Archive pour la catégorie 'INFORMATION'

Bon appetit…………………..(21/09/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 21 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

« Le parfum de la Dame en noir »……………………(21/09/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 21 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Avertissement……………………………..(21/09/2017)

Chère Madame, cher Monsieur,

Pour protester contre la journée sans voitures prévue le 1er octobre prochain par la mairie de Paris, l’Union pour la Défense de l’Egalité et la Liberté de Circuler Motorisé (UDELCIM) organise une opération escargot sur le périphérique parisien.

La Ligue de Défense des Conducteurs soutient l’UDELCIM dans sa démarche et invite tous ses sympathisants à se mobiliser et exprimer leur désaccord avec la politique autophobe d’Anne Hidalgo : réduction de la circulation sur la voie G. Pompidou et la rue de Rivoli, piétonisation des quais, le nombre de places qui diminue, la ZCR, les vignettes Crit’air et tant d’autres encore… Lyon, Grenoble, Bordeaux prennent le même chemin !

Un départ groupé à 10 heures, dimanche 1er octobre vers le périphérique est prévu à partir de l’Esplanade du château de Vincennes (Bois de Vincennes), de la grande Cascade ou du Carrefour de Longchamp (Bois de Boulogne).

Nous comptons sur vous !

Bien cordialement,

L’équipe de la Ligue de Défense des Conducteurs

Avertissement...................................(21/09/2017) dans INFORMATION

23 avenue Jean Moulin, 75014 Paris 01.43.95.40.20

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Triste………………………………..(20/09/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 20 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Nadine…………………………….(18/09/2017)

Merci Nadine..................................(18/09/2017) dans INFORMATION
Nadine
18 septembre, 05:36
BILLET DE LA SEMAINE
Du Lundi 18 septembre au dimanche 24 septembre 2017

18 septembre 1981
La France abolit la peine de mort

Le 18 septembre 1981, à Paris, l’Assemblée nationale vote la loi d’abolition de la peine de mort présentée par le garde des Sceaux, Robert Badinter, 53 ans.
369 députés votent en sa faveur et 113 s’y opposent. Cette initiative met la France au diapason des autres pays d’Europe occidentale. C’est la principale mesure qui reste des deux septennats du président François Mitterrand.
Un long chemin
Dès la fin du XVIIIe siècle, la peine de mort fait l’objet d’une contestation courageuse. Elle vient d’un jeune marquis italien, admirateur de Montesquieu, Cesare Beccaria. Dans un opuscule publié sous le manteau en 1764, Des délits et des peines, il écrit : « L’État n’a pas le droit d’enlever la vie. La peine de mort est une survivance de rigueurs antiques et un anachronisme dans une société policée. Elle n’est pas seulement inutile parce que sa valeur d’exemple est nulle, elle est aussi nuisible ».
Sa protestation est relayée par Voltaire et même par Robespierre (qui changera assez vite d’avis).
La Révolution française accomplit un pas décisif vers la modulation des peines en introduisant la privation de liberté, autrement dit laprison.
Jusque-là en effet, dans tous les pays du monde, l’incarcération était réservée aux prévenus en attente de jugement. Les délinquants et criminels étaient sanctionnés soit par une amende, soit par une peine infamante (bannissement, fers, carcan ou pilori), soit par une mutilation, soit enfin par la peine de mort. Le code de procédure pénale voté par l’Assemblée législative en 1791 ajoute à cet éventail de peines la prison, avec une durée variable selon le délit ou le crime. Il va dès lors devenir possible de réserver la peine capitale aux crimes les plus graves…
Après la chute de l’Empire, François Guizot relance le combat en faveur de l’abolition de la peine de mort et échoue de peu à faire voter une loi dans ce sens. Le jeune poète Victor Hugo publie en 1829 Le Dernier Jour d’un Condamné (il s’agit du récit des derniers moments d’un jeune condamné, par lui-même).
Les pays nordiques sont les premiers à délaisser la peine de mort. La Finlande entame le mouvement dès 1826, suivie par la Norvège en 1875, le Danemark en 1892, la Suède en 1910. Les Pays-Bas l’abolissent en 1850. Née en 1830, la Belgique applique la peine de mort avec réticence, le roi usant généralement de son droit de grâce. La peine capitale est systémariquement commuée en détention à perpétuité à partir de 1950 et officiellement abolie en 1996. La Suisse entame le processus d’abolition en 1874. Plus surprenant, le Portugal l’abolit en 1867 et l’Italie en 1890 (Mussolini la rétablira brièvement). Parmi les tard venus à l’abolition figure l’Allemagne (1949).
France : essais successifs
En France, après la vaine tentative de Guizot, le républicain Jules Simon tente une nouvelle fois en 1870 de faire passer l’abolition.
Au tournant du siècle, les présidents de la République Émile Loubet (1898-1906) et Armand Fallières (1906-1913) usent systématiquement de leur droit de grâce, en résistant avec courage à la pression de l’opinion publique. Le garde des sceaux Aristide Briand veut transformer l’essai en faisant passer une simple loi : « La peine de mort est abolie », mais l’opposition se déchaîne !
En 1939, le gouvernement interdit les exécutions publiques. Celles-ci auront désormais lieu dans la cour des prisons. Mais dès lors, pendant l’Occupation, on ne rechignera plus à exécuter des femmes, ce qui n’était plus arrivé depuis 1906… Et à la Libération, la peine de mort n’est plus limitée à des crimes de sang mais étendue à des vols à main armée.
La guillotine revient en force pendant la guerre d’Algérie. Cela dit, on compte ensuite de moins en moins d’exécutions et, en 1970, année sans exécution, le sombre rituel paraît voué à tomber en désuétude. Mais l’exécution de Buffet et de son complice Bontemps, le 28 avril 1972, anéantit les espoirs des abolitionnistes, parmi lesquels maître Badinter, avocat de Bontemps.
Le 10 mars 1976, une nouvelle condamnation envoie à l’échafaud Christian Ranucci, un jeune homme de 20 ans accusé du meurtre d’un enfant. Christian Ranucci se voit refuser sa grâce par le président Valéry Giscard d’Estaing, sous la pression croissante de la fraction conservatrice de son camp. Mitterrand va faire du thème de l’abolition le marqueur de sa campagne de 1981 et même de son double septennat…
La peine de mort dans le monde
La peine de mort a été unanimement répudiée par les États européens et le Canada ainsi que de nombreux États latino-américains et plusieurs États d’Afrique subsaharienne et d’Océanie. La Russie ou encore l’Algérie ont instauré un moratoire sur son application…
Au total, en 2009, 140 des 192 membres de l’ONU ont aboli ou suspendu la peine de mort, ou bien ne l’appliquent qu’à des cas très particuliers (crimes contre l’humanité en Israël, crimes militaires…). Mais ces pays ne rassemblent que 40% de la population mondiale et constituent la fraction la moins dynamique de la planète !
Mais l’essentiel de l’Asie et les pays les plus peuplés du monde (Chine, Inde, Indonésie, États-Unis, Pakistan, Japon, Bangladesh, Nigéria, Égypte etc) continuent d’appliquer la peine de mort sans guère d’état d’âme.
Par ailleurs, au vu des barbares « exécutions » mises en scène par les islamo-terroristes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la peine de mort est en passe de devenir, comme la condamnation du blasphème, une marque de différenciation entre l’Occident chrétien et ceux qui le combattent.

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BILLET DE LA SEMAINE
Du Lundi 18 septembre au dimanche 24 septembre 2017

18 septembre 1981
La Franc…

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Attention, danger………………………….(16/09/2017)

Enquête

Les néonazis redonnent du brun à moudre

Par Guillaume Gendron , Mathieu Ait Lachkar et Ariane Debernardi — 15 septembre 2017 à 20:16
Le leader grec d’Aube dorée, Nikólaos Michaloliákos, en 2012.Zoom
Le leader grec d’Aube dorée, Nikólaos Michaloliákos, en 2012. Photo Louisa Gouliamak. AFP

Les nostalgiques d’Adolf Hitler sortent de plus en plus de l’ombre, lors de rassemblements spectaculaires, comme aux Etats-Unis, ou dans la vie politique, en Slovaquie ou en Grèce. Une résurgence largement alimentée sur Internet.

Voilà comment tombe un tabou : début septembre, lors d’un meeting de l’AfD (parti d’extrême droite antimigrants), un dirigeant politique allemand a réclamé le «droit d’être fier des performances» de l’armée nazie entre 1939 et 1945. Une déclaration publique inouïe, révélée dans une vidéo jeudi soir (lire ci-contre), alors même que le parquet de Munich, après deux ans de procédure, venait de requérir mardi la réclusion criminelle à perpétuité contre Beate Zschäpe, seule survivante d’un trio néonazi responsable d’une série d’assassinats racistes visant des immigrés turcs. Les auteurs de ce que la presse allemande a surnommé «die Dönermorde» (les «meurtres des kebabs») étaient membres du Nationalsozialistischer Untergrund («parti national-socialiste souterrain») et avaient ensanglanté sept villes allemandes, en commençant par la ô combien symbolique Nuremberg. Mi-août déjà, la justice allemande avait ouvert une enquête sur une soirée nazie (au programme : saluts hitlériens, foot avec une tête de porc et hard rock facho) organisée sur un champ de tir par des soldats des forces spéciales. A Berlin, 500 nostalgiques du IIIe Reich étaient de sortie, toujours mi-août, pour célébrer le trentième anniversaire de la mort de Rudolf Hess, grand camarade de Hitler.

Début septembre, en Angleterre cette fois : dans les environs de Birmingham, la police arrêtait, en vertu de la loi antiterroriste, quatre soldats suspectés d’être membres de l’organisation néonazie National Action, récemment interdite.

A leader of People's Party Our Slovakia (LS NS), Marian Kotleba, attends a commemoration of the 87th anniversary of the death of Slovak general Milan Rastislav Stefanik near the village of Brezova pod Bradlom, Slovakia, in this May 6, 2006 file photo. REUTERS/Radovan Stoklasa/Files - GF10000336037Le leader négationniste du Parti populaire - notre Slovaquie, Marian Kotleba, en 2006. (Photo Radovan Stoklasa. Reuters)

La Grèce, elle, se débat depuis deux ans avec le procès de 69 militants et députés du parti néonazi Aube dorée, accusés d’avoir «formé une organisation criminelle».

En Suède, les fascistes en chemises blanches et cravates noires du Mouvement de résistance nordique (MNR) entendent à nouveau défiler, le 30 septembre, cette fois devant une synagogue de Göteborg, le jour de Yom Kippour, avec la bénédiction des autorités.

En Pologne, dans une relative indifférence médiatique, les phalanges du Camp national-radical, groupuscule prohibé par les autorités et connu pour brûler des effigies de juifs hassidiques en public, ont paradé par centaines dans le centre de Varsovie, en chemises brunes et brassards verts courant avril. Pour les médias polonais, il s’agissait du premier défilé nazi dans la capitale depuis 1945.

Et puis, de l’autre côté de l’Atlantique, il y a eu à Charlottesville. Ce grand raout raciste à deux heures de route de Washington DC conclu, le 12 août, par la mort de Heather Heyer, militante antiraciste, passée sous les roues de la voiture bélier d’un sympathisant de Vanguard America, groupe ouvertement nazi. Réunie sous le large parapluie de l’«alt-right», mouvance identitaire longtemps cantonnée à l’activisme en ligne et qui a fait de Trump son champion, l’extrême droite la plus radicale, du Ku Klux Klan aux néoconfédérés, en passant par les adorateurs du Führer, a marché dans les rues de cette bourgade universitaire avec flambeaux, boucliers et armes automatiques. Et les Américains de découvrir sur leurs écrans des jeunes hommes criant «sang et sol !» et «les juifs ne nous remplaceront pas !» sans que leur Président ne parvienne à choisir un camp entre manifestants à svastika et groupes antifas venus les confronter. Et ce alors que les associations antiracistes américaines, à l’instar du Southern Poverty Law Center, alertent l’opinion sur l’augmentation «incroyable» des «crimes haineux» dans le pays depuis l’arrivée au pouvoir de Trump. Le 12 septembre, le Congrès a sommé le président américain d’approuver officiellement une résolution rejetant le «nationalisme blanc» et la «suprématie blanche».

White nationalist leader Richard Spencer of the National Policy Institute speaks on campus as a silent protester holds a placard at an event not sanctioned by the school, at Texas A&M University in College Station, Texas, U.S. December 6, 2016. REUTERS/Spencer Selvidge     TPX IMAGES OF THE DAYRichard B. Spencer, inventeur autoproclamé du terme «alt-right» et figure de proue du mouvement, fin 2016. (Photo S. Selvidge. Reuters)

Miroir

Certes, l’accumulation de faits divers et d’épiphénomènes spectaculaires ne fait pas une tendance. Mais les événements de Charlottesville ont tendu un miroir à la Vieille Europe, et la question de la résurgence de ces groupuscules se pose à nouveau. La montée des populismes et des sentiments antimigrants en Europe, comme aux Etats-Unis, symbolisés notamment par l’accession au pouvoir de Trump, ont-ils poussé les cliques néonazies à se remettre en lumière ?

«Il est vrai que l’homme le plus puissant du monde est quelqu’un auquel une partie de la droite radicale et identitaire européenne trouve des vertus, concède le spécialiste de l’extrême droite européenne Jean-Yves Camus. A partir du moment où Trump a été choisi [par le Parti républicain, ndlr], il y a eu des groupes qui se sont dit : « Tout est possible. » Mais dire qu’il est le vecteur d’une certaine évolution du néonazisme en Europe, c’est pousser le raisonnement trop loin.» Pour l’auteur de Droites extrêmes en Europe (Seuil, 2015, avec Nicolas Lebourg), il convient de nuancer : «Charlottesville, les néonazis et le KKK, ce n’est compréhensible que dans un contexte américain. C’est impensable en Europe.» Même s’il existe en Allemagne «une scène néonazie assez active» (lire aussi pages 4-5), Camus souligne la forte répression des autorités à l’échelle du continent envers ces groupes et leur développement historiquement «en dents de scie».

Bombe

Pour le spécialiste suédois du «nationalisme radical» et contributeur à la publication antiraciste Expo Jonathan Leman, son pays fait actuellement face à un réel pic de fièvre brune. Ragaillardi, le MNR, aussi connu sous le nom de «Nordfront», se fait de plus en plus visible et bruyant, y compris chez les voisins finlandais et norvégiens, et notamment en ligne. «Le mouvement a réussi à unifier la mouvance néonazie scandinave en radicalisant ce milieu suprémaciste blanc, commente Leman. Ils se revendiquent révolutionnaires, plus enclins à la violence.» Cet hiver, des membres du MNR se sont distingués dans trois attaques à la bombe visant un «bar gauchiste» et deux refuges pour migrants à Göteborg, blessant gravement un employé des services de l’immigration. Leman pointe les liens entre le Nordfront et l’alt-right américaine, dont certains membres ont collaboré au Daily Stormer (lire pages 6-7) et au site Alt-Right.com de Richard B. Spencer, inventeur autoproclamé du terme et figure de proue du mouvement. En mai, BuzzFeed révélait que Spencer avait l’intention de s’associer à deux entrepreneurs proches des néonazis suédois (l’un détenant une maison d’édition d’ésotérisme nationaliste, l’autre un serveur de podcasts racistes) pour lancer un «Breitbart (1) en plus idéologique» à l’international.

The leadership of the right-wing, anti-immigration Nordic Resistance Movement gives a speech in front of the Royal Palace to a crowd of around 600 members and supporters. *** Local Caption ***<br />
europe extremist right wing politics meetingsSimon Lindberg est à la tête du Mouvement de résistance nordique suédois. (Photo Espen Rasmussen. REA)

Il serait néanmoins faux de penser que l’alt-right a insufflé une nouvelle vie aux mouvements néonazis et identitaires européens : l’influence agirait plutôt en sens contraire. Les nébuleuses les plus extrêmes du Vieux Continent ont servi de modèle aux nouveaux avatars du suprémacisme américain, autant sur le plan organisationnel que doctrinaire. Dans le documentaire remarqué de Vice News sur les événements de Charlottesville, Matthew Heimbach, fondateur en 2003 du groupe suprémaciste Traditionalist Youth Network, calqué sur les Français de Génération identitaire, explicitait ce lien : «Nous suivons principalement l’exemple européen d’Aube dorée, du MNR et d’autres organisations pionnières parmi les nationalistes du monde.» En retour, l’alt-right a structuré un ensemble de codes de reconnaissance visuelle (Pepe the Frog, l’émoticône «bouteille de lait» ou encore le signe «OK» avec la main droite pour signifier «WP», comme «White Power»). Un lexique suprémaciste «trollesque», adapté à la conversation numérique et jouant sur l’ambiguïté. Au point d’être repris par le fils du Premier ministre israélien, Yaïr Nétanyahou, qui a récemment choqué le pays en relayant une caricature complotiste aux références antisémites pour attaquer la presse progressiste de l’Etat hébreu. Le rejeton du leader du Likoud s’était déjà illustré cet été en se disant plus inquiet, après Charlottesville, par la gauche antiraciste que les néonazis américains…

L’Europe fascisante exporte ainsi ses bases idéologiques (des écrits racialistes de l’Italien Julius Evola aux classiques de la Nouvelle Droite, comme le Camps des Saints de Jean Raspail) ; l’Amérique invente une façon plus moderne de communiquer. Comme en témoigne le nom d’une des phalanges présentes à Charlottesville, Identity Evropa, il s’agit plus une d’européanisation du nationalisme américain qui se joue que l’inverse. D’autant que, comme le rappelle Jean-Yves Camus, «l’anti-américanisme reste une composante structurelle de nombreux groupes de droite radicale européenne – les Etats-Unis représentent pour eux la finance, le melting-pot et une hyperpuissance qui bride quelque part les Etats d’Europe».

Paramilitaire

Une influence globale, voire virtuelle, qui ne se traduit cependant pas politiquement pour la majorité des groupes radicaux. «Je ne vois pas pour le moment, en Europe de l’Ouest, de groupes néonazis susceptibles d’entrer au Parlement d’un pays», relativise Camus. En France, comme en Scandinavie, les partis d’extrême droite, du FN aux Démocrates de Suède, ont percé dans les urnes en purgeant (ou en faisant mine de) les éléments les plus caricaturalement racistes et antisémites en faveur d’un populisme en apparence moins ethnique et plus «antisystème», concept attrape-tout. Un constat qui n’est valable que pour l’ouest du continent, alors qu’une dynamique inverse semble s’exercer en Europe centrale et orientale. Il en va ainsi au Parti populaire – notre Slovaquie (LSNS) ou au Jobbik en Hongrie, au poids politique réel dont les doctrines «s’inscrivent dans la continuité des mouvements d’extrême droite des années 30», souligne Camus. Ces derniers opèrent en public grâce à leur façade politique mais continuent d’entretenir des milices affiliées.

Top candidate of Germany's anti-Islam, anti-immigration AfD (Alternative fuer Deutschland) party for upcoming general elections Alexander Gauland, gives a speech during an election campaign event in Frankfurt/Oder, eastern Germany, on September 11, 2017.<br />
German hold parliamentary elections on September 24, 2017. / AFP PHOTO / Odd ANDERSENLe dirigeant allemand de l’AfD, Alexander Gauland, a salué «les performances» de l’armée nazie. (Photo AFP)

Ainsi le Jobbik (fondé en 2003 sur les bases d’un mouvement étudiant ultranationaliste) a créé en 2007 une organisation de type paramilitaire, la «Garde hongroise», tout en s’implantant durablement au Parlement hongrois malgré l’existence d’un parti d’extrême droite plus mainstream, le Fidesz, dont le leader de Jobbik, Gábor Vona, est d’ailleurs issu. En 2014, Jobbik obtenait 20 % aux législatives (et 23 sièges) avec une rhétorique anti-roms et son vieux fond antisémite. En Slovaquie, LSNS raflait en 2016 aux dernières législatives 14 des 150 sièges, surfant sur la popularité de son leader négationniste de 36 ans, Marian Kotleba, crâne rasé et fine moustache, adepte de l’uniforme fasciste. Ce nostalgique de l’Etat slovaque clérical-fasciste de Tiso, allié des nazis, a été élu en 2013 président de la région de Banská Bystrica. En Ukraine, le régiment Azov (à l’origine une milice largement composée de hooligans et de néonazis formée au moment de Maidan) a été incorporé au sein de la Garde nationale ukrainienne pour combattre les forces prorusses à l’Est, malgré leurs uniformes ornés de l’alphabet runique cher aux SS. Ses vétérans ont fondé un parti politique et une «ONG», qui organise désormais des camps scouts pour enfants, régulièrement comparés aux Jeunesses hitlériennes pour leur teneur nationaliste et guerrière. Sans aucune, ou presque, loi limitant la liberté d’expression ou les incitations à la haine raciale, l’espace post-soviétique est ainsi un terreau fertile pour les groupuscules néonazis, dont l’apparition coïncide avec l’effondrement de l’URSS. «En Europe occidentale, il y a eu une césure très nette en 1945 du fait de la culpabilité liée aux crimes nazis, commente Jean-Yves Camus. En Europe de l’Est, le communisme était censé éradiquer le fascisme, mais ces idées ont subsisté. Elles ne revêtent pas le même caractère inacceptable et transgressif qu’en Europe de l’Ouest. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de mobilisation contre, mais il n’y a pas le même degré d’ostracisme.»

Légitimation

Idem en Grèce, patrie du phénomène Aube dorée. «Jusqu’à la guerre en Yougoslavie, le nationalisme n’était pas condamnable, il était même inculqué dans le système éducatif dès la maternelle, et se retrouvait ensuite dans les partis», rappelle Angélique Kourounis, et auteure du documentaire Aube dorée, une affaire personnelle (2015). C’est ainsi que le parti néonazi (qui compte 18 députés depuis leur percée au Parlement grec en 2012) a la même devise, «la Grèce aux Grecs», que le premier slogan des socialistes d’Andréas Papandréou. La mue d’Aube dorée, de groupuscule adepte des ratonnades à troisième force politique du pays, en a fait un exemple partout dans le monde. «Pour les néonazis, Aube dorée fascine car c’est un parti qui « va au bout des choses » [jusqu’au meurtre, parfois publiquement revendiqué] et garde la même ligne politique depuis sa création», analyse Angélique Kourounis.

Chairman of the radical nationalist Jobbik party Gabor Vona, center, delivers his speech after the parliamentary elections in the Budapest Congress Centre in Budapest, Hungary, late Sunday, April 6, 2014. (AP Photo/MTI, Janos Marjai)Gábor Vona, homme politique hongrois fondateur du Jobbik, le 6 avril 2014. (Photo Janos Marjai. AP)

Sur ce modèle, le MNR suédois (qui a créé son bras politique en 2015), prétend aux élections de 2018 en misant sur la dédiabolisation du parti xénophobe des Démocrates de Suède, qu’ils espèrent repoussoir pour ses électeurs les plus radicaux. Une autre formation néonazie, le Svenskarnas, avait également fait ce pari, sans succès, en 2014, avant de se dissoudre.

Néanmoins, ce qui réussit le mieux aux néonazis, ce sont les élections européennes. En 2014, des partis ont pu accéder pour la première fois au Parlement européen, notamment le Parti national-démocrate allemand (un élu) et Aube dorée (trois). Le Jobbik y est présent depuis 2009. Outre la légitimation problématique offerte par Bruxelles, se pose la question du financement par l’Union européenne : «Aube dorée a dû obtenir pas loin de 300 000 euros grâce aux élections», estime ainsi Angélique Kourounis. Des limites de la démocratie.

(1) Un média américain pro-Trump.

Guillaume Gendron , Mathieu Ait Lachkar , Ariane Debernardi

Liberation.fr
Publié dans:INFORMATION |on 16 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………(14/09/2017)

Libération 14 septembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Sans père

Le débat sur la PMA reprend. Le gouvernement a annoncé son intention d’ouvrir la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux femmes homosexuelles : les opposants reprennent le sentier de la guerre. Les légions en loden et mocassins de la Manif pour tous et de Sens commun s’animent de nouveau. Dans une précédente lettre, j’ai salué cette décision, confirmée il y a deux jours par Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes femmes. André Sénik, philosophe, ancien militant de mai 1968, aujourd’hui venu à des positions nettement moins à gauche, et qui me fait l’honneur de lire régulièrement cette lettre, m’envoie l’objection suivante.

«Vous écrivez, dit-il, que l’interdiction de la PMA « constitue évidemment une discrimination envers les femmes seules et les couples d’homosexuelles ». Je réagis sur l’emploi du mot. Il n’y a discrimination injuste que si la même règle ne s’applique pas également à des cas semblables en la matière concernée. En la matière, qui est l’histoire des enfants, un ou deux parents d’un seul sexe d’un côté, et des parents de deux sexes de l’autre, ne sont pas des cas semblables. S’en tenir à l’égalité entre les adultes sans prendre en compte, par prudence, les enfants, c’est juste oublier l’essentiel. En l’occurrence, la différence de traitement serait-elle dépourvue de toute raison valable ? Ne serait-il pas au moins discutable que les femmes seules et les couples d’homosexuelles soient justifiées et même aidées à faire des enfants qui sont délibérément privées d’un père ?»

Il est tout à fait exact de remarquer qu’un droit accordé aux uns et refusé aux autres n’est pas forcément discriminatoire si la situation des uns et des autres est différente. Les allocations familiales sont accordées aux familles avec enfants et refusées aux autres, les taux d’imposition sont différents selon les revenus des contribuables, le droit de vote va aux citoyens français et non aux étrangers, etc.

Mais en l’espèce, la différence de situation entre couple hétérosexuel stérile (qui a droit à la PMA) et un couple de femmes homosexuelles (qui en est encore privé) justifie-t-elle la différence de traitement ? Oui, dit Sénik, puisque dans un cas l’enfant aura un père et dans l’autre non. L’argument, en fait, est très faible. Il repose sur le «droit de l’enfant» qu’on oppose au droit des adultes. Les femmes vivant en couple qui demandent l’accès à la PMA lèseraient l’enfant à naître, qui aura deux mères au lieu d’un père et d’une mère. C’est le cœur de l’argumentation de la Manif pour tous, qui met en avant avec insistance le «droit des enfants» à avoir deux parents de sexe différent. Implicitement, on suppose donc que l’enfant qui a deux mères est lésé par rapport à celui qui a un père et une mère.

Le problème, c’est que rien ne le prouve. Il faudrait pour y parvenir démontrer que les enfants d’homosexuels ou d’homosexuelles connaissent une enfance plus difficile que les autres, qu’ils souffrent par exemple de troubles psychologiques particuliers. Or l’immense majorité des études réalisées dans le monde sur les enfants d’homosexuels depuis deux ou trois décennies concluent le contraire. Leur méthodologie est contestée par… les opposants au mariage gay, qui produisent des contre-études dont les universitaires estiment qu’elles accusent des biais manifestes.

Les opposants en question nient qu’il existe un «droit à l’enfant» et opposent à ce «faux droit» un vrai «droit des enfants». C’est un sophisme. Si l’on part du principe que ce qui n’est pas interdit est autorisé, il existe bien un «droit à l’enfant». Aujourd’hui, la loi n’interdit à personne d’avoir des enfants, même quand la situation des parents laissent augurer de difficultés, réelles ou supposées, pour l’enfant. Un homme très âgé ou malade peut procréer même s’il est clair que son enfant se retrouvera très tôt orphelin de père. Une femme seule peut déjà enfanter – fort heureusement – même après une aventure d’un soir, et même s’il est certain que le père – parfois inconnu – sera absent. Faudrait-il, pour éviter ce genre de situation, jeter de nouveau l’opprobre sur celles qu’on appelait naguère «les filles-mères» et limiter au nom du droit de l’enfant à naître, la sexualité hors mariage ? Beaucoup d’études tendent à montrer que c’est souvent la séparation des parents qui perturbe l’enfant, plus que le genre ou l’orientation sexuelle des parents. Faut-il interdire le divorce ? On sait bien que non. Les enfants ont surtout besoin d’amour, bien plus que de conformité à une norme sociale héritée de la tradition…

Autrement dit, l’interdiction de la PMA pour les homosexuelles jette la suspicion sur des femmes dont rien ne montre qu’elles élèveront mal leur enfant. Elle procède d’une conviction, d’une croyance, ou d’une tradition religieuse, non d’une pensée rationnelle. Elle est donc bien discriminatoire à l’égard des couples de femmes.

Et aussi

Donald Trump envisage un accord avec les démocrates du Congrès pour régulariser les enfants de migrants arrivés illégalement aux Etat-Unis, qu’on appelle là-bas les «dreamers» (et non les fantassins du «grand remplacement», comme dirait Zemmour). Ainsi les institutions américaines forcent Trump à revenir radicalement sur certaines de ses intentions. Il est vrai qu’il espère en échange des contrôles plus sévères aux frontières. Mais tout de même : vertu du «checks and balance».

Après deux mois de présence au Conseil d’Etat, Laurent Wauquiez a cumulé près de treize années d’années de retraite grâce à un opportun détachement. La chose est légale. Mais le candidat à la présidence de LR est aussi le pourfendeur flamboyant du «cancer de l’assistanat». Certains «cancers» le gênent plus que d’autres…

Laurent Joffrin
Publié dans:INFORMATION |on 14 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Les JO………………………………..(14/09/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 14 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Les promesses de Jonas…hum ! (12/09/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 12 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Un ex-futur sage……………………..(08/08/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 8 août, 2017 |Pas de commentaires »
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