Archive pour la catégorie 'Médias'

Info………………………..(05/05/2014)

 
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François Hollande invité de BFM TV et RMC mardi matin – Hollande : «Social-démocrate, il ne l’est même pas», juge Mélenchon.

Publié dans:Médias |on 5 mai, 2014 |Pas de commentaires »

A travers la presse…………………………(09/04/2014)

Discours de politique générale de Valls : « Un programme… présidentiel »

Le Nouvel Observateur avec AFP

Publié le 09-04-2014 à 06h09

« Un autre ton », « sans tabou », « lucide »… La déclaration de politique générale de Manuel Valls a été jugée plutôt convaincante par la presse. Les noms d’une dizaine de secrétaires d’Etat doivent être annoncés aujourd’hui.

Manuel Valls lors de son discours de politique générale, le 8 avril 2014. (PATRICK KOVARIK/AFP)Manuel Valls lors de son discours de politique générale, le 8 avril 2014. (PATRICK KOVARIK/AFP)

« Un autre ton, un autre élan, un diagnostic lucide sur l’état de la France et des Français et un train de mesures qui ressemble à un programme… présidentiel. » Dans « Le Parisien »/ »Aujourd’hui en France », publié mercredi 9 avril, Thierry Borsa salue le grand oral du nouveau Premier ministre.

A travers la presse..............................(09/04/2014) dans Médias

Le satisfecit est à peu près général dans la presse. A l’exception notable du « Figaro » qui a trouvé Manuel Valls « sur le fond sinon sur la forme, contraint, emprunté, ligoté – en un mot, hollandisé » (Alexis Brézet). Et de « L’Humanité » qui déplore un « verbe haut » et une « addition vertigineuse » en termes de « nouveaux cadeaux au patronat » (Patrick Apel-Muller).

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« Les Echos » salue un « Valls sans tabou ». L’éditorialiste du quotidien économique, Dominique Seux, a trouvé « un ton et du fond » au chef du gouvernement.

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« Vérité, efficacité, apaisement furent des clés de son discours. Des mots que l’on voudrait prendre au mot », se prend à espérer Dominique Quinio dans « La Croix ».

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C’est bien ce « talent pour donner de l’envie, transmettre de l’enthousiasme » qui a séduit David Guévart dans « Le Courrier picard ». Jacques Camus (« La Montagne »/ »Centre France ») devine aussi « chez Manuel Valls le souci de rassembler et de réconcilier, au-delà des clivages politiques ».

« Plus de charisme, plus de conviction, plus de nerf »

« Comme Matteo Renzi en Italie, qui distribue quelques douceurs salariales pour mieux opérer, le Premier ministre veut enjamber l’opposition et montrer à l’opinion que l’effort demandé ne sera pas vain », explique Michel Urvoy dans « Ouest France ». Pour « La Dépêche du Midi » et Jean-Claude Souléry, « Manuel Valls a secoué nos pesanteurs, il a secoué tout à la fois la gauche, la droite et les Français ».

La comparaison est cruelle avec Jean-Marc Ayrault, Premier ministre sortant. « Plus de charisme, plus de conviction, plus de nerf, le discours de politique générale de Manuel Valls ne pouvait qu’être meilleur que les prestations de son prédécesseur », juge Patrice Chabanet dans « Le Journal de la Haute-Marne ». Pour Hubert Coudurier (« Le Télégramme »), Valls a tranché « avec l’ennui et la monotonie que dégageait son prédécesseur ».

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Après cet examen de passage réussi pour Manuel Valls, « il lui reste maintenant à obtenir des résultats », conclut Therry Borsa dans « Le Parisien ».

 

Publié dans:Médias |on 9 avril, 2014 |Pas de commentaires »

Temps de parole…………………….(28/03/2014)

Municipales : radios et télé ont-elles respecté le temps de parole ?

Alexandre Le Drollec

Publié le 27-03-2014 à 16h18

Le CSA a rendu son verdict. Qui sont les bons et les mauvais élèves ? Décryptage.

Municipales (SIPA)Municipales (SIPA)

En campagne électorale, les règles médiatiques sont strictes. Et le CSA veille. Du 10 février au 21 mars, chaînes de télé et radios ont dû se soumettre aux exigences des sages de l’audiovisuel, soucieux de répartir « équitablement » la parole entre les différentes familles politiques. Cette équité du temps de parole, calculée par les médias eux-mêmes en fonction du poids politique de chacun, des sondages et des scores aux élections précédentes, a-t-elle été respectée ? Qui sont les bons et les mauvais élèves ? Décryptage réalisé à partir des chiffres publiés hier par le CSA.

Les mauvais élèves

A France Info et Europe 1, il y a le PS… et les autres.  France Info etEurope 1 font partie des stations mises en garde par le CSA. Les sages leur reprochant « déséquilibres persistants » et une surreprésentation du PS. Sur Info, le parti de la rue de Solférino a trusté 45,05% du temps de parole (contre 26,87% à l’UMP, 3,88% à EELV, 3,88% au FN et…0,9% au Front de gauche). Même constat rue François 1er, où le PS totalise 41,89% du temps de parole (contre 20,80% pour l’UMP, 17,95% pour le FN et seulement 4,48% pour EELV).

La percée du FN sur Radio Classique. Sur la station d’Etienne Mougeotte, c’est le parti de Marine Le Pen qui a bénéficié du temps de parole le plus important : 32,25% ! C’est plus que le PS (28,85%) et beaucoup plus que l’UMP (17,93%). Résultat, Radio Classique n’a pas échappé à une mise en garde du CSA.

RTL, tout le monde ex aequo… sauf le FN. Rue Bayard, on a tenté la stricte équité. Voilà ce que ça donne : 22,56% du temps de parole pour le PS, 22,56% pour l’UMP, 22,56% pour EELV et 22,56% pour le Parti de gauche. Seul le Front national n’a pas eu droit à ses 22,56%, le parti d’extrême droite devant se contenter d’un « petit » 9,77%. Le CSA a tranché : ce sera une mise en garde.

A Canal +, la droite forte. Peu de chiffres sont disponibles sur la chaîne cryptée. Mais ils  sont surprenants. Il apparaît en effet que Canal + a accordé 56,07% de temps de parole à l’UMP, contre seulement 26,17% au PS et 17,76% au FN. Mais attention, ces chiffres concernent uniquement les JT et les magazines.

Les bons élèves

France Inter vigilant et l’exception UDI sur France Culture. PS et UMP ont peu ou prou bénéficié du même traitement sur les ondes d’Inter. Avec un léger avantage pour le parti de Jean-François Copé : 32,8% pour l’UMP contre 31,1% au PS. Le Front national s’en tire avec 11,33% du temps de parole et le Front de gauche avec 7,06%. Toujours au sein de la Maison de la Radio, France Culture a respecté la pluralité : 29,12% du temps parole accordé au PS et 26,65% à l’UMP. Amusant tout de même d’observer l’« exception UDI » sur France Culture, qui a nettement plus donné la parole au parti centriste (9,94%) que les autres antennes du service public (l’UDI, c’est 2,3% sur Inter et 1,29% sur Info).

France Musique la rouge, RAS sur RMC. Rien de remarquable sur les ondes de France Musique où le temps de parole s’est ainsi réparti : UMP (24,42%), PS (27,13%), FN (15,12%), UDI (12,2%) et EELV (10,85%). Une surprise quand même : la place accordée au Parti communiste (10,28%). C’est plus que sur toutes les autres radios généralistes. Le CSA n’a rien eu à redire non plus quant à la couverture médiatique de RMC, où l’UMP a été le parti le plus « entendu » (35,86% du temps de parole), devant le PS (24,78%) et le FN (21,87%).

Quid de France Télé ? Sur France 2, si l’on prend en compte les JT et les magazines, c’est le PS qui a bénéficié d’un temps de parole plus important (28,58%), devant l’UMP (21,27%) et le FN (17,65%). On note aussi la surprenante place accordée à Lutte Ouvrière (9,71%), qui se retrouve devant EELV (3,97%), le Modem (5,57%) et le PC (7,27%). Sur France 3, le classement est identique : PS (33,84%), UMP (30,12%) et FN (17,03%). Comme sa « grande sœur » France 2France 3 a accordé très peu la parole à EELV (3,84%).

Les chaînes d’infos dans les clous. La semaine dernière, le CSA avait grondé. Dans son viseur : BFMTV, tancé d’avoir surreprésenté le Front national au détriment du PS et de l’UMP. En une semaine, la chaîne a rectifié le tir et inversé la tendance. Sur la période 10 février-21 mars,BFMTV propose donc le tiercé suivant : PS (32,96%), UMP (28,36%) et FN (10,43%). Idem pour ses consoeurs. Dans le détail, voici les chiffres d’i-télé : PS (31,49%), UMP (25,62%) et FN (12,18%). Et ceux de LCI : PS (32,82%), UMP (30,46%) et FN (11,46%).

Alexandre Le Drollec

Temps de parole.........................(28/03/2014) dans MédiasNouvelObs.fr

Publié dans:Médias |on 28 mars, 2014 |Pas de commentaires »

Libres propos…………………………..(23/02/2014)

La cerise sur le catho

Par François Forestier 22 février 2014

"Tomboy" © Pyramide Distribution« Tomboy » © Pyramide Distribution

Mots-clés : Tomboy, Civitas

Après que Civitas ait voulu interdire « Tomboy », François a cliqué sur le site de Civitas.

Maintenant, les allumés de Civitas donnent leur avis sur les films qu’on peut – ou ne peut pas – voir à la télé ? Ils ont prié des nuits entières pour empêcher le mariage homosexuel : Dieu ne les a pas entendus. Ils ont tapé des pieds lors de la Manif pour tous, avec les casqués du GUD et les gros-bras d’extrême-droite : Dieu a détourné Son regard. Ils ont jeté l’anathème sur « Tomboy« , suppliant le Seigneur de foudroyer quiconque oserait regarder ce film dégradant : Dieu n’a rien foudroyé, il est parti en vacances. Ils nous ont cassé les breugnons avec la théorie du genre : Dieu les a envoyés paître. Je serais membre de Civitas, je commencerais à me poser des questions. Je changerais peut-être même de religion, tiens. Je deviendrais colombophile ou pire, social-démocrate. Ce serait la cerise sur le catho.

Du coup, j’ai été jeter un coup d’œil sur le site de Civitas, pour savoir ce qu’ils pensent du cinéma. Ils en pensent rien, ouf. En revanche, j’ai appris que Civitas était « un mouvement inspiré par le droit naturel » – c’est quoi, ce machin ? – et qu’on y militait pour « l’instauration de la Royauté sociale du Christ sur les nations et les peuples ». Je me suis dit, bon, c’est des talibans chrétiens, il faut de tout en ce bas monde. On peut pas tous les enfermer, et puis ils sont pittoresques. Ces gars-là, qui croient que la Vierge est restée vierge et que l’Autre a marché sur l’eau sans flotteurs, en distribuant des petits pains aux raisins à tout le monde, ces gars là, dis-je, veulent nous donner des leçons sur le cinéma ? Ils ont pas honte, les bourriques ?

J’ai poursuivi ma lecture. Le but de Civitas, c’est « de rechristianiser la France », « sans négliger la sensibilité, les émotions, la poésie ». Ah, alors, si la poésie est convoquée… La poésie, vue par Civitas, ça doit pas aller bien loin, niveau Ein Reich, Ein Folk, Ein Führer. Puis j’ai regardé les livres qui étaient recommandés sur le site. Instructif : « Jean-Jacques Rousseau, père de la démocratie totalitaire » de Hugues Petit (membre du Comité Central du FN) ; « La Révolution expliquée aux jeunes gens », par Mgr de Ségur (le fils de la comtesse, qui pensait que la Révolution était soumise « à la puissance maudite de Satan »), « Marxisme et Révolution » de Jean Ousset (disciple de Maurras et collaborateur de Xavier Vallat pendant la guerre)… Que du beau linge. Mais du linge qui pue drôlement, quand on est sous le vent.

Quant au boss de Civitas, Alain Escada, « belge royaliste d’extrême-droite », n’en parlons même pas : il a été jugé pour abus de confiance et détournements de fonds et, selon la Cour, il a des « accointances fascistes incontestables » (tout ça, c’est sur sa fiche Wikipédia, c’est un peu aseptisé, javellisé, j’invente rien, je copie). Je vous le disais : du beau linge. Et ce linge-là vient nous donner des avis pour voir les films (« Le Juif Süss », trois étoiles ? « Le Triomphe de la volonté », médaille d’or ? « L’élite SS Adolf Hitler en action », classé Tous Publics ? ) ? Pour écouter de la musique (« Maréchal, nous voilà », Wagner, le Horst-Wessel-lied ? ) ? Pour nous recommander des bouquins (Maurras, les pamphlets de Céline et les œuvres complètes d’Alphonse de Chateaubriant ?) De quoi je me mêle ? Est-ce que moi, j’incite Escada à voir « Qui a peur de Vagina Wolf ? » ou « Leather Bar » ? Est-ce que je critique les garçons et les filles de Civitas qui se mettent à genoux pour de mauvaises raisons (je crois) ? Est-ce que je prie pour que tous les membres de Civitas, dans un élan d’émotion, de sensibilité et de poésie, se convertissent à la littérature sodomitique ? Si tu veux pas regarder « Tomboy« , c’est pas compliqué, suffit d’appuyer sur le bouton « stop ». C’est la censure par le pouce.

Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi nous as-Tu abandonnés, devant ces tourtes ?

NouvelObs.fr

Publié dans:Médias |on 23 février, 2014 |Pas de commentaires »

L’édito de Fabrice Rousselot………………………………(15/02/2014)

EDITORIALIl y a un peu plus de deux ans, la presse américaine s’inquiétait de l’avenir de Netflix. Dans une décision radicale, le site de vidéos en ligne venait d’annoncer la fin de son service de livraison de DVD à domicile pour se concentrer uniquement sur les programmes en streaming. Depuis, Netflix a apaisé la colère des fans de DVD en conservant son offre en option, mais c’est bien par Internet que la compagnie est en train de révolutionner le secteur de la VOD, la vidéo à la demande. Aux Etats-Unis, le phénomène explose, avec une génération d’adolescents qui a fait de Netflix la plateforme idéale pour tout regarder sur tous les écrans. L’abonnement à 7,99 dollars est à la portée de chacun – d’autant qu’il permet jusqu’à cinq inscriptions – et Netflix sait séduire le plus grand nombre en proposant, selon les goûts, toute la profondeur de son catalogue. Longtemps diffuseur, Netflix a de surcroît réussi un coup de maître en produisant House of Cards, la série événement dont la saison 2 a été mise en ligne vendredi. Même Hollywood a dû s’adapter, alors que certains studios ont décidé de lancer des films sur Netflix avant leur sortie en salles, juste pour créer le buzz. C’est donc cet «ogre»-là qui veut débarquer en France, dans une concurrence frontale avec Canal + et les chaînes de télé hexagonales. Inutile d’essayer de l’interdire, pour ne pas créer la tentation du piratage. La France, toutefois, a fixé ses règles pour veiller à ce que soit préservée l’exception culturelle. En imposant, par exemple, à Netflix de financer lui aussi la production culturelle et de diffuser son quota d’œuvres françaises et européennes.

Par Fabrice Rousselot

Liberation.fr
Publié dans:Médias |on 15 février, 2014 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »……………………………….(13/02/2014)

Flash

FranceTV Info
Alerte info Jeudi 13 février  |  09h08

Nicolas Demorand annonce qu’il quitte « Libération » dans une interview au « Monde »

Il a finalement décidé de jeter l’éponge. Nicolas Demorand, directeur de la publication de Libération et coprésident du directoire du journal, annonce jeudi 13 février sa démission du quotidien dans une interview au Monde.

Publié dans:Médias |on 13 février, 2014 |Pas de commentaires »

Le combat de « Libé »……………………………….(10/02/2014)

Pas de grève à « Libération » mais une nouvelle réplique dans le journal

Le Nouvel Observateur avec AFP

Publié le 09-02-2014 à 13h43Mis à jour à 15h07

Les salariés étaient réunis en assemblée générale deux jours après l’annonce par les actionnaires d’un projet visant notamment à transformer le siège du journal en « espace culturel ».

La Une de Libération samedi 8 février. (Impression d'écran) La Une de Libération samedi 8 février. (Impression d’écran)

Les salariés de « Libération », réunis en assemblée générale dimanche 9 février, ont décidé à l’unanimité de répliquer dans les colonnes du journal au projet de leurs actionnaires plutôt que de faire grève, a annoncé Olivier Bertand (SUD), élu au CE.

« Nous estimons que cette situation est illégale car le plan de développement présenté vendredi n’est pas celui discuté depuis des mois. On va voir quelle réponse apporter et étudier si nous ne sommes pas dans un délit d’entrave », a-t-il ajouté.

« Nous informerons les lecteurs dans plusieurs pages du journal de lundi sur le conflit, et nous continuerons les jours suivants », a expliqué Fatima Brahmi (CGT).

« C’est aussi une bataille de communication »

« Le journal, c’est notre arme. Nous voulons nous exprimer, nous faire connaître, répondre à ceux qui nous font un procès en archaïsme. C’est aussi une bataille de communication. Nous pourrions aussi faire une enquête sur Bruno Ledoux (actionnaire, ndlr) pour savoir quelle est sa surface financière ? », a commenté un journaliste ayant requis l’anonymat.

Environ 150 salariés de « Libération » avaient démarré dimanche vers 12h30 une assemblée générale sur le projet surprise de leurs actionnaires de transformer le journal en réseau social et leur siège en espace culturel, le papier ne semblant plus prioritaire.

Dans une ambiance tendue et inquiète, mais très calme, tous étaient réunis dans une salle bondée, située au 8 ème étage du siège du journal, rue Béranger à Paris, pour une réunion à huis clos.

Vendredi soir, les salariés de « Libération » (290) avaient découvert ce projet dans un mail avant sa publication dans les pages du quotidien le samedi.

En réaction, la rédaction s’est emparée de la « Une » de samedi en titrant en énormes caractères « Nous sommes un journal« , et pas un restaurant ou un incubateur de start-up.

Négociations sociales tendues 

Que deviennent les négociations sociales actuelles sur le plan d’économies, qui n’évoquaient pas du tout ce projet ? Quel sera le sort de la rédaction, du journal papier ? Quelle stratégie adopter ? Grève ou non ? Autant de questions qui devaient être posées durant l’AG.

Des négociations sociales tendues se déroulent depuis des mois à « Libé », journal en graves difficultés financières : le journal a perdu plus d’un million d’euros en 2013 et ses ventes ont chuté l’an dernier de 15%, de loin la plus forte baisse parmi les quotidiens français, pour tomber à 100.000 exemplaires.

Jusqu’ici les actionnaires et la direction discutaient avec les représentants des salariés sur un plan d’économies de 4 millions d’euros, comportant des baisses de salaires volontaires de 10%, sans parvenir à un accord pour l’instant. Le journal ne dispose plus que de quelques mois de trésorerie et les actionnaires ne veulent plus le renflouer.

Un   »Flore du XXIème siècle »

Le projet, élaboré par l’homme d’affaires Bruno Ledoux, l’un des principaux actionnaires du journal, prévoit que « Libération » ne sera « plus seulement un éditeur papier » mais un réseau social, créateur de contenus monétisables sur une large palette de supports multimédias ». La rédaction déménagera et les 4.500 m2 du siège seront réaménagés par le célèbre designer Philippe Starck en « un espace culturel et de conférence comportant un plateau télé, un studio radio, une news room digitale, un restaurant, un bar, un incubateur de start-up », sous la marque « Libération », comme un « Flore du XXIème siècle ».

Cette annonce inattendue a abasourdi les salariés, très attachés à l’esprit de leur journal, ancré à gauche depuis sa naissance il y a 40 ans.

Une provocation de l’actionnaire

Lancer cette annonce aussi tranchée, sans avertissement préalable des syndicats, a été le choix volontairement provocateur de Bruno Ledoux, qui avec Edouard de Rotschild détient la majorité (52%) du capital.

Maintenant que le projet est clairement posé sur la table, a-t-il expliqué à l’AFP, chacun devra se prononcer. Selon lui, hors de ce projet, c’est la faillite assurée.

« Notre projet est la seule solution viable pour « Libération ». Si les salariés refusent, Libération n’a pas d’avenir », a-t-il déclaré. « Les salariés voulaient un projet, ils l’ont. Le papier restera au coeur du système mais ne sera plus le système lui-même ».

Un mail confidentiel de Bruno Ledoux qui a fuité dans la presse vendredi, et où l’actionnaire qualifiait les salariés de « Libération » d’esprits « étriqués » qu’il fallait « ringardiser », avait encore exacerbé leur colère. Plusieurs salariés citaient encore ce mail avec amertume juste avant le début de l’AG.

Publié dans:Médias |on 10 février, 2014 |Pas de commentaires »

 » Libe » en danger…………………………………(09/02/2014)

 

Libération : « Nous sommes un journal, pas un restaurant, pas… »

La rédaction dénonce en Une les projets des actionnaires du journal.

 

La Une de Libération samedi 8 février. (Impression d'écran) La Une de Libération samedi 8 février. (Impression d’écran)

 

 

Les actionnaires de Libération, quotidien en grave crise financière, ont annoncé vendredi  8 février vouloir faire du journal « un réseau social, créateur de contenus monétisables sur une large palette de supports multimédias », provoquant la colère de la rédaction.


Nous sommes un journal, pas un restaurant, pas un réseau social, pas un espace culturel, pas un plateau télé, pas un bar, pas un incubateur de start-up… », titre la Une de Libération samedi, qui crie sur cinq pages sa « colère » en réponse aux propositions des actionnaires.

 


Et les mots retranscrits dans ce dossier pour décrire les premières réactions des journalistes sont sans appel: « foutage de gueule », « bras d’honneur », « insulte ».
Dans un texte paraissant également dans l’édition de samedi, les actionnaires actuels – les hommes d’affaires Bruno Ledoux, Édouard de Rothschild et le groupe italien Ersel – ont pour la première fois précisé leurs intentions vis-à-vis du journal aux ventes en chute libre et financièrement en péril.

Ce projet, écrivent-ils, ne ferait plus de Libération « un seul éditeur de presse papier » mais un « réseau social, créateur de contenus monétisables sur une large palette de supports multimédias (papier, vidéo, télévision, digital, forums, événements, radio, etc….) », de quoi lui fournir « de très forts relais de croissance« .

Les actionnaires estiment que le déménagement du journal est « inéluctable » mais réfléchissent, avec le designer Philippe Starck, à transformer les 4.500 m2 du siège du journal, situé rue Béranger à Paris, en « un espace culturel et de conférence comportant un plateau télé, un studio radio, une news room digitale, un restaurant, un bar, un incubateur de start-up ».


Ce « lieu d’échange ouvert et accessible à tous, journalistes, artistes, écrivains, philosophes, politiques, designers » serait « entièrement dédié à Libération et à son univers » dans l’esprit d’un « Flore du XXIème siècle, carrefour de toutes les tendances politiques, économiques, ou culturelles » en misant sur « la puissance de la marque Libération ».

« On s’est fait avoir ! »

Ce texte ne précise pas le sort exact réservé à la rédaction et ne chiffre pas les investissements nécessaires.  Après en avoir pris connaissance, les salariés, qui venaient de reprendre le travail après 24 heures de grève et la non parution du journal vendredi, se sont à nouveau réunis en assemblée générale vendredi soir.

A son issue, ils ont déposé un préavis de grève dimanche pour lundi. Ils expliquent longuement leur position dans le journal de samedi et se réuniront à nouveau en assemblée générale dès dimanche.  Dans un éditorial adressé à leurs lecteurs, ils dénoncent « le projet des actionnaires (…) qui a provoqué la stupéfaction puis la colère de l’équipe, tant il est éloigné de (leur) métier et de (leurs) valeurs ».


Il n’offre aucune perspective d’avenir sérieuse au journal que vous tenez entre les mains. S’il était appliqué, Libération se verrait ramené à une simple marque. Les semaines qui viennent s’annoncent difficiles, mais nous restons unis et déterminés. »


Sous la signature des « salariés de Libération », l’équipe du journal raconte « les jours noirs d’un quotidien ».  »Le plan est clair : C’est Libération sans Libération. Il faut déménager le journal mais garder le joli logo. Ejecter les journalistes mais monétiser la marque. Sur la forme, annoncent les élus, il y a délit d’entrave. Sur le fond, il s’agit là d’un véritable putsch des actionnaires contre Libération, son histoire, son équipe, ses valeurs, », estiment les salariés.

« Pour les élus, les négociations viennent de changer de dimension. Hors sujet, le bouclage, les baisses de salaire, il s’agit désormais de construire un Libéland, un Libémarket, un Libéworld. Un losange rouge avec rien derrière, dix lettres qui ne signifient plus grand-chose, sinon le prix auquel on veut bien les monétiser : Libération », concluent les salariés.

« Depuis qu’on discute avec François Moulias (membre du directoire du journal, NDLR), qui fait office de négociateur, il n’a jamais été question d’un plan pareil! On s’est fait avoir! », a déclaré Tonino Serafini, délégué SUD.

Libération (290 salariés), aux finances vacillantes, cherche de nouveaux investisseurs, ses actionnaires actuels refusant de remettre de l’argent.
Les ventes du quotidien de gauche, qui fête ses 40 ans, ont chuté de plus de 15% sur les 11 premiers mois de 2013 et sont tombées en novembre sous les 100.000 exemplaires, à 97.299, le pire score depuis au moins 15 ans.
En novembre, les salariés avaient adopté à près de 90% des voix une motion de défiance contre la direction, à savoir Nicolas Demorand et Philippe Nicolas, les deux coprésidents du directoire dont ils continuent à réclamer le départ et à qui les actionnaires réaffirment dans leur texte « leur soutien total ».

A la mi-janvier, les actionnaires avaient alors nommé membre du directoire l’homme d’affaires François Moulias, artisan d’un plan d’économies qui demande déjà aux salariés d’accepter des baisses volontaires de salaires.
Il avait alors assuré que les noms de nouveaux investisseurs seraient connus dans les deux mois. 

NouvelObs.fr

Publié dans:Médias |on 9 février, 2014 |Pas de commentaires »

Navrant……………………………..(05/10/2013)

Syndicalisme et islamisme : « Le Monde » défend Plantu

Publié le 04-10-2013 à 19h43

Après la polémique créée par le dessinateur, la directrice du quotidien Natalie Nougayrède défend son « indépendance éditoriale absolue ».

Le dessin de Plantu de lundi (DR)

Le dessin de Plantu de lundi (DR)

Quatre jours après la publication en Une d’un dessin de Plantu jugé « indécent » par la CGT, « Le Monde » a défendu son dessinateur au nom de « l’indépendance éditoriale » et du devoir du caricaturiste à « exagérer le trait », selon la chronique hebdomadaire de son médiateur vendredi 4 octobre.

Se demandant si Plantu, 62 ans, est « intouchable », le médiateur Pascal Galinier rapporte quelques-uns des nombreux courriers reçus au journal après le dessin qui représente un militant CGT interdisant à une salariée de Castorama de travailler le dimanche à côté d’un intégriste musulman interdisant à une petite fille portant foulard d’aller à l’école.
« Le musulman haineux, le cégétiste borné, unis dans la brimade de l’innocence incarnée, pourquoi tant de haine sociale et religieuse ? » avait écrit un lecteur.

Pour Plantu, cité par le médiateur, « exagérer le trait fait partie du travail du caricaturiste, en lisant les réactions de certains lecteurs, je me dis que j’ai rempli le contrat ».
La directrice du « Monde », Natalie Nougayrède, estime quant à elle que la publication d’un dessin « relève d’un principe que nous entendons défendre avec vigueur, l’indépendance éditoriale absolue ».

« Antirépublicain »

Mardi, le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, avait qualifié le dessin de Plantu, d’ »indécent », d’ »antirépublicain », estimant qu’il « nous déshonore tous ». « Le parallèle que fait le dessin de Plantu entre la CGT et la face la plus violente d’un extrémisme politique liberticide ne relève pas de ce registre-là », avait-il estimé.

La centrale syndicale avait demandé au « Monde » la publication d’un droit de réponse que le journal considère irrecevable.

Chaque matin, Plantu envoie au « Monde » cinq ou six dessins et la direction de la rédaction en choisit un destiné à la Une. « Au delà de Plantu, il y un choix éditorial qui doit être assumé », ont dit plusieurs journalistes du « Monde ».

La Société des Rédacteurs du Monde (SRM) a préféré quant à elle s’abstenir de toute prise de position publique, malgré le vif débat interne qu’a provoqué la publication du dessin.

 

 

Publié dans:Médias |on 5 octobre, 2013 |Pas de commentaires »

L’édito de Sylvain Bourmeau…………………………..(22/02/2013)

Aller y voir

21 février 2013 à 21:56
Par sylvain Bourmeau

Marcela Iacub porte du mascara qu’aime à lécher et avaler comme un porc son amant. Mais Marcela Iacub n’a pas froid aux yeux. «Kamikaze de la vérité», elle produit avec Belle et Bête une performance littéraire inédite. L’un de ces livres dont la lecture stupéfaite transforme ce qu’on vivait jusque-là comme la réalité, et qui n’est toujours qu’une mise en forme possible du monde. Unique, universel, Belle et Bête impose la force d’une évidence que seules, depuis Esope, possèdent les fables, avec lesquelles il partage l’art maniaque de l’observation comme l’amour des animaux. Un texte puissant autant que déroutant. Tout sauf ce qu’y voient, hélas, des médias hypocrites et effarouchés : le nouvel épisode de la série qui passionne la France depuis qu’un jour de mai 2011 dans la suite 2806…

Juriste audacieuse mais scrupuleuse, Marcela Iacub a décidé cette fois de s’affranchir du droit, de se débarrasser du carcan normatif qui parfois l’empêchait de saisir ce qu’il y a de spécifiquement politique dans la société : les rapports sociaux de domination. Elle est soudainement sortie du confort de son étude pour mener sur le terrain, c’est-à-dire en chambre, et à son corps désirant, l’enquête qui s’imposait à qui voulait vraiment savoir, aller y voir. Au risque de l’amour, dont seule l’écriture a pu la délivrer. Marcela Iacub est une femme libre. Dans ses chroniques pour Libération, il lui est arrivé d’évoquer son amant sans jamais préciser cette dangereuse liaison. Mais Marcela Iacub n’est pas journaliste. Ecrivain, il n’y a plus l’ombre d’un doute.

Liberation.fr

Publié dans:Médias |on 22 février, 2013 |Pas de commentaires »
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