Archive pour la catégorie 'INSTITUTIONS'

C’est pas Noël pour tout le monde……

MANCHE

Nouveau suicide de détenu à la prison de Coutances

NOUVELOBS.COM | 25.12.2009 | 18:13

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Le prisonnier s’est pendu dans la douche de sa cellule collective. La maison d’arrêt de Coutances est prévue pour recevoir 40 détenus, mais en accueille en réalité une soixantaine

Illustration (Sipa)

Illustration (Sipa)

Un homme détenu à la maison d’arrêt de Coutances (Manche) s’est suicidé vendredi 25 décembre, a-t-on appris auprès de la direction de la prison.
L’homme âgé de 40 ans s’est suicidé en se pendant dans la douche de sa cellule collective avec sa ceinture, a expliqué à l’AFP Yannick Guillard, le directeur de la maison d’arrêt.
Il est passé à l’acte alors qu’un de ses codétenus dormait à côté et que les trois autres étaient en promenade.
Selon le directeur, rien ne pouvait laisser supposer à l’autorité pénitentiaire que ce détenu, récemment condamné à 3 ans d’emprisonnement et prévenu dans une seconde affaire en cours d’instruction, avait des idées suicidaires.

Surpopulation carcérale

« J’ai interrogé ses compagnons de cellule, il n’y avait pas une mauvaise ambiance entre eux. Ils n’ont rien vu venir et nous non plus », a indiqué Yannick Guillard.
Un autre détenu, âgé de 26 ans, s’était suicidé en novembre 2008 en se pendant avec un drap dans cette même prison.
La maison d’arrêt de Coutances est prévue pour accueillir en détention ordinaire 40 détenus, mais en accueille en réalité une soixantaine, selon Yannick Guillard.
En France métropolitaine, le nombre de suicides en prison a été multiplié par cinq en 50 ans, passant de 4 pour 10.000 détenus en 1960 à 19 en 2008, alors qu’il a peu changé dans la population générale, selon une récente étude. Les détenus français se suicident six fois plus que les hommes libres.

(Nouvelobs.com)

Publié dans:INSTITUTIONS, Justice, SOCIAL |on 26 décembre, 2009 |Pas de commentaires »

Les policiers en ont ras le képi…..’suite)

Couvre-feu: les policiers ne veulent pas jouer les «nounous»

A Nice, un arrêté prévoit que les moins de 13 ans dehors après 23 heures devront être raccompagnés chez eux par la police. Qui fait savoir par voie syndicale qu’elle a d’autres chats à fouetter.

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Liberation.fr

Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, et Christian Estrosi, maire de Nice.

Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, et Christian Estrosi, maire de Nice. (© AFP Stephane Danna)

A Nice, et à compter de ce vendredi, les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés sont tenus d’observer un couvre-feu. S’ils sont dehors entre 23 heures et 5 heures du matin les mardi, vendredi et samedi (veilles de jours de repos), ils devront être reconduits chez eux par la police, stipule l’arrêté pris par le maire Christian Estrosi (UMP), dont la légalité a été validée par la préfecture.

Il s’agit d’assurer la sécurité des mineurs, argumente Estrosi. Mais, au cas où un mineur reconduit une première fois à son domicile récidiverait, l’arrêté prévoit son inscription à un fichier spécial, après autorisation de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), son inscription d’office à des activités périscolaires et, en ultime ressort, la suppression de certaines allocations municipales allouées aux familles.

Face à cette nouvelle mission, une partie de la police a fait savoir ce vendredi qu’elle avait autre chose à faire que de raccompagner les mineurs chez eux. «La police nationale n’est pas là pour jouer un rôle d’assistante sociale. Avant d’être un problème de police, il s’agit d’un problème de société et d’un problème parental», s’est ainsi agacé Laurent Laubry, représentant départemental du syndicat Alliance.

«Assistantes sociales»

«La police nationale n’a pas vocation à faire la nounou», estime aussi Frédéric Guérin, secrétaire départemental adjoint d’Unité police (ex-Unsa), qui pointent des difficultés pratiques: «Qu’est-ce qui va se passer si les parents ou les tuteurs ne sont pas joignables? Qui va les surveiller? Comment on va les retenir?». Sans compter, ajoute-t-il, que les locaux de la police ne sont pas adaptés pour recevoir des enfants.

Les deux syndicats, Alliance et Unité police, alertent aussi sur le problème d’effectifs. «On a déjà une charge de travail de plus en plus importante, avec moins d’effectifs, si on nous rajoute une mission, ça va être encore plus difficile», dit Laurent Laubry. «Si on bloque 1 ou 2 équipages de police (pour cette mission), ça aura forcément une incidence sur la sécurité», prévient Frédéric Guérin.

En moyenne, une cinquantaine de policiers nationaux et municipaux en service la nuit à Nice, selon des sources syndicales, au minimum 80, selon la municipalité, pour un peu plus de 347.000 habitants. A la mairie de Nice, on précise qu’aucune augmentation des effectifs n’est prévue.

«Effet marginal»

Du côté de la police municipale en revanche, Frédéric Poncel, vice-président du Syndicat national de la police municipale (Snpm) s’est déclaré favorable au nouvel arrêté: «On voit d’un œil favorable tout ce qui peut permettre de réduire l’insécurité et la dérive des jeunes.»

Chez les politiques, la mesure attire les critiques de l’opposition. Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, juge que ce couvre-feu s’inscrit dans une politique visant à «tendre le climat» sur l’insécurité. Ce sont «des mesures dont on sait très bien que l’effet est marginal mais qui ont une vocation symbolique dans un climat entretenu par le gouvernement qui considère aujourd’hui que, pour essayer d’agréger l’électorat de la droite la plus dure autour de lui, il faut durcir le ton».

(Source AFP)

 

Publié dans:INSTITUTIONS |on 5 décembre, 2009 |Pas de commentaires »

Relents nauséabonds d’une époque lointaine…

Tollé contre un débat sur l’identité nationale

NOUVELOBS.COM | 26.10.2009 | 18:22

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Du PS aux Verts, l’ensemble de l’opposition s’insurge contre l’idée d’un débat sur l’identité nationale à l’approche des élections régionales.

Une femme en burqa (Sipa)

Une femme en burqa (Sipa)

D‘une même voix, l’ensemble de l’opposition critique et s’insurge contre la proposition du ministre de l’Immigration Eric Besson d’organiser un grand débat sur l’identité nationale, lundi 26 octobre.
Au PS, la députée socialiste de Seine-Saint-Denis, Elisabeth Guigou, estime qu’on a « mieux à faire » qu’un débat sur l’identité nationale, et s’est dite défavorable à l’instauration d’une loi sur le port de la burqa. « Eric Besson cherche à détourner l’attention parce qu’il a de gros problèmes avec ses histoires de jungle évacuée [...] et avec l’expulsion de trois Afghans qui vont retourner dans la gueule du loup », a-t-elle critiqué sur LCI.

« On cherche à stigmatiser l’islam »

Même si l’ancienne garde des Sceaux a affirmé « détester la burqa » et que « toutes les femmes sont révoltées par ces femmes grillagées, enfermées dans des choses noires« , elle déclare qu’elle « ne crois pas que faire une loi soit la meilleure façon d’éradiquer la burqa. Parce que c’est une infime minorité. Je pense que cela risque de cristalliser des musulmans qui ne sont pas du tout pour la burqa et qui pourraient sentir par là qu’on cherche à stigmatiser l’islam ».

« La France est malade »

Invité de RMC, l’eurodéputé PS Vincent Peillon a estimé, lui, que la burqa « ne menace pas l’identité nationale », jugeant que « la façon dont le débat » sur l’identité nationale s’est ouvert « montre que la France est malade ». « Ce qui menace la France c’est de fermer des classes, c’est le discours sur la laïcité, c’est de prendre de l’argent aux classes moyennes et aux pauvres pour le donner aux plus riches », a indiqué l’eurodéputé, chef de file de « l’Espoir à gauche » au PS.
« Jamais la France ne s’est pensée par rapport à ses étrangers » a-t-il dit. Selon l’eurodéputé, « il faut amener les jeunes Français à aimer notre pays et ses valeurs ». « Je crains un peu que les manières d’Eric Besson n’amènent pas à faire aimer ce pays », a-t-il dit, soulignant que « la France n’a jamais parlé d’identité nationale. Il est dangereux d’ouvrir le débat comme ça. Il faut parler de la France. » Le député PS Christian Paul a accusé lui le gouvernement de faire du « roman national » une « invention bling-bling » et dénoncé ses « arrière-pensées ». « Quand la crise s’installe durablement, que le parti majoritaire se divise et pointe les échecs de ses choix politiques, l’appel symbolique à la Nation relève d’une méthode déjà éprouvée de gouvernement, vertueuse en apparence, mais portée par d’évidentes arrière-pensées », insiste-t-il, accusant le gouvernement de faire « un usage pré-électoral (de l’immigration) réveillant le ‘péril migratoire’ »

« L’identité nationale n’appartient pas aux politiques »

Le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou, a affirmé que « l’identité nationale n’appartient aux politiques. C’est comme l’histoire, il n’appartient pas aux politiques de s’en accaparer », a déclaré à l’AFP l’ancien candidat à la présidentielle.
« C’est une identité toujours en construction. Elle est fondée pour nous sur des valeurs: liberté, égalité, fraternité en premier et intègre tous ceux qui avec le temps s’y rattachent », a fait valoir l’ancien ministre de l’Education en citant l’écrivain Ernest Renan qui la définissait comme « un plébiscite quotidien ». « Rien n’est pire que d’en faire un sujet d’affontement politique surtout quand, par ailleurs, on laisse abîmer l’image de la France. Et, encore pire dans faire une utilisation partisane », a dénoncé le leader centriste pour qui « la nation appartient à tout le monde ». « Chacun en a son idée et sa meilleure illustration est la réussite de notre pays », a-t-il dit
« Evidemment cette nouvelle annonce (d’Eric Besson, nlr) est une recette électorale. Chaque fois qu’une élection se présente à l’horizon, le parti UMP agite le sujet de l’identité nationale et de l’immigration », souligne François Bayrou.
« Cela a pu marcher mais le jour va venir où les Français se rendront compte que toutes ces déclarations à grands sons de trompe n’ont rien a voir avec une réalité qui s’aggrave tous les jours, empêchant toute intégration et renforçant les discriminations, accompagnés de décisions qui sont le contraire des valeurs et l’identité de notre pays », a-t-il ajouté en citant en exemple le récent renvoi de trois Afghans à Kaboul.

« Le gouvernement ressort l’épouvantail de l’immigration »

Pour les Verts, le gouvernement ressert « sa vieille soupe nationaliste ». « Comme à chaque veille d’élection depuis 2001, le gouvernement ressort l’épouvantail de l’immigration« , juge Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts. Elle y voit « une façon d’esquiver sa responsabilité dans l’échec des politiques d’intégration ».
« De l’Alsace à la Bretagne, du Pays basque à la Seine-Saint-Denis, nos identités sont multiples. Diverse et plurielle, c’est ainsi que la France est belle, n’en déplaise aux racistes de tous poils », conclut Djamila Sonzogni, appelant « media et citoyens à ne pas tomber dans ce piège et à ne pas prêter attention à cette mise en scène aux relents nauséabonds et vains ». Le PCF a estimé de son côté, que le débat sur l’identité nationale lancé par le ministre de l’Immigration Eric Besson, « petit ministre des sales besognes », constituait « le retour du pétainisme le plus nauséabond ».

« Prendre des voix au Front national »

Enfin, le président du FN Jean-Marie Le Pen estime que ce débat sur l’identité nationale est « une résurgence purement électoraliste » pour les régionales afin de « prendre des voix au Front national« . « Plus c’est gros, mieux ça passe ? », s’interroge le leader du FN. Selon lui, « Besson [souhaite] faire disparaître le Front national, c’est cela qui l’excite ».

« L’identité nationale n’est pas un tabou »

Quant aux députés UMP, ils soutiennent largement l’initiative d’Eric Besson. Eric Raoult, député de Seine-Saint-Denis a soutenu l’idée du ministre de l’Immigration Eric Besson d’un débat pour promouvoir l’identité nationale, estimant que c’était « une bonne nouvelle pour notre pays » car « l’identité nationale n’est pas un tabou ». « Eric Besson a raison de lancer ce débat. Les annonces de l’ouverture d’un grand débat sur l’identité nationale sont une bonne nouvelle pour notre pays », a indiqué Eric Raoult dans un communiqué.
« L’identité nationale ne doit pas être un sujet d’affrontement entre les intellos et les bobos et l’extrême droite. Ce n’est pas un concept de conflit, ce n’est pas non plus un tabou : ce doit être un débat qui permette de rappeler que les idées, les valeurs et les racines de notre Nation appartiennent à tous », a-t-il ajouté.

« Néo-communautarisme nauséabond »

Le député UMP de Seine-et-Marne Yves Jégo a, lui, accusé le PS de « neo-communautarisme nauséabond ». « En déclarant que la burqa ne menace pas l’identité nationale, le parti socialiste montre son vrai visage, celui du néo-communautarisme nauséabond qui cède devant les coups de butoir des extrémismes religieux », écrit Yves Jégo dans un communiqué.
« Comment peut-on sérieusement affirmer que cet enfermement de la femme sous un voile-prison serait compatible avec notre République, ses règles et son histoire ? », s’interroge le député UMP selon qui la déclaration de Vincent Peillon « est la preuve malheureuse que, pour des question idéologiques, le PS est prêt à tourner le dos aux valeurs de laïcité et d’égalité entre les hommes et les femmes qui ont fait la force de notre pays ».

Lefebvre veut défendre la « Douce France » de Trenet

De son côté, le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, pense que « ce n’est pas le retour d’un débat sur l’identité nationale qui devrait surprendre, mais plutôt l’effacement progressif de cette identité, alors que c’est au niveau de la Nation qu’est née, et que s’exerce la démocratie ».
« Pourquoi certains ont-ils peur d’un débat sur cette question identitaire ? Il ne s’agit pas de construire notre identité par opposition à celle des étrangers, comme certains feignent de le penser, mais, au contraire, de se mettre d’accord sur ce socle commun constitué par les principes que tout citoyen qui vit sur le sol, doit respecter », a-t-il ajouté.
« La défense de notre modèle culturel et de la ‘Douce France‘ chantée par Charles Trenet, passent par la redéfinition de notre identité nationale, alors que la mondialisation, qui gomme chaque jour un peu plus les caractéristiques propres de chaque nation, est si âpre », a-t-il fait valoir.

« Promouvoir l’identité nationale »

Eric Besson a présenté début octobre à François Fillon « les grandes lignes d’un débat » qu’il lancera en novembre afin de « promouvoir l’identité nationale ».
Le ministre de l’Immigration a précisé dimanche que ce débat durerait deux mois et demi avant un « grand colloque de synthèse » fin janvier-début février. Il a souligné qu’il allait demander aux préfets et aux sous-préfets d’organiser des réunions avec « les forces vives » de la Nation sur ce thème.
Le ministre de l’Immigration estime notamment que le port de la burqa est « contraire » à cette identité, sans toutefois trancher la question de l’opportunité d’une loi.
« On peut débattre sur l’opportunité de la loi (…) mais sur les principes il n’y a pas de débat : la burqa est inacceptable et contraire aux valeurs de l’identité nationale », avait déclaré le ministre.

(Nouvelobs.com)

Publié dans:INSTITUTIONS |on 26 octobre, 2009 |Pas de commentaires »

Coi de neuf, Président?…..

  

Suite à la décision du Conseil d’Etat, le très conséquent temps de parole de Nicolas Sarkozy sera désormais pris en compte. Résultat : l’Elysée va devoir la mettre en sourdine pour respecter le pluralisme politique.

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RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS

 

Nicolas Sarkozy à la télévision le 5 février dernier.

Nicolas Sarkozy à la télévision le 5 février dernier. (Ho New / Reuters)

 Tous en chœur… A one, a two, a one, two, three, four : «Quittez les machines, dehors, prolétaires, marchez et marchez, formez-vous pour la lutte, drapeaux déployés et les armes chargées, au pas cadencé, pour l’assaut, avancez, il faut gagner le monde, prolétaires, debout.» Rien de tel qu’un petit Appel du Komintern pour se mettre en jambes : ça y est, les amis, c’est la révolution. Elle a commencé mercredi avec la claque – mais il faudrait plutôt parler de coup de boule – infligé par le Conseil d’Etat au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) désormais tenu de prendre en compte le temps de parole du président de la République (Libération de jeudi). C’est-à-dire que la droite, de l’Elysée au gouvernement, va devoir la mettre un peu en veilleuse et, mécaniquement, l’opposition va voir le sien, de temps de parole, augmenter. D’où la révolution, l’Appel du Komintern, les têtes au bout des piques (soyez sympas, vous nous laissez Nonce Paolini de TF1 et Frédéric Lefebvre, hein), tout ça. Booon d’accord, on n’y est pas encore tout à fait. Le CSA doit en effet d’abord revoir toutes les règles du temps de parole et la prise de tête s’annonce des plus ardues : quand Nicolas Sarkozy est-il président de la République et quand est-il le caïd de l’UMP ? Et Carla Bruni, hein, quand elle chante, c’est pour le plaisir de faire saigner les oreilles de la nation ou pour remplir les urnes du parti présidentiel ? Dépiautage du temps de parole. Et après, juré, on zigouille les patrons.

c’est quoi, cette histoire ?

C’était en l’an 38 avant N.S., le 12 novembre 1969 du calendrier d’alors. Depuis trois jours, des vents violents balayaient le nord du pays atteignant jusqu’à 169 km/h en haut de la tour Eiffel. Sous la direction de Jean-Jacques de Bresson, connu jusqu’alors pour avoir viré ces saletés de gauchistes soixante-huitards (dont Michel Drucker), l’ORTF inaugure ce jour-là la règle des trois tiers. Il s’agit d’une directive établissant que les deux chaînes de l’ORTF doivent respecter «dans la présentation des points de vue, l’équilibre entre les représentants du pouvoir public, ceux qui les approuvent et ceux qui les critiquent». Soit un tiers de gouvernement, un tiers de majorité (qui généralement approuve les vues du gouvernement) et un tiers d’opposition. Mais point de tiers supplémentaire (et en plus ça ferait quatre tiers) pour les présidents successifs Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac : le Président est à part, ou plutôt au-dessus, du commun des mortels, mais aussi des partis. Jusqu’à l’an 7 avant N.S., personne d’ailleurs ne bouge une oreille. Ou presque. En 2000, le CSA se met à compter sur ses 90 doigts (il y a neuf conseillers) le temps de parole du président, mais c’est pour de rire : le relevé n’est imputé à aucun des trois tiers. Léger averto en 2003 : le Bernie Show caritatif de l’alors première dame sur la Trois fait grincer le socialiste François Hollande qui s’en ouvre auprès du CSA. Lequel prend alors une décision foudroyante : sur les 32 minutes et 51 secondes pendant lesquelles Bernadette Chirac s’est exprimée, 7 sont imputées à la majorité car Maman a tenu des propos «qui relevaient d’une prise de position politique» et Maman est élue en Corrèze. En 2005, l’absence de prise en compte du verbe présidentiel est remise en cause à l’occasion du référendum européen que soutient Jacques Chirac mais rien ne bouge.

Et pourquoi ça tombe sur Sarkozy ?

Et puis, Il est venu sauver la France. Etourdies par Sa splendeur, les chaînes ne pouvaient que Lui donner la parole, tout le temps, sans cesse. Entre juillet 2007 et juin 2008, Il représente à Lui tout seul 20 % du temps de parole des personnalités politiques quand, entre 1989 et 2005, Mitterrand et Chirac se hissaient péniblement à 7 %, ces deux gros nazes. Mais ça commence à se voir. Un peu. Beaucoup. L’hyperprésident, l’omniprésident est partout, s’invite sur les plateaux, convie TF1 à l’Elysée, multiplie les déplacements entraînant à sa suite une horde de journalistes et de chaînes infos transmettant en direct le moindre haussement d’épaule de Nicolas Sarkozy. Et une nouvelle plainte socialiste, retoquée d’abord par le CSA puis portée devant le Conseil d’Etat, aboutit finalement à la décision de mercredi. Au terme d’une analyse de la Constitution et des nouvelles pratiques présidentielles qu’on vous fait courte, il ne l’envoie pas dire : «Il paraît difficile de considérer que la parole présidentielle est, par nature et toujours, neutre.» Soit : Elysée égale UMP (ou presque).

le président va-t-il devoir se taire ?

Qu’on se rassure/désespère (merci de rayer la mention inutile en fonction de vos inclinations politiques) : non. Mais le CSA va devoir – ce sera après les élections européennes de juin – établir de nouvelles règles, qualitatives au lieu de quantitatives, afin d’établir ce qui ressortit à la parole régalienne et à la parole politique. C’est-à-dire qu’il va falloir déterminer quand Nicolas Sarkozy s’exprime au nom de tous les Français et quand il tente de s’assurer un second mandat. Pour le Conseil d’Etat, si Nicolas Sarkozy venait à dire à l’antenne «Les Français, Laurence Ferrari, y sont comme moi, y veulent pas voter pour le PS mais si y en a que ça les démange de voter pour l’UMP, qu’y s’gênent pas», alors zou, on met sur le compte de la droite. Et ça vaut aussi pour tous les Guaino, Guéant et autres très bavards collaborateurs du Président qui ne couperont pas à la règle. Ce que Henri Guaino, grand seigneur, a jugé vendredi «tout à fait normal». Et la gauche va pouvoir l’ouvrir un peu plus. De l’ordre de 10 % par rapport à aujourd’hui, juge-t-on au CSA, soit, par exemple, une dizaine d’heures en plus par an sur France 2. En revanche, les hommages présidentiels à des morts ou à la Résistance pourraient ne pas être pris en compte. Ce n’est pas pour faire nos empêcheurs de prise en compte du temps de parole présidentielle, mais ça se discute tout de même. Et quand il va aller frimer avec Obama en juin sur les plages normandes, ce sera du lard de président ou du cochon de politique ?

Et Carla bruni, va-t-elle arrêter de chanter ?

«Pourtant quelqu’un m’a dit que… Tu m’aimais encore…» Gnagnagna. Et si, dans le même temps qu’on fait fermer sa boîte à camembert au Président, on en profitait pour claquer le beignet à Carla Bruni ? On ne va pas se mentir, ça va être compliqué. Et là, comme vous avez bien suivi, vous vous exclamez en chœur : «Et le Bernie Show alors ?» D’accord, 7 des 32 minutes et 51 secondes des propos bernisiens avaient été imputées à l’UMP au nom de ses mandats locaux. Mais les 25 minutes et 51 secondes restantes alors ? Même si, à l’époque, elles n’avaient pas été affectées, elles avaient quand même été relevées au nom de la «Présidence de la République». Alors, continuez-vous dans le fol espoir de voir enfin s’éteindre ce filet de voix, pourquoi n’appliquerait-on donc pas désormais la même règle à Carla Bruni ? Eh bien, parce que, considère-t-on au CSA, le temps de parole des parents ou conjoints de responsables politiques n’est pris en compte que s’ils ont un engagement politique connu. Oui mais, tout de même vous indignez-vous, et quand Carla Bruni, dans un documentaire gentiment diffusé par France 2 en janvier, devise avec les journalistes dans les jardins de l’Elysée et que, oups, son mari, passe dans le champ, c’est du mou de veau ? Heu, eh bien, on peut compter sur le CSA pour que ça le devienne. Et de fait, il n’y a qu’un cas où Carla Bruni-Sarkozy se verrait couper le sifflet : si elle se mettait à chanter «Pourtant quelqu’un m’a dit de… voter UMP».

Publié dans:INSTITUTIONS |on 12 avril, 2009 |Pas de commentaires »

La réforme Balladur……….

Sondage: une majorité de Bretons hostiles au rattachement de la Loire-Atlantique

POLITIQUE - Selon un sondage paru dans le quotidien Ouest-France daté de samedi concernant une éventuelle réorganisation territoriale de la Bretagne, 48% des Bretons préfèrent « qu’on en reste à la situation actuelle ». Selon ce sondage, réalisé par l’Ifop auprès d’un panel de 1209 personnes, seulement 32% des habitants des quatre départements bretons souhaitent que « la Loire-Atlantique soit rattachée à l’actuelle Bretagne administrative ». Les habitants de la Loire-Atlantique sont encore moins favorables à cette perspective, puisqu’ils ne sont que 27% à l’espérer alors que 53% d’entre eux se disent opposés au changement des limites administratives. Voilà des résultats qui contredisent assez radicalement les enquêtes produites jusqu’à présent sur le sujet et jettent un froid sur l’engouement que suscite actuellement cette question. Alors que de nombreux élus et acteurs économiques ont appelé ces derniers temps à la « réunification » de la Bretagne « historique », il semble bien en effet que les habitants de la péninsule ont bien d’autres préoccupations en tête. C’est d’ailleurs l’avis de plusieurs élus, comme la députée socialiste Marylise Lebranchu ou le sénateur UMP Pierre Méhaignerie. Un avis que l’on peut aisément comprendre à l’heure de la crise économique et financière, de la montée du chômage et de toutes les difficultés qui en découlent.
P.H.A.

Publié dans:INSTITUTIONS |on 9 mars, 2009 |Commentaires fermés
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