Archive pour la catégorie 'INTERNAUTES'

Un communiqué de Maxi Sciences……………………(22/08/2012)

Rapprochement de l’Arcep et du CSA, vers la censure du Net ?

La Quadrature du Net craint que le CSA ajoute son grain de sable sur le Net, à savoir la censure.

Mardi dernier, le Premier ministre a chargé de gouvernement de faire des propositions sur un éventuel rapprochement des autorités de contrôle de l’Internet et de l’audiovisuel. La Quadrature du Net redoute la censure avec l’arrivée du CSA dans le monde numérique.

Les gendarmes de l’audiovisuel et de l’Internet devraient se rapprocher prochainement. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a chargé mardi dernier le gouvernement d’avancer sur une collaboration entre le CSA et l’Arcep, en parallèle à la mission de Pierre Lescure sur l’avenir d’Hadopi.

« Face à la convergence des infrastructures numériques, des services et des contenus qu’elles acheminent, des réseaux et des services fixes et mobiles, et des terminaux à l’usage du public, il est aujourd’hui essentiel de s’interroger sur l’efficacité des modes de régulation des communications électroniques et de l’audiovisuel, à l’heure où les contenus audiovisuels sont de plus en plus diffusés par l’internet fixe et mobile », ont expliqué les services du Premier ministre.

Toutefois, la Quadrature du Net (LQDN) s’inquiète d’un tel rapprochement entre les deux autorités, dans un communiqué publié mercredi matin. L’organisation de défense des libertés sur Internet craint en effet que « réduire Internet à un service audiovisuel » pourrait ouvrir la porte à la censure. D’autant que le CSA est connu pour son filtrage des programmes télévisés.

La neutralité du Net 

« En demandant au ministre du redressement productif (Arnaud Montebourg), à la ministre de la culture et de la communication (Aurélie Filippetti) et à la ministre déléguée chargée des PME, de l’innovation et de l’économie numérique (Fleur Pellerin), de réfléchir à un rapprochement du CSA et de l’Arcep, le Premier ministre méconnaît le fonctionnement même d’Internet et en particulier le principe de neutralité du Net« , estime l’association.

Et de poursuivre : « Une régulation centralisée d’un réseau décentralisé ne peut pas fonctionner et va dans le sens des politiques répressives du précédent gouvernement, incarnées entre autres par Hadopi ».

Le co-fondateur de la LQDN, Philippe Aigrain, n’a, quant à lui, pas encore décidé s’il allait participer aux réunions de la mission de concertation de Pierre Lescure, qui auront lieu à partir de septembre.

L’ancien patron de Canal plus devra rendre la synthèse de cette mission, ainsi que des propositions sur les réformes à mettre en place pour Hapodi, d’ici mars 2013.

MaxiScience
Publié dans:INTERNAUTES |on 22 août, 2012 |Pas de commentaires »

Flicage et filtrage sont les deux mamelles de « 5 pieds-5pouces »…

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Le Point.fr – Publié le 16/12/2010 à 13:37

Le gouvernement pourra filtrer Internet

Les députés ont adopté mercredi soir un texte permettant à l’exécutif de filtrer Internet sans intervention du juge.

  • Les députés ont adopté l’article 4 de la Loppsi 2, qui permet au gouvernement de filtrer Internet © Olivier Corsan / Le Parisien / Maxppp

Les échanges ont été tendus à l’Assemblée, mercredi soir, où l’atmosphère rappelait celle entourant l’adoption de la loi antipiratage Hadopi. Dans un hémicycle peu garni, quelques députés technophiles de tous bords se battaient contre une machine législative qui leur semble s’être quelque peu emballée. L’article 4 du projet de loi Loppsi 2, texte fourre-tout sur la sécurité intérieure, a finalement été adopté. Il permettra au gouvernement de filtrer Internet au moyen d’une liste noire établie par le ministère de l’Intérieur, sans intervention du pouvoir judiciaire. Une mesure que le gouvernement justifie par la nécessité de mieux lutter contre les sites pédophiles et la cybercriminalité en général.

Les députés d’opposition dans leur ensemble ont adopté une posture anti-Loppsi et la majorité n’est pas non plus réunie derrière le texte du gouvernement. « Il n’y a pas de clivage droite-gauche sur ce sujet », explique au Point.fr Laure de La Raudière, députée UMP d’Eure-et-Loir. Fermement opposée au filtrage d’Internet, tout comme une poignée de députés technophiles de tous bords, elle le juge « inefficace » même si « tous les députés sont naturellement d’accord avec l’objectif consensuel » de lutte contre la pédopornographie. Reste qu’elle n’a pas voté contre cet article.
Le ministère fournira la liste noire
L’exaspération est partagée par Lionel Tardy, seul député UMP (Haute-Savoie) à avoir voté contre l’article 4. Les sites pédophiles visent, selon lui, « un public très restreint mais extrêmement motivé, malheureusement, qui n’hésitera pas à faire les recherches nécessaires pour trouver ces sites ». « Le filtrage, quel qu’il soit, n’y fera rien. » D’après celui qui s’était déjà opposé à la loi Hadopi, « il faut agir à la source, là où se trouvent les serveurs. C’est possible par le biais d’accords internationaux puisque l’on connaît les pays qui posent problème ».

Ces défections de certains membres de la majorité agacent les défenseurs de l’article 4. « J’avoue que j’ai du mal à comprendre certaines réticences », s’exclame Éric Ciotti, rapporteur de la loi. « Le ministère de l’Intérieur transmettra aux fournisseurs d’accès à Internet une liste noire », a-t-il expliqué lors des débats, car c’est « le seul moyen de bloquer ces sites hébergés à l’étranger ». Finalement, Patrick Bloche résume la colère des opposants au texte. L’élu, qui fait partie des quatre députés socialistes présents lors du vote, s’étonne : « Dans cet article, l’on ne parle pas des victimes ni des auteurs, de ceux qui fabriquent ces images et ces films. C’est eux qu’il faut traquer. » Il regrette que l’Assemblée n’ait pas voté la réintégration de l’autorité judiciaire, car « sans les garanties qu’offre le juge, il y a un risque de dégâts collatéraux », c’est-à-dire que des sites non pédophiles soient aussi filtrés.
Dispositif inefficace à l’étranger
Les expériences de listes noires à l’étranger ont toutes été des fiascos. La pire étant la liste australienne, dont le contenu avait été dévoilé en mars 2009 par WikiLeaks. Parmi les 2.000 sites pédophiles, censés être les seuls visés par la loi, on trouvait des adresses inattendues. Ainsi, des sites de poker en ligne, des vidéos de YouTube ou encore la page personnelle d’un dentiste étaient filtrés. Tout comme certaines pages de WikiLeaks, qui devenait politiquement dérangeant pour le gouvernement australien.

Les récents événements liés à l’hébergement de WikiLeaks en France font craindre le pire aux associations. Le ministre de l’Industrie et de l’Économie numérique Éric Besson a souhaité forcer la main à OVH, hébergeur français de WikiLeaks, pour qu’il suspende le site spécialisé dans la révélation de documents confidentiels. Avec l’article 4 de la Loppsi 2, le ministre aurait-il pu filtrer WikiLeaks en France ? « Pas sûr », tempère Patrick Bloche. De son côté, Laure de La Raudière n’exclut pas des dérives, mais « seul l’avenir nous dira » si les craintes sont fondées. Ce qui est sûr, selon Patrick Bloche, c’est que « si on dépensait autant d’efforts techniques contre les sites pédopornographiques que contre WikiLeaks aujourd’hui, on pourrait presque les éradiquer ».

 

Publié dans:INTERNAUTES |on 16 décembre, 2010 |Pas de commentaires »

Internautes, attention….

Microsoft : l’algorithme de hachage MD5 est obsolète

31/12/2008 09:10 par Jérôme G. |

Microsoft publie un avis de sécurité au sujet d’un projet de recherche prouvant la faisabilité d’attaques par collision sur MD5.

Microsoft_SecuriteCela fait plusieurs années que l’algorithme MD5 pour Message Digest 5 n’est plus considéré comme sûr. Exception faite de la force brute, plusieurs faiblesses mises au jour ont déjà porté préjudice à la confiance accordée à MD5. Pour autant, cette fonction de hachage cryptographique via laquelle il est possible d’obtenir l’empreinte numérique d’un fichier est encore utilisée, et notamment pour par exemple vérifier l’intégrité d’un fichier après téléchargement.

Dans un avis de sécurité publié mardi, Microsoft semble s’inquiéter de la toujours présence de MD5 alors qu’un  » projet de recherche prouve la faisabilité d’attaques par collision « . Autrement dit, l’exploitation d’une faille – une collision – qui fait perdre son caractère cryptographique à la fonction de hachage.

Deux fichiers différents pour une même signature !
Juste un avertissement pour le moment puisque la méthode pour parvenir à cette exploitation n’a pas été rendue publique. Reste que lors d’une conférence sur la sécurité, le projet de recherche a prouvé l’existence d’une  » attaque réussie contre les certificats numériques X.509 signés en utilisant l’algorithme de hachage MD5 « , indique le géant américain.

Le risque de voir apparaître des certificats numériques avec la même signature que l’original tout en véhiculant un contenu différent, devient donc presque palpable pour Microsoft qui préconise un recours à des technologies plus sécurisées comme SHA-1, SHA-256, SHA-384 ou SHA-512.  On peut en effet imaginer que bientôt, un attaquant pourra usurper l’identité d’un serveur Web afin de délivrer du contenu signé numériquement à un utilisateur pris pour cible, même si ce type d’attaque n’est pas à la portée de n’importe qui.

La recommandation de Microsoft n’est pas vraiment nouvelle mais l’abandon définitif de MD5 (pas de correction possible) semble être devenu aujourd’hui une réelle nécessité pour un Internet  » sûr « .

Plus de détails sur MD5 (Wikipédia)
L’avis de sécurité de Microsoft (en français)

Publié dans:INTERNAUTES |on 1 janvier, 2009 |Pas de commentaires »

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