Archive pour la catégorie 'LAICITE'

L’édito d’Eric Decouty………………………………..(30/03/2013)

Apaiser

29 mars 2013 à 22:16
Par Éric Decouty

Un nouveau débat politique sur la laïcité va s’engager et il est nécessaire. Car même si l’affaire de la crèche Baby-Loup est une histoire singulière, la décision de la Cour de cassation d’annuler le licenciement d’une employée voilée, pose une question essentielle. En substance : le secteur privé est-il débarrassé de toute contrainte quant au respect de la neutralité religieuse, le service public restant le seul à garantir les principes de laïcité ?

C’est ce problème juridique que François Hollande s’est engagé à régler, jeudi soir, pour qu’un des fondements de notre République s’applique aux deux mondes de notre société.

Mais les politiques qui vont devoir animer le débat, ont une responsabilité considérable. Il s’agit de penser le principe de laïcité en fonction des nouvelles réalités sociales et économiques, de l’immigration et des banlieues. La laïcité dans notre République doit prendre en compte ces différences sans vouloir l’uniformité. Mais il incombe surtout au gouvernement – qui a des combats économiques autrement plus difficiles à gagner – de dépassionner le débat à venir. Car si l’enjeu est d’importance, en France aujourd’hui, le principe de laïcité n’est pas directement menacé.

Toute dramatisation, toute politisation aurait pour effet d’annihiler la réflexion. Paradoxalement, la question laïque peut permettre à François Hollande d’illustrer la république apaisée qu’il vantait durant sa campagne.

Liberation.fr

Publié dans:LAICITE, Non classé |on 30 mars, 2013 |Pas de commentaires »

L’analyse de Renaud Dély……………….(08/05/2012)

Sarkozy, l’homme qui n’a jamais fait Président

Créé le 07-05-2012 à 21h23 – Mis à jour le 08-05-2012 à 14h42 136 réactions

Renaud Dély

Et si le Président sortant avait perdu dès le soir de son élection, le 6 mai 2007, vers 21h15, en entrant au Fouquet’s…

Nicolas Sarkozy, le 7 mai à l'Elysée (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Nicolas Sarkozy, le 7 mai à l’Elysée (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Candidat sortant devenu Président sorti, Nicolas Sarkozy a-t-il jamais été vraiment chef de l’Etat ? Au moment où l’intéressé confirme qu’il entend abandonner la politique active et qu’il ne briguera en aucune manière la reconquête du siège perdu dimanche au fond des urnes, il est temps de se poser la question. Attention, Nicolas Sarkozy a, bien entendu, été un président de la République parfaitement légitime, élu en 2007 dans des conditions irréprochables, et qui a exercé la plénitude de son mandat cinq ans durant en respectant toutes les règles démocratiques.

Mais pour autant, a-t-il vraiment été chef de l’Etat ? Chef, assurément, mais l’Etat, avec tout ce que ce concept signifie de pompe désuète et de majesté, de consensus républicain et de rassemblement de la Nation, l’Etat donc, l’a-t-il bien représenté ? A-t-il même tout simplement cherché à l’incarner ? Pourquoi diable a-t-il du attendre d’être vaincu pour s’efforcer de le faire ? Dimanche soir d’abord, puis lors de la cérémonie du 8 Mai où il a fait preuve de grandeur et de dignité en y associant pleinement son successeur élu au nom de l’esprit republicain et de la continuité de l’Etat.Tel est le drame du mandat qui s’achève, la tragédie qui en a scellé le sort dès l’aube du quinquennat.

En fait, Nicolas Sarkozy a perdu l’élection de 2012… le 6 mai 2007 au soir. Il l’a perdu très exactement à 21h15, en pénétrant dans le restaurant du Fouquet’s, sur les Champs-Elysées. En rejoignant une batterie de grandes fortunes amies et de patrons du CAC 40 pour célébrer sa victoire, le nouvel élu brisait d’entrée la filiation supposée lui faire prendre place dans le lignage de ces monarques républicains que nous donne l’élection du Président au suffrage universel. Il choisissait la fête en communion avec des intérêts privés et puissants plutôt que le respect de l’étiquette républicaine, c’en était fini de ce Président… qui ne le serait jamais vraiment aux yeux de ses sujets.

Trop tard…

De « Paloma » en « Epad », de joggings médiatisés en « Casse-toi pauv’ con ! », la suite ne fut qu’une longue série de rechutes sur fond d’une quête impossible : celle d’une « re-présidentialisation » aux allures de mythe de Sisyphe. Chef de camp, parfois de clan, et toujours des siens, le conflit fut son carburant et l’incita à monter les uns contre les autres, les Français d’origine étrangère à « ceux qui aiment vraiment la France », les « vrais » travailleurs du privé au « corporatisme » des syndicats, sans jamais parvenir à se hisser au rang de « Président de tous les Français ».

Il est de coutume d’observer que François Mitterrand sut affecter ce profil de sage élyséen à l’instant même de son élection, le 10 mai 1981, et que son successeur, Jacques Chirac, sut s’élever à cette hauteur de vues lorsqu’il prononça l’éloge funèbre de l’ancien Président socialiste un soir de janvier 1996 à la télévision.

Jamais cinq années durant, Nicolas Sarkozy ne parvint à être vraiment à l’aise dans ce costume-là, sauf peut-être, ultime paradoxe, lors de ce dernier discours de vaincu dimanche soir à la Mutualité. Là, l’exacerbation narcissique mise à part (« Moi, je », « moi, je » , etc.), Nicolas Sarkozy a, pour l’une des rares fois de son mandat, su trouver des accents justes pour vanter le rassemblement, la Nation apaisée et le respect de l’adversaire. Trop tard.

Le bon candidat ?

À peine élu, Nicolas Sarkozy confiait volontiers qu’il « faisait » Président en attendant d’aller « faire » autre chose. C’était au début de l’année 2008. Moins d’un an après son entrée à l’Elysée, le chef de l’Etat parlait de sa charge comme d’un boulot comme un autre, presque un job ordinaire. A l’époque, ce drôle de Président qui se voulait à la fois manager et DRH répétait qu’il ne se représenterait pas en 2012 et qu’il irait « faire du fric » à l’issue d’un seul mandat. En attendant, donc, d’aller goûter aux délices du privé, Nicolas Sarkozy s’efforçait de « faire » Président…

Et bien non, justement, telle est la vraie cause de défaite : l’ancien maire de Neuilly n’a jamais fait Président, au sens où il n’a pas été perçu comme « Président de tous les Français » par nombre de ceux qui n’avaient pas voté pour lui. La République, son histoire, ses us et coutumes, est plus forte que ceux qui la représente. Elle s’impose au tempérament de ceux qui, simples locataires de l’Elysée, ont en main sa destinée pour quelques années.

A l’issue de ce scrutin dont l’issue démontre que le rejet du chef de l’Etat, de son style et de ses outrances, fut l’un des moteurs déterminants, on comprend que l’intéressé se contente de stigmatiser une soi-disant hystérie anti-sarkozyste dont il aurait été victime sans s’interroger sur ses responsabilités propres.

Lorsque le deuil de son ex-champion sera achevé, viendra pour l’UMP le temps de se poser une autre question, tout aussi cruciale : au vu d’un rapport de forces électoral plutôt serré, Nicolas Sarkozy était-il le bon candidat pour tenter de conserver à la droite un costume présidentiel qu’il n’avait pas réussi à endosser ?

Renaud Dély – Le Nouvel Observateur 

Renaud Dély

L'analyse de Renaud Dély...................(08/05/2012) dans LAICITE

Une analyse de Gilles Kepel……………………..(3/02/2012)

«La laïcité doit redevenir facteur d’intégration, non de division»

Interview A la veille de la présidentielle, le politologue Gilles Kepel, auteur d’une vaste enquête en Seine-Saint-Denis, alerte les candidats sur les problèmes sociaux qui continuent de faire des banlieues des territoires d’exclusion.

44 commentaires

Par ALICE GÉRAUD

Gilles KEPEL Politologue

Il a intitulé son essai Quatre-vingt-treize, hommage à Victor Hugo, comme pour redonner ses lettres de noblesse à ce département devenu symbole de la banlieue française. Vingt-cinq ans après sa première étude en banlieue sur la naissance de l’islam en France (1), Gilles Kepel a dirigé, à la demande de l’institut Montaigne, une grande enquête sur les communes de Clichy-sous-Bois et Montfermeil en Seine-Saint-Denis, épicentres des émeutes de 2005. Un travail qui a abouti à l’automne à la publication du rapport «Banlieue de la République». Dans Quatre-vingt-treize, essai inspiré de cette enquête qui paraît aujourd’hui même (2), Gilles Kepel revient sur l’évolution et le sens de cet islam de France dont la Seine-Saint-Denis constitue un des terreaux les plus fertiles. A la veille de la présidentielle, il alerte les candidats sur la nécessité de prendre en main les problèmes sociaux qui continuent de faire des banlieues des territoires d’exclusion de la société (3).

Vous dites que les banlieues ne se situent pas à la périphérie de la société française mais en son cœur. Le débat pour la présidentielle fait une quasi-abstraction de cette question, cela vous inquiète-il ?

Je crois même que ce sujet est délibérément occulté. On a d’un côté, à droite de l’échiquier politique, une tendance à l’hystérisation sur ces questions. Et de l’autre, à gauche, un silence autiste. Certains redoutent, dès que l’on parle des banlieues, que cela fasse le jeu de l’extrême droite. Cela ressemble à une tactique électorale à court terme. S’ils ne sont pas capables de s’emparer d’un débat comme celui-ci et d’y réfléchir, le débat s’emparera d’eux et les prendra au dépourvu. Il faut engager des mesures pour favoriser l’insertion sociale et l’accès au travail de ces populations, massivement jeunes. L’éducation est selon moi l’enjeu principal car il conditionne l’emploi, et l’emploi conditionne l’intégration sociale. Si les savoirs enseignés à l’école n’aboutissent pas à l’emploi, il va y avoir un découplage entre les savoirs et les valeurs. Et l’école verra ses valeurs rejetées. Dans notre enquête, nous avons vu que les plus virulents contre la société française, ce sont fréquemment ces diplômés confrontés à l’absence d’embauche. Pour eux, le discours de la République est un discours de mensonge ce qui les pousse à se réfugier dans un islamisme de substitution.

Il me paraît d’ailleurs important que les partis politiques fassent en sorte que les populations issues de l’immigration aient le sentiment, comme pour l’emploi, qu’à égalité de compétences, ils ont bien les mêmes opportunités. Que l’on puisse voter pour quelqu’un qui est originaire d’Afrique du Nord, comme on voterait pour un Corse, alors que l’on ne l’est pas soi-même. Je mets en garde nos responsables politiques : ne traitez pas cette question à la légère !

Dans Quatre-vingt-treize, vous racontez une histoire mal connue de l’islam en France : la récente expansion du halal. En quoi cela interroge-t-il l’évolution du rapport des musulmans à la société ?

C’est un enjeu très important. Il y a vingt-cinq ans, lors de ma première enquête, à la question «accepteriez-vous que vous ou vos enfants soient invités à manger chez des non-musulmans ?» la plupart répondaient «d’accord, mais on ne boit pas d’alcool et on ne mange pas de cochon» ou «oui, quelle question !». Aujourd’hui, la réponse est plutôt «oui, si c’est halal». Le halal, en principe c’est la consommation de viande égorgée selon les rites musulmans. La seule différence avec l’abattage tel qu’il est pratiqué en France, c’est le non-étourdissement préalable de la bête. En réalité, c’est un enjeu mineur mais qui a été monté en épingle par ceux qui voulaient contrôler ce marché prospère. Dans une agglomération enclavée comme Clichy-sous-Bois, c’est frappant, il est difficile de trouver un commerce ou un restaurant qui ne soit pas halal, en dehors du McDonald’s. «Faire le halal», ça signifie aussi en langage de banlieue, contracter le mariage religieux musulman, phénomène de plus en plus répandu, contrairement à ce que l’on entend souvent sur la progression des mariages mixtes. C’est donc une histoire de viande mais aussi une histoire de chair.

La généralisation du halal marque-t-elle un repli identitaire ?

Pas forcément. Il y a le halal sur le modèle bio, qui considère que c’est comme être végétarien ou manger bio. Cela fait partie d’un choix pluraliste qui n’est pas un élément de rupture. Et puis il y a le halal sur le modèle casher, qui est alors un modèle de clôture et de défense de la communauté face aux agressions extérieures, c’est un modèle plus clivant. Cela ne pose pas vraiment problème dans les relations interpersonnelles : les gens s’adaptent et la convivialité prime. En revanche, cela pose un vrai souci vis-à-vis de la cantine. La cantine, dans certains quartiers, est désertée par les jeunes de familles musulmanes. C’est une nouvelle mise à distance de l’école. Au lieu d’être encadré par la demi-pension, on va traîner, manger des sandwichs grecs infects mais halal. Il faut engager une réflexion politique sur cette question. On ne peut pas laisser la dégradation du rapport à l’école continuer.

Ce basculement vers le halal s’est fait sans grande polémique au regard du débat sur le voile. Comment l’expliquer ?

Au départ, le halal n’était pas perçu comme un enjeu par les mouvements islamiques français. Contrairement au voile, dont l’UOIF [Union des organisations islamiques de France, ndlr] a fait un facteur de clivage, destiné à accroître son emprise et sa popularité. Le voile a créé une sorte d’irritant majeur, jusqu’à ce que la commission Stasi, à laquelle j’ai participé, propose une solution : la loi interdit les signes religieux à l’école. Depuis, cette question s’est complètement dégonflée. A Clichy, les filles voilées enlèvent systématiquement leur voile à l’entrée et le remettent à la sortie. Tout cela a été routinisé, même si cela a été davantage obéi que compris. Le problème est que la laïcité y a acquis une image d’hostilité. Elle est en effet perçue dans les banlieues et parmi la communauté musulmane comme une logique anti-islamique. Il y a tout un travail à faire pour que la laïcité retrouve sa dimension de mécanisme d’intégration.

François Hollande vient justement de proposer l’inscription de la laïcité dans la Constitution…

Je ne suis pas contre l’idée qu’on inscrive la laïcité dans la Constitution, mais il faudrait d’abord faire un profond travail de pédagogie. Car, au lieu d’apparaître comme facteur de rassemblement, elle est aujourd’hui perçue comme facteur de division. La différence entre 1905 et aujourd’hui, c’est que la laïcité, c’était la séparation. Séparation de l’Eglise, du Vatican qui passait son temps à s’ingérer dans les affaires de la République et de l’Etat. Il ne s’agit plus de séparation. C’est même le contraire, la laïcité est un enjeu d’intégration. Il serait par exemple aujourd’hui normal d’accommoder le pluralisme de la société. C’est dans ce cadre qu’il faudra réfléchir à la question du halal à la cantine. On ne mange pas tous de la même façon. Nous n’allons pas criminaliser les végétariens. Je pense qu’il faut que l’on trouve une manière de sortir de ce blocage.

(1) «Les Banlieues de l’islam», naissance d’une religion en France, le Seuil, 1987.

(2) «Quatre-vingt-treize», Gallimard, 2012.

(3) Une rencontre-débat a lieu ce soir à 19 h 15 avec l’auteur à la librairie Gallimard, 15, boulevard Raspail à Paris.

Publié dans:LAICITE, PRESIDENTIELLES 2012 |on 3 février, 2012 |Pas de commentaires »

Laïcité…….opération de com’ ?

L’Assemblée vote une résolution UMP sur la laïcité
Deux mois après la convention très controversée du parti présidentiel, les députés UMP devaient être seuls à adopter le texte présenté par Jean-François Copé.
481 réactions
Par LIBÉRATION.FR

Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, et Christian Jacob, président du groupe UMP, le 29 mars à l’Assemblée (© AFP Jacques Demarthon)

Ce devait être l’un des éléments les plus consensuels – disons, les moins polémiques – du débat controversé de l’UMP sur la laïcité qui s’était tenu début avril: l’examen, à l’Assemblée, d’une proposition de résolution non contraignante pour réaffirmer «l’attachement aux principes républicains et à la laïcité». Loupé.

Contrairement à la résolution parlementaire contre le port du voile intégral, votée il y a tout juste un an à l’unanimité, le groupe UMP a voté seule le texte présenté par le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé. Les députés PS, PCF et Verts ont voté contre, ceux du Nouveau centre ne devaient pas prendre part au vote.

Les porte-parole des groupes GDR – qui regroupe les élus PCF, Verts et Parti de gauche – et PS, avaient, à l’unisson, pointé la mention «liberté religieuse» qui figure dans le texte et leur pose problème, représentant selon eux, un recul sur la laïcité. Pour la gauche, c’est la «liberté de conscience» qu’il faut défendre.

Outre cette référence, le groupe PS désapprouvait «la modification des aides des collectivités territoriales pour la construction d’édifices religieux» prônée par le texte, et «la proposition de codification de la loi de 1905». Le porte-parole des députés socialistes, Alain Vidalies, a assuré de leur bonne volonté pour «trouver les bases d’un texte commun» et «parvenir à un texte qui aurait pu être consensuel». Mais «cela n’a pas été possible» selon lui. Et pour une résolution, la demi-mesure n’est pas admise puisqu’«on ne peut pas l’amender».

«Tenue de camouflage»

Les députés GDR, par la voix du communiste Roland Muzeau, déploraient par ailleurs le contexte dans lequel cette proposition de résolution a été présentée: «Une suite assez infernale de débats sur l’identité nationale, la burqa et compagnie». «Le débat sur la laïcité sert en réalité au parti majoritaire de tenue de camouflage pour combattre la présence de l’islam en France», renchérit Alain Vidalies.

«Manœuvre», balaie Christian Jacob. «Si le PS se réveille aujourd’hui, s’ils ont attendu qu’elle soit déposée pour faire valoir qu’ils avaient des modifications à proposer, ce n’est pas tout à fait par hasard. Ils auraient pu le faire avant. C’est un prétexte pour ne pas la voter, clairement», accuse le chef de file des députés UMP.

Jean-François Copé, qui a pris soin de n’employer que les termes de «liberté de conscience», a estimé que cette résolution était «aussi une invitation à la gauche pour l’aider à sortir de l’ambiguïté» sur «un fondement de notre République» et à «prendre ses responsabilités».

Plus étonnante, la décision des députés du Nouveau centre de s’abstenir. «Assez réservé» sur le texte, leur président, François Sauvadet n’y voyait «aucun grand bouleversement» et plaidait pour que «sur ces grands sujets, chaque groupe politique [apporte] sa contribution».

L’absence de soutien du groupe centriste à la majorité a surpris Jacob lui-même, qui rapportait que Sauvadet lui avait auparavant assuré qu’il laisserait ses députés libres de leur vote.

Publié dans:LAICITE |on 2 juin, 2011 |Pas de commentaires »

La laïcité des godillots……

L’Assemblée vote une résolution UMP sur la laïcité
Deux mois après la convention très controversée du parti présidentiel, les députés UMP devaient être seuls à adopter le texte présenté par Jean-François Copé.
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Par LIBÉRATION.FR

Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, et Christian Jacob, président du groupe UMP, le 29 mars à l’Assemblée (© AFP Jacques Demarthon)

Ce devait être l’un des éléments les plus consensuels – disons, les moins polémiques – du débat controversé de l’UMP sur la laïcité qui s’était tenu début avril: l’examen, à l’Assemblée, d’une proposition de résolution non contraignante pour réaffirmer «l’attachement aux principes républicains et à la laïcité». Loupé.

Contrairement à la résolution parlementaire contre le port du voile intégral, votée il y a tout juste un an à l’unanimité, le groupe UMP a voté seule le texte présenté par le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé. Les députés PS, PCF et Verts ont voté contre, ceux du Nouveau centre ne devaient pas prendre part au vote.

Les porte-parole des groupes GDR – qui regroupe les élus PCF, Verts et Parti de gauche – et PS, avaient, à l’unisson, pointé la mention «liberté religieuse» qui figure dans le texte et leur pose problème, représentant selon eux, un recul sur la laïcité. Pour la gauche, c’est la «liberté de conscience» qu’il faut défendre.

Outre cette référence, le groupe PS désapprouvait «la modification des aides des collectivités territoriales pour la construction d’édifices religieux» prônée par le texte, et «la proposition de codification de la loi de 1905». Le porte-parole des députés socialistes, Alain Vidalies, a assuré de leur bonne volonté pour «trouver les bases d’un texte commun» et «parvenir à un texte qui aurait pu être consensuel». Mais «cela n’a pas été possible» selon lui. Et pour une résolution, la demi-mesure n’est pas admise puisqu’«on ne peut pas l’amender».

«Tenue de camouflage»

Les députés GDR, par la voix du communiste Roland Muzeau, déploraient par ailleurs le contexte dans lequel cette proposition de résolution a été présentée: «Une suite assez infernale de débats sur l’identité nationale, la burqa et compagnie». «Le débat sur la laïcité sert en réalité au parti majoritaire de tenue de camouflage pour combattre la présence de l’islam en France», renchérit Alain Vidalies.

«Manœuvre», balaie Christian Jacob. «Si le PS se réveille aujourd’hui, s’ils ont attendu qu’elle soit déposée pour faire valoir qu’ils avaient des modifications à proposer, ce n’est pas tout à fait par hasard. Ils auraient pu le faire avant. C’est un prétexte pour ne pas la voter, clairement», accuse le chef de file des députés UMP.

Jean-François Copé, qui a pris soin de n’employer que les termes de «liberté de conscience», a estimé que cette résolution était «aussi une invitation à la gauche pour l’aider à sortir de l’ambiguïté» sur «un fondement de notre République» et à «prendre ses responsabilités».

Plus étonnante, la décision des députés du Nouveau centre de s’abstenir. «Assez réservé» sur le texte, leur président, François Sauvadet n’y voyait «aucun grand bouleversement» et plaidait pour que «sur ces grands sujets, chaque groupe politique [apporte] sa contribution».

L’absence de soutien du groupe centriste à la majorité a surpris Jacob lui-même, qui rapportait que Sauvadet lui avait auparavant assuré qu’il laisserait ses députés libres de leur vote.

Publié dans:LAICITE |on 1 juin, 2011 |Pas de commentaires »

Laicité……

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Débat sur la laïcité : les critiques continuent à l’UMP

 

Rachida Dati met en garde contre une stigmatisation des musulmans, tandis que Patrick Devedjian juge le débat « dangereux ».

Rachida Dati  (AFP) Rachida Dati (AFP)

L’eurodéputée UMP, Rachida Dati, estime à propos du débat sur la laïcité organisé par son parti et souhaité par le président Nicolas Sarkozy, que « si c’est uniquement d’avoir un débat sur l’islam, il ne faut pas se cacher derrière la laïcité ».

« Alors ayons un débat sur l’islam et un vrai débat sur l’Islam parce que l’Islam est une religion monothéiste comme les autres », ajoute l’ancienne ministre, invitée du Talk Orange/Le Figaro.
« Mais ce débat doit justement apaiser les craintes, cela permettra aussi d’en avoir une meilleure connaissance, et de ne pas les alimenter », ajoute Rachida Dati.
Elle estime en outre qu’il « ne faut pas que ce débat soit un moyen de stigmatiser l’islam comme religion ou de stigmatiser les musulmans comme pratiquants ».
« Je crois que l’on a manqué de courage politique à un moment donné, regardez ce qu’il se passe en Europe, par exemple en Italie, les prières de rue sont interdites et cela se passe très bien », poursuit la maire du VIIe arrondissement de Paris.

 

 

« Jean-François, soit prudent »

 

Patrick Devedjian, le président du conseil général des Hauts-de-Seine, a mis en garde sur Europe 1 le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, contre un dérapage du débat sur la laïcité, le jugeant « dangereux ».
« Je lui ai dit: Jean-François, sois prudent! », a déclaré le député-maire UMP d’Antony lors de l’émission « Europe 1 soir ». « J’ai dit qu’il (le débat) est dangereux. Je crains qu’il ne dérape », a-t-il ajouté.
Patrick Devedjian a rappelé qu’à l’UMP beaucoup d’adhérents sont de confession musulmane et que pour eux « se voir l’objet d’un débat, c’est un malheur ».

(Nouvelobs.com avec AFP)
Laicité...... dans LAICITE

Publié dans:LAICITE |on 5 mars, 2011 |Pas de commentaires »

Bonne tête de faux Q……………….

Débat sur la laïcité: « On ne touchera pas à la loi de 1905″

 

Lors d’un débat télévisé, l’UMP Jean-François Copé a aussi promis « des solutions » le 5 avril. Côté PS, Pierre Moscovici refuse « qu’on dramatise les différences ».

Bonne tête de faux Q................... dans LAICITE 1574466 Le secrétaire général de l’UMP Jean-François Copé a déclaré que le débat sur la laïcité aborderait des « questions concrètes » telles que la compatibilité des cantines publiques avec les prescriptions religieuses ou les créneaux horaires dans les piscines. (c) Afp

Jean-François Cope a promis dans la soirée de jeudi 3 mars que l’UMP présenterait « des solutions » le 5 avril sur la laïcité et la place de l’islam lors de la convention organisée sur ce thème par son parti et cela sans toucher à la loi de 1905 de séparation des églises et de l’Etat.


Le secrétaire général de l’UMP a fait cette double promesse lors de l’émission « A vous de juger » de France 2 face à Dominique de Villepin (République solidaire), de François Bayrou (MoDem), Pierre Moscovici (PS), de Marine Le Pen (FN) et de Rama Yade (Parti radical).
Jean-François Copé est apparu isolé, tous les autres intervenants, hostiles à une remise en cause de la loi de 1905, mettant en garde contre le lancement du débat sur la laïcité et la place de l’islam, rappelant les dérapages du débat sur l’identité nationale. 

« Le 5 avril, nous aurons des solutions », a promis Jean-François Copé, en jurant: « On ne touchera pas à la loi de 1905, et aucun fond public ne financera des lieux de culte ».
Comme solutions, il a cité l’interdiction des prêches en arabe ou ne pas accepter que des femmes refusent de se faire soigner par un homme dans les hôpitaux pour des raisons religieuses. « Les Français sont légitimistes« , a-t-il dit, estimant que la République devait mettre des règles. 

Eviter les « dérapages »

Dominique de Villepin a mis l’accent sur la nécessité de former les imams et de relancer la fondation des œuvres de l’islam qu’il avait créée lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.
Mais pour lui, le débat lancé par l’UMP et souhaité par le président Nicolas Sarkozy fait « le jeu de Marine Le Pen », relevant que les intentions de vote en faveur de celle-ci se situaient « entre 18 et 20% » actuellement. Pour lui, de tels débats nourrissent « les peurs ».
Rama Yade lui a donné raison sur la nécessité de « cadrer le débat » pour éviter « les dérapages », et de réactiver la fondation créée par ce dernier pour régler le problème des « prières dans la rue ». 

François Bayrou a souligné que « tous les lieux de culte construits avant 1905 (c’était) la collectivité publique qui les (prenait) en charge ».

Il a dénoncé le discours du chef de l’Etat, au Puy-en-Velay, sur les racines chrétiennes de la France, en notant que « chaque fois qu’on mélange l’Etat et la religion, on court à la catastrophe ». « Pourquoi l’Etat se mêlerait de choisir une de nos racines? », a-t-il interrogé, avant d’estimer qu’il y avait là « une utilisation, une tentative d’utilisation de la conviction religieuse ». « Ce n’est pas la responsabilité, ni même le droit du président de la République de trancher sur ces thèmes qui appartiennent à chacun » dans son intimité.

« On dramatise les différences »

Pierre Moscovici a fait part de son « malaise »: « Je ne veux pas qu’on dramatise les différences. Notre République est multiconfessionnelle et ce n’est pas antinomique avec la laïcité ».

« Cela ne marchera pas, votre compétition avec le FN. La présidentielle se jouera sur autre chose », a-t-il lancé à Jean-François Copé.

Marine Le Pen, en duplex, s’est dite « choquée par le débat ». Elle a rappelé que si la collectivité finançait les églises, c’était parce qu’elles « appartenaient à l’Etat ».

Pour mettre fin aux prières dans la rue, elle a estimé que c’était « aux fidèles de financer leurs mosquées ». « En aucun cas, les impôts des contribuables français ne doivent servir à financer les lieux de culte », a-t-elle dit.

(Nouvelobs.com aveAFP)

Publié dans:LAICITE |on 4 mars, 2011 |Pas de commentaires »
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