Archive pour la catégorie 'Libres Propos'

Libres propos…..

 Ce médecin figure bien en pages jaunes à l’adresse indiquée…………

Sujet : Fw: Lettre ouverte d’un médecin 

Date: Jeudi 25 mars 2010, 20h36 

Docteur Christian SADEK 

Médecin généraliste 

Les Prades 

46250 CAZALS 

 

Monsieur Nicolas SARKOZY 

Président de la République Française 

Cazals, le 08 Mars 2010 

Monsieur le Président de la République 

Avec tout le respect que je vous dois dû à votre fonction, je me permets de vous adresser ce petit présent : un croc de boucher. Ce n’est pas pour y suspendre Monsieur Dominique de VILLEPIN et n’a rien à voir avec les balles de 9mm qui vous ont été adressées anonymement. Moi, je vous dis qui je suis, et pourquoi je vous adresse cet objet. En temps que médecin de campagne, je suis tous les jours au contact de la France «d’en bas», des agriculteurs, des artisans, des professions libérales, des commerçants, des employés salariés qui doivent travailler toujours plus pour en fait gagner de moins en moins. Je côtoie aussi des personnes au R.S.A. qui travaillent au noir, arrivent à toucher de nombreuses allocations diverses et variées et qui en fait ne payent pas d’impôts et s’en sortent beaucoup mieux que ceux qui sont au SMIC, et qui travaillent 7 H / jour, et bien mieux que de nos agriculteurs qui eux travaillent plus de 60 H/ semaine et 365 jours par an et qui parfois sont obligés de fréquenter les Restos du Coeur pour nourrir leurs enfants. Et que dire de nos retraités qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Tous les jours, je mesure la température de la population de notre canton et, je ne sais si c’est une conséquence du prétendu réchauffement climatique, mais la température monte, monte lentement mais sûrement et un jour cela va éclater… Je pense que c’est comme le « big one » sur la faille de San Andréa : on sait que cela va arriver mais on ne connaît pas la date. C’est ce que je perçois sur le canton de Cazals et aussi ce que je pressens dans les autres cantons de France. Il serait dommage que notre Pays qui est au bord de la faillite, faillite en grande partie liée à l’incompétence et à la corruption de nos énarques, soit victime d’une troisième révolution qui achèverait de le ruiner. Comme en 1789, la Révolution pourrait éclater pour une parole de trop : en 1789 ce serait Marie-Antoinette qui l’aurait prononcée « Ils n’ont plus de pain alors qu’ils mangent de la brioche ». L’ENA n’existait pas mais déjà nous avions déjà une énarque qui ignorait comment se faisait le pain et la brioche : aucune réalité de la condition de vie des gens sur le terrain. C’est peut être pour éviter cela que nos énarques et hommes politiques font de longs discours qui nous endorment et ne veulent plus rien dire : au moins cela évite de mettre le feux aux poudres et ils se sont fait plaisir en alignant des mots mais aucune idée. Nous sommes en présence d’un Etat qui devient de plus en plus inquisiteur envers ses citoyens, de plus en plus répresseur envers les honnêtes gens, de plus en plus laxiste pour les voyous : auriez-vous peur des voyous Monsieur le Président ? Pourtant ce sont les honnêtes gens qui feront la prochaine révolution parce qu’ils en ont assez que 1789 ne serve à rien et qu’ils ne soient bons qu’à payer des impôts. Je pense, en tant que médecin, que la révolution c’est comme le vaccin : de temps en temps il faut des rappels. Il y a trop longtemps maintenant que le dernier rappel a été administré. Après le dépistage des délinquants à l’âge de 3 ans, la taxe carbone qui épargne les plus pollueurs (vos petits copains), les radars « pompes » à fric, qu’allez vous nous pondre : le rétablissement des lettres de cachet ? Pourvu que je n’en sois pas la première victime ! Vous êtes en train de nous faire une France à l’Américaine. Mais pas celle d’Obama ! Celle de Bush, marionnette de la C.I.A., des lobbies de l’industrie et de l’armement. Votre idole était G.W. Bush : cela « crevait » les yeux. L’Europe géographique avait un pays à la botte des américains (l’Angleterre), maintenant elle en a deux. Lors de l’invasion en Irak, par les américains, je devrais dire par la C.I.A. et les industriels de l’armement et accessoirement G.W. Bush, Jacques CHIRAC a eu probablement la meilleure initiative de ses mandats : ne pas y aller. S’il n’en avait pas été ainsi, je pense que notre pays, qui compte 1/6 de musulmans explosait de l’intérieur. En médecine il y a un dicton qui dit « primum no nocere » – d’abord ne pas nuire- et il a su l’appliquer. Vous êtes, lentement mais sûrement, en train de transformer le pays en dictature car vous avez l’esprit d’un petit dictateur ; il existe une grande similitude entre vous et Napoléon III dit Le Petit (dixit Victor Hugo). Mis à part quelques ministres, vous vous êtes entouré (mais cela est peut-être voulu) d’incompétents notoires qui n’ont aucune réalité du terrain, comme par exemple Madame R. Bachelot qui nous a montré ses talents dans la gestion de la « grosse » épidémie de grippe A. Heureusement que le virus H1 N1, quant à sa virulence, n’avait rien à voir avec le H5 N1, auquel cas elle aurait participé à décimer le pays : elle aurait peut être résolu le problème de chômage en créant un maximum d’emplois…..dans les funérariums. Il y a un proverbe qui dit « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » : je crains que vous l’ayez fait vôtre. Mais au fait, cette épidémie de grippe, n’était-ce pas une diversion, pour faire parler d’autre chose> que de la crise ce qui aurait risqué d’échauffer les esprits ? En vous adressant ce présent, je ne fais pas de menaces, je m’inspire un peu de vous – après tout c’est vous qui en avez parlé le premier, du croc de boucher – Je fais seulement de la prévention. Il serait en effet regrettable que votre absence de bon sens, votre éloignement de plus en plus grand de la France « d’en bas », comme avait dit Jean Pierre Raffarin, vous conduise à vous y trouvé suspendu par le peuple, ou pire encore, que la Guillotine, reléguée au musée par Robert Badinter, reprenne du service et fonctionne au rythme qu’elle a connu sous la Terreur. Je vous rappelle que vous êtes le Président de tous les Français même si tous n’ont pas voté pour vous et que vous avez été choisi pour vous occuper de notre Pays, pas pour l’anéantir. Je suis un libéral, mais je suis pour le libéralisme choisi et non subi et imposé. Vous êtes en train de créer un système de santé à l’américaine, c’est-à-dire à deux voire trois vitesses, alors que Monsieur Obama lui veut faire machine arrière et rendre l’accès aux soins à tous les Américains qui en étaient exclus. Vous êtes en train d’anéantir l’enseignement qui est le type même d’investissement à long terme où l’on dépense aujourd’hui de l’argent (nos impôts) qui sert à former les cerveaux qui feront l’élite intellectuelle de demain. Les pays nordiques comme la Finlande l’ont bien compris. Avec la suppression du juge d’instruction, vous êtes en train de créer une justice aux ordres du pouvoir : la France va devenir une République Bananière si elle ne l’est pas déjà. A l’allure où vous allez, la France sera le premier pays sous développé d’Europe : plus d’université, plus d’hôpitaux, plus d’industries, plus de services publics, plus d’agriculture…. une réserve de gaulois pour touristes étrangers tout au plus. Attention ! Les Gaulois à l’image d’Astérix et Obélix pourraient bien entrer en Résistance ….. 

Dans 15 jours j’adresse cette lettre à N. Sarkozy accompagnée de son »cadeau » le crochet de boucher. Diffusez-la à un maximum de vos contacts, qu’elle fasse le tour du pays. Si un maximum de gens sont informés je ne risque rien. Je compte sur vous et ………. Vive la liberté d’expression !!!!! 

Docteur Christian SADEK 

Médecin généraliste 

 

Publié dans:Libres Propos |on 1 mai, 2010 |Pas de commentaires »

Libres propos…..

 Cet article m’est parvenu à la suite d’autres nombreuses pesonnes…..

PETIT, PETIT, petit, petit, petit …

Émis par un collectif de profs de l’AIN. Le destinataire visé se reconnaîtra!

Pourquoi tant de haine envers le corps enseignant en général et les
chercheurs en particulier ? Tout simplement parce que Notre Majesté
souffre du complexe du cancre parvenu. Président médiocre, il fut par
le passé élève médiocre, bachelier médiocre et étudiant médiocre.

Mais aucune trace de cette médiocrité dans son curriculum vitae. Et
pour cause, il l’a customisé, l’animal.

Officiellement Notre Souverain Éclairé serait titulaire d’une maîtrise
de droit privé, d’un certificat d’aptitude à la profession d’avocat,
d’un DEA de sciences politiques obtenu avec mention et aurait fait des
études à l’Institut d’Études politiques de Paris. Waouh !

Mais alors pourquoi est-il aussi nul ? Tout simplement par que la
plupart de ces titres universitaires sont faux.

Une enquête menée par Alain Garrigou, professeur de sciences
politiques à Nanterre le prouve.

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219

En parcourant l’annuaire des anciens élèves de Sciences Po, il a pu
constater que Sarkozy de Nagy Bosca n’y figure pas, ce qui signifie
qu’il n’a pas mené ses études à leur terme et ne peut donc se parer du
titre d’ancien élève réservé aux seuls diplômés. Et son DEA ? Pourquoi
n’en trouve-t-on aucune trace dans les archives de Paris X Nanterre ?
Tout simplement parce que si le candidat Sarkozy apparaît bien dans le
procès verbal de la première session, il est ajourné pour ne pas
s’être présenté à l’épreuve écrite terminale et n’avoir pas rendu son
mémoire.

Et son certificat d’aptitude à la profession d’avocat ? Obtenu sur le
fil avec la note médiocre de 20 /40 (7/20 à la première épreuve et
13/20 à la seconde)

Mais rappelons aussi, pour compléter le tableau, les notes obtenues au
bac par le candidat 18917 en 1973 (Jury 80, lycée Molière) : 7/20 à
l’épreuve écrite de français et 12 à l’oral (voilà pourquoi il
s’exprime toujours dans un idiome approximatif), 9/20 en philo, 8/20
en maths (il a néanmoins su s’augmenter de 200 % !), 10/20 en anglais
(« magnifical » s’exclama-t-il un jour en présence de la reine
d’Angleterre) et 11/20 en économie (on n’est pas sorti de la crise !).
Avec 142 points sur 300, le médiocre petit candidat fut recalé et fut
obligé de se présenter au repêchage.

Ne nous étonnons donc plus des propos méprisants qui sortent donc de
la bouche de ce vilain petit personnage médiocre et rancunier qui a
tant souffert de ne jamais avoir été reconnu à sa juste valeur par ses
professeurs.

Publié par LES PROFS DU COLLÈGE DE VONNAS (AIN)

Ces professeurs auront-ils des promotions?

Publié dans:Libres Propos |on 17 avril, 2010 |Pas de commentaires »

Libres propos…..de Jacques Julliard……

13 réactions

« Ce qui est vivant et ce qui est mort dans la nouvelle gauche »

Interpellé dans les colonnes du Nouvel Observateur par Michel Rocard pour avoir dressé un constat de décès de la deuxième gauche, Jacques Julliard répond et précise son diagnostic.

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Jacques Julliard est directeur délégué du Nouvel Observateur (AFP) Jacques Julliard est directeur délégué du Nouvel Observateur (AFP)

Beaucoup de mes amis et compagnons du passé ont sursauté quand j’ai proclamé, d’abord dans le Nouvel Obs (27 août 2009), puis dans Libé (18 janvier 2010) la mort de la deuxième gauche. Il y avait dans les articles de François Chérèque et Edmond Maire (11 mars 2010), et puis de Michel Rocard (1er avril 2010) parus ici-même des traces de cette surprise. Je veux les rassurer d’emblée : je ne renie rien de nos idées et de ce passé commun : au contraire. C’est au nom de ces idées et de ce passé que j’ai écrit les deux articles en question. Raison supplémentaire d’intervenir : la deuxième gauche appartient à l’histoire du Nouvel Observateur depuis les origines.

C’est que, chers camarades, en raison même de ces engagements, nous avons des devoirs particuliers à l’égard de la vérité. Le « parler vrai » n’a jamais été pour nous un supplément d’âme à ajouter à notre pensée. Il était notre pensée elle-même. Nous avons cru, nous croyons toujours qu’il y a une vérité de la politique ; nous croyons non moins fermement qu’il y a une politique de la vérité et que cette politique vaut politiquement mieux que l’autre. Cette formule de Bernanos, que je rhabille à ma manière, serait à mes yeux, s’il en fallait une, la meilleure définition possible de ce que, après Hamon et Rotman , on a appelé dans le domaine syndical et politique, la deuxième gauche.

Je suis à cent lieues de vouloir polémiquer. Ma seule malice, mais elle s’applique à nous tous, sera de me féliciter que mes deux papiers vous aient amenés à reparler d’autogestion, ce qui, on en conviendra, n’était pas arrivé depuis longtemps. Comme si, à l’égard de ce moment fondateur, nous avions tous désormais quelque gêne à y repenser, tels des amants qui ont cessé de s’aimer.

Non, ce manque de lucidité dont je nous accuse, en quoi consiste-t-il ? Cette vérité qui nous fuit ou que nous fuyons, quelle est-elle ? La voici : le primat de la société civile qui a été durant des années notre marque de fabrique et notre mot de ralliement, ne sert plus depuis longtemps à faire avancer nos idées. Il ne sert plus la démocratie ouvrière. Il ne sert plus les idées libertaires et autogestionnaires qui sont les nôtres. C’est un fait que l’on peut regretter : il sert le capitalisme financier pour faire ses affaires ; pour s’exempter de toute responsabilité ; pour échapper à toute contrainte éthique ; à tout impératif d’intérêt général ; à toute mobilisation populaire ; à toute avancée sociale. Voilà à quoi a servi, pour l’essentiel, l’autonomisation de l’économique et du social par rapport au politique. Les socialistes libéraux ont fait, à leurs corps défendant, la courte échelle aux libéraux sociaux. Pendant que nous suivions, le nez en l’air, l’envol majestueux de nos idées, on nous faisait les poches, tout simplement.

J’exagère ? Mais, bon Dieu, regardons un peu autour de nous. Qui donc défend le plus aujourd’hui le primat de notre société civile ? Le mouvement social ? Que non pas ! Le patronat bobo, bien sûr. Depuis Reagan et Thatcher ; depuis le libéralisme à l’américaine, nous aurions dû nous méfier. La privatisation, la déréglementation aurait pu nous servir. Mais nous n’étions pas de force. Elle a servi au patronat. Ensuite, c’est ce capitalisme hors sol qu’est le pouvoir bancaire qui a pris la relève et qui a retourné comme un gant nos idées saint-simoniennes. Plus d’Etat ! Très peu de politique ! Ah, ils l’ont comprise la leçon ; ils l’appliquent à tour de bras ! Sauf lorsque leurs spéculations fantastiques – il y a une part d’imaginaire et de poésie pure dans le bankstérisme moderne – les conduisent au bord du gouffre : là, tout à coup, ils redécouvrent les vertus de l’Etat.

Voulez-vous que je vous dise ? Nous avons péché par orgueil. Nous avons mal mesuré le rapport des forces. En prétendant nous passer au maximum de l’Etat, nous avons présumé des nôtres. Pourquoi donc le mouvement ouvrier et socialiste a-t-il au contraire, majoritairement, compté sur l’Etat et sur la politique depuis le XIXe siècle ? Parce qu’il ne se sentait pas assez fort pour faire ses affaires tout seul. La science politique américaine n’en finit pas de se gausser de cet étatisme de la gauche française, dans lequel elle voit un trait de caractère. Mais non, imbéciles, ce n’est pas un trait de caractère, c’est un état des lieux ! Du fait de la lenteur et de la modestie du développement industriel français, le mouvement social y a toujours opéré en milieu hostile, en tout cas, majoritairement défavorable. La République politique a presque toujours disposé, sous la Troisième, de la majorité ; la République sociale, non. Et l’Etat, qui dans la vulgate marxiste, est l’auxiliaire des forces économiques dominantes, a au contraire servi à compenser le handicap des forces dominées. C’est comme ça. La journée de huit heures, les lois sur les accidents du travail, les retraites ouvrières, les congés payés, la sécurité sociale, rien de tout cela n’aurait été obtenu sans le recours à la loi, c’est-à-dire le coup de pouce du politique. J’entends bien que nous n’avons jamais dit le contraire et que notre critique de l’Etat porte sur sa fonction productrice, non sur sa fonction régulatrice. Mais le capitalisme s’est servi de cette critique de la première pour invalider la seconde. Je le répète ici : après la victoire intellectuelle de nos idées en 1968, nous nous sommes reposés sur nos lauriers et n’avons pas vu venir la contre-attaque : celle du néo-libéralisme, qui s’est installé comme un coucou dans le nid que nous lui avions bâti. La défaite des forces du progrès, à l’échelle internationale depuis une trentaine d’années, fut d’abord une défaite intellectuelle. Sinon, comment comprendre, comment expliquer que l’idée du libéralisme pur, celui d’une société automatique fonctionnant au mieux des intérêts de tous selon la seule règle du marché, cette idée dont on avait cru longtemps qu’elle ne passerait pas le cap des années 1900, se soit retrouvée seule et triomphante sur le champ de bataille à la fin du XXe siècle ? Nous avons négligé de mener sans relâche la critique sociale ; je veux dire l’examen des conséquences sociales de ce retour triomphal des idées libérales du XXe siècle.

Du reste, Michel Rocard tombe d’accord avec moi quand il dénonce à son tour les déréglementations et le retour à une plus grande brutalité sociale du capitalisme ; quand il reconnaît comme une évidence que « la social-démocratie internationale et sa composante française, la deuxième gauche, se sont « largement enlisées » dans la tâche de modernisation économique, dans le cadre, il est vrai, d’un capitalisme beaucoup moins féroce que celui d’aujourd’hui.

Ne chipotons pas trop. Il me semble pourtant que c’est singulièrement appauvrir l’héritage historique et l’ambition intellectuelle de la deuxième gauche que de la réduire à une composante française de la social-démocratie. Cette dernière est aujourd’hui tellement compromise avec l’ordre libéral que sans le retour à une critique sociale radicale et une rupture avec cet ordre, je ne donnerais pas cher de son avenir. De même en ce qui concerne les lois du marché : Rocard n’aime pas la formule : « refus de la soumission aux lois du marché ». Je les ai toujours respectées, ces lois, même quand tu dirigeais le PSU, mon cher Michel. Pour autant, je ne voudrais pas que la deuxième gauche, si elle doit revivre, se définisse comme le parti de la soumission aux lois du marché. Il faut les respecter, sans doute, mais pour en corriger les tendances profondes à l’inégalité et à la barbarie sociale que l’on voit triompher aujourd’hui. C’est ainsi que je respecte les lois de la gravitation : pour éviter de me casser la gueule.

En revanche, je suis d’accord avec Rocard pour considérer que la deuxième gauche s’inscrit dans un vaste courant d’opposition à l’économie administrée. Le courant a pris naissance au XIXe siècle, en réaction aux tendances centralisatrices du mouvement socialiste international, représenté notamment par Karl Marx. Il aura toujours quelque chose à voir avec Proudhon, le syndicalisme révolutionnaire, et même Louis Blanc, avant que sa pensée ne soit travestie dans la caricature des Ateliers nationaux de 1848. C’est, d’un bout à l’autre, la volonté de donner aux ouvriers la « science de leur malheur » (Pelloutier) et la maîtrise de leur travail. C’est le contraire du socialisme soviétique, évidemment, mais aussi celui de cette vaste entreprise d’asservissement de l’homme à son gagne-pain, de l’ouvrier à son emploi, du consommateur à son pouvoir d’achat, que l’on appelle, par humour noir, le libéralisme. Chaque fois que j’entends dire que nous vivons dans la meilleure société possible, en tout cas la moins mauvaise que celles que l’humanité a connues, je pense aux caissières de supermarchés : c’est peut-être vrai, mais je n’ai jamais entendu une telle réflexion dans leur bouche : le meilleur des mondes n’est pas le même pour tous ses habitants.

Si je n’ai pas parlé ici de la première gauche, c’est qu’à mes yeux ce mélange de maximalisme théorique et d’opportunisme pratique, cette imposture clientéliste et notabiliaire était morte depuis longtemps.

La deuxième gauche, c’est autre chose. Son grand mérité historique est d’avoir su reconnaître l’adversaire. Hier, le colonialisme ; ce fut là le plus beau et le plus honorable de ses combats. Ou encore la centralisation administrative qui faisait de la France une nation gouvernée en pays conquis. Si j’ai dit que la deuxième gauche était morte, ce n’était donc pas de ses idées et de ses valeurs que je constatais le décès. Mais de cette phase historique révolue où elle a fait, au nom de l’intérêt général, un bout de chemin avec un capitalisme civilisé, lui-même révolu.

Comme Rocard et moi sommes d’accord sur ce point ; qu’il analyse dans les mêmes termes que moi le passage du capitalisme managérial au capitalisme d’actionnaires ; que Jean Daniel de son côté se prononce avec force pour un « réformisme radical », où est le problème ? Il n’y a pas de problème, il n’y a que des questions.

Pour ma part, j’en vois deux. La première porte de nouveau sur l’identification de l’adversaire ; la seconde sur les conséquences pratiques à en tirer. Désormais, presque plus personne n’en doute à gauche : le capitalisme financier est devenu l’énorme Léviathan du monde moderne, qui défie les Etats et les peuples. Déchaîné par l’effondrement du pseudo-système socialiste ; renforcé par la mondialisation, qui lui permet d’enjamber les frontières, il est en train de transformer le monde moderne, qui avait cru naguère accéder à la prospérité et à la sérénité, en un système de concurrence effréné, où la « destruction créatrice » se développe à une telle vitesse qu’elle ébranle toutes les sociétés. Il développe un darwinisme social impitoyable qui multiplie les laissés pour compte, fait exploser les solidarités traditionnelles : entre les in et les out, entre les vainqueurs et les vaincus du système, il n’y a bientôt plus rien de commun. Voilà pourquoi la société est en train d’exploser en une multiplicité de tronçons indépendants les uns des autres. Il y eut une courte période, entre l’effondrement du système communiste et l’affirmation à l’échelle mondiale du capitalisme financier où l’on put croire que la lutte des classes était périmée et l’histoire proche de sa fin… Brève illusion : nous sommes devant un nouveau défi, international ; voilà pourquoi il nous faut nous remettre en question et repartir du nouvel état du monde : celui que les gens ordinaires ont été les premiers à identifier, parce qu’ils ont été les premiers à en être les victimes.

La seconde question porte sur les instruments de lutte. Ce n’est pas parce que cette lutte prend désormais une dimension internationale qu’il faut déserter le terrain national. Pour une raison bien simple. Le retard du mouvement social sur le capitalisme est tel qu’il ne dispose pour le moment d’aucun instrument à l’échelle internationale. J’entends bien qu’il existe des institutions internationales, l’Onu, le FMI, l’OMC, le G20, à l’intérieur desquelles il faut mener la lutte et sur lesquelles il faut faire pression.

Mais ne soyons pas naïfs. Ne tombons pas, de grâce, dans le bigotisme institutionnel qui prétend faire faire à la gauche l’économie d’une mobilisation de masse. Voyez d’ailleurs ce qui s’est passé quand les puissants de la planète ont prétendu, avec une ardeur variable, imposer une réglementation à la finance internationale. Echec presque total ! Dans ce domaine, Barack Obama est moins puissant que Goldman Sachs. Voilà pourquoi les forces démocratiques de gauche n’apportent qu’une plus-value, mais elle est de taille, à la contestation du désordre établi dans lequel nous vivons : le poids de l’opinion internationale et de la mobilisation populaire ; voilà pourquoi aussi elles doivent aller à la bataille unies. A chaque élection, les citoyens le martèlent, car ils l’ont compris. L’anticapitalisme radical, mais homéopathique, à la Besancenot, n’est pas un outil de lutte mais une entrave. Ce n’est pas de prototypes que nous avons besoin, c’est d’instruments puissants.

Alors, première ou deuxième gauche, ce n’est plus aujourd’hui le problème. Réformisme ou révolution, c’est aussi une problématique d’un autre temps. Comme chaque fois qu’une nouvelle période s’ouvre, nos valeurs nous servent, mais nos préjugés nous desservent. Il arrive même que notre expérience nous paralyse. Une fois de plus, c’est l’événement qui sera notre maître intérieur.

 

par Jacques Julliard


 

Libres propos.....de Jacques Julliard...... dans Libres Propos .lig_wrapper_ad_17642 {width:100%!important; height:245px!important; padding:0px; border:0px; overflow:hidden; position:relative; color:#000000; font: 12px Arial, Verdana, sans-serif!important; border-collapse:collapse;} .lig_logo_17642 {position: absolute!important; bottom:0px!important; right:10px!important; margin:0px!important; border:0px black solid!important; padding:0px!important; border-collapse:collapse!important; } .lig_logo_link_17642 img {border:0px!important;} .lig_advice_17642 {border:0px!important; padding: 2px 0px 0px 0px; font: 10px Arial!important; color:#a8a8bd; text-align:center!important; border-collapse:collapse; text-decoration:none!important; text-transform:uppercase!important;} .lig_wrapper_content_17642{padding: 0px 10px 0px 10px!important; border:0px!important; margin:0px!important; border-collapse:collapse;} .lig_content_cmp_17642{ height:60px!important; padding:0px 0px 0px 0px; margin:0px 0px 10px 0px; text-align:left!important; border-collapse:collapse; border:1px #e8eae6 solid; clear:left;} .lig_cmp_img_wrapper_17642{float:left; margin: 0px!important; padding: 0px 10px 0px 0px!important; border:0px !important; height:60px!important;} .lig_cmp_img_link_17642:link, .lig_cmp_img_link_17642:active,.lig_cmp_img_link_17642:visited, .lig_cmp_img_link_17642:hover{ padding:0px!important; border:0px!important; background-color:white!important; height:60px;} .lig_cmp_img_17642{border:0px!important; padding:0px!important; margin:0px!important;} .lig_cmp_h1_wrapper_17642{padding: 6px 0px 0px 0px; text-align:left!important;} .lig_cmp_h1_link_17642:link, .lig_cmp_h1_link_17642:active, .lig_cmp_h1_link_17642:visited{font:bold 12px Arial,Verdana!important; color:#d61e0b!important; text-decoration:none!important; margin:0px!important; padding:0px!important;} .lig_cmp_h1_link_17642:hover{text-decoration:underline!important;} .lig_cmp_txt_wrapper_17642{ padding: 0px 0px 0px 0px; text-align:left!important; font: 12px Arial,Verdana,sans-serif!important;} .lig_cmp_txt_teaser_17642:link, .lig_cmp_txt_teaser_17642:active, .lig_cmp_txt_teaser_17642:visited, .lig_cmp_txt_teaser_17642:hover{font: 12px Arial, sans-serif!important; text-decoration:none!important; color:#000000!important;} .lig_cmp_txt_more_17642:link, .lig_cmp_txt_more_17642:visited, .lig_cmp_txt_more_17642:active, .lig_cmp_txt_more_17642:hover{display:none!important;} dans Libres Propos

Publié dans:Libres Propos |on 15 avril, 2010 |Pas de commentaires »

Libres propos…..

 

C’est classe !

A l’affût de tout ce qui bouge, de l’école à la fac, par Véronique Soulé, journaliste à Libération.

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27 mars 2010

Sarkozy en Père Fouettard

Sarkozy à l'Elysee après les régionales le 24 mars 2010 (B. Tessier, Reuters)
Les élèves  perturbateurs, c’est à la schlague qu’il faut les remettre au pas. Quant aux parents démissionnaires, on va leur supprimer les allocs ! Après la gifle des régionales, Nicolas Sarkozy s’est saisi du thème de la violence scolaire comme un noyé s’accroche à une embarcation.  Avec l’espoir que cela le sauvera et lui ramènera les faveurs de l’électorat.

Que venait bien faire la violence à l’école dans la première intervention télé présidentielle  après les élections ? Personne ne sait vraiment. Il faut dire que Nicolas Sarkozy a aussi parlé de la taxe carbone – qu’il a décidé d’abandonner -, de l’hôpital, de la crise, de la burqa, etc.

Le président cherchait à remobiliser la droite qui commence à se poser de sérieuses questions sur sa stratégie. Aussi a-t-il usé de mots qui fleuraient bon le tout sécuritaire. Cela lui avait réussi lorsqu’il était  ministre de l’Intérieur, puis lors de sa campagne présidentielle.

« Trop longtemps on a toléré que la violence pénètre à l’école, que l’agresseur soit traité avec plus d’égard que la victime,que le mérite ne soit plus récompensé. Eh bien, je m’y engage, il n’y aura plus aucune concession, a martelé le président .

 

« Trop longtemps nous avons supporté les atteintes à la laïcité, (…), l’irresponsabilité de certains parents qui ne s’occupent pas de l’éducation de leurs enfants.Ce n’est plus supportable.

« L’absentéisme scolaire est un fléau, a-t-il poursuivi. La responsabilité des parents doit être engagée, les conséquences sur les allocations familiales doivent être effectives. Les jeunes qui ne peuvent pas suivre une scolarité dans un établissement scolaire seront placés dans des établissements spécialisés où ils ne perturberont plus la vie des autres ».

 

Coup du hasard: le jour même, un professeur se faisait agresser par une élève au collège Albert Schweitzer de Créteil (Val-de-Marne) . Et l’équipe enseignante décidait d’exercer son droit de retrait.

Vote aux régionales à Arles 21 mars 2010 (J-P Pelissier, Reuters) Cela a permis à Luc Chatel, zélé ministre de l’Education et porte parole du gouvernement, d’emboîter le pas au président: cette « agression d’un enseignant par un élève violent qui rencontre de graves difficultés pour suivre une scolarité normale, montre le besoin d’un accompagnement spécifique de certains jeunes dans des établissements spécialisés ».

La sortie du président laisse toutefois perplexe. A quels « établissements spécialisés » pense-t-il: des centres de redressement rénovés, autre chose ?

Dans le monde de l’éducation, on était d’autant plus surpris que l’on avait perçu quelques signes en sens contraire. Pour les Etats généraux de la sécurité à l’Ecole, les 7 et 8 avril,  Luc Chatel a ainsi nommé à la tête du conseil scientifique Eric Debarbieux, un chercheur respecté qui n’a rien d’un Père Fouettard, plutôt rangé du côté des pédagogues. 

De plus, dans la circulaire de rentrée, le nouveau directeur général des affaires scolaires Jean-Michel Blanquer a fixé pour objectif d’avoir un Micro lycée par académie. Or ces petites structures expérimentales,  réservées aux élèves décrocheurs, prônent une pédagogie alternative. Très loin donc de la tolérance zéro de Nicolas Sarkozy.

Enfin annonçant aux côtés de Martin Hirsch son plan pour la jeunesse en septembre 2009, le chef de l’Etat avait promis « une guerre sans merci contre le décrochage scolaire ».  Mais à l’époque, il parlait d’expérimentations, de suivi et de conseils.

Faut-il voir une lassitude face à la politique d’ »annonces » du gouvernement, ou une méfiance de la parole présidentielle qui varie ? Les syndicats, en tout cas, ne se sont pas précipités pour réagir.

La  FCPE (première fédération des parents d’élèves) a dénoncé « la violence que constitue la menace de l’éloignement de certains élèves: ce n’est pas en les excluant aujourd’hui qu’on intègrera ces jeunes dans la société de demain ». « II faut ramener les responsabilités là où elle sont, poursuit la FCPE:  que ceux qui suppriment des postes et sacrifient la formation des enseignants cessent de se poser en redresseurs de torts ! ».

  »L’absentéisme est encore une fois placé sur un registre aussi sommaire que rétrograde incriminant les familles et appelant à l’exclusion des élèves », écrit le secrétaire général de l’Unsa-Education, Patrick Gonthier.  « Ce sujet ne peut se satisfaire de coups de mentons ou de sentences martiales censés redonner le moral à une majorité en berne », souligne le SE-Unsa.

Crédits photos: Sarkozy s’exprimant à la télé le 24 mars 2010 après les régionales (Reuters), on vote à Arles le 21 mars (Reuters).

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Publié dans:Libres Propos |on 29 mars, 2010 |Pas de commentaires »

Libres propos……

Nicolas Sarkozy ne comprend pas la France !, par Dominique Lefebvre

On y retrouve toute l’habileté de celui qui s’est posé en chantre de la « France qui se lève tôt » tout en menant au service des plus riches une politique de classe d’une brutalité rare dans l’histoire même de la droite française. On y reconnaît aussi votre art consommé du glissement de sens, de la fausse évidence et du slogan accrocheur. Comme si la pure performance rhétorique pouvait faire perdre de vue la réalité et le simple bon sens.

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Il faut vous reconnaître cette circonstance atténuante que cela vous a longtemps réussi. Mais les Français ne sont plus dupes. Le langage courant, celui que vous aimez employer pour faire plus proche du peuple, a une expression imagée pour résumer votre attitude dans ce débat : pompier pyromane.

Que nous dites-vous, en effet ? Que, dans le référendum suisse sur les minarets, la question était mal posée et qu’une question mal posée n’appelle que de mauvaises réponses. C’est tout à fait juste. Le seul problème, c’est que vous ayez omis de rappeler cette vérité à votre ministre de l’immigration, quand il a lancé ce débat sur l’identité nationale dans les termes et dans le contexte où il l’a lancé. Ou que vous l’ayez oublié vous-même quand vous avez créé un ministère de l’immigration et de l’identité nationale.

Combien depuis deux ans et demi ont souligné que rapprocher ces deux termes n’aboutit qu’à les mettre en opposition ? Que, même lorsque l’on clame qu’il faut concilier immigration et identité nationale, on sous-entend nécessairement que l’une est un problème pour l’autre ? Vous avez persisté. Et vous voudriez aujourd’hui que les gens croient que vous abordez un tel débat de bonne foi ?

Foi est d’ailleurs le mot qui convient, à lire votre tribune. Le seul angle sous lequel vous abordez l’identité nationale en effet est celui de la religion. Tradition chrétienne de l’Europe d’un côté, islam venu d’ailleurs de l’autre. A croire que tous ceux qui arrivent sur notre sol sont de confession musulmane.

A croire que les Français musulmans de troisième ou quatrième génération sont toujours des immigrés. Vous avez beau parler de « métissage » ou d’« ouverture », vous utilisez ces termes comme des gadgets, qui révèlent plus qu’ils ne masquent l’équation simpliste qui sous-tend tout votre propos : identité nationale = racines chrétiennes ; immigration = islam ; islam = risque de « dénaturation » pour l’identité française. Nous sommes là dans le registre du pur et de l’impur. Voilà pour ceux qui auraient pris au sérieux votre passage sur la nécessaire évolution au contact des autres.

Soyons juste, vous évoquez aussi la laïcité. Mais c’est avec un tel embarras de langage qu’il laisse éclater toute la gêne que vous ressentez face à ce concept. Jusqu’au lapsus : la séparation du temporel et du spirituel, Monsieur le Président, ce n’est pas la République laïque, c’est l’Eglise catholique. La laïcité, c’est la séparation du public et du privé en matière de foi.

Attribuer à la loi de 1905 le registre conceptuel de l’Eglise, voilà qui en dit long sur votre appréhension de l’identité de la France. De même, dans votre adresse finale au « chrétien, juif, musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance », n’avez-vous pas l’impression d’avoir oublié quelqu’un ? Apparemment, lorsque vous parlez de l’identité nationale, il n’est pas nécessaire de vous adresser aux athées et aux agnostiques. Vous êtes le président de tous les Français, mais pour leur parler de ce qu’est la France, vous en excluez une grande partie de votre propos. Décidément, vous êtes bien fâché avec la laïcité.

C’est dommage. C’est la preuve que vous ne comprenez pas la France. Vous ne comprenez pas le peuple français, vous ne saisissez pas ce qui fait son identité. La vérité, c’est que notre identité nationale, le génie français si on veut, a bien peu à voir avec l’affirmation du rôle des religions et tout à voir avec l’esprit des Lumières et de la Révolution. Les traits caractéristiques de notre pays, ce qui permet de tracer son portrait, de le distinguer des autres, nous les connaissons bien en fait.

La France, c’est d’abord la République. Liberté, Egalité, Fraternité. Comme le rappelait Martine Aubry à Rennes, il faut y ajouter la laïcité. D’autres pays sont bigots, comme l’Amérique de George Bush que vous admiriez tant, Monsieur le Président. Pas la France.

La France, ce sont aussi les services publics accessibles à tous, quel que soit son revenu ou son lieu de résidence, la protection sociale que, malgré ses insuffisances, le monde entier nous envie à l’heure de la crise. C’est enfin, grâce au droit du sol, une population beaucoup plus diverse que la plupart des pays européens. Bref, ce qui fait l’identité de la France, Monsieur le Président, c’est tout ce à quoi vous avez entrepris de vous attaquer.

Quelles que soient vos prises de position et vos postures médiatiques, l’identité française reste manifestement pour vous quelque chose de très abstrait. Je vous invite donc à venir voir dans ma ville de Cergy, jeune, diverse, bouillonnante, à quoi ressemble la France réelle. Vous la comprendrez peut-être un peu mieux.


 

Dominique Lefebvre est maire PS de Cergy, président de l’agglomération de Cergy-Pontoise.

 

Publié dans:Libres Propos |on 14 décembre, 2009 |Pas de commentaires »

Libres propos……

« Eric Besson est une honte pour lui-même », accuse Pierre Moscovici

NOUVELOBS.COM | 23.11.2009 | 09:11

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Pour l’élu, le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale mène « assez salement » une « sale politique ». Pierre Moscovici dit par ailleurs être surpris par sa « haine des socialistes ».

Pierre Moscovici (AFP)

Pierre Moscovici (AFP)

Pour le député socialiste du Doubs Pierre Moscovici, le ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale Eric Besson mène « une sale politique » et le fait « assez salement ».
« Il fait une sale politique, Eric Besson, et il le fait assez salement« , a accusé dimanche 22 novembre Pierre Moscovici, invité de la Tribune BFM.
« Eric Besson est une honte pour lui-même », a lancé l’ancien ministre de Lionel Jospin, « il y a chez lui comme une sorte de jouissance dans ce reniement, une haine des socialistes qui me surprend à chaque fois ». Lorsqu’il était au PS, a rappelé le député, Eric Besson écrivait « des papiers où il décrivait Nicolas Sarkozy comme un néo-conservateur avec un passeport français, ce qui d’ailleurs était limite xénophobe ».

« Thèmes ambigus »

Il « expliquait que la politique de l’immigration voulue par Nicolas Sarkozy était fascisante », a dit Pierre Moscovici, mettant en avant que « maintenant, (Eric Besson) la met en oeuvre ».
« Je trouve honteux de lier immigration et identité nationale et je le trouvais déjà quand en 2007 Nicolas Sarkozy a proposé la création de ce ministère », a-t-il poursuivi, parlant de « thèmes ambigus » ressortis « à tout propos, dès lors qu’apparaît une élection et que le Front national paraît se ressaisir un peu ».
« Nicolas Sarkozy joue avec les émotions, avec les concepts, avec l’identité nationale qu’il menace » lorsqu’il « casse le modèle social » et « abîme le modèle républicain », a ajouté le député PS.

(Nouvelobs.com)

Publié dans:Libres Propos |on 23 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

Avis d’un connaisseur….

Jospin reproche à Fillon d’être «inélégant et imprudent»

L’actuel Premier ministre avait imputé la défaite de l’ancien candidat socialiste à la présidentielle de 2002 à des engagements «non tenus».

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L'ancien Premier ministre (PS) Lionel Jospin à l'issue d'une rencontre avec Nicolas Sarkozy à

L’ancien Premier ministre (PS) Lionel Jospin à l’issue d’une rencontre avec Nicolas Sarkozy à l’Elysée, le 18 avril (Jacky Naegelen / Reuters)

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Accrochage entre un ex-Premier ministre et l’actuel. Lionel Jospin réplique à ce qu’il qualifie de «charge gratuite» de la part de François Fillon, qui avait imputé son échec à la présidentielle de 2002 à des engagements «non tenus». Voilà qui est «inélégant, impertinent et imprudent», accuse Jospin.

François Fillon avait, en effet, affirmé, dans un entretien au Monde du 6 novembre, que «la crise politique qui a culminé avec l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de l’élection présidentielle en 2002, était le résultat d’une crise de confiance. Les gens avaient le sentiment que les engagements n’étaient jamais tenus».

Dans une tribune publiée dans Le Monde datée de vendredi, le socialiste rétorque: «Sous ses airs de grand intendant dévoué, le premier ministre François Fillon se montre souvent agressif et peu respectueux des faits. Ainsi vient-il de se livrer à une charge gratuite contre moi», poursuit celui qui fut chef du gouvernement de 1997 à 2002.

Argumentation en trois points. «Inélégant», entame-t-il, car ce «politique averti [...] préfère ignorer le rôle qu’a joué hier l’excessive division de la gauche dans les résultats de premier tour». «Impertinent» parce que «chacun sait que j’ai respecté mes promesses», ajoute Jospin qui invite à comparer les engagements de son programme de 1997 avec les décisions prises et les résultats obtenus. Il cite notamment «les 900.000 chomeurs de moins», les «35 heures mises en oeuvre», les «mesures antiracistes» ou l’«instauration du Pacs». «Imprudent»:«les Français pourraient bien comparer défavorablement le gouvernement Fillon au gouvernement Jospin, tant pour le respect des promesses que pour les résultats», conclut Jospin.

(Source AFP)

Publié dans:Libres Propos |on 13 novembre, 2009 |Pas de commentaires »

Libres propos……

Affaire Mitterrand : et si on inculpait Léon Blum ?

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Par Bernard-Henri Lévy, écrivain, directeur de la revue La Règle du jeu

Marine Le Pen n’y suffisait pas : il a fallu que la jeune garde socialiste, Benoît Hamon en chef de file, vole au secours du nouvel ordre moral qui, depuis quinze jours, semble tourner des têtes que l’on croyait immunisées contre le moralement correct cher à nos Pères et Mères la Pudeur, type Christine Boutin ou Philippe de Villiers.

Et voici donc un événement considérable, et qui semblait impensable à ceux qui, comme moi, avaient mis leur espoir dans ce groupe de quadras – Benoît Hamon donc, mais aussi Manuel Valls, Arnaud Montebourg… – qui portaient, avec d’autres, les couleurs de la rénovation à gauche : l’alliance folle, profondément contre-nature, suicidaire, entre des héritiers de Jaurès et le parti d’un homme qui, jadis, à Alger, partit faire du tourisme parachutiste autrement plus olé olé que celui dont Frédéric Mitterrand a fait lui-même, il y a quelques années, dans un livre unanimement salué par la critique, l’aveu public et désolé.

Une fois de plus, et comme dans l’affaire Polanski dont cette affaire-ci est, hélas, la suite à la fois logique et délirante, il ne s’agit pas d’excuser des pratiques que leur auteur a eu la franchise de révéler en son temps, et à son entier détriment.

Mais il s’agit, premièrement, d’observer le spectacle navrant de cet escadron de vertueux, estampillé socialiste, qui fonce droit dans le piège tendu par ses pires adversaires.

Et il s’agit, deuxièmement, de savoir si l’on va, désormais, devoir fouiller dans la vie de chacun d’entre nous pour évaluer, dans notre passé, pourquoi pas dans notre adolescence, ou même dans notre prime enfance, notre degré de «moralité». 

Responsables, ou futurs responsables, qui, dans vos écrits ou confessions, aurez pris le risque de rapporter telle ou telle histoire, passion, bonne ou mauvaise action, apprenez désormais à vous taire ou sachez, à défaut, que vous serez du gibier de média et d’agora.

Artistes, romanciers, diaristes, journalistes, qui, dans vos fictions et vos autofictions, croiriez bon de nous instruire de telle ou telle tentation, perdition, perversion, turpitude, regardez-y à deux fois car vous devez savoir qu’à gauche comme à droite, au nom de la défense des bonnes mœurs, on vous jettera en pâture à l’opinion et l’on sonnera contre vous l’hallali.

André Malraux, qui fit publiquement l’aveu d’un penchant pour les paradis artificiels contracté dans sa jeunesse et jamais véritablement conjuré, ne resterait, aujourd’hui, pas ministre cinq minutes.

Blum à qui il arriva, au temps de La Revue blanche, de faire l’éloge de l’adultère et de l’extrême liberté de mœurs pour les jeunes filles emprisonnées dans le carcan des familles, devrait se tenir à carreaux de peur d’être dénoncé comme pédophile par les Benoît Hamon de service.

Gide ne publierait pas Corydon ou ne prendrait plus, s’il l’avait fait, la présidence des Comités antifascistes de 1934 ; Jean-Jacques juge de Rousseau finirait avec ses Confessions pendues autour du cou ; et ne parlons pas de Jean Genet dont le Journal d’un voleur ne trouverait tout simplement plus éditeur.

La nouvelle Brigade des mœurs veille. Triste époque.

[Bernard-Henri Lévy est membre du conseil de surveillance de «Libération».]

Publié dans:Libres Propos |on 12 octobre, 2009 |Pas de commentaires »

Libres propos…..

Editorial de Didier Turba, Président du groupe des élus socialistes et

républicains de progrès

Didier Turba

Vice-président chargé des

finances, Conseiller général du

canton de Combs-la-Ville

Suppression de la Taxe Professionnelle : un risque pour les ménages, une menace pour les

finances des collectivités locales

L’annonce est tombée comme un couperet : le président de la République annonce la suppression

de la taxe professionnelle pour 2010, sans aucune concertation ni simulation sur un moyen

crédible de remplacement. Une réforme qui place la charrue avant les boeufs. Alors que la question

de la réforme institutionnelle des collectivités locales annoncée à grand renfort de trompettes au

nom de la simplification d’un prétendu millefeuille, tarde à sortir des cartons, le gouvernement

UMP s’apprête à parachever l’étranglement financier des collectivités locales. La patronne du

MEDEF a annoncé qu’elle n’accepterait pas que cette taxe sur les entreprises soit remplacée par

un impôt nouveau sur les entreprises. Les collectivités locales auront donc le choix entre la

réduction de leurs dépenses et l’augmentation de leurs impôts, c’est-à-dire ceux des ménages…

dans tous les cas ce sont les habitants des communes et départements qui paieront plus pour

disposer de moins de services publics. Arrêtons la casse !

Publié dans:Libres Propos |on 4 juin, 2009 |Pas de commentaires »
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