Archive pour la catégorie 'LA VIE EN SARKOZYE'

L’édito de Nicolas Demorand……………………..(05/05/2012)

Mur

Par Nicolas Demorand

Pour une fois, il y aura donc un défilé et une contre-manifestation. Pour le dire avec les mots sidérants de Nicolas Sarkozy en meeting hier, ceux qui défileront derrière le «drapeau rouge» et ceux qui agiteront l’autre, le vrai, le «bleu-blanc-rouge». Choisis ton camp citoyen, travailleur, chômeur, paisible passant, toi qui pensais faire partie du même peuple, de la même nation, toi qui croyais avoir la République en partage, la fraternité comme héritage et horizon ! Après l’apologie des frontières, c’est carrément le mur de Berlin qui se trouve reconstruit en catastrophe, en plein Paris, comme au bon vieux temps de la guerre froide, quand il fallait faire barrage aux rouges ! Pendant cinq ans, le débat public et l’actualité auront été hystérisés. Voilà désormais l’histoire de France transformée, dans une ultime tentative de division et de diversion, en ligne à basse tension. Mais est-il si difficile de parler d’avenir pour se réfugier ainsi dans le passé ? Cultiver de la sorte, avec un soin maniaque, l’histoire antiquaire ? Tenter, sans succès tant les ficelles sont grosses et les querelles déjà tranchées par le cours serein du temps, de réactiver des clivages qui n’intéressent personne à part quelque conseiller extrême droitier du président-candidat ? Démarrée dans l’improvisation la plus totale, poursuivie sans aucune ligne ni proposition crédible ou même audible, la campagne se termine dans un grand bazar de mots, de symboles, de transgressions désespérées. Spectacle effrayant, a dit l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin.

« Ivresse sondagière »…………………………….(01/05/2012)

Sondages de l’Elysée : « irrégularités et ivresse sondagière »

Créé le 01-05-2012 à 07h48 – Mis à jour à 07h59 6 réactions

Le Nouvel Observateur avec AFP

Entre 2007 et 2009, la présidence a commandé 264 sondages pour un montant de 6,35 millions d’euros, révèle l’élu écologiste Raymond Avrillier.

Raymond Avrillier s'amuse d'avoir pu obtenir la copie de "nombreux" sondages en 2008 concernant la liaison du président avec sa future épouse. (Eric Feferberg - AFP)

Raymond Avrillier s’amuse d’avoir pu obtenir la copie de « nombreux » sondages en 2008 concernant la liaison du président avec sa future épouse. (Eric Feferberg – AFP

La présidence de la République a commandé 264 sondages pour un montant de 6,35 millions d’euros entre 2007 et 2009, a révélé lundi 30 avril un élu écologiste grenoblois qui dénonce les « irrégularités » et « l’ivresse sondagière » de Nicolas Sarkozy.

« Ces documents montrent une addiction sondagière, une conduite à la petite semaine, au GPS des sondages », a réagi Raymond Avrillier après avoir révélé lors d’une conférence de presse lundi, que 264 sondages pour un montant de 6,35 millions d’euros avaient été commandés par la présidence de la République entre juin 2007 et juillet 2009.

« Uniquement en 2007, les prestations de conseils et les sondages payés sur fonds publics ont atteint 1,194 millions d’euros. C’est une somme énorme », a-t-il détaillé s’appuyant sur des documents que lui a remis l’Elysée sur injonction du tribunal administratif de Paris.

Utilisés par l’UMP

« Certains ont été clairement utilisés par l’UMP notamment en vue de l’élection présidentielle de 2012″, a ajouté l’ex-élu écologiste, qui assure n’avoir « obtenu que 134″ de ces 264 sondages.

« Pour chacune des personnalités suivantes diriez-vous qu’elle ferait un(e) bon(ne) candidat(e) à l’élection présidentielle ? », interroge en décembre 2008 l’un de ces sondages énumérant uniquement des personnalités du Parti socialiste, que l’AFP a pu consulter.

Raymond Avrillier, connu pour avoir provoqué la chute de l’ancien maire de Grenoble Alain Carignon (UMP), avait saisi en 2009 en tant que simple citoyen le tribunal administratif de Paris, qui avait enjoint le 17 février dernier la présidence de la République de communiquer les conventions d’études et les factures des sondages qu’elle a fait réaliser entre 2007 et 2009.

Sa demande s’appuyait sur la loi du 17 juillet 1978 qui favorise l’accès aux documents administratifs.

Rapport de la Cour des comptes

L’écologiste affirme, par ailleurs, ne pas avoir reçu les bons de commandes de sondages « indirects » commandés par l’intermédiaire des cabinets d’études Publifact, PubliOpinion et Giacometti lesquels n’ont, en outre, jamais été mis en concurrence comme le prévoit la loi, d’après lui.

« Cette surfacturation potentielle par ces intermédiaires soulève la question d’une sortie irrégulière d’argent des caisses de l’Etat », avance l’ex-élu grenoblois, alors que ces prestations ont été facturées 2,98 millions d’euros au total à Publifact et PubliOpinion et 1,38 million à Giacometti Péron, détaille-t-il.

Après la publication d’un rapport de la Cour des comptes épinglant l’Elysée sur des facturations d’études d’opinion, la cour d’appel de Paris s’était opposée, en novembre 2011, à ce qu’un juge d’instruction enquête sur le contrat, sans mise en concurrence, conclu en 2007 entre l’Elysée et Publifact pour la réalisation de sondages.

« Que pensez-vous de son mariage possible avec Carla Bruni ? »

Raymond Avrillier, qui a reçu quatre cartons de documents, s’amuse d’avoir pu obtenir la copie de « nombreux » sondages en 2008 concernant la liaison du président avec sa future épouse. « Que pensez-vous de son mariage possible avec Carla Bruni ? », interroge l’un d’eux, ce qui fait dire au militant que ces sondages « ne relèvent pas de la conduite de l’Etat ».

Il a déposé des recours auprès du tribunal administratif de Paris pour que lui soit communiqués les documents manquants, et a formulé également une nouvelle demande pour obtenir les documents des années 2010, 2011 et 2012.

 

Le Nouvel Observateur avec AFP

Publié dans:LA VIE EN SARKOZYE, SONDAGES |on 1 mai, 2012 |Pas de commentaires »

Festival de Pinocchios pour Sarko…………………..(17/04/2012)

Nicolas Sarkozy, festival du Pinocchio sur France Inter

Créé le 17-04-2012 à 11h00 – Mis à jour à 17h22      78 réactions

Le Nouvel Observateur

Par Le Nouvel Observateur

Festival de Pinocchios pour Sarko.......................(17/04/2012) dans HUMOUR 2612125

Le « Nouvel Observateur » décerne une avalanche de Pinocchios à Nicolas Sarkozy pour son intervention sur France Inter, mardi 17 avril.

  • 2519187 dans LA VIE EN SARKOZYE2519187 dans PRESIDENTIELLES 2012« La France est le seul pays de l’OCDE à n’avoir connu aucun trimestre de récession depuis le deuxième trimestre 2009. »



 

La France a connu un trimestre de croissance négative : le deuxième trimestre 2011. En fait, le chef de l’Etat joue sur la définition de la récession – qui commence à partir de deux trimestres – et il serait plus exact de préciser que la France n’a pas connu de récession depuis le deuxième trimestre 2009. Ce qui est absolument faux, c’est de dire qu’elle est la seule dans ce cas.

En effet, comme l’ont rappelé nos confrères du « Monde« , l’Allemagne et les Etats-Unis n’ont connu qu’un semestre de croissance négative depuis le deuxième trimestre 2009, tout comme la France. Mais la Pologne et la Suisse, elles, n’en ont connu aucun.

 

Le chef de l’Etat travestit également la réalité en abordant le programme de son principal concurrent :

  • 251918725191872519187« La compétitivité est un mot qui n’est pas prononcé une fois dans le programme du candidat socialiste. »

Faux. Dans le projet de François Hollande, le mot « compétitivité » apparaît une fois. Il se situe dès la première proposition du candidat, dans la phrase : « Je permettrai aux régions, pivots de l’animation économique, de prendre des participations dans les entreprises stratégiques pour le développement local et la compétitivité de la France. »

 

Ce n’est pas tout : pour rappeler son opposition à l’homophobie, le chef de l’Etat a commis une erreur au sujet du député UMP, Christian Vanneste :

  • 25191872519187« Christian Vanneste a été exclu de l’UMP par une décision de Jean-François Copé. »

 

 

Le député UMP du Nord, qui s’est fait remarquer notamment par ses interventions douteuses sur les homosexuels, dément l’affirmation du chef de l’Etat. Interrogé par nos confrères de Rue89, il répond :

« Dans un parti politique, il y a des statuts. Pour exclure quelqu’un, il faut respecter les statuts. Ces gens-là annoncent mon exclusion, mon retrait d’investiture, mais je n’ai aucun contact avec eux. Enfin, il est difficile d’exclure quelqu’un pour avoir tenu une vérité historique. »

 

A l’international, Nicolas Sarkozy souffre de légers troubles de la mémoire au sujet de l’ancien dictateur libyen Kadhafi :

  • 2519187251918725191872519187« Il n’a jamais été question de vendre une centrale à monsieur Kadhafi. S’il y a bien dans le monde un chef d’Etat qui n’a pas frayé avec monsieur Kadhafi, et est responsable de son départ et de ce qui lui est arrivé, je pense peut-être que c’est moi. »

 


S’il n’a pas « frayé », il a pour le moins été chaleureux avec le dictateur . En décembre 2007, le guide de la révolution libyenne a été accueilli à Paris pour une visite de cinq jours. Une visite au protocole inhabituel : reçu à l’hôtel Marigny, conformément à ses caprices, le colonel a fait ériger dans les jardins une tente bédouine pour y accueillir ses invités.

Rama Yade, alors secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, s’était dite « dérangée » : « Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. »

Aux critiques, Nicolas Sarkozy répondait alors : « Si nous n’accueillons pas des pays qui prennent le chemin de la respectabilité, que devons-nous dire à ceux qui prennent le chemin inverse ? » Il a ensuite déclaré :

Je peux témoigner de la collaboration des services français avec les services libyens pendant les quatre années où j’étais ministre de l’Intérieur. »

Pas question de vendre une centrale ? Le 27 juillet 2007, « Le Figaro » rappelait que Nicolas Sarkozy, au cours de sa visite à Tripoli, avait proposé de fournir à la Libye des technologies nucléaires civiles, après la signature d’un projet de coopération dans les « applications pacifiques de l’énergie nucléaire. »

 

Autre sujet très sensible, l’affaire Bettencourt, que Nicolas Sarkozy s’efforce de ne pas commenter, tout en affirmant :

2519187« Sur ma campagne 2007, vous devez le savoir, les comptes ont été si exacts que personne ne les a contestés. »




La justice se rapproche pourtant de plus en plus de Nicolas Sarkozy, dans le cadre de l’affaire Bettencourt. Ces comptes font l’objet d’une réquisition judiciaire auprès de la Commission nationale des comptes de campagne. Le dossier Bettencourt comporte un volet sur un possible financement politique occulte, ouvert notamment après des déclarations de l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout. Celle-ci a, entre autres, affirmé avoir remis 50.000 euros en espèces à l’ancien homme de confiance de l’héritière de l’Oréal, Patrice de Maistre. Ce dernier lui aurait déclaré qu’il les remettrait à l’ancien trésorier de l’UMP, Eric Woerth, pour la campagne de Nicolas Sarkozy.

 

Enfin, toujours sur l’affaire Bettencourt, mais cette fois dans le volet concernant les fadettes des journalistes du « Monde », Nicolas Sarkozy a déclaré :

 

  • 25191872519187« Il n’y a eu aucun journaliste qui a été espionné. Il y a une procédure en violation du secret de l’instruction et c’est cette procédure en violation du secret de l’instruction que de… pourquoi d’ailleurs, pourquoi espionner un journaliste ? Pour savoir ce qu’il va dire le lendemain dans le journal ? »

 

En septembre 2010, le procureur Philippe Courroye ouvre une enquête préliminaire pour violation du secret de l’enquête après des révélations du « Monde » sur une perquisition réalisée par la juge Isabelle Prévost-Desprez chez Liliane Bettencourt. Il soupçonne la magistrate d’être la source des journalistes et il aurait fait saisir les « fadettes » (factures téléphoniques détaillées) de ces derniers pour le vérifier.

Le quotidien porte alors plainte contre X pour violation du secret des sources. En mai 2011, une information judiciaire pour « atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions » est confiée à la juge Sylvia Zimmermann.

La Cour de cassation a jugé la saisie des fadettes des journalistes contraire à leur droit au secret des sources, et Philippe Courroye a été mis en examen fin janvier pour « collecte illicite de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal et illicite » et « violation du secret des correspondances », comme son adjointe Marie-Christine Daubigney. Mais la cour d’appel de Paris a annulé ces mises en examen sur un point de procédure le 22 mars ; le « Monde » a annoncé qu’il allait se pourvoir en cassation. Philippe Courroye reste procureur de Nanterre : la Chancellerie affirme que son départ n’est pas « à l’ordre du jour », et lui-même exclut toute démission.

Le patron du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, est lui aussi mis en examen. Contrairement à son supérieur Frédéric Péchenard, qui assume pourtant avoir demandé « d’identifier » la source d’un journaliste du « Monde ».

Ainsi il n’y a pas eu d’écoute de journaliste, mais il y a bien eu un espionnage.

Donald Hebert, Louis Morice, Anne-Sophie Hojlo et Cédric Coussseau – Le Nouvel Observateur

 

Le principe des Pinocchios de l’Obs :

2519187 Un Pinocchio = Une simple erreur, une imprécision.

25191872519187Deux Pinocchios = Une erreur manifeste, un mensonge par omission

251918725191872519187 Trois Pinocchios = le mensonge prémédité, avec intention de nuire.

Le Nouvel Observateur

Par Le Nouvel Observateur

Les « Pinicchios » de l’Obs………………………(06/04/2012)

Sarkozy : « Il n’y a eu aucun cadeau aux riches ». Vraiment ?

Créé le 05-04-2012 à 18h39 – Mis à jour à 22h54      33 réactions

Donald Hebert

Par Donald Hebert

Le candidat de l’UMP a une mémoire sélective sur l’évolution de la fiscalité au cours de son mandat.

 (Louison - Le Nouvel Observateur)

(Louison – Le Nouvel Observateur)

« Le Nouvel Observateur » décerne trois Pinocchios à Nicolas Sarkozy pour son intervention jeudi 5 avril lors de la conférence de presse visant à présenter son programme présidentiel. En effet, le chef de l’Etat a affirmé que la fiscalité avait augmenté pour les plus aisés, avant de conclure :

  • Les 2519187 dans Politique2519187« Il n’y a eu aucun cadeau aux riches depuis que je suis président »

 

Faux. Comme le révèle une étude de Terra Nova, « think tank » proche du PS, les ménages les plus favorisés – les 10% des contribuables aux revenus les plus élevés, à partir de 3.786 euros par mois – ont reçu 18,5 milliards durant le quinquennat. Soit 54% des 34 milliards d’euros nets redistribués à l’ensemble des ménages. Ceci est le résultat des mesures prises par la majorité dès 2007 (comme le bouclier fiscal) et que les corrections décidées par Nicolas Sarkozy après le déclenchement de la crise – il a alors en effet augmenté la fiscalité pour les plus aisés – n’ont pas compensés.

 

Le principe des Pinocchios de l’Obs :

2519187 Un Pinocchio = Une simple erreur, une imprécision.

25191872519187Deux Pinocchios = Une erreur manifeste, un mensonge par omission

251918725191872519187 Trois Pinocchios = le mensonge prémédité, avec intention de nuire.

Donald Hebert

Par Donald Hebert

Publié dans:LA VIE EN SARKOZYE, Politique |on 6 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Belle tête de faux…………………..(03/04/2012)

Pugilat politique sur l’audition des chefs du renseignement

Créé le 02-04-2012 à 19h02 – Mis à jour à 20h00      9 réactions

Estelle Gross

Par Estelle Gross
Journaliste

Le gouvernement refuse l’audition des responsables des services de renseignement par une commission sénatoriale. Pourquoi ?

Le Premier ministre François Fillon le 1er mars 2012 à Besançon (c) Afp

Le Premier ministre François Fillon le 1er mars 2012 à Besançon (c) Afp

La commission sénatoriale pour le contrôle de l’application des lois souhaitait auditionner mardi 3 avril les deux chefs des services de renseignement. L’objectif : « dresser un diagnostic des dispositifs législatifs en vigueur concernant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme », a expliqué le sénateur socialiste et président de la commission David Assouline. Et ce quelques semaines après les drames de Toulouse et Montauban. Mais, Claude Guéant, ministre de l’intérieur, et Gérard Longuet, ministre de la défense, qui sont les autorités de tutelle, ont refusé. Motif avancé par les deux membres du gouvernement: « les fonctionnaires concernés n’ontt pas de responsabilité en matière d’évaluation des lois, et sont par ailleurs, en cette période pré-électorale tenus à un strict devoir de réserve », écrivent-ils dans un communiqué commun.

Le lendemain, François Fillon lors d’un meeting évoque de son côté « l’audition illégale par une commission du Sénat des chefs de nos services de renseignement ».

 

La demande de la commission est-elle illégale ?

Selon le Conseil constitutionnel, le Parlement « ne saurait intervenir dans la réalisation d’opérations en cours ». Or, la demande des sénateurs socialistes concerne « la lutte contre le terrorisme » et non l’affaire Mérah précisément.

« A partir du moment où il y a une commission chargée de surveiller l’application des lois, il est logique que les parlementaires puissent auditionner ceux qui sont en charge précisément de l’application des lois votées, c’est-à-dire les fonctionnaires », analyse Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel. « La demande était fondée juridiquement », poursuit-il.

 

Quid du devoir de réserve ?

Deuxième argument avancé par les ministres : le devoir de réserve des parlementaires. Voici la définition donnée par le ministère de l’Education nationale interrogé à ce sujet et publiée au Journal Officiel :  »Cette obligation ne découle d’aucun texte statutaire ou relatif au droit électoral. Il s’agit d’une tradition républicaine. Elle a pour objectif de préserver la nécessaire neutralité politique de l’autorité administrative en période électorale et l’impartialité des agents. La ‘période de réserve’ évite aussi aux agents d’être mis en difficulté parce qu’ils assisteraient, dans le cadre du service, à une manifestation publique au cours de laquelle pourrait naître une discussion politique. Elle permet de s’assurer qu’aucun fonctionnaire ne fera usage de sa fonction à des fins de propagande électorale. Elle peut, toutefois, être nuancée au cas par cas, en fonction des situations particulières. »

« Que les hauts fonctionnaires aient un devoir de réserve à l’extérieur, notamment dans les médias c’est évident. Il semble que Bernard Squarcini ne l’ait d’ailleurs pas respecté. En revanche devant les parlementaires, ils sont au contraire tenus de dire ce qui fonctionne ou non dans l’application de la loi », souligne Dominique Rousseau.

 

Pourquoi une audition de la délégation parlementaire au renseignement ?

« La sécurité de l’Etat n’autorise pas l’audition publique par des commissions parlementaires qui n’y sont pas habilitées, des agents de nos services de renseignement. Il y a une commission spéciale, qui est composée de sénateurs et de députés qui sont tenus au secret et qui, elle, a le droit d’entendre ces chefs », a déclaré samedi François Fillon. La délégation parlementaire au renseignement créée en 2007 s’est autosaisie et a décidé elle aussi d’auditionner mercredi Bernard Squarcini, patron de la DCRI, ainsi qu’Erard Corbin de Mangoux à la tête de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, espionnage). La délégation parlementaire « a pour mission de suivre l’activité générale et les moyens des services de renseignement », est-il écrit dans la loi.

Mais, selon Dominique Rousseau « rien ne justifie au regard de la loi cette différence de traitement entre la délégation parlementaire au renseignement et la commission sénatoriale ». Notamment car « la commission sénatoriale peut très bien décider d’une audition à huis clos et de la non publication du rapport ». Argument également avancé par Bernard Cazeneuve, porte-parole de François Hollande. « Le prétexte juridique évoqué par le Gouvernement ne tient pas et il le sait. Il avait d’ailleurs autorisé l’ensemble des responsables militaires à être entendu par la commission de la défense de l’Assemblée nationale après l’attentat d’Ouzbine en 2008, malgré l’extrême sensibilité du sujet et des informations relatives. Les aspects les plus secrets avaient alors été abordés à huis clos et la confidentialité des échanges avait été parfaitement respectée », poursuit Bernard Cazeneuve dans un communiqué.

 

« Préoccupations électoralistes » contre « fins politiciennes »

Selon François Rebsamen, ce refus témoigne que « l’annonce d’une nouvelle loi antiterroriste faite dans la précipitation n’est qu’un effet d’affichage dicté par des préoccupations électoralistes ».

La droite renvoie la balle et l’accusation d’instrumentalisation politique, et accuse le PS de se « servir d’une institution de la République et de l’actualité à des fins politiciennes », selon les mots de la sénatrice UMP Fabienne Keller.

François Bayrou, quant à lui ne voit « aucune raison d’interdire ou de soupçonner une manoeuvre lorsque les chefs de services de renseignements doivent s’expliquer devant les représentants du peuple ».

Estelle Gross

Par Estelle Gross
Journaliste

Encore une promesse non tenue…………………..(03/04/2012)

Hébergement d’urgence : une promesse à la rue

Un homme SDF dort, le 04 décembre 2009 dans une rue de Paris.

Un homme SDF dort, le 04 décembre 2009 dans une rue de Paris. (AFP Fred Dufour)

En 2006, le candidat UMP avait assuré que plus personne ne serait obligé de dormir dehors. Une promesse non tenue. Alors que les places d’hiver ferment avec les beaux jours, la situation est plus dramatique encore.

Par M.P.

 

Fin 2006, Sarkozy-candidat avait pris l’engagement que «d’ici deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid». Aujourd’hui, comme chaque année à la même époque, s’arrête le plan hivernal de mise à l’abri. Une partie des places d’hébergement d’urgence, ouvertes seulement l’hiver, vont progressivement fermer, laissant dans la rue et sans solution des milliers de sans-abri, femmes seules et enfants compris. Une situation de plus en plus mal vécue par les SDF et les travailleurs sociaux. Rien n’a-t-il donc changé en cinq ans ? Quel bilan tirer de l’action de Nicolas Sarkozy ?

Ce qui a été dit

L’engagement du candidat Sarkozy remonte à l’hiver 2006, en pleine campagne électorale. Les Don Quichotte installent un campement de tentes le long du canal Saint-Martin pour braquer l’attention sur les sans-abri. Nicolas Sarkozy promet de s’attaquer au problème, lance un slogan: zéro SDF dans les deux ans.

Novembre 2007. Se déroule à Paris la «conférence de consensus», grande réunion dont le principe avait été arrêté à l’hiver 2006 à l’issue du campement des Don Quichotte. Lors de cette conférence, les intervenants (SDF, travailleurs sociaux, chercheurs, représentants des associations ou des pouvoirs publics…) ont décortiqué les politiques publiques menées en faveur des SDF. Diagnostic : «absence de réussite». La France privilégie la mise à l’abri des SDF, baladés de centre d’hébergement en centre d’hébergement, sans réelles perspectives de réinsertion. ils entrent dans ces centres d’hébergement comme SDF et en ressortent comme SDF. Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut sortir de la logique émotionnelle et des programmes focalisés sur l’urgence, en fonction des températures. Et que les pouvoirs publics doivent privilégier des politiques imbriquant lutte contre l’exclusion et accès au logement.

 

Ce qui a été fait

Le nombre de places dans les centres d’hébergement d’urgence a certes augmenté… mais la demande a explosé.

Au niveau national, le dispositif d’urgence est passé de 90 000 places en 2007 à 118 000 en 2011, selon des chiffres fournis par le secrétariat d’Etat au Logement. En période hivernale, 19.000 places supplémentaires peuvent être ouvertes, notamment dans des gymnases.

Cela ne suffit pas à répondre aux besoins. Des personnes continuent de dormir dans la rue, surtout l’été, faute de places disponibles. Les demandes d’aide ont explosé, conséquence directe de la crise économique. Le nombre de sans-abri est passé en dix ans de 85 000 à 150 000 personnes, d’après un rapport de la fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), publié mi-décembre (à consulter ici en pdf). De plus en plus de femmes seules et de familles entières se retrouvent sans domicile fixe.

Plus de 40% des demandes d’hébergement faites au 115, le numéro d’aide aux personnes sans abri, n’ont pas été satisfaites en 2010, selon le rapport de la Fnars. Son délégué général, Matthieu Angotti, détaille: «La courbe des appels d’urgence suit la courbe des températures : plus il fait froid, plus vous avez de chance d’avoir une place dans un centre d’hébergement d’urgence. Le résultat de la politique au thermomètre que l’on ne cesse de dénoncer.» Alain Raoul, directeur général de l’Armée du salut, expliquait dans Libé daté du 10 février: «En hiver, on fait tout pour que les gens ne se transforment pas en glaçons. On fait de la mise à l’abri pour éviter des morts de froid dans les rues.» Au printemps, on ferme les lits, sans se soucier du devenir des SDF. Mercredi dernier, les professionnels de l’urgence sociale, travaillant notamment pour le Samu social, étaient en grève dans 27 départements, dénonçant le «cynisme et le mépris de la loi que montre l’Etat».

Professionnels et acteurs associatifs dressent un bilan plutôt amer de l’action des pouvoirs publics ces cinq dernières années. Les idées mises sur la table en 2007 lors de la conférence du consensus n’ont pas été suivies d’effets. «On a seulement des bribes de réforme. C’est très décevant. La grande responsabilité de ce gouvernement, c’est d’avoir fait croire qu’il suffisait de dire pour que cela se fasse», déplore Matthieu Angotti, qui appelle à «revenir aux bases et à aller au bout des choses».

 

 

Pouah !!…………………..(03/4/2012)

L’affaire Bettencourt, une «boule puante» pour Sarkozy

Nicolas Sarkozy fait une allocution devant l'Institut pour la justice, le 31 mars 2012 à Paris

Nicolas Sarkozy fait une allocution devant l’Institut pour la justice, le 31 mars 2012 à Paris (Photo Lionel Bonaventure. AFP)

Le président candidat se défend de tout financement illégal de sa campagne de 2007, mais admet qu’il est possible qu’il ait rencontré André Bettencourt.

Nicolas Sarkozy s’est défendu mardi de tout financement électoral illégal de sa campagne présidentielle de 2007 en affirmant que ses comptes n’avaient été «contestés par personne», qualifiant sur Canal+ cette affaire de «boule puante».

«Comme toujours avant la présidentielle, il y a un certain nombre de boules puantes, c’est classique, ça ne surprend personne, ce n’est pas pour autant que c’est avéré», a déclaré M. Sarkozy.

«Je voudrais dire une chose sur les comptes de ma campagne de 2007 (…) ils n’ont été contestés par personne. La commission des comptes de campagne a certifié ces comptes en disant +il n’y a pas un centime dont on se demande d’où il vient, il n’y a pas une dépense dont on se demande par qui elle a été financée», a insisté le président candidat de l’UMP.

«la campagne de M. Balladur…»

«Le Conseil constitutionnel a confirmé ces comptes. Ces comptes de ma campagne de 2007 sont tellement exacts que personne n’y a trouvé à redire, il n’y a pas eu un contentieux. C’est d’ailleurs une des premières fois parce qu’en général, la campagne de M. Balladur, la campagne de M. Chirac, campagne des uns, campagne des autres…», a-t-il également relevé.

«Pourquoi voulez-vous qu’il y ait un financement illégal alors même que recettes et dépenses ont été contrôlées millimètre par millimètre et qu’il n’y pas l’ombre d’une contestation», a insisté Nicolas Sarkozy.

Réagissant aux informations de L’Express, le président sortant a indiqué qu’il était «bien sûr» possible qu’il ait rencontré André Bettencourt, le mari de Liliane Bettencourt, en février 2007, avant le premier tour de l’élection présidentielle de 2007.

«M. Bettencourt, c’était un délinquant ?»

«Sur André Bettencourt, j’étais vingt ans maire de Neuilly, ils habitaient Neuilly, il a été sénateur pendant que j’étais député, il était dans la majorité, la même que la mienne, jusqu’à présent M. Bettencourt c’était un délinquant ? Ce pauvre homme qui est mort depuis des années», a-t-il réagi.

«Je ne sais pas ce que je faisais il y a cinq ans», a poursuivi Nicolas Sarkozy, «la question c’est « est-ce que vous auriez pu rencontrer André Bettencourt » ? Bien sûr. Quel est le problème, quelle est l’histoire, quelle est l’information ?», a-t-il conclu.

L’Express a affirmé lundi, sur la foi du carnet intime de Liliane Bettencourt, que Nicolas Sarkozy avait rencontré André Bettencourt en février 2007.

D’autres indices révélés ces derniers jours par la presse mettent en lumière des coïncidences de dates qui seraient cohérentes avec un financement illicite de la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007, comme deux rapatriements de fonds de 400 000 euros en liquide depuis les comptes suisses de Liliane Bettencourt en février et avril 2007.

Les principaux protagonistes, notamment l’ancien trésorier de l’UMP, Eric Woerth ou l’ancien homme de confiance de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, incarcéré depuis le 23 mars, n’ont jamais reconnu un tel financement.

(AFP)

Publié dans:"AFFAIRES", LA VIE EN SARKOZYE |on 3 avril, 2012 |Pas de commentaires »

L’édito de Paul Quinio…………………….(31/03/20102)

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Vérité

Par Paul Quinio

A trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, le soupçon demeure. Il s’est même renforcé cette semaine après la publication dans la presse de documents signés par le juge d’instruction bordelais Jean-Michel Gentil. Nicolas Sarkozy a-t-il bénéficié en 2007, de la part de la famille Bettencourt, de financements illégaux pour sa campagne électorale ? Rappelons qu’il n’existe pour l’instant pas de preuve pour l’affirmer. Il faut aussi souligner que l’instruction se déroule dans des conditions d’indépendance a priori irréprochables. La justice est saisie, laissons-la travailler à l’établissement de la vérité. C’est sage. Même si Jacques Chirac, protégé par la même immunité présidentielle, a été jugé trop tardivement, il est heureux que le temps de la justice diffère de celui de la politique et des médias. Mais une campagne électorale est un moment démocratique spécifique, et interpeller le chef de l’Etat sur cette question majeure relève du devoir politique et médiatique. Eva Joly a eu raison, dans nos colonnes mercredi, de demander à Nicolas Sarkozy de s’expliquer, sans se contenter pour toute réponse du «Circulez, il n’y a rien à voir» habituel. Il faut continuer à regarder ces comptes de près, sans que la majorité crie, comme son Premier ministre cette semaine, au complot.

Badinguet commence à sentir le roussi………………(27/03/2012)

 

L’affaire Bettencourt se rapproche de Nicolas Sarkozy

LE MONDE | 27.03.2012 à 11h46 • Mis à jour le 27.03.2012 à 15h19

Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme

Patrice de Maistre et son avocat, le 22 mars 2012, avant sa mise en détention à Bordeaux.

A quelques semaines seulement du terme de son mandat, Nicolas Sarkozy est, pour la première fois, directement visé par un juge d’instruction. Le juge Jean-Michel Gentil, qui instruit au tribunal de grande instance de Bordeaux les principaux volets de l’affaire Bettencourt, semble bien déterminé à enquêter sur le président de la République – protégé par l’immunité pénale que lui confère la Constitution durant son mandat.

Le juge soupçonne désormais ouvertement le président d’avoir fait financerillégalement sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. De nombreux documents judiciaires, dont Le Monde a eu connaissance, en attestent.

Le juge Gentil dispose ainsi du témoignage, recueilli le 26 janvier, de l’artiste François-Marie Banier, mis en examen pour « abus de faiblesse, abus de confiance et escroquerie aggravés et blanchiment », et interrogé sur le contenu de son journal intime.

L’écrivain-photographe, très proche de Liliane Bettencourt, avait notamment inscrit des propos de la vieille dame, héritière de L’Oréal, sur ses carnets, à la mi-avril 2007: « De Maistre m’a dit que Sarkozy avait encore demandé de l’argent. J’ai dit oui. » Invité par le juge à s’expliquer, M. Banier, manifestement embarrassé, a tenté d’éluder.

« DES GENS DE TOUS BORDS QUI VIENNENT DEMANDER DE L’ARGENT »

« Je suis écrivain et je trouve intéressant de montrer les rapports d’une femme face à son trouble vis-à-vis des gens en qui elle doit avoir confiance », a-t-il commencé. « Pour cette demande d’argent, a-t-il poursuivi, ambigu, c’était une demande officielle car il y a toujours des demandes officielles pendant les campagnes. Il y a une somme officielle que l’on peut donner et il y a toujours des gens de tous bords qui viennent demander de l’argent à Liliane Bettencourt. »

Ces explications ne semblent pas avoir convaincu le magistrat. « Dans vos annotations, il semble que la demande d’argent a été formulée mais que la remise n’a pas été effectuée. Est-ce exact? », a questionné le magistrat. « Oui. D’ailleurs elle n’a pas encore donné cet argent et on ne sait pas si elle le donnera », a indiqué l’écrivain. « Dans la conversation, a-t-elle bien mentionné le nom de Sarkozy? », a insisté le juge. « Je ne suis pas sûr qu’elle ait mentionné le nom de Sarkozy mais c’était quelqu’un d’important », a répondu M. Banier.

Une réponse qui n’a manifestement pas satisfait le juge Gentil: « Nous faisonsremarquer que nous sommes à la mi-avril 2007 et qu’à cette époque, il n’y a qu’une seule campagne électorale, celle de la présidentielle de 2007; qu’à la mi-avril il s’agit de l’entre-deux tours de la présidentielle et qu’il n’y a donc plus que deux candidats en lice à ce moment-là, c’est-à-dire au moment où il inscrit cette conversation. En conséquence, si une personnalité s’est présentée pourdemander de l’argent à Liliane Bettencourt, ce ne peut être que l’une des deux personnalités concernées par le second tour de l’élection présidentielle, dont M.Nicolas Sarkozy. »

Et le juge de faire part de sa conviction: « Dans votre souvenir, une dernière fois, Liliane Bettencourt a-t-elle évoqué Nicolas Sarkozy – ce qui semble logique – ou l’autre candidat? » « Ce n’est pas ce qui m’intéresse », a coupé M. Banier.

DES VISITES DE NICOLAS SARKOZY AU DOMICILE DES BETTENCOURT DURANT LA CAMPAGNE DE 2007

Par ailleurs, ces derniers mois, le juge a recueilli plusieurs témoignages de personnes situées dans l’entourage proche de Liliane et André Bettencourt – mort en novembre 2007 – qui ont certifié que M. Sarkozy se serait rendu au domicile du couple, à Neuilly-sur-Seine, lors de la campagne présidentielle de 2007.

Selon l’un de ces témoins, Dominique Gautier, chauffeur des Bettencourt de 1994 à 2004, qui a gardé des liens avec les employés de la milliardaire, le futur chef de l’Etat serait venu lui-même réclamer de l’argent pour sa campagne. Une démarche qui lui aurait été rapportée par l’ex-gouvernante du couple, Nicole Berger, décédée depuis.

Interrogé par le juge le 8 mars, M.Gautier a déclaré: « Mme Berger m’a dit que M. Sarkozy était venu pour un rendez-vous voir Monsieur et Madame très rapidement, que c’était pour demander des sous. » Couchés sur procès-verbal, ces propos accusateurs font écho à ceux que M. Gautier avait tenus au site Mediapart, dès novembre 2010: « Lors d’une conversation téléphonique, avait-il dit à propos de Mme Berger, elle m’a dit que M. Sarkozy était venu chercher de l’argent chez M. et Mme Bettencourt. C’était juste en pleine campagne électorale. »

UN SYSTÈME DE SORTIE DE FONDS EN ESPÈCES ORGANISÉ PAR PATRICE DE MAISTRE

Le juge paraît accorder d’autant plus de crédit à ces témoignages et aux écrits de M. Banier – plus qu’à ses déclarations – qu’ils sont confortés par les découvertes effectuées en Suisse, dévoilées par Le Journal du Dimanche du 25 mars.

Le magistrat, en s’intéressant à un compte suisse de Mme Bettencourt, a mis au jour un système de sortie de fonds en espèces organisé par Patrice de Maistre, l’ex-gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, dont une partie pourrait avoiralimenté les caisses du candidat Sarkozy il y a cinq ans.
Via un mécanisme de compensation passant par des établissements financiers français et suisses, M. de Maistre – mis en examen pour abus de faiblesse et abus de biens sociaux et placé en détention provisoire le 23 mars – aurait récupéré en toute discrétion un total de 4 millions d’euros entre 2007 et 2009.

Sept retraits auraient été effectués par un intermédiaire mandaté par M. de Maistre. Les fonds étaient remis au gestionnaire de fortune dans les locaux parisiens de la société Clymène, entité chargée de valoriser les actifs de MmeBettencourt.

Dans une ordonnance du 22 mars citée par le JDD, M. Gentil souligne le caractère éminemment suspect des deux retraits d’espèces de 400000 euros chacun effectués par l’intermédiaire du gestionnaire de fortune en 2007. Le premier est intervenu le 5 février 2007, soit « deux jours avant » un rendez-vous entre M. de Maistre et Eric Woerth, alors trésorier de la campagne de M. Sarkozy, souligne le juge.

UN SECOND RETRAIT DATÉ DU 26 AVRIL 2007, QUATRE JOURS APRÈS LE PREMIER TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE

Le magistrat précise que le second retrait date du 26 avril 2007 (quatre jours après le premier tour de la présidentielle), soit le jour même où M. Banier reporta dans son carnet la fameuse phrase prêtée à MmeBettencourt, sur les demandes insistantes de M.Sarkozy… Dans son ordonnance, le juge Gentil conclut: « Il convient de noter que des témoins attestent d’une visite du ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, au domicile des Bettencourt pendant la campagne électorale de 2007, que des investigations sont donc nécessaires s’agissant de ces premières remises de 2007. »

Ces nouveaux développements, extrêmement embarrassants pour le chef de l’Etat, donnent de plus en plus de crédit aux révélations de l’ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout. Cette dernière affirmait dès le mois de juillet 2010 que M. de Maistre lui avait réclamé au début de l’année 2007 de sortir 150000 euros en liquide, somme qu’il devait remettre à M. Woerth afin de contribuerillégalement au financement de la campagne de M. Sarkozy.

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

Une dizaine de procédures instruites au tribunal de grande instance de BordeauxDepuis son dépaysement au tribunal de Bordeaux, en novembre2010, l’affaire Bettencourt a été scindée en une dizaine de procédures, toutes supervisées par le juge Jean-Michel Gentil. Trois informations judiciaires concentrent toutefois les aspects les plus sensibles du dossier.

  • Trafic d’influence et financement politique illicite

 

Une procédure, ouverte suite aux révélations de l’ex-comptable des Bettencourt, Claire Thibout, pointe les délits de « trafic d’influence actif commis par un particulier, trafic d’influence passif commis par une personne investie d’un mandat électif public, financement illicite de parti politique ou de campagne électorale ». Elle a débouché sur la mise en examen d’Eric Woerth, au mois de février.

  • Abus de confiance

Une autre instruction vise des faits d’« abus de confiance, abus de biens sociaux, escroqueries, blanchiment et abus de faiblesse ». Autant de délits qui auraient été commis au préjudice de Liliane Bettencourt. Sont notamment poursuivis dans ce volet l’artiste François-Marie Banier, son compagnon Martin d’Orgeval, et l’ex-gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre.

  • Atteinte à la vie privée

Une autre enquête, ouverte pour « atteinte à l’intimité de la vie privée », porte sur les conditions dans lesquelles ont été recueillis puis diffusés les enregistrements clandestins de conversations entre Liliane Bettencourt et son entourage. Les journalistes de Mediapart et du Point, à l’origine de leur publication en juin2010 – dont notre collaborateur Fabrice Lhomme – sont convoqués à Bordeaux dans les jours qui viennent aux fins de mise en examen.

Publié dans:"AFFAIRES", LA VIE EN SARKOZYE |on 27 mars, 2012 |Pas de commentaires »

Le Sarko du jour………………(14/03/2012)

 

Nicolas Sarkozy, parole de Pinocchio sur le pouvoir d’achat

Créé le 13-03-2012 à 00h41 – Mis à jour à 12h09      14 réactions

Donald Hebert

Par Donald Hebert

Le Sarko du jour..................(14/03/2012) dans HUMOUR 2612125

Le Nouvel Observateur décerne un Pinocchio à Nicolas Sarkozy pour son intervention sur TF1 lundi 12 mars. Lors de l’émission « Parole de candidat », le président-candidat a déclaré :

  • 2519187 dans LA VIE EN SARKOZYE  »Le pouvoir d’achat a augmenté de 1,4% chaque année. »

Le chef de l’Etat clame que ces chiffres sont vérifiables, notamment auprès de l’Insee. L’Insee donne bien un chiffre de 7% d’augmentation sur le quinquennat pour le pouvoir d’achat. Mais il correspond au revenu disponible moins l’inflation : l’évolution du pouvoir d’achat global, sans prendre en compte l’évolution démographique – et donc le fait qu’il y a plus de personne qui se partagent ce revenu disponible.

Avant son élection en 2007, Nicolas Sarkozy, passé par Bercy – le ministère chapeautant l’Insee – s’était d’ailleurs plaint du fait que les statistiques sur le pouvoir d’achat ne correspondait pas à la réalité perçue par les Français. L’Institut a suivi sa recommandation en mettant au point une statistique plus appropriée : le pouvoir d’achat rapporté à l’unité de consommation. Verdict : il n’a augmenté que de 3,5% sur le quinquennat.

Il n’a pas augmenté de 1,4% chaque année, mais de 2,4% en 2007, de 0,6% en 2009, de 0,1% en 2010. En 2008, il a baissé de 0,3%. En raison de la crise économique bien sûr. Ce que Nicolas Sarkozy a choisi de ne pas expliquer.

Le principe des Pinocchios de l’Obs :

2519187 dans Politique Un Pinocchio = Une simple erreur, une imprécision.

25191872519187Deux Pinocchios = Une erreur manifeste, un mensonge par omission

251918725191872519187 Trois Pinocchios = le mensonge prémédité, avec intention de nuire.

Donald Hebert

Par Donald Hebert

Publié dans:HUMOUR, LA VIE EN SARKOZYE, Politique |on 14 mars, 2012 |Pas de commentaires »
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