Archive pour la catégorie 'La vie en macronie'

On peut changer de chaîne………….(14/12/2017)

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Politique intérieure, actualité internationale… Après sept mois de mandat, Emmanuel Macron sera l’invité du « 20 heures » de France 2 dimanche soirUne longue interview, pour aborder de nombreux thèmes de l’actualité. Le président de la République, Emmanuel Macron, sera l’invité du « 20 heures » de Laurent Delahousse, dimanche 17 décembre sur France 2. Au cours d’un entretien d’environ 40 minutes, enregistré cette semaine, le chef de l’Etat s’exprimera sur ses premiers mois à l’Elysée, sur sa vision de l’exercice du pouvoir ou encore sur son rapport au temps et son destin personnel. Un entretien que vous pourrez regarder et commenter en direct sur franceinfo.
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Publié dans:La vie en macronie |on 14 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Avec toutes nos félicitations…………………(14/12/2017)

Les députés pourront louer un appartement à Paris… aux frais de l’Assemblée

Les députés pourront louer un appartement à Paris... aux frais de l'Assemblée
A l’assemblée nationale, le 6 décembre. (Bertrand GUAY / AFP)

Leur logement sera remboursé à hauteur de 1.200 euros à partir du 1er janvier 2018.

Par L’Obs

Publié le 14 décembre 2017 à 11h38

Fini le camping à l’Assemblée ! Nos chers députés vont maintenant avoir de quoi se loger tout confort à Paris. Selon « l’Opinion », qui s’est procuré sa lettre, le premier questeur de l’Assemblée nationale, le député LREM d’Ille-et-Vilaine Florian Bachelier, a prévenu ce lundi 11 décembre ses collègues qu’ils auront à partir du 1er janvier prochain la « possibilité de louer un logement dont le loyer sera pris en charge par le budget de l’Assemblée nationale à une hauteur aujourd’hui estimée à 1.200 euros par mois ».

Aujourd’hui seuls 250 députés disposent d’un bureau dans lequel ils peuvent dormir. 51 chambres sont de plus à disposition dans la résidence de l’Assemblée. Mais si celles-ci sont toutes occupées, les autres députés peuvent bénéficier du remboursement de leur nuit d’hôtel à Paris, dans la limite de 200 euros, rappelle « l’Opinion ».

La mesure, assure le questeur, présente un double avantage : améliorer les conditions de vie et donc le travail des députés mais aussi faire des économies. Le budget « hôtellerie » mensuel d’un député serait aujourd’hui de 3.200 euros, sans qu’on sache ce que recouvre précisément ce chiffre.

Par ailleurs, les frais de taxi pris en charge seulement dans Paris et la petite couronne, le seront désormais sur toute le territoire, précise dans sa lettre Florian Bachelier.

 

Publié dans:La vie en macronie |on 14 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Bientôt une « Télé Macron » à la botte…………….(05/12/2017)

Pour Macron, l’audiovisuel public est « la honte de la République »

L'Express

Corinne Lhaïk Il y a 2 heures
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Le président Emmanuel Macron le 23 novembre 2017, à Versailles près de Paris © afp.com/ludovic MARIN Le président Emmanuel Macron le 23 novembre 2017, à Versailles près de Paris[EXCLUSIF] Recevant lundi les députés de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, le chef de l’Etat a prononcé une violente diatribe contre l’audiovisuel public.

Depuis qu’il est à l’Elysée, Emmanuel Macron reçoit systématiquement les députés de la majorité appartenant à chacune des commissions de l’Assemblée. Ce lundi, c’était le tour des membres de la commission des affaires culturelles et de l’éducation. Devant quelque 70 personnes, le chef de l’Etat s’est livré à un procès très sévère des entreprises de ce secteur. Dénonçant la mauvaise gestion, le gaspillage, la médiocrité des programmes et des contenus, les relations malsaines entre l’audiovisuel et ses partenaires extérieurs (animateurs, producteurs, etc). Et il a surtout marqué les esprits en affirmant que l’audiovisuel public est « la honte de la République ».

Questionné par un député sur la question des fake news, il a répondu que les journalistes – ceux de l’audiovisuel comme les autres – n’ont pas fait le travail d’éthique nécessaire sur le sujet. Il a condamné le mode de nomination des présidents de ces entreprises par le CSA. Une fois nommés, les intéressés n’ont de compte à rendre à personne.

Mais, en début d’intervention, il a souligné que la situation de l’audiovisuel ne pouvait se résumer ni à une question de personnes, ni à une question d’économies.

 

 

Publié dans:La vie en macronie, Médias |on 5 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Jonas de plus en plus populaire………(23/11/2017)

Publié dans:La vie en macronie |on 23 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Maires en colère……………………(21/11/2017)

Les maires, en colère contre le gouvernement, ouvrent leur 100e Congrès

>Politique|R.L avec AFP| 21 novembre 2017, 7h43 |3
Maires en colère........................(21/11/2017) dans La vie en macronie 7405506_10556c72-ce86-11e7-8711-28471a056608-1_1000x625
François Baroin, président de l’Association des maires de France, et Emmanuel Macron (ici en mars dernier). (LP/PHILIPPE LAVIEILLE.)

Le Premier ministre ce mardi après-midi et le président jeudi seront au Congrès des maires pour tenter de rassurer les élus, inquiets de la politique du gouvernement.

Quelque 15 000 élus attendent de pied ferme Emmanuel Macron et ses ministres à partir de ce mardi, à Paris, pour le 100e Congrès des maires. Diminution des contrats aidés, baisse des dotations de 13 milliards d’euros sur cinq ans, baisse des APL et surtout suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers : les maires sont remontés contre la politique du gouvernement.

Pour tenter de les rassurer, une quinzaine de ministres défileront Porte de Versailles lors des trois jours de débats. Dès ce mardi après-midi, le chef du gouvernement Edouard Philippe prendra la parole. Et jeudi, c’est le président Emmanuel Macron qui clôturera le Congrès. La veille au soir, il recevra 1500 maires à l’Elysée.

L’Association des maires de France (AMF), présidée par François Baroin (LR) a dénoncé « les mesures exclusivement d’inspiration budgétaire proposées depuis six mois » par le gouvernement. A la veille du Congrès, elle a annoncé qu’elle envisageait de saisir le Conseil constitutionnel sur les contraintes budgétaires imposées par le gouvernement qu’elle juge contraires à la Constitution.

 

 

« Entre lassitude, résignation et colère »

« Nous oscillons entre lassitude, résignation et colère. Nous avons cumulé les tours de vis budgétaires sous Sarkozy comme sous Hollande depuis tellement d’années. Ce que nous inflige le président Macron, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase » dénonçait lundi, dans Le Parisien, André Laignel (PS), vice-président de l’AMF.

« Le président a une occasion unique de remettre tout le monde autour de la table, de fixer un cap général vers plus de décentralisation », estimait lundi François Baroin, dans une interview au Figaro.

Avec la suppression de la taxe d’habitation notamment, les élus craignent pour l’autonomie financière et fiscale de leur commune. « Pour que la confiance soit renouée, il faut un dialogue d’égal à égal et que les règles de ce contrat ne soient pas imposées », explique Thierry Suaud, maire PS de Portet-sur-Garonne (Haute-Garonne).

Les maires assurent qu’ils réserveront un accueil républicain au gouvernement et à Emmanuel Macron, mais préviennent que la salle réagira plus ou moins vivement selon le contenu de leur message.

Publié dans:La vie en macronie |on 21 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La comm. de Jonas…………………….(16/10/2017)

Publié dans:La vie en macronie |on 16 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

Pitoyable…………………………(10/10/2017)

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Merci Nadine……………….(26/09/2017)

 

Merci Nadine...................(26/09/2017) dans La vie en macronie

 

Publié dans:La vie en macronie |on 26 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………(15/09/2017)

La lettre de Laurent Joffrin.....................(15/09/2017) dans La vie en macronie cleardot
Libération 15 septembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Soumission

Dans La Vie de Brian, satire baroque de la vie du Christ, les Monty Python mettent en scène deux groupes de Judée en lutte contre l’occupation romaine, le Front du peuple judéen et le Front du peuple de Judée, qui se livrent une concurrence féroce alors qu’ils ont les mêmes buts et le même programme. Dans une scène hilarante, le leader du Front du peuple judéen termine sa harangue en jurant de lutter jusqu’à la mort contre l’ennemi détesté. Un militant candide répond : «oui, les oppresseurs romains !» Les autres se lèvent alors comme un seul homme en criant «Non ! Le Front du peuple de Judée !»

Ces rapports sont ceux qu’entretiennent aujourd’hui le PCF et la France insoumise. A peu de choses près, les deux organisations ont le même programme, le même but, la même positon sur l’échiquier politique. Elles ont toutes deux soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. Mais elles sont lancées dans une guerre qui pourrait bien se terminer par la mort de l’une d’entre elles.

C’est bien sûr Jean-Luc Mélenchon, fort de ses succès à l’élection présidentielle, qui a pris largement le dessus. C’est désormais le compagnonnage du pot de fer insoumis et du pot de terre communiste. Mélenchon a refusé d’aller à la fête de l’Humanité et la France insoumise n’y aura pas de stand. Les deux formations proches en théorie ont constitué deux groupes distincts à l’Assemblée et la France insoumise refuse toute espèce d’alliance, à la base comme au sommet. En mai dernier, le Canard révélait cet aimable SMS de Mélenchon à Pierre Laurent, chef du PCF : «Vous êtes la mort et le néant.» Avec des alliés comme lui, on n’a pas besoin d’adversaire…

Il y a une forme de jouissance perverse dans ces rapports, qui confinent désormais au sado-masochisme. C’est une revanche qui vient de loin. Mélenchon a été formé au sein d’un groupuscule trotskiste animé par le défunt et regretté Pierre Lambert. A cette époque, les rapports de force étaient inverses : le PCF était un mastodonte et la secte lambertiste vivotait en faisant de l’entrisme au PS et à Force ouvrière. On devine la délectation du vieux trotskiste, si longtemps humilié et moqué, qui tient maintenant à sa botte les anciens staliniens sûrs d’eux et dominateurs. En position de grave faiblesse, le PCF ne peut guère répliquer, gardant pour lui une rancune d’autant plus douloureuse qu’elle est muette. Les insoumis exigent une soumission totale. Si bien que nous ne sommes pas loin d’une scène d’Histoire d’O ou de Cinquante Nuances de Grey : dans un salon tapissé de fourrures, muni d’un grand fouet, Jean-Luc Mélenchon fustige Pierre Laurent attaché à un anneau scellé dans le mur. Certes celui-ci ne crie pas «encore, encore !» à chaque coup de fouet, mais il doit accueillir les agressions mélenchoniennes avec un sourire figé et des gémissements contenus, espérant ainsi regagner l’indulgence du maître…

Dans cette bataille, les communistes sont la partie offensée. Ils ne cessent de prêcher l’unité et ne reçoivent en échange que sarcasmes et humiliations. A cela, on ajoutera que le PCF, qui a jeté sa gourme soviétique il y a bien longtemps, est désormais un parti de gauche tout à fait honorable qui ne mérite en rien le traitement qu’on lui fait subir. Il a surtout le grand avantage de n’avoir pas succombé, à la différence de Mélenchon, aux sirènes populistes. Il reste un parti de militants et de cadres formés, qui respecte le débat rationnel et l’intelligence collective, au lieu de remplacer les raisonnements par des invectives. C’est peut-être pour cela qu’il rencontre tant de difficultés…

Et aussi

• Philippe corrige-t-il Macron ? Il s’en démarque en tout cas. Il a déclaré en Allemagne qu’il ne dirait jamais que ses prédécesseurs «n’ont rien fait» ou qu’ils ont «mal fait». «Beaucoup ont pris des décisions intelligentes, courageuses.» Un langage radicalement différent de celui du président, pour qui la France a été gouvernée avant lui par une bande de «fainéants». Il n’y a pas deux lignes au sommet de l’Etat. Mais il y a deux styles.

• L’ancien directeur de cabinet de Patrick Balkany a été condamné pour avoir fourni un emploi fictif à l’un des animateurs du Cercle Wagram, lui-même impliqué dans une affaire de banditisme en liaison avec le milieu corse. Comme à la bataille navale, les tirs de la justice se rapprochent du couple Balkany. Touché, mais pas coulé…

• Les algorithmes manquent de jugeote historique. Dans les catégories publicitaires de Facebook, proposées aux annonceurs, on pouvait trouver les groupes suivant : «jew haters» («ceux qui haïssent les juifs») ou «comment les juifs ont ruiné le monde». Alertée, la direction de Facebook a promis de corriger. Tant qu’elle n’est pas remplacée elle-même par un algorithme…

Laurent Joffrin
Publié dans:La vie en macronie, Libres Propos, Politique |on 15 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………….(12/09/2017)

Libération 12 septembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Social-medefisme

C’est une version quelque peu altérée du «en même temps» cher à Emmanuel Macron. Pendant la campagne présidentielle, la locution était destinée à illustrer le balancement prudent des responsables d’En marche entre droite et gauche, entre libéralisme et social-démocratie, entre patronat et salariés. Elle prend en cette rentrée une autre acception. Le Président affiche sa résolution d’appliquer, quelles que soient les protestations, la réforme qui libéralise le code du travail et, «en même temps», Bruno Le Maire confirme et précise les premières réformes fiscales du gouvernement, qui consistent à supprimer la moitié ou plus de l’impôt sur les grandes fortunes, à limiter à 30% la taxation qui pèse sur les revenus du capital, et à réduire à 28% l’impôt sur les sociétés. Le patronat aura les coudées plus franches sur le marché du travail et «en même temps», le même patronat, ou les épargnants les plus prospères, verront leur impôt nettement allégé. Le Medef se frotte les mains et «en même temps», sabre le champagne. Bref, ce «même temps» est un temps béni pour les plus favorisés…

Point de caricature, toutefois : le gouvernement prévoit aussi de réduire quelque peu les cotisations salariales et d’abaisser la taxe d’habitation. Les mesures qu’il prépare sur le logement auront un versant social. Tout ne va pas dans le même sens. Mais l’ordre chronologique parle de lui-même : on commence par ceux d’en haut, et on annonce des compensations pour ceux d’en bas. Certaines mesures en faveur des entreprises sont par ailleurs logiques. La gauche aura par exemple du mal à fustiger la diminution de l’impôt sur les bénéfices : c’est elle qui l’a enclenchée.

«Coup d’Etat social ?» Certes non. Tout cela est voté très régulièrement par le Parlement et le programme avait été largement exposé et discuté pendant les deux campagnes électorales de 2017. Un coup d’Etat, c’est autre chose. L’outrance affaiblit l’argumentation au lieu de la renforcer. Mais le profil général de la politique en cours n’est pas douteux : il s’agit bien de favoriser employeurs et investisseurs dans l’espoir de les inciter à embaucher.

Cela se produira-t-il ? C’est fort possible, mais pour une autre raison : l’économie, d’ores et déjà, va un peu mieux. Les embauches ont repris à un rythme inédit depuis de longues années. L’Insee vient d’annoncer que l’économie française avait créé 81 400 emplois nets au deuxième trimestre 2017. Ces chiffres sont encore insuffisants pour réduire le taux de chômage de manière spectaculaire. Mais c’est un fait qu’il a cessé de croître. L’Insee estime même qu’on est revenu au niveau de chômage de 2012, un peu inférieur à 10%. Sur cette lancée, et si rien ne vient l’interrompre, une meilleure croissance aura immanquablement pour effet de réduire le nombre des chômeurs. Le gouvernement, au fond, n’y sera pas pour grand-chose. Mais il aura beau jeu, dans cette hypothèse, de bomber le torse en proclamant le succès de ses réformes… Les opposants à ce macronisme d’establishment doivent y prendre garde : les bons généraux sont ceux qui ont de la chance. Pour l’instant, la bonne étoile qui accompagne Emmanuel Macron depuis le début de sa chevauchée politique, malgré les déconvenues sondagières de l’été, continue de briller.

Et aussi

• Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a annoncé sur RTL que le gouvernement allait ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes. Il est temps. Emmanuel Macron s’était prononcé en ce sens pendant la campagne et le Comité national d’éthique a émis pendant l’été un nihil obstat. Aujourd’hui, cette technique de procréation est ouverte aux seuls couples hétérosexuels stériles. Ce qui constitue évidemment une discrimination envers les femmes seules et les couples d’homosexuelles. Les opposants au mariage pour tous vont-ils reprendre le sentier de la guerre anti-homos ? Ils avaient prophétisé une sorte d’«effondrement anthropologique» à la suite de la réforme mise en œuvre par François Hollande. Cet «effondrement» tardant à venir, il est possible que les esprits se soient quelque peu ouverts…

• Emmanuel Macron est aux Antilles pour témoigner de sa solidarité avec les victimes de l’ouragan Irma. Des polémistes aux faibles arguments lui reprochent d’arriver tard. Mauvaise querelle. La tempête l’empêchait de toute manière d’aller tout de suite sur les îles sinistrées, lesquelles attendaient d’abord des vivres, des médicaments et des forces de l’ordre capables d’éviter les pillages. C’est plutôt le manque d’anticipation, supposé ou réel, qui est au centre des discussions.


PS – J’avais critiqué en termes peu amènes Jacques Julliard, que je connais bien, pour répondre à son article dans le Figaro. Il m’envoie une réponse courroucée qu’il me paraît juste de publier, avec une réponse à la réponse…

Mon cher Laurent,

Voici quelques remarques à propos de l’agression à laquelle tu te livres à mon endroit, dans ta lettre du 5 septembre 2017.

1. Je n’ai, bien entendu, jamais «adopté les couleurs» du Figaro. Je ne m’y suis pas «lové». Je suis depuis près de sept ans éditorialiste à Marianne, après avoir quitté le Nouvel observateur, dont je déplorais la ligne politique strauss-kahnienne. Tu avais à l’époque accepté de publier dans Libération les raisons de mon désaccord. Je publie un carnet mensuel au Figaro, à la rubrique Champ libre, sous ma seule responsabilité, avec mention de mon appartenance à Marianne. Tu ne pouvais l’ignorer. Si du reste tu m’avais ouvert plus souvent les colonnes de Libé, tu aurais pu vérifier que je tiens partout le même langage, quel que soit le journal où j’écris.

2. Quand tu me donnes des leçons d’histoire, je souris. Quand tu me traites de caméléon, j’éclate franchement de rire. Pas ça et pas toi.

3. Tu m’insères dans ta revue de ceux, généralement de droite, qui «disent du mal des musulmans». Tu ne trouveras jamais une ligne sous ma plume contre les musulmans. A moins que pour toi, dénoncer les complaisances de nombre d’intellectuels de gauche à l’égard de l’islamisme relève de l’hostilité aux musulmans.

Je regrette le retour à des méthodes d’amalgame, qui prouvent que le rapprochement avec l’ère stalinienne que j’esquisse dans l’article que tu incrimines, est, hélas, de plus en plus justifié.

4. J’ai passé une partie de ma vie à défendre les musulmans, en Algérie, quand il y avait des coups à prendre, en Bosnie, au Kosovo, au Darfour. Chaque fois, je me suis senti plutôt seul. Au fait, j’aurais apprécié que le rédacteur en chef du Nouvel obs que tu étais à l’époque, relaie ma campagne contre le nettoyage ethnique de l’ex-Yougoslavie. Aux côtés de gens comme Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann, mais aussi Alain Finkielkraut et Pascal Bruckner qui figurent régulièrement sur tes listes de proscrits pour «islamophobie», comme disent les islamolâtres.

5. Quand nous aurons ensemble une discussion sérieuse sur l’islam en France, je t’expliquerai pourquoi l’opposition entre la masse des musulmans pacifiques et respectueux des lois de la République, et une poignée de terroristes est devenue, hélas, artificielle, et que la complaisance d’un certain nombre d’intellectuels de gauche envers l’islamisme à visage humain est dangereuse, irresponsable.

Tu me demandes à cor et à cri des noms d’intellectuels de ce type, car tu aimes bien les listes et les charrettes.

Voici en tout cas un premier nom : Laurent Joffrin.

6. En publiant tes remarques désagréables et injustifiées, dans une lettre connue de ses seuls destinataires, tu m’empêches de te répondre. Je n’en ai pas les moyens. Je trouverais élégant de ta part de publier cette réponse dans une de tes prochaines lettres, accompagnée des commentaires que tu trouverais appropriés.

Comme je ne veux insulter ni le passé ni l’avenir, je te prie de croire, mon cher Laurent, à mon amitié sincère, bien qu’un peu attristée.

Jacques Julliard

Mon cher Jacques,

Je comprends ton courroux… Je retire volontiers le mot «caméléon», très déplaisant et employé dans un élan polémique excessif à propos de tes interventions dans le Figaro, un fort bon journal au demeurant, quelles que soient ses idées, qui ne sont pas les miennes. Mais admets aussi que tes carnets, que je lis attentivement, développent souvent des thèses qui se rapprochent de celles du quotidien. Ce qui traduit, pour moi qui te connais bien, une évolution nette…

Quant à ma supposée complaisance envers «l’islamisme à visage humain», permets-moi de sourire à mon tour. Outre que je suis notoirement incroyant, ces idées obscurantistes me révulsent autant que toi. Un rappel des temps anciens : c’est moi qui ai publié en une de l’Obs l’appel de Régis Debray, Elisabeth de Fontenay, Alain Finkielkraut et Catherine Kintzler qui dénonçait «le Munich de l’école républicaine» dans l’affaire du voile islamique. Je te rappelle aussi que Libération a publié au moins deux numéros en commun avec Charlie Hebdo quand l’hebdomadaire était en butte aux anathèmes intégristes. C’est encore Libération qui a accueilli l’équipe de Charlie, d’abord après l’incendie dont le journal avait été victime, ensuite après l’attentat du 7 janvier où une grande partie de son équipe a été assassinée. Cet acte qui nous a valu plusieurs menaces de mort n’est guère compatible, me semble-t-il, avec la «complaisance» dont tu parles.

Autre histoire ancienne, tu es fort injuste quand tu me reproches de ne pas avoir «relayé» ta campagne contre le nettoyage ethnique dans l’ex-Yougoslavie. Ces papiers de combat, me semble-t-il, ont été publiés dans l’Obs dont j’étais le directeur de la rédaction. Je me suis par ailleurs rendu à Sarajevo pour soutenir le quotidien Oslobodjene («Libération», en français), bombardé régulièrement par les miliciens serbes, et j’ai publié dans l’Obs un numéro spécial destiné à le défendre.

Mais au-delà de cette polémique ponctuelle, ayons cette discussion sérieuse sur l’islam. Cela évitera les malentendus…

Laurent Joffrin
Publié dans:La vie en macronie |on 12 septembre, 2017 |Pas de commentaires »
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