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Flash…………………………………(07/08/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 7 août, 2017 |Pas de commentaires »

Merci qui ? Nadine, naturellement………………..(07/08/2017)

Merci qui ? Nadine, naturellement....................(07/08/2017) dans INFORMATION
Nadine
7 août, 04:32
Billet de la semaine :
du lundi 7 août au dimanche 13 août 2017

L’Affiche rouge

Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Placardées à 15 000 exemplaires, elles font état de l’exécution au mont Valérien de 23 « terroristes »membres d’un groupe de FTP (francs-tireurs partisans), qualifiés d’« armée du crime ».

Le chef de ce groupe de résistants s’appelle Missak (Michel) Manouchian. Il est né en Arménie 36 ans plus tôt et a perdu son père dans le génocide arménien.

Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de menuisier et adhère au syndicat communiste, la CGTU. Il écrit par ailleurs des poèmes et se consacre à la littérature et à l’étude. Au Parti communiste, il fait partie du groupe MOI (Main-d’Oeuvre Immigrée). Pendant l’occupation allemande, il rejoint un petit réseau de résistants communistes, les FTP-MOI (Francs-Tireurs et Partisans-Main-d’Oeuvre Immigrée).

La propagande nazie daube sur l’origine étrangère de Manouchian et de ses compagnons d’infortune (pour la plupart Arméniens comme lui ou juifs d’Europe de l’Est). Mais il n’est pas sûr que cette argumentation ait eu l’effet attendu sur l’opinion française si l’on en croit le beau poème de Louis Aragon chanté par Léo Ferré…

Un réseau très recherché

Le réseau des FTP-MOI a été fondé en mars 1942 par Boris Holban (34 ans), de son vrai nom Bruhman. Issu d’une famille juive qui a fui la Russie pour la Bessarabie puis la France, Boris Holban s’engage en 1939 dans un régiment de volontaires étrangers. Fait prisonnier, il réussit à s’évader grâce au réseau d’une religieuse de Metz, Soeur Hélène (François Mitterrand bénéficiera du même réseau).

En mars 1942, Boris Holban met sur pied les FTP-MOI parisiens avec des équipes de Roumains, de juifs polonais et d’Italiens sans compter un détachement spécialisé dans les déraillements et des services de renseignement, de liaison et de soins médicaux. Ce sont au total 30 combattants et une quarantaine de militants. Ils sont affiliés au mouvement des FTP, créé par le parti communiste à la fin de l’année précédente.

Les FTP-MOI commettent à Paris 229 actions contre les Allemands, de juin 1942 à leur démantèlement en novembre 1943 par la Brigade Spéciale N°2 des Renseignements généraux (BS2), un organe de la préfecture de police de Paris chargé de la traque des communistes.

La plus retentissante de leurs actions est l’assassinat, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter, qui supervise le Service du Travail Obligatoire (STO), responsable de l’envoi en Allemagne de centaines de milliers de jeunes travailleurs français.

En août 1942, la direction nationale des FTP enlève la direction des FTP-MOI à Boris Holban car celui-ci refuse d’intensifier le rythme de ses actions. Il juge non sans raison que le réseau est au bord de la rupture. Il est remplacé à la tête du groupe par Missak Manouchian.

Suite à une trahison, celui-ci est arrêté par la police française avec plusieurs de ses amis le 16 novembre 1943, à Évry Petit-Bourg, sur les berges de la Seine. Sa compagne Mélinée réussit à échapper à la police.

Livrés à la police militaire allemande, Manoukian et 23 de ses camarades sont jugés devant la presse collaborationniste qui s’appesantit sur leurs origines et leur « cynisme ». Vingt-deux sont exécutés le 21 février 1944. C’en est fini des FTP-MOI.

Rappelé par les FTP en décembre 1943, Holban retrouve et exécute le traître qui a livré le groupe.

Après la Libération, il s’en retourne en Roumanie où il devient colonel puis général. Mais le dictateur Ceaucescu le déchoit de son grade et l’envoie travailler dans une usine jusqu’à sa retraite. Revenu en France, il sera décoré de la Légion d’Honneur le 8 mai 1994 sous l’Arc de Triomphe de l’Étoile par le président Francois Mitterrand.

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Billet de la semaine :
du lundi 7 août au dimanche 13 août 2017

L’Affiche rouge

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Mais que fait Jonas ??………………………..(31/07/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 31 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Un peu d’histoire par Nadine…………………..(31/07/2017)

Un peu d'histoire par Nadine.......................(31/07/2017) dans INFORMATION
Nadine
31 juillet, 03:56
BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 31 juillet au dimanche 6 Août 2017

Une histoire de la Grande Crise
Le relâchement des années 1990

1989, année-charnière ! Avec la chute du Mur de Berlin et l’effondrement du bloc soviétique, d’aucuns se hasardent à prédire la «fin de l’Histoire» et le triomphe universel de la démocratie.
Bercés par ces illusions, les dirigeants européens relâchent leurs efforts et se détournent des priorités industrielles pour ne plus s’intéresser qu’aux questions monétaire et à la lutte contre l’inflation.
Le sursaut de la décennie précédente – modernisation des entreprises industrielles, investissements publics et militaires – fait long feu. Dès 1993, le Vieux Continent connaît une première année de récession depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, un demi-siècle plus tôt, avec une croissance négative.

Dépasser la guerre froide
Le 28 juin 1989, un leader yougoslave, Slobodan Milosevic, appelle les Serbes à affronter leurs compatriotes albanais. C’est l’amorce du conflit qui va déchirer la Yougoslavie deux ans plus tard.

Cette première guerre sur le continent européen, depuis la chute du nazisme, a été rendue possible par la fin de la guerre froide. N’ayant plus rien à craindre de Moscou, les nationalistes de tout poil se réveillent du Danube à l’Amour, sur la frontière chinoise.

La Communauté Économique Européenne (CEE) en est elle-même affectée. Conçue pour permettre à l’Europe de l’Ouest de résister à la menace soviétique, elle perd sa raison d’être avec la disparition de celle-ci. Qui plus est, la réunification prochaine de l’Allemagne risque de la déséquilibrer de l’intérieur. Quel besoin pourrait encore avoir une Allemagne de 80 millions d’habitants de lier son destin à la CEE ?…

Le président François Mitterrand entrevoit le danger. Ayant compris qu’il était vain de vouloir empêcher la réunification de l’Allemagne, il choisit de lier celle-ci à ses partenaires de façon plus ferme. Il convainc le chancelier Helmut Kohl de sacrifier le Deutsche Mark au profit d’une monnaie européenne.

Le chancelier accepte sous réserve que ses partenaires n’entravent pas la coûteuse reconstruction de l’ex-RDA (République Démocratique Allemande). Il exige aussi que la future monnaie européenne soit garantie envers et contre tout contre les risques de dérapage inflationniste.

C’est que, depuis l’hyperinflation de l’année 1923, qualifiée d’«année inhumaine», les Allemands entretiennent la phobie de l’inflation et le culte de la monnaie «forte». Ils oublient que c’est la politique de «rigueur» du chancelier Brüning, en 1931, qui a amené Hitler au pouvoir. Ils oublient aussi que la santé du mark est due à la puissance de leurs exportations industrielles, pas à des manipulations bancaires.

Sur la base de ce double contresens, les Allemands imposent que la stabilité de la future monnaie européenne soit garantie par une Banque centrale européenne (BCE) indépendante des pouvoirs politiques et vouée à un seul objectif : brider l’inflation !

Monnaie «unique» ou monnaie «commune» ?
Les Britanniques, invités à s’associer à l’union monétaire, affichent leur préférence pour une monnaie «commune» (et non «unique»). Il s’agit d’une monnaie qui viendrait en complément des monnaies existantes et servirait de référence aux échanges avec le reste du monde.

Les anciennes monnaies seraient conservées mais ne serviraient que pour les échanges à l’intérieur de l’Europe. Leur cours serait fixe par rapport à la monnaie commune, selon le principe du SME (Système monétaire européen) créé en 1979, mais un changement de parité resterait possible en cas de crise dans l’un des États membres (comme aujourd’hui, en 2012, avec la Grèce). C’est toute la différence avec la monnaie «unique».

Mais l’Allemagne, suivie par la France et ses partenaires les plus proches, fait le choix de la monnaie «unique», excluant du coup la participation de la Grande-Bretagne à la zone monétaire. La monnaie unique, l’euro, doit se substituer à toutes les monnaies nationales.

Cette solution paraît mieux à même de combattre l’inflation, en facilitant les comparaisons de prix et de revenus d’un pays à l’autre et, ainsi, en poussant les vendeurs et les producteurs à s’aligner sur les prix les plus bas. C’est du moins un argument ressassé tout au long des années 1990 !

L’union monétaire en chantier
Le 10 décembre 1990, la CEE, qui compte alors douze membres, est remplacée par l’Union européenne et, le 7 février 1992, à Maastricht, aux Pays-Bas, est signé le traité qui doit fonder l’union monétaire.

Entretemps, le monde est entrée dans une nouvelle ère. En Chine, Deng Xiaoping a ressoudé le pouvoir central après les troubles de la place Tien An Men et lancé le pays dans une industrialisation effrénée. L’URSS a implosé et donné naissance à une quinzaine de républiques jalouses de leur indépendance. Les États-Unis, regonflés à bloc, ont chassé l’armée irakienne du Koweit, avec leurs alliés et la bénédiction de l’ONU. Ils en ont profité pour installer une base militaire en Arabie séoudite, au plus près des champs pétrolifères. Plus près de là, les Yougoslaves commencent de se quereller.

Surprise ! Le 2 juin 1992, le petit Danemark ose rejeter par référendum le traité de Maastricht. En France, le président Mitterrand est contraint par l’opinion de le soumettre également à référendum.

La campagne s’annonce difficile. Les opposants au traité appréhendent davantage l’affaiblissement de la démocratie que la disparition du franc. Ils ne sont qu’à moitié rassurés par l’article 3 du traité qui prône le «principe de subsidiarité». Ce mot désuet signifie que l’Union doit s’abstenir d’intervenir dans les compétences pour lesquelles les instances nationales ou locales sont plus compétentes.
Les Français approuvent le traité d’extrême justesse tandis que les Danois sont invités à voter une deuxième fois et à l’approuver enfin. Le passage à la monnaie unique est prévu le 1er janvier 1999, la monnaie fiduciaire (pièces et billets) n’étant appelée à disparaître que le 1er janvier 2002.

Le traité met toutefois des conditions drastiques à l’entrée d’un pays dans l’union monétaire : limitation du déficit public à 3% ; dette publique limitée à 60% du PNB. Ces «critères de Maastricht» font l’objet d’un Pacte de stabilité et de croissance en 1995.

Par chance, l’Allemagne est toute entière occupée par le redressement de sa partie orientale. Ses exportations sont en berne et, du coup, ses partenaires, telles l’Italie et la France, bénéficient d’un solde commercial positif. Leur désendettement extérieur en est facilité et l’État peut sans douleur réduire ses dépenses et ses déficits.

Il n’empêche que, bridée par les contraintes budgétaires, l’Europe connaît dans les années 1990 une croissance économique très faible. Dans le même temps émergent la Chine et l’Inde, avec des taux de croissance d’environ 10% par an.

Au bout du compte, le 1er janvier 1999, un groupe de onze pays («L’Euroland» : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal) voient leurs monnaies fixées à l’euro par une parité fixe. La Grèce le rejoindra deux ans après. Sous les flonflons de l’An 2000, l’Europe entre dans l’inconnu.

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BILLET DE LA SEMAINE

Du Lundi 31 juillet au dimanche 6 Août 2017

Une histoire de la Grande Crise

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Merci Nadine…………………………..(27/07/2017)

Merci Nadine................................(27/07/2017) dans INFORMATION
Nadine
27 juillet, 05:43
BILLET DU JOUR

Jeudi 27 juillet 2017

27 juillet 1884
La loi Naquet établit le divorce en France

Après bien des aléas, le droit au divorce est établi en France par la loi Naquet du 27 juillet 1884. Mais la séparation du couple est possible uniquement pour faute et à condition d’en apporter la preuve.
La faute fait l’objet d’une sanction qui peut aller jusqu’à la prison. Elle donne surtout au plaignant droit à une pension, en plus de la garde des enfants.
Entre liberté individuelle et droit à répudiation
En France, après l’instauration du mariage civil par la Constitution du 3 septembre 1791, le divorce est une première fois légalisé par l’Assemblée législative le 20 septembre 1792. Les législateurs invoquent la liberté individuelle, incompatible avec l’irrévocabilité du serment d’union incompatible. Il en résulte de très nombreux abus au détriment des femmes, car faute d’autonomie financière, celles-ci ne peuvent en faire usage tandis que les époux indélicats en usent comme d’un droit à répudiation.
Ces abus sont corrigés par le Code Civil du 21 mars 1804 promulgué par le Premier Consul Napoléon Bonaparte. Il limite le divorce à trois motifs : la condamnation du conjoint à une peine afflictive et infamante, les coups et blessures ainsi que l’adultère (mais dans le cas du mari, l’adultère n’est admis qu’à la condition qu’il se produise au domicile conjugal !).
À la Restauration, le droit au divorce, considéré comme un héritage maléfique de la Révolution, est purement abrogé par la loi Bonald du 8 mai 1816. Les couples victimes d’une grave mésentente n’ont d’autre solution que la séparation de corps.

La liberté compatible avec la protection des femmes

Le droit au divorce est enfin rétabli sous la IIIe République par la loi Naquet du 27 juillet 1884.
Son promoteur Alfred Naquet, député et sénateur du Vaucluse, est un homme politique quelque peu fantasque, médecin de formation, israélite mystique, partisan de l’amour libre, boulangiste d’occasion.
Dorénavant, comme à l’époque napoléonnienne, le divorce est possible uniquement pour faute et à condition d’en apporter la preuve.
La faute fait l’objet d’une sanction qui peut aller jusqu’à la prison. Elle donne surtout au plaignant droit à une pension en plus de la garde des enfants.
Il faudra attendre la loi du 11 juillet 1975 promue par le président Valéry Giscard d’Estaing pour que le divorce par consentement mutuel soit autorisé.

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Une « usine à vieux »………………………(25/07/207

Maltraitance ordinaire dans une usine à vieux (1)

Une

**RADIO**

« On n’a pas le temps, c’est une cuiller pour trois en même temps, on les gave, on les regarde même pas… on n’a pas le temps, en principe c’est une douche par semaine, mais ils les ont jamais, j’ai déjà vu des gens pas douchés pendant plus d’un mois… »

Manque de temps, manque de moyens, manque de personnel.

Voila pourquoi elles sont en grève depuis plus de trois mois, une dizaine d’employées des Opalines, un Ehpad à Foucherans, dans le Jura.

A peine quelques échos jusque là dans les médias.

Un cas de maltraitance ? Non, c’est comme ça en général en France au pays de la Silver Economy, une « filière industrielle » lancée en France en 2013 par Ayrault et Montebourg, et qui représente 92 milliards d’euros.

La France compte 600 000 personnes âgées dépendantes, un marché juteux, un placement sûr. Investissez dans l’Or Gris !

Sans doute le résultat le plus inhumain et le plus révoltant de l’idéologie néo-libérale et qui doit nous mobiliser.

Depuis plus de cent jours, elles sont une dizaine à résister.

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Et on dit un grand merci à Nadine………..(25/07/2017)

Et on dit un grand merci à Nadine...........(25/07/2017) dans INFORMATION
Nadine
25 juillet, 05:15
Billet du jour

Mardi 25 juillet 2017

Le mouvement ouvrier dans les économies libérales au 19ème siècle (part 1)
Contrairement aux idées reçues, la classe ouvrière des débuts de l’industrialisation ne correspond pas à l’image du prolétariat. L’origine de cette classe est due à l’exode rural, à la croissance démographique et à la déqualification progressive de l’artisanat urbain. Tous ces facteurs entraînent, par conséquent, l’augmentation de la population ouvrière. De plus, les conditions ouvrières sont négatives au milieu 19ème. La durée du travail augmente, les salaires sont faibles, les conditions de vie très dégradées… Ceci conduit au mouvement ouvrier.
I- LA LUTTE OUVRIERE
1) une volonté d’écrasement
Le travailleur est face à l’employeur. Situation inférieure de l’ouvrier. Dissymétrie dans les relations.
loi Le Chapelier (1791) : interdit toute association ou coalition de gens de même métier.
l’employeur est favorisé par la loi. Cadre juridique favorisé. Contrat de travail sans réglementation. Patron cru sur parole.
livret ouvrier
toute action revendicative est écrasée.
« Les ouvriers, on ne leur dit rien et ils n’ont rien à dire ».
2) variété et lenteur des regroupements ouvriers
Ils ressentent clairement que leur force réside dans leur nombre, leur union et leur résolution. Mais des débuts hésitants avec trop de violence et manque d’organisation.
3 phases à la naissance du mouvement ouvrier au 19ème :
les révoltes luddites : elles se répandent (à partir de 1811). Soulèvement primitif, les ouvriers brisent des centaines de machines, saccagent les demeures des maîtres…A chaque insurrection, l’intervention de l’armée est immédiate et les révoltes sont rapidement maîtrisées. Tourné contre les machines, ce mouvement disparaît dès 1820.
successions des tentatives de regroupement : les sectes se multiplient dans les couches déracinées d’ouvriers non qualifiés. L’action politique est tentée : -Lovett et Connor, en GB, dans les années 30, débouche sur la lutte pour le suffrage universel et l’indemnité parlementaire. Echoue en 1848.
-Robert Owen tente d’organiser une représentation nationale des métiers avec en 1834, sa  » Grand National Consolidated Trade’s Union « . Echec.
à la fin du siècle, le syndicalisme l’emporte définitivement : droit syndical reconnu en 1884 et droit de grève. Syndicats de métiers apparaissent. Se met en place une solidarité ouvrière.
 » Trade’s union council  » : premier syndicat de masse. Mise en avant des règles de négociations collectives.
Négociations sur le salaire, la durée du travail, vote des lois…
Peu à peu la classe ouvrière s’est organisée ; les conditions de vie augmentent ainsi que les salaires.
II-LES CONSEQUENCES
1) la naissance du mouvement ouvrier
Espoir ouvrier : fin de l’exploitation de l’homme par l’homme.
-un socialisme influencé par le marxisme : la pensée socialiste est soumise vers la fin du 19ème à l’idéologie dominante, le marxisme. Avec Marx, c’est la lutte des classes, la dictature du prolétariat sur la bourgeoisie. Les socialistes marxistes dominent en Angleterre et en Allemagne.
-un socialisme dominé par l’anarchisme : avec Proudhon et Bakounine, refus de tout état, perspective d’une société décentralisée. Les anarchistes étendent leur mouvement en Russie, France, Espagne, Italie. Après 1900, l’influence anarchiste abandonne le terrain politique.
2) des acquis considérables
-les employeurs vont s’attacher à une stabilisation
-accident du travail pris en compte
-en 1850/1860 commence une hausse continue du salaire
-initiatives pour le logement vont se multiplier
-amélioration du niveau de vie
La volonté d’écrasement a amené les ouvriers au regroupement. La naissance et le développement du mouvement ouvrier fut lent. La révolution industrielle s’achève désormais partout où le mouvement ouvrier est capable de juger et de contester la société nouvelle qu’il a crée. A l’aube du 20ème siècle, la condition ouvrière s’est améliorée mais  » le mouvement ouvrier a souvent été atteint dans sa chair par la révolution industrielle « (cf. Jean-Pierre Rioux).
Le mouvement ouvrier dans les économies libérales au XIX° siècle
Au XIX° siècle, la classe ouvrière se constitue; en effet, les entrepreneurs ont besoin d’une main-d’œuvre disponible et bon marché.
On peut se demander si cette classe est homogène.
Dans une première partie, j’analyserai ses origines, et ses conditions de travail. Dans une seconde partie, j’étudierai les combats contre les excès du libéralisme.
I Les origines et les conditions de travail des ouvriers
1) les origines
On distingue trois sources qui ont constitué cette classe:
* tout d’abord, on assiste à un exode rural.
Les agriculteurs quittent leur terre pour aller travailler à l’usine. Cette main-d’œuvre dégagée par l’agriculture a alimenté l’industrie. Ces agriculteurs quittent leur terre à cause du mouvement des enclosures (en Angleterre).
Cependant on n’assiste pas à un mouvement de désertification des campagnes. L’agriculture ne perd pas de travailleur. En outre, au moment de grands travaux dans l’agriculture (moissons), les ouvriers reviennent travailler dans les champs.
* Puis, l’accroissement démographique a fourni une main-d’œuvre industrielle.
A cette époque on assiste à la transition démographique. Ce terme est dû à Adolphe Landry. La mortalité (infantile et féminine) baisse alors que la natalité se maintient.
Les enfants à partir de 4 ou 5 ans viennent travailler dans les usines.
Bien sûr, il y a des différences de salaires entre les hommes, les femmes et les enfants.
* Enfin, il y a l’artisanat urbain. Il a contribué à alimenter l’industrie, mais ces personnes sont déqualifiées par la mécanisation. Il a fallu qu’ils s’habituent à ces nouvelles méthodes de production.
Avant, ils travaillaient dans le Domestic system, ils avaient le contrôle du temps, des savoirs, des méthodes. (La division du travail dans la manufacture d’épingle de Smith)
2) Les conditions de travail
Dans la première moitié du XIX° siècle, le travail de l’usine s’apparente au bagne.
Les ouvriers font de longues journées: 14 voir 16 heures de travail, les pauses sont rares. Il y a beaucoup d’accidents : doigts broyés
Les maladies professionnelles sont fréquentes et graves: maladies respiratoires…
L’hygiène et la sécurité ne sont pas respectées. La durée de vie d’un ouvrier est faible par rapport au reste de la population. (Workhouses en Angleterre)
Ils habitent dans des faubourgs vétustes. Il y a une hausse de la criminalité, de la délinquance et donc de la violence ; Chevalier déclare: « Classe laborieuse, classe dangereuse ». Le salaire des ouvriers est très bas. Marx (et Engels) parle d’exploitation de l’homme par l’homme: « l’armée industrielle de réserve des sans travail ».
II Les combats contre les excès du libéralisme
Pendant la première moitié du XIX° siècle, l’état joue un rôle mineur. Les classiques ne sont pas favorables à une intervention de l’état. De ce fait, il se limite à des fonctions régaliennes (justice, droit, police).
1) Protection sociale et hausse des salaires
Après 1850, la situation des ouvriers s’améliore. Ils obtiennent une protection sociale, elle est très légère en France mais beaucoup plus nette en Allemagne: en effet Bismark instaure une protection sociale à la fin du XIX° siècle pour les ouvriers.
En outre, les salaires augmentent, car d’une part la population n’augmente pas plus; et d’autre part, les entreprises font du profit.
Malthus était opposé à un accroissement de la population, car cela n’était pas favorable à la croissance économique. Et lorsque la population stagne, la situation des ouvriers s’améliore. (c.f Banquet de la nature)
Par conséquent, ils ont accès à la consommation et peuvent avoir un niveau de vie décent.
2) Ils ont des droits
En 1791, la loi le Chapelier est instaurée. Les ouvriers ne peuvent pas se réunir.
Cependant, dans la seconde moitié du XIX° siècle, ils acquièrent des droits:
1864: droit de grève
1884: loi Waldeck Rousseau
Il y a eu pendant la première moitié de ce siècle beaucoup de révoltes de la part des ouvriers pour obtenir des droits.
1885: création de la CGT (Confédération Générale du Travail)
Pour conclure, pendant la première moitié du XIX° siècle, la condition de la classe ouvrière était très dure puis on assiste à une amélioration de cette classe dans la seconde moitié. Des écrivains comme Emile Zola, ont décrit les aspects de cette société. Par exemple le roman Oliver Twist en Angleterre illustre parfaitement cette société.
Cependant, cette classe est un peu hétérogène.

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Billet du jour

Mardi 25 juillet 2017

Le mouvement ouvrier dans les économies libérales au 19ème si…

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Hulot va supprimer les voitures……………….(24/07/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 24 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Jupiter : du pain et des jeux…………………(11/07/2017)

Publié dans:INFORMATION |on 11 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Nadine……………………..(25/06/2017)

BILLET du JOUR
Dimanche 25 Juin 2017

L’histoire du PS s’inscrit dans un long combat, mené de générations en générations, par des femmes et des hommes qui ne se sont jamais résignés à l’injustice, la déraison, les inégalités qui sévissent un peu partout dans le monde.

La connaissance de notre passé commun est indispensable, non seulement pour tirer des enseignements pour aujourd’hui et pour demain, mais aussi pour prendre la véritable mesure de notre action. Des origines à Épinay, du congrès de Tours à la recomposition de la gauche socialiste, retour sur plus d’un siècle d’histoire.

Les débuts du mouvement socialiste

De l’idéal au réel…

C’est dans la première partie du XIXe siècle qu’apparaissent les premiers courants socialistes en France. Les premiers théoriciens socialistes (Saint-Simon, Fourier, Cabet, Leroux) manifestent une grande imagination ; d’où leur appellation posthume de «socialistes utopiques». Beaucoup de leurs intuitions méritent encore l’intérêt mais leur influence dans les milieux populaires demeure marginale.

Au-delà de l’utopie, la réalité s’exprime dans toute sa dureté. Les nouvelles conditions de travail, engendrées par la révolution industrielle, entraînent des explosions de misère durement réprimées : révolte des canuts lyonnais en 1831, journées de juin 1848, Commune de Paris en 1871…, autant d’événements qui mettent au premier plan la «question sociale».

La révolution de 1848 fait apparaître des divergences entre les démocrates socialistes favorables à la réforme (Ledru-Rollin, Louis Blanc) et les partisans de la violence (Blanqui, Barbès) qui considèrent celle-ci comme le seul moyen susceptible de permettre un changement profond du système économique et social.�Le combat pour la république, contre la monarchie censitaire puis contre le second Empire, se conjugue alors avec la lutte contre les nouvelles conditions de travail et de vie engendrées par la première révolution industrielle. La gauche républicaine s’organise et cherche à effectuer une synthèse entre la tradition montagnarde de la révolution de 1789-1793 et les questions sociales que le mouvement ouvrier naissant fait surgir.

La structuration du mouvement ouvrier : du syndical au politique

L’influence des idées anarchisantes et fédéralistes de Proudhon se fait sentir dans la création des premières structures d’organisation. La reconnaissance du droit de grève en 1864 favorise le développement d’un mouvement ouvrier. Mais la violente répression de la Commune décime la Section française de la première internationale, créée en 1864, qui regroupait une élite de militants ouvriers.

La IIe internationale est constituée en 1889 à Paris. L’influence de Karl Marx, notamment par l’intermédiaire de son compagnon de lutte, Friedrich Engels, y est d’abord dominante. Cependant, les idées libertaires et anarcho-syndicalistes continuent à influencer une partie du mouvement ouvrier, qui manifeste sa méfiance à l’égard de la politique et le rejet de toute forme de « courroie de transmission ».

Après la reconnaissance du droit syndical en 1884, la Confédération générale du travail (CGT) se constitue en 1895. En 1906, elle adopte la “Charte d’Amiens” qui consacre le principe de l’indépendance du syndicalisme par rapport au socialisme politique.

De là découle l’absence de liens organiques entre partis et syndicats qui distingue fortement le socialisme français de la social-démocratie de l’Europe du Nord.� Ceci n’empêche pas l’adhésion du mouvement ouvrier au fonds commun républicain (cf les grandes lois républicaines : enseignement et presse en 1881, liberté syndicale en 1884, liberté d’association en 1901, séparation de l’église et de l’Etat en 1905, etc.).

Le socialisme politique s’unifie en 1905 avec la fusion des courants socialistes (guesdistes, blanquistes, réformistes…) dans la nouvelle Section française de l’internationale ouvrière (SFIO). Peu à peu, Jean Jaurès s’impose comme la figure majeure du socialisme français, par sa formation intellectuelle et philosophique, par son combat pour l’unité, par sa capacité de synthèse entre la république et le socialisme, entre le patriotisme et l’internationalisme, entre les idées marxistes (dont se réclame principalement Jules Guesde) et la tradition de la Révolution française. La SFIO, qui se veut parti ouvrier, a acquis une large base électorale et militante : les paysans, les ouvriers, les artisans côtoient les intellectuels et les fonctionnaires. Elle conquiert aussi ses premiers bastions électoraux et initie le socialisme municipal.

La SFIO de 1905 à 1958

Le socialisme politique s’unifie en 1905 avec la fusion des courants socialistes (guesdistes, blanquistes, réformistes…) dans la nouvelle Section française de l’internationale ouvrière (SFIO). Peu à peu, Jean Jaurès s’impose comme la figure majeure du socialisme français, par son combat pour l’unité, par sa capacité de synthèse entre la république et le socialisme, entre le patriotisme et l’internationalisme, entre les idées marxistes dont se réclame principalement Jules Guesde et la tradition de la Révolution française. La SFIO, qui se veut parti ouvrier, a acquis une large base électorale et militante : les paysans, les ouvriers, les artisans côtoient les intellectuels et les fonctionnaires.

Le double choc : 1914 et 1917

Les principes de l’internationalisme et du pacifisme portés jusqu’alors par le mouvement ouvrier et la IIe Internationale sont remis en question par l’adhésion de la SFIO et de la CGT à la politique d’union sacrée. Cependant, la durée de la guerre, les sacrifices et désillusions qu’elle entraîne, vont faire germer une opposition qui s’organise lors de la conférence de Zimmerwald en septembre 1915. En 1917, la révolution russe accentue une poussée à gauche dans le parti et la «majorité de guerre» est renversée. La SFIO, profondément traumatisée et divisée, se trouve donc devant le choix de l’adhésion à la IIIe Internationale, dirigée par Lénine et les bolchéviques.

Le congrès de Tours et « la vieille maison »

Le congrès de Tours de décembre 1920 survient après l’échec électoral de 1919 (chambre «bleu horizon») et l’échec syndical des grandes grèves de 1920. Par ailleurs, les bolchéviques croient à la possibilité d’une révolution mondiale et recherchent la constitution d’une avant-garde révolutionnaire dans chaque pays, avec notamment les 21 conditions d’adhésion à la IIIe Internationale, imposées par Lénine et présentées par Zinoviev.

Les conditions d’une scission sont réunies : le congrès voit l’opposition entre une réaffirmation de la tradition socialiste française (démocratie interne et respect du suffrage universel), telle que l’avait établie Jaurès (discours de Blum) et une volonté révolutionnaire (adhésion à la IIIe Internationale et acceptation du “modèle” bolchévique). Les trois-quarts des congressistes acceptent les 21 conditions. Ils quittent la SFIO pour créer le Parti communiste français (SFIC-PCF). Cette fracture entre communistes et socialistes se retrouve sur le terrain syndical avec la cassure entre la CGT (proche de la SFIO) et la CGT-U (dite «unitaire», liée au PCF).

Pour tous ceux qui avaient décidé de garder la «Vieille Maison», la tâche était difficile : 20 000 adhérents seulement étaient restés, parmi eux de nombreux élus et des cadres fédéraux. Sous la houlette de Léon Blum et de Paul Faure, la SFIO devient en quelques années la première force de la gauche. Son alliance avec les radicaux permet l’élection d’une majorité de gauche à l’assemblée : le cartel des gauches (1924-1926). La SFIO pratique alors pour la première fois le «soutien sans participation» au gouvernement. Jusqu’au Front populaire, la SFIO est un parti qui oscille entre discours révolutionnaire et pratiques réformistes et parlementaires.ni purement réformiste ni réellement révolutionnaire.

En 1933, s’ouvre une crise interne au sein de la SFIO qui débouche sur une scission en novembre. Les néo-socialistes (Déat, Marquet) quittent le parti, mais ils sont discrédités en raison de leur complaisance envers le modèle fasciste qui se terminera par de graves compromissions avec la Révolution Nationale de Vichy. En contrepoint, on assiste à un gauchissement du parti et l’affirmation de deux tendances de gauche, l’une autour de Zyromski, et l’autre avec Marceau Pivert.

L’offensive de la droite et la menace fasciste, à partir du 6 février 1934, ouvrent les voies à un mouvement populaire d’ampleur, et bientôt, avec le changement d’orientation décidé par l’Internationale communiste, à l’unité d’action avec le PCF.

Le Front Populaire

Cette union se concrétise le 14 juillet 1935 au cours d’une cérémonie où des délégués de toute la France prêtent le serment du Rassemblement populaire. Pour la SFIO, comme pour le PCF, il ne s’agissait pas de construire le socialisme. Le Front populaire a été ce grand mouvement défensif et réformiste qui, dans une coalition originale, a regroupé socialistes, communistes, radicaux et syndicalistes de la CGT réunifiée depuis mars 1936, auxquels il faut ajouter de nombreuses associations de gauche, comme la Ligue des droits de l’homme.

Après les élections victorieuses du 3 Mai 1936, le gouvernement dirigé par Léon Blum, porté par une grande vague de grèves populaires, réalise à travers les accords Matignon un large ensemble de réformes sociales – augmentation des salaires, conventions collectives, congés payés, semaine de 40 heures – dont certaines ont changé le visage de la France. Les difficultés économiques, une certaine forme de « mur d’argent » et les rigidités de l’appareil de production amènent le gouvernement à pratiquer une “pause” dans les réformes sociales. La question de l’intervention dans la guerre d’Espagne à l’été 36 divise socialistes et communistes tandis que les premières réformes étant réalisées, les radicaux se raidissent.

Les derniers mois du premier gouvernement Blum voient une dégradation de la situation et une diminution de la confiance populaire dans un contexte international tendu. Mis en minorité devant le Sénat en Juin 1937, le gouvernement démissionne.
Le Front populaire survit difficilement, Munich et l’échec de la grève de novembre 1938 signent son éclatement définitif. Le bilan du Front populaire est très positif sur le plan social. Il marquera profondément la société française jusqu’au 10 mai 1981. Mais il se termine plus mal politiquement, dans le contexte institutionnel fragile de la troisième République.

La SFIO sort exsangue et divisée de ces deux années, perdant même sa position d’organisation dominante au sein du mouvement ouvrier français au profit du Parti communiste. La défaite voit le désarroi de la SFIO et seule une minorité du groupe parlementaire, autour de Léon Blum, en juillet 1940, refuse les pleins pouvoirs à Pétain, il est vrai dans des conditions de pressions politiques et même physiques épouvantables.

De la Résistance à la Libération

Les socialistes se ressaisissent et s’organisent dès 1940 sous l’impulsion, notamment, de Daniel Mayer. Présent dans les réseaux de résistance et les maquis, luttant contre l’occupant et les collaborateurs, durement frappé par la répression jusqu’au jour de la libération, le Parti socialiste clandestin joue un rôle essentiel dans la résistance. Léon Blum, avant d’être déporté, donne l’exemple par son comportement courageux au cours du procès de Riom, obligeant Vichy à l’interrompre en mars 1941. Des membres de la SFIO siègent au Conseil national de la résistance (CNR). Beaucoup s’illustrent dans la Résistance, sur le terrain, à l’instar d’Augustin Laurent, Gaston Defferre, Edouard Soldani, Adrien Tixier, Guy Mollet.

Les socialistes participent au gouvernement avec le Général de Gaulle jusqu’en janvier 1946 puis, selon la formule du tripartisme (SFIO, PCF, MRP), jusqu’en mai 1947.

Les réformes de structure réalisées à la Libération et pendant le tripartisme ont été importantes et continuent de modeler le visage de la France moderne : vote des femmes, nationalisations, sécurité sociale, comités d’entreprise…

Guerres froides et guerres coloniales

Occupée d’abord à la reconstruction du pays et à la création d’une nouvelle démocratie parlementaire, la SFIO se trouve rapidement confrontée, à l’intérieur, au problème de la concurrence communiste et, à l’extérieur, à la constitution des deux grands blocs antagonistes. Aux élections de 1945, le PCF dépasse pour la première fois l’influence électorale de la SFIO (26 contre 24 %). Le congrès de septembre 1946 se tient alors que le parti traverse une grave crise d’identité. Guy Mollet anime une tendance de gauche composite qui met en minorité la direction sortante (Daniel Mayer) soutenue par Léon Blum.

Ce dernier propose au parti -mais trop tardivement- de rechercher comment la transformation socialiste peut s’accomplir par la voie démocratique. Refusant de céder à «la peur du qu’en dira-t-on communiste» le vieux leader invite le parti à être d’abord lui-même. Guy Mollet, quant à lui, affirme sa fidélité à la doctrine marxiste, à la lutte des classes, à l’unité d’action avec le PCF et condamne les « révisionnismes ».

Pour Léon Blum et les socialistes assurant des responsabilités gouvernementales, le souci majeur reste l’instauration du nouveau régime parlementaire sur le plan intérieur et, à l’extérieur, la recherche d’une troisième voie entre le modèle américain et le modèle soviétique. Ainsi se comprennent les efforts pour créer une Europe forte et indépendante.

En mai 1947, le PCF quitte le gouvernement, refusant à la fois la politique indochinoise et le partage de responsabilités gouvernementales de plus en plus lourdes du fait de la grave situation économique et sociale. Dès l’automne 1947, le PCF mène une virulente campagne anti-socialiste et s’affirme comme parti totalement inféodé au bloc de l’Est.

La SFIO, engluée dans la 3e force (alliance avec les radicaux et le MRP en opposition à la fois aux gaullistes et aux communistes), connaît un effritement de ses positions électorales et un déclin militant.

En 1954, c’est Pierre Mendès France, alors membre du Parti radical socialiste, qui paraît incarner le renouveau de la gauche non communiste. Il gouverne 7 mois et 17 jours. Il conclut la paix en Indochine deux mois et demi après l’échec militaire du 8 mai 1954 et acte l’indépendance de la Tunisie. Les difficultés et les drames de la guerre de l’Algérie amènent les socialistes à prendre la direction d’un gouvernement de Front républicain en janvier 1956. Les réalisations sont notables – traité de Rome sur la CEE, 3e semaine de congés payés… – mais toute l’action politique du gouvernement de Guy Mollet est hypothéquée par la guerre d’Algérie sous la pression des « ultras ». Le durcissement de la guerre conduit Pierre Mendès France et Alain Savary à quitter le gouvernement. La SFIO sort profondément divisée et coupée de la jeunesse. La Ive République ne survit pas au coup de force des militaires à Alger qui, en mai 1958, ramène de Gaulle au pouvoir.

Merci Nadine..........................(25/06/2017) dans INFORMATION
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Dimanche 25 Juin 2017

L’histoire du PS s’inscrit dans un long combat, mené de généra…

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Publié dans:INFORMATION |on 25 juin, 2017 |Pas de commentaires »
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