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D’odieux……………………..(21/07/2017)

Publié dans:Libres Propos |on 21 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Nadine…………………………(27/06/2017)

Billet du jour :

Mardi 27 juin 2017

Histoire du parti Socialiste Français, suite :

Reconstruire – 2002 – 2008
L’enjeu du congrès de Dijon ? Pour les socialistes, il s’agit d’essayer de tourner la page du 21 avril, où Lionel Jospin s’est retiré de la vie politique. Cinq motions présentent aux militants leurs diagnostics sur la période passées, et leurs propositions pour le futur.
Celle de François Hollande l’emporte avec 61,37 % des voix. En l’absence de synthèse, le Nouveau Parti socialiste d’Arnaud Montebourg et de Vincent Peillon (16,88%), Forces militantes de Marc Dolez (4,38%), Nouveau monde de Henri Emmanuelli (16,33%) et Utopia de Frank Pupunat (1,05%) ne participent pas à la nouvelle direction, dont François Hollande reste le Premier secrétaire.
Dans une période difficile pour la gauche, le PS s’efforce de jouer pleinement son rôle de première force d’opposition à la politique du gouvernement Chirac-Raffarin et du MEDEF. Reparti à la conquête de l’électorat populaire, qui lui a fait défaut en 2002, il soutient les luttes des salariés : enseignants, fonctionnaires, chercheurs, salariés du privé victimes de licenciements collectifs, intermittents du spectacle, étudiants. Les socialistes défendent la laïcité, en exigeant l’interdiction des signes religieux ostentatoires à l’école.
Au Parlement et dans la rue, il a opposé ses propres propositions de réformes aux mesures de régression sociale voulue par la droite. Cette opposition frontale porte ses fruits. Les élections de l’année 2004 sont historiques pour le parti :
• Aux régionales, le PS emporte 24 régions sur 26.�- Aux cantonales, il conquiert, pour la première fois, la majorité des présidences de Conseils généraux (52 contre 49 à la droite).
• Aux européennes, les socialistes recueillent 28,89 % des voix et 31 sièges au Parlement Européen. Mais le taux d’abstention est de 57, 21 %.
• Aux sénatoriales, 7 sénateurs/trices socialistes supplémentaires sont élus.
Du 29 mai 2005 au congrès du Mans
À l’automne 2004 et tout au long de l’année 2005, la question de la ratification du Traité Constitutionnel européen divise profondément les socialistes entre partisans du « oui » et partisans du « non » au référendum annoncé par Jacques Chirac. Fin 2005, les militants socialistes se prononcent pour le «oui» par 58,62 % contre 41,38%. Au terme d’une campagne électorale que les socialistes ont affrontée dans la division, le résultat du référendum du 29 mai 2005 donne une nette victoire au «non» : 54,67 % contre 45,33 %.
Le congrès se tient en novembre 2005 au Mans, dans un contexte politique fort : des émeutes ont embrasé de nombreuses cités déshéritées de France. Cinq motions se sont présentées aux militants. La motion conduite par François Hollande l’emporte avec 53,5% des voix.
Après de longs débats, qui se prolongent tard dans la nuit de la commission des résolutions, le congrès s’achève sur une synthèse quasi générale, que refuse toutefois Arnaud Montebourg. Presque tous les courants du PS se retrouvent dans la direction pour préparer la présidentielle de 2007. François Hollande est réélu Premier secrétaire avec 77,13 % des suffrages exprimés.
À l’occasion du centenaire du PS en 2005, un film a retracé les grandes étapes de notre combat et les valeurs que nous portons. En voici une version courte, réalisée par un socialiste de la section de Berlin (Allemagne) :

2006 – 2008 : Campagnes électorales
Après une primaire rude et très médiatisée, Ségolène Royal obtient l’investiture présidentielle face à Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius dès le premier tour de scrutin militant.
Elle entame sa campagne par une phase d’écoute et de débats participatifs. En février 2007, elle en fait la synthèse : le «Pacte présidentiel» sera le socle politique de la campagne. Qualifiée pour le second tour avec 25% des voix, elle organise un débat télévisé avec François Bayrou pour discuter des points d’accord avec le leader centriste. Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy remporte l’élection par 53,06% contre 46,94% à Ségolène Royal.
Après cet échec, les électeurs de gauche se remobilisent toutefois au second tour des législatives le 17 juin 2007. Le PS obtient 186 députés sur 577, soit 46 de plus qu’en 2002. Des personnalités de la droite essuient des échecs : Alain Juppé est battu à Bordeaux par Michèle Delaunay.
Sur cette lancée, le Parti socialiste sort largement vainqueur des élections municipales de mars 2008. D’une part, les Français renouvellent leur confiance aux élus socialistes déjà en responsabilités dans les mairies. Plus encore, le PS conquiert de grandes villes : Toulouse, Amiens, Caen, Reims, Argenteuil, Reims, St Étienne, Saint Denis de la Réunion, Rouen basculent à gauche. Aux cantonales, la gauche gagne près d’une dizaine de départements. Elle dirige désormais 60% des villes de plus de 100.000 habitants près de 60 départements et 24 régions.
C’est tout le paradoxe de cette période : les socialistes ont perdu la présidentielle et le référendum européen il est vrai impulsé par Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing, mais ont remporté des victoires éclatantes lors des scrutins locaux.
Préparer le changement : 2008 – 2012
Après un congrès de Reims difficile (14 au 16 novembre 2008), que les socialistes ont abordé dans la division, Martine Aubry est élue Première secrétaire du PS. Aux élections européennes, elle met en oeuvre une limitation du cumul des mandats dans la désignation des candidats socialistes.
Mais à ces élections, le PS paie dans l’opinion la mauvaise image donnée aux Français pendant le congrès de Reims : les socialistes recueillent 16,6%, loin derrière l’UMP (27,8%) et sont talonnés par les Verts (EELV).
A l’Université d’été de La Rochelle, Martine Aubry engage résolument le parti sur la voie de la rénovation : elle annonce une consultation des militants sur le cumul des mandats et les primaires :

Le 1er octobre 2009, les militants approuvent à une très large majorité les propositions qui leur sont soumises. Le non-cumul des mandats sera la règle aux législatives de 2012 et le PS organisera des « primaires » ouvertes à tous, pour choisir son candidat en 2012.
Pour préparer ses propositions en vue de 2012, le PS organise le Tour de France du projet : des débats avec les Français sont organisés au cours des huit étapes. Le but : recueillir le diagnostic du plus grand nombre pour nourrir la réflexion des socialistes, et valoriser la France « qu’on aime ».
Fort de leur bilan dans les régions, les socialistes abordent les régionales de 2009 rassemblés. Engagés pour faire des régions des modèles de social écologie, le PS décline ses propositions dans son contrat socialiste pour nos régions et en 2010, la gauche remporte 24 régions sur 26, manquant le grand chelem métropolitain d’une région, l’Alsace.
Suite à cette victoire et pour préparer l’avenir, le PS mettra en place la même année quatre grandes conventions (Nouveau modèle économique, Rénovation, International et Europe, Égalité réelle), et de nombreux forums thématiques (sécurité, agriculture, ville du XXIe siècle, etc.). Le projet du PS sera finalisé dans une grande Convention en mai 2011.
2011 sera aussi l’année d’un nouveau succès électoral pour le PS et pour la gauche, à l’occasion des élections cantonales en mars, où la gauche progressera de quatre départements en en perdant qu’un seul.
Après ces victoires locales, majoritaire dans les régions, les départements et les villes de France, le Parti socialiste s’allie avec Europe Écologie Les Verts pour conquérir le Sénat. Pour la première fois, le Sénat aura une majorité de gauche et son président sera Jean-Pierre Bel jusqu’alors président du groupe socialiste au Palais du Luxembourg.
C’est également en 2011 que se tiendront les premières « primaires ouvertes » du Parti socialiste, qui verront 2,8 millions de Français se déplacer aux urnes. Le suffrage est remporté par François Hollande le 16 octobre, qui sera officiellement investi comme candidat des socialistes et des radicaux de gauche à l’occasion d’une Convention nationale d’investiture, le 22 octobre.
Le 6 mai 2012, François Hollande remporte l’élection présidentielle et le 17 juin, les Français lui donnent une majorité parlementaire en élisant 295 députés socialistes, républicains et citoyens.

Depuis 2012, redresser le pays, rassembler la gauche
Le 6 mai 2012, François Hollande est élu Président de la République avec 51,64% des voix. Il nomme Jean-Marc Ayrault Premier ministre d’un gouvernement où siègent socialistes, écologistes et radicaux de gauche.
Le gouvernement se met immédiatement au travail pour redresser la France, handicapée par une dette publique cumulée de plus de 1800 milliards laissée par la droite. Il faut passer la serpillère après le quinquennat Sarkozy, c’est la première étape du changement, une étape à l’époque sous-estimée et peu expliquée qui freinera considérablement le redressement du pays.
Lors du Congrès de Toulouse qui se tient les 26, 27 et 28 octobre de la même année, Martine Aubry quitte le poste Premier secrétaire du Parti socialiste après avoir réformé le parti en introduisant notamment le non-cumul des mandats et le principe des primaires citoyennes. Harlem Désir, premier signataire de la motion arrivée en tête avec 67%, est désigné pour lui succéder.
La gauche au pouvoir est sur tous les fronts : redressement productif et compétitivité de nos entreprises, soutien à l’emploi et au pouvoir d’achat, mariage pour tous, investissement éducatif, transition écologique et numérique, nouvelle organisation territoriale, droits nouveaux pour les salariés, relance européenne, diplomatie active. Mais, la crise est profonde, les contraintes fortes, les efforts demandés aux Français tardent aussi à porter leurs fruits.
Les élections municipales des 23 et 30 mars 2014 sont plus qu’amères pour les équipes municipales qui luttent au quotidien, sur le terrain pour plus d’égalité et de solidarité. La gauche perd 155 municipalités de plus de 9 000 habitants, dont 60 de plus de 30 000 habitants. Le Front national remporte une dizaine de municipalités pour y mener son méticuleux saccage social et culturel.
Suite à cette lourde défaite, le Président de la République décide de remanier profondément le gouvernement. Le 9 avril 2014, il nomme Manuel Valls à sa tête. Dans la foulée, Harlem Désir est nommé secrétaire d’État chargé des affaires européennes. Jean-Christophe Cambadélis le remplace à la tête des socialistes, élu lors du Conseil national du 15 avril. Il s’agit de « prendre la mesure du choc du 30 mars et d’y remédier ».
Les élections européennes des 22 et 25 mai 2014, mettent à nouveau en lumière la progression continue du Front national qui atteint le score inquiétant de 24,86 %. Le Parti socialiste n’obtient pour sa part que 13,98 %. Décidément, l’Europe est trop marquée par l’austérité pour se réconcilier avec les européens qui se réfugient de plus en plus dans le vote protestataire, ce qui profite avant tout au bloc réactionnaire, sur tout le continent, et dans une abstention massive.
Face à la situation, Jean-Christophe Cambadélis et le secrétariat national décident d’engager un profond travail de restructuration et de réorganisation de notre formation, en commençant par la refondation de notre identité. Le 6 décembre 2014, la nouvelle Charte de l’identité est adoptée au cours des États Généraux des socialistes. Nous sommes désormais les partisans de la social-écologie, nouvelle étape de la régulation indispensable des forces du marché.
L’année 2015 débute dans le drame. Les 7, 8 et 9 janvier le terrorisme djihadiste frappe notre pays et sa liberté chérie. Liberté de créer et de caricaturer, liberté de croire et de penser différemment. Les Françaises et les Ffrançais y répondront par la marche du 11 janvier, contre le terrorisme et pour la République, avec près de 4 millions de personnes dans les rues de Paris et de nombreuses villes de province.

Les élections départementales qui se tiennent les 22 et 29 mars 2015 marquent encore une progression du parti d’extrême droite, même si le second tour indique clairement que nos concitoyens hésitent toujours à confier des vraies responsabilités exécutives aux membres du Front national : alors que celui ci remporte 25,24 % des voix au premier tour, il ne gagnera aucun département à l’issue du second. Le Parti socialiste reste pour sa part à la tête de 33 conseils départementaux.
Le congrès de Poitiers organisé du 5 au 7 juin 2015 sera marqué du sceau de la volonté d’unité et de rassemblement. 60 % des militants se retrouveront dans la motion majoritaire « le renouveau socialiste » qui défend l’idée d’un soutien exigeant vis-à-vis du gouvernement et veut faire de la seconde phase du quinquennat celle de la redistribution. Le 28 mai, Jean-Christophe Cambadélis sera largement investi par 70% des militants. Ouverture avec un mode d’adhésion facilitée, modernisation et digitalisation de l’organisation du parti : le renouvellement des têtes et dans les têtes est en marche.
A l’approche des élections régionales des 6 et 13 décembre 2015, et tenant compte de la menace du Front national et du risque de fragmentation de la gauche, le Parti socialiste lance un référendum pour l’unité des forces de gauche et des écologistes, si possible dès le premier tour, les 16, 17 et 18 octobre. Le succès du réferendum est au rendez-vous et les principaux leaders des partis de gauche annoncent leur volonté de répondre à l’appel pour l’unité lancé par Jean-Christophe Cambadélis et donc au moins de fusionner les listes de gauche au second tour sans condition.

La campagne des régionales débute à peine que l’horreur s’empare à nouveau de notre pays. Le 13 novembre, un commando armé de Daech sème la mort et frappe la France et Paris en plein cœur. Le choc est immense, le bilan est terrible : 130 personnes sont assassinées et plus de 350 blessées. L’état d’urgence est décrété. La France est en guerre.
Dans un climat tendu et en plein état d’urgence, la gauche rassemblée autour du Parti socialiste parvient à conserver 5 grandes régions sur 13, et surtout à empêcher l’extrême droite d’accèder à la moindre responsabilité exécutive territoriale. Le rassemblement est bien la seule stratégie qui permette à la gauche de gagner.

Merci Nadine..............................(27/06/2017) dans Libres Propos
Publié dans:Libres Propos |on 27 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Libres propos………………………..(10/05/2017)

18:01 (Il y a 1 heure)

Libres propos.............................(10/05/2017) dans Libres Propos cleardot
cleardot dans Libres Propos
cleardot
À moi
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La semaine s’est ouverte sur un profond sentiment de soulagement, après la défaite de l’extrême-droite à l’élection présidentielle française.

Ce soulagement est quelque peu teinté d’amertume, pour deux raisons principales : la première, c’est que Marine Le Pen est parvenue à rassembler plus de dix millions de votants, soit deux fois plus que son père en 2002, ce qui représente un nouveau record pour son parti. La deuxième, c’est que le programme de réforme porté par le vainqueur de l’élection, Emmanuel Macron, va à l’encontre de beaucoup des valeurs que nous partageons au sein de la communauté WeMove. En fait, la plupart des membres français de notre communauté n’étaient convaincus par aucun des deux finalistes. Le programme du nouveau président explique aussi les taux record d’abstention et de votes blancs atteints dimanche soir. Beaucoup de Français, en particulier au sein de notre communauté, sont opposés à ses idées néo-libérales.

Le résultat de cette élection ne marque pas uniquement le rejet de l’extrême-droite, elle marque aussi le rejet du statu quo : 16 millions d’électeurs ont voté blanc ou se sont abstenu, après avoir rejeté les partis traditionnels au premier tour. C’est la première fois qu’aucun des deux grands partis historiques n’atteignait le deuxième tour de l’élection présidentielle.

Les Français appellent au changement, et ils ne sont pas les seuls. Partout en Europe, les citoyens espèrent un meilleur avenir, en commun, et veulent se réapproprier l’espace politique.

Nous voyons en ce moment même s’ouvrir une période propice au changement : face au vote sur le Brexit, qui a tiré la sonnette d’alarme, et à la montée d’autres partis d’extrême-droite anti-UE un peu partout, les dirigeants européens sont sur leurs gardes et les citoyens font entendre leur voix. Emmanuel Macron a appelé à organiser des débats à travers tout le continent européen, pour enclencher des réformes : nous avons décidé de le prendre au mot. Nous répondrons présents, pour combattre les positions avec lesquelles notre communauté n’est pas d’accord.

À l’occasion de l’élection présidentielle française, notre mouvement est sorti de sa posture habituelle, pour prendre position politiquement contre Marine Le Pen. Il n’est pas dans nos habitudes de soutenir un candidat, mais la menace que représente Madame Le Pen pour l’existence même de l’UE et ses visions xénophobes nous ont poussés à sortir de notre réserve.

Nous avons appelé à voter contre Madame Le Pen. Nous comprenons que vous n’ayez pas tous apprécié cette décision, car vous avez été beaucoup à voter blanc ou à vous abstenir. Nous comprenons les arguments de ceux qui ne pouvaient se résoudre à voter pour Emmanuel Macron comme de ceux qui l’ont fait, et nous espérons que nous pourrons tous continuer de nous battre pour une meilleure Europe.

La bataille ne fait que commencer : dans les années qui viennent, notre mouvement sera appelé à jouer un rôle plus important que jamais pour rassembler les Européens. 642 850 d’entre eux ont rejoint notre mouvement en moins de deux ans d’existence : nous avons d’ores et déjà montré que nous sommes une force avec laquelle il faut compter, capable d’agir avec rapidité et efficacité partout en Europe.

Les combats que nous aurons à mener sur les prochaines années s’annoncent cruciaux : combattre l’extrême-droite par ses racines est un défi d’ampleur. Ensemble, nous pouvons contribuer à faire avancer ce combat. Pour ne pas voir Madame Le Pen arriver une nouvelle fois au deuxième tour de l’élection présidentielle française. Pour que la justice sociale, économique et environnementale triomphe grâce aux citoyens.

Dans une époque de fort changement, il nous appartient de choisir notre posture : nous pouvons rester assis et regarder le monde changer ; ou nous pouvons nous battre ensemble, pour l’Union européenne que nous voulons. En tant que communauté, nous nous engageons à participer aux prochains combats. Aujourd’hui, fêtons la défaite de l’extrême-droite, avant de préparer demain avec la même force les combats démocratiques qui s’annoncent.

Avec espoir et détermination,

Mika Leandro (Bordeaux) et toute l’équipe de WeMove.EU

WeMove.EU est un mouvement ouvert à toutes celles et ceux militant pour une meilleure Union européenne, attachée à la justice sociale et économique, à la gestion durable de l’environnement, et à l’implication des citoyens dans les processus démocratiques. Pour se désinscrire cliquez ici

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Publié dans:Libres Propos |on 10 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Invitation……………………….(05/05/2017)

Invitation............................(05/05/2017) dans Libres Propos

Camille Niaufre – Avaaz Se désabonner

19:36 (Il y a 4 heures)

cleardot dans Libres Propos
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À moi
cleardot
Chères amies, chers amis,

Nous arrivons à la fin d’une campagne longue et difficile!

Quel que soit le résultat du scrutin de dimanche, nous nous rassemblerons lundi 8 mai à 8H30 Place du Trocadéro pour envoyer un message au monde entier: nous resterons unis contre la haine pour défendre nos valeurs communes d’unité et de fraternité.

Retrouvons-nous à 8H30 du matin, sur la Place du Trocadéro avec une grande banderole, beaucoup de membres d’Avaaz et quelques surprises… Nous devrions ainsi capter l’attention des médias, juste avant le lancement des cérémonies officielles, et nos images feront le tour du monde!

Cliquez ci-dessous pour vous inscrire:

Je participe!
Si nous sommes suffisamment nombreux à participer lundi, nous pouvons envoyer un message retentissant au monde entier — alors venez nombreux-se et invitez vos proches et ami-e-s.

Nous vous attendons toutes et tous avec impatience!

Camille, Christoph, Joseph, Andrew, Anna, Aloys et toute l’équipe d’Avaaz

P.S. Avez-vous vu la vidéo qui circule à l’occasion des élections: “Ne vous Trumpez pas”?? Elle est complètement virale — près de 2 millions de personnes l’ont visionnée en 48 heures! Jetez un coup d’oeil maintenant et partagez-la tout autour de vous: www.avaaz.org/LePenNon.

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Publié dans:Libres Propos |on 5 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Interview de Laurent Berger……………………………………..(05/07/2016)

INTERVIEW

Laurent Berger : «Les politiques sont incapables de donner du sens, la loi travail en est l’illustration»

Par Luc Peillon et Amandine Cailhol — 4 juillet 2016 à 20:21
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, vendredi, dans les locaux du syndicat, à Paris.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, vendredi, dans les locaux du syndicat, à Paris. Photo Roberto Frankenberg

Social. Le leader de la CFDT, Laurent Berger, défend le texte décrié, qui pourrait être validé cette semaine à l’Assemblée à l’aide d’un nouveau 49.3. Pour lui, la loi va renforcer le dialogue social dans les entreprises.

  • Laurent Berger : «Les politiques sont incapables de donner du sens, la loi travail en est l’illustration»

D’un côté, des syndicats opposés au projet de loi travail qui organisent une douzième journée de mobilisation, ce mardi. De l’autre, des députés socialistes qui tentent jusqu’au bout de modifier le texte, alors que l’ombre d’un nouveau 49.3 plane sur l’Assemblée nationale. Mais Laurent Berger, le numéro 1 de la CFDT et principal soutien du gouvernement, lui, n’en démord pas : la réforme portée par Myriam El Khomri, la ministre du Travail, qui veut donner plus de place à la négociation d’entreprises est, selon lui, une bonne réforme. Retour sur le parcours chaotique et le contenu de ce texte, qui divise depuis quatre mois syndicats et majorité socialiste.

Le gouvernement vient, pour la troisième fois, de retoucher son projet de loi travail. Satisfait ?

La précision du rôle des branches professionnelles, annoncée par la ministre, était une proposition CFDT. Donc bien sûr, cela nous va. Tout comme la place accordée aux syndicats dans la suite de la réforme du code du travail. Car ce qui pèse sur ce projet, et qui fait qu’il a débuté avec certaines mesures inacceptables, c’est le déficit de concertation. Mettre plus de dialogue là-dedans, ce n’est pas plus mal.

Ça veut également dire que la mobilisation des organisations «contestataires» a payé ?

Par rapport à la première version, ce qui a payé, c’est le rapport de force, mené notamment par la CFDT. Et je refuse de rentrer dans le jeu de qui a gagné ou perdu. Nous avons fait évoluer le texte, pour faire sortir certaines mesures néfastes comme la «barémisation» des indemnités prud’homales ou au contraire en validant certaines avancées comme le compte personnel d’activité.

Mais reconnaissez que les journées d’action organisées depuis quatre mois ont aidé…

Ces opposants sont-ils pour autant d’accord avec la version actuelle du texte ? Je ne crois pas. Le rapport de force est multiple et la CFDT, encore une fois, y a fortement contribué. Si la CFDT ne s’était pas opposée à la première version du projet et ne l’avait pas fait radicalement bouger, on n’en serait pas au texte actuel. La CFDT a fait son boulot.

Nicole Notat, qui occupait votre place il y a vingt ans, s’était fortement impliquée dans la mise en œuvre des 35 heures, à la fin des années 90. Aujourd’hui, la CFDT valide une loi qui, avec la minoration possible des heures sup, risque d’écorner la réduction du temps de travail. La CFDT de Laurent Berger tourne-t-elle le dos à la CFDT de Nicole Notat ? Et donc à son histoire ?

On continue de se revendiquer des 35 heures. Et il est vrai que ce sont nos équipes qui, à l’époque, se sont battues dans les entreprises pour la réduction du temps de travail, souvent contre des organisations syndicales qui aujourd’hui la défendent. Mais si la CFDT s’inscrit toujours dans ce mouvement, cette question doit aussi être abordée sur l’ensemble de la carrière professionnelle. C’est pour cela que nous avons proposé le compte épargne temps dans le compte personnel d’activité, inscrit dans cette réforme.

Reste que les 35 heures sont fragilisées…

La durée légale reste à 35 heures. Nous pensons que l’organisation et le temps de travail doivent pouvoir faire l’objet de discussions dans les entreprises. Et sur les heures sup, déclenchées au-delà de la durée légale, il y a un verrou : l’accord majoritaire, signé par une ou des organisations représentant 50% des voix aux dernières élections. Par ailleurs, la moindre majoration des heures sup peut être compensée par d’autres dispositions, comme des jours de repos supplémentaires ou des remboursements de frais de garde. J’ajoute que les dérogations aux 35 heures existent depuis longtemps…

Sauf que la branche peut l’interdire explicitement, comme dans la métallurgie. Demain, les entreprises seront libres…

Non, pas libres… Sauf à considérer que les représentants des salariés sont des benêts…

Au niveau des entreprises, le rapport de force est moins favorable aux salariés que dans les branches, donc le risque de dumping social plus prégnant…

Mais le dumping social existe déjà, y compris au niveau des branches. Dans la métallurgie, par exemple, il y a des départements où les grands donneurs d’ordre, dans les conventions locales de branches, imposent des minima salariaux très bas. Pourquoi ? Parce que les grosses entreprises, qui payent bien leurs salariés, ont recours aux sous-traitants dont les employés sont mal payés, et en profitent. La question, ce n’est donc pas tant celle du dumping social que celle de la verticalité dans la chaîne de valeur, où l’on met la pression chez les sous-traitants.

Ce qui ne change rien à la pression au niveau de l’entreprise…

Je pense d’abord que c’est aux salariés de décider ce qui est bon pour eux et à leurs représentants d’instaurer le rapport de force. Rappelons ensuite que ce sont des syndicats qui valident ou pas les accords et non pas les délégués syndicaux seuls. Car le syndicat, pour la CFDT, c’est une structure qui regroupe, sur un ou plusieurs départements, toutes les sections syndicales dans un champ professionnel donné. Donc il y a bien un verrou syndical, extérieur à l’entreprise. De plus, cette loi, en développant le dialogue social au niveau de l’entreprise, va favoriser l’implantation syndicale dans les boîtes. Car ce qui est l’avenir du syndicalisme, ce n’est pas seulement son implantation au niveau des branches, où il est déjà présent, mais sa présence dans les entreprises. Et le fait qu’il dispose de marges de manœuvre pour montrer aux salariés son utilité.

Sauf que le verrou syndical, avec l’accord majoritaire à 50 %, pourra être détourné par le référendum des salariés, déclenché par des syndicats pesant 30 % des voix seulement…

Le référendum n’était pas une demande de la CFDT, mais une contrepartie proposée par le gouvernement à ce que nous réclamions, à savoir que tous les accords, à terme, soient validés à 50 %. Et des équipes CFDT ont déjà décidé que si elles ne pesaient que 30 % pour signer un accord, elles n’actionneraient pas forcément le référendum.

Dans l’autre sens, si la CFDT pèse 70 %, elle pourra se voir imposer un accord par les 30 % minoritaires qui pourront déclencher un référendum…

Il faudra alors convaincre les salariés… Et ce qui me frappe dans le débat public depuis quatre mois, c’est que certains syndicats donnent l’impression d’avoir peur des salariés ou de ne pas faire confiance à leurs équipes syndicales.

Il n’empêche, l’opinion publique semble opposée à ce projet de loi… Vous n’arrivez pas à convaincre ?

Le gouvernement a une grosse responsabilité dans la perception que les Français ont de ce projet. Quand la fusée est mal lancée, elle ne se remet jamais droite. Et les efforts d’explication déployés l’ont été trop tardivement. Par ailleurs, la démocratie ne se résume pas aux sondages. Certaines enquêtes d’opinion révèlent ainsi que seules 25 % des personnes interrogées citent une mesure à laquelle ils sont opposés. Cette loi, enfin, est arrivée à un moment où il y avait un mal-être dans la société, où les militants syndicaux, y compris à la CFDT, étaient en désaccord profond avec le gouvernement, notamment sur la question de la déchéance de nationalité. Et donc avaient l’envie d’en découdre. Plutôt que les sondages, je préfère regarder les élections professionnelles. C’est le meilleur moyen de savoir ce que les salariés pensent des syndicats. Et la CFDT, en ce moment, obtient de très bons résultats, qu’il s’agisse par exemple, de Monoprix, de Nexter ou de Pôle Emploi.

La CGT mise aussi sur ce mouvement pour être en position de force dans les élections…

Le gouvernement a fait un super cadeau à la CGT avant son congrès en sortant la première version du texte qui était inacceptable – ce qui a permis à la CGT de se ressouder en interne.

Sciemment ou par naïveté ?

(Soupir) Je crains que la seconde réponse soit la bonne…

En soutenant ouvertement le projet de loi, en collant à ce gouvernement impopulaire, la CFDT ne risque-t-elle pas d’y perdre des plumes, comme en 2003 avec la réforme Fillon des retraites ?

Si tel était le cas, il y aurait des articles dans les journaux… Non, il y a eu des débats en interne, mais aujourd’hui, il y a une cohésion de la CFDT. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de désaccords et des débats, y compris au sein du bureau national. Mais les prises de décision sont assumées collectivement.

Ces derniers temps, la CFDT est régulièrement prise pour cible. Le 23 juin, en marge d’une manifestation, son siège a été dégradé. Quelle est votre réaction ?

Au total, une quinzaine de locaux CFDT ont été touchés, dont un a été l’objet d’un incendie, jeudi, en Gironde. Il y a aussi des intrusions, voire des agressions, y compris physiques, contre nos adhérents. C’est le signe que la société va mal. Mais aussi d’une dérive de l’extrême gauche, qui considère qu’il faut d’abord «tuer» les réformistes, qualifiés de «sociaux-traîtres», avant de s’attaquer au «grand capital». Et qui estime que ceux qui ne pensent pas comme elles sont des ennemis.

Or, on peut critiquer la CFDT, ne pas être d’accord avec elle, mais s’il y a bien une chose qu’on ne peut lui enlever, c’est son respect de la démocratie, sa vision pacifique des choses et sa capacité à respecter les opinions des autres. La seule chose qu’on ne tolère pas, ce sont les outrances des extrêmes. Ce qui se passe est donc très grave et je crains qu’un jour, un dérapage encore plus violent touche notre organisation.

Vous dites que la société va mal. C’est-à-dire ?

Il y a un mal-être social lié à une absence de sens et une défiance généralisée. On est en train de prendre de plein fouet tout un tas de transformations radicales : numériques, démographiques, sociétales, migratoires… On est par ailleurs trop timides face aux risques climatiques. Et incapables de les transformer en opportunités d’emplois et de bien-être. Il n’y a pas assez de parole publique capable de montrer le sens, la direction, de dire que le progrès est encore possible.

Cette défiance vise notamment le personnel politique…

Le système politique va mal pour une raison simple : on nous propose des boîtes à outils, quand il faudrait poser une vision. On se cache la réalité lorsqu’on aborde les défis d’aujourd’hui. Regardez ce qui se passe avec les migrations. C’est scandaleux ! A la CFDT, à l’automne, nous avions mis à disposition notre centre de formation pour héberger des migrants. Nous n’avons pas été sollicités ! Pour la simple raison qu’il y a eu peu de réfugiés accueillis par la France. Et quand ils le sont, ce ne sont pas toujours dans des conditions de dignité. Le pays ne se réinterroge pas sur ses valeurs. La classe politique est incapable de donner du sens et de la perspective. La loi travail en est l’illustration : le gouvernement n’a pas dit ce qu’il voulait faire, c’est-à-dire développer un dialogue social au plus près des réalités parce que c’est là qu’on peut construire de meilleures protections pour les salariés. Il y a eu un déficit d’explications, de sens donné.

Le CICE, mesure phare de la politique économique de Hollande, a donné des résultats assez faibles. A-t-on accordé 41 milliards au patronat pour rien ?

Attention, on parle d’aides aux entreprises et l’entreprise, ce n’est pas que le patron. Dans notre pays, il y a un maillon faible dans la pensée de gauche, mais aussi parfois de droite : l’idée que l’entreprise appartiendrait aux patrons.

Elle appartient tout de même aux actionnaires…

Justement, nous voulons changer cela. Et redonner du pouvoir aux acteurs de l’entreprise, y compris aux salariés. Nous avons par exemple obtenu la présence des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises. Et cela commence à peser. Certains voudraient que les mesures produisent des effets dans les cinq jours qui suivent. Mais ça ne marche pas comme ça. Concernant le CICE, on verra s’il aura été utile. Dans certaines boîtes, il n’y a pas eu de dialogue social, mais dans d’autres, il y a eu des discussions sur l’utilisation de ces aides, y compris en termes d’embauche ou d’investissement.

Au prix fort quand même…

C’est pourquoi le patronat a de grosses responsabilités en termes de contreparties.

Reste qu’au vu des dernières sorties de Pierre Gattaz, le patron du Medef, qui menace de ne pas appliquer le compte pénibilité, on peut s’interroger sur sa volonté de jouer le jeu ?

Le Medef a déserté le terrain du dialogue social, on l’a vu avec la négociation sur l’assurance chômage. Il porte l’unique responsabilité de cet échec. J’espère qu’il va revenir à la raison pour en discuter à l’automne.

Quel bilan global faites-vous du quinquennat de François Hollande ?

La CFDT a obtenu plusieurs avancées : la complémentaire santé pour tous, les droits rechargeables à l’assurance chômage, le compte pénibilité ou encore une augmentation des moyens des délégués syndicaux dans le cadre de la loi travail. Mais le quinquennat souffre aussi d’un problème : ne pas avoir mené de réforme fiscale. Ce qui aurait permis de donner un peu plus de sens et de rétablir la justice fiscale.

Luc Peillon Amandine Cailhol

Lineration.fr
Publié dans:Libres Propos |on 5 juillet, 2016 |Pas de commentaires »

Surprise…………………….(01/11/2012)

Et quelle surprise ! Alors que depuis quelques jours mes visiteurs sont au nombre de cinq cents (environ), depuis hier, le compteur de visite s’affole autour des trois mille……………( au total, plus de 900100 visites depuis la création)

Les études statistiques n’ont jamais été ma tasse de thé, mais là c’est mon ignorance crasse qu’il me faut reconnaître devant une telle courbe.

Après nos belles victoires de Mai (pas 1968), l’idée m’avait effleurée l’esprit de laisser ce blog en l’état et de ne plus l’alimenter.

En effet, s’il était aisé de le tenir auparavant compte tenu de « la vie en Sarkozye », des incohérences de cette ploutocratie et des exactions de ce système, le faire aujourd’hui me demande d’être impartial : le suis-je réellement ?

Quand on est à gauche depuis cinquante ans, peut-on être objectif ?

Ce sont mes amis lecteurs qui me diront si je dois me consacrer à autre chose qu’à la tenue de ce blog compte tenu de mon très fort penchant pour le pouvoir en place : je compte sur vous.

En attendant, soyez remerciés de votre fidélité qui fait chaud au cœur au vieux socialo que je suis.

MERCI.

Publié dans:Libres Propos |on 1 novembre, 2012 |Pas de commentaires »

Libres propos……………………..(22/10/2012)

Bennahmias : « L’UDI est un retour en arrière »

Créé le 21-10-2012 à 17h24 – Mis à jour le 22-10-2012 à 08h22

Le vice président du MoDem ne croit pas à l’indépendance affichée par le nouveau parti de Jean-Louis Borloo. Interview

Nouvel Observateur

Jean-Luc Bennahmias (Lionel Bonaventure - AFP)

Jean-Luc Bennahmias (Lionel Bonaventure – AFP)

Jean-Louis Borloo a lancé ce dimanche l’UDI, aux cotés notamment de Simone Veil, qu’en avez-vous pensé ?

- C’est très bien ! Je n’ai aucune surprise sur ce lancement qui peut être considéré objectivement comme réussi, c’est un joli montage médiatico-politique. Simone Veil, Valéry Giscard d’Estaing, ça s’adresse à la jeunesse ! C’est un retour en arrière, à la maison du centre droit. A l’opposé de ce qu’a essayé de faire François Bayrou.

Vous n’y croyez pas ?

- Il peut y avoir un mouvement à droite, autre que l’UMP, mais je ne crois pas une seconde que ce mouvement puisse prendre le pas sur l’UMP. Tout le monde peut rêver ! Quant à l’indépendance affichée, elle est très loin d’être prouvée.

Comment vous situez vous par rapport à l’UDI ?

- C’est un adversaire politique. De mon côté, je continue mon entreprise de réseau des démocrates dans la majorité. Des dizaines d’élus ont maintenant signé.

Il n’y a donc aucune entente possible ?

- Ici ou là, localement, je ne dirai pas à mes amis qu’on ne peut rien faire avec l’UDI. Mais en dehors de ce niveau extrêmement local, nous n’avons rien à faire ensemble.

Y-a-t-il aujourd’hui de la place pour le MoDem et l’UDI ?

- Je ne sais pas si il y a de la place, mais il y a l’obligation de ne pas être uniquement dans la posture : ‘on va attendre la prochaine alternance’. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux, et c’est un petit jeu très désagréable. Et, en quoi les décisions prises par le gouvernement actuel, je ne parle pas des couacs, vont à l’encontre de l’intérêt de la France et de l’Europe ?

Interview de Jean-Luc Bennahmias, eurodéputé et vice-président du MoDem, par Estelle Gross – Le Nouvel Observateur (le 21 octobre 2012)

Libres propos..........................(22/10/2012) dans Libres Propos

Publié dans:Libres Propos |on 22 octobre, 2012 |Pas de commentaires »

La « pipolade »……………………(01/09/2012)

Accueil > La chronique de François Reynaert > Fini la pipolade

Fini la pipolade

Créé le 31-08-2012 à 16h02 – Mis à jour le 01-09-2012 à 08h39

C’est la crise, l’automobile va mal, les poulets bretons sont proches de l’asphyxie, et la presse people elle-même ne se sent pas très bien.

Nouvel Observateur

La presse people a enregistré une chute de plus de 10% de ses ventes cet été. (SIMON ISABELLE/SIPA)

La presse people a enregistré une chute de plus de 10% de ses ventes cet été. (SIMON ISABELLE/SIPA)

Comment le taire ? Contrairement à ce qu’il prétend, le nouveau pouvoir ne fait pas tout ce qu’il peut pour aider à la relance de notre économie vacillante. Songez aux graves difficultés dans lesquelles se débat un secteur trop oublié parmi les grands brûlés de la crise, entre les plans sociaux dans l’automobile et le poulet breton : l’industrie du people. J’exagère un peu. Pour elle, contrairement à ce qui se passe chez Doux, on n’en est pas encore tout à fait à l’abattoir. Pour autant, l’alerte n’est pas à négliger. « Le Figaro économie » du 17 août vient de la donner : du côté des magazines people, l’été 2012 aura ressemblé à ce qui s’est passé parfois du côté des bassins de natation des JO de Londres – le plongeon a été raide. La baisse des ventes est estimée à plus de 10%. Peut-être ce chiffre n’est-il dû qu’à un bête problème conjoncturel.

Que voulez-vous, le people, c’est comme la mirabelle, un an ça donne, un an ça ne donne plus. Grâce au travail remarquable accompli en 2011 par les grandes familles européennes – mariage à Buckingham, mariage à Monaco -, grâce aux efforts admirables d’animation de la vie médiatique mondiale entrepris par DSK, notre champion olympique de la couverture de presse, l’an dernier avait été exceptionnel. En comparaison, cette saison ne pouvait que faire pâle figure.

La famille royale britannique a estimé de son devoir de continuer à alimenter les gazettes, il faut voir comment. L’an dernier, elle nous offrait Pippa Middleton. Cette année, on a bien le prince Harry tout nu, mais fin août, quel gâchis ! Jusque-là, à cause du jubilé, Albion n’a ressorti que la reine, 86 balais aux prunes, des chapeaux à la décrochez-moi-ça, et toujours pas fichue de vivre avec son temps en se faisant flasher sur une plage des Caraïbes en train de rouler des palots à n’importe quelle vedette de la télé-réalité, vous parlez d’un cadeau !

L’été déprimante des magazines people

Du coup, nos pauvres magazines ont passé un été de bourgeoises fauchées : ils ont dû se contenter de nourrir tout le monde en accommodant les restes. Vers le 15 août, entre une interview sans intérêt de Marc-Olivier Fogiel, qui tenait à nous annoncer qu’il était très heureux, et une ou deux photos de Claire Chazal les seins couverts, on a eu droit à ce que l’on ose à peine appeler une resucée de la grande affaire de la dernière saison : les premières vacances d’Anne Sinclair sans Dominique. Cette tristesse pour tout le monde ! Pour elle, bien sûr, pour les lecteurs, évidemment, mais surtout pour le rédacteur en chef de « Closer » obligé de coller ce pensum en Une. Sous la photo de l’ex-vedette de   »7 sur 7″ en maillot de bain descendant à la plage avec une autre femme, on pouvait lire cette légende : « Son été entre copines ». Quelle déprime pour le journaliste qui l’a rédigée, en pensant au carton qu’ils auraient pu faire en écrivant les mêmes mots sous les photos du mari !

C’est là, vous disais-je, où, à mon sens, le pouvoir n’a pas été à la hauteur qu’on aurait pu attendre de lui. Pourquoi le chef de l’Etat n’a-t-il pas été foutu de faire ce qu’il fallait pour mettre fin à cette triste litanie ? Oui, je sais, vous me direz qu’avec sa compagne il a payé de sa personne : ne l’a-t-on pas vu lui aussi en petit calbute et torse nu en train de faire son Mickey sur la plage de Brégançon ? Mais quel ratage quand on pense aux autres photos qui étaient apparues dans d’autres titres quelques jours plus tôt ! Celles de son prédécesseur chez sa femme, en train de barboter lui-même dans les eaux bleues du Cap-Nègre, c’est-à-dire à quelques kilomètres de là à peine.

Que n’ont-ils eu l’idée d’un geste magnifique : convoquer la presse pour immortaliser une rencontre aquatique ! Vous imaginez la scène. L’ancien aurait loué un petit yacht en caoutchouc pour garder son rang, le nouveau se serait pointé en pédalo pour tenir son mythe et, armés de rames en plastique, ils auraient accepté de s’invectiver sous les yeux de leurs naïades : « Vas-y, toi, en Syrie, si t’es si fort ! ». Pour la démocratie, ç’aurait peut-être été un naufrage. Pour les photographes, une authentique remise à flot.

La

Publié dans:Libres Propos |on 1 septembre, 2012 |Pas de commentaires »

Libres propos de Martin Hirsch………………….(20/04/2012)

Après mon soutien à Hollande, mes réponses aux pressions de l’UMP

Modifié le 20-04-2012 à 06h57

 

Par Martin Hirsch
Ancien Haut Commissaire aux solidarités

LE PLUS. « Indigne », « ingrat », « cynique » : les quolibets n’ont cessé de pleuvoir sur l’ancien haut-commissaire aux solidarités actives, symbole de l’ouverture à gauche de Nicolas Sarkozy, après que celui-ci a annoncé son soutien à François Hollande. Pourtant, personne ne s’est interrogé sur le fond de cette décision, sur laquelle il revient pour Le Plus.

Édité par Amandine Schmitt

 

En indiquant le sens de mon vote, lundi, lors d’une interview au « Monde », j’ai déclenché une avalanche de leçons d’élégance, de sarcasmes, de mépris et d’injures. La vraie surprise, c’est que pas une de ces réactions ne se réfère à la question de fond que je soulevais et qui justifiait mon propos : la programmation d’une remise en cause du revenu de solidarité active.

 

Travail de sape sur le RSA

 

Il faut être sourd et aveugle pour ne pas avoir entendu et vu un travail de sape sur le RSA, dont le premier coup de pioche a été donné par Laurent Wauquiez, dont il faut rappeler qu’il a écrit des pages attendrissantes sur sa fierté d’avoir appartenu à la commission que j’ai présidée qui a inventé le RSA. Ceci m’a valu, il y a un an, une explication orageuse avec le président de la République. J’avais expliqué que, derrière un discours sur le coût de l’assistanat, on utilisait les excédents financiers du RSA pour les consacrer à d’autres politiques plutôt que d’en améliorer l’efficacité et de les orienter vers les poches auxquelles ils étaient destinés : celles des travailleurs les plus pauvres.

 

À l’époque, il m’avait fait valoir que si certains attaquaient le RSA, dans la majorité et le gouvernement, lui continuait à le défendre. Ces derniers mois, la donne a changé, dans le discours et dans les intentions. Traduction concrète : le chiffrage du programme du candidat Nicolas Sarkozy prévoit un milliard d’euros d’économies sur le RSA ! Autant que ce qu’il coûte, en plus du RMI. Il se trouve que personne ne l’a relevé. Qu’attendait-on de moi ? Que je me drape non pas dans ma dignité, mais dans l’indignité, rebaptisée, c’est selon, devoir de réserve ou élégance ?

 

Une vraie lâcheté et un vrai lâchage

 

J’avoue que je n’ai pas la sagesse de Job qui lui permettait de dire :  »Le seigneur me l’a donné. Que le seigneur soit loué. Le seigneur me l’a repris. Que le seigneur soit loué ». Surtout j’estime que ceux qui sont pauvres comme Job, n’ont pas à être les victimes de cette prétendue sagesse, qui serait une vraie lâcheté et un véritable lâchage.

 

Alors je ne trahis pas une majorité qui a soutenu effectivement le RSA entre 2007 et 2010, mais je ne me tais pas quand il s’agit de le défaire. L’énigme est ailleurs : pourquoi une réforme qui est approuvée par une majorité des électeurs de droite et par une majorité des électeurs de gauche, exception faite des électeurs de l’extrême droite, suscite-t-elle tant d’acharnement ? La réponse est peut-être dans la question, comme souvent.

 

À quoi doit servir ma prise de position publique ? À ce que le RSA soit renforcé et non pas affaibli. Si la droite conserve la majorité, qu’elle ne puisse pas le défaire en silence. Si la gauche obtient la majorité, qu’elle l’améliore vite  en se souvenant que le père du RMI, Michel Rocard a toujours considéré que la gauche aurait dû d’emblée faire le RSA en 1988 et qu’un RSA plus efficace est une réponse simultanée à des questions d’emploi et de pouvoir d’achat.

 

Transformer des idées en réalité

 

Les deux grandes réformes auxquelles j’ai contribué depuis 2007, le RSA et le service civique ont deux points communs. Le premier est qu’elles ont été votées sans opposition, parce que nous les avons concertées avec la droite et avec la gauche. Le deuxième est que certains aimeraient dire qu’elles existent sans y consacrer les moyens nécessaires. Je me bats aussi pour que le service civique ne connaisse pas le sort du service civil entre 2005 et 2007 : un élan vite stoppé.

 

Ma conception de la politique est simple, n’en déplaise à ceux qui ne la partagent pas et qui l’ont exprimé avec vivacité ces derniers jours : transformer des idées en réalités, traduire des convictions en actions et ne pas me laisser détourner de ce chemin ardu par les jurys auto- proclamés des concours d’élégance. Je suis prêt à tout débat sur le fond avec mes détracteurs, y compris les plus violents et les plus méprisants d’entre eux.

NouvelObs.fr

Publié dans:LA VIE EN SARKOZIE, Libres Propos |on 20 avril, 2012 |Pas de commentaires »

Libres propos…………………(19/03/2012)

Faut-il sortir du libéralisme ?

Modifié le 19-03-2012 à 08h08

 

LE PLUS. Bernard Stiegler, philosophe qui participe aux débats des journées de Strasbourg, organisées par « Le Nouvel Observateur », fustige l’idée selon laquelle l’Etat-providence crée un état d’assistanat. Pour lui, c’est au contraire la société consumériste qui a généralisé l’irresponsabilité.

> Par Stiegler BernardPhilosopheEdité par Louise Pothier   Auteur parrainé par Laurent Joffrin

Ce dont il s’agit de sortir n’est pas tant le libéralisme – mot dont les acceptions sont tellement diverses, voire divergentes – que la financiarisation qui a été mise en place dans le sillage de la révolution conservatrice, et qui a généré ces innombrables maux dont la combinaison jette à présent l’humanité toute entière dans une terrifiante impasse – et il s’agit bien de sortir de cette impasse.

 

La Bourse de Francfort le 2 novembre 2011 (DANIEL ROLAND/AFP)

La Bourse de Francfort le 2 novembre 2011 (DANIEL ROLAND/AFP)

 

La question n’est pas celle du libéralisme, mais celle du consumérisme, qui est né avec the american way of life, et dont la révolution conservatrice a extrémisé la domination – ce qui a conduit au règne d’une idéologie que l’on appelle tantôt l’ultralibéralisme, tantôt le néolibéralisme parce que c’est un retour aux erreurs qui, au nom de la pensée libérale, conduisirent à la crise de 1929. Le néolibéralisme se présente dès lors et avant tout comme un oubli des leçons qui avaient été tirées de cette crise par Keynes et Roosevelt, mais aussi, et plus loin, par Polanyi.

 

La crise nous pousse à détruire les puissances publiques

 

C’est en conséquence de cet oubli orchestré par les néoconservateurs que nous, les Européens, vivons présentement un immense choc qui est sans aucun doute parfaitement comparable à ce que Naomi Klein a décrit dans « La stratégie du choc » (Actes Sud) c’est à dire une exploitation de l’état de choc créé par une catastrophe pour continuer la destruction de toutes les formes de puissance publique.

 

En l’occurrence, il s’agit dans notre cas de la catastrophe économique qui résulte précisément des réactions en chaînes induites par une situation d’insolvabilité généralisée engendrée par le développement aveugle et illimité du consumérisme généralisé prescrit par la dogmatique néoconservatrice.

 

Autrement dit, alors même que le dogmatisme ultralibéral forgé par l’idéologie de la révolution conservatrice est à l’origine de la catastrophe, c’est encore lui qui impose ses « solutions » qui ne peuvent de toute évidence qu’étendre cette catastrophe – le calcul étant que cette extension des conséquences de la catastrophe permet à ceux qui ont su installer des rentes de situation spéculatives de continuer à en tirer profit – tant que cela durera.

 

Or cela ne pourra pas durer bien longtemps. Ce dont il faut sortir est l’idéologie néoconservatrice qui, devenue hégémonique, aura organisé le déchaînement d’un consumérisme devenu mortifère. Le consumérisme a été extrémisé par la révolution conservatrice dès lors que celle-ci, face à l’émergence des nouveaux pays industriels, a reconfiguré en totalité le modèle capitaliste en séparant fonctionnellement finance et production, et en détruisant du même coup l’investissement qu’elle a remplacé par une spéculation systémique – conduisant ainsi à une véritable bêtise systémique.

 

Pour ce faire, la destruction de toutes les formes de puissances publiques a été engagée à travers le marketing qui s’est imposé, dans les entreprises devenues transnationales, comme marketing stratégique et qui s’est substitué aux autorités souveraines pour prescrire les conditions de la socialisation de l’innovation technologique exclusivement en fonction des intérêts de ce nouveau capital financiarisé et purement spéculatif, cependant que la souveraineté monétaire était elle aussi abandonnée, condamnant les Etats à se mettre sous la dépendance des marchés financiers.

 

Destruction des « capacités »

 

Ce sont ainsi aussi bien la souveraineté que la responsabilité qui ont été détruites, cependant que les institutions d’éducation étaient soumises à la même logique et se trouvaient dès lors dans l’impossibilité d’assumer leur mission première, à savoir : permettre aux jeunes esprits d’accéder à ce que Kant appelait la majorité, c’est à dire la raison comme condition de la liberté, de la libéralité et donc d’un libéralisme bien compris (sur toutes ces questions, je renvoie le lecteur à mon dernier ouvrage, « Etats de choc. Bêtise et savoir au XXIè siècle », Mille et une nuits).

 

Il en a résulté ce que j’ai récemment décrit sur le site de « Télérama » comme un état d’incapacitation généralisée, c’est à dire une destruction systématique de ce que Amartya Sen appelle les capacités.

 

Les capacités sont des savoir faire, des savoir vivre et des savoir penser acquis par une éducation qui, aux yeux des libertariens consuméristes, fait obstacle aux injoncitons constantes que le marketing adresse aux sociétés de consommateurs. C’est pourquoi le marketing a pour but de court-citcuiter toutes les structures sociales qui ont pour mission de cultiver les capacités.

 

Il en résulte que la société consumériste, extrémisée par le néoconservatisme « néolibéral », ou « ultralibéral », a liquidé les puissances publiques. Celles-ci, comme l’a montré Bertrand Gille (« Histoire des techniques », éditions de la Pleïade), veillaient à ce que l’innovation technologique ne détruise pas, à travers ce qu’il nommait le désajustement du technique et du social, les structures sociales où se forment les capacités. Soumise à un marché « désencastré », comme disait Polanyi, la société consumériste financiarisée et néoconservatrice a généralisé l’irresponsabilité, la dépendance et l’addiction : un bon consommateur y est un consommateur irresponsable – et de fait, le consumérime est devenu de nos jours addictif.

 

L’idéologie néoconservatrice justifie la destruction des puissances publiques et de leurs moyens (la fiscalité) en posant en principe que le welfare state redistributeur a induit un état d’assistanat et de perte de responsabilité. Or, c’est tout au contraire la dogmatique néolibérale et libertarienne qui, en généralisant sans limite le consumérime, a conduit à la destruction de toutes les formes de savoirs qui constituent les capacités.

 

La City, quartier d'affaires de Londres (PANTHER/P.P.L. IMAGE/SIPA)

La City, quartier d’affaires de Londres (PANTHER/P.P.L. IMAGE/SIPA)

 

La société d’incapacitation, « gouvernée par des incapables »

 

Ceci fut décrit par Marx dans le champ de la production et sous le nom de prolétarisation des savoir faire pour les travailleurs manuels. C’est ce qui s’est étendu avec le consumérisme aux savoir vivre, aux savoir penser et à toutes les formes de capacités, installant ainsi une société d’incapacitation structurelle qui paraît du même coup être « gouvernée par des incapables » – la fonction politique s’en trouvant tragiquement discréditée.

 

Cette conception dogmatisée du « libéralisme » a engendré une généralisation du laisser-aller, et non seulement des fameux « laisser-faire, laisser passer » : c’est une question de mœurs qui, aussi bien, s’impose avec la destruction des savoirs sous toutes leurs formes, et en particulier les savoir vivre. La prétendue « libéralité » a ainsi conduit à l’aliénation par la consommation addictive des « commodities », c’est à dire par la généréalisation de l’incurie et de l’irresponsabilité dont chacun perçoit plus ou moins le caractère éminemment dangereux – et en particulier, les parents et les grands-parents.

 

Car ce processus n’a pas simplement engendré les subprimes et le « je-m’en-foutisme » généralisé du monde économique : il a conduit à ce fait qu’aujourd’hui, il n’est plus possible de faire correctement son travail d’éducateur, de parent, aussi sérieusement que l’on puisse s’y consacrer – et de ce point de vue, la « lettre aux éducateurs » de Nicolas Sarkozy, qui n’a cessé de généraliser le laisser-aller, aura été l’un de ses plus honteux mensonges.

 

À cela, il y a évidemment une alternative, que je tente de théoriser et de contrétiser avec l’association Ars Industrialis. Ce que nous appelons l’économie de la contribution est une économie de la recapacitation et de la déprolétarisation généralisées – telles que les technologies numériques les rendent possible dans tous les domaines (cf. les Manifestes d’Ars Industrialis).

 

Oui à une économie de transition, principal enjeu de la campagne

 

Face à l’effondrement du consumérisme, une nouvelle puissance publique non seulement nationale, mais europénne, doit mettre en place une économie de transition – qui devrait être l’enjeu central de la campagne électorale présidentielle en France. Dans cette économie de transition, un modèle industriel contributif doit se substituer progressivement au modèle industriel consumétiste qui a atteint ses limites, et qui est devenu mentalement et environementalement toxique.

 

La toxicité mentale engendre l’incapacitation généralisée de plus en plus tôt dans la vie, et notamment chez les plus petits enfants, dont on sait désormais que leur développement synaptogénétique est affecté par un consumétisme médiatique débridé – et les pouvoirs publics, qui le savent, n’ont plus le droit d’accepter cette situation : leur lâche renoncement les discrédite ici plus gravement que jamais.

 

François Hollande a mis la question de l’avenir de la jeunesse au centre de son discours et on ne peut que s’en réjouir. Il faut cependant que cette question soit appréhendée dans toute son ampleur, qui implique évidemment une politique de l’enfance et de la protection de l’enfance, et cette protection doit être de nos jours avant tout psychique : il est difficile pour un enfant de ce début du XXIe siècle de vivre son enfance.

 

Protéger les enfants des violences diverses que leur impose leur milieu proche ne dispense pas de les protéger de la violence que leur fait désormais ce qui, au nom du « réalisme économique » qui tout sauf réaliste, tend à devenir bien plus une dissociété qu’une société véritable.

 

Une politque de la jeunese doit être fondée sur une toute autre politique de l’éducation en tous les sens du mot – de l’éducation familiale à l’éducation nationale et à l’université, en passant par l’éducation populaire au sens où Robin Renucci en revisite le projet.

 

C’est selon ces perspectives qu’avec Julien Gautier, Denis Kambouchner, Philippe Meirieu et Guillaume Vergne nous avons publié  »L’école, le numétique et la société qui vient ».

 

Les Journées de Strasbourg, organisées par « Le Nouvel Observateur », se déroulent du jeudi 15 au samedi 17 mars.

Publié dans:Economie, Libres Propos, Politique |on 19 mars, 2012 |Pas de commentaires »
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