Archive pour la catégorie 'HOMMAGE'

RIP……………………………….(08/09/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 8 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Cocorico……………………………(31/08/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 31 août, 2017 |Pas de commentaires »

Adieu l’artiste…………………..(25/08/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 28 août, 2017 |Pas de commentaires »

Remember……………………………(25/08/2017)

ECHO DE PRESSE

Remember.................................(25/08/2017) dans HOMMAGE image_placeholder1_1 dans HOMMAGE

1944, la libération de Paris

Du 19 au 25 août 1944, les parisiens se soulèvent contre l’occupant allemand. Deux mois après le débarquement en Normandie, les alliés ne sont plus très loin de la capitale ; les parisiens le savent. Des journalistes exhortent à « la bataille de Paris » qu’ils immortalisent : revue de presse.

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Publié dans:HOMMAGE |on 25 août, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Nadine…………………..(21/08/2017)

Merci Nadine.......................(21/08/2017) dans HOMMAGE
Nadine
21 août, 06:28
Billet du jour

Semaine du 21 au 27 août

La Libération de Paris

Le vendredi 25 août 1944, à 15h 30, le général Philippe Leclerc de Hauteclocque (43 ans) reçoit à Paris, devant la gare Montparnasse, la capitulation des troupes d’occupation de la capitale.
Le document est signé par le général Dietrich von Choltitz, commandant du 84e corps d’armée. Il est aussi contresigné par le colonel Henri Rol-Tanguy, chef régional des FTP-FFI (Francs-tireurs et partisans des Forces Françaises de l’Intérieur).

Une heure plus tard, le général Charles de Gaulle lui-même arrive à la gare et se voit remettre par Leclerc l’acte de capitulation.
Il se rend ensuite à l’Hôtel de Ville où il est reçu par Georges Bidault, président du Conseil national de la Résistance. Comme celui-ci lui demande de proclamer le rétablissement de la République, de Gaulle rétorque qu’elle n’a jamais cessé d’exister.
Sur le perron, devant une foule enthousiaste et joyeuse, sous un beau soleil estival, il célèbre en des termes flamboyants la Libération de Paris : «Paris martyrisé ! mais Paris libéré !…». Son discours improvisé est aussitôt retransmis à la radio.
Le soir, de Gaulle s’installe au ministère de la Guerre en qualité de chef du gouvernement provisoire de la République française et le lendemain, le chef de la France libre descend en triomphe les Champs-Élysées, suivi de Leclerc et de ses fidèles de la première heure auxquels il a recommandé de se tenir derrière lui.
Dans une joyeuse pagaille, acclamé par deux millions de Parisiens, il arrive à la Concorde. Là éclatent des coups de feu sporadiques. Puis le général gagne Notre-Dame pour un Te Deum passionné.
S’insurger ou attendre ?
La Libération de Paris a débuté le 10 août 1944 avec la grève des cheminots, tandis que les troupes allemandes commençaient de plier bagage.
Le général Pierre Koenig, chef d’état-major des Forces Françaises de l’Intérieur, souhaite qu’un soulèvement populaire précède l’arrivée des troupes alliées dans la capitale mais il est conscient des risques qu’il représente.
En effet, quelques jours plus tôt, le 1er août, les résistants de Varsovie ayant fait le même choix ont subi une répression d’une extrême violence. D’autre part, le risque existe d’un affrontement entre les gaullistes pilotés par Jacques Chaban-Delmas et les communistes sous les ordres du colonel Rol-Tanguy.
Le 19 août, des combats sporadiques éclatent un peu partout. 3.000 policiers de Paris rejoignent la Préfecture de police de l’île de la Cité, au coeur de la capitale, en tenue civile et avec leur arme de service et le drapeau tricolore est hissé au sommet de l’édifice. Mais les Alliés n’étant pas attendus dans la capitale avant le 1er septembre, les gaullistes jugent l’insurrection prématurée. Ils le font savoir à Rol-Tanguy par le biais d’une note transmise par l’intermédiaire de Jacques Chaban-Delmas (29 ans), délégué militaire national.
Au terme d’une violente discussion, les représentants du Comité national de la Résistance conviennent de négocier une trêve avec l’occupant. Dans les faits, elle ne sera appliquée que de façon sporadique puis plus du tout.
Lourd bilan
Entre le 10 août et l’entrée des troupes du général Leclerc le 25 août suivant, la Libération de la capitale aura causé la mort de 76 soldats de la 2e division blindée ainsi que de 901 résistants des FFI et de 3.200 Allemands (12.800 soldats allemands sont aussi faits prisonniers).
Parmi les drames les plus désolants, gardons en mémoire le souvenir de 35 garçons et filles qui avaient maladroitement confié à un agent double leur désir de combattre. Dans la nuit du 16 au 17 août, ils sont livrés par celui-ci à la Gestapo (police allemande) qui les fusille sans délai près de la cascade du bois de Boulogne.

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Billet du jour

Semaine du 21 au 27 août

La Libération de Paris

Publié dans:HOMMAGE |on 21 août, 2017 |Pas de commentaires »

Cocorico……………………………(30/07/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 30 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Merci qui ? Nadine, bien entendu………….(24/07/2017)

Merci qui ? Nadine, bien entendu.............(24/07/2017) dans HOMMAGE
Nadine
24 juillet, 05:04
BILLET DU JOUR

Lundi 24 juillet 2017

Le travail des femmes de 1850 à nos jours. (Part 2)

2) L’influence de la guerre sur le travail des femmes

Pendant la guerre, les femmes vont devoir remplacer les hommes dans leurs taches. Ainsi elles sont appelées dans les industries à l’arrière. Mais cette reconversion va poser quelques problèmes. En effet les femmes n’ont pas la même force physique que les hommes et les patrons d’industries devaient adaptes leur machine a ces femmes.
Elles seront 400 000 fin 1917, début 1918, à l’apogée de la mobilisation féminine, alors que l’ensemble du personnel féminin du commerce et de l’industrie dépasse de 20 % son niveau d’avant-guerre.
Pendant la 1ère guerre mondiale la contribution des femmes à l’effort de guerre a revêtu des formes multiples :
- courage des femmes d’agriculteurs qui, dans une France encore à dominante rurale et agricole, ont dû assumer à partir de l’été 1914 les durs travaux des champs ;
- dévouement des infirmières qui ont soigné les soldats blessés dans les hôpitaux de guerre et les maisons de convalescence ;
- compassion des « marraines de guerre » qui écrivaient et envoyaient des colis aux soldats du front, rendaient visite aux blessés dans les hôpitaux ;
- courage aussi des femmes des villes qui ont dû pallier le manque de main d’œuvre dans de nombreux secteurs d’activités, distribuant le courrier, conduisant les tramways, travaillant plus de 10 heures par jour dans les usines d’armement.
L’appel aux femmes dans les campagnes comme dans les villes pour remplacer aux champs et dans les usines les hommes mobilisés au front n’a pas permis à lui seul de faire face à la pénurie de main d’œuvre.
Le travail féminin est alors le bienvenu, quand les hommes sont au front ou prisonniers ou quand la Francea besoin de se développer

A. Le travail féminin dans l’industrie
En 1914, déjà 7,7 millions de femmes travaillent. La guerre sensibilise le travail des femmes car la pénurie de main-d’œuvre correspond à la nécessité, pour de nombreuses femmes de travailler. A la fin de l’année 1917, le personnel féminin dans l’industrie et dans le commerce dépasse de 20% son niveau d’avant guerre. La part de la main-d’œuvre féminine passe de 32 à 40% environ. Pour faire admettre les femmes dans l’industrie de guerre, il a fallu vaincre la méfiance des industriels, multiplier les circulaires, ouvrir des bureaux d’embauche et faire de nombreuses affiches. Le bulletin du ministre du Travail de janvier-février 1918, souligne qu’après avoir été affectées à des tâches en rapport avec leurs aptitudes physiques, les ouvrières sont adaptées à des travaux divers. « Actuellement, elles exécutent, soit aux machines, soit comme manœuvres (ouvrière qui ne fait pas de gros ouvrages), la plupart des opérations, depuis le moment où la matière première de l’usine jusqu’à celui où elle est expédiée sous forme de produits manufacturés ». Début 1918, les femmes forment un quart de la main-d’œuvre dans l’industrie de guerre. Quatre cent trente milles munitionnettes venues de tous les horizons couturières, ménagères, artiste au chômage, jeunes filles sans travail sont attirées par les hauts salaires : véritable transfert de main-d’œuvre, sans lien aucun avec les capacités de chacune. Les ouvrières donnent très vite satisfaction : « Si les femmes qui travaillent dans les usines s’arrêtaient vingt minutes, les Alliés perdraient la guerre » aurait dit le maréchal Joffre.
Les femmes sont minimes dans la fonderie ou l’aéronautique, cependant elles sont très nombreuses dans la fabrication des obus (on les appelle les obusettes), cartouches, grenades et fusées, employées comme manœuvres aux travaux mécaniques en série et à la fabrication des pièces fines ou à la vérification. Là où leurs rendements sont les plus élevés.
Les industriels doivent moderniser leur outillage et réorganiser le travail pour l’adapter à cette nouvelle main d’œuvre. Des appareils de levage et de manutention, des machines automatiques apparaissent dans tous les secteurs : machines à décharner dans les mégisseries, encolleuses dans l’industrie cotonnière, etc. Les accidents de travail sont très fréquents dans les usines de guerre, et les femmes y paient un lourd tribut.
Les midinettes de la couture sont mal payées. Elles obtiennent après 14 jours de grève au printemps 1917, la semaine anglaise (semaine de travail qui comporte le samedi et le dimanche comme jour de repos) et des contrats collectifs de travail. Deux ans avant la loi du 23 avril 1919 qui généralisera les conventions collectives, les ouvrières à domicile de l’industrie de vêtements, qualifiées par Edouard Herriot de « victimes les plus lamentables de la guerre », avaient obtenu l’institution de minima de salaires horaires et à la pièce.
Il y a en France, une expansion continue de l’emploi d’ouvrière dans la métallurgie, particulièrement dans la métallurgie légère, après 1920, elle se fait dans le cadre d’une segmentation sexuée du travail qui attribue aux femmes le travail répétitif et déqualifié. Là comme ailleurs la guerre a plutôt contribué à une accentuation des différences sexuelle.
Quatre cent trente milles femmes travaillent dans les industries d’armement.
A l’arrière on assiste à une sorte de mobilisation féminine, sans précédent. Dans les administrations, dans les usines, dans les ateliers, partout les femmes remplacent les hommes.
Dans cette longue phase industrielle, la guerre de 1914-1918 tient une place à part, même si ses retombées ne sont pas aussi radicales qu’on le dit sur l’activité des femmes. La mémoire collective a retenu de ces années un afflux des femmes dans les usines, tout particulièrement les usines de guerre et de munitions qui embauchent plusieurs centaines de milliers de « munitionnettes ». Elles sont 420.000 dans la France entière en 1918. Mais elles n’arrivent pas toutes sur le marché du travail : en 1915, un tiers des munitionnettes interrogées dit déjà connaître le travail en usine. D’ailleurs, les chiffres du recensement de 1911 affichent bien déjà 2.063.000 ouvrières et encore 880.000 patronnes de l’industrie et du commerce, 715.000 employées et 789.000 domestiques. Il en est parmi elles qui changent de secteur, tout comme entre sur le marché du travail une partie des 6,3 millions de femmes de 15 à 64 ans déclarées inactive. Au moment de la mobilisation, la population industrielle baisse de 20 %, quand il faut produire, surtout des armes. Certaines usines se créent de toutes pièces, comme celle d’André Citroën, quai de Javel : modernes, rationalisées, tendant vers la monoproduction d’obus de 75 mm, elles peuvent employer jusqu’à 80 % de femmes dans certains ateliers. Ailleurs, la main-d’œuvre masculine est encore largement nécessaire, comme chez Renault où les ouvrières ne sont que 30 % ou chez Blériot, 10 %. Et il n’y a pas que Paris. Les autres grands centres industriels sont aussi sollicités, à plus forte raison après l’occupation du Nord. A Lyon, à St Etienne, dans la basse Seine, dans la vallée de la Romanche, dans le sud de la France travaillent des femmes parfois logées dans des cantonnements où « de simples cloisons de bois sont insuffisantes contre le froid ; châssis des lits à même le sol ; deux ou trois occupants dans le même lit, deux châssis l’un au-dessus de l’autre ; pas de meubles pour les vêtements, pas d’eau courant et des tinettes mobiles ». La situation des femmes ouvrières inquiète, surtout sur le plan moral, mais l’inspection des cantonnements n’est créée qu’en 1916.
Les « munitionnettes » sont les mieux payées des femmes, leurs écarts moyens de salaires d’avec les ouvriers masculins se réduisent : de 50 % en 1913 à 20 % en 1917, un thème qui alimente les conversations du café du Commerce : on y dit que les ouvrières souhaitent une guerre longue.

B)le travail des femmes dans l’agriculture
Avant la guerre les femmes ne s’occupaient pas des récoltes, c’était le travail des hommes. Le 7 août 1914, Viviani, le président du Conseil, fait appelle aux femmes pour qu’elles achèvent la moisson puis qu’elles entreprennent les travaux de l’automne. Elles ont accompli l’essentiel du travail dans un grand élan patriotique et avec un sens nouveau de la solidarité. Le travail repose sur les 3,2 millions d’agricultrices, ouvrières agricoles ou femmes d’exploitant. Les femmes deviennent maréchal-ferrant, garde champêtre, boulangère.
Toutes les villageoises travaillent pour le salut de la France. Du fait de la guerre, 850 000 femmes d’exploitants, un bon tiers de celles déclarées au recensement de 1911, se trouvent à la tête de l’exploitation et 300 000 femmes d’ouvriers agricoles ont à charge une famille. Elles ont de lourdes responsabilités auxquelles elles étaient peu préparées (décider des productions, diriger la main d’œuvre, vendre), sauf sur les petites exploitations des régions pauvres qui connaissaient des migrations masculines plus importantes.
Partout les femmes ont labourés, semé, hersé, fauché à la main ou à la machine, rentré les foins. Des instruments agricoles qui ne leur étaient jamais confiés leur deviennent familiers, comme la faucheuse, la moissonneuse lieuse, la batteuse
Il y a cependant des femmes qui quittent les campagnes et deviennent citadines. De paysannes elles se font ouvrières.
La guerre ne semble pas avoir émancipées les femmes proprement dit mais a accentué son phénomène, et n’a pas tellement aboli la « distinction entre métier masculins et métiers féminins »- comme le souhaitait Madeleine Pelletier (une féministe)-.
Mais les hommes veillent quand même, ceux des fratries restés sur place et aussi les maris qui écrivent, parfois chaque jour : « Sème comme je te l’ai dit ; écris-moi au fur et à mesure des morceaux que tu as fait » ; ou « C’est bien compris : d’abord les bœufs, puis le carré de luzerne, puis le jardin ; tu en as pour huit jours. Je te renverrai sur ta lettre ce qu’il faut faire l’autre semaine ».
Dans les campagnes comme dans les villes, des métiers exclusivement masculins en temps de paix basculent sous la responsabilité des femmes : aidées souvent par un grand fils ou un jeune frère, elles deviennent bouchères, gardes champêtres, prennent en charge les classes de garçons dans le primaire et le secondaire. Dans les services publics, les usines, les mines, des ouvriers-mobilisés aux compétences techniques spécifiques sont rapatriés du front. Mais pour les métiers peu qualifiés, vite appris, voire interdits dans le cadre des conventions collectives, les femmes sont là. Les crieuses de journaux renouvellent les mœurs de leurs confrères ; « plus les courses échevelées le long des boulevards, plus de cris indistincts et assourdissants où se complaisaient naguère les vendeurs de journaux ; elles circulent comme tout le monde et d’une voix nette et posée offrent leur marchandise ; quelques-unes font même preuve de psychologie et annoncent les bonnes nouvelles ».

C. le travail féminin dans les transports
Au début de la guerre le Syndicat des transports parisien s’est opposé à l’embauche d’un personnel féminin. Mais les Parisiens en ont vite assez d’attendre des heures une hypothétique voiture ou d’aller à pied ; habitués aux moteurs, ils n’aiment guère non plus pédaler dans les rues ou appeler un cocher qui ressort son fiacre avec bonheur.Même si au début les syndicats s’y sont opposé, les femmes ont obtenu du préfet de la Seine en août 1914 l’autorisation d’être employées comme receveuses sur voitures, les compagnies de transport demandent et obtiennent en 1915 celle de les utiliser comme wattwomen (conductrice d’un véhicule électrique), à l’image de la province, mais à condition de reprendre leurs employés mobilisés à la fin des hostilités. Dans les tramways parisiens, il y a en 1915, 2 670 femmes au côté de 8 000 hommes ; et 5 800 en 1917.

Durant les quatre années de guerre, les femmes vont assurer la quasi-totalité des tâches réservées jusque là aux hommes. On trouve ainsi des factrices, des chauffeuses de locomotives, des allumeuses de réverbères, des conductrices de tramways. Il y en a même qui deviennent mécaniciennes de locomotives. Certaines ont pris en charge des hôpitaux, des bibliothèques, des services d’entre-aides.

Nous pouvons donc remarquer que les femmes sont toujours dans un effectif inferieur aux hommes même durant la première guerre mondiale. Mais il ne faut pas la forte présence féminine dans un monde d’hommes, sur le front et à l’arrière auprès des blessés, avec les « anges blancs », ces infirmières qui soigneront trois millions de soldats blessés. On compte sans doute 100.000 femmes soignantes, dont des dizaines de milliers bénévoles de la Croix-Rouge et autres associations, et encore 10.000 sœurs congréganistes

Les femmes sont assignées aux travaux de nettoyage et de manutention, aux travaux en série qui se mécanisent grâce à l’impulsion du ministère de la Guerre : soudure, polissage, conduite des presses et des ponts roulants… Les conditions de travail sont terribles, il n’y a plus de limitation de la journée à 8 heures, d’interdiction du travail de nuit, de repos hebdomadaire : 12 heures par jour, deux jours de repos par mois, puis, en 1917, une circulaire qui demande la journée de 10 heures, l’installation de sièges, la journée du dimanche, si possible. Le turn-over est fort, les rendements parfois mauvais. Pour limiter ces contraintes, les salaires comportent des minima et des primes de productivité.

Ainsi, la grande guerre a été à l’origine de l’émancipation de la femme française. Les hommes partis au front, elles ont pris leur destin en main et les ont remplacés dans divers domaines : économique, politique, social ainsi qu’au sein de chaque famille. Elles ont pris le rôle de chef de famille et ont prouvé ainsi aux hommes qu’elles pouvaient les remplacer. Elles n’accepteront plus d’être soumises à leur volonté. Les emplois féminins se sont très largement développés. Les capacités des françaises et leur sérieux ne sont plus à prouver. Cette transformation se caractérise de diverses façons : au niveau vestimentaire (jupes courtes et cheveux courts), de leur attitude sociale (la femme lit, joue, fume, fait du sport, sort et voyage seule), idéologique (elle est indépendante, revendicatrice). Mais plus la femme réclamera des droits plus ses devoirs augmenteront. La jeune génération des hommes de cette époque décimée, les femmes seront amenées à avoir une vie plus solitaire et à poursuivre leur émancipation. En 1918, le Parlement du Royaume-Uni vota une loi (the Representation of the People Act 1918) accordant le droit de vote au femmes de plus de 30 ans propriétaires terriennes ou locataires ayant un loyer annuel supérieur à 5£ ou dont le conjoint l’est ainsi que les diplômées d’universités britanniques. Elles obtinrent en 1928 leur statut d’électrice selon les mêmes termes que les hommes. Le Royaume-Uni fut le huitième pays à avoir donné le droit de vote aux femmes, les trois premiers étant la Nouvelle-Zélande(1893), l’Australie(1902) et la Finlande(1906). Les États-Unis, sur le plan fédéral, l’adoptent en 1919 . En France , les femmes n’eurent ce droit qu’en 1944, à la fin de la seconde Guerre Mondiale.

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BILLET DU JOUR

Lundi 24 juillet 2017

Le travail des femmes de 1850 à nos jours. (Part 2)

Publié dans:HOMMAGE |on 24 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Nadine……………………….(23/07/2017)

Merci Nadine............................(23/07/2017) dans HOMMAGE
Nadine
23 juillet, 04:55
BILLET DU JOUR

Dimanche 23 juillet 2017

Le travail des femmes de 1850 à nos jours. (Part 1)

Durant cette période, on passe d’une société agraire à une société industrielle. Cette industrialisation a débuté en grande Bretagne durant le XVIIIème siècle puis elle a touché la France au début du XIX eme siecle.les femmes travaillaient surtout à la maison avec des activités tel que la couture.
En 1850, le travail de la couture débute à l’usine
La révolution industrielle et l’entrée des femmes dans l’industrie va créer des inégalités salariales. Les femmes étaient considérées comme des personnes très dociles et qui étaient très compétente en ce qui concerne le travail de précision.
Les femmes au foyer renforcent l’idée que les hommes étaient supérieurs aux femmes.

La première branche d’emplois féminins est celle des services domestiques ; elle réunit entre 39 et 45% des femmes actives entre 1850 et 1901. Ce service est dispersé entre environ 1 million de familles de classes moyennes.
Le textile emploie moins de 20% des femmes actives en 1851 et l’agriculture ne représente plus que la quatrième branche d’emploi des femmes
Elles avaient une durée de travail de douze, treize voir même dix-sept heures vers 1860. Le salaire journalier en usine était le double de celui obtenu par une travailleuse à domicile. En effet dans le travail de la couturière, elles étaient payées à la pièce, ce qui n’amenait pas un salaire très conséquent. Dans l’industrie de la couture, elles étaient employées deux saisons (automne et hiver) puis elles étaient renvoyées.
En 1850, la loi Falloux rend l’école de fille obligatoire dans les villes de plus de 800 habitants.
En 1908, elles ont le droit d’accéder à certaines universités.
Ces nouveaux droits scolaires vont permettre à la femme de progresser légèrement dans le monde du travail.
A plus d’un égard, le statut de la femme du XIXe siècle est proche de celui de l’enfant ou de l’adolescent prolétaire: elle est surexploitée, condamnée à un travail non qualifié, parcellisé et sous-payé, et elle dépend étroitement de l’ouvrier masculin.

Aussi il n’est pas nécessaire de lui donner une formation professionnelle: ou bien elle exerce un travail non qualifié excluant toute formation, ou bien elle travaille à domicile et sa formation se confond alors le plus souvent avec son éducation familiale. Cependant, l’ouvrière n’est pas seulement prolétaire, elle est aussi femme, épouse ou concubine, mère, en bref un personnage central de la famille. Aussi se trouve-t-elle prise dans une contradiction entre l’exploitation du travail féminin et la valorisation de la femme au foyer. Pour les ouvriers, cette contradiction n’existe pas: la femme doit d’autant plus rester au foyer que lorsqu’elle entre à l’atelier, c’est comme une concurrente de l’homme. Mais cette attitude engendre une autre contradiction: ces défenseurs de la qualification ouvrière et de la résistance au patronat abandonnent leurs femmes au travail non qualifié, refusent de les former et leur ferment même la porte des syndicats.
Victimes à la fois du capitalisme et du sexisme, qui se confortent l’un l’autre, les ouvrières du XIXe siècle auront beaucoup de mal à faire entendre leur voix sur la scène sociale. Elles n’y parviendront qu’au début du siècle, non pas par l’éducation mais grâce à leurs luttes.

A.Le travail des ouvrières au XIXe siècle
Le travail féminin du XIXe siècle ne se réduit pas à celui de l’ouvrière. La France est encore un pays à dominante rurale, et la femme au travail y est d’abord paysanne. Lorsqu’elle quitte la terre, c’est souvent pour devenir domestique et non ouvrière. Vers la fin du siècle, la proportion des domestiques tend à baisser, mais celle des institutrices et des employées augmente. C’est la figure de l’ouvrière qui marque principalement le XIXe siècle.
L’ouvrière apparaît comme une figure nouvelle et scandaleuse dans le monde du travail. Non pas parce que ses conditions de travail sont très dures et parce qu’elle est salariée. Ce qui fait scandale chez l’ouvrière, c’est son indépendance, c’est le fait qu’elle travaille hors d’une maison régie par son tuteur naturel, mari, ou, dans le cas de la domestique, patron.
Le premier grand secteur d’emploi féminin au XIXe siècle est l’industrie textile. Les premières manufactures textiles embauchèrent massivement des femmes. Elles trouvèrent là une main-d’œuvre moins coûteuse et plus docile que les compagnons traditionnels. Les premières tâches mécanisées furent celles qui étaient traditionnellement dévolues aux femmes, aidées par les enfants -. La filature et les travaux élémentaires comme le bobinage et le cardage. Les femmes et les enfants durent alors prendre le chemin de la manufacture, où leur furent confiées les mêmes activités, mais mécanisées et encadrées par des hommes. Les femmes furent, de plus, chargées de travaux traditionnellement masculins que la mécanisation leur rendait accessibles en exigeant moins de force physique, comme le moulinage de la soie et même le tissage.

Dès le milieu du siècle, elles pénètrent dans certaines industries nouvelles ou récemment mécanisées -. Le papier et le cartonnage, l’alimentation, les industries chimiques, la fabrication de la faïence fine, etc. elles s’introduisent même dans la métallurgie légère et on en trouve quelques-unes dans les mines, à trier le charbon. Mais il s’agit là, le plus souvent, d’industries nouvelles, ou récemment mécanisées, où elles n’entrent pas en concurrence directe avec les ouvriers qualifié traditionnels.
Ces femmes travaillaient souvent dans des conditions très dures, comme les ouvrières des ateliers de mousseline de Tarare, où régnait une température de 32°C à 38°C. Ces ouvrières recevaient un salaire inférieur de moitié à celui des hommes, étaient les premières au chômage en cas de crise, subissaient parfois le chantage sexuel des autres ouvriers et devaient éventuellement, pour survivre, recourir à la prostitution occasionnelle.
Dans la région lyonnaise, le patronat de la soie avait inventé un système carrément carcéral, l’internat, qui connut un grand succès. Dans la première moitié du siècle, on y trouvait, dans des ateliers souvent implantés dans d’anciens couvents et encadrés par des religieuses, des adolescentes placées par leurs parents vers 12 ou 13 ans : ce sont des ovalistes Dans la seconde moitié du siècle, ces « ovalistes » étaient des jeunes filles venues de leur village pour se constituer une dot, ou des veuves qui trouvaient ce moyen de subsister. Ce sont ces ovalistes si dociles qui, en 1868, mèneront la première grande grève féminine et seront, quelque peu à leur corps défendant, il est vrai, les premières femmes reçues à l’Association internationale des travailleurs.
L’ouvrière du XIXe siècle est avant tout l’ouvrière du textile. En 1866, 70 % des ouvrières d’industrie travaillent dans le textile, où elles constituent 45 % de l’effectif ouvrier. La seconde grande masse ouvrière féminine est constituée de couturières, lingères, dentellières, brodeuses, giletières, corsetières, etc… Elle est prise dans les rapports de production capitalistes. Faute d’économies suffisantes, les couturières à domicile ne purent pas acheter de machines et elles subirent la concurrence d’ouvroirs équipés en machines. Beaucoup de couturières se retrouvèrent ainsi au chômage. Puis se mit en place un système qui combinait le travail sur machines à coudre dans de petits ateliers, et un travail manuel à domicile. Les couturières retrouvèrent alors du travail, assuré par le développement de l’industrie de la confection, mais il s’agissait d’un travail parcellisé, coupé de longues périodes de chômage saisonnier et d’autant plus mal payé qu’une concurrence sauvage opposait les petits ateliers ainsi que les couturières à domicile.
Ces ouvrières du vêtement sont presque 600 000 en 1866 et, en 1906 encore, 36 % des femmes actives travaillent à domicile. Assez proches de ces ouvrières les fleuristes, les plumassières, et, d’une façon générale, les ouvrières des articles de Paris et de Londres, travaillent elles aussi dans de petits ateliers ou à domicile, exécutant des taches parcellisées et sous-payées, et subissant de longs chômages saisonniers.
Le textile, le vêtement, la mode, les articles de Paris, sont des industries qui passent pour typiquement féminines et qu’il est donc difficile d’interdire aux femmes.
Mais les hommes restent très majoritaires dans les industries traditionnelles. Pourtant il y a là effectivement un phénomène nouveau: les femmes s’introduisent dans les industries traditionnellement masculines, et, du même coup, le travail des femmes devient enfin un souci important du mouvement ouvrier.

B.le féminisme et son influence
Femmes et prolétaires, les ouvrières du XIXe siècle, n’ont que peu l’occasion de se faire entendre, ni dans les livres, ni dans les journaux, ni dans les congrès syndicaux.
Nous connaissons les positions de quelques grandes militantes socialistes, comme Flora Tristan ou Louise Michel Elles sont féministes, mais leur féminisme n’est pour elles qu’un aspect du socialisme, car elles considèrent comme indissociables l’émancipation du travailleur et celle de la femme. L’idée d’éducation des femmes revient souvent dans leurs discours et leurs écrits, mais sans originalité particulière -. Tout comme l’ouvrier, c’est grâce à l’éducation que l’ouvrière prendra conscience de sa dignité de femme et de prolétaire.
Le mouvement féministe, qui se développe vers 1870, attache lui aussi beaucoup d’importance à l’éducation. le premier congrès féministe international, réuni en 1878, réclame Ici liberté du travail pour la femme, l’égalité des salaires, la journée de huit heures, le repos hebdomadaire, un congé et des allocations de maternité, l’admission des femmes dans les syndicats, la reconnaissance de la maternité et des travaux ménagers comme travail social, et formule cinq revendications en matière d’éducation: création de crèches, garderies, jardins d’enfants; mixité à tous les niveaux de l’enseignement; cours de « Sciences de l’enfant » et d’économie domestique dans les écoles de filles. Il est vrai que les féministes elles-mêmes ont eu bien du mal à se défaire de l’image sexiste de la femme. Ce n’est ni par le mouvement féministe, qui à joué un rôle d’interprétation non négligeable mais n’a jamais réussi à mobiliser les ouvrières, ni par l’éducation, que les ouvrières ont fait reconnaître leur droit au travail, mais par la lutte.
La syndicalisation des ouvrières fut lente. Tout les détournait de la grève et du syndicalisme: elles étaient peu qualifiées et particulièrement menacées par le chômage, elles sont facilement remplaçables; peu qualifiées, elles travaillent dans des secteurs peu touchés par les grèves; employées plus souvent que les hommes dans de petites entreprises, quand ce n’est pas à domicile, elles sont moins accessibles à l’action syndicale; chargées des finances familiales, elles sont plus sensibles à la perte financière due à la grève; bombardées par l’idéologie sexiste dominante, qui présente la femme comme douceur, soumission et passivité, il leur faut s’engager dans un acte de rébellion qui, en outre, s’accompagne souvent de violences. Sans oublier les pressions du patron (qui parfois, pour un seul gréviste dans la famille, met tout le monde à la porte), du clergé (à Douarnenez, en 1905, il menace de refuser les sacrements à celles qui ne quittent pas le syndicat) et du mari. On comprend que, dans ces conditions, la proportion des grévistes, et donc des syndiquées, reste très inférieure a celle des ouvrières. Pourtant, ce n’est pas cela qui frappe les ouvriers. Ce qui les frappe, c’est que des femmes fassent grève et se syndiquent, et encore plus que des femmes déclenchent des grèves qu’elles mènent seules. Les femmes grévistes, rebelles, menant leurs luttes sans tutorat masculin, bousculent à la fois l’image de la femme douce et soumise et celle de l’ouvrière, arme entre les mains du patronat. Ces ouvrières en lutte, généralement les ouvriers les soutiennent, financièrement et moralement. Par delà le sexisme – qui n’en subsiste pas moins, y compris dans la gestion des grèves communes – s’affirme une solidarité de classe.
Mais ce droit au travail reconnu aux femmes ne les exempte pas pour autant de leurs devoirs au foyer. A l’usine, l’ouvrière doit faire oublier qu’elle est femme et s’affirmer comme prolétaire en menant des luttes semblables à celles des hommes. Mais lorsqu’elle rentre chez elle, il lui faut au contraire se rappeler qu’elle est femme et ménagère.
Les suffragettes apparaissent en Angleterre au début du XXème siècle. Le terme vient su mot suffrage qui désigne le droit de vote. Ses membres revendiquaient l’élargissement du droit de vote aux femmes. Le mouvement, né en 1865 ; prend une forme militante entre 1903 et 1917. En 1918, les anglaises obtinrent le droit de vote à partir de 30 ans(les hommes eux pouvaient voter à partir de 21 ans). En 1897. Millicent Fawcett fonda l’Union nationale pour le suffrage féminin (NationalUnion of Women’s Suffrage) pour obtenir le droit de vote. Espérant y parvenir par des moyens pacifiques, Fawcett donna des arguments pour convaincre, seuls à avoir le pouvoir de donner le droit de vote aux femmes. Elle mit en évidence par exemple que les femmes devaient obéir aux lois et donc devraient avoir le droit de participer à leur création. Hubertine Auclert fonde en 1876 le premier groupe suffragiste français : « le droit des femmes » En le 9 décembre 1903, un vote unanime du parlement rejette l’égalité politique. En 1914, on organise un « vote blanc», un sondage auprès des femmes sur leur désir de voter. Plus de 500 000 réponses favorables. En 1919, la chambre des Députés se prononce en faveur de droits politiques pour les femmes, mais le Senat bloque la mesure. En 1922, la proposition de loi de Jules Guesde pour l’égalite civile et politique est rejeté par le Senat.
En ce début du XIXe siècle, les femmes font reconnaître leur droit au travail, à la lutte, et donc aussi à la qualification et à la formation. Mais l’ouvrière étant définie comme à la fois productrice et ménagère, sa formation garde un caractère particulier, qui tendra en fait à dévaloriser. De l’école professionnelle, comme l’écrivent quelques femmes lyonnaises en 1868, doit sortir une jeune fille « intelligente, instruite et ouvrière, capable de diriger un ménage et un atelier». On peut ainsi voir que l’idéologie patriarcale est toujours d’actualité à la fin de l’industrialisation.

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BILLET DU JOUR

Dimanche 23 juillet 2017

Le travail des femmes de 1850 à nos jours. (Part 1)

Publié dans:HOMMAGE |on 23 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Adieu l’artiste RIP……………..(21/07/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 21 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Nadine……………………………(20/07/2017)

BILLET DU JOUR

Jeudi 20 juillet 2017

Victor Hugo, Discours sur la misère

Victor Hugo, Discours sur la misère (aide au commentaire)

En France, sous la seconde République, s’ouvre le 9 juillet 1849, un débat parlementaire sur les lois relatives à la prévoyance et l’assistance publique. Victor Hugo qui vient d’être élu à l’assemblée législative, participe à ce débat et il est le premier à prendre la parole. Dans le début de son discours, il a évoqué deux cas précis et douloureux d’hommes et de femmes mourant de faim. Voici la fin de son discours.

« Voilà un fait. En voulez-vous d’autres ? Ces jours-ci, un homme, mon Dieu, un malheureux homme de Lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un malheureux homme est mort de faim, mort de faim à la lettre, et l’on a constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours.

Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? Le mois passé, pendant la recrudescence du choléra, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes et pestilentiels des charniers de Montfaucon !

Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière ; que je m’en sens, moi, qui parle, complice et solidaire (Mouvement), et que de tels faits ne sont pas seulement des torts envers l’homme, que ce sont des crimes envers Dieu ! (Sensation prolongée.)

Voilà pourquoi je suis pénétré, voilà pourquoi je voudrais pénétrer tous ceux qui m’écoutent de la haute importance de la proposition qui vous est soumise. Ce n’est qu’un premier pas, mais il est décisif. Je voudrais que cette assemblée, majorité et minorité, n’importe, je ne connais pas, moi, de majorité et de minorité en de telles questions ; je voudrais que cette assemblée n’eût qu’une seule âme pour marcher à ce grand but magnifique, à ce but sublime, l’abolition de la misère ! (Bravo ! – Applaudissements.) [...]

Vous n’avez rien fait, j’insiste sur ce point, tant que l’ordre matériel raffermi n’a point pour base l’ordre moral consolidé ! (Très-bien ! très-bien ! – Vive et unanime adhésion.) Vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre ! (Bravos à gauche.) Vous n’avez rien fait tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! tant que ceux qui sont vieux et qui ont travaillé peuvent être sans asile ! tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes(Mouvement prolongé), tant qu’il n’y a pas des lois fraternelles, des lois évangéliques qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! (Acclamation.)Vous n’avez rien fait, tant que l’esprit de révolution a pour auxiliaire la souffrance publique ! vous n’avez rien fait, rien fait, tant que dans cette œuvre de destruction et de ténèbres, qui se continue souterrainement, l’homme méchant a pour collaborateur fatal l’homme malheureux. !

Vous le voyez, messieurs, je le répète en terminant, ce n’est pas seulement à votre générosité que je m’adresse, c’est à votre sagesse, et je vous conjure d’y réfléchir. Messieurs, songez-y, c’est l’anarchie qui ouvre les abîmes, mais c’est la misère qui les creuse.(C’est vrai ! c’est vrai !) Vous avez fait des lois contre l’anarchie, faites maintenant des lois contre la misère ! (Mouvement prolongé sur tous les bancs. – L’orateur descend de la tribune et reçoit les félicitations de ses collègues.) »
Victor Hugo

Merci Nadine.................................(20/07/2017) dans HOMMAGE
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Jeudi 20 juillet 2017

Victor Hugo, Discours sur la misère

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