publiées au Journal officiel, certaines mesures s’appliquent dès maintenant

Ils sont en colère. 2 100 CRS se sont rendus indisponibles pour leur vacation, jeudi 21 septembre, afin de protester contre la fiscalisation de leur indemnité d’éloignement, a déclaré Grégory Joron, secrétaire national du syndicat Unité SGP Police FO, contacté par franceinfo. Sur les 13 200 CRS, répartis en 60 compagnies  de service général, dites « compagnies maintien de l’ordre », 50 devaient être mobilisées jeudi, selon le syndicat, qui estime qu’entre 35 et 40 compagnies sont touchées par ce mouvement. La plupart des CRS ont consulté leur médecin pour obtenir un arrêt maladie, car ils n’ont pas le droit de grève.

« Il y a un ras le bol général du manque de reconnaissance. En moyenne, les CRS sont 180 jours en déplacement. Pour compenser l’absence temporaire du domicile, une somme de 39 euros par jour est versée. En 2016, il y a eu une revalorisation : elle était de 30 euros auparavant. Cette année, le gouvernement a souhaité fiscaliser cette indemnité », explique à franceinfo Didier Mangione, secrétaire régional de l’Unité SGP Police FO à Lyon. « Les agents sont déjà très solicités depuis l’attentat à Charlie Hebdo et le plan vigipirate, ajoute le syndicaliste. Ils dépassent souvent les 200 jours de déplacement. Ils sont hyper crevés ».

Une réunion au ministère de l’Intérieur vendredi

« Cela fait des semaines que l’on attend des réponses sur cette fiscalisation, assure Didier Mangione. Si le gouvernement maintient cettte décision de nous retirer cette reconnaissance de la nation envers les CRS, alors il y aura plus d’actions. » La mobilisation des CRS intervient le même jour que les mouvements de grève dans les transports ou l’éducation. « On dissocie notre mobilisation des ordonnances, ça n’a rien à voir », assure-t-on du côté des syndicats policiers.

Contacté par franceinfo, le ministère de l’Intérieur n’était pas en mesure de donner un chiffre sur la mobilisation, mais a précisé à franceinfo que des échanges ont eu lieu ce matin entre le ministre, le directeur de la police nationale et les trois syndicats de policiers Alliance, Unsa et Unité SGP FO. Une réunion est prévue à) Beauvau à 7h30.

Publié dans:GREVES |on 23 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Manifs…………………………….(21/09/2017)

Publié dans:GREVES |on 21 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Manifs……………………………..(21/09/2017)

Publié dans:GREVES |on 21 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Bonne question………………………..(21/09/2017)

Loi travail

Syndicats : après la manif, qui va faire la loi ?

Par Luc Peillon — 20 septembre 2017 à 20:26
Mobilisation des fédérations CFDT et CFTC des transports, le 18 septembre, à Paris devant le ministère du Travail. Zoom
Mobilisation des fédérations CFDT et CFTC des transports, le 18 septembre, à Paris devant le ministère du Travail. Photo Laurent Troude

La première mobilisation contre les ordonnances Pénicaud, le 12 septembre, avait rencontré un relatif succès. Celle de ce jeudi sera déterminante pour la poursuite du mouvement, soumis à un calendrier serré. Ainsi que pour les rapports de force syndicaux.

Déclin ou amplification ? La seconde journée de mobilisation contre les ordonnances Pénicaud pourrait – déjà – conditionner la suite du mouvement. Après une première édition plutôt réussie le 12 septembre (220 000 personnes en France, soit autant que pour la première journée contre la loi El Khomri en 2016), les organisateurs doivent faire aussi bien, voire mieux, ce jeudi, pour donner une chance à la contestation de perdurer, tant le calendrier de la réforme est serré. Dès le lendemain, vendredi, les ordonnances doivent être adoptées en Conseil des ministres, avant d’être publiées quelques jours plus tard au Journal officiel. Ne restera plus que les décrets, et éventuellement la loi de ratification, dans quelques semaines, pour espérer peser sur la réforme (lire page 4). Or si rien ne permet de dire que la mobilisation, en nombre de manifestants, sera au rendez-vous ce jeudi, plusieurs signes montrent que le front syndical commence à s’étoffer.

Outre la CGT, la FSU, Solidaires et l’Unef, plusieurs unions départementales FO devraient rejoindre la cinquantaine qui avaient déjà défilé le 12 septembre. Soit plus de la moitié des unions départementales que compte Force ouvrière. Du côté de la CGC, douze fédérations appellent à la mobilisation, sous le regard bienveillant de son responsable, François Hommeril. «Nous n’appelons pas à manifester, mais nous laissons libres les fédérations de se joindre ou non au mouvement», explique le leader de l’organisation des cadres, farouchement opposé à la réforme Pénicaud.

La CFDT, enfin, connaît aussi quelques évolutions. Poussé en interne par certaines de ses structures, dont sa fédé de la métallurgie, Laurent Berger hausse le ton. Dans une tribune commune avec l’Unsa et la CFTC, publiée mardi sur le site des Echos, il réclame des «ajustements» au projet jugé «déséquilibré» du gouvernement. Par ailleurs, si rien n’est décidé, Berger n’exclurait plus une éventuelle action avec la CGT.

L’échiquier syndical bouge un peu et la réussite de la journée de jeudi sera déterminante. Un sujet d’inquiétude pour le gouvernement, qui pourra toujours tenter de décrocher les wagons lors de la rédaction des décrets : de la marge existe encore, notamment concernant les moyens à allouer aux syndicats. Passage en revue des enjeux pour chacune des trois principales centrales.

Le coup de poker de la CGT : solo risqué Pour Philippe Martinez

C’est pour la CGT, évidemment, que cette seconde journée de mobilisation est la plus importante. Après le relatif succès des manifs du 12 septembre, elle doit absolument rassembler davantage de monde ce jeudi. Soit, selon l’estimation du ministère de l’Intérieur, plus de 220 000 personnes sur l’ensemble de la France. D’autant que la confédération de Montreuil a de nouveau choisi seule cette nouvelle date de mobilisation. En cas de baisse du nombre de manifestants, ce sera donc aussi son propre échec.

C’est sans doute pour cette raison que le syndicat de Philippe Martinez attend pour annoncer une troisième journée. Selon nos informations, elle essayerait, au vu du flottement que connaissent certaines centrales, de les convaincre de se joindre à sa lutte contre les ordonnances. «Les salariés ne comprendraient pas que toutes les organisations syndicales ne contestent pas le projet du gouvernement, et ne se mobilisent pas ensemble. Donc oui, on tend la main», explique un membre de la direction de la CGT. Plus question, en faisant cavalier seul, de vexer ceux qui pourraient être tentés, ou un peu contraints sous pression de leur base, de rejoindre les cortèges.

En cas de reflux du nombre de manifestants, en revanche, le revers serait douloureux pour la CGT. En position de faiblesse depuis plusieurs années, et concurrencée désormais par La France insoumise, qui défilera deux jours plus tard, elle perdrait durablement de son pouvoir face à un gouvernement dont les réformes ne font que commencer.

Flexibilité à la CFDT : un ralliement à la CGT n’est pas exclu

Journée charnière pour la CFDT. Si la manifestation de ce jeudi est un flop, ce sera un soulagement pour son secrétaire général, Laurent Berger, qui n’appelle pas ses troupes à descendre dans la rue. Cet échec, surtout, pourrait valider, avec dix jours de retard, la phrase un peu malheureuse qu’il avait prononcée, lors de la mobilisation du 12 septembre. En milieu de journée, l’homme avait ainsi déclaré : «On n’a pas besoin de faire une démonstration de faiblesse.» Le décompte du nombre de manifestants, un peu plus tard, l’avait en grande partie démenti, la CGT, Solidaires et la FSU réussissant à rassembler autant de monde que lors de la toute première journée d’action contre la loi El Khomri, le 9 mars 2016.

Mais si, à l’inverse, la CGT réussit son pari, ce ne sera pas aussi problématique pour la CFDT que pour FO. Berger pourrait même en profiter pour, dans la foulée, basculer du côté de la CGT. Et satisfaire ainsi une partie de sa base qui, à l’instar de la fédération des métallos, réclame à la confédération un mode d’action un peu plus combatif. Selon nos informations, lors d’une réunion du 5 septembre, Berger aurait dit à Martinez qui si ce dernier n’avait pas choisi seul la date de mobilisation du 12, la CFDT aurait réfléchi un peu plus à sa participation – ou non – à la manif. Bref, il n’en faudrait pas forcément beaucoup, semble-t-il, pour que la CFDT défile aux côtés de la CGT et, éventuellement de la CGC, au moins une fois sur une date communément choisie. Mais pour cela, il faudrait, entre autres, que la journée de jeudi soit une vraie réussite.

Chez FO, Mailly, dindon de la force : isolée, la direction est dans l’impasse

Journée compliquée pour Force ouvrière. Pour la seconde fois en un mois, le secrétaire général de la confédération, Jean-Claude Mailly, devrait voir une majorité de ses troupes lui désobéir, et défiler dans les rues avec la CGT, la FSU et solidaires, contre les ordonnances Pénicaud. Si la mobilisation est un échec, Mailly peut respirer, et espérer voir s’essouffler la contestation en interne. Mais tout ne sera pas réglé pour autant : plusieurs responsables de fédérations ou d’unions départementales pourraient vouloir faire payer à Mailly son positionnement ambigu sur la réforme, durant la dernière année de son dernier mandat à la tête de la confédération. Et lui reprocher d’avoir affaibli le rapport de force syndical en ayant refusé de descendre dans la rue.

Si la journée d’action est un vrai succès, c’est pire. Les responsables encore fidèles à Mailly pourraient finir par rejoindre les cortèges, surtout si Martinez arrive à convaincre Berger de participer à une journée d’action commune. Le responsable de FO risquerait alors de devoir manger son chapeau et rejoindre lui-même la mobilisation, au risque, sinon, de connaître une vraie fronde de ses militants. Autrement dit, dans les deux cas, le moment est compliqué pour FO et son leader. Injuste, selon le ponte syndical d’une autre confédération : «Mailly a pris des risques. Il a choisi la concertation en espérant limiter la casse. Or il a obtenu plusieurs choses importantes dans la réforme.» Sans réussir à convaincre ses troupes.

Luc Peillon

Liberation.fr
Publié dans:GREVES |on 21 septembre, 2017 |Pas de commentaires »
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