Archive pour la catégorie 'HOMMAGE'

Respect Madame…………………..(05/07/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 5 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin…………………(01/0/2017)

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ÉditoUne femme pour la liberté. Pour la liberté des femmes, pour la liberté tout court… Ceux qui ne croient pas au progrès humain, qui cultivent un pessimisme lettré, qui érigent la nostalgie en philosophie, se pencheront sur la vie de Simone Veil, sur son éclatante popularité qui devrait la conduire au Panthéon où sa place est déjà marquée. Ils y trouveront la réfutation éclatante de leur fausse lucidité. A travers les tragédies et les combats, Simone Veil a incarné l’espoir de la faillible humanité. Rescapée du crime des crimes, survivante en colère, elle symbolise la résilience de ceux qui veulent croire, malgré toutes les horreurs, à la perfectibilité des sociétés humaines. Elle fut une bourgeoise, chignon sur vison, femme de droite au caractère difficile. Elle fut aussi une révoltée qui tire les leçons du sinistre XXe siècle, une militante qui fait vivre la mémoire de l’horreur pour la conjurer, une patriote qui exècre le nationalisme, une conformiste qui rompt avec l’ancestrale sujétion des femmes, une Européenne qui croit à l’union des peuples pour interdire la guerre des nations. Réchappée des camps grâce à sa force de résistance autant que par le miracle du hasard, elle constate avec amertume au sortir de la guerre que les victimes sont réduites au silence. Elle prend sa revanche à la tête de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, qui allie le souvenir à la quête incommode de la vérité. Fille d’une famille juive intégrée depuis toujours et soudain expulsée de la communauté nationale, elle a compris, pour l’avoir éprouvé dans sa chair, le danger fondamental des catégories identitaires qui jettent l’humanité contre elle-même. La volonté de faire sa vie après l’avoir sauvée de peu la fait dévier de son destin de femme tracé d’avance. Elle devient magistrate contre l’avis de son mari, qui devra se convertir, contraint et forcé, à l’égalité des sexes, puis au rôle second que la notoriété de cette épouse classique relègue dans une ombre relative. Peut-être est-ce là l’origine de son engagement pour la liberté du choix, qui impose la légalisation de l’IVG à une majorité rétive. La force des préjugés, les insultes antisémites la ramènent aux épreuves de la prime jeunesse. Elle fait front victorieusement, sans ciller. «Non, dit-elle en commentant la photo illustre où elle a la tête dans les mains, seule au banc du gouvernement, je ne pleurais pas.» Les pleurs sont pour aujourd’hui. Ils sont au cœur de toutes et tous les démocrates, de toutes les femmes de France, de ceux et celles qui, pensant à Simone Veil, gardent leur foi en l’avenir.Laurent Joffrin
Publié dans:HOMMAGE |on 1 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

RIP Madame……………………….(30/06/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 30 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Hommage à une grande Dame………..(30/06/2017)

Libération 30 juin 2017
Laurent Joffrin
La lettre de campagne
de Laurent Joffrin

Simone Veil, pour l’avenir

Une femme pour la liberté. Pour la liberté des femmes ; pour la liberté tout court… Ceux qui ne croient pas au progrès humain, qui pensent la démocratie comme décadence, qui cultivent un pessimisme lettré, qui érigent la nostalgie en philosophie se pencheront sur la vie de Simone Veil. Ils y trouveront la réfutation éclatante de leur fausse lucidité. A travers les tragédies, les combats, les vicissitudes de la vie politique, celle qui vient de disparaître a incarné l’espoir paradoxal de la faillible humanité. Rescapée du crime des crimes, survivante en colère, elle symbolise la résilience de ceux qui veulent croire, malgré toutes les horreurs, à la perfectibilité des sociétés humaines, trop humaines. Elle fut une bourgeoise en chignon sévère et fourrure, femme de droite au caractère difficile, magistrate qui approuve la dureté des lois. Elle fut néanmoins une révoltée, une militante qui tire les leçons du sinistre XXe siècle pour secouer les traditions, faire vivre la mémoire de l’horreur pour la conjurer, patriote qui exècre le nationalisme, conformiste qui rompt avec l’ancestrale sujétion des femmes, européenne qui croit à l’union des peuples pour interdire sur le vieux continent la guerre des nations.

Echappée de la Shoah grâce à sa force de résistance autant que par le miracle du hasard, elle constate avec amertume au sortir de la guerre que les victimes sont réduites au silence, éclipsées par l’effervescence patriotique. Elle prend sa revanche à la tête de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, qui allie minutieusement le souvenir et l’émotion à la quête incommode de la vérité. Elle a compris pour l’avoir éprouvé dans sa chair, dans la perte des proches, le danger fondamental des catégories identitaires qui jettent l’humanité contre elle-même, fille d’une famille juive intégrée depuis toujours soudain expulsée, moralement et physiquement, de la communauté nationale, et condamnée à l’effacement par le refus de reconnaître l’unicité du sort des juifs déportés.

C’est la racine de son engagement pour l’Union européenne, qui lui semble la seule voie du salut pour ce continent martyrisé par le culte de la nation. La volonté de faire sa vie après l’avoir sauvée de peu la fait sortir de son destin de femme tracé d’avance. Elle devient magistrate contre l’avis de son mari, qui devra se convertir, contraint et forcé, à l’égalité des sexes, puis au rôle second que la notoriété de celle qu’il voyait en épouse classique relègue dans une ombre relative. Peut-être est-ce là l’origine de son engagement pour la liberté du choix, qui impose la légalisation de l’IVG à une majorité rétive. La force des préjugés, les insultes antisémites, la hargne archaïque des croisés de la tradition la ramènent aux épreuves de la prime jeunesse. Elle fait front victorieusement, sans ciller. «Non, dit-elle en commentant la photo illustre où elle a la tête dans les mains, seule au banc du gouvernement, je ne pleurais pas.»

Les pleurs sont pour aujourd’hui. Ils sont au cœur de tous les démocrates de France, de ceux qui, pensant à Simone Veil, qui gardent leur foi en l’avenir.

Laurent Joffrin
Publié dans:HOMMAGE |on 30 juin, 2017 |Pas de commentaires »

RIP…………………………..(16/06/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 16 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Salut l’artiste et merci……………………………(28/05/2017)

Publié dans:HOMMAGE |on 28 mai, 2017 |Pas de commentaires »

A tous…………………………..(30/04/2017)

 

 

 

Le 1er mai, une journée repos, plaisir et détente

Publié dans:HOMMAGE |on 30 avril, 2017 |Pas de commentaires »

RIP……………………………..(06/04/2017)

Logo Francetv info 10h08
Alerte info
L’Elysée annonce la mort d’un militaire français après un « accrochage avec des terroristes » au MaliL’Elysée annonce, jeudi 6 avril, la mort d’un militaire français après un « accrochage avec des terroristes » dans le sud-est du Mali. Il s’agit d’un caporal-chef du 6ème régiment du génie d’Angers, précise la présidence dans un communiqué.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:HOMMAGE |on 6 avril, 2017 |Pas de commentaires »

Salut Raymond et MERCI…………………….(03/03/2017)

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  09h45
Alerte info
La légende du football Raymond Kopa, premier Français sacré Ballon d’or, est mort à l’âge de 85 ans.Le ballon rond vient de perdre l’une de ses légendes. Raymond Kopa, le premier footballeur français sacré Ballon d’or en 1958, est mort à l’âge de 85 ans, vendredi 3 mars, après une longue maladie, ont annoncé ses proches à l’AFP. Le milieu offensif et avant-centre totalisait 45 sélections et 18 buts en équipe de France. Capitaine tricolore à six reprises, il avait été élu meilleur joueur de la Coupe du monde 1958 et sacré Ballon d’or dans la foulée.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:HOMMAGE |on 3 mars, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin………………..(09/01/2017)

Progressiste

ÉditoC’est un des pères de la démocratie portugaise qui vient de disparaître. Social-démocrate au corps rond et aux convictions carrées, Mário Soares a dirigé d’une main ferme le passage du Portugal à un régime d’Etat de droit après la chute de la dictature hors d’âge de Marcelo Caetano, le terne et répressif successeur de Salazar à la tête de «l’Etat nouveau», ce cousin du régime franquiste d’Espagne. Soares n’a pas participé directement à la révolution des œillets de 1974. Avocat progressiste plusieurs fois emprisonné, défenseur des opposants à Salazar, exilé en France, il fonde le Parti socialiste portugais avant de revenir dans son pays peu après qu’un coup d’Etat militaire pacifique et allègre a mis fin à plusieurs décennies de dictature fascisante. Ce sont les colonels du Mouvement des forces armées (MFA) qui ont instauré la démocratie au Portugal, écœurés par la guerre coloniale qu’on leur faisait mener et décidés à transmettre au plus tôt le pouvoir aux civils. Soares prend d’abord en charge la négociation de l’indépendance des dernières colonies portugaises. Mais en 1975, un coup d’Etat dans le coup d’Etat consacre la domination d’une fraction de l’armée liée aux très stalinien Parti communiste portugais. Chef de file d’un Parti socialiste encore fragile, Soares jette toutes forces dans la bataille pour arrimer le Portugal à l’Europe et imposer au MFA l’établissement d’une démocratie parlementaire classique. Soutenu par les socialistes européens, il réussit à l’emporter au terme d’une intense campagne de meetings populaires. Il est alors ministre des Affaires étrangères puis Premier ministre pendant deux ans, et son gouvernement modéré installe le régime qui préside encore aux destinées du Portugal. Courtois jusqu’au raffinement, francophone sans accent, enclin au compromis, doté d’une voix flûtée qui ne l’empêche pas de soulever les foules par des discours enflammés, Soares domine une gauche prudente qui exerce le pouvoir en alternance avec un parti conservateur lui aussi rallié aux règles de la démocratie européenne. C’est encore Mário Soares qui négocie l’entrée du Portugal dans l’Union européenne. Mais faute d’une majorité stable, il ne peut se maintenir au poste de Premier ministre et devient président de la République portugaise de 1986 à 1996, avant de poursuivre une carrière européenne, fort des services rendus à son pays et de son prestige au sein de la social-démocratie. Jusqu’au bout, il a plaidé pour une Europe unie cimentée par sa fidélité aux droits de l’homme, où le Portugal tiendrait la place du bon élève de la démocratie.

Par Laurent Joffrin

Publié dans:HOMMAGE |on 9 janvier, 2017 |Pas de commentaires »
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