Archive pour la catégorie 'HOMMAGE'

Un an………………….un an déjà…………..(22/04/2018)

Il y a un an, une « longue maladie » avait eu raison de ton courage et c’est avec un courage exemplaire et une dignité remarquable que tu affrontais la mort.

Un an déjà et tes obsèques sont toujours au creux de ma mémoire.

Tu me faisais l’amitié de trouver que ma voix était plaisante et je m’étais promis, pour ton grand départ, de te chanter une dernière chanson.

Mais, devant ton cercueil, le courage m’a manqué et la crainte de m’effondrer en larmes a bloqué mes désirs de te rendre hommage en chantant une mélodie de Gilbert Bécaud.

Pour ce triste anniversaire, voici ce que j’aurais voulu te dire si le courage ne m’avait pas fait défaut :

 » Qu’elle est lourde à porter l’absence de l’ami

L’ami qui tous les soirs venait à cette table

Et qui ne viendra plus,

*La mort est misérable,

Qui poignarde le cœur et qui le déconstruit

Tu avais dit un jour, lorsque je m’en irais

Pour ces lointains pays d’au-delà de la terre

Vous ne pleurerez pas

Vous lèverez vos verres et vous boirez pour moi à mon éternité.

Alors, je reste là, au bord de mon passé

Silencieux et vaincu tandis que ta voix passe

Et j’écoute la vie s’installer à ta place, ta place qui pourtant demeure abandonnée.

La vie de chaque jour, aux minuscules joies

Veut remplir à tout prix le vide de l’absence

Mais elle ne pourra pas, avec ses manigances

Me prendre mon ami pour la seconde fois

Qu’elle est lourde à porter l’absence de l’ami

Qu’elle est lourde à porter ton absence Alain mon ami »

Publié dans:HOMMAGE |on 22 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Sans commentaire…………………..(01/04/2018)

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VIDEO. « Merci, mon colonel » : l’hommage de Robert Badinter au « sacrifice » d’Arnaud Beltrame
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Publié dans:HOMMAGE |on 1 avril, 2018 |Pas de commentaires »

L’hommage de Laurent Joffrin………….(27/03/2018)

Libération 27 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Un héros

Une partie de la droite – ou de l’extrême droite – est décidément incorrigible. Plutôt que de se joindre à l’hommage unanime rendu au colonel Beltrame, elle veut à toute force le récupérer au nom de préjugés partisans qui n’ont d’autre objet que de diviser – en vain – l’opinion. Avec insistance, ces récupérateurs soulignent la foi catholique qui animait le ­héros de Trèbes, qui s’est livré au terroriste pour sauver les otages. Factuellement la chose est parfaitement vraie. Le colonel Beltrame était retourné à la foi de ses pères il y a une dizaine d’années. Il avait effectué un pèlerinage à Sainte-Anne-d’Auray, haut lieu du catholicisme breton. Uni civilement à son épouse, il se préparait à un mariage religieux sous l’autorité d’un prêtre directeur de conscience, celui-là même qui l’a assisté dans ses derniers instants. Mais on sent bien qu’à isoler cet élément de sa biographie, on cherche à faire passer un message. Après tout, Arnaud Beltrame adhérait aussi, et peut-être surtout, aux valeurs de courage et de devoir de la gendarmerie, qui sont celles d’une force républicaine, quelles que soient les opinions des officiers ou des hommes du rang qui la composent, et qui ne sont pas toujours progressistes. Il a été décoré pour acte de bravoure une première fois en Irak, en 2005, alors même que sa piété religieuse ne s’était pas encore manifestée. Parler uniquement de son christianisme, c’est sous-entendre que son acte d’héroïsme en est la conséquence directe, ce que personne ne peut soutenir absolument. Et derrière ce sous-entendu, il y en a un autre : seule l’identité catholique donne un sens à l’existence de citoyens pour le reste déboussolés par une époque sans idéal et sans valeurs communes, minée par l’individualisme et le consumérisme marchand. Catholique et français toujours ! Sous-entendu idéologique marqué et partisan qui désigne la République française comme une terre de décadence, un pays sans Dieu et donc sans aveu. On n’est pas loin de la rhétorique islamiste…

Ceux-là oublient au passage un détail qui a son importance dans cette affaire très symbolique : le colonel Beltrame n’était pas seulement catholique. Il était aussi franc-maçon et donc membre de cet «Etat confédéré» dont parlait Charles Maurras – un auteur d’actualité – avec exécration. La Croix écrit qu’il avait pris ses distances avec «les frères». Thèse contestée par Philippe Charuel, Grand-maître de la Grande Loge de France, qui précise : «De mémoire, Arnaud Beltrame a été initié en 2008 dans la Respectable Loge Jérôme-Bonaparte à Rueil-Nanterre. Il y était très assidu et remontait régulièrement du sud de la France aux “tenues” [les réunions franc-maçonnes, ndlr].» Et d’ajouter : «Notre frère Arnaud Beltrame participait encore à une tenue maçonnique un mois seulement avant sa mort. Et il était actif au sein de la Fraternelle de la gendarmerie.» Notre frère… Un catholique aurait pu le dire. Aucune raison, donc, d’opposer dans cette célébration chrétienté et république. Pas plus, d’ailleurs, qu’islam et république : de nombreux musulmans ont assisté à la messe dite en mémoire du colonel dans l’église de Trèbes. On ne dira pas que Beltrame était un héros «multiculturel», mais enfin…

La gauche est-elle mal à l’aise avec cette héroïsation ? Rien ne le montre en dehors de la réaction lamentable d’un ancien candidat France insoumise aussitôt désavoué et exclu par son mouvement, puis condamné à un an de prison avec sursis pour «apologie du terrorisme». A l’Assemblée mardi, les hommages émanant des partis de gauche étaient peut-être les plus vibrants et Jean-Luc Mélenchon, avec gravité et éloquence, s’est associé, comme les autres leaders, au deuil national décidé en faveur du gendarme égorgé par un fanatique. Là aussi, peut-être plus qu’ailleurs, la tradition républicaine fait loi. Certes l’éloge de l’armée et de la police a longtemps gêné certains militants. Rappelons ces vers de l’Internationale : «Appliquons la grève aux armées/ Crosse en l’air et rompons les rangs !/ S’ils s’obstinent, ces cannibales/ A faire de nous des héros/ Ils sauront bientôt que nos balles/ Sont pour nos propres généraux.» Voltaire, sans doute le premier, avait ironisé, au début de son Candide, sur le mot «héros» qu’il appliquait par antiphrase à quelques soudards massacreurs et violeurs. L’esprit soixante-huitard avait réveillé cet antimilitarisme ancien, né aux temps où l’armée massacrait les communards ou bien réprimait les viticulteurs et les mineurs en grève. Ces temps sont bien lointains. La gauche au pouvoir, communistes compris, a cohabité sans heurts avec les militaires et les gendarmes. Elle aussi a dû rendre les honneurs aux soldats tombés en Afghanistan, au Mali ou en France, et prononcé des hommages sans mélange à leur courage. La gauche, aussi bien, célèbre aussi ses héros. Par exemple Hoche et Marceau, généraux de l’an II, le colonel Rossel, officier de l’armée versaillaise qui a rejoint les communards et fut fusillé en 1871. Ou, pour partie d’entre elle, Che Guevara, qui n’est pas seulement le héros romantique des posters des chambres d’étudiant, mais aussi un chef militaire abrupt et quelque peu fusilleur.

L’adulation n’est pas toujours de droite. Et la fabrication des héros rassemble tous les partis, qui ont chacun les leurs. On peut être agacé par les flonflons, les drapeaux, les hymnes et tout le cérémonial patriotique. On peut, comme Brassens, le jour du 14-Juillet, rester dans son lit douillet. On peut surtout voir dans le héros l’arbre qui cache la forêt de l’héroïsme quotidien, celui du peuple.

Dans le célébrissime finale du Spartacus de Kubrick, Dalton Trumbo, le scénariste mis sur liste noire à Hollywood pour sympathies supposées avec le communisme, fait dire aux esclaves révoltés «je suis Spartacus», signifiant que le vrai héros du film n’est pas le gladiateur, mais la foule rebelle. Pourtant la mémoire populaire se souvient surtout de Spartacus, premier héros de la liberté.

Dans le cas de Beltrame, au demeurant, il ne s’agit pas seulement de célébrer les vertus militaires. Rien dans le règlement de l’armée n’obligeait cet authentique héros à se sacrifier de la sorte. Il l’a fait pour venir en aide à d’autres citoyens, par solidarité humaine. On oublie toujours le troisième terme de la devise gravée au fronton des bâtiments public : la fraternité. Elle a pour but de réunir tous les Français et, au-delà, toute la pauvre humanité. Elle a une connotation spirituelle, ce qui lui permet d’emporter l’adhésion de tous, ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas. L’itinéraire du cortège qui suivra le cercueil d’Arnaud Beltrame traduit cet esprit d’unanimité fraternelle : il arrivera aux Invalides, saint des saints de l’esprit militaire. Mais il part du Panthéon, temple du républicanisme.

Laurent Joffrin
Publié dans:HOMMAGE |on 27 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Bel exemple………………..(14/03/2018)

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Jeux de Pyeongchang : la skieuse Marie Bochet remporte une troisième médaille d’or en géant, son septième titre paralympique
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Publié dans:HOMMAGE |on 14 mars, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………..(06/12/2017)

Libération 06 décembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Votez Johnny ?

Johnny était-il un personnage politique ? Il eût été bien étonné qu’on se pose la question. Pour la politique, voyez Line Renaud, aurait-il sans doute répondu. Et pourtant… Sa carrière, débutée en 1958, recouvre très exactement l’histoire de Ve République : cette coïncidence oblige à réfléchir. Certes, on ne se souvient pas qu’il ait dit un mot de la guerre d’Algérie qui batttait son plein aux temps de ses débuts. Mais dans la France du Général, il était à coup sûr subversif. Un pseudonyme américain et des chansons traduites du rock yankee aux temps de la grandeur française rétablie et de la politique d’indépendance à l’égard de Washington, avec la sexualité montée sur scène et un public de «blousons noirs» qui terrifiait les chaisières gaullistes : il avait beau chanter juste, il n’était pas dans le ton.

Un peu comme Elvis, il a vite tourné sa veste de cuir. Rebelle devenu conservateur comme le King, il s’insurge contre le succès d’Antoine, ce Bob Dylan du pauvre, ses chemises à fleurs et ses oreilles de chien sur les épaules. Avec «Cheveux longs, idées courtes», il lance son manifeste néo-con. Mais il comprend vite son erreur et laisse à Sardou le rôle du réac de service. «Jésus-christ est un hippie» symbolise ce virage politique à 180 degrés, digne des politiciens les plus ondoyants. Il est alors le rocker du peuple mais rejette vite ce début de populisme en s’attachant les services de Michel Bergé ou de Jean-Jacques Goldman et en tournant avec Godard, tous personnages plus ou moins progressistes qui le «boboïsent» avant l’heure.

Johnny monte en gamme avec des mélodies plus soft et plus travaillées, avec quelques thèmes sociaux – «Je suis né dans la rue» – ou droits-de-l’hommistes – «Diego». Tel Chirac passé du pompidolisme agressif à la fracture sociale, Johnny embrasse large et chante de plus en plus consensuel. Yéyé, baba, bobo, il aura tout fait, tout chanté et tout imité. «Et de droite et de gauche» : dans une France divisée, Johnny annonçait-il Macron ? Souple dans ses boots, à l’inverse de Juppé, il savait composer (sauf des chansons…). Tourneur infatigable, en tout cas, agrégeant tous les publics, recueillant une gloire unanimiste, il était en marche bien avant l’actuel président…

Laurent Joffrin
Publié dans:HOMMAGE |on 6 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Salut l’artiste et merci………………….(09/10/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 9 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

RIP……………………………….(08/09/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 8 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Cocorico……………………………(31/08/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 31 août, 2017 |Pas de commentaires »

Adieu l’artiste…………………..(25/08/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 28 août, 2017 |Pas de commentaires »

Remember……………………………(25/08/2017)

ECHO DE PRESSE

Remember.................................(25/08/2017) dans HOMMAGE image_placeholder1_1 dans HOMMAGE

1944, la libération de Paris

Du 19 au 25 août 1944, les parisiens se soulèvent contre l’occupant allemand. Deux mois après le débarquement en Normandie, les alliés ne sont plus très loin de la capitale ; les parisiens le savent. Des journalistes exhortent à « la bataille de Paris » qu’ils immortalisent : revue de presse.

LIRE LA SUITE

Publié dans:HOMMAGE |on 25 août, 2017 |Pas de commentaires »
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