Archive pour la catégorie 'Libres Propos'

Libres propos…..

Au moins, ses frères ont plus qu’une licence incomplète de Droit. Comme quoi, on peut être fils d’immigrés hongrois et fort bien réussir dans ce pays. Vive l’école de la République!

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Des dépenses de santé de la sécurité sociale transférées vers les mutuelles et les complémentaires santés privées.
Le Pôle Emploi, une idée de Nicolas Sarkozy, et la Sécurité Sociale comptent 170.000 employés.
Conséquence de la loi Fillon de 2003, au 1er janvier 2009, les 170.000 employés sont contraints de résilier leurs
contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une « mutuelle employeur obligatoire ». C’est le groupe Malakoff-Médéric
qui a obtenu 170.000 adhérents supplémentaires. S’y ajouteront  en janvier 2011 les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-
restauration) … C’est encore Malakoff  Médéric qui a emporté le marché. Ce groupe est né le 30 juin 2008, soit 6 mois avant
la mise en place du dispositif « mutuelle obligatoire employeur » pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi.
Ce passage en force vers une « mutuelle employeur obligatoire » est une conséquence de la loi Fillon de 2003.
Guillaume Sarkozy,  pdg de 1979 à 2005 des Tissages de Picardie, se reconvertit et devient le 1er juillet 2008 président de
Malakoff-Médéric et et seul au commande de ce groupe paritaire de protection sociale complémentaire. Pour en savoir plus :
http://www.politis.fr/Sevriena-Guillaume-et-Nicolas,11995.html
François Sarkozy. Pédiatre de formation, ne pratique plus la médecine et se consacre à l’industrie pharmaceutique depuis 2001.
> Il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est le président d’AEC Partners dont une des missions est le
conseil aux fonds d’investissement, il est en relation avec le groupe Paris Biotech Santé. François Sarkozy a lancé une
chaîne de télévision spécialisée dans la santé sur internet… financée par Sanofi. Il est aujourd’hui un des puissants lobbyistes
de l’industrie pharmaceutique. D’ailleurs le grand plan Alzheimer lancé par le gouvernement est un joli cadeau de quelques
centaines de millions d’euros, une aubaine pour le secteur dont il défend les intérêts.

> Olivier Sarkozy (demi-frère de Nicolas) , dont on ne parle jamais, copilote depuis avril 2008 l’activité mondiale des services
financiers de Carlyle Group , probablement celui qui tire les ficelles. Le Groupe Carlyle est une société d’investissement
américaine fondée en 1987. Le groupe possède 89,3 milliards de dollars de capitaux propres. Les entreprises de son portefeuille
emploient plus de 286 000 personnes dans le monde et Carlyle a environ 1 100 investisseurs répartis dans 31 pays.
> Le groupe Carlyle a ou a eu parmi ses membres actifs l’ancien Premier ministre britannique John Major, George Bush père,
ancien directeur de la CIA et ancien président des États-Unis, Frank Carlucci, ancien directeur de la CIA et secrétaire à la Défense,
> Karl Otto Pöhl, ex-président de la Bundesbank, la famille Ben-Laden et plusieurs chef d’État et de gouvernement.
> Le groupe Carlyle n’est pas coté en Bourse, et n’est donc non tenu de communiquer à la Securities and Exchange Commission
> (la commission américaine chargée de veiller à la régularité des opérations boursières) le nom des associés, des actionnaires,
> pas plus que le nombre de leurs parts respectives.

> 4 frères : Le cerveau qui copilote l’activité mondiale des services financiers d’une multinationale tentaculaire, l’un en charge
de l’exécutif  de la France, notre Président, l’un à la tête d’un des plus gros groupe d’assurance santé et le dernier qui sert les
intérêts des laboratoires.
> Si ça ne s’appelle pas un conflit d’intérêt, qu’est-ce.… Pourtant les médias en parlent peu et préfèrent s’étendre sur les amis
milliardaires de Nicolas Sarkozy. On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l’avenir de notre pays. Les réformes engagées
depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration et l’on peut prédire le démantèlement de toutes nos structures sociales et
services publiques d’ici quelques années.  (Extrait de Médiapart 29 Octobre 2010 Par Jean Rex ).

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Publié dans:Libres Propos |on 11 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

Un Monsieur qui a du courage….

Subject: [CDH-Actu] Lettre ouverte au Président Sarkozy (par J-L Fontaine) dans « le Monde » (20-10-10)

 

 

Chronique publiée aujourd’hui dans « le Monde » (20-10-10)
 
http://abonnes.lemonde.fr/idees/chronique/2010/10/20/lettre-ouverte-au-president-sarkozy_1428032_3232.html
Lettre ouverte au Président Sarkozy
par Jean-Louis FONTAINE, Président du CDH- Collectif des démocrates handicapés
18.10.10
Monsieur le Président de la République, La situation sociale n’a jamais été aussi tendue. Sommes-nous arrivés à un point de non-retour entre un gouvernement qui s’obstine et une opinion publique qui ne comprend plus cet entêtement ?
  La misère ne cesse de s’aggraver dans le pays. De la précarité financière, cela évolue vers une réelle précarité sanitaire comme le pays n’a pas connu depuis des décennies. Des personnes handicapées et des personnes âgées en arrivent à renoncer à certains soins faute de moyen pour les payer. Le forfait journalier en cas d’hospitalisation est devenu pour elles « un luxe », quant à l’acquisition d’une mutuelle santé complémentaire cela se fait au détriment, souvent, de dépenses alimentaires, ce qui les rend encore plus fragiles. Monsieur le Président de la République, vous avez été élu en 2007 en affirmant que vous ne toucheriez pas à l’âge autorisant à prendre sa retraite, soit 60 ans. À mi-mandat vous le faites, au travers de la réforme des retraites. Vous n’avez pas mandat de la Nation pour cela, votre gouvernement et votre majorité non plus. Pourquoi vous obstiner à passer « en force » une réforme dont les Français ne veulent pas et pour laquelle ils ne vous ont pas élu ? Monsieur le Président, vous avez pris l’engagement en 2007 de créer un « 5e risque » pour la perte d’autonomie. Dans la logique des choses, cela signifie que celui-ci s’ajouterait aux quatre autres risques (maladie, accident, vieillesse, famille). Vous aviez précisé que « nous devons créer, dans notre organisation administrative et sociale, un organisme dont le but sera de préparer notre pays au défi de la dépendance, et de veiller à ce que, sur tout le territoire, de manière égale, il existe les structures suffisantes pour prendre en charge les personnes en perte d’autonomie ». C’était durant votre campagne électorale. Vous avez été élu. Mais pas pour qu’il soit rendu obligatoire de contracter une assurance privée pour se garantir contre la perte d’autonomie. Votre majorité parlementaire, élue sur votre programme, n’a pas mandat pour voter cela, et c’est pourtant ce qu’elle s’apprête à faire. Comment pouvez-vous ainsi trahir vos propres électeurs, ceux qui espéraient que vous conduisiez une autre politique ? Comment pouvez-vous ignorer les Français qui attendent une politique courageuse de réforme ? S’il n’est pas question pour moi de mettre en cause votre légitimité, issue du suffrage universel, permettez-moi de vous suggérer la seule solution qui me paraisse pouvoir redonner confiance à notre pays : la dissolution de l’Assemblée nationale. Qu’attendez-vous, monsieur le Président de la République, pour permettre aux citoyens de choisir la société dans laquelle ils veulent vieillir ? Il y a dans l’entêtement dont vous faites preuve, en bravant l’opinion et en la méprisant, comme un relent de résignation. Comme si toute grande réforme était vouée à être impopulaire. Que ce soit les accords de Matignon de 1936, ou les lois sur la Laïcité de 1925, ces grandes réformes n’ont pu être menées à terme que grâce à un large soutien populaire. Vous sortiriez le pays de la crise de confiance qui le ruine en redonnant la parole aux citoyens, en les consultants directement pour leur permettre de traduire dans les urnes le modèle de société qu’ils veulent choisir. De grâce, ne poursuivez pas dans une « logique » pour laquelle vous n’avez pas été mandaté. Les Français, surtout les plus vulnérables au nom desquels j’écris aujourd’hui, attendent autre chose. À commencer par la paix sociale et surtout être écoutés. La dissolution est le seul outil législatif vous permettant de leur dire : « j’ai entendu vos préoccupations, parlons-en… ».La parole doit revenir aux urnes plutôt qu’à la rue.
 

 

 

Publié dans:Libres Propos |on 21 octobre, 2010 |Pas de commentaires »

Retour en arrière….

La chienlit ? C’est Lui !

Joseph Macé-Scaron – Marianne | Mercredi 13 Octobre 2010 à 07:49


Selon Alain Duhamel, notre pays serait aussi conservateur qu’effervescent. Joseph Macé-Scaron renverse la charge de la preuve. Le sérieux et l’unité syndicale montre au contraire que c’est le comportement du monarque qui est pagailleux. Nous l’avions écrit dès juillet 2007. Mais aujourd’hui c’est évident pour tout le monde.



La chienlit ? C’est Lui !

En ces temps d’amnésie, un peu de culture politique ne peut guère faire de mal. On se souvient de la phrase prêtée à De Gaulle en mai 68 alorsqu’il s’adressait à Georges Pompidou : « La réforme, oui ; le chienlit, non ». Beaucoup de contemporains de l’époque redécouvraient ainsi ce vieux mot de « chienlit », désignant une figure du Carnaval de Paris, immortalisée par Gargantua, fixée par Zola désignant l’agitation, la pagaille et le désordre.

De Gaulle ne pouvait pas savoir que le mot une fois lâché allait lui échapper. Lors des manifestations de Mai et juin 1968, on a pu ainsi observer l’utilisation du mot chienlit sur des tracts et affiches contestataires où la silhouette du général de Gaulle apparaissait et était accompagnée du slogan « La chienlit c’est lui ! » ou encore : « La chienlit c’est encore lui ! ».

Cette anecdote historique n’est pas ici déplacée puisque, hier, des manifestants distribuaient, à Paris, un tract où l’on voyait un Nicolas Sarkozy levant les bras au ciel avec le slogan « Le chienlit c’est lui ! » comme s’il s’agissait de la reproduction d’une vieille affiche sérigraphiée.
Il s’agit, là encore,  d’un retour à l’envoyeur. Depuis des semaines, le pouvoir (qui ne tient pas) en place, s’efforce de nous faire croire, via ses habituelles courroies de transmission, que les syndicats sont des bouchons de liège flottant sur les flots d’une base radicale et irresponsable. Or, même si le durcissement de la contestation n’est pas à écarter en raison de l’autisme total de l’Elysée et de Matignon, ce qui a frappé, hier, les observateurs ( tout du moins ceux qui se sont rendus dans les manifs au lieu de les commenter de leur fauteuil), c’est le caractère bon enfant des cortèges et même des mots d’ordre. Voilà, encore une fois, des semaines que l’on nous raconte que les syndicats sont divisés, au bord de l’éclatement quand les ministres et ministricules de ce gouvernement se livrent, eux, une guerre sans merci aux enjeux dérisoires dans l’espoir d’être repêchés au prochain remaniement. L’agitation, la pagaille et le désordre n’est pas à rechercher dans la rue mais dans cette cour du roi Pétaud qu’est devenue la Sarkozie.

Le front syndical fait preuve de responsabilité. Il fait aussi preuve jusqu’à présent, il faut l’écrire d’une grande sérénité parvenant ainsi à échapper aux provocations d’un exécutif au bord de la crise de nerfs. Chaque semaine qui passe est la preuve que la stratégie syndicale est la bonne. On voyait bien hier, que le pari d’ouvrir la contestation à l’ensemble des forces sociales et à toutes les générations est sur le point d’être réalisé. Il faut remonter quinze ans en arrière pour retrouver un mouvement d’une telle ampleur en France.

La partie est pourtant loin d’être gagnée puisque tout, TOUT va être fait pour pousser le mouvement syndical à la faute. La manière dont ce pouvoir va gérer ce conflit en dira long sur la manière dont il se comportera durant les prochaines élections présidentielles. A surveiller de près.



Publié dans:Libres Propos |on 13 octobre, 2010 |Pas de commentaires »

Une affaire dans les affaires……

Affaire Péchenard : le silence des médias en dit long

Eric Conan – Marianne | Dimanche 26 Septembre 2010 à 07:01


Qu’il fait bon d’être fils de dans la France d’aujourd’hui… Jouissant déjà de passe-droit en étant relâché par la police, le fils du Directeur général de la police nationale bénéficie également d’un silence de plomb de la part des médias. Pire certains journaux n’hésitent même pas à ériger Péchenard père en victime. Mais pour quelles raison?



(Dessin : Louison)

(Dessin : Louison)

Il faut s’y faire, on peut de plus en plus souvent mesurer l’importance d’une information ou d’une affaire à la faiblesse de leur traitement par les médias, voire à leur escamotage total. La volonté de ne pas savoir, de ne pas s’indigner et de laisser filer des faits objectivement énormes nous en apprend plus sur l’état de la société et de la moralité publique que ces fausses informations ou polémiques sans importance montées en mousse et qui saturent les ondes et les écrans. Le silence en dit parfois plus que la cacophonie.

Ainsi en est-il de l’incroyable non-affaire Péchenard. Le Parisien a consacré la semaine dernière deux pages entières à cette histoire qui a fait « pschitt » dans les médias, alors qu’elle a scandalisé bien des lecteurs du quotidien. Nous apprenions en effet qu’en février 2009 le fils (16 ans) du Directeur général de la Police nationale (nommé à ce poste par son ami d’enfance Nicolas Sarkozy) a été contrôlé en état d’ébriété après avoir fait le zouave avec son scooter sur le trottoir des Champs-Élysées. Le fils à papa a alors injurié un policier en le houspillant : « Tu fais qu’un métier de con, je vais te muter à la circulation ! », « Je vais t’exploser, t’es qu’une merde ! ». Le fonctionnaire prend mal les choses – ou plutôt les prend comme on lui a appris à les prendre – et voit là des injures caractérisées à représentant de la force publique. Il décide de porter plainte. Mais le fiston a décliné sa considérable hérédité (qui semble l’avoir assez bizarrement éclairé sur la grandeur du métier de policier…) en expliquant que son géniteur allait mettre à raison tous ces minables.

Prévenu, le papa a effectivement rappliqué dans le commissariat à 3 heures du matin. Et alors-là, tenons-nous bien les côtes, Frédéric Péchenard nous dit aujourd’hui qu’il a agi comme agit tout père dans pareille circonstance : il a évité à son fils de finir la nuit en garde-à-vue et a eu une gentille discussion à huis clos avec le policier qui avait malencontreusement porté plainte, une pièce spéciale étant mise à sa disposition pour qu’il puisse fondre en excuses sans témoin : on le sait, on a du tact dans les commissariats…. A l’issue de ce colloque singulier, le policier injurié, ému par les excuses du papa, a spontanément décidé de revenir sur son emportement procédurier et a retiré sa plainte.

Il y a donc des papas plus persuasifs que les autres. Il lui a suffi de bien parler avec son cœur pour que tout se règle : il est reparti avec son garçon et les policiers n’ont pas, comme ils auraient dû le faire, informé de l’incident le Parquet qui, seul, avait le pouvoir de classer l’affaire.

Passons sur le fait que Frédéric Péchenard fait ainsi partie de ces parents défaillants incapables de tenir leurs enfants et dont son ministre de tutelle propose de leur supprimer les allocations familiales ou de les mettre en prison. Le réflexe d’un bon père et d’un haut fonctionnaire intègre aurait été de demander aux policiers d’agir à leur habitude en laissant son fils se dégriser en leur compagnie jusqu’à l’aube. Il aurait ainsi fait à la fois acte d’éducation familiale et d’éducation civique.

Relevons plutôt que le chef de la police était bien dans un de ces cas de figure pour lesquels certains ont réclamé des lois sur le harcèlement des supérieurs sur leurs subordonnés, lois applaudies par la plupart des médias. Quelle était en effet la liberté d’action du pauvre flic de base humilié par le fils de son grand patron ? Or le fait, pour un détenteur de la force publique, de détourner la loi commune au profit d’un proche s’appelle tout simplement du népotisme, infraction réprimée par les lois de la République. Ajoutons que, par cette forme de harcèlement implicite, le patron de la police tenait devant ses subordonnés pour une vétille, l’irrespect pour les fonctionnaires chargés de la sécurité publique, alors qu’il s’emploie publiquement à mettre en application la politique actuelle réprimant sévèrement ces comportements irrespectueux quand ils viennent de jeunes issus de quartiers de banlieue où il n’y a pas beaucoup de fils à papa.

Oui, cette affaire est énorme et l’on peut légitimement la considérer sur le plan de la sécurité comme l’équivalent, dans le domaine fiscal, des passe-droits révélés par l’affaire Bettencourt. C’est pourquoi son traitement dans la presse est révélateur : rien ou presque. Mieux, même, ont été relayés tous les communiqués de soutien des syndicats de police prenant fait et cause pour leur grand patron injustement accusé ! Misère du corporatisme, de la cogestion et de l’intimidation hiérarchique : les mêmes leaders syndicaux qui nous alertent en permanence – et à juste titre croyions-nous – sur l’irrespect et l’incivisme croissants dont souffrent les policiers, considèrent officiellement qu’il y a des irrespects et des incivilités plus égales que d’autres… Ajoutons que les syndicats de policiers, prompts à dénoncer le laxisme des juges qui relâchent trop souvent les sauvageons trouvent normal de ne même pas signaler celui-là au Parquet…

Il y a quelques décennies, dans les mêmes circonstances, Péchenard aurait dû démissionner dans l’instant. Circulez, il n’y a rien à voir, reprennent aujourd’hui la plupart des médias qui l’ont même transformé en …victime. Comme Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 qui, trouvant visiblement toute cette histoire risible, baguenaudait avec son invité Péchenard, lequel feignait de souffrir en direct -« Ça m’a fait mal »- , s’estimant la victime -« On a voulu me salir »- et ironisant sur le « scoop formidable » que constituait la révélation du passe-droit offert à son rejeton. Le lendemain, Libération faisait encore mieux : en deux pages d’interview du Directeur de la Police Nationale, pas une seule question sur le sujet…

Tout cela parce que la plupart des rubricards qui suivent la police ont l’habitude de travailler et d’obtenir leurs informations avec l’accord de la hiérarchie policière. Et parce que beaucoup des patrons de presse ont pour réflexe d’appeler des Péchenards quand ils ont eux-mêmes – ou leur progéniture… – des ennuis avec la maréchaussée. Où l’on comprend ainsi que l’entrelacs de réseautages, de passe-droits, de renvois d’ascenseurs – cette déliquescence des grands principes républicains – ne constituent pas un monopole sarkozyste…



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Publié dans:Libres Propos |on 26 septembre, 2010 |Pas de commentaires »

Le billet de Jean Daniel….

Dangereux ? Voici pourquoi

 


Avant que la colère des rues ne se remette à gronder, la seule question sérieuse est désormais de savoir si les effets de la politique sécuritaire et sociale du président de la République sont de simples dérives, maitrisables par des concessions graduelles, ou l’épreuve dramatisée et prévue d’une stratégie parfaitement élaborée.

Pour ce qui est des retraites, Nicolas Sarkozy  conçoit déjà qu’à la condition de procéder à quelques adaptations concernant la pénibilité du travail et l’adaptation des dispositions à la situation des femmes, le caractère indispensable de la réforme est déjà accepté par de nombreuses catégories de l’opinion publique.

En revanche, pour ce qui est du réquisitoire quasi mondial contre une politique accusée de stigmatiser une catégorie de citoyens, alors, il peut très bien décider qu’au point où il en est, il a avantage à jouer les héros solitaires d’une « grande » cause   plutôt que le politicien acculé aux retraits et bientôt à la retraite.

Cette façon de poser le problème implique donc que Nicolas Sarkozy a depuis le début une conception stratégique et offensive, celle d’un véritable défi : c’est le rapport de force avec la rue, les élites et les médias qui pourrait lui permettre de redevenir à terme le champion d’un certain chauvinisme populiste. C’est ce que j’ai appelé, dans mon récit d’une rencontre à l’Elysée avec le président, « l’illusion populiste ». En Italie, le populisme berlusconien a déjà transformé l’illusion en une réalité durable. La question  est de savoir si cette transformation va avoir lieu en France et c’est qui justifie le titre que nous avons mis il y a quinze jours de notre couverture : « Cet homme est-il dangereux ? » J’ai finalement eu tort d’avoir douté de son opportunité.

À ce moment-là, l’image de la France n’avait pas encore été polluée et même souillée par les accusations formulées d’une manière singulièrement humiliante à Bruxelles. La réputation du président en a-t-elle souffert ? Les sondages l’affirment. Mais dans la même logique que je lui prête plus haut, il en est réduit à démontrer que l’injure faite à la France est bien plus grave que ce dont on croit devoir « injustement » l’accuser du fait de l’expulsion de « hors-la-loi ». Il peut très bien se dire que c’est lui qui, en définitive, a défendu l’honneur national. C’est d’ailleurs une chance pour lui que la vice-présidente de l’Union européenne ait été conduite à un rapprochement scandaleux avec « la seconde guerre mondiale ». Nicolas Sarkozy ne pouvait-il pas souhaiter mieux ! Même si, pour le moment en tout cas, le désaveu de cette vice-présidente par les principaux dirigeants européens ne s’est pas accompagné d’une indulgence retrouvée pour notre président.

C’est donc à un chef d’Etat traqué, sans liberté de manœuvre et sans capacité d’adaptation que nous aurons désormais affaire. Il lui reste à suivre les conseils que lui donne notre austère et respecté confrère « The Economist ». Contrairement à ce qui s’est dit, ce prestigieux hebdomadaire, qui donne le ton à une grande partie de l’opinion occidentale, n’a pas fait preuve d’une hostilité constante à l’égard de Nicolas Sarkozy. Comme le rappelle opportunément « le Courrier international », en 2007, le président français apparaissait comme « la chance de la France ». En 2009, dominant Angela Merkel et Gordon Brown, le mérite lui est reconnu d’être « seul à résister à la crise ». C’est seulement en 2010 qu’il devient, sur la couverture de « The Economist », « le président qui rétrécit » allusion au titre d’un roman de science-fiction. En résumé, « quand il donne le meilleur, Sarkozy est un politique extraordinaire ; quand ses forces l’abandonnent, il n’est plus qu’un opportuniste sans scrupule ». Reste que notre confrère, qui considère d’ailleurs la réforme des retraites comme absolument indispensable, encourage Sarkozy à poursuivre sans relâche toutes les réformes. Comme il n’a plus rien à perdre, il ne peut qu’essayer de gagner. S’il perd, il entraîne la France dans sa chute, s’il gagne, il entraîne le peuple dans le déshonneur.

 

Pour saluer Arkoun

Je souhaite ici donner le témoignage de notre dette considérable à l’égard d’une personnalité comme Mohammed Arkoun, professeur émérite à la Sorbonne, qui est mort mardi dernier alors que nous nous attendions à le recevoir cette semaine. Nous ne pleurons pas seulement la disparition d’un ami ni d’un éminent universitaire, ni du citoyen du monde qui entendait intégrer la mémoire de la Shoah dans le patrimoine de l’humanité. Nous n’oserons pas non plus nous attarder sur ses recherches en « islamologie appliquée ». Laissons  ce soin à d’autres amis ou chercheurs plus compétents que nous en ce domaine. Mais ce Français musulman et kabyle, né en 1928 à Taourirt-Mimoun, en Algérie, demeuré fidèle à sa patrie d’origine, a représenté dans l’ardente continuité de ses recherches et la densité contagieuse de son enseignement, l’illustration la plus roborative de ce que peut devenir un réformisme musulman (ou un islam réformé) lorsqu’il accepte sans complexe et même avec un sentiment de réappropriation la fécondité des Lumières.

La dernière fois que je l’ai entendu discourir, c’était à l’ambassade du Qatar où il recevait une distinction dont il a fait un prétexte et même un défi. Orné de cette crinière demeurée abondante et blanche, doué de ce timbre de voix qui fait les prédicateurs, mais aussi de cette ironie qui prive les sermons de leur fatuité habituelle, il s’indignait à l’idée que les penseurs et les étudiants musulmans, où  qu’ils se trouvent, pussent ignorer tout ce que la raison critique refondée dans le XVIIIème° siècle français pouvait apporter à la gloire spirituelle et intellectuelle du message islamique. Et son impatience était telle que c’est avec un ton imprécatoire que Mohammed Arkoun rappelait les sources islamiques du cheminement vers les Lumières. J’avais eu jadis son accord à la thèse dont je m’étais fait l’écho et selon laquelle, à Cordoue, grâce aux traductions en arabe d’Aristote, les penseurs juifs comme Maïmonide et surtout musulmans comme Averroès avaient ébranlé les dogmes de la pensée théologique et ouvert la voie vers les Lumières et d’abord vers la philosophie allemande. Je me ralliais à Mohammed Arkoun contre les thèses d’un autre grand esprit avec qui j’avais des liens d’amitié, le cardinal Lustiger. Aujourd’hui où les débats sur l’Islam ont de telles incidences politiques et même civilisationnelles, la pensée de Mohammed Arkoun devrait être fidèlement et audacieusement prolongée.

J.D.

 

 

Publié dans:Libres Propos |on 23 septembre, 2010 |Pas de commentaires »

François de Rugy règle le cas de l’aboyeur de l’Elysée..

Un « cyber-député » mythomane ?

Fond-bandeau_fredlefebvre  Il ose beaucoup, Frédéric Lefebvre… Pour le porte-parole de l’UMP, bien souvent, plus c’est gros, plus ça passe…Mais c’est sur le web que le pourfendeur de la « Sarkophobie » fait le plus fort : je viens de découvrir, par hasard, que sur son site Internet, il n’hésite pas à laisser croire qu’il siège encore à l’Assemblée Nationale, alors qu’il a dû laisser la place à son titulaire, André Santini, il y a plus d’un an ! Usurpateur, Frédéric Lefebvre ? Incomplet dans son message, en tout cas… Je me suis donc adressé au Président Accoyer pour lui demander son sentiment sur la manipulation assez cocasse à laquelle se prête le zélateur préféré de Sarkozy. Jugez en par vous même, ça vaut le détour !

 » Monsieur le président,

Dimanche dernier, avait lieu dans ma circonscription la fête départementale de l’UMP, dont l’invité principal était Frédéric Lefebvre, porte-parole national du parti présidentiel. Un de mes concitoyens, que je croise sur la place principale, m’interpelle : « alors, vous n’allez pas accueillir votre collègue? ». Je lui précise alors que Frédéric Lefebvre ne siège plus sur nos bancs. Peine perdue : mon interlocuteur n’en démord pas : « Bien sur que si, m’affirme-t-il, allez donc voir sur son site internet ! »

De retour à mon domicile, je tape « www.fredericlefebvre.com » sur mon navigateur …et ma surprise est totale. Je découvre en effet le site internet officiel de notre ex-collègue, mis à jour régulièrement comme en attestent les dates des derniers articles en ligne disponibles en page d’accueil .

Quatre onglets retiennent mon attention : « Votre député« ; « la 10è circo 92« ; « Assemblée Nationale » et « contacts« . Dans ces rubriques, tout est fait pour accréditer l’idée selon laquelle notre ancien collègue est encore député !

On y apprend ainsi que « A l’Assemblée Nationale, pour son premier mandat, Frédéric Lefebvre multiplie les responsabilités dans le domaine économique et financier. Membre  de la commission des Finances, il est nommé rapporteur du budget de l’emploi. C’est un député très actif au groupe UMP de l’Assemblée. Il y prend la présidence d’un groupe de travail avec Jérôme Chartier, sur le pouvoir d’achat.
 Co-président du Club parlementaire sur l’avenir de l’audiovisuel et du groupe d’Etudes sur le cinéma et la production audiovisuelle, il travaille entre autres sur les réformes de l’audiovisuel public.
Nommé rapporteur spécial sur la mission « travail et emploi », un premier rapport a été rendu le 16 octobre dernier. »

Aucune mention  n’indique que notre collègue a depuis plus d’un an cédé sa place à André Santini.

A la rubrique  » la 10è circo 92″, on découvre un éditorial du maire de Vanves qui débute ainsi : « Depuis son élection à l’Assemblée Nationale en juillet 2007, notre Député Frédéric LEFEBVRE s’est totalement investi dans ses missions au service des habitants de notre circonscription et notamment des Vanvéens. » La volonté évidente de faire disparaître toute référence au député titulaire, et la manipulation qui consiste à affirmer qu’une élection législative aurait eu lieu en juillet 2007 prêtent à sourire.

Là encore, tout est fait pour que le visiteur du site croie, en toute bonne foi, que le député de la circonscription est toujours Frédéric Lefebvre.

Mais c’est à la rubrique « contacts » que le comble est atteint : y figurent en effet par deux fois, les coordonnées de l’Assemblée Nationale !

Monsieur le président, je sais que le culot et l’absence de mesure caractérisent bien souvent les paroles et les actions de notre ancien collègue. Et j’avais bien perçu que, pour le porte parole du parti majoritaire, quitter notre assemblée à la suite du remaniement avait été un crève-cœur. Mais tout de même : ne trouvez-vous pas qu’il y a là une volonté manifeste de tromper les internautes, et d’usurper un titre dont notre ancien collègue ne peut se prévaloir ? Ne trouvez-vous pas que l’ambiguïté entretenue par notre ancien collègue porte gravement préjudice à notre Assemblée ?

Je vous demande donc instamment de m’indiquer les initiatives que vous entendez prendre, afin de ne pas laisser perdurer plus longtemps une situation qui, à l’évidence, a pour conséquence d’induire en erreur nos concitoyens.

Publié dans:Libres Propos |on 21 septembre, 2010 |Pas de commentaires »

Libres propos…..de Mazarine Pingeot….

Des droits de l’homme aux droits de « certains Français »

 

Les propositions de lois sur la déchéance de la nationalité révèlent enfin l’objectif du débat sur l’identité nationale lancé par le gouvernement. On pouvait se demander alors pourquoi un « débat » aussi insensé avait été engagé, contredisant le sens même du mot « débat », puisque lui était accolé un concept ambigu et indéfinissable, celui d’identité nationale. Il avait donné lieu, en toute logique, au réveil des peurs et des haines, à l’explosion des rancoeurs de Français préoccupés par la difficile conjoncture que traverse le pays et en mal de dérivatifs, faute de pouvoir faire face à la crise. De réflexion, il n’y en eut guère, la question avait été posée via internet, libérant l’émotion, la réaction immédiate et sans filtre, comme le permet voire l’y invite ce media. En revanche, le terrain était « émotionnellement » préparé pour relancer la vieille antienne du lien intrinsèque entre insécurité et immigration. Dès lors il n’est pas surprenant que les Français acquiescent dans leur majorité aux propositions de loi de l’été, la manipulation de l’opinion avait été savamment orchestrée. Le gouvernement peut se féliciter de sa stratégie – pourtant, il n’est jamais très difficile de faire peur, éveiller la haine demande moins d’énergie, moins de courage, moins de talent politique qu’engendrer chez chacun le désir de penser, de combattre ses pulsions, de s’élever au-dessus de son point de vue pour prendre en compte celui de l’autre. Il faut aller contre soi-même pour aller vers la paix, le mouvement n’est point naturel. Mais qui prétend que la nature est bonne conseillère, que les plus bas instincts, parce que partagés par le plus grand nombre font force de vérité ? Xavier Bertrand jubile parce que la gauche s’éloigne de ses électeurs ? parce que le discours sécuritaire séduit la majorité des Français ? La jubilation est amère : le populisme a toujours séduit dans des situations difficiles, c’est même là son sens et sa vocation. Cette séduction ne lui confère pas pour autant ses lettres de noblesse. L’opposition doit résister, il est des valeurs qu’on ne peut monnayer. Et tant pis si elle perd des électeurs, un certain sens de la morale et le devoir de mémoire doivent nous rendre intransigeants.

 

Nous vivons dans un monde de droit où les catégories juridiques participent de la définition même de l’humanité. La déchéance de nationalité c’est ôter le premier droit et le statut non seulement de citoyen mais aussi d’homme au cœur d’une société : c’est par cela qu’ont commencé les lois anti-juives, par la déchéance de nationalité pour les juifs français afin de mieux pouvoir les déporter. Comment peut-on faire fi de l’histoire ? Comment peut-on occulter les heures les plus tragiques d’un passé si proche qui a posé le référent du mal absolu ? Comment ne pas en faire un garde fou, interdisant toute tentation démagogue, toute politique du bouc émissaire, toute ségrégation, et tout nationalisme, comment oublier la vigilance que la barbarie d’hier nous impose ?

 

Certes les délinquants seraient ici déchus de leur nationalité à condition qu’ils aient une autre nationalité, mais de quelle autre nationalité les délinquants français d’origine étrangère peuvent-ils se prévaloir ? Celle de leurs parents, de leurs grands-parents, de leurs arrières-grands-parents ? Des pays qu’ils connaissent à peine, dont ils ne parlent souvent pas la langue, et qui s’apparentent bien souvent au fantasme d’une origine fabulée, au roman familial semi-fictif, semi-réel ? Ce seront donc des apatrides symboliques – ne le sont-ils d’ailleurs pas déjà ? Dès lors il n’est plus d’asile possible pour eux, déchus de toute nationalité, ni d’échappatoire.

 

Pourquoi ne pas les traiter normalement et les juger simplement pour les fautes commises ? Notre justice est-elle défaillante ? Pourquoi répondre à leur provocation par une provocation du même ordre ? Pourquoi changer les lois quitte à déroger à la Constitution uniquement pour certains de ces délinquants, ceux qui réussissent alors à accomplir un tour de force bien supérieur à leur ambition première : déstabiliser les principes même de la République.

 

Au principe d’extra-territorialité institué sauvagement dans certaines banlieues, on répond par des lois d’exception, acceptant par là même l’idée d’une différence et entérinant de ce fait l’idée d’ilôts désertés par la République, au cœur même du territoire français. Si juridiquement ces lois d’exception ne sont pas recevables, si moralement elles sont indignes, elles sont aussi très concrètement aléatoires : qui fixera la limite de ce qui permet de déchoir ou non de sa nationalité française tel ou tel individu ? Comment fixer cette limite ? Qui et au nom de quoi pourra-t-on assurer que la limite a été dépassée ? Et cette limite étant arbitraire n’a donc elle-même pas de limite. C’est la porte ouverte à une politique de discrimination qui s’auto-justifie par une assimilation entre le crime et l’origine. Elle se fonde en dernière instance sur une vision de l’homme essentialiste et déterministe, sur une vision du monde hiérarchisée, en contradiction avec l’idée d’égalité devant la loi, et loin, bien loin de tout humanisme. Dans nos colonies, les « indigènes » étaient soumis à un statut spécial, certains de leurs enfants et petits-enfants vont avoir droit à ce même « privilège » – belle constance de la France.

 

 

 

Publié dans:Libres Propos |on 11 août, 2010 |Pas de commentaires »

Libres propos…..

Les députés abstentéistes osent protester: ça me fait bien rire!

Un site internet nommé « nosdéputés.fr » a commis l’infâme sacrilège de dresser la liste des 93 députés spécialistes de l’absentéisme Un petit florilège de réactions « outragées » de nos chers (le mot convient vraiment mais j’y reviendrai) députés.Selon l’étude de « Regards citoyens », les 93 députés les plus absentéistes encourent des sanctions « allant de 353 à 2.119 euros en fonction du nombre de réunions manquées sans justification ».

La palme revient à François-Xavier Villain (non inscrit, divers droite). Dans cette liste, on retrouve également Arnaud Montebourg (PS), David Douillet (UMP), Yves Jégo (UMP) ou encore Marie-George Buffet (PCF).

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« Tout ceci est ridicule. Tout ceci vise à encadrer et à réduire les parlementaires à une position de jeunes écoliers dans leur classe », a déclaré sur LCI Jean-Christophe Cambadélis, député PS.

Le pompon en revient à Bernard Accoyer avec sa chère excuse « d’anti parlementarisme » primaire, qu’il ressort régulièrement comme bon lui semble.

Mon opinion:

Alors je sens que certains « procureurs » vont m’instruire un procès en sorcellerie, me reprocher de céder au populisme, je ne nie pas que les députés doivent être disponibles à temps plein à Paris et dans leurs circonscriptions, que des absences peuvent être justifiées, oui mais voilà, les 93 députés placés dans la liste n’ont manifestement pas justifié leurs absences, donc moi je veux bien qu’on m’explique qu’il ne faut pas faire d’anti-parlementarisme primaire, tout ce que vous voulez. Mais à un moment donné faut arrêter de prendre les gens pour des billes…

Au risque de faire pleurer Accoyer, l’ouvrier ou l’employé de bureau, en cas d’absence non justifiée, se prend une prune (amende ) ou 3 jours de mise à pied. Si ça se répète c’est la porte ! Pourquoi ça ne serait pas la même chose pour les députés ?

353 euros l’amende: ils en gagnent près de 7.000 pour certains, sans oublier les notes de frais de bouche, ce qui reste de l’enveloppe des revenus de parlementaires (on ne donne pas tout ), les frais de réceptions et de représentations. Franchement, ils ne devraient pas pleurnicher, c’est le pompom !

On a bien compris que le politique en général n’est pas un justiciable comme un autre. Si en plus, ils couinent pour une amende misérable, où va-t-on ?

Ne parlons pas des cumulards, le principe de cumuler ne me choque pas, mais venir se plaindre… non là, je préfère en rire plutôt qu’en pleurer.

Ne parlons pas non plus des billets de train et d’avion gratuits… Ils sont bien gentils nos députés à pleurnicher avec leurs 353 euros d’amende, mais à un moment donné faut justifier ses absences. D’autant plus que l’amende ne les mettra pas en péril financièrement, et s’ils ne sont pas contents de rendre des comptes et que ça soit public, qu’ils dégagent, personne n’est irremplaçable !

Franchement, Monsieur Accoyer, pour que l’anti-parlementarisme primaire disparaisse, y’a du boulot et ce n’est pas gagné !Et là aucun commentaire, les images parlent d’elles mêmes !

 

Quelque chose à rajouter?

 

Mis à jour par la rédaction du Post

 

(Sources: Le Point.fr, LeParisien.fr, Le Figaro.fr)

A lire sur LePost.fr:
- Députés abstentéistes: faut-il distinguer ceux qui ont de « vraies raisons » de sècher?

 

Publié dans:Libres Propos |on 25 juillet, 2010 |Pas de commentaires »

« Si toutes les mamans du Monde voulaient se donner la main.. »

BONNE FETE A TOUTES LES MAMANS

   BONNE FETE A TOUTES LES MAMANS

Publié dans:Libres Propos |on 30 mai, 2010 |Pas de commentaires »

« Marianne » : devoir de mémoire……

En mémoire du Conseil National de la Résistance

Article 11 – Vent Des Blogs | Samedi 15 Mai 2010 à 14:01


A l’heure où on s’apprête à faire voler en éclats le socle des fondamentaux acquis à la libération, le site internet Article 11 rend hommage à l’oeuvre du Conseil National de la Résistance.



zigazou76 - Flickr CC

zigazou76 – Flickr CC

L’an passé, ils étaient 4 000, réunis sur le plateau des Glières pour dire – sans bannière politique ni drapeau – leur rejet des valeurs sarkozystes. Manifester leur opposition aux présidentielles tentatives de récupération sur l’héritage de la résistance. Et souligner leur volonté de ne pas rester passif face aux coups de butoir incessants que la majorité au pouvoir et les milieux d’affaire assènent au modèle social français. 
Cette année, ils remettent ça, rassemblement organisé le dimanche 16 mai par l’association Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui [1]. Une « manifestation » qui s’inscrit dans un cadre plus vaste, patient et minutieux travail de fond mené par les membres de l’association pour préserver et rappeler l’héritage du Conseil national de la résistance. Ainsi de Walter, retour en résistance, film réalisé par Gilles Perret autour de la figure de l’ancien résistant Walter Bassan [2]. Ou du livre publié récemment par l’association à La Découverte, ouvrage collectif conduit par un journaliste du Canard Enchaîné, Jean-Luc Porquet.


L’ouvrage est bref, efficace et percutant. En moins de 200 pages, il revient sur l’application dans l’immédiat après-guerre des Jours Heureux, texte programmatique rédigé en 1944 par le Conseil national de la Résistance (CNR) et qui a très largement irrigué le modèle social français. Et détaille précisément les coups qui lui sont ensuite portés de tous côtés : politiciens de droite et de gauche, financiers, assureurs, banquiers, grands patrons, tous soucieux de prendre leur revanche. De ravager, – « avec une furie qui n’exclut pas une certaine méthode », pour reprendre les mots d’Alexandre Dumas – le système de Sécurité sociale et celui des retraites, de rogner les services publics, de mettre à bas toute idée de secteur bancaire public, de multiplier les privatisations, d’œuvrer à la déréglementation financière, d’asservir la presse au capital, etc… Bref, de laminer tout ce qui, de près ou de loin, représente une quelconque entrave à ces marchés qui se piquent de gouverner nos vies.


Qui mieux que Jean-Luc Porquet, coordinateur de l’ouvrage, pour en parler ? Nous avons rencontré ce journaliste rappelant avec une jolie verve – dans le livre comme dans ses chroniques au Canard – que « face à cette entreprise de démolition systématique, il faut imaginer des voies nouvelles et de nouvelles résistances ». Le mieux, c’est de lui laisser la parole…


Ce livre, il vient d’où ?

En mai 2009, je me suis rendu au rassemblement des Glières : ce fut une journée vraiment magnifique, avec des gens formidables. La veille déjà, j’avais été convié à une grande tablée, me retrouvant en compagnie des anciens résistants Stéphane Hessel, Raymond Aubrac et de l’écrivain John Berger. Stéphane Hessel – au passé de héros, résistant, arrêté par la Gestapo, déporté – était juste en face de moi, et cet homme de 93 ans faisait preuve d’une vivacité impressionnante, avec quelque chose de juvénile, d’optimiste. Une telle présence – héroïque et engagée – ne s’oublie pas, surtout quand elle se double d’un enthousiasme que beaucoup d’entre nous ont perdu.

Le lendemain, nous étions 4 000 personnes à participer au rassemblement. Le temps était magnifique. Juchés sur la petite plate-forme d’une camionnette, Stéphane Hessel, Raymond Aubrac, Alain Refalo (l’un des premiers enseignants « désobéisseurs ») et le psychiatre Michaël Guyader ont donné à entendre des interventions aussi brèves que fortes. Hauteur de vue, combativité, absence de complaisance : c’était impressionnant. Et puis, il n’y avait pas ce côté boutiquier où chacun arrive avec son petit autocollant, sa petite banderole, son officine à défendre : les organisateurs avaient demandé aux participants de venir sans tract, sans l’appareillage habituel du militant. Bref, il y avait quelque chose de très fort, de vivant.


Ça vous a regonflé ?

Exactement ! J’en ai fait un papier pour Le Canard, dans lequel j’évoquais le texte des Jours Heureux, le programme du Conseil national de la Résistance. Après la publication de l’article, un copain m’a dit : « Les Jours Heureux, je ne connaissais pas du tout. Il faudrait rééditer le programme du CR. » Ça m’a fait réfléchir. S’il était inutile de rééditer un texte de dix pages qu’on trouve facilement sur le net, ça valait par contre le coup de le remettre en perspective, de raconter cette journée, cette résistance face à une imposture criante. J’ai pensé que ça pourrait donner un bouquin que j’aimerais lire. Je suis donc allé voir les membres de l’association Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui, pour leur proposer de publier le programme, de lui apporter un éclairage historique – comment il a été écrit et mis en actes – , puis de montrer comment les principaux points ont été (ou sont en voie d’être) sabordés méthodiquement.

Ils ont accepté l’idée. Ne restait plus, alors, qu’à choisir un éditeur – ils ont préféré un éditeur avec du répondant, qui déborde du réseau militant et puisse proposer une grande diffusion, à un petit éditeur engagé : ça a été François Gèze, de La Découverte. Lui et moi avons contacté des journalistes ou historiens susceptibles de participer à l’ouvrage – en l’espèce Emmanuelle Heidsieck [4], qui a écrit le très intelligent roman Il risque de pleuvoir, François Ruffin [5], Martine Orange [6], qui a une puissance de travail et de synthèse impressionnante, et l’historien Olivier Vallade. Ensuite, ça a été très vite, ça s’est enchaîné : en trois mois, le bouquin était fait.


C’est un ouvrage qui montre bien, dans la lignée de la réflexion de l’historien Nicolas Offenstadt, tout le travail qu’il faut mener contre la récupération des symboles et pour le respect de l’histoire…

Oui, et c’est finalement un peu grâce à Sarkozy – il faut lui dire « merci » pour cela. En ce qui me concerne, le déplacement présidentiel aux Glières m’a permis de retrouver le programme du CNR ; je connaissais son existence, mais j’avoue qu’il ne me parlait pas spécialement, que j’étais un peu passé à côté. 
Il m’a donc permis de réellement découvrir ce texte court, concis, programmatique, ce texte issu d’un rêve, d’une vision, écrit dans des conditions terribles, au péril de la vie des auteurs, lesquels y disent l’essentiel de ce pour quoi ils se battent. Cela lui donne une force et une émotion qui nous parlent toujours, soixante ans plus tard.
Il faut aussi se rendre compte que tout ce qu’on appelle le modèle social français est – en grande partie – issu de ce petit texte : il n’a pas été seulement une vue de l’esprit, il a eu une réelle portée. Et en même temps, c’est une source d’une certaine pureté, d’une pureté originelle dont on rêve tous un peu, qui ne soit pas embrouillée par les querelles de partis et de boutiques.


Vous croyez que c’est pour ça que le sujet semble dans l’air du temps, que les gens s’y intéressent ?

Oui. Il n’y a plus de grands penseurs, d’intellectuels contemporains apportant réellement de la vie et de l’espoir – à moins de croire que le maoïsme à la Badiou ou L’Insurrection qui vient en sont porteurs ! Face à ce désert, on cherche quelque chose de lumineux dans l’histoire, une pensée pour se ressourcer.


Vous plaisantiez un peu avant en « remerciant » Nicolas Sarkozy. Et c’est vrai, il arrive à ressouder les gens contre lui. Ce qui revoie à cette déclaration très connue de Denis Kessler, où il invite à « défaire méthodiquement le programme du Con

Il faut rappeler que cette déclaration date d’octobre 2007, soit quatre mois après l’élection de Sarkozy et qu’on était alors en pleine Sarkomania. Il venait d’être élu triomphalement – c’était l’époque bling-bling, celle du yacht de Bolloré ou du « nouveau » 14 juillet. Et il pensait vraiment être l’homme d’une totale rupture, pouvoir tout changer parce qu’il n’y avait plus personne en face et que la gauche était carbonisée.
C’est vrai que c’est finalement formidable qu’un homme comme Denis Kessler ait révélé la cohérence du projet sarkozyste. Il s’est senti suffisamment en position de force pour dire : « Ce qu’on va faire, c’est casser 1945. » C’est la même chose pour un Sarkozy, à la fois complètement brouillon et maître de l’enfume : c’est sa mise à nu qui est intéressante.


Pour le côté « enfume », il y en a une très bonne illustration dans le discours de Sarkozy à Versailles, quand il se présente comme « l’héritier » du Conseil national de la Résistance [8]. Il passe son temps à dire le contraire de ce qu’il fait.

 

C’est une tactique que je crois directement héritée de Le Pen. J’en parlais dans un livre, sorti juste avant l’élection de Sarkozy, un ouvrage nommé Le Petit Démagogue [9]. J’y reprenais en partie un travail que j’avais réalisé lors de l’écriture d’un livre sur Le Pen (Le Faux Parler ou l’art de la démagogie, paru en 1992), où j’essayais de comprendre pourquoi ça marche, pourquoi son discours séduit tant de gens. Je voulais mettre à jour les ficelles de son discours démagogique, les « recettes » auxquelles il avait recours. 
Quand j’ai vu grimper le Nicolas Sarkozy ministre de l’Intérieur, la ressemblance m’a paru évidente : ce sont les mêmes techniques, les mêmes ficelles, le même enfumage que ceux de Le Pen. Les mêmes simplifications, la même outrance, les mêmes dénégations du réel. La même tentation autoritaire, les mêmes pulsions. Le karcher, les voyous, la racaille… 


C’est pourquoi j’ai repris mon bouquin de l’époque, que j’ai entièrement réadapté et reconstruit autour de Sarkozy. Le livre, Le Petit Démagogue, met donc en avant cette analogie des techniques. Sauf que l’élève a dépassé le maître, que Sarkozy a réussi là où Le Pen a échoué. Pour moi, ça a été une surprise : je ne pensais pas que ça allait fonctionner à ce point, que reprendre tous les vieux trucs crapuleux et crapoteux de Le Pen –à commencer par cette récupération des victimes, pour aller pleurer auprès d’elles et promettre la punition des voyous – pourrait s’avérer si payante. Mais il a réussi son hold-up, il est parvenu à récupérer tout l’électorat de Le Pen en reprenant ses ficelles.


[1 ] L’association a concocté un programme sur deux jours, avec des projections et conférences, en sus de la marche proprement dite. À consulter ICI.

[2 ] ICI l’entretien que Gilles Perret avait accordé à A11.

[4 ] Journaliste à MiroirSocial.com.

[5 ] Rédacteur en chef de Fakir et reporter pour Là-Bas si J’y suis .

[6 ] Journaliste à Médiapart.fr.

[7 ] Voici la déclaration complète, issue dans un éditorial de Denis Kessler dans le magazine Challenge du 4 ocotbre 2007 : « Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance. »


Denis Kessler n’a pas été le seul à l’énoncer aussi ouvertement. En janvier 2008, l’homme d’affaires Charles Beigbeder, patron de Powéo, l’a fait aussi, ce que relevait Jean-Luc Porquet dans sa chronique du Canard. En voici un extrait : « Et puis la semaine dernière, Charles Beigbeder a remis ça. Dans une tribune au JDD (27/1), le pédégé de Poweo a affirmé, l’air de rien, que selon lui le rapport Attali permettrait enfin d’en finir avec cette France « qui continue à vivre sur un modèle fondé en 1946, à partir du programme du Conseil national de la Résistance ». Tiens, tiens. Lui et Kessler, même combat. Charles Beigbeder, le prototype du jeune loup moderne. L’homme qui veut tailler des croupières à EDF en vendant de l’électricité privée aux Français. »


[8 ] Il s’agit d’un discours prononcé le 22 juin 2009, devant le Congrès : « Le modèle républicain reste notre référence commune. Et nous rêvons tous de faire coïncider la logique économique avec cette exigence républicaine. Ce rêve nous vient, pourquoi ne pas le dire, du Conseil National de la Résistance qui, dans les heures les plus sombres de notre histoire, a su rassembler toutes les forces politiques pour forger le pacte social qui allait permettre la renaissance française. Cet héritage est notre héritage commun. »

[9 ] Aux éditions La Découverte.


Publié dans:Libres Propos |on 16 mai, 2010 |Pas de commentaires »
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