Archive pour la catégorie 'INFORMATION'

Attention, danger………………………….(16/09/2017)

Enquête

Les néonazis redonnent du brun à moudre

Par Guillaume Gendron , Mathieu Ait Lachkar et Ariane Debernardi — 15 septembre 2017 à 20:16
Le leader grec d’Aube dorée, Nikólaos Michaloliákos, en 2012.Zoom
Le leader grec d’Aube dorée, Nikólaos Michaloliákos, en 2012. Photo Louisa Gouliamak. AFP

Les nostalgiques d’Adolf Hitler sortent de plus en plus de l’ombre, lors de rassemblements spectaculaires, comme aux Etats-Unis, ou dans la vie politique, en Slovaquie ou en Grèce. Une résurgence largement alimentée sur Internet.

Voilà comment tombe un tabou : début septembre, lors d’un meeting de l’AfD (parti d’extrême droite antimigrants), un dirigeant politique allemand a réclamé le «droit d’être fier des performances» de l’armée nazie entre 1939 et 1945. Une déclaration publique inouïe, révélée dans une vidéo jeudi soir (lire ci-contre), alors même que le parquet de Munich, après deux ans de procédure, venait de requérir mardi la réclusion criminelle à perpétuité contre Beate Zschäpe, seule survivante d’un trio néonazi responsable d’une série d’assassinats racistes visant des immigrés turcs. Les auteurs de ce que la presse allemande a surnommé «die Dönermorde» (les «meurtres des kebabs») étaient membres du Nationalsozialistischer Untergrund («parti national-socialiste souterrain») et avaient ensanglanté sept villes allemandes, en commençant par la ô combien symbolique Nuremberg. Mi-août déjà, la justice allemande avait ouvert une enquête sur une soirée nazie (au programme : saluts hitlériens, foot avec une tête de porc et hard rock facho) organisée sur un champ de tir par des soldats des forces spéciales. A Berlin, 500 nostalgiques du IIIe Reich étaient de sortie, toujours mi-août, pour célébrer le trentième anniversaire de la mort de Rudolf Hess, grand camarade de Hitler.

Début septembre, en Angleterre cette fois : dans les environs de Birmingham, la police arrêtait, en vertu de la loi antiterroriste, quatre soldats suspectés d’être membres de l’organisation néonazie National Action, récemment interdite.

A leader of People's Party Our Slovakia (LS NS), Marian Kotleba, attends a commemoration of the 87th anniversary of the death of Slovak general Milan Rastislav Stefanik near the village of Brezova pod Bradlom, Slovakia, in this May 6, 2006 file photo. REUTERS/Radovan Stoklasa/Files - GF10000336037Le leader négationniste du Parti populaire - notre Slovaquie, Marian Kotleba, en 2006. (Photo Radovan Stoklasa. Reuters)

La Grèce, elle, se débat depuis deux ans avec le procès de 69 militants et députés du parti néonazi Aube dorée, accusés d’avoir «formé une organisation criminelle».

En Suède, les fascistes en chemises blanches et cravates noires du Mouvement de résistance nordique (MNR) entendent à nouveau défiler, le 30 septembre, cette fois devant une synagogue de Göteborg, le jour de Yom Kippour, avec la bénédiction des autorités.

En Pologne, dans une relative indifférence médiatique, les phalanges du Camp national-radical, groupuscule prohibé par les autorités et connu pour brûler des effigies de juifs hassidiques en public, ont paradé par centaines dans le centre de Varsovie, en chemises brunes et brassards verts courant avril. Pour les médias polonais, il s’agissait du premier défilé nazi dans la capitale depuis 1945.

Et puis, de l’autre côté de l’Atlantique, il y a eu à Charlottesville. Ce grand raout raciste à deux heures de route de Washington DC conclu, le 12 août, par la mort de Heather Heyer, militante antiraciste, passée sous les roues de la voiture bélier d’un sympathisant de Vanguard America, groupe ouvertement nazi. Réunie sous le large parapluie de l’«alt-right», mouvance identitaire longtemps cantonnée à l’activisme en ligne et qui a fait de Trump son champion, l’extrême droite la plus radicale, du Ku Klux Klan aux néoconfédérés, en passant par les adorateurs du Führer, a marché dans les rues de cette bourgade universitaire avec flambeaux, boucliers et armes automatiques. Et les Américains de découvrir sur leurs écrans des jeunes hommes criant «sang et sol !» et «les juifs ne nous remplaceront pas !» sans que leur Président ne parvienne à choisir un camp entre manifestants à svastika et groupes antifas venus les confronter. Et ce alors que les associations antiracistes américaines, à l’instar du Southern Poverty Law Center, alertent l’opinion sur l’augmentation «incroyable» des «crimes haineux» dans le pays depuis l’arrivée au pouvoir de Trump. Le 12 septembre, le Congrès a sommé le président américain d’approuver officiellement une résolution rejetant le «nationalisme blanc» et la «suprématie blanche».

White nationalist leader Richard Spencer of the National Policy Institute speaks on campus as a silent protester holds a placard at an event not sanctioned by the school, at Texas A&M University in College Station, Texas, U.S. December 6, 2016. REUTERS/Spencer Selvidge     TPX IMAGES OF THE DAYRichard B. Spencer, inventeur autoproclamé du terme «alt-right» et figure de proue du mouvement, fin 2016. (Photo S. Selvidge. Reuters)

Miroir

Certes, l’accumulation de faits divers et d’épiphénomènes spectaculaires ne fait pas une tendance. Mais les événements de Charlottesville ont tendu un miroir à la Vieille Europe, et la question de la résurgence de ces groupuscules se pose à nouveau. La montée des populismes et des sentiments antimigrants en Europe, comme aux Etats-Unis, symbolisés notamment par l’accession au pouvoir de Trump, ont-ils poussé les cliques néonazies à se remettre en lumière ?

«Il est vrai que l’homme le plus puissant du monde est quelqu’un auquel une partie de la droite radicale et identitaire européenne trouve des vertus, concède le spécialiste de l’extrême droite européenne Jean-Yves Camus. A partir du moment où Trump a été choisi [par le Parti républicain, ndlr], il y a eu des groupes qui se sont dit : « Tout est possible. » Mais dire qu’il est le vecteur d’une certaine évolution du néonazisme en Europe, c’est pousser le raisonnement trop loin.» Pour l’auteur de Droites extrêmes en Europe (Seuil, 2015, avec Nicolas Lebourg), il convient de nuancer : «Charlottesville, les néonazis et le KKK, ce n’est compréhensible que dans un contexte américain. C’est impensable en Europe.» Même s’il existe en Allemagne «une scène néonazie assez active» (lire aussi pages 4-5), Camus souligne la forte répression des autorités à l’échelle du continent envers ces groupes et leur développement historiquement «en dents de scie».

Bombe

Pour le spécialiste suédois du «nationalisme radical» et contributeur à la publication antiraciste Expo Jonathan Leman, son pays fait actuellement face à un réel pic de fièvre brune. Ragaillardi, le MNR, aussi connu sous le nom de «Nordfront», se fait de plus en plus visible et bruyant, y compris chez les voisins finlandais et norvégiens, et notamment en ligne. «Le mouvement a réussi à unifier la mouvance néonazie scandinave en radicalisant ce milieu suprémaciste blanc, commente Leman. Ils se revendiquent révolutionnaires, plus enclins à la violence.» Cet hiver, des membres du MNR se sont distingués dans trois attaques à la bombe visant un «bar gauchiste» et deux refuges pour migrants à Göteborg, blessant gravement un employé des services de l’immigration. Leman pointe les liens entre le Nordfront et l’alt-right américaine, dont certains membres ont collaboré au Daily Stormer (lire pages 6-7) et au site Alt-Right.com de Richard B. Spencer, inventeur autoproclamé du terme et figure de proue du mouvement. En mai, BuzzFeed révélait que Spencer avait l’intention de s’associer à deux entrepreneurs proches des néonazis suédois (l’un détenant une maison d’édition d’ésotérisme nationaliste, l’autre un serveur de podcasts racistes) pour lancer un «Breitbart (1) en plus idéologique» à l’international.

The leadership of the right-wing, anti-immigration Nordic Resistance Movement gives a speech in front of the Royal Palace to a crowd of around 600 members and supporters. *** Local Caption ***<br />
europe extremist right wing politics meetingsSimon Lindberg est à la tête du Mouvement de résistance nordique suédois. (Photo Espen Rasmussen. REA)

Il serait néanmoins faux de penser que l’alt-right a insufflé une nouvelle vie aux mouvements néonazis et identitaires européens : l’influence agirait plutôt en sens contraire. Les nébuleuses les plus extrêmes du Vieux Continent ont servi de modèle aux nouveaux avatars du suprémacisme américain, autant sur le plan organisationnel que doctrinaire. Dans le documentaire remarqué de Vice News sur les événements de Charlottesville, Matthew Heimbach, fondateur en 2003 du groupe suprémaciste Traditionalist Youth Network, calqué sur les Français de Génération identitaire, explicitait ce lien : «Nous suivons principalement l’exemple européen d’Aube dorée, du MNR et d’autres organisations pionnières parmi les nationalistes du monde.» En retour, l’alt-right a structuré un ensemble de codes de reconnaissance visuelle (Pepe the Frog, l’émoticône «bouteille de lait» ou encore le signe «OK» avec la main droite pour signifier «WP», comme «White Power»). Un lexique suprémaciste «trollesque», adapté à la conversation numérique et jouant sur l’ambiguïté. Au point d’être repris par le fils du Premier ministre israélien, Yaïr Nétanyahou, qui a récemment choqué le pays en relayant une caricature complotiste aux références antisémites pour attaquer la presse progressiste de l’Etat hébreu. Le rejeton du leader du Likoud s’était déjà illustré cet été en se disant plus inquiet, après Charlottesville, par la gauche antiraciste que les néonazis américains…

L’Europe fascisante exporte ainsi ses bases idéologiques (des écrits racialistes de l’Italien Julius Evola aux classiques de la Nouvelle Droite, comme le Camps des Saints de Jean Raspail) ; l’Amérique invente une façon plus moderne de communiquer. Comme en témoigne le nom d’une des phalanges présentes à Charlottesville, Identity Evropa, il s’agit plus une d’européanisation du nationalisme américain qui se joue que l’inverse. D’autant que, comme le rappelle Jean-Yves Camus, «l’anti-américanisme reste une composante structurelle de nombreux groupes de droite radicale européenne – les Etats-Unis représentent pour eux la finance, le melting-pot et une hyperpuissance qui bride quelque part les Etats d’Europe».

Paramilitaire

Une influence globale, voire virtuelle, qui ne se traduit cependant pas politiquement pour la majorité des groupes radicaux. «Je ne vois pas pour le moment, en Europe de l’Ouest, de groupes néonazis susceptibles d’entrer au Parlement d’un pays», relativise Camus. En France, comme en Scandinavie, les partis d’extrême droite, du FN aux Démocrates de Suède, ont percé dans les urnes en purgeant (ou en faisant mine de) les éléments les plus caricaturalement racistes et antisémites en faveur d’un populisme en apparence moins ethnique et plus «antisystème», concept attrape-tout. Un constat qui n’est valable que pour l’ouest du continent, alors qu’une dynamique inverse semble s’exercer en Europe centrale et orientale. Il en va ainsi au Parti populaire – notre Slovaquie (LSNS) ou au Jobbik en Hongrie, au poids politique réel dont les doctrines «s’inscrivent dans la continuité des mouvements d’extrême droite des années 30», souligne Camus. Ces derniers opèrent en public grâce à leur façade politique mais continuent d’entretenir des milices affiliées.

Top candidate of Germany's anti-Islam, anti-immigration AfD (Alternative fuer Deutschland) party for upcoming general elections Alexander Gauland, gives a speech during an election campaign event in Frankfurt/Oder, eastern Germany, on September 11, 2017.<br />
German hold parliamentary elections on September 24, 2017. / AFP PHOTO / Odd ANDERSENLe dirigeant allemand de l’AfD, Alexander Gauland, a salué «les performances» de l’armée nazie. (Photo AFP)

Ainsi le Jobbik (fondé en 2003 sur les bases d’un mouvement étudiant ultranationaliste) a créé en 2007 une organisation de type paramilitaire, la «Garde hongroise», tout en s’implantant durablement au Parlement hongrois malgré l’existence d’un parti d’extrême droite plus mainstream, le Fidesz, dont le leader de Jobbik, Gábor Vona, est d’ailleurs issu. En 2014, Jobbik obtenait 20 % aux législatives (et 23 sièges) avec une rhétorique anti-roms et son vieux fond antisémite. En Slovaquie, LSNS raflait en 2016 aux dernières législatives 14 des 150 sièges, surfant sur la popularité de son leader négationniste de 36 ans, Marian Kotleba, crâne rasé et fine moustache, adepte de l’uniforme fasciste. Ce nostalgique de l’Etat slovaque clérical-fasciste de Tiso, allié des nazis, a été élu en 2013 président de la région de Banská Bystrica. En Ukraine, le régiment Azov (à l’origine une milice largement composée de hooligans et de néonazis formée au moment de Maidan) a été incorporé au sein de la Garde nationale ukrainienne pour combattre les forces prorusses à l’Est, malgré leurs uniformes ornés de l’alphabet runique cher aux SS. Ses vétérans ont fondé un parti politique et une «ONG», qui organise désormais des camps scouts pour enfants, régulièrement comparés aux Jeunesses hitlériennes pour leur teneur nationaliste et guerrière. Sans aucune, ou presque, loi limitant la liberté d’expression ou les incitations à la haine raciale, l’espace post-soviétique est ainsi un terreau fertile pour les groupuscules néonazis, dont l’apparition coïncide avec l’effondrement de l’URSS. «En Europe occidentale, il y a eu une césure très nette en 1945 du fait de la culpabilité liée aux crimes nazis, commente Jean-Yves Camus. En Europe de l’Est, le communisme était censé éradiquer le fascisme, mais ces idées ont subsisté. Elles ne revêtent pas le même caractère inacceptable et transgressif qu’en Europe de l’Ouest. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de mobilisation contre, mais il n’y a pas le même degré d’ostracisme.»

Légitimation

Idem en Grèce, patrie du phénomène Aube dorée. «Jusqu’à la guerre en Yougoslavie, le nationalisme n’était pas condamnable, il était même inculqué dans le système éducatif dès la maternelle, et se retrouvait ensuite dans les partis», rappelle Angélique Kourounis, et auteure du documentaire Aube dorée, une affaire personnelle (2015). C’est ainsi que le parti néonazi (qui compte 18 députés depuis leur percée au Parlement grec en 2012) a la même devise, «la Grèce aux Grecs», que le premier slogan des socialistes d’Andréas Papandréou. La mue d’Aube dorée, de groupuscule adepte des ratonnades à troisième force politique du pays, en a fait un exemple partout dans le monde. «Pour les néonazis, Aube dorée fascine car c’est un parti qui « va au bout des choses » [jusqu’au meurtre, parfois publiquement revendiqué] et garde la même ligne politique depuis sa création», analyse Angélique Kourounis.

Chairman of the radical nationalist Jobbik party Gabor Vona, center, delivers his speech after the parliamentary elections in the Budapest Congress Centre in Budapest, Hungary, late Sunday, April 6, 2014. (AP Photo/MTI, Janos Marjai)Gábor Vona, homme politique hongrois fondateur du Jobbik, le 6 avril 2014. (Photo Janos Marjai. AP)

Sur ce modèle, le MNR suédois (qui a créé son bras politique en 2015), prétend aux élections de 2018 en misant sur la dédiabolisation du parti xénophobe des Démocrates de Suède, qu’ils espèrent repoussoir pour ses électeurs les plus radicaux. Une autre formation néonazie, le Svenskarnas, avait également fait ce pari, sans succès, en 2014, avant de se dissoudre.

Néanmoins, ce qui réussit le mieux aux néonazis, ce sont les élections européennes. En 2014, des partis ont pu accéder pour la première fois au Parlement européen, notamment le Parti national-démocrate allemand (un élu) et Aube dorée (trois). Le Jobbik y est présent depuis 2009. Outre la légitimation problématique offerte par Bruxelles, se pose la question du financement par l’Union européenne : «Aube dorée a dû obtenir pas loin de 300 000 euros grâce aux élections», estime ainsi Angélique Kourounis. Des limites de la démocratie.

(1) Un média américain pro-Trump.

Guillaume Gendron , Mathieu Ait Lachkar , Ariane Debernardi

Liberation.fr
Publié dans:INFORMATION |on 16 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………(14/09/2017)

Libération 14 septembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Sans père

Le débat sur la PMA reprend. Le gouvernement a annoncé son intention d’ouvrir la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux femmes homosexuelles : les opposants reprennent le sentier de la guerre. Les légions en loden et mocassins de la Manif pour tous et de Sens commun s’animent de nouveau. Dans une précédente lettre, j’ai salué cette décision, confirmée il y a deux jours par Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité hommes femmes. André Sénik, philosophe, ancien militant de mai 1968, aujourd’hui venu à des positions nettement moins à gauche, et qui me fait l’honneur de lire régulièrement cette lettre, m’envoie l’objection suivante.

«Vous écrivez, dit-il, que l’interdiction de la PMA « constitue évidemment une discrimination envers les femmes seules et les couples d’homosexuelles ». Je réagis sur l’emploi du mot. Il n’y a discrimination injuste que si la même règle ne s’applique pas également à des cas semblables en la matière concernée. En la matière, qui est l’histoire des enfants, un ou deux parents d’un seul sexe d’un côté, et des parents de deux sexes de l’autre, ne sont pas des cas semblables. S’en tenir à l’égalité entre les adultes sans prendre en compte, par prudence, les enfants, c’est juste oublier l’essentiel. En l’occurrence, la différence de traitement serait-elle dépourvue de toute raison valable ? Ne serait-il pas au moins discutable que les femmes seules et les couples d’homosexuelles soient justifiées et même aidées à faire des enfants qui sont délibérément privées d’un père ?»

Il est tout à fait exact de remarquer qu’un droit accordé aux uns et refusé aux autres n’est pas forcément discriminatoire si la situation des uns et des autres est différente. Les allocations familiales sont accordées aux familles avec enfants et refusées aux autres, les taux d’imposition sont différents selon les revenus des contribuables, le droit de vote va aux citoyens français et non aux étrangers, etc.

Mais en l’espèce, la différence de situation entre couple hétérosexuel stérile (qui a droit à la PMA) et un couple de femmes homosexuelles (qui en est encore privé) justifie-t-elle la différence de traitement ? Oui, dit Sénik, puisque dans un cas l’enfant aura un père et dans l’autre non. L’argument, en fait, est très faible. Il repose sur le «droit de l’enfant» qu’on oppose au droit des adultes. Les femmes vivant en couple qui demandent l’accès à la PMA lèseraient l’enfant à naître, qui aura deux mères au lieu d’un père et d’une mère. C’est le cœur de l’argumentation de la Manif pour tous, qui met en avant avec insistance le «droit des enfants» à avoir deux parents de sexe différent. Implicitement, on suppose donc que l’enfant qui a deux mères est lésé par rapport à celui qui a un père et une mère.

Le problème, c’est que rien ne le prouve. Il faudrait pour y parvenir démontrer que les enfants d’homosexuels ou d’homosexuelles connaissent une enfance plus difficile que les autres, qu’ils souffrent par exemple de troubles psychologiques particuliers. Or l’immense majorité des études réalisées dans le monde sur les enfants d’homosexuels depuis deux ou trois décennies concluent le contraire. Leur méthodologie est contestée par… les opposants au mariage gay, qui produisent des contre-études dont les universitaires estiment qu’elles accusent des biais manifestes.

Les opposants en question nient qu’il existe un «droit à l’enfant» et opposent à ce «faux droit» un vrai «droit des enfants». C’est un sophisme. Si l’on part du principe que ce qui n’est pas interdit est autorisé, il existe bien un «droit à l’enfant». Aujourd’hui, la loi n’interdit à personne d’avoir des enfants, même quand la situation des parents laissent augurer de difficultés, réelles ou supposées, pour l’enfant. Un homme très âgé ou malade peut procréer même s’il est clair que son enfant se retrouvera très tôt orphelin de père. Une femme seule peut déjà enfanter – fort heureusement – même après une aventure d’un soir, et même s’il est certain que le père – parfois inconnu – sera absent. Faudrait-il, pour éviter ce genre de situation, jeter de nouveau l’opprobre sur celles qu’on appelait naguère «les filles-mères» et limiter au nom du droit de l’enfant à naître, la sexualité hors mariage ? Beaucoup d’études tendent à montrer que c’est souvent la séparation des parents qui perturbe l’enfant, plus que le genre ou l’orientation sexuelle des parents. Faut-il interdire le divorce ? On sait bien que non. Les enfants ont surtout besoin d’amour, bien plus que de conformité à une norme sociale héritée de la tradition…

Autrement dit, l’interdiction de la PMA pour les homosexuelles jette la suspicion sur des femmes dont rien ne montre qu’elles élèveront mal leur enfant. Elle procède d’une conviction, d’une croyance, ou d’une tradition religieuse, non d’une pensée rationnelle. Elle est donc bien discriminatoire à l’égard des couples de femmes.

Et aussi

Donald Trump envisage un accord avec les démocrates du Congrès pour régulariser les enfants de migrants arrivés illégalement aux Etat-Unis, qu’on appelle là-bas les «dreamers» (et non les fantassins du «grand remplacement», comme dirait Zemmour). Ainsi les institutions américaines forcent Trump à revenir radicalement sur certaines de ses intentions. Il est vrai qu’il espère en échange des contrôles plus sévères aux frontières. Mais tout de même : vertu du «checks and balance».

Après deux mois de présence au Conseil d’Etat, Laurent Wauquiez a cumulé près de treize années d’années de retraite grâce à un opportun détachement. La chose est légale. Mais le candidat à la présidence de LR est aussi le pourfendeur flamboyant du «cancer de l’assistanat». Certains «cancers» le gênent plus que d’autres…

Laurent Joffrin
Publié dans:INFORMATION |on 14 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Les JO………………………………..(14/09/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 14 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Les promesses de Jonas…hum ! (12/09/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 12 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

Un ex-futur sage……………………..(08/08/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 8 août, 2017 |Pas de commentaires »

Flash…………………………………(07/08/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 7 août, 2017 |Pas de commentaires »

Merci qui ? Nadine, naturellement………………..(07/08/2017)

Merci qui ? Nadine, naturellement....................(07/08/2017) dans INFORMATION
Nadine
7 août, 04:32
Billet de la semaine :
du lundi 7 août au dimanche 13 août 2017

L’Affiche rouge

Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Placardées à 15 000 exemplaires, elles font état de l’exécution au mont Valérien de 23 « terroristes »membres d’un groupe de FTP (francs-tireurs partisans), qualifiés d’« armée du crime ».

Le chef de ce groupe de résistants s’appelle Missak (Michel) Manouchian. Il est né en Arménie 36 ans plus tôt et a perdu son père dans le génocide arménien.

Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de menuisier et adhère au syndicat communiste, la CGTU. Il écrit par ailleurs des poèmes et se consacre à la littérature et à l’étude. Au Parti communiste, il fait partie du groupe MOI (Main-d’Oeuvre Immigrée). Pendant l’occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d’Oeuvre Immigrée).

La propagande nazie daube sur l’origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d’infortune (pour la plupart Arméniens comme lui ou juifs d’Europe de l’Est). Mais il n’est pas sûr que cette argumentation ait eu l’effet attendu sur l’opinion française si l’on en croit le beau poème de Louis Aragon chanté par Léo Ferré…

Un réseau très recherché

Le réseau des FTP-MOI a été fondé en mars 1942 par Boris Holban (34 ans), de son vrai nom Bruhman. Issu d’une famille juive qui a fui la Russie pour la Bessarabie puis la France, Boris Holban s’engage en 1939 dans un régiment de volontaires étrangers. Fait prisonnier, il réussit à s’évader grâce au réseau d’une religieuse de Metz, Soeur Hélène (François Mitterrand bénéficiera du même réseau).

En mars 1942, Boris Holban met sur pied les FTP-MOI parisiens avec des équipes de Roumains, de juifs polonais et d’Italiens sans compter un détachement spécialisé dans les déraillements et des services de renseignement, de liaison et de soins médicaux. Ce sont au total 30 combattants et une quarantaine de militants. Ils sont affiliés au mouvement des FTP, créé par le parti communiste à la fin de l’année précédente.

Les FTP-MOI commettent à Paris 229 actions contre les Allemands, de juin 1942 à leur démantèlement en novembre 1943 par la Brigade Spéciale N°2 des Renseignements généraux (BS2), un organe de la préfecture de police de Paris chargé de la traque des communistes.

La plus retentissante de leurs actions est l’assassinat, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter, qui supervise le Service du Travail Obligatoire (STO), responsable de l’envoi en Allemagne de centaines de milliers de jeunes travailleurs français.

En août 1942, la direction nationale des FTP enlève la direction des FTP-MOI à Boris Holban car celui-ci refuse d’intensifier le rythme de ses actions. Il juge non sans raison que le réseau est au bord de la rupture. Il est remplacé à la tête du groupe par Missak Manouchian.

Suite à une trahison, celui-ci est arrêté par la police française avec plusieurs de ses amis le 16 novembre 1943, à Évry Petit-Bourg, sur les berges de la Seine. Sa compagne Mélinée réussit à échapper à la police.

Livrés à la police militaire allemande, Manoukian et 23 de ses camarades sont jugés devant la presse collaborationniste qui s’appesantit sur leurs origines et leur « cynisme ». Vingt-deux sont exécutés le 21 février 1944. C’en est fini des FTP-MOI.

Rappelé par les FTP en décembre 1943, Holban retrouve et exécute le traître qui a livré le groupe.

Après la Libération, il s’en retourne en Roumanie où il devient colonel puis général. Mais le dictateur Ceaucescu le déchoit de son grade et l’envoie travailler dans une usine jusqu’à sa retraite. Revenu en France, il sera décoré de la Légion d’Honneur le 8 mai 1994 sous l’Arc de Triomphe de l’Étoile par le président Francois Mitterrand.

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Billet de la semaine :
du lundi 7 août au dimanche 13 août 2017

L’Affiche rouge

Publié dans:INFORMATION |on 7 août, 2017 |Pas de commentaires »

Mais que fait Jonas ??………………………..(31/07/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 31 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Un peu d’histoire par Nadine…………………..(31/07/2017)

Un peu d'histoire par Nadine.......................(31/07/2017) dans INFORMATION
Nadine
31 juillet, 03:56
BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 31 juillet au dimanche 6 Août 2017

Une histoire de la Grande Crise
Le relâchement des années 1990

1989, année-charnière ! Avec la chute du Mur de Berlin et l’effondrement du bloc soviétique, d’aucuns se hasardent à prédire la «fin de l’Histoire» et le triomphe universel de la démocratie.
Bercés par ces illusions, les dirigeants européens relâchent leurs efforts et se détournent des priorités industrielles pour ne plus s’intéresser qu’aux questions monétaire et à la lutte contre l’inflation.
Le sursaut de la décennie précédente – modernisation des entreprises industrielles, investissements publics et militaires – fait long feu. Dès 1993, le Vieux Continent connaît une première année de récession depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, un demi-siècle plus tôt, avec une croissance négative.

Dépasser la guerre froide
Le 28 juin 1989, un leader yougoslave, Slobodan Milosevic, appelle les Serbes à affronter leurs compatriotes albanais. C’est l’amorce du conflit qui va déchirer la Yougoslavie deux ans plus tard.

Cette première guerre sur le continent européen, depuis la chute du nazisme, a été rendue possible par la fin de la guerre froide. N’ayant plus rien à craindre de Moscou, les nationalistes de tout poil se réveillent du Danube à l’Amour, sur la frontière chinoise.

La Communauté Économique Européenne (CEE) en est elle-même affectée. Conçue pour permettre à l’Europe de l’Ouest de résister à la menace soviétique, elle perd sa raison d’être avec la disparition de celle-ci. Qui plus est, la réunification prochaine de l’Allemagne risque de la déséquilibrer de l’intérieur. Quel besoin pourrait encore avoir une Allemagne de 80 millions d’habitants de lier son destin à la CEE ?…

Le président François Mitterrand entrevoit le danger. Ayant compris qu’il était vain de vouloir empêcher la réunification de l’Allemagne, il choisit de lier celle-ci à ses partenaires de façon plus ferme. Il convainc le chancelier Helmut Kohl de sacrifier le Deutsche Mark au profit d’une monnaie européenne.

Le chancelier accepte sous réserve que ses partenaires n’entravent pas la coûteuse reconstruction de l’ex-RDA (République Démocratique Allemande). Il exige aussi que la future monnaie européenne soit garantie envers et contre tout contre les risques de dérapage inflationniste.

C’est que, depuis l’hyperinflation de l’année 1923, qualifiée d’«année inhumaine», les Allemands entretiennent la phobie de l’inflation et le culte de la monnaie «forte». Ils oublient que c’est la politique de «rigueur» du chancelier Brüning, en 1931, qui a amené Hitler au pouvoir. Ils oublient aussi que la santé du mark est due à la puissance de leurs exportations industrielles, pas à des manipulations bancaires.

Sur la base de ce double contresens, les Allemands imposent que la stabilité de la future monnaie européenne soit garantie par une Banque centrale européenne (BCE) indépendante des pouvoirs politiques et vouée à un seul objectif : brider l’inflation !

Monnaie «unique» ou monnaie «commune» ?
Les Britanniques, invités à s’associer à l’union monétaire, affichent leur préférence pour une monnaie «commune» (et non «unique»). Il s’agit d’une monnaie qui viendrait en complément des monnaies existantes et servirait de référence aux échanges avec le reste du monde.

Les anciennes monnaies seraient conservées mais ne serviraient que pour les échanges à l’intérieur de l’Europe. Leur cours serait fixe par rapport à la monnaie commune, selon le principe du SME (Système monétaire européen) créé en 1979, mais un changement de parité resterait possible en cas de crise dans l’un des États membres (comme aujourd’hui, en 2012, avec la Grèce). C’est toute la différence avec la monnaie «unique».

Mais l’Allemagne, suivie par la France et ses partenaires les plus proches, fait le choix de la monnaie «unique», excluant du coup la participation de la Grande-Bretagne à la zone monétaire. La monnaie unique, l’euro, doit se substituer à toutes les monnaies nationales.

Cette solution paraît mieux à même de combattre l’inflation, en facilitant les comparaisons de prix et de revenus d’un pays à l’autre et, ainsi, en poussant les vendeurs et les producteurs à s’aligner sur les prix les plus bas. C’est du moins un argument ressassé tout au long des années 1990 !

L’union monétaire en chantier
Le 10 décembre 1990, la CEE, qui compte alors douze membres, est remplacée par l’Union européenne et, le 7 février 1992, à Maastricht, aux Pays-Bas, est signé le traité qui doit fonder l’union monétaire.

Entretemps, le monde est entrée dans une nouvelle ère. En Chine, Deng Xiaoping a ressoudé le pouvoir central après les troubles de la place Tien An Men et lancé le pays dans une industrialisation effrénée. L’URSS a implosé et donné naissance à une quinzaine de républiques jalouses de leur indépendance. Les États-Unis, regonflés à bloc, ont chassé l’armée irakienne du Koweit, avec leurs alliés et la bénédiction de l’ONU. Ils en ont profité pour installer une base militaire en Arabie séoudite, au plus près des champs pétrolifères. Plus près de là, les Yougoslaves commencent de se quereller.

Surprise ! Le 2 juin 1992, le petit Danemark ose rejeter par référendum le traité de Maastricht. En France, le président Mitterrand est contraint par l’opinion de le soumettre également à référendum.

La campagne s’annonce difficile. Les opposants au traité appréhendent davantage l’affaiblissement de la démocratie que la disparition du franc. Ils ne sont qu’à moitié rassurés par l’article 3 du traité qui prône le «principe de subsidiarité». Ce mot désuet signifie que l’Union doit s’abstenir d’intervenir dans les compétences pour lesquelles les instances nationales ou locales sont plus compétentes.
Les Français approuvent le traité d’extrême justesse tandis que les Danois sont invités à voter une deuxième fois et à l’approuver enfin. Le passage à la monnaie unique est prévu le 1er janvier 1999, la monnaie fiduciaire (pièces et billets) n’étant appelée à disparaître que le 1er janvier 2002.

Le traité met toutefois des conditions drastiques à l’entrée d’un pays dans l’union monétaire : limitation du déficit public à 3% ; dette publique limitée à 60% du PNB. Ces «critères de Maastricht» font l’objet d’un Pacte de stabilité et de croissance en 1995.

Par chance, l’Allemagne est toute entière occupée par le redressement de sa partie orientale. Ses exportations sont en berne et, du coup, ses partenaires, telles l’Italie et la France, bénéficient d’un solde commercial positif. Leur désendettement extérieur en est facilité et l’État peut sans douleur réduire ses dépenses et ses déficits.

Il n’empêche que, bridée par les contraintes budgétaires, l’Europe connaît dans les années 1990 une croissance économique très faible. Dans le même temps émergent la Chine et l’Inde, avec des taux de croissance d’environ 10% par an.

Au bout du compte, le 1er janvier 1999, un groupe de onze pays («L’Euroland» : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal) voient leurs monnaies fixées à l’euro par une parité fixe. La Grèce le rejoindra deux ans après. Sous les flonflons de l’An 2000, l’Europe entre dans l’inconnu.

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BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 31 juillet au dimanche 6 Août 2017

Une histoire de la Grande Crise

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Publié dans:INFORMATION |on 31 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Nadine…………………………..(27/07/2017)

Merci Nadine................................(27/07/2017) dans INFORMATION
Nadine
27 juillet, 05:43
BILLET DU JOUR

Jeudi 27 juillet 2017

27 juillet 1884
La loi Naquet établit le divorce en France

Après bien des aléas, le droit au divorce est établi en France par la loi Naquet du 27 juillet 1884. Mais la séparation du couple est possible uniquement pour faute et à condition d’en apporter la preuve.
La faute fait l’objet d’une sanction qui peut aller jusqu’à la prison. Elle donne surtout au plaignant droit à une pension, en plus de la garde des enfants.
Entre liberté individuelle et droit à répudiation
En France, après l’instauration du mariage civil par la Constitution du 3 septembre 1791, le divorce est une première fois légalisé par l’Assemblée législative le 20 septembre 1792. Les législateurs invoquent la liberté individuelle, incompatible avec l’irrévocabilité du serment d’union incompatible. Il en résulte de très nombreux abus au détriment des femmes, car faute d’autonomie financière, celles-ci ne peuvent en faire usage tandis que les époux indélicats en usent comme d’un droit à répudiation.
Ces abus sont corrigés par le Code Civil du 21 mars 1804 promulgué par le Premier Consul Napoléon Bonaparte. Il limite le divorce à trois motifs : la condamnation du conjoint à une peine afflictive et infamante, les coups et blessures ainsi que l’adultère (mais dans le cas du mari, l’adultère n’est admis qu’à la condition qu’il se produise au domicile conjugal !).
À la Restauration, le droit au divorce, considéré comme un héritage maléfique de la Révolution, est purement abrogé par la loi Bonald du 8 mai 1816. Les couples victimes d’une grave mésentente n’ont d’autre solution que la séparation de corps.

La liberté compatible avec la protection des femmes

Le droit au divorce est enfin rétabli sous la IIIe République par la loi Naquet du 27 juillet 1884.
Son promoteur Alfred Naquet, député et sénateur du Vaucluse, est un homme politique quelque peu fantasque, médecin de formation, israélite mystique, partisan de l’amour libre, boulangiste d’occasion.
Dorénavant, comme à l’époque napoléonnienne, le divorce est possible uniquement pour faute et à condition d’en apporter la preuve.
La faute fait l’objet d’une sanction qui peut aller jusqu’à la prison. Elle donne surtout au plaignant droit à une pension en plus de la garde des enfants.
Il faudra attendre la loi du 11 juillet 1975 promue par le président Valéry Giscard d’Estaing pour que le divorce par consentement mutuel soit autorisé.

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Publié dans:INFORMATION |on 27 juillet, 2017 |Pas de commentaires »
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