Archive pour la catégorie 'HISTOIRE'

Merci Nadine…………………………..(09/10/2017)

Merci Nadine................................(09/10/2017) dans HISTOIRE
Nadine
9 octobre, 04:46
BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 9 octobre au dimanche 15 octobre 2017

10 octobre 1789
Les biens du clergé nationalisés

Le 10 octobre 1789, à Versailles, l’Assemblée constituante décide de nationaliser les biens de l’Église de France, sur une proposition de Talleyrand.

Un remède tout trouvé à la crise financière
Les états généraux ont été réunis par Louis XVI le 5 mai 1789 pour trouver une solution à la crise financière qui place le royaume au bord de la faillite.
Les premières secousses révolutionnaires n’arrangent rien. Les impôts ne rentrent plus du tout et les épargnants refusent de continuer à prêter de l’argent au Trésor. « La banqueroute, la hideuse banqueroute est à nos portes ! » s’exclame Mirabeau devant ses collègues députés, en septembre 1789.
C’est alors que le député Charles Maurice de Talleyrand, par ailleurs évêque d’Autun, propose à ses collègues de nationaliser les biens du clergé. Ces biens, constitués de propriétés agricoles et d’immeubles, sont très importants. On les évalue à 3 milliards de livres (environ dix fois le montant du budget annuel du royaume). Ils résultent des innombrables dons et legs des fidèles au cours des siècles passés.
En contrepartie, sur une suggestion de Mirabeau, l’État s’engage à prendre à sa charge l’entretien des ecclésiastiques, les frais du culte et aussi les très lourdes charges sociales et éducatives qui relevaient jusque-là de l’Église.
La nationalisation des biens du clergé reçoit un accueil plutôt favorable des catholiques français et les paysans comptent bien en profiter pour arrondir leurs propriétés en se portant acquéreurs des domaines de l’Église.

Naissance des assignats
Sans s’en douter, les députés mettent le doigt dans un engrenage qui va diviser le pays et conduire la Révolution à sa perte.
Dans l’immédiat, faute de pouvoir faire autrement, l’Assemblée nationale constituante laisse au clergé le soin de continuer à gérer ses domaines. Pour tirer concrètement parti de ces domaines sans attendre leur mise en vente, l’Assemblée décide de les mettre en gage (on dit aussi « assigner »). Par décret des 19 et 21 décembre 1789, elle émet des bons du Trésor pour un montant total de 400 millions de livres.
En échange d’un prêt à l’État, les particuliers reçoivent un bon du même montant. Ce bon porte un intérêt de 5% qui correspond à la rémunération du prêt. Surtout, ce bon appelé « assignat » est gagé ou « assigné » sur les biens du clergé (désormais appelés biens nationaux). Autrement dit, son détenteur peut l’échanger à tout moment contre un bien national de même valeur (parcelle de terre…).
De cette façon, les révolutionnaires gagnent sur les deux tableaux : en drainant l’épargne du public, ils comblent la dette de l’État ; en cédant les biens nationaux aux paysans aisés et aux bourgeois, ils s’assurent d’indéfectibles soutiens dans la population. Néanmoins, peu nombreux sont au début les Français qui font appel à cette possibilité…

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BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 9 octobre au dimanche 15 octobre 2017

10 octobre 1789

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L’édito de Patrick Boucheron………………(05/10/2017)

Libé des historiens

Déborder le temps

Par Patrick Boucheron — 4 octobre 2017 à 20:56
Patrick Boucheron, mercredi, lors de la conférence de rédaction du Libé des historiens.Zoom
Patrick Boucheron, mercredi, lors de la conférence de rédaction du Libé des historiens. Photo Albert Facelly pour Libération

ÉditoEt si les historiens n’avaient pas réponse à tout, perdraient-ils leur crédit ? Peuvent-ils déjouer les attentes qu’on place dans leur savoir supposément apaisant sans scier la branche sur lesquels ils sont assis ? Ordinairement, les journalistes les appellent à la rescousse dès qu’ils craignent de se laisser déborder par l’énergie de l’événement. Les Catalans veulent leur indépendance, mais la Catalogne n’a-t-elle pas toujours existé ? Ces docteurs Folamour des temps modernes que l’on imagine si prompts à la gâchette nucléaire ne rejouent-ils pas inlassablement la figure néronienne de l’empereur fou ? Bonnes pâtes, les historiens acquiescent poliment, calment les ardeurs des excités de l’actu, prennent du recul, de la hauteur, de la distance, tout ce qu’on voudra pourvu qu’on échappe à la frénésie du présent.

Seulement voilà : faire œuvre d’historien consiste toujours à comprendre en quoi nous différons d’hier, en quoi l’aujourd’hui demeure cet entre-temps incertain où l’avenir n’est pas écrit d’avance. C’est apprendre à défataliser le temps. Face à ceux qui craignent l’affolement de l’histoire, il faut rappeler que la folie a une histoire – y compris celle des criminels qu’on déclare fous pour ne pas voir que leur histoire parle aussi de nous. Sur eux aussi on peut parler, en historiens, et pas seulement sur les sujets que l’on nous assignerait par avance en tant qu’experts en commencements, spécialistes des continuités rassurantes et des identités figées.

Ce Libé des historiens est le lieu d’une révolte contre ce partage des rôles. L’histoire déborde, et c’est tant mieux ; parce qu’elle s’adresse à nos vies présentes, elle fera moins et plus que ce que l’on attend d’elle. Moins : que l’on ne compte plus sur nous pour servir un discours impassible sur ce qu’est ou n’est pas une nation, sur ce que fait ou ne fait pas la déraison, sur ce que peut ou ne peut pas un événement. Car celui-ci nous bouscule, comme tout le monde, et brise dans nos mains les instruments d’analyse que nous pensions les plus solides. Plus : nous ne nous tairons pas pour autant, convaincus que l’on ne risque rien, dans un espace démocratique, à cesser de proférer pour donner en partage nos doutes, nos craintes et nos insuffisances. Nous ne nous laisserons déborder ni par la crainte de la prolifération des discours sur le passé et de l’appropriation politique de ses usages, ni par la rancœur de ne plus savoir les contrôler. Nous jouerons le jeu, loyalement, joyeusement, pour tenter de décrire avec le plus d’exactitude les débordements du temps.

Liberation.fr

 

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Merci Sébastien………………………(25/09/2017)

Merci Sébastien...........................(25/09/2017) dans HISTOIRE
Sébastien
25 septembre, 07:40
28 septembre 1864
Fondation de la 1ère Internationale
Le 28 septembre 1864, des ouvriers de toute l’Europe se réunissent à Londres, à Saint Martin’s Hall, en soutien aux Polonais, victimes en 1863 d’une féroce répression russe.
Il s’ensuit la formation de l’Association internationale des travailleurs (AIT), qui sera plus tard connue sous le nom de Ière Internationale.

Naissance d’un syndicalisme européen
Dans tous les domaines (arts et lettres, diplomatie et défense, libre circulation des hommes et des marchandises, monnaie…), l’Europe atteint au début des années 1860 un niveau d’intégration sans équivalent, même aujourd’hui. Le syndicalisme n’échappe pas à ce mouvement.
Les syndicats sont nés quarante ans plus tôt en Angleterre, à la faveur de la révolution industrielle. Ils rassemblent surtout des compagnons qui appartiennent aux métiers traditionnels et possèdent un bon niveau d’instruction : imprimerie, bâtiment, confection etc.
Le syndicalisme acquiert une dimension internationale avec l’Association internationale des travailleurs, qui naît dans une période de grande expansion économique, sous les règnes de la reine Victoria et de Napoléon III. L’AIT, ou première Internationale ouvrière, se donne pour objectif de coordonner les luttes syndicales et populaires de tous les pays. Elle comprend un comité central et de simples sections nationales.

C’est un intellectuel allemand, réfugié à Londres depuis l’échec des révolutions de 1848, qui rédige les statuts de l’Association internationale des travailleurs. Il s’appelle Karl Marx. Il a 46 ans.
Karl Marx vit à Londres dans des conditions matérielles précaires et publie des ouvrages théoriques d’un abord difficile.
En 1864, il est surtout connu des syndicalistes et des socialistes par un opuscule qu’il a publié en 1848 avec son riche ami Friedrich Engels : Le Manifeste du Parti communiste (son oeuvre principale, Das Kapital, paraîtra trois ans plus tard, en 1867).

Fatales rivalités
L’Association internationale des travailleurs aligne dans ses plus belles années quelques milliers d’adhérents seulement dans toute l’Europe. Elle est très tôt minée par les rivalités entre Karl Marx, qui prône un socialisme «scientifique», et le courant anarchiste animé par Pierre Joseph Proudhon puis par Michel Bakounine.
L’Association ne survit pas aux tensions nées de la guerre franco-prussienne et de la Commune de Paris, en 1871. Les anarchistes de Bakounine sont expulsés l’année suivante et l’AIT transporte son siège à New York, où elle s’éteint dans l’indifférence.
En juillet 1889, six ans après la mort de Marx, à l’initiative de Frierich Engels, ami de Marx, mort six ans plus tôt, les socialistes se retrouvent à Paris où ils fondent une deuxième Internationale.
De 1919 à 1943, la IIe Internationale est concurrencée par une IIIe Internationale dite communiste (Komintern) et sévèrement contrôlée par Staline. Une IVe Internationale, concurrente des précédentes, fait également son apparition à l’initiative de Trotski, en 1938. Elle sera très en vogue parmi les jeunes contestataires français de Mai 68.
Quant à la IIe Internationale, demeurée fidèle à la démocratie parlementaire, elle survit tant bien que mal jusqu’à nos jours sous le nom d’Internationale ouvrière et socialiste, adopté en 1923.
Elle est relayée en France par un parti connu sous le nom de SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière), issu de la fusion, le 26 avril 1905, de différents partis socialistes, dont celui, réformiste, de Jean Jaurès et celui, marxiste, de Jules Guesde. Ses compromissions dans les guerres coloniales, sous l’autorité de Guy Mollet, l’amènent, le 4 mai 1969, à changer son nom pour celui de Parti socialiste. Le 11 juin 1971, au congrès d’Épinay-sur-Seine, François Mitterrand en prend la direction avec le titre modeste de premier secrétaire.

L’Internationale
Cet «hymne du prolétariat mondial», hommage à la nouvelle organisation ouvrière, est écrit en juin 1871 par l’ouvrier et chansonnier Eugène Pottier, dans la prison où l’avait jeté l’échec de la Commune de Paris. Publié en 1887 dans un recueil de chants révolutionnaires, il a été mis en musique un an plus tard par l’ouvrier Pierre Degeyter.

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28 septembre 1864
Fondation de la 1ère Internationale
Le 28 septembre 1864, des ouvriers de toute l’…
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Un peu d’histoire………………………..(20/09/2017)

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L’ÉCHO DU JOUR
le 20 septembre 2017
ECHO DE PRESSE

Un peu d'histoire.............................(20/09/2017) dans HISTOIRE image_placeholder dans HISTOIRE

À la Sorbonne, le congrès à l’origine de l’allocation chômage

En 1910, la presse se penche sur un mal qui ne cesse de croître dans les pays industriels : le chômage. A Paris, le 20 septembre, des spécialistes réunis en Congrès proposent la création d’une assurance chômage.

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TOUS LES ECHOS DU JOUR
Publié dans:HISTOIRE |on 20 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Merci qui ? Mais oui, Nadine ! (11/09/2017)

Merci qui ? Mais oui, Nadine !                            (11/09/2017) dans HISTOIRE
Nadine
11 septembre, 06:32
BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 11 septembre au dimanche 17 septembre 2017

8-13 octobre 1906
La Charte d’Amiens fonde le syndicalisme révolutionnaire

Le 8 octobre 1906 s’ouvre à Amiens le congrès de la Confédération Générale du Travail (CGT), qui groupe 2400 syndicats français et deux cent mille adhérents. Cinq jours plus tard en sort une motion qui va entrer dans l’Histoire syndicale sous le nom de Charte d’Amiens.
Ce texte très court (2000 signes) définit encore aujourd’hui en théorie les objectifs du syndicalisme français, en radicale opposition avec les syndicalismes allemand et britannique.

Révolutionnaire ou réformiste ?
La CGT est née à Limoges en 1895, à peine plus de dix ans après la légalisation des syndicats ouvriers. Au départ simple association de quelques fédérations nationales de syndicats, elle se structure et se renforce au congrès de Montpellier, en 1902.
Ses effectifs bondissent à plus de cent mille membres sous l’impulsion de son secrétaire général Victor Griffuelhes, un ancien militant anarchiste.
Il organise le 1er mai 1906 la première grève générale pour la journée de huit heures. Ce coup d’éclat met le monde syndical en ébullition, d’autant qu’il survient juste après la catastrophe de Courrières et la répression des mineurs par l’armée.
L’année précédente, la sphère politique a vu naître le premier parti constitué comme tel : la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO). Ce parti est dirigé par Jules Guesde et se réclame du marxisme.
Partageant peu ou prou les mêmes convictions, syndicalistes et militants politiques s’interrogent sur la meilleure façon de les promouvoir.
Jules Guesde s’est violemment opposé à Alexandre Millerand en 1899 quand ce « socialiste indépendant » a choisi de participer au gouvernement « bourgeois » de Pierre Waldek-Rousseau.
Il souhaite faire de son parti, avec le concours de la CGT, le fer de lance de la révolution à venir. Mais au sein de la confédération syndicale, les « guesdistes » sont nettement minoritaires.
Ils doivent compter avec les réformistes qui veulent se cantonner dans des revendications purement syndicales pour l’amélioration des conditions de travail et des rémunérations.
Quant à la mouvance anarchiste regroupée autour de Victor Griffuelhes, elle prône une action révolutionnaire, à l’écart des partis politiques, avec rien moins que l’objectif de renverser la société capitaliste et de confier l’outil de production aux syndicats !

Le débat va être tranché au congrès d’Amiens au profit des derniers !
Victoire en trompe-l’œil du syndicalisme révolutionnaire
Le IXe congrès confédéral réunit plus de 800 délégués dans l’école publique du faubourg de Noyon, à Amiens. Trois motions sont débattues. Celle des « guesdistes », présentée par la Fédération du Textile, est mise en minorité par la coalition contre nature des réformistes et des anarchistes.
La motion réformiste, présentée par la Fédération du Livre, exprime « le caractère exclusivement économique de l’organisation syndicale ». Mais elle est retirée par ses promoteurs qui veulent plus que tout rester à l’écart des partis politiques. Ils se rallient donc à la motion de Victor Griffuelhes, laquelle préconise la grève générale comme moyen de faire triompher la révolution et « l’expropriation capitaliste ».
Après une semaine de débats est donc votée ladite motion. Elle obtient 830 voix sur 839 !
Mais même si elle est acceptée à la quasi-unanimité des congressistes, n’y voyons pas le reflet des aspirations de la classe ouvrière ou des huit millions de salariés français car les délégués présents à Amiens représentent en tout et pour tout un millier de syndicats et beaucoup sont des néophytes qui ont reçu un mandat en blanc d’un ou même plusieurs syndicats…

Publié dans:HISTOIRE |on 11 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Merci qui ? Nadine, bien sur…………………..(04/09/2017)

Merci qui ? Nadine, bien sur.......................(04/09/2017) dans HISTOIRE
Nadine
4 septembre, 06:17
BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 4 septembre au dimanche 10 septembre 2017

4 septembre 1870
Proclamation de la République

Le 4 septembre 1870, les Parisiens proclament la République (c’est la IIIe du nom). En souvenir de ce jour, de nombreuses rues de France portent le nom du « Quatre Septembre ».
C’est après avoir appris la capture de l’empereur Napoléon III par les Prussiens à Sedan que les républicains de la capitale ont pris le pouvoir. Ils ont été devancés de quelques heures par leurs homologues de Lyon et Marseille.

Illusions impériales
Quelques mois plus tôt, le 8 mai, Napoléon III était sorti renforcé d’un plébiscite qui lui avait donné 7 336 000 oui contre 1 560 000 non en confirmant l’orientation libérale de l’empire. À Paris, toutefois, à la différence du reste du pays, une majorité républicaine s’était prononcée contre le régime.
La déclaration de guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, allait détruire les illusions de l’empereur. Certains républicains se hasardent à souhaiter qu’une prompte défaite consacre la ruine du régime et hâte l’avènement de la République.
C’est ainsi que Le Rappel écrit noir sur blanc : « Le danger le plus sérieux, c’est celui de la victoire. L’Empire fait le mort. Les Prussiens battus, il ressuscitera ». Ce journal appartient aux fils de Victor Hugo – lequel est en exil à Guernesey -. La défaite de Sedan comble au-delà de toute espérance les voeux de ces drôles de patriotes.
Une République issue de la défaite
Dans la nuit du 3 au 4 septembre, dès l’annonce de la défaite, les députés du Corps législatif se réunissent au Palais-Bourbon. Ils dédaignent de confier la régence à l’impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et s’interrogent sur la conduite à suivre.
Dans le petit groupe républicain, plusieurs députés se préparent à un illustre destin. Parmi eux, Jules Favre, Jules Grévy, Jules Simon et Jules Ferry, qui fonderont la « République des Jules ». Il y a aussi Adolphe Crémieux et surtout Léon Gambetta, superbe orateur de 32 ans.
Les Parisiens envahissent bientôt le Palais-Bourbon et exigent l’instauration de la République. Les députés craignent d’être débordés par l’insurrection. Jules Favre leur suggère alors de proclamer eux-mêmes la République à l’Hôtel de ville de Paris, comme aux plus beaux jours de la Révolution de 1789 ou des journées de Février 1848.
Deux colonnes de députés et de simples citoyens se rendent donc à l’Hôtel de ville, où elles ont été devancées par un groupe d’agitateurs révolutionnaires, jacobins ou socialistes (Delescluze, Blanqui, Flourens…).

Pour séduire et rassurer la foule, Jules Ferry a l’idée de constituer un gouvernement composé de députés républicains de Paris. C’est ainsi que Léon Gambetta et Jules Favre proclament la République au milieu d’une liesse générale quelque peu surréaliste en regard de la situation militaire du pays.
Beaucoup de Parisiens croient naïvement que la déchéance de l’empereur et l’avènement de « Marianne » rendront les Prussiens plus accommodants. Certains imaginent au pire un sursaut général comme aux temps héroïques de Valmy. La résistance de l’armée de Bazaine à Metzleur donne quelques motifs d’espérer.
Paris résiste
Le « gouvernement de la Défense nationale » est placé sous la présidence du gouverneur militaire de la place, le général Louis Trochu, un conservateur timoré, « Breton, catholique et soldat », selon ses propres termes. Il délègue le député Adolphe Crémieux à Tours en vue de prendre en main les zones encore libres. Mais le généreux septuagénaire se révèle vite insuffisant à la tâche.
La situation s’aggrave le 19 septembre avec l’encerclement de Paris par les troupes ennemies. Le 7 octobre, le fougueux Gambetta (32 ans), ministre de l’Intérieur, s’enfuit à son tour de Paris à bord d’un ballon.
Sitôt à Tours, Léon Gambetta organise une armée en vue de secourir la capitale et de mener une « guerre à outrance ». Son initiative recueille quelques éphémères succès mais elle inquiète les populations rurales qui rêvent surtout du retour à la paix. Les troupes hâtivement rassemblées par Gambetta sont sans difficulté battues par les Prussiens après la reddition honteuse de l’armée de Bazaine, à Metz.

De leur côté, affamés par un siège impitoyable, les Parisiens tentent dans un effort désespéré une « sortie torrentielle » à Buzenval, le 20 janvier 1871. Elle s’achève par une piteuse retraite.
Dans un ultime effort, Adolphe Thiers (73 ans), vieux député conservateur doté d’un très grand prestige, entreprend une tournée des capitales européennes en vue d’obtenir une intervention militaire en faveur de la France. Il se heurte partout à un refus poli… au grand soulagement du chancelier Bismarck.
À Saint-Pétersbourg, le tsar Alexandre II accueille avec une secrète jubilation les nouvelles de France, qu’il avait prévues. Il y voit la rançon de son humiliation dans la guerre de Crimée et des leçons prodiguées par les Français à son endroit à propos de la Pologne.
L’armistice est finalement signé par Jules Favre le 28 janvier 1871 pour une durée de quatre semaines. Bismarck veut ainsi donner le temps aux vaincus d’élire une assemblée nationale. Il a besoin en effet que le traité de paix définitif soit entériné par une autorité légitime afin de ne pas être plus tard contesté.
Dix jours plus tôt, le 18 janvier, les envahisseurs ont proclamé triomphalement l’Empire d’Allemagne dans la Galerie des Glaces de Versailles.
La France aspire à la tranquillité
Le 8 février, les élections générales amènent à la nouvelle Assemblée nationale une majorité favorable à la paix. Les ruraux des provinces, peu au fait du siège de Paris et des événements militaires, manifestent massivement leur volonté d’en finir au plus vite avec la guerre en reportant leurs suffrages sur les notables. C’est ainsi que se révèle à l’Assemblée une majorité écrasante de monarchistes.
Pas moins d’un élu sur trois est noble ! Mais ces députés monarchistes sont divisés entre partisans du comte de Paris, petit-fils de Louis-Philippe 1er, du comte de Chambord, petit-fils de Charles X, et de Napoléon III, empereur déchu.
Paris étant entourée de troupes allemandes et trop agitée au goût de l’Assemblée nationale, celle-ci se réunit au Grand Théâtre de Bordeaux avant de se transférer à Versailles. Le gouvernement de Trochu lui remet sa démission et, le 17 février, l’Assemblée désigne Adolphe Thiers comme « chef du gouvernement exécutif de la République française » en attendant de statuer sur la nature du régime futur : monarchie ou république.
Ainsi naît la IIIe République, dans la détresse et la confusion… Elle mourra de la même façon 70 ans plus tard, en 1940.

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Du Lundi 4 septembre au dimanche 10 septembre 2017

4 septembre 1870

Publié dans:HISTOIRE |on 4 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

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