Archive pour la catégorie 'Médias'

Du rififi au Figaro…..

Quand les soutiers du Figaro se rebellent contre leurs capitaines

Après le groupe Lagardère, voici que les journalistes du Figaro (groupe Dassault) se révoltent contre leurs patrons. Ils accusent Nicolas Beytout et Jean-Michel Salvator, directeur du journal et son adjoint, de sarkophilie prononcée et de dérive éditoriale autoritaire. Voici l’histoire.

Mercredi dernier, comme chaque mois, le bureau de la Société des rédacteurs (SDR) rencontre la direction pour faire le point, de manière informelle, sur les affaires courantes. Dans un « climat inhabituellement tendu », relate la SDR dans un communiqué publié sur le réseau interne du Figaro, les deux chefs accueillent les questions avec « agacement, mépris ou dérision ». Alors que le ton est habituellement fort courtois. Les cinq gérants de la SDR avaient simplement voulu éclaircir quelques points douteux.

Premier point. Ils s’interrogent sur « la position que compte adopter à l’avenir le Figaro, par rapport au nouveau gouvernement, en demandant si le journal continuera de suivre la communication de l’Elysée sans tenter d’imposer ses propres choix d’actualité et une attitude plus distanciée ».
La SDR s’interroge aussi sur « le rôle croissant des sondages à la une du journal et la transformation trop systématique du journal en support de ces enquêtes d’opinion, sans vraie plus-value éditoriale ». Réponse de Nicolas Beytout: « Le Figaro adoptera la même attitude qu’auparavant » (avant la période électorale).

Deuxième point. Les représentants de la Société des Rédacteurs s’étonnent que « seulement quelques lignes aient été consacrées à Arnaud Lagardère, soupçonné de délit d’initié dans le cadre d’EADS, alors que nos concurrents ont donné un large retentissement à cette affaire ». Jean-Michel Salvator explique: « On a mal apprécié l’importance de cette information, il n’y avait aucune volonté de la dissimuler. D’ailleurs, nous lui avons consacré six colonnes le lendemain. » Certes, reprend la SDR, mais six colonnes « consacrées à la défense d’Arnaud Lagardère »!

Troisième point. Les révoltés (élus pour deux ans par la rédaction) relayent deux récriminations. D’abord, celle d’une consoeur affirmant qu’il lui a été « défendu d’évoquer la démission de huit (sur douze) historiens du comité scientifique de la Cité de l’immigration ». Information donnée en primeur par Rue89. Pas au courant, répond Nicolas Beytout, oubliant que le 25 mai, l’éditorialiste Ivan Rioufol avait étrillé ces gauchistes d’historiens dans son bloc-notes.
Les protagonistes évoquent enfin le cas de Jean Dobritz, dessinateur du journal depuis vingt ans, « dont le travail est mis en cause par la direction de la rédaction ». « Ses dessins seront désormais visés » par le directeur de la rédaction en personne.
Depuis, le caricaturiste se fait rare dans les pages du Figaro.

Contacté par nos soins, le président de la Société des Rédacteurs, Jean-Christophe Papillon a opposé le « pas de commentaires » habituel, les élus de la SDR n’ayant pas pour usage de s’exprimer sur des affaires internes au journal.

Bizarrement, les journalistes ont pris soin d’oublier de citer le nom de leur actionnaire de référence. Il est vrai que Serge Dassault ne trompe pas son monde, lui qui appelait de ses voeux, dans un éditorial du 1er janvier 2007, une « rupture totale » pour les élections de mai.

Quant à Nicolas Beytout, peut-être agacé d’avoir raté un poste sur TF1 comme l’annonçait le site de nos amis du JDD.fr, il n’avait toujours pas répondu hier soir aux appels de Rue89

Publié dans:Médias, Politique |on 12 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Les mensonges de « Courage…. Fillon »…

 

Rebonds

Nous portons plainte contre le Premier ministre pour détournement de suffrages.

Les mensonges de Fillon

Par Pierre LARROUTUROU, délégué national à l’Europe du PS et porte-parole d’Urgence sociale, et Eric HALPHEN, président du comité de parrainage d’Anticor.

QUOTIDIEN : mercredi 6 juin 2007

La France peut supporter la vérité. Dans ce livre publié en octobre dernier, François Fillon affirme avec force une exigence de vérité comme préalable à toute réforme conséquente de notre système social. Comme beaucoup, nous partageons ce goût de la vérité.

Voilà pourquoi nous sommes particulièrement choqués des mensonges accumulés par M. Fillon depuis quelques semaines. Ces mensonges concernent tant le bilan de l’UMP, au pouvoir depuis cinq ans, que le projet que François Fillon propose aux Français.

M. Fillon se présente toujours comme l’homme-qui-a-réussi-la-réforme-des retraites. Est-ce bien vrai? L’objectif principal de la réforme Fillon était d’allonger la durée de cotisation des salariés. Quatre ans après le vote de la loi, une étude de la Caisse nationale d’assurance vieillesse montre que jamais on n’est parti aussi tôt en retraite! Alors que les salariés partaient en moyenne à 62,1 ans en 2001, l’âge moyen de départ s’est abaissé à moins de 61 ans en 2006. Une évolution diamétralement opposée à l’objectif de la réforme. Par peur des réformes annoncées pour 2008, un très grand nombre de salariés partent en retraite dès qu’ils ont 60 ans, quitte à subir une décote s’ils n’ont pas cotisé suffisamment longtemps.

Les caisses de retraite, qui étaient à l’équilibre en 2002 et devaient le rester jusqu’en 2008, ont déjà accumulé un déficit supérieur à 7 milliards d’euros! Certains parlent d’échec; d’autres, de fiasco. Mais François Fillon se présente toujours comme l’homme-qui-a-réussi-la-réforme-des-retraites…

De deux choses l’une: soit François Fillon se désintéresse complètement de l’avenir des retraites, soit il connaît le bilan fait par la Cnav et il ment comme un arracheur de dents. François Fillon ment aussi quand il affirme que les chiffres du chômage sont «les meilleurs depuis 1983» ( les Echos du 30avril). Qui peut y croire? Quand le gouvernement fait le bilan des créations d’emplois, il fait feu de tout bois: CDD, temps partiel, CES, CEC, CNE, intérimet emplois aidés sont tous pris en compte pour enjoliver les résultats.

Par contre, quand François Fillon et Jean-Louis Borloo parlent du chômage, ils ne s’intéressent qu’aux chômeurs cherchant un CDI à plein-temps. Tous ceux qui cherchent (ou acceptent) un temps partiel, une mission d’intérim ou un CDD sont oubliés. Et le Premier ministre oublie aussi les 413 000 chômeurs de plus de 55 ans, dispensés d’ANPE! En réalité, il reste 3 700 000 chômeurs et 1 250 000 RMistes (+ 200 000 en trois ans). Depuis cinq ans que l’UMP est au pouvoir, malgré l’impact de la «réforme» des retraites (500 000 actifs qui quittent «prématurément» le marché du travail), le total «chômeurs + RMistes» n’a pas du tout diminué. Affirmer que «les chiffres du chômage sont les meilleurs depuis1983» , alors qu’Eurostat vient de demander publiquement à laFrance de réviser en hausse les chiffres du chômage, c’est faire preuve d’une dose de cynisme assez colossale.

Hélas, les chiffres du chômage ne sont pas les seuls à donner une image tronquée de la réalité. Jean-Louis Borloo explique à qui veut l’entendre que grâce à lui quelque 200 000 emplois de service ont été créés en deux ans! Il oublie de dire que les personnes embauchées dans ces emplois travaillent en moyenne 15 heures par semaine (les Echos du 29 décembre 2006). De même, le bilan 2006 du secteur de l’intérim nous apprend que l’intérim emploie quelque 2 millions de personnes qui travaillent «à mi temps, en moyenne, sur l’année». Nicolas Sarkozy critique encore et toujours la réduction du temps de travail et promet «le plein-emploi à plein temps», mais l’essentiel des emplois créés ces dernières années sont, en moyenne, à 15 ou 18 heures par semaine… Aux Etats-Unis, le modèle de «plein-emploi» de Nicolas Sarkozy, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail, sans compter les chômeurs, est tombée à 33,7 heures (source: Department of Labor). Au Japon, «un tiers des salariés a un emploi à temps partiel ou un emploi temporaire. Le mois dernier, les entreprises ont proposé deux fois plus d’emplois à temps partiel que de temps plein» (AFP). En réalité, vu les gains de productivité absolument colossaux réalisés depuis trente ans dans toutes nos économies, le débat n’est pas pour ou contre la RTT, mais plutôt quelle RTT, quel partage du travail, quel partage des revenus ? Partage précarité, ou partage égalité ? La France peut supporter la vérité, affirmait François Fillon en octobre dernier. Alors pourquoi mentir sur la réforme des retraites?

Pourquoi mentir sur les chiffres du chômage? Pourquoi mentir en promettant «le plein-emploi à temps plein pour dans cinq ans» alors que toutes les mesures en préparation ne pourront qu’aggraver la précarité? Les dégâts du libéralisme sont tels qu’il ne peut prospérer qu’en avançant masqué. Si l’on fait la lumière sur le vrai bilan de l’UMP et sur la réalité de son projet (une analyse plus complète et des propositions alternatives sur UrgenceSociale.fr), il est très peu probable que les Français voudront lui confier tous les pouvoirs.

Il y a quelques jours, le parquet a requis une amende de 4,8 millions d’euros contre Carrefour pour publicité mensongère. Il y a quelques jours, la Direction de la concurrence a décidé d’attaquer Sofinco en justice pour publicité mensongère. Faut-il sanctionner les publicités mensongères quand elles concernent des pizzas surgelées ou des produits financiers, mais laisser toujours impunis les politiques qui profèrent des mensonges de plus en plus grossiers?

L’article L.97du code électoral punit d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros «ceux qui, à l’aide de fausses nouvelles ou autres manoeuvres frauduleuses, auront surpris ou détourné des suffrages». C’est bien ce que tente de faire François Fillon quand il ment sur les chiffres du chômage, quand il ment sur la réforme des retraites et quand il promet le plein emploi à plein-temps d’ici cinq ans. Le parquet de Paris vient d’être saisi d’une demande de poursuite de M. Fillon pour diffusion de fausses nouvelles en période électorale. Nous invitons tous les citoyens qui aspirent à plus de vérité dans le débat public à faire de même dans leur département. Si, ici ou là, l’action de la justice est trop lente, elle sera plus rapide ailleurs…

Sur ce point, François Fillon a raison, la France peut supporter la vérité.

Publié dans:Médias, Politique |on 8 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Quand Bolloré recule…

Thureau-Dangin: «J’ai convaincu Bolloré de publier l’article»

Directeur de la rédaction de Courrier International, Philippe Thureau-Dangin se félicite de l’accord trouvé ce mardi avec Vincent Bolloré, propriétaire de Matin Plus. L’article relatant les déboires de Hongrois avec la police française, fourni par l’hebdomadaire mais écarté par le quotidien gratuit, sera finalement publié mercredi.

Comment s’est déroulée votre rencontre ce mardi matin avec Vincent Bolloré?
Elle a été longue mais courtoise. Je l’ai convaincu de publier l’article demain. Nous avons convenu d’inviter les lecteurs de Matin Plus à réagir. Nous signalons dans le chapeau que suite à une décision de la rédaction cet article n’a pas été publié le 25 mai. Nous en avons profité pour échanger nos deux points de vue en dessous, dans deux encadrés.

Et quel est le contenu de ces encadrés?
Chacun justifie son action. Le point de vue de Courrier International est que sa mission est de traduire en français des articles pertinents et inattendus. Et que cette opinion de Magyar Hírlap, qui est un quotidien hongrois important, apporte quelque chose aux lecteurs. Même si c’est un papier subjectif, c’est un témoignage d’un cas précis, et c’est intéressant à ce titre. Quant à l’encadré de Bolloré, il explique pourquoi ils ont retenu l’article, pourquoi ils souhaitent faire un journal objectif et neutre, et que certains des propos de l’article leur paraissent outranciers. C’est possible aussi qu’il rappelle l’accord et le droit de Matin Plus.

Justement, l’accord entre Matin Plus et Courrier International est-il remis en cause?
Non, pas du tout. Je suis assez favorable à cet accord. Mais j’étais le premier à regretter l’attitude de notre partenaire. Je pense que cette solution, trouvée d’un commun accord, est bonne. Elle prend à témoin les lecteurs, ce qui est finalement une forme d’ouverture et de démocratie. Nous avons prévu aussi d’établir des procédures de consultation qui permettront d’éviter d’en venir de nouveau à cette extrémité.

Vous continuerez donc de collaborer sans aucun problème avec Vincent Bolloré?
Oui, ce qui est important est la qualité de ce qu’on donne. Ce qui a été donné par Le Monde et par Courrier est largement du niveau des autres gratuits, voire plus intéressant. Et le reste réalisé par Bolloré n’est pas indigne. Ce n’est pas du journalisme, mais ils ne prétendent pas en faire.

 

Publié dans:Médias, Politique |on 6 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Quad « Sarko Maltaise » se la joue Casanova…..

Sarkozy fait une opération séduction pour la presse étrangère

Elaine Sciolino, la correspondante à Paris du New York Times, a tout compris de Nicolas Sarkozy. Elle écrit mardi matin: « pour sa première rencontre formelle avec des journalistes étrangers depuis son entrée en fonction le mois dernier, Nicolas Sarkozy a travaillé durement pour avoir l’air décontracté ».

A la veille de la première grande sortie internationale de Nicolas Sarkozy, au G8 en Allemagne, la journaliste américaine décrit un président en bras de chemise, mangeant négligemment des rondelles de charcuterie tout en devisant des problèmes du monde dans le salon Napoléon III du Palais de l’Elysée, et étendant ses jambes de temps à autre. Et, détail surprenant: en plein milieu de l’interview, Sarkozy a avalé une grosse pilule blanche, sans eau. John Thornhill, le correspondant du Financial Times, l’a trouvé pour sa part « bronzé, détendu et en bras de chemise »…

Les journalistes étrangers se sont beaucoup intéressés à la forme. La correspondante du New York Times souligne ainsi que Sarkozy a fait fermer tous les magnétos installés devant lui. « On fera ça ‘off the record’ (sans attribution possible, ndlr), et ensuite on décidera ce qui sera ‘on the record’ (pouvant être cité, ndlr) », a-t-il dit, avant d’ajouter: « ça ne vous dérange pas ? Excusez moi, mais quand je vois huit magnétophones, je recule de trois pas »… A l’arrivée, la plupart des remarques ont été décrétées « on » par les collaborateurs du président, mais personne ne les avait enrgistrées, pas même les services de l’Elysée contrairement à l’usage, et les journalistes ont dû comparer leurs notes pour reconstituer des phrases exactes.

La correspondante américaine a trouvé que le nouveau président « déborde déjà de confiance, et même d’impudence en parlant des zones les plus complexes de la politique étrangères et dans le contrôle de ses relations avec les médias ». Son collègue britannique l’a trouvé « suprêmement sûr de lui » et n’ayant « pas peur de dire ce qu’il pense ». Après seulement trois semaines à l’Elysée.

Sur le fond, pas de surprise, Nicolas Sarkozy veut être l’ami des Etats-Unis mais pas son « laquais », il veut des relations amicales mais franches avec Vladimir Poutine, il veut retirer un jour les troupes françaises d’Afghanistan mais pas tout de suite… Et il a félicité Jacques Chirac pour avoir dit « non » à l’entrée en guerre en Irak. Un mot gentil pour Chirac ? Le pouvoir l’a vraiment changé…

Publié dans:Médias, Politique |on 5 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Bolloré avoue avoir « censurer »…….ça promet..

Bolloré Média reconnaît avoir censuré un article dans Matin Plus

Le groupe Bolloré a admis ce lundi avoir volontairement passé à la trappe un article compromettant pour la police française, comme l’avait relaté Rue89 samedi matin. « Nous avons une charte éditoriale prévoyant que nous faisons un journal neutre, a déclaré à l’AFP Jean-Christophe Thiéry, directeur général de Bolloré Média. Là, on avait un article qui était extrêmement désagréable pour la France parce qu’il comparait ce que faisaient ses fonctionnaires à ce qui se passait au temps de l’URSS. »

Issu de Courrier International, le papier racontait les déboires de musiciens hongrois avec la police à l’aéroport de Roissy et devait être publié dans le gratuit Matin Plus, détenu à 70% par Bolloré et à 30% par Le Monde (propriétaire de Courrier International). « Nous avons passé des accords avec Le Monde et Courrier International qui prévoient que nous ne touchons jamais aux articles qu’ils nous transmettent, a ajouté Jean-Christophe Thiéry. En revanche, nous pouvons décider de les passer ou de ne pas les passer. C’est la première fois que nous avons utilisé ce droit. »

Une justification qui risque de déplaire fortement aux journalistes de l’hebdomadaire. Réunis en assemblée générale lundi matin, ils ont convaincu le directeur de la rédaction, Philippe Thureau-Dangin, de demander à Vincent Bolloré de publier l’article en question, lors de leur rencontre prévue mardi. Las, la dépêche AFP tombée lundi midi sonne déjà comme une réponse négative. C’est l’accord entre les deux publications qui pourrait alors être en jeu. Les syndicats de Courrier International attendent une toute autre réaction avant mardi, 16 heures.

 

 

Publié dans:Médias, Politique |on 5 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Les médias « lagardèrisées » se rebiffent…

Encore un préavis de grève pour le pôle médias de Lagardère

Quatre-vingt-treize postes supprimés et soixante-dix CDD non renouvelés. L’annonce de la direction de Lagardère a suscité jeudi la colère des salariés d’Hachette Filipacchi, la branche presse écrite du groupe (Paris Match, Elle…). Aussitôt, une assemblée des personnels s’est tenue et un préavis de grève a été voté pour le mardi 5 juin.

L’ensemble des services devrait être touché par cette suppression de postes, qui se fera grâce à des départs volontaires. Vingt journalistes sont concernés -sur les 1 250 salariés d’Hachette Filipacchi Médias- mais les titres visés ne sont pas encore connus.

Deuxième plan de restructuration et deuxième préavis de grève pour le groupe Lagardère. Vendredi dernier, les salariés d’Europe 1 avaient déjà menacé de cesser leur activité, également pour le mardi 5 juin. Onze postes dans les métiers d’antenne et trente-et-un dans les fonctions technico-administratives sont menacés, soit 10,3% des effectifs.

Au mois de janvier, le groupe Lagardère avait déjà annoncé la couleur, en prévoyant 70 millions d’euros d’économies, la fermeture de magazines (dont « Top Famille ») et la réduction de 7 à 10% de ses effectifs mondiaux. Des restructurations qui correspondent au plan de rapprochement des pôles presse écrite et audiovisuel. Et qui pourraient donc pousser les salariés à se mettre en grève, fait rarissime dans l’histoire du groupe.

Publié dans:Médias |on 3 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Où l’on reparle de censure….

Le journaliste Alexandre Lévy dénonce sur son blog une « petite censure franche et décomplexée »

Par FLORENT LATRIVE

LIBERATION.FR : samedi 2 juin 2007

Les patrons de presse aiment manier les ciseaux, ces derniers temps. Après Lagardère qui a fait retoquer un article sur Cécilia Sarkozy dans le JDD, c’est au tour de Vincent Bolloré : l’homme d’affaires à la tête d’un groupe de médias (la télé Direct 8, les gratuits Direct Soir et Matin Plus) ou son entourage ont censuré un article prévu pour être publié dans Matin Plus, édité en collaboration avec le Monde et Courrier International. Un acte jugé « scandaleux » par le directeur de la rédaction de Courrier International, Philippe Thureau-Dangin, qui réclame des garanties à Matin Plus dans une interview donnée à Libération.fr.

Sur le même sujet

L’affaire est relatée par le journaliste de Courrier International (qui appartient au groupe le Monde), Alexandre Lévy, sur son blog. Il y raconte comment, « vendredi 25 mai, en lieu et place d’un article sur les péripéties d’un groupe de musiciens roms hongrois en France, le journal gratuit Matin + publia une page entière de publicité sur… un festival de musique. ». Dans cet article traduit du quotidien hongrois Magyar Harlap, choisi par la rédaction de Courrier International en vertu des accords qui lient les deux journaux, un ancien consul s’étonne du « traitement réservé à un groupe de musiciens tsiganes invité en France, retenus de façon arbitraire et sans un mot d’excuses au moment de regagner leur pays. » Un excès de zèle policier français vu par un étranger de façon « plutôt ironique que méchante », estime Alexandre Lévy.

Mais l’équipe de Bolloré aux manettes de Matin Plus semble avoir vu là une dangereuse provocation. « On ne peut pas parler de la sorte de la police française », aurait affirmé la direction, selon Alexandre Lévy. Résultat, un papier trappé et « une petite censure, franche et décomplexée, pour un papier qui, ma foi, n’en méritait pas autant. »

Le quotidien en ligne Rue89 a tenté de joindre les responsables de Matin Plus et du journal le Monde pour obtenir une confirmation, sans que leurs appels soient retournés.

Publié dans:Médias |on 3 juin, 2007 |Pas de commentaires »

Pressions sur les médias…..liberté de la presse..

pouvoirs

Les journalistes de Paris-Match disent
avoir subi « des pressions »

NOUVELOBS.COM | 30.05.2007 | 10:20

La garde des Sceaux serait intervenue auprès de la direction du magazine, dont l’actionnaire majoritaire, Arnaud Lagardère, est un proche de Nicolas Sarkozy, pour empêcher la publication de photos d’enfance « dont la reproduction avait pourtant été autorisée par son père ».

 

Rachida Dati (AP)

Rachida Dati (AP)

La Société des journalistes (SDJ) de Paris-Match proteste contre « des pressions exercées par la garde des Sceaux » Rachida Dati visant à empêcher la publication de photos de jeunesse « dont la reproduction avait pourtant été autorisée par son père », dans un communiqué mardi 23 mai.
« Dans un contexte d’insécurité, où des journalistes sont incités au départ, la direction de notre rédaction ainsi que la direction générale des rédactions de Lagardère Active, ont choisi de céder. La SDJ le déplore », ajoute l’organisation.
Olivier Royan, directeur de la rédaction de Paris-Match, a expliqué à l’AFP que Rachida Dati lui avait fait savoir que « ni elle ni ses frères et sœurs ne souhaitaient la publication de photos de famille dans ce reportage ».

« Un caractère privé »

« Comme ces photos ont un caractère privé, et malgré leur côté un peu banal -il s’agit de scènes d’enfance- nous avons décidé de respecter la loi », a ajouté Olivier Royan.
« La liberté de la presse doit s’exercer dans le respect des personnes et Rachida Dati n’a fait que faire respecter son droit à la vie privée », a expliqué de son côté le ministère de la Justice.
« Il n’y a aucune raison de polémiquer ni de parler de pressions », a indiqué pour sa part à l’AFP Didier Quillot, pdg de Lagardère Active. « Il s’agit simplement de respecter le droit (…) Nous avons considéré que l’autorisation du père de Rachida Dati, seul, ne suffisait pas car il s’agit de la vie privée et de l’enfance de Rachida Dati et de ses frères et sœurs », a-t-il poursuivi.
« Nous avons donc considéré que son accord, ainsi que celui de ses frères et sœurs, étaient indispensables. C’est le simple et strict respect de la vie privée », a conclu Didier Quillot.

La version de la SDJ

Selon la SDJ de Paris-Match, la reproduction de ces photos avait été autorisée par le père de la garde des Sceaux « lors d’un rendez-vous avec nos reporters ».
« Au terme de longues tractations, l’article a été maintenu mais vous ne verrez pas dans notre prochaine édition ces banales photos de famille », ajoute-t-elle. « Et ce bien qu’une partie d’entre elles ait déjà été montrée dans un documentaire diffusé sur la chaîne marocaine 2M ».
« Les photographies publiées (ndlr: dans la prochaine édition) sont celles qui ont été sélectionnées par la Chancellerie », souligne la SDJ.
Elle note que l’actionnaire majoritaire de Paris-Match, Arnaud Lagardère, « auquel nous avions demandé de nous recevoir afin de garantir l’indépendance éditoriale de nos titres, ne nous a toujours pas dit quand nous pourrions le rencontrer ».
La SDJ indique être soutenue, dans cette protestation, par les SDJ du Journal du Dimanche (JDD), Elle, Première et Télé7Jours, publications appartenant au groupe Lagardère.
Cette protestation de la SDJ d’un des titres de la galaxie Lagardère intervient quelques jours après un premier incident. Mi-mai, le JDD avait renoncé à publier un article révélant que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté au second tour de l’élection présidentielle le 6 mai.
La Société des journalistes du JDD avait alors accusé Arnaud Lagardère, patron du groupe propriétaire du journal et proche de Nicolas Sarkozy, d’être intervenu pour que l’article ne soit pas publié et avait dénoncé « une censure inacceptable ». (AFP) 

 

Publié dans:Médias, Politique |on 30 mai, 2007 |Pas de commentaires »
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