Archive pour la catégorie 'HOMMAGE'

Des champions………………..(17/07/2018)

Sur les Champs-Elysées, des supporteurs au passage des joueurs de l’équipe de France, lundi.

Publié dans:HOMMAGE |on 17 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Bleu, blanc beur……………………..(06/07/2018)

Bleus : l'excitation des supporteurs en Russie

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La lettre de Laurent Joffrin…………(05/07/2018)

Libération 05 juillet 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Claude Lanzmann, le XXe siècle incarné

Claude Lanzmann arrive dans un dîner, le sourire en coin, l’œil ironique, avançant comme le pilier de rugby dont il avait la carrure : «Je n’accepterai rien d’autre qu’une admiration inconditionnelle.» Demi-plaisanterie : il cultivait une forme d’orgueil qui confinait à la vanité, tempérée par l’humour. Libé avait longuement loué Shoah à sa sortie. Il était devenu ami du journal et, fierté en miroir, nous avions retrouvé une reproduction en grand de nos papiers, punaisée sur une porte de son appartement du XIVe arrondissement. Exigeante amitié : à intervalles réguliers, sa voix traînante retentissait dans le téléphone : «Shoah est projeté demain à Limoges, (à Londres, à Valparaiso…), c’est un événement, il faut que vous en parliez !» Pour le film, comme pour les Temps modernes, Lanzmann était prêt à tout, même à se changer, lui, le cinéaste adulé, l’écrivain célébré, le journaliste et l’aventurier, en attaché de presse insistant, quémandeur, infatigable. Irritant ? Pas vraiment : luttant avec ces petits moyens pour une œuvre immense, Lanzmann avait raison. C’était un têtu, un acharné, un obsessionnel. Sans ces défauts, point de création.

A lire Claude Lanzmann, une vie pour mémoire

Film à nul autre pareil, ni fiction ni documentaire, mais monument, Shoah explore – «comme un maniaque», disait-il – la machinerie nazie, dont la vérité se trouve, d’abord, dans les détails, rapportés avec une précision vertigineuse. Evénement, donc, parce qu’il rejette toutes les règles : plus de neuf heures d’exploration, sans une image d’archives, sans un commentaire, avec ces longs plans d’aujourd’hui, sur les lieux mêmes, où l’on ne voit que le vent, le ciel serein, la terre refermée, ces voix d’outre-mort, ces survivants en larmes, ces bourreaux piégés, ces témoins polonais qui ont tout oublié, tout occulté. Dans la longue histoire du génocide, Shoah est une borne décisive, qui rend leur réalité aux victimes et aux bourreaux leur folie minutieuse, industrielle, administrative.

Pour son voyage d’Ulysse au cœur du XXe siècle des crimes démesurés, Lanzmann laisse un héritage unique. Sa dévotion à Israël, étrangeté pour un sartrien de naissance, vient de là, avec sa longue série de films aussi forts qu’apologétiques, qui font, non approuver, mais comprendre la fragilité et les excès de cet Etat neuf né de la mémoire la plus persistante. Intellectuel, mais aussi écrivain à la plume vibrante, longuement aiguisée dans l’artisanat du «journalisme alimentaire» et ses portraits «people» tout en nuances, Lanzmann sera l’homme de ce XXe siècle qui a ébranlé la confiance en l’homme, pour le voir tout de même survivre et souvent triompher. Résistant lucide, existentialiste au sens plein du terme, journaliste zélé, cinéaste sans peur, séducteur brusque et enflammé, égocentrique tourné vers les autres, créateur entêté, Lanzmann laisse une œuvre et une vie, qui sont, autant que des objets d’art, des objets d’histoire contondants.

Laurent Joffrin
Publié dans:HOMMAGE |on 5 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

Cocorico………………………….(30/06/2018)

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Coupe du monde 2018 : Mbappé superstar, Pavard comme Thuram, Messi muselé… Ce qu’il faut retenir de la qualification des Bleus
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Respect Madame………………..(30/06/2018)

Simone Veil et son mari, Antoine Veil, le 28 février 1980.

Publié dans:HOMMAGE |on 30 juin, 2018 |Pas de commentaires »

Remember…………………..(10/06/2018)

10 juin 1944, Oradour-sur-Glane, 642 villageois, hommes, femmes, enfants sont massacrés par les nazis. Un village marqué à jamais par l’horreur. Un village pour ne jamais oublier.

Par Cécile Gauthier Publié le 10/06/2018 à 11:32 Mis à jour le 10/06/2018 à 11:45

Figé dans l’histoire... Figé dans l’ignominie de la guerre. Un village à jamais marqué par l’atrocité. Un témoignage incroyable pour les générations futures.

Des lycéens visitent pour la première fois le village, l’émotion est forte, l’image restera gravée dans leur mémoire.

D’autres élèves vont à la rencontre de Robert Hébras, dernier survivant du massacre, dernier témoin de l’horreur.

C’était le 10 juin 1944. La vie s’est arrêtée à Oradour-sur-Glane. Le petit village de Haute-Vienne a perdu la quasi totalité de ses habitants. 642 hommes, femmes et enfants sont morts, fusillés, gazés, brulés par les nazis.

Publié dans:HOMMAGE |on 10 juin, 2018 |Pas de commentaires »

RIP………………………………..(27/05/2018)

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Le journaliste Pierre Bellemare est mort à l’âge de 88 ans
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Publié dans:HOMMAGE |on 27 mai, 2018 |Pas de commentaires »

Un an………………….un an déjà…………..(22/04/2018)

Il y a un an, une « longue maladie » avait eu raison de ton courage et c’est avec un courage exemplaire et une dignité remarquable que tu affrontais la mort.

Un an déjà et tes obsèques sont toujours au creux de ma mémoire.

Tu me faisais l’amitié de trouver que ma voix était plaisante et je m’étais promis, pour ton grand départ, de te chanter une dernière chanson.

Mais, devant ton cercueil, le courage m’a manqué et la crainte de m’effondrer en larmes a bloqué mes désirs de te rendre hommage en chantant une mélodie de Gilbert Bécaud.

Pour ce triste anniversaire, voici ce que j’aurais voulu te dire si le courage ne m’avait pas fait défaut :

 » Qu’elle est lourde à porter l’absence de l’ami

L’ami qui tous les soirs venait à cette table

Et qui ne viendra plus,

*La mort est misérable,

Qui poignarde le cœur et qui le déconstruit

Tu avais dit un jour, lorsque je m’en irais

Pour ces lointains pays d’au-delà de la terre

Vous ne pleurerez pas

Vous lèverez vos verres et vous boirez pour moi à mon éternité.

Alors, je reste là, au bord de mon passé

Silencieux et vaincu tandis que ta voix passe

Et j’écoute la vie s’installer à ta place, ta place qui pourtant demeure abandonnée.

La vie de chaque jour, aux minuscules joies

Veut remplir à tout prix le vide de l’absence

Mais elle ne pourra pas, avec ses manigances

Me prendre mon ami pour la seconde fois

Qu’elle est lourde à porter l’absence de l’ami

Qu’elle est lourde à porter ton absence Alain mon ami »

Publié dans:HOMMAGE |on 22 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Sans commentaire…………………..(01/04/2018)

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VIDEO. « Merci, mon colonel » : l’hommage de Robert Badinter au « sacrifice » d’Arnaud Beltrame
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Publié dans:HOMMAGE |on 1 avril, 2018 |Pas de commentaires »

L’hommage de Laurent Joffrin………….(27/03/2018)

Libération 27 mars 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Un héros

Une partie de la droite – ou de l’extrême droite – est décidément incorrigible. Plutôt que de se joindre à l’hommage unanime rendu au colonel Beltrame, elle veut à toute force le récupérer au nom de préjugés partisans qui n’ont d’autre objet que de diviser – en vain – l’opinion. Avec insistance, ces récupérateurs soulignent la foi catholique qui animait le ­héros de Trèbes, qui s’est livré au terroriste pour sauver les otages. Factuellement la chose est parfaitement vraie. Le colonel Beltrame était retourné à la foi de ses pères il y a une dizaine d’années. Il avait effectué un pèlerinage à Sainte-Anne-d’Auray, haut lieu du catholicisme breton. Uni civilement à son épouse, il se préparait à un mariage religieux sous l’autorité d’un prêtre directeur de conscience, celui-là même qui l’a assisté dans ses derniers instants. Mais on sent bien qu’à isoler cet élément de sa biographie, on cherche à faire passer un message. Après tout, Arnaud Beltrame adhérait aussi, et peut-être surtout, aux valeurs de courage et de devoir de la gendarmerie, qui sont celles d’une force républicaine, quelles que soient les opinions des officiers ou des hommes du rang qui la composent, et qui ne sont pas toujours progressistes. Il a été décoré pour acte de bravoure une première fois en Irak, en 2005, alors même que sa piété religieuse ne s’était pas encore manifestée. Parler uniquement de son christianisme, c’est sous-entendre que son acte d’héroïsme en est la conséquence directe, ce que personne ne peut soutenir absolument. Et derrière ce sous-entendu, il y en a un autre : seule l’identité catholique donne un sens à l’existence de citoyens pour le reste déboussolés par une époque sans idéal et sans valeurs communes, minée par l’individualisme et le consumérisme marchand. Catholique et français toujours ! Sous-entendu idéologique marqué et partisan qui désigne la République française comme une terre de décadence, un pays sans Dieu et donc sans aveu. On n’est pas loin de la rhétorique islamiste…

Ceux-là oublient au passage un détail qui a son importance dans cette affaire très symbolique : le colonel Beltrame n’était pas seulement catholique. Il était aussi franc-maçon et donc membre de cet «Etat confédéré» dont parlait Charles Maurras – un auteur d’actualité – avec exécration. La Croix écrit qu’il avait pris ses distances avec «les frères». Thèse contestée par Philippe Charuel, Grand-maître de la Grande Loge de France, qui précise : «De mémoire, Arnaud Beltrame a été initié en 2008 dans la Respectable Loge Jérôme-Bonaparte à Rueil-Nanterre. Il y était très assidu et remontait régulièrement du sud de la France aux “tenues” [les réunions franc-maçonnes, ndlr].» Et d’ajouter : «Notre frère Arnaud Beltrame participait encore à une tenue maçonnique un mois seulement avant sa mort. Et il était actif au sein de la Fraternelle de la gendarmerie.» Notre frère… Un catholique aurait pu le dire. Aucune raison, donc, d’opposer dans cette célébration chrétienté et république. Pas plus, d’ailleurs, qu’islam et république : de nombreux musulmans ont assisté à la messe dite en mémoire du colonel dans l’église de Trèbes. On ne dira pas que Beltrame était un héros «multiculturel», mais enfin…

La gauche est-elle mal à l’aise avec cette héroïsation ? Rien ne le montre en dehors de la réaction lamentable d’un ancien candidat France insoumise aussitôt désavoué et exclu par son mouvement, puis condamné à un an de prison avec sursis pour «apologie du terrorisme». A l’Assemblée mardi, les hommages émanant des partis de gauche étaient peut-être les plus vibrants et Jean-Luc Mélenchon, avec gravité et éloquence, s’est associé, comme les autres leaders, au deuil national décidé en faveur du gendarme égorgé par un fanatique. Là aussi, peut-être plus qu’ailleurs, la tradition républicaine fait loi. Certes l’éloge de l’armée et de la police a longtemps gêné certains militants. Rappelons ces vers de l’Internationale : «Appliquons la grève aux armées/ Crosse en l’air et rompons les rangs !/ S’ils s’obstinent, ces cannibales/ A faire de nous des héros/ Ils sauront bientôt que nos balles/ Sont pour nos propres généraux.» Voltaire, sans doute le premier, avait ironisé, au début de son Candide, sur le mot «héros» qu’il appliquait par antiphrase à quelques soudards massacreurs et violeurs. L’esprit soixante-huitard avait réveillé cet antimilitarisme ancien, né aux temps où l’armée massacrait les communards ou bien réprimait les viticulteurs et les mineurs en grève. Ces temps sont bien lointains. La gauche au pouvoir, communistes compris, a cohabité sans heurts avec les militaires et les gendarmes. Elle aussi a dû rendre les honneurs aux soldats tombés en Afghanistan, au Mali ou en France, et prononcé des hommages sans mélange à leur courage. La gauche, aussi bien, célèbre aussi ses héros. Par exemple Hoche et Marceau, généraux de l’an II, le colonel Rossel, officier de l’armée versaillaise qui a rejoint les communards et fut fusillé en 1871. Ou, pour partie d’entre elle, Che Guevara, qui n’est pas seulement le héros romantique des posters des chambres d’étudiant, mais aussi un chef militaire abrupt et quelque peu fusilleur.

L’adulation n’est pas toujours de droite. Et la fabrication des héros rassemble tous les partis, qui ont chacun les leurs. On peut être agacé par les flonflons, les drapeaux, les hymnes et tout le cérémonial patriotique. On peut, comme Brassens, le jour du 14-Juillet, rester dans son lit douillet. On peut surtout voir dans le héros l’arbre qui cache la forêt de l’héroïsme quotidien, celui du peuple.

Dans le célébrissime finale du Spartacus de Kubrick, Dalton Trumbo, le scénariste mis sur liste noire à Hollywood pour sympathies supposées avec le communisme, fait dire aux esclaves révoltés «je suis Spartacus», signifiant que le vrai héros du film n’est pas le gladiateur, mais la foule rebelle. Pourtant la mémoire populaire se souvient surtout de Spartacus, premier héros de la liberté.

Dans le cas de Beltrame, au demeurant, il ne s’agit pas seulement de célébrer les vertus militaires. Rien dans le règlement de l’armée n’obligeait cet authentique héros à se sacrifier de la sorte. Il l’a fait pour venir en aide à d’autres citoyens, par solidarité humaine. On oublie toujours le troisième terme de la devise gravée au fronton des bâtiments public : la fraternité. Elle a pour but de réunir tous les Français et, au-delà, toute la pauvre humanité. Elle a une connotation spirituelle, ce qui lui permet d’emporter l’adhésion de tous, ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas. L’itinéraire du cortège qui suivra le cercueil d’Arnaud Beltrame traduit cet esprit d’unanimité fraternelle : il arrivera aux Invalides, saint des saints de l’esprit militaire. Mais il part du Panthéon, temple du républicanisme.

Laurent Joffrin
Publié dans:HOMMAGE |on 27 mars, 2018 |Pas de commentaires »
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