Archive pour la catégorie 'Libres Propos'

Libres propos………………………….(08/09/2017)

Tribune

Emmanuel Macron, un candidat néolibéral devenu président illibéral

Par Eric Fassin, Sociologue, universitaire à Paris-VIII — 7 septembre 2017 à 17:26
Emmanuel Macron au soir de son élection, le 7 mai sur l'esplanade du Louvre. Zoom
Emmanuel Macron au soir de son élection, le 7 mai sur l’esplanade du Louvre. Photo Denis Allard. Rea

Depuis la présidentielle, il n’est plus question de réduire le pouvoir souverain pour accroître les libertés. Un nouveau créneau pour la gauche ?

  • Emmanuel Macron, un candidat néolibéral devenu président illibéral

En 1989, la chute du Mur était censée marquer, sinon la fin de l’histoire, du moins le triomphe d’une société ouverte. Le marché libre n’était-il pas la garantie des libertés démocratiques ? Moins d’Etat, telle était la double leçon tirée de l’échec de ces régimes autoritaires, et le laisser-faire, et les droits humains. Après la guerre froide, le libéralisme se voulait donc à la fois économique et politique.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Loin de se retirer de la scène économique, l’Etat en est plus que jamais un acteur essentiel. Au lieu de laisser-faire, il intervient sans cesse – pour sauver les banques, aider les entreprises et redistribuer la richesse… au bénéfice des riches. Pour le distinguer du libéralisme économique, on qualifie cet avatar du capitalisme de néolibéral.

Le néolibéralisme est-il libéral politiquement, à défaut de l’être économiquement ? On a pu le croire quand les partis sociaux-démocrates s’y sont convertis dans les années 90. Les Premiers ministres anglais, Tony Blair, puis espagnol, José Luis Zapatero, ont d’abord revendiqué une forme de modernité, économique mais aussi politique. L’emblème en était leur ouverture proprement libérale en matière d’immigration et pour les droits sexuels.

Depuis, «l’Europe forteresse» est, certes, devenue l’autre face d’une union néolibérale. La chancelière allemande n’en a pas moins démontré en 2015 que l’intransigeance économique, dont la Grèce faisait les frais, ne condamnait pas nécessairement à l’abandon des droits humains. Surtout, sa politique d’accueil des réfugiés était menée non pas en dépit mais au nom de la rationalité économique, l’intérêt bien compris rendant la générosité possible en même temps que nécessaire.

En se démarquant d’un Manuel Valls pour célébrer le courage politique d’Angela Merkel, Emmanuel Macron avait inscrit sa campagne dans cette filiation d’un néolibéralisme libéral. Or, depuis son élection, c’en est fini du libéralisme politique. Il n’est pas question de réduire le pouvoir souverain pour accroître les libertés. Du Louvre à Versailles, le nouveau président endosse l’habit monarchique de la Ve République, et pare l’orléanisme bourgeois d’un Guizot des atours majestueux du Roi-Soleil. L’Etat, c’est lui.

Parvenu à la présidence sans jamais se lier à un parti, Macron revendique haut et fort un pouvoir personnel dont les parlementaires seraient les simples exécutants. Réformer le code du travail par ordonnances le signifie aujourd’hui sans ambiguïté. La séparation des pouvoirs, chère aux pères fondateurs de la pensée libérale, a fini de s’effacer au profit d’un présidentialisme absolu. Il n’est pas davantage question de négociation avec ce qu’on hésite à nommer encore des «partenaires sociaux». Le Premier ministre le déclare sans ambages : «Nous avons concerté. Concerter, ce n’est pas négocier.» La franchise d’Edouard Philippe est d’autant plus éloquente qu’il rompt avec l’usage pronominal du verbe par cet emploi… absolu. Il ne s’agit pas seulement de politique économique. La logique autoritaire déployée pour imposer les réformes est aussi au cœur de la politique d’immigration. Certes, le Président n’a pas renoncé à la rhétorique de l’accueil quand il prend la parole aux côtés de Merkel : «C’est notre tradition, et c’est notre honneur.» Cela ne l’empêche pas de proposer des «hot spots» pour trier les migrants en Libye, voire au-delà, à l’abri des regards humanitaires. Changement dans la continuité : au ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb, succède à Brice Hortefeux et Claude Guéant, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve.

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a beau protester avec vigueur, à Vintimille et à Calais, ou Porte de la Chapelle, la chasse aux migrants, demandeurs d’asile ou pas, bat son plein. Elle se prolonge, plus encore que sous Nicolas Sarkozy, par la chasse aux militants. Dans la vallée de la Roya, Cédric Herrou paie ainsi au prix fort ce retour du «délit de solidarité». Fait remarquable, l’institution judiciaire se fait ici l’instrument docile de l’exécutif. La confusion des pouvoirs s’aggrave. En témoigne aussi la constance, de l’ex-président au nouveau, de la répression contre la famille d’Adama Traoré, mêlant pareillement forces de l’ordre, justice, élus locaux et membres du gouvernement.

Pourquoi le candidat libéral s’est-il métamorphosé, dès son élection, en un président illibéral ? Comme ses prédécesseurs, il a pour priorité de faire passer, coûte que coûte, des réformes néolibérales. D’un côté, la gestion répressive des banlieues, comme en écho à celle des migrants, vise à distraire les électeurs en leur jetant en pâture des victimes expiatoires, à défaut de pain, des «jeux». De l’autre, toute opposition extraparlementaire sera présentée comme une menace à l’ordre public. Gageons que si la contestation reprend demain dans la rue, elle sera qualifiée d’antidémocratique, le Président n’a-t-il pas été élu démocratiquement (et qu’importe la manière) ? Dès lors, le ton policé de Macron ne parviendra plus à masquer son fond policier, la matraque dira la vérité du régime.

Ce revirement illibéral est un choix stratégique. Le Président ne paraît plus voir de concurrence réelle qu’à droite ; il refuse donc de concéder ce terrain à Laurent Wauquiez et Marine Le Pen. Voilà justement pourquoi la gauche a tout intérêt à distinguer le néolibéralisme du libéralisme. Se dire «antilibérale», ce serait confondre la critique du capitalisme et la défiance à l’égard de la politique des droits, au risque d’accréditer l’idée que la seconde serait une affaire de «bobos», étrangère à un «peuple» uniquement intéressé par la première. Au contraire, face au néolibéralisme illibéral du Président et de la droite, mais aussi à l’antilibéralisme tant économique que politique professé par le FN, articuler la critique du néolibéralisme économique à la défense des droits et des libertés devrait être le créneau de la gauche et son programme.

Dernier ouvrage paru : Populisme : le grand ressentiment (Textuel, 2017).

Eric Fassin Sociologue, universitaire à Paris-VIII

Liberation.fr
Publié dans:Libres Propos |on 8 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin………………(25/08/2017)

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Mémoire

ÉditoCe fut un talentueux général américain qui défendait un gouvernement esclavagiste : on déboulonne les statues de Robert E. Lee un peu partout aux Etats-Unis. Ce fut un brillant général français dont le gouvernement rétablit l’esclavage en 1802 : personne ne songe à déboulonner les statues de Napoléon Bonaparte. Pourtant, le parallèle n’est pas artificiel : cédant au lobby colonial, le Premier Consul a bien restauré un système d’oppression qu’on définit aujourd’hui comme un crime contre l’humanité. Il a aussi envoyé aux Antilles un corps expéditionnaire chargé de mettre en œuvre sa décision et qui s’est distingué par sa férocité dans sa lutte contre les esclaves révoltés. La question se pose, donc.

Excès de mémoire ? Repentance masochiste ? On nuancera le cas de Bonaparte : il fut aussi un général de la Révolution et, en 1815, il abolit – sur le tard – cet esclavage qu’il avait rétabli treize ans plus tôt. A la différence de Lee, son action, comme on sait, fut autrement plus large. Si l’on voulait se débarrasser de lui, il faudrait aussi débaptiser la rue de Rivoli, la gare d’Austerlitz ou la place de la Concorde, abattre la colonne Vendôme et supprimer la légion d’honneur. Le ridicule n’est pas loin. Et s’il fallait effacer de la mémoire nationale tous ceux qui ont favorisé l’entreprise esclavagiste, on devrait rayer des cadres Richelieu, Colbert, Louis XIV ou Surcouf. Difficile… En revanche, la persistance dans les villes de France de certaines plaques célébrant la mémoire d’armateurs enrichis dans la traite, ou encore la présence du nom de Richepanse dans certaines rues, alors que ce général a commis d’immondes massacres en Guadeloupe, choquent légitimement la mémoire républicaine, pas seulement dans les communautés antillaise ou africaine. Dans ces cas précis, le changement de nom s’impose, comme aux Etats-Unis, où les statues de Lee, la plupart du temps, célèbrent ouvertement l’esclavage et la ségrégation.

Pour le reste, il vaut mieux procéder par ajout que par retranchement. Plutôt que d’effacer certains personnages, comme dans l’URSS de Staline, il vaut bien mieux compléter avec précision et justesse leurs biographies. C’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, les grandes villes portuaires comme Nantes ou Bordeaux ont entamé depuis une décennie au moins un travail de commémoration utile et lucide de la mémoire du «commerce triangulaire», qui fut une abomination dont les manuels scolaires ont longtemps tu la réalité. A condition d’être un récit et non un roman, l’histoire nationale est bénéfique. En rappelant les crimes du passé, elle sert aussi à lutter contre les discriminations du présent.

Laurent Joffrin

Liberation.fr
Publié dans:Libres Propos |on 25 août, 2017 |Pas de commentaires »

Analyse…………………………(25/08/2017)

Tribune

Parti socialiste : ne mettons plus la poussière sous le tapis

Par un collectif — 25 août 2017 à 07:10
 Zoom
Photo Albert Facelly

Plusieurs premiers secrétaires fédéraux appellent à la refondation du PS, qui doit passer par une clarification de la ligne politique : celle d’une gauche sociale-démocrate, européenne et écologiste.

Le Parti socialiste est coutumier des tribunes à la fin desquelles on ne lit que la liste des signataires et non pas le contenu des propos. Nous, premiers secrétaires fédéraux, souhaitons faire entendre la voix de nos territoires car des mesures doivent être prises urgemment afin de permettre la refondation de la gauche socialiste. L’objet de ce texte n’est pas de préparer un futur congrès mais bel et bien de poser les bases indispensables qui devront être au cœur de nos réflexions collectives en cette rentrée.

Le contexte politique que nous traversons est à bien des égards historique. Après les derniers échecs électoraux, la montée des populismes, l’émergence du parti présidentiel et l’élection de l’actuel président de la République, l’heure doit être à la refondation et à l’indispensable clarification tant sur le fond que sur la forme.

La période de mutation profonde qui est devant nous ne pourra réussir que si nous avons clairement répondu à la question de la ligne politique. En effet, nos divergences internes, affichées et médiatisées et par lesquelles nous sommes notre principal adversaire, rendent notre parti inaudible. Si elles ne sont pas clairement tranchées, elles le priveront durablement de toute crédibilité. Cette division, profonde, qui va bien au-delà des tendances habituelles qui ont toujours constitué la richesse du Parti socialiste, est à ce point manifeste qu’elle est connue de tous. Des militants bien sûr, mais également des sympathisants et des citoyens. Nous ne pouvons, dès lors, plus accepter la stratégie de certains de nos camarades qui entretiennent à l’intérieur les fractures qui leur permettent de prospérer à l’extérieur.

Nous l’affirmons sans détour, les militants souhaitent cette clarification. Ils sont la force vive de notre parti et le moyen de son rebond. Ils sont nombreux à l’exprimer très clairement : si le flou persiste, ils quitteront le Parti socialiste. C’est pourquoi il est urgent d’en clarifier la ligne, celle du rassemblement de la gauche responsable, de la gauche de gouvernement, de la gauche fière de ses valeurs : une gauche sociale-démocrate, européenne et écologiste.

Sur la forme, notre parti doit profondément se transformer. Promoteur historique de la décentralisation, il doit l’appliquer à son propre fonctionnement pour aller vers une organisation plus horizontale et réinventer son rapport aux militants comme aux sympathisants. Il s’agira donc d’ouvrir très rapidement un chantier interne d’évolution (pour ne pas dire révolution) de nos statuts qui ne répondent plus aux enjeux sociaux et sociétaux actuels.

Il est urgent et indispensable de repenser l’articulation entre les fédérations et le national, de redonner toute leur place aux militants, de laisser les territoires se structurer en fonction de leurs particularités locales, de penser une nouvelle organisation régionale autonome.

Enfin, et surtout, le Parti socialiste ne peut plus déléguer les questions politiques et la pensée socialiste à divers organismes et autres formations politiques. Il nous faut réinternaliser la pensée, le débat et les orientations politiques au sein de notre organisation et repenser nos liens avec les acteurs de terrain (associations, structures d’éducation populaires, acteurs économiques, etc.).

Ce qui fut débat puis division pour terminer en opposition n’est plus compatible au sein d’une même formation politique. Clarifions la ligne sociale-démocrate, européenne et écologiste et organisons la décentralisation au sein du Parti socialiste. Le processus doit être accéléré pour faire vivre la gauche en France. Il n’y a plus de temps à perdre.

Liberation.fr

Publié dans:Libres Propos |on 25 août, 2017 |Pas de commentaires »

Libres propos…………………………(22/08/2017)

Loi de moralisation : le suicide du Parlement ? 6/12

logo de Le Figaro Le Figaro

Roland HureauxIl y a 3 heures
FIGAROVOX/TRIBUNE – Pour Roland Hureaux, les discussions des parlementaires concernant le « rétablissement de la confiance dans la vie politique », loin de l’exorciser, confortent l’idée que la vie politique est un lieu d’abus.figarofr: La loi de moralisation de la vie politique pourrait, contre son objet, renforcer la méfiance à l'égard des parlementaires.© MARTIN BUREAU/AFP La loi de moralisation de la vie politique pourrait, contre son objet, renforcer la méfiance à l’égard des parlementaires.Agrégé d’histoire, normalien et énarque, Roland Hureaux est haut fonctionnaire et essayiste. Il a notamment publié La grande démolition, la France cassée par les réformes (éd. Buchet-Chastel, 2012).

Les mesures votées par l‘Assemblée nationale (mais pas encore par le Sénat) au titre du «rétablissement de la confiance dans la vie politique» ne sont pas seulement pauvres de contenu, elles sont inquiétantes par la démarche qui les inspire: loin d’exorciser l’antiparlementarisme, elles confortent par leur esprit punitif l’idée que la vie parlementaire est un lieu d’abus.

La loi en cause fait suite à bien d’autres comme celle du 11 octobre 2013 créant la Haute autorité pour la transparence de la vie publique qui oblige les parlementaires à déclarer leur patrimoine (ce que le premier ministre Philippe avait refusé de faire!), cautionnant l’idée que les représentants du peuple sont tous des délinquants en puissance à qui il faut tenir la bride courte.

L’interdiction faite aux parlementaires, aux ministres et aux exécutifs locaux d’embaucher comme collaborateur un membre de leur famille est en revanche une mesure hypocrite: à moins d’instaurer une police des mœurs à l’Assemblée (au train où vont les choses, il n’est pas impossible qu’on y vienne!), les maîtresses, amantes et amants ou leurs enfants ne seront, eux, nullement inquiétés. Plus grave: cette interdiction ratifie l’analyse fausse qui a été faite au moment de l’affaire Fillon: on a confondu l’emploi familial, parfaitement justifié dans un cabinet où la confiance politique doit régner, avec le népotisme par lequel on nomme à un grand emploi un membre de sa famille sans qualification particulière: or attaché parlementaire n’est pas un grand emploi. Aucune autre profession n’est soumise à une telle contrainte.

Macron s’est par ailleurs engagé à réduire d’un tiers le nombre de députés et de sénateurs, ce qui là aussi conforte l’opinion dans l’idée qu’ils ne servent pas à grand-chose: à une époque où la France était moins peuplée, les assemblées de la IIIe et de la IVe Républiques étaient pourtant plus nombreuses qu’aujourd’hui. Si on dit que 577, c’est trop, on le dira, n’en doutons pas, de 350, et demain de 100 etc. Cette promesse est d’ailleurs fort peu en cohérence avec une autre affirmation du président: «En faisant progressivement du mandat électif un statut, nous avons effacé ce qui en est la nature profonde: le lien avec le citoyen.» Avec un député pour 200 000 habitants au lieu de 100 000, le rapprochera-t-on du citoyen?

Ainsi on demande aux parlementaires d’avaliser leur propre abaissement, de ratifier la méfiance, ou le mépris qu’une partie d’opinion leur voue. Il en va de même quand on les somme de voter des lois qui ne sont que la transposition de normes européennes ou internationales ou encore qui les dessaisissent au profit de proliférantes Autorités administratives indépendantes (AAI).

Qu’au lieu de mettre en débat les lois les plus importantes, comme la «loi Travail», il soit fait appel d’emblée à la procédure d’ordonnances, montre combien la nouvelle assemblée est prisonnière du pouvoir exécutif. Il y a dès lors le risque que ces nouveaux députés, issus de la «société civile», c’est-à-dire ne connaissant rien aux particularités de la machine de l’État, ne fassent, en pire, ce que , confusément, l’opinion reprochait à leurs prédécesseurs: avaliser passivement les projets de la technocratie, ce qui revient à poursuivre les politiques existantes, y compris les plus désastreuses.

La fin du cumul des mandats

Ce qui va toutefois condamner plus que tout le Parlement à l’inexistence, c’est la fin du cumul des mandats. Cumul voué aux gémonies par l’opinion à la suite d’un malentendu jamais dissipé: on lui a présenté ce cumul comme un cumul de rémunérations alors que celui-ci était strictement limité.

Le cumul de mandats permettait aux élus nationaux de garder le contact avec le terrain grâce à leurs responsabilités locales. Beaucoup bénéficiaient de la bonne image que, seuls parmi les élus, conservent les maires, ce qui montre, soit dit en passant, que les hommes politiques gagnent à être vus à l’œuvre de près.

Cette dégradation de la fonction parlementaire est la suite logique de la dernière élection présidentielle où ont été foulés au pied les principes les plus fondamentaux de la République: la non-interférence de la justice avec les processus électoraux et la non-ingérence de l’exécutif dans l’exercice du pouvoir judiciaire , fondements de la séparation des pouvoirs sans laquelle , «une société n’y a point de constitution» (article 16 de la Déclaration des droits de l’homme).

En votant cette loi, le Parlement cautionne au passage l’idée que les actions menées à l’encontre de François Fillon étaient légitimes, un peu comme en d’autres temps on amnistiait les auteurs d’un coup d’État réussi. Si au lieu de ce festival d’hypocrisie, on avait vraiment voulu moraliser la vie politique, ce sont ces dérives-là, sans lesquelles, il faut bien le dire, Macron n’aurait pas été élu, qu’il fallait prévenir .

Mais il faut voir plus loin. Les contraintes avilissantes, les contrôles inquisitoriaux qui vont désormais peser sur les élus, faisant d’eux des suspects a priori , éloigneront un peu plus de la carrière politique les hommes d’honneur, et donc les plus honnêtes, voire les plus capables.

Au projet sur le «rétablissement de la confiance dans la vie politique» va s’appliquer ce que Hayek appelle «la loi des effets contraires au but poursuivi». Pas plus de proximité mais moins, pas moins de soupçon mais plus, non pas une restauration du prestige des élus mais une nouvelle perte de crédit. Plus que jamais les citoyens auront le sentiment que le Parlement ne sert à rien.

Publié dans:Libres Propos, Politique |on 22 août, 2017 |Pas de commentaires »

D’odieux……………………..(21/07/2017)

Publié dans:Libres Propos |on 21 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Nadine…………………………(27/06/2017)

Billet du jour :

Mardi 27 juin 2017

Histoire du parti Socialiste Français, suite :

Reconstruire – 2002 – 2008
L’enjeu du congrès de Dijon ? Pour les socialistes, il s’agit d’essayer de tourner la page du 21 avril, où Lionel Jospin s’est retiré de la vie politique. Cinq motions présentent aux militants leurs diagnostics sur la période passées, et leurs propositions pour le futur.
Celle de François Hollande l’emporte avec 61,37 % des voix. En l’absence de synthèse, le Nouveau Parti socialiste d’Arnaud Montebourg et de Vincent Peillon (16,88%), Forces militantes de Marc Dolez (4,38%), Nouveau monde de Henri Emmanuelli (16,33%) et Utopia de Frank Pupunat (1,05%) ne participent pas à la nouvelle direction, dont François Hollande reste le Premier secrétaire.
Dans une période difficile pour la gauche, le PS s’efforce de jouer pleinement son rôle de première force d’opposition à la politique du gouvernement Chirac-Raffarin et du MEDEF. Reparti à la conquête de l’électorat populaire, qui lui a fait défaut en 2002, il soutient les luttes des salariés : enseignants, fonctionnaires, chercheurs, salariés du privé victimes de licenciements collectifs, intermittents du spectacle, étudiants. Les socialistes défendent la laïcité, en exigeant l’interdiction des signes religieux ostentatoires à l’école.
Au Parlement et dans la rue, il a opposé ses propres propositions de réformes aux mesures de régression sociale voulue par la droite. Cette opposition frontale porte ses fruits. Les élections de l’année 2004 sont historiques pour le parti :
• Aux régionales, le PS emporte 24 régions sur 26.�- Aux cantonales, il conquiert, pour la première fois, la majorité des présidences de Conseils généraux (52 contre 49 à la droite).
• Aux européennes, les socialistes recueillent 28,89 % des voix et 31 sièges au Parlement Européen. Mais le taux d’abstention est de 57, 21 %.
• Aux sénatoriales, 7 sénateurs/trices socialistes supplémentaires sont élus.
Du 29 mai 2005 au congrès du Mans
À l’automne 2004 et tout au long de l’année 2005, la question de la ratification du Traité Constitutionnel européen divise profondément les socialistes entre partisans du « oui » et partisans du « non » au référendum annoncé par Jacques Chirac. Fin 2005, les militants socialistes se prononcent pour le «oui» par 58,62 % contre 41,38%. Au terme d’une campagne électorale que les socialistes ont affrontée dans la division, le résultat du référendum du 29 mai 2005 donne une nette victoire au «non» : 54,67 % contre 45,33 %.
Le congrès se tient en novembre 2005 au Mans, dans un contexte politique fort : des émeutes ont embrasé de nombreuses cités déshéritées de France. Cinq motions se sont présentées aux militants. La motion conduite par François Hollande l’emporte avec 53,5% des voix.
Après de longs débats, qui se prolongent tard dans la nuit de la commission des résolutions, le congrès s’achève sur une synthèse quasi générale, que refuse toutefois Arnaud Montebourg. Presque tous les courants du PS se retrouvent dans la direction pour préparer la présidentielle de 2007. François Hollande est réélu Premier secrétaire avec 77,13 % des suffrages exprimés.
À l’occasion du centenaire du PS en 2005, un film a retracé les grandes étapes de notre combat et les valeurs que nous portons. En voici une version courte, réalisée par un socialiste de la section de Berlin (Allemagne) :

2006 – 2008 : Campagnes électorales
Après une primaire rude et très médiatisée, Ségolène Royal obtient l’investiture présidentielle face à Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius dès le premier tour de scrutin militant.
Elle entame sa campagne par une phase d’écoute et de débats participatifs. En février 2007, elle en fait la synthèse : le «Pacte présidentiel» sera le socle politique de la campagne. Qualifiée pour le second tour avec 25% des voix, elle organise un débat télévisé avec François Bayrou pour discuter des points d’accord avec le leader centriste. Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy remporte l’élection par 53,06% contre 46,94% à Ségolène Royal.
Après cet échec, les électeurs de gauche se remobilisent toutefois au second tour des législatives le 17 juin 2007. Le PS obtient 186 députés sur 577, soit 46 de plus qu’en 2002. Des personnalités de la droite essuient des échecs : Alain Juppé est battu à Bordeaux par Michèle Delaunay.
Sur cette lancée, le Parti socialiste sort largement vainqueur des élections municipales de mars 2008. D’une part, les Français renouvellent leur confiance aux élus socialistes déjà en responsabilités dans les mairies. Plus encore, le PS conquiert de grandes villes : Toulouse, Amiens, Caen, Reims, Argenteuil, Reims, St Étienne, Saint Denis de la Réunion, Rouen basculent à gauche. Aux cantonales, la gauche gagne près d’une dizaine de départements. Elle dirige désormais 60% des villes de plus de 100.000 habitants près de 60 départements et 24 régions.
C’est tout le paradoxe de cette période : les socialistes ont perdu la présidentielle et le référendum européen il est vrai impulsé par Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing, mais ont remporté des victoires éclatantes lors des scrutins locaux.
Préparer le changement : 2008 – 2012
Après un congrès de Reims difficile (14 au 16 novembre 2008), que les socialistes ont abordé dans la division, Martine Aubry est élue Première secrétaire du PS. Aux élections européennes, elle met en oeuvre une limitation du cumul des mandats dans la désignation des candidats socialistes.
Mais à ces élections, le PS paie dans l’opinion la mauvaise image donnée aux Français pendant le congrès de Reims : les socialistes recueillent 16,6%, loin derrière l’UMP (27,8%) et sont talonnés par les Verts (EELV).
A l’Université d’été de La Rochelle, Martine Aubry engage résolument le parti sur la voie de la rénovation : elle annonce une consultation des militants sur le cumul des mandats et les primaires :

Le 1er octobre 2009, les militants approuvent à une très large majorité les propositions qui leur sont soumises. Le non-cumul des mandats sera la règle aux législatives de 2012 et le PS organisera des « primaires » ouvertes à tous, pour choisir son candidat en 2012.
Pour préparer ses propositions en vue de 2012, le PS organise le Tour de France du projet : des débats avec les Français sont organisés au cours des huit étapes. Le but : recueillir le diagnostic du plus grand nombre pour nourrir la réflexion des socialistes, et valoriser la France « qu’on aime ».
Fort de leur bilan dans les régions, les socialistes abordent les régionales de 2009 rassemblés. Engagés pour faire des régions des modèles de social écologie, le PS décline ses propositions dans son contrat socialiste pour nos régions et en 2010, la gauche remporte 24 régions sur 26, manquant le grand chelem métropolitain d’une région, l’Alsace.
Suite à cette victoire et pour préparer l’avenir, le PS mettra en place la même année quatre grandes conventions (Nouveau modèle économique, Rénovation, International et Europe, Égalité réelle), et de nombreux forums thématiques (sécurité, agriculture, ville du XXIe siècle, etc.). Le projet du PS sera finalisé dans une grande Convention en mai 2011.
2011 sera aussi l’année d’un nouveau succès électoral pour le PS et pour la gauche, à l’occasion des élections cantonales en mars, où la gauche progressera de quatre départements en en perdant qu’un seul.
Après ces victoires locales, majoritaire dans les régions, les départements et les villes de France, le Parti socialiste s’allie avec Europe Écologie Les Verts pour conquérir le Sénat. Pour la première fois, le Sénat aura une majorité de gauche et son président sera Jean-Pierre Bel jusqu’alors président du groupe socialiste au Palais du Luxembourg.
C’est également en 2011 que se tiendront les premières « primaires ouvertes » du Parti socialiste, qui verront 2,8 millions de Français se déplacer aux urnes. Le suffrage est remporté par François Hollande le 16 octobre, qui sera officiellement investi comme candidat des socialistes et des radicaux de gauche à l’occasion d’une Convention nationale d’investiture, le 22 octobre.
Le 6 mai 2012, François Hollande remporte l’élection présidentielle et le 17 juin, les Français lui donnent une majorité parlementaire en élisant 295 députés socialistes, républicains et citoyens.

Depuis 2012, redresser le pays, rassembler la gauche
Le 6 mai 2012, François Hollande est élu Président de la République avec 51,64% des voix. Il nomme Jean-Marc Ayrault Premier ministre d’un gouvernement où siègent socialistes, écologistes et radicaux de gauche.
Le gouvernement se met immédiatement au travail pour redresser la France, handicapée par une dette publique cumulée de plus de 1800 milliards laissée par la droite. Il faut passer la serpillère après le quinquennat Sarkozy, c’est la première étape du changement, une étape à l’époque sous-estimée et peu expliquée qui freinera considérablement le redressement du pays.
Lors du Congrès de Toulouse qui se tient les 26, 27 et 28 octobre de la même année, Martine Aubry quitte le poste Premier secrétaire du Parti socialiste après avoir réformé le parti en introduisant notamment le non-cumul des mandats et le principe des primaires citoyennes. Harlem Désir, premier signataire de la motion arrivée en tête avec 67%, est désigné pour lui succéder.
La gauche au pouvoir est sur tous les fronts : redressement productif et compétitivité de nos entreprises, soutien à l’emploi et au pouvoir d’achat, mariage pour tous, investissement éducatif, transition écologique et numérique, nouvelle organisation territoriale, droits nouveaux pour les salariés, relance européenne, diplomatie active. Mais, la crise est profonde, les contraintes fortes, les efforts demandés aux Français tardent aussi à porter leurs fruits.
Les élections municipales des 23 et 30 mars 2014 sont plus qu’amères pour les équipes municipales qui luttent au quotidien, sur le terrain pour plus d’égalité et de solidarité. La gauche perd 155 municipalités de plus de 9 000 habitants, dont 60 de plus de 30 000 habitants. Le Front national remporte une dizaine de municipalités pour y mener son méticuleux saccage social et culturel.
Suite à cette lourde défaite, le Président de la République décide de remanier profondément le gouvernement. Le 9 avril 2014, il nomme Manuel Valls à sa tête. Dans la foulée, Harlem Désir est nommé secrétaire d’État chargé des affaires européennes. Jean-Christophe Cambadélis le remplace à la tête des socialistes, élu lors du Conseil national du 15 avril. Il s’agit de « prendre la mesure du choc du 30 mars et d’y remédier ».
Les élections européennes des 22 et 25 mai 2014, mettent à nouveau en lumière la progression continue du Front national qui atteint le score inquiétant de 24,86 %. Le Parti socialiste n’obtient pour sa part que 13,98 %. Décidément, l’Europe est trop marquée par l’austérité pour se réconcilier avec les européens qui se réfugient de plus en plus dans le vote protestataire, ce qui profite avant tout au bloc réactionnaire, sur tout le continent, et dans une abstention massive.
Face à la situation, Jean-Christophe Cambadélis et le secrétariat national décident d’engager un profond travail de restructuration et de réorganisation de notre formation, en commençant par la refondation de notre identité. Le 6 décembre 2014, la nouvelle Charte de l’identité est adoptée au cours des États Généraux des socialistes. Nous sommes désormais les partisans de la social-écologie, nouvelle étape de la régulation indispensable des forces du marché.
L’année 2015 débute dans le drame. Les 7, 8 et 9 janvier le terrorisme djihadiste frappe notre pays et sa liberté chérie. Liberté de créer et de caricaturer, liberté de croire et de penser différemment. Les Françaises et les Ffrançais y répondront par la marche du 11 janvier, contre le terrorisme et pour la République, avec près de 4 millions de personnes dans les rues de Paris et de nombreuses villes de province.

Les élections départementales qui se tiennent les 22 et 29 mars 2015 marquent encore une progression du parti d’extrême droite, même si le second tour indique clairement que nos concitoyens hésitent toujours à confier des vraies responsabilités exécutives aux membres du Front national : alors que celui ci remporte 25,24 % des voix au premier tour, il ne gagnera aucun département à l’issue du second. Le Parti socialiste reste pour sa part à la tête de 33 conseils départementaux.
Le congrès de Poitiers organisé du 5 au 7 juin 2015 sera marqué du sceau de la volonté d’unité et de rassemblement. 60 % des militants se retrouveront dans la motion majoritaire « le renouveau socialiste » qui défend l’idée d’un soutien exigeant vis-à-vis du gouvernement et veut faire de la seconde phase du quinquennat celle de la redistribution. Le 28 mai, Jean-Christophe Cambadélis sera largement investi par 70% des militants. Ouverture avec un mode d’adhésion facilitée, modernisation et digitalisation de l’organisation du parti : le renouvellement des têtes et dans les têtes est en marche.
A l’approche des élections régionales des 6 et 13 décembre 2015, et tenant compte de la menace du Front national et du risque de fragmentation de la gauche, le Parti socialiste lance un référendum pour l’unité des forces de gauche et des écologistes, si possible dès le premier tour, les 16, 17 et 18 octobre. Le succès du réferendum est au rendez-vous et les principaux leaders des partis de gauche annoncent leur volonté de répondre à l’appel pour l’unité lancé par Jean-Christophe Cambadélis et donc au moins de fusionner les listes de gauche au second tour sans condition.

La campagne des régionales débute à peine que l’horreur s’empare à nouveau de notre pays. Le 13 novembre, un commando armé de Daech sème la mort et frappe la France et Paris en plein cœur. Le choc est immense, le bilan est terrible : 130 personnes sont assassinées et plus de 350 blessées. L’état d’urgence est décrété. La France est en guerre.
Dans un climat tendu et en plein état d’urgence, la gauche rassemblée autour du Parti socialiste parvient à conserver 5 grandes régions sur 13, et surtout à empêcher l’extrême droite d’accèder à la moindre responsabilité exécutive territoriale. Le rassemblement est bien la seule stratégie qui permette à la gauche de gagner.

Merci Nadine..............................(27/06/2017) dans Libres Propos
Publié dans:Libres Propos |on 27 juin, 2017 |Pas de commentaires »

Libres propos………………………..(10/05/2017)

18:01 (Il y a 1 heure)

Libres propos.............................(10/05/2017) dans Libres Propos cleardot
cleardot dans Libres Propos
cleardot
À moi
cleardot

La semaine s’est ouverte sur un profond sentiment de soulagement, après la défaite de l’extrême-droite à l’élection présidentielle française.

Ce soulagement est quelque peu teinté d’amertume, pour deux raisons principales : la première, c’est que Marine Le Pen est parvenue à rassembler plus de dix millions de votants, soit deux fois plus que son père en 2002, ce qui représente un nouveau record pour son parti. La deuxième, c’est que le programme de réforme porté par le vainqueur de l’élection, Emmanuel Macron, va à l’encontre de beaucoup des valeurs que nous partageons au sein de la communauté WeMove. En fait, la plupart des membres français de notre communauté n’étaient convaincus par aucun des deux finalistes. Le programme du nouveau président explique aussi les taux record d’abstention et de votes blancs atteints dimanche soir. Beaucoup de Français, en particulier au sein de notre communauté, sont opposés à ses idées néo-libérales.

Le résultat de cette élection ne marque pas uniquement le rejet de l’extrême-droite, elle marque aussi le rejet du statu quo : 16 millions d’électeurs ont voté blanc ou se sont abstenu, après avoir rejeté les partis traditionnels au premier tour. C’est la première fois qu’aucun des deux grands partis historiques n’atteignait le deuxième tour de l’élection présidentielle.

Les Français appellent au changement, et ils ne sont pas les seuls. Partout en Europe, les citoyens espèrent un meilleur avenir, en commun, et veulent se réapproprier l’espace politique.

Nous voyons en ce moment même s’ouvrir une période propice au changement : face au vote sur le Brexit, qui a tiré la sonnette d’alarme, et à la montée d’autres partis d’extrême-droite anti-UE un peu partout, les dirigeants européens sont sur leurs gardes et les citoyens font entendre leur voix. Emmanuel Macron a appelé à organiser des débats à travers tout le continent européen, pour enclencher des réformes : nous avons décidé de le prendre au mot. Nous répondrons présents, pour combattre les positions avec lesquelles notre communauté n’est pas d’accord.

À l’occasion de l’élection présidentielle française, notre mouvement est sorti de sa posture habituelle, pour prendre position politiquement contre Marine Le Pen. Il n’est pas dans nos habitudes de soutenir un candidat, mais la menace que représente Madame Le Pen pour l’existence même de l’UE et ses visions xénophobes nous ont poussés à sortir de notre réserve.

Nous avons appelé à voter contre Madame Le Pen. Nous comprenons que vous n’ayez pas tous apprécié cette décision, car vous avez été beaucoup à voter blanc ou à vous abstenir. Nous comprenons les arguments de ceux qui ne pouvaient se résoudre à voter pour Emmanuel Macron comme de ceux qui l’ont fait, et nous espérons que nous pourrons tous continuer de nous battre pour une meilleure Europe.

La bataille ne fait que commencer : dans les années qui viennent, notre mouvement sera appelé à jouer un rôle plus important que jamais pour rassembler les Européens. 642 850 d’entre eux ont rejoint notre mouvement en moins de deux ans d’existence : nous avons d’ores et déjà montré que nous sommes une force avec laquelle il faut compter, capable d’agir avec rapidité et efficacité partout en Europe.

Les combats que nous aurons à mener sur les prochaines années s’annoncent cruciaux : combattre l’extrême-droite par ses racines est un défi d’ampleur. Ensemble, nous pouvons contribuer à faire avancer ce combat. Pour ne pas voir Madame Le Pen arriver une nouvelle fois au deuxième tour de l’élection présidentielle française. Pour que la justice sociale, économique et environnementale triomphe grâce aux citoyens.

Dans une époque de fort changement, il nous appartient de choisir notre posture : nous pouvons rester assis et regarder le monde changer ; ou nous pouvons nous battre ensemble, pour l’Union européenne que nous voulons. En tant que communauté, nous nous engageons à participer aux prochains combats. Aujourd’hui, fêtons la défaite de l’extrême-droite, avant de préparer demain avec la même force les combats démocratiques qui s’annoncent.

Avec espoir et détermination,

Mika Leandro (Bordeaux) et toute l’équipe de WeMove.EU

WeMove.EU est un mouvement ouvert à toutes celles et ceux militant pour une meilleure Union européenne, attachée à la justice sociale et économique, à la gestion durable de l’environnement, et à l’implication des citoyens dans les processus démocratiques. Pour se désinscrire cliquez ici

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Publié dans:Libres Propos |on 10 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Invitation……………………….(05/05/2017)

Invitation............................(05/05/2017) dans Libres Propos

Camille Niaufre – Avaaz Se désabonner

19:36 (Il y a 4 heures)

cleardot dans Libres Propos
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À moi
cleardot
Chères amies, chers amis,

Nous arrivons à la fin d’une campagne longue et difficile!

Quel que soit le résultat du scrutin de dimanche, nous nous rassemblerons lundi 8 mai à 8H30 Place du Trocadéro pour envoyer un message au monde entier: nous resterons unis contre la haine pour défendre nos valeurs communes d’unité et de fraternité.

Retrouvons-nous à 8H30 du matin, sur la Place du Trocadéro avec une grande banderole, beaucoup de membres d’Avaaz et quelques surprises… Nous devrions ainsi capter l’attention des médias, juste avant le lancement des cérémonies officielles, et nos images feront le tour du monde!

Cliquez ci-dessous pour vous inscrire:

Je participe!
Si nous sommes suffisamment nombreux à participer lundi, nous pouvons envoyer un message retentissant au monde entier — alors venez nombreux-se et invitez vos proches et ami-e-s.

Nous vous attendons toutes et tous avec impatience!

Camille, Christoph, Joseph, Andrew, Anna, Aloys et toute l’équipe d’Avaaz

P.S. Avez-vous vu la vidéo qui circule à l’occasion des élections: “Ne vous Trumpez pas”?? Elle est complètement virale — près de 2 millions de personnes l’ont visionnée en 48 heures! Jetez un coup d’oeil maintenant et partagez-la tout autour de vous: www.avaaz.org/LePenNon.

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Publié dans:Libres Propos |on 5 mai, 2017 |Pas de commentaires »

Interview de Laurent Berger……………………………………..(05/07/2016)

INTERVIEW

Laurent Berger : «Les politiques sont incapables de donner du sens, la loi travail en est l’illustration»

Par Luc Peillon et Amandine Cailhol — 4 juillet 2016 à 20:21
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, vendredi, dans les locaux du syndicat, à Paris.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, vendredi, dans les locaux du syndicat, à Paris. Photo Roberto Frankenberg

Social. Le leader de la CFDT, Laurent Berger, défend le texte décrié, qui pourrait être validé cette semaine à l’Assemblée à l’aide d’un nouveau 49.3. Pour lui, la loi va renforcer le dialogue social dans les entreprises.

  • Laurent Berger : «Les politiques sont incapables de donner du sens, la loi travail en est l’illustration»

D’un côté, des syndicats opposés au projet de loi travail qui organisent une douzième journée de mobilisation, ce mardi. De l’autre, des députés socialistes qui tentent jusqu’au bout de modifier le texte, alors que l’ombre d’un nouveau 49.3 plane sur l’Assemblée nationale. Mais Laurent Berger, le numéro 1 de la CFDT et principal soutien du gouvernement, lui, n’en démord pas : la réforme portée par Myriam El Khomri, la ministre du Travail, qui veut donner plus de place à la négociation d’entreprises est, selon lui, une bonne réforme. Retour sur le parcours chaotique et le contenu de ce texte, qui divise depuis quatre mois syndicats et majorité socialiste.

Le gouvernement vient, pour la troisième fois, de retoucher son projet de loi travail. Satisfait ?

La précision du rôle des branches professionnelles, annoncée par la ministre, était une proposition CFDT. Donc bien sûr, cela nous va. Tout comme la place accordée aux syndicats dans la suite de la réforme du code du travail. Car ce qui pèse sur ce projet, et qui fait qu’il a débuté avec certaines mesures inacceptables, c’est le déficit de concertation. Mettre plus de dialogue là-dedans, ce n’est pas plus mal.

Ça veut également dire que la mobilisation des organisations «contestataires» a payé ?

Par rapport à la première version, ce qui a payé, c’est le rapport de force, mené notamment par la CFDT. Et je refuse de rentrer dans le jeu de qui a gagné ou perdu. Nous avons fait évoluer le texte, pour faire sortir certaines mesures néfastes comme la «barémisation» des indemnités prud’homales ou au contraire en validant certaines avancées comme le compte personnel d’activité.

Mais reconnaissez que les journées d’action organisées depuis quatre mois ont aidé…

Ces opposants sont-ils pour autant d’accord avec la version actuelle du texte ? Je ne crois pas. Le rapport de force est multiple et la CFDT, encore une fois, y a fortement contribué. Si la CFDT ne s’était pas opposée à la première version du projet et ne l’avait pas fait radicalement bouger, on n’en serait pas au texte actuel. La CFDT a fait son boulot.

Nicole Notat, qui occupait votre place il y a vingt ans, s’était fortement impliquée dans la mise en œuvre des 35 heures, à la fin des années 90. Aujourd’hui, la CFDT valide une loi qui, avec la minoration possible des heures sup, risque d’écorner la réduction du temps de travail. La CFDT de Laurent Berger tourne-t-elle le dos à la CFDT de Nicole Notat ? Et donc à son histoire ?

On continue de se revendiquer des 35 heures. Et il est vrai que ce sont nos équipes qui, à l’époque, se sont battues dans les entreprises pour la réduction du temps de travail, souvent contre des organisations syndicales qui aujourd’hui la défendent. Mais si la CFDT s’inscrit toujours dans ce mouvement, cette question doit aussi être abordée sur l’ensemble de la carrière professionnelle. C’est pour cela que nous avons proposé le compte épargne temps dans le compte personnel d’activité, inscrit dans cette réforme.

Reste que les 35 heures sont fragilisées…

La durée légale reste à 35 heures. Nous pensons que l’organisation et le temps de travail doivent pouvoir faire l’objet de discussions dans les entreprises. Et sur les heures sup, déclenchées au-delà de la durée légale, il y a un verrou : l’accord majoritaire, signé par une ou des organisations représentant 50% des voix aux dernières élections. Par ailleurs, la moindre majoration des heures sup peut être compensée par d’autres dispositions, comme des jours de repos supplémentaires ou des remboursements de frais de garde. J’ajoute que les dérogations aux 35 heures existent depuis longtemps…

Sauf que la branche peut l’interdire explicitement, comme dans la métallurgie. Demain, les entreprises seront libres…

Non, pas libres… Sauf à considérer que les représentants des salariés sont des benêts…

Au niveau des entreprises, le rapport de force est moins favorable aux salariés que dans les branches, donc le risque de dumping social plus prégnant…

Mais le dumping social existe déjà, y compris au niveau des branches. Dans la métallurgie, par exemple, il y a des départements où les grands donneurs d’ordre, dans les conventions locales de branches, imposent des minima salariaux très bas. Pourquoi ? Parce que les grosses entreprises, qui payent bien leurs salariés, ont recours aux sous-traitants dont les employés sont mal payés, et en profitent. La question, ce n’est donc pas tant celle du dumping social que celle de la verticalité dans la chaîne de valeur, où l’on met la pression chez les sous-traitants.

Ce qui ne change rien à la pression au niveau de l’entreprise…

Je pense d’abord que c’est aux salariés de décider ce qui est bon pour eux et à leurs représentants d’instaurer le rapport de force. Rappelons ensuite que ce sont des syndicats qui valident ou pas les accords et non pas les délégués syndicaux seuls. Car le syndicat, pour la CFDT, c’est une structure qui regroupe, sur un ou plusieurs départements, toutes les sections syndicales dans un champ professionnel donné. Donc il y a bien un verrou syndical, extérieur à l’entreprise. De plus, cette loi, en développant le dialogue social au niveau de l’entreprise, va favoriser l’implantation syndicale dans les boîtes. Car ce qui est l’avenir du syndicalisme, ce n’est pas seulement son implantation au niveau des branches, où il est déjà présent, mais sa présence dans les entreprises. Et le fait qu’il dispose de marges de manœuvre pour montrer aux salariés son utilité.

Sauf que le verrou syndical, avec l’accord majoritaire à 50 %, pourra être détourné par le référendum des salariés, déclenché par des syndicats pesant 30 % des voix seulement…

Le référendum n’était pas une demande de la CFDT, mais une contrepartie proposée par le gouvernement à ce que nous réclamions, à savoir que tous les accords, à terme, soient validés à 50 %. Et des équipes CFDT ont déjà décidé que si elles ne pesaient que 30 % pour signer un accord, elles n’actionneraient pas forcément le référendum.

Dans l’autre sens, si la CFDT pèse 70 %, elle pourra se voir imposer un accord par les 30 % minoritaires qui pourront déclencher un référendum…

Il faudra alors convaincre les salariés… Et ce qui me frappe dans le débat public depuis quatre mois, c’est que certains syndicats donnent l’impression d’avoir peur des salariés ou de ne pas faire confiance à leurs équipes syndicales.

Il n’empêche, l’opinion publique semble opposée à ce projet de loi… Vous n’arrivez pas à convaincre ?

Le gouvernement a une grosse responsabilité dans la perception que les Français ont de ce projet. Quand la fusée est mal lancée, elle ne se remet jamais droite. Et les efforts d’explication déployés l’ont été trop tardivement. Par ailleurs, la démocratie ne se résume pas aux sondages. Certaines enquêtes d’opinion révèlent ainsi que seules 25 % des personnes interrogées citent une mesure à laquelle ils sont opposés. Cette loi, enfin, est arrivée à un moment où il y avait un mal-être dans la société, où les militants syndicaux, y compris à la CFDT, étaient en désaccord profond avec le gouvernement, notamment sur la question de la déchéance de nationalité. Et donc avaient l’envie d’en découdre. Plutôt que les sondages, je préfère regarder les élections professionnelles. C’est le meilleur moyen de savoir ce que les salariés pensent des syndicats. Et la CFDT, en ce moment, obtient de très bons résultats, qu’il s’agisse par exemple, de Monoprix, de Nexter ou de Pôle Emploi.

La CGT mise aussi sur ce mouvement pour être en position de force dans les élections…

Le gouvernement a fait un super cadeau à la CGT avant son congrès en sortant la première version du texte qui était inacceptable – ce qui a permis à la CGT de se ressouder en interne.

Sciemment ou par naïveté ?

(Soupir) Je crains que la seconde réponse soit la bonne…

En soutenant ouvertement le projet de loi, en collant à ce gouvernement impopulaire, la CFDT ne risque-t-elle pas d’y perdre des plumes, comme en 2003 avec la réforme Fillon des retraites ?

Si tel était le cas, il y aurait des articles dans les journaux… Non, il y a eu des débats en interne, mais aujourd’hui, il y a une cohésion de la CFDT. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de désaccords et des débats, y compris au sein du bureau national. Mais les prises de décision sont assumées collectivement.

Ces derniers temps, la CFDT est régulièrement prise pour cible. Le 23 juin, en marge d’une manifestation, son siège a été dégradé. Quelle est votre réaction ?

Au total, une quinzaine de locaux CFDT ont été touchés, dont un a été l’objet d’un incendie, jeudi, en Gironde. Il y a aussi des intrusions, voire des agressions, y compris physiques, contre nos adhérents. C’est le signe que la société va mal. Mais aussi d’une dérive de l’extrême gauche, qui considère qu’il faut d’abord «tuer» les réformistes, qualifiés de «sociaux-traîtres», avant de s’attaquer au «grand capital». Et qui estime que ceux qui ne pensent pas comme elles sont des ennemis.

Or, on peut critiquer la CFDT, ne pas être d’accord avec elle, mais s’il y a bien une chose qu’on ne peut lui enlever, c’est son respect de la démocratie, sa vision pacifique des choses et sa capacité à respecter les opinions des autres. La seule chose qu’on ne tolère pas, ce sont les outrances des extrêmes. Ce qui se passe est donc très grave et je crains qu’un jour, un dérapage encore plus violent touche notre organisation.

Vous dites que la société va mal. C’est-à-dire ?

Il y a un mal-être social lié à une absence de sens et une défiance généralisée. On est en train de prendre de plein fouet tout un tas de transformations radicales : numériques, démographiques, sociétales, migratoires… On est par ailleurs trop timides face aux risques climatiques. Et incapables de les transformer en opportunités d’emplois et de bien-être. Il n’y a pas assez de parole publique capable de montrer le sens, la direction, de dire que le progrès est encore possible.

Cette défiance vise notamment le personnel politique…

Le système politique va mal pour une raison simple : on nous propose des boîtes à outils, quand il faudrait poser une vision. On se cache la réalité lorsqu’on aborde les défis d’aujourd’hui. Regardez ce qui se passe avec les migrations. C’est scandaleux ! A la CFDT, à l’automne, nous avions mis à disposition notre centre de formation pour héberger des migrants. Nous n’avons pas été sollicités ! Pour la simple raison qu’il y a eu peu de réfugiés accueillis par la France. Et quand ils le sont, ce ne sont pas toujours dans des conditions de dignité. Le pays ne se réinterroge pas sur ses valeurs. La classe politique est incapable de donner du sens et de la perspective. La loi travail en est l’illustration : le gouvernement n’a pas dit ce qu’il voulait faire, c’est-à-dire développer un dialogue social au plus près des réalités parce que c’est là qu’on peut construire de meilleures protections pour les salariés. Il y a eu un déficit d’explications, de sens donné.

Le CICE, mesure phare de la politique économique de Hollande, a donné des résultats assez faibles. A-t-on accordé 41 milliards au patronat pour rien ?

Attention, on parle d’aides aux entreprises et l’entreprise, ce n’est pas que le patron. Dans notre pays, il y a un maillon faible dans la pensée de gauche, mais aussi parfois de droite : l’idée que l’entreprise appartiendrait aux patrons.

Elle appartient tout de même aux actionnaires…

Justement, nous voulons changer cela. Et redonner du pouvoir aux acteurs de l’entreprise, y compris aux salariés. Nous avons par exemple obtenu la présence des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises. Et cela commence à peser. Certains voudraient que les mesures produisent des effets dans les cinq jours qui suivent. Mais ça ne marche pas comme ça. Concernant le CICE, on verra s’il aura été utile. Dans certaines boîtes, il n’y a pas eu de dialogue social, mais dans d’autres, il y a eu des discussions sur l’utilisation de ces aides, y compris en termes d’embauche ou d’investissement.

Au prix fort quand même…

C’est pourquoi le patronat a de grosses responsabilités en termes de contreparties.

Reste qu’au vu des dernières sorties de Pierre Gattaz, le patron du Medef, qui menace de ne pas appliquer le compte pénibilité, on peut s’interroger sur sa volonté de jouer le jeu ?

Le Medef a déserté le terrain du dialogue social, on l’a vu avec la négociation sur l’assurance chômage. Il porte l’unique responsabilité de cet échec. J’espère qu’il va revenir à la raison pour en discuter à l’automne.

Quel bilan global faites-vous du quinquennat de François Hollande ?

La CFDT a obtenu plusieurs avancées : la complémentaire santé pour tous, les droits rechargeables à l’assurance chômage, le compte pénibilité ou encore une augmentation des moyens des délégués syndicaux dans le cadre de la loi travail. Mais le quinquennat souffre aussi d’un problème : ne pas avoir mené de réforme fiscale. Ce qui aurait permis de donner un peu plus de sens et de rétablir la justice fiscale.

Luc Peillon Amandine Cailhol

Lineration.fr
Publié dans:Libres Propos |on 5 juillet, 2016 |Pas de commentaires »

Surprise…………………….(01/11/2012)

Et quelle surprise ! Alors que depuis quelques jours mes visiteurs sont au nombre de cinq cents (environ), depuis hier, le compteur de visite s’affole autour des trois mille……………( au total, plus de 900100 visites depuis la création)

Les études statistiques n’ont jamais été ma tasse de thé, mais là c’est mon ignorance crasse qu’il me faut reconnaître devant une telle courbe.

Après nos belles victoires de Mai (pas 1968), l’idée m’avait effleurée l’esprit de laisser ce blog en l’état et de ne plus l’alimenter.

En effet, s’il était aisé de le tenir auparavant compte tenu de « la vie en Sarkozye », des incohérences de cette ploutocratie et des exactions de ce système, le faire aujourd’hui me demande d’être impartial : le suis-je réellement ?

Quand on est à gauche depuis cinquante ans, peut-on être objectif ?

Ce sont mes amis lecteurs qui me diront si je dois me consacrer à autre chose qu’à la tenue de ce blog compte tenu de mon très fort penchant pour le pouvoir en place : je compte sur vous.

En attendant, soyez remerciés de votre fidélité qui fait chaud au cœur au vieux socialo que je suis.

MERCI.

Publié dans:Libres Propos |on 1 novembre, 2012 |Pas de commentaires »
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