Archive pour la catégorie 'Médias'

La lettre de Laurent Joffrin…………………..(09/02/2018)

Libération 09 février 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Télé-Macron ?

Le gouvernement s’apprête, dit-on, à réformer le statut de l’audiovisuel public. Pourquoi pas ? Entre dépendance manifeste et cote mal taillée, on a du mal à trouver la bonne distance entre l’exécutif et les chaînes de radio ou de télévision publique. Sarkozy nommait directement les patrons de chaînes. Hollande avait confié cette tâche au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). La deuxième procédure a le mérite d’introduire un tampon entre le pouvoir politique et la direction des chaînes. Las ! Certains, à La République en marche notamment, stigmatisent la lourdeur et l’opacité du processus de désignation. C’est un fait que la méthode actuelle donne libre cours à de byzantines manœuvres, qui ne sont pas toutes exemptes d’arrière-pensées politiques. Du coup, l’exécutif a trouvé une solution radicale : plutôt qu’une procédure garantissant imparfaitement l’indépendance, il envisage un système qui garantira la dépendance parfaite. Les dirigeants des chaînes seraient nommés par le conseil d’administration des entreprises concernées, lequel serait composé en majorité de membres désignés… par le Premier ministre. Halte à l’hypocrisie, vive le cynisme !

On remarquera que les deux nominations effectuées par le CSA sous Hollande peuvent difficilement être imputées à l’influence des socialistes. Mathieu Gallet avait travaillé dans des cabinets de droite ; Delphine Ernotte venait du privé et n’est pas plus socialiste que Bernard Arnault ou Stéphane Richard. Le système actuel est sans doute imparfait mais il a donné la preuve qu’il protégeait les directions de chaînes d’une intervention politique directe. Pourquoi le changer ? La question se pose. D’autant que le CSA a montré qu’il ne couvait pas abusivement les dirigeants qu’il nommait : il vient de congédier sans cérémonie Mathieu Gallet, après l’avoir nommé, pour une raison d’éthique qu’il est difficile d’imputer à une subreptice manœuvre partisane, mais bien plus au souci d’exemplarité. Sous Sarkozy, le président nommait lui-même. Sous Macron, ce sera peut-être le Premier ministre. On passe de l’ancien monde au nouveau…

Laurent Joffrin
Publié dans:Médias |on 9 février, 2018 |Pas de commentaires »

Eh ! oui……………………………(06/01/2018)

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Loi sur les « fake news » : « Le grand danger, c’est de donner la responsabilité à l’Etat de dire le vrai du faux »C’est une proposition qui a déjà fait couler beaucoup l’encre. Lors de ses voeux à la presse, mardi 2 janvier, Emmanuel Macron a affiché sa volonté de s’attaquer aux « fake news » en période électorale. Le gouvernement devrait présenter « probablement avant la fin de l’année » un projet de loi sur le sujet, a annoncé, vendredi 5 janvier, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.
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Publié dans:Médias |on 6 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

L’audiovisuel aux mains des « corsaires » financiers……(02/01/2018)

France Télévisions, Bolloré, chaînes d’info : ce qui va secouer l’audiovisuel en 2018

leJDD

Renaud Revel Il y a 17 heures
Des enchères pour les droits du foot à la bataille de l’info, l’année sera agitée. Le plan préparé par l’Élysée devrait bouleverser les chaînes publiques et fragiliser leurs dirigeants.

Des enchères pour les droits du foot à la bataille de l’info, l’année sera agitée. Le plan préparé par l’Élysée devrait bouleverser les chaînes publiques et fragiliser leurs dirigeants.© Abaca Press Des enchères pour les droits du foot à la bataille de l’info, l’année sera agitée. Le plan préparé par l’Élysée devrait bouleverser les chaînes publiques et fragiliser leurs dirigeants.C’est écrit : 2018 sera une année de bouleversements dans l’audiovisuel. Le principal chantier sera du côté du secteur public, dans un contexte de réduction des crédits. Les responsables de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (comprenant notamment RFI et France 24) et l’Ina (Institut national de l’audiovisuel), accompagnés de la présidente de la chaîne franco-allemande Arte, ont d’ailleurs été reçus le 20 décembre au ministère de la Culture. Mais au-delà de la réforme annoncée de France Télévisions, la bataille pour les droits de retransmission du sport devrait elle aussi s’accompagner de tensions, pendant que la montée en puissance des géants d’Internet oblige les grandes chaînes à se réinventer. Revue de détail des enjeux et des acteurs qui vont crever l’écran.

 

La future loi Macron

 

Devant quelques parlementaires réunis à l’Elysée le 5 décembre, Emmanuel Macron a qualifié l’audiovisuel public de « honte de la République ». La réforme qu’il préconise est la plus ambitieuse depuis celles de Pierre Mauroy (1981) et de François Léotard (1986). Le périmètre de France Télévisions doit être redéfini et son rapprochement avec Radio France est en chantier – la fusion de France 3 et France Bleu et le mariage de France Musique avec France Culture sont aussi à l’étude. La réflexion en cours porte également sur le financement. L’instauration d’une redevance universelle est envisagée et le capital de France Télévisions pourrait s’ouvrir aux collectivités locales, voire à des alliés privés. Au total, c’est un chamboule-tout général qui se dessine.

 

Des PDG sur la sellette

 

Première conséquence de la loi à venir, l’interruption des mandats des PDG de l’audiovisuel public et l’instauration d’un nouveau processus de nomination. A l’avenir, ils pourraient être nommés non plus par le CSA mais par les conseils d’administration des chaînes, où la société civile devrait être largement représentée. Telle est en tout cas l’intention affichée à l’Elysée, qui pilote la rédaction du texte. Dans ces conditions, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, qui traverse depuis plusieurs mois une zone de turbulences, serait poussée vers la sortie, de même que son homologue de Radio France, Mathieu Gallet.

 

La bataille du foot

 

Qui, de Canal+, beIN Sport ou SFR Sport (filiale d’Altice), s’emparera des droits de diffusion de la Ligue 1 de football pour la période 2019-2022? C’est l’un des grands enjeux industriels de l’année à venir. L’appel d’offres sera lancé l’été prochain. C’est de son issue que découlera en partie l’avenir de Canal+, toujours dépendant du foot – la courbe des abonnés s’est envolée avec l’arrivée du Brésilien Neymar au PSG. Mais l’enjeu est également décisif pour la chaîne qatarie beIN Sport, lourdement déficitaire, et pour la viabilité des chaînes sportives de SFR.

En 2017, les droits de la Ligue 1 s’élevaient à 726,5 millions d’euros. Ils devraient atteindre le milliard en 2018. Pour conquérir ce graal, Canal+ pourrait s’allier à Orange, comme Sky et British Telecom viennent de le faire en Grande-Bretagne afin de contrer les mastodontes américains du Net (Facebook, Google, Amazon, Apple…), soupçonnés de vouloir investir en force dans les droits sportifs.

 

Le mariage italien de Bolloré

 

Un bon deal vaut mieux qu’un mauvais procès. Après des mois d’âpres négociations, le patron de l’ensemble Vivendi-Canal + s’apprête à boucler – enfin – le rachat de tout ou partie de Mediaset, l’empire audiovisuel de Silvio Berlusconi. Avec cette opération, le groupe pèserait 14 millions d’abonnés, ce qui permettrait au « corsaire » Bolloré, comme le surnomme la presse italienne, de s’atteler à la création d’un Netflix européen. Mais il n’est pas le seul à y penser…

 

Un Netflix made in France

 

L’irruption des géants d’Internet sur le marché des programmes autant que les concentrations en cours dans l’industrie du cinéma (Disney vient de racheter la 21st Century Fox pour 66 milliards de dollars) fait craindre aux patrons de chaîne une explosion des prix des séries et des téléfilms et des changements profonds dans les modes de consommation de la télévision. Face à ces menaces, les PDG de France Télévisions et de M6, Delphine Ernotte et Nicolas de Tavernost, plaident pour la création urgente d’un Netflix tricolore : une plateforme de vidéos à la demande (VOD) commune à tous les diffuseurs français, publics et privés. Le gouvernement encourage ce projet.

 

La crise des chaînes d’info

 

Trop nombreuses (sept, en comptant les deux chaînes parlementaires) et déficitaires (sauf BFMTV), les chaînes d’information sont au bord de la crise de nerfs. « Ce marché court à sa perte », estime Nicolas de Tavernost. Des restructurations vont s’imposer. Si la fusion de LCP-AN et de Public Sénat est annoncée, le devenir de CNews (groupe Canal+) reste flou. Après avoir envisagé de vendre la chaîne (ex-iTélé), lourdement endettée, Vincent Bolloré se dit prêt à un énième plan de relance. Dans le même souci de la rentabilité, TF1 veut renforcer ses synergies avec sa petite sœur LCI. A noter que la télé du groupe Bouygues prépare aussi pour l’été prochain des changements importants dans son journal de 20 heures, talonné désormais par celui de France 2.

 

La vente de NRJ

 

Voilà des mois que la rumeur enfle et que Jean-Paul Baudecroux, propriétaire du dernier groupe audiovisuel indépendant en France, entretient le suspense. Il aura 75 ans en mars et NRJ est l’objet de toutes les convoitises (sa radio reste la première station musicale du pays). L’année 2018 pourrait être celle de la cession de NRJ. A condition de trouver un acheteur au prix demandé : un milliard d’euros.

Publié dans:Médias |on 2 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Macron rétablit la censure……………….(18/12/2017)

Chaque midi, sur France 2 le comique TEX présente une émission relativement stupide : les AMOURS, ce depuis une bonne vingtaine d’années.

Pendant une trentaine de minutes, des questions plus cucul les unes que les autres, sont posées à 3 couples de candidats qui tentent d’y répondre le moins possible : ne cherchez pas le mot culture, il n’y en a pas.

TEX tente d’apporter un peu d’humour à cette débilité programmée avec des historiettes, des vannes parfois douteuses.

Mais ne voila- t-il pas que sur une autre chaîne TEX ose une blague douteuse sur les femmes.

Cela lui vaut d’être viré de la chaîne de moins en moins publique, sans autre forme de procès.

Faudra-t-il maintenant que les humoristes soumettent leurs sketchs au cultissime Macron avant de les jouer en public ?

Et pendant ce temps, Elise Lucet est sur la sellette pour ces excellents reportages qui dérangent les grands de la macronie !

A quand le rétablissement de la taille et de la gabelle sir Président…..des riches ??

 

Publié dans:"AFFAIRES", Médias |on 18 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Bientôt une « Télé Macron » à la botte…………….(05/12/2017)

Pour Macron, l’audiovisuel public est « la honte de la République »

L'Express

Corinne Lhaïk Il y a 2 heures
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Le président Emmanuel Macron le 23 novembre 2017, à Versailles près de Paris © afp.com/ludovic MARIN Le président Emmanuel Macron le 23 novembre 2017, à Versailles près de Paris[EXCLUSIF] Recevant lundi les députés de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale, le chef de l’Etat a prononcé une violente diatribe contre l’audiovisuel public.

Depuis qu’il est à l’Elysée, Emmanuel Macron reçoit systématiquement les députés de la majorité appartenant à chacune des commissions de l’Assemblée. Ce lundi, c’était le tour des membres de la commission des affaires culturelles et de l’éducation. Devant quelque 70 personnes, le chef de l’Etat s’est livré à un procès très sévère des entreprises de ce secteur. Dénonçant la mauvaise gestion, le gaspillage, la médiocrité des programmes et des contenus, les relations malsaines entre l’audiovisuel et ses partenaires extérieurs (animateurs, producteurs, etc). Et il a surtout marqué les esprits en affirmant que l’audiovisuel public est « la honte de la République ».

Questionné par un député sur la question des fake news, il a répondu que les journalistes – ceux de l’audiovisuel comme les autres – n’ont pas fait le travail d’éthique nécessaire sur le sujet. Il a condamné le mode de nomination des présidents de ces entreprises par le CSA. Une fois nommés, les intéressés n’ont de compte à rendre à personne.

Mais, en début d’intervention, il a souligné que la situation de l’audiovisuel ne pouvait se résumer ni à une question de personnes, ni à une question d’économies.

 

 

Publié dans:La vie en macronie, Médias |on 5 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Un de plus……………………….(19/10/2017)

Publié dans:AGRICULTURE, Médias |on 19 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

Querelle………………………….(07/10/2017)

Publié dans:Médias |on 7 octobre, 2017 |Pas de commentaires »

Enfin ! (17/09/2017)

Publié dans:Médias |on 17 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin……………………..(29/07/2017)

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«Libération», audiences en hausse

ÉditoLibération confirme. Les efforts prodigués par l’équipe pour l’élection présidentielle ont porté leurs fruits. Commençons par le quotidien imprimé : en avril et en mai, dans la phase la plus active de la campagne, notre journal enregistre la meilleure progression de l’ensemble des quotidiens. En avril, la diffusion de Libé a augmenté de 12 % contre 6 % pour le Monde, -1 % pour le Figaro, -2,5 % pour le Parisien. En mai, la tendance s’est confirmée avec +14 % pour Libé, +12 % pour le Monde, +4 % pour le Parisien et +0,5 % pour le Figaro. Sur les cinq premiers mois de l’année, la progression de Libé se situe à 7 %, contre 6 % pour le Monde, 1,6 % pour le Parisien et 0,5 % pour le Figaro. Les ventes ont continué à progresser en juin par rapport au même mois de l’année dernière, dans une proportion supérieure à celle de nos concurrents immédiats.

Et si l’on isole la diffusion en kiosques de ce total, les pourcentages sont encore plus favorables à Libération. En juillet, les progrès du journal se consolident, puisque nous sommes toujours en augmentation sur l’année dernière malgré le ralentissement de l’actualité politique (il s’agit d’une tendance, puisque les chiffres définitifs de juillet seront connus en août). Libération.fr, qui enregistre chaque jour près d’un million de visites (sur ordinateur, mobile, applications, Facebook…), maintient ses très bonnes performances, avec une progression supérieure à l’augmentation réalisée par les principaux sites des quotidiens. Les abonnements numériques sont aussi en hausse remarquable (+20 %). Les projets se concrétisent : le P’tit Libé, qui a sorti un hors-série d’été en kiosque (toujours disponible dans les meilleurs points de vente) prépare son passage à une version hebdomadaire à la rentrée ; «Désintox», plébiscité par les lecteurs, se renforce ; et d’autres surprises, ambitieuses, sont en cours d’élaboration pour 2017 et 2018… Merci à l’équipe de Libération pour son engagement et son talent. Merci à nos lecteurs pour leur fidélité et leur soutien.

Publié dans:Médias |on 29 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin………………..(24/07/2017)

EDITORIAL

La voix des irréductibles

Par Laurent Joffrin — 23 juillet 2017 à 19:36
ÉditoDeux signes ne trompent pas sur la nature d’un régime politique : l’état de ses prisons et le sort réservé à ses journalistes. Les conditions d’incarcération traduisent la dureté de la répression ; l’étouffement de la presse empêche que cette répression soit dénoncée. La Turquie d’Erdogan facilite le travail de l’analyste : elle met les journalistes en prison ; d’une pierre deux coups.

Les onze membres de Cumhuriyet qui figurent sur la page de droite – et qui sourient crânement à leur infortune – sont tous derrière les barreaux. Leur crime ? Dire la vérité sur l’évolution du pouvoir turc. Confrontés à des accusations kafkaïennes, ils doivent se défendre contre un procès semblable à celui qui fut naguère intenté à Joseph K. , aussi absurde qu’implacable. Cette absurdité a un sens : elle exprime la métamorphose de la Turquie, naguère démocratie tumultueuse, aujourd’hui changée en «démocrature», cette forme contemporaine de la tyrannie qu’on rencontre en Russie, en Chine ou au Venezuela, et qui conserve certaines formes démocratiques pour mieux masquer l’avènement d’une dictature hypocrite. On a longtemps présenté Erdogan comme un islamiste modéré. L’islamisme demeure, la modération a disparu. A la suite du coup d’Etat manqué des gülenistes, quelque 50 000 personnes sont en prison, leurs rapports avec le Gülen en question seraient-ils lointains ou imaginaires. Cumhuriyet a eu le malheur de dire que le sultan était nu. Dernier îlot de la liberté d’expression en Turquie, le journal paie aujourd’hui le prix de son courage. C’est pour soutenir ces irréductibles de la liberté que Libération leur donne la parole.

Laurent Joffrin

Publié dans:Médias |on 24 juillet, 2017 |Pas de commentaires »
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