Archive pour la catégorie 'Non classé'

Racisme bancaire !! (23/11/2017)

Publié dans:Non classé |on 23 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(22/11/2017)

Libération 22 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Emmanuel Bonaparte

Joue-la comme le Premier consul. Décidément, parmi toutes les références historiques qu’on cherche à imputer au président de la République – De Gaulle, Giscard, Jeanne d’Arc, Clemenceau ou Mendès – une figure tutélaire s’impose : celle de Bonaparte. Un caractère impérieux, aux limites de l’autoritarisme, une énergie juvénile, un goût du management expéditif, un activisme législatif et réformateur d’homme pressé : les premiers mois du parcours macronien rappellent irrésistiblement, mutatis mutandis, ceux du jeune consul qui s’est emparé du pouvoir après le 18 Brumaire. Cela se voit jusque dans les détails anecdotiques. Comme Bonaparte, Macron dort peu, travaille sans cesse, s’exprime d’une voix flûtée et coupante, décide de tout et notamment de la désignation du chef de son parti, Christophe Castaner, ratifiée à la hussarde par l’assemblée des grognards et des marie-louise d’En marche (autre référence : Bonaparte et son armée gagnaient les batailles en marchant…). Il pousse même la ressemblance jusqu’à vivre avec une épouse plus âgée que lui, comme le jeune général, avant de partir en Italie, avait épousé Joséphine, de plusieurs années son aînée, à la grande surprise de ses contemporains et même de l’intéressée.

Sur le fond, surtout, les points communs se multiplient. Bonaparte gouvernait au centre («ni talon rouge, ni bonnet rouge», c’est-à-dire ni jacobin ni aristocrate), imposait ses arbitrages au forceps («il faut imposer au peuple, disait-il, le gouvernement qu’il souhaite»), mettant en œuvre une politique du juste milieu appuyée sur le long travail préparatoire effectué par des commis de haute volée sous le Directoire (Roederer, Talleyrand, Cambacérès…). Emmanuel Macron cherche lui aussi le point d’équilibre entre étatisme et libéralisme, en s’appuyant sur les multiples travaux technocratiques mûris au sein de l’administration ou dans les commissions auxquelles il a participé du temps de Sarkozy et Hollande, notamment sous la houlette de Jacques Attali. Comme Bonaparte, il les fait mettre en œuvre par des techniciens confirmés (Blanquer, Pénicaud, Buzyn, etc.). On peut même arguer que son action internationale, elle aussi intense et spectaculaire, accompagnée d’une communication efficace, est la transposition pacifique de la gloire européenne acquise par le Premier consul sur les champs de bataille. Le Consulat fut une ère de réforme autoritaire mais souvent avisée, dont beaucoup de réalisations ont survécu plus de deux siècles, jusqu’à aujourd’hui. On voit mal Macron rééditer cet exploit historique. Parlera-t-on des «cars Macron» dans deux siècles ?

Mais qui peut nier qu’il y a là un parfum de bonapartisme ? On lira à cet égard le bon petit livre de Jean-Dominique Merchet, longtemps journaliste à Libération et spécialiste reconnu des questions militaires, Macron Bonaparte (Stock). Le Consulat menait à l’Empire. Fort heureusement, la Constitution interdit qu’il en soit ainsi dans les années qui viennent. Mais l’installation d’un pouvoir, sans partage ou presque, autour du jeune président pourrait y faire penser. Les républicains doivent donc exercer une vigilance constante, quand bien même, ou surtout si, l’entreprise était couronnée de succès. Dans son fameux dictionnaire, Pierre Larousse, républicain de forte conviction, avait résumé de manière lapidaire la césure entre le général de la Révolution et l’Empereur despotique qui régna dix ans sur la France, en rédigeant ainsi l’article «Bonaparte» : «Général français, né à Ajaccio en 1769, mort le 18 Brumaire 1799 au château de Saint-Cloud.» Prudence, donc…

Et aussi

• Adrien Quatennens, député de La France insoumise, demande la régularisation de tous les sans-papiers présents sur le territoire français. On peut penser ce qu’on veut de cette mesure, dont le réalisme et la popularité seront contestés. Mais elle fait justice d’un pont-aux-ânes très prisé à droite et ailleurs : l’idée que les deux extrêmes, FN et LFI, se rejoindraient. Sur le sujet, le FN demande non la régularisation, mais l’expulsion pure et simple de tous les sans-papiers présents sur le territoire français. Nuance.

• Sur le même sujet, Emmanuel Macron a répondu publiquement à une dame d’origine marocaine qui demandait des papiers qu’il «ne pouvait pas prendre toute la misère du monde», citant ainsi une phrase célèbre de Michel Rocard. A vrai dire, Michel Rocard (sur le moment ou après coup, on ne sait) avait complété sa formule : «La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa part.» Macron a oublié la deuxième partie. Significatif ?

Laurent Joffrin
Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 22 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Enfin…………………………….(21/11/2017)

Publié dans:Politique |on 21 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………….(21/11/2017)

Libération 21 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

La philosophie au comptoir

Alain Finkielkraut a encore frappé. Celui que Valeurs actuelles présente comme un homme bâillonné (il a fini par s’en défendre, dans un accès de lucidité) donne sa 8 742e interview au Figaro pour développer sa pensée sur l’actualité («Balance ton porc», Charlie, Ramadan, etc.), entre trois entretiens télévisés, deux émissions sur le Web et quatre interventions à la radio. Il y démontre une nouvelle fois la facilité avec laquelle un philosophe de qualité prend des libertés avec la sémantique, la logique et même la réalité.

Alain Finkielkraut s’effraie de la «délation» généralisée qui caractériserait la libération de la parole déclenchée par les hashtags consécutifs à l’affaire Weinstein. Personne n’aime la délation, on en conviendra volontiers. Mais s’agit-il de cela ? Si une femme agressée nomme son agresseur, est-elle pour antant une «délatrice» ? Quand huit femmes désignent un homme qui les aurait agressées toutes les huit, sont-elles des «délatrices» ? Certes elles dénoncent publiquement un homme. Mais outre que dénonciation et délation sont deux choses différentes (l’article 40 du code de procédure pénale, par exemple, oblige tout fonctionnaire mis au courant d’un délit à le dénoncer aux autorités : est-ce encore de la délation ?), il faudrait pour complaire à Alain Finkielkraut que les femmes agressées se taisent, ou bien se contentent de disserter en général sur le harcèlement sexuel sans jamais nommer personne…

Le philosophe remarque à juste titre qu’il existe déjà tout un arsenal pénal destiné à lutter contre le harcèlement, la discrimination, l’agression sexuelle et, a fortiori, le viol. Très juste. Mais la situation qui prévaut jusqu’à aujourd’hui, c’est que les femmes, souvent, estiment qu’elles ont plus à perdre qu’à gagner en portant plainte. La question est donc moins de renforcer le dispositif légal de sanction, que de le mettre en œuvre. Ce qui manque, ce n’est pas le droit. C’est le droit au droit. Alain Finkielkraut n’en souffle mot.

Il passe ensuite la ligne du bon sens et de la logique en déclarant sans rire que «l’un des objectifs de la campagne #BalanceTonPorc était de noyer le poisson de l’islam» (sic). On chercherait à «faire oublier» les agressions de Cologne ou d’ailleurs (resic). Outre que l’affirmation relève ni plus ni moins de la psychose du complot (ainsi les rédactrices du hashtag avaient en fait pour but de faire oublier les musulmans !!??), elle est contredite par un fait tout simple : l’un des premiers mis en cause s’appelle Tariq Ramadan, l’une des personnalités musulmanes les plus en vue en France. Ce n’est pas la philosophie dans le boudoir. C’est le philosophe au comptoir…

Et aussi

• Le trotskisme mène à tout, à condition d’en sortir. Gérard Filoche s’est déjà distingué en diffusant sur Twitter un montage antisémite digne de Je suis partout qui lui vaut une procédure d’exclusion enclenchée contre lui par le PS. Voilà qu’il donne maintenant (à la télévision) une explication parfaitement farfelue dudit antisémitisme. S’il y a des antisémites, dit-il, c’est la faute du capitalisme et de l’inégalité sociale qu’il suscite. Explication manifestement issue d’un marxisme mal assimilé. L’antisémitisme existait déjà au Moyen Age, quand le capitalisme financier ou industriel n’était certes pas la caractéristique dominante de l’économie. On trouve des relents d’antisémitisme chez Proudhon, qui n’était guère «capitaliste», ou bien on se souviendra du procès «des blouses blanches», notoirement antisémite, intenté à des médecins juifs par Staline, personnalité capitaliste bien connue… Et si Filoche a dérapé en publiant ce photomontage honteux, est-ce vraiment la faute du capitalisme financier ?

• Laurent Wauquiez récuse toute alliance avec Marine Le Pen. Il vient de répliquer vertement, par un non clair et net aux appels du pied effectués par la cheffe du Front national. S’il reprend les thèmes du FN, on l’aura remarqué, ce n’est pas pour rejoindre le FN. C’est pour lui piquer ses électeurs. Nuance…

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 21 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Cruel dilemme………………………..(20/11/2017)

Remaniement

Touchera ou touchera pas aux casquettes de «Casta» ?

Par Nathalie Raulin — 19 novembre 2017 à 19:26
Christophe Castaner, Edouard Philippe et Gérard Collomb, samedi au congrès de La République en marche à Lyon.Zoom
Christophe Castaner, Edouard Philippe et Gérard Collomb, samedi au congrès de La République en marche à Lyon. Photo Bruno Ansellem pour Libération

Propulsé presque contre sa volonté à la tête de LREM, Christophe Castaner devrait savoir ce lundi si Macron le garde au gouvernement malgré la polémique sur son cumul de postes.

Pour la troisième fois depuis sa victoire élyséenne, Macron va retoucher son dispositif gouvernemental. L’Elysée doit dévoiler ce lundi l’ampleur des changements décidés. S’agira-t-il d’un ajustement cosmétique, comme l’espèrent quelques fidèles du Président, ou d’un remaniement plus conséquent ?

Ce week-end, la macronie se perdait en conjectures, suspendue à la fumée blanche du Château. Lequel s’astreignait au silence, par formalisme mais pas seulement : quel que soit l’arbitrage ultime, il s’agit pour l’Elysée de minimiser autant que faire se peut la portée d’un choix qui, en creux, en dira long sur la personnalité du Président. Depuis l’élection sans surprise de Castaner à la tête de LREM samedi – il était le seul candidat -, le compte à rebours est enclenché. A minima, celui qui va désormais «incarner» le parti présidentiel – et qui, à ce titre, est reçu ce lundi par Macron pour discuter des élections européennes de 2019 – va devoir renoncer à sa fonction de porte-parole du gouvernement.

Suspense. Cet abandon-là est acté de longue date, même si l’identité de son remplaçant fait toujours débat. Porte-parole de Macron durant la présidentielle, l’actuel secrétaire d’Etat à Bercy, Benjamin Griveaux, a le profil de l’emploi. Mais aussi des ennemis bien placés en macronie qui lui préféreraient le secrétaire d’Etat à la Cohésion des territoires, Julien Denormandie. Architecte du parti et fidèle lieutenant du Président, ce dernier ne court cependant pas après le job : même s’il prend désormais des cours de média training, l’ex-directeur de cabinet adjoint de Macron à Bercy goûte peu les projecteurs. De son côté, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, pousse le secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Sébastien Lecornu, ancien comme lui de LR. Sans grand écho.

Le vrai suspense est ailleurs. Car l’Elysée pourrait ne pas se contenter de réattribuer le porte-parolat. L’autre casquette de Castaner, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, est aussi dans la balance. Au grand dam de l’intéressé : quand, lors d’un dîner privé le 23 octobre, Macron lui avait demandé de prendre les rênes du parti, Castaner, peu enthousiasmé par la perspective, s’était fait violence. Et avait obtenu une contrepartie implicite : conserver sa place dans l’équipe d’Edouard Philippe.

Samedi, c’est pourtant au comble du stress que le secrétaire d’Etat monte à la tribune pour clôturer le conseil de LREM. Des intentions ultimes de Macron, le nouveau patron du parti présidentiel ne sait toujours rien. «Le cabinet de « Casta » est sur des charbons ardents, confiait samedi un proche du chef de l’Etat. Le Président doit l’appeler ce soir.»

C’est que la possible double casquette de Castaner (patron de parti et représentant de l’exécutif au Parlement) fait jaser. L’opposition parlementaire, tous camps confondus, est montée au créneau pour dire son «indignation» devant ce «mélange des genres».

Parole. Les marcheurs eux-mêmes ne sont pas insensibles à la polémique – même si c’est pour d’autres raisons. «Castaner doit consacrer tout son temps à ce parti, estime la députée (ex-EELV) Barbara Pompili. S’il lui reste du temps pour exercer son job au gouvernement, très bien. Mais moi, je ne vois pas comment on fait !» Ami et compagnon de route du candidat Macron, Patrick Toulmet, le président de la chambre des métiers de Seine-Saint-Denis, trouve aussi ce cumul «compliqué». Même s’il fait un «formidable ministre des Relations avec le Parlement», dixit le porte-parole des députés LREM, l’affaire fait désordre s’agissant d’une mandature placée sous le signe de la «rénovation des pratiques politiques».

Si chez les marcheurs comme au gouvernement, beaucoup, à l’instar de Denormandie, disent «ne pas voir le problème» et privilégier «l’efficacité», le sujet est sur la table. Et Macron dans la seringue, obligé de trancher entre parole donnée et sagesse politique. De ce dilemme, «Casta» pourrait ne pas sortir gagnant. Avec, à la clé, un possible vrai remaniement.

Nathalie Raulin

Publié dans:Economie, Politique |on 20 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Lautent Joffrin………………(20/11/2017)

Editorial

Morsure

Par Laurent Joffrin, Directeur de la publication de Libération — 19 novembre 2017 à 19:36
Le 12 octobre, Emmanuel Macron reçoit Philippe Martinez.Zoom
Le 12 octobre, Emmanuel Macron reçoit Philippe Martinez. Photo Laurent Troude

ÉditoC’est la morsure du réel. Jusqu’ici, le débat sur l’indemnisation des salariés abusivement licenciés avait quelque chose de théorique. On dissertait sur le «frein à l’embauche» que représentait l’incertitude d’une procédure prud’homale où une petite entreprise pouvait se retrouver condamnée à verser une somme qui obérait sa trésorerie. Les opposants au plafonnement des indemnités objectaient la nécessaire protection des travailleurs congédiés et le principe de réparation intégrale du préjudice qui est à la base des jugements des prud’hommes dans ce domaine.

A lire aussi «Avec la mise en place des barèmes, on mettrait un ordinateur ce serait pareil»

Maintenant que la mesure est sur le point d’entrer en vigueur, on s’intéresse à ses conséquences concrètes. Une meilleure visibilité pour l’employeur ? A coup sûr. Le plafonnement, par définition, réduit l’incertitude. Une incitation à l’embauche ? Difficile à établir. Il faudrait pouvoir comparer le comportement de la même entreprise dans les deux cas de figure, ce qui est presque impossible tant les conditions économiques sont mouvantes dans le temps. C’est plus une affaire de croyance. Les libéraux jugent les indemnités dissuasives pour les employeurs ; les sociaux-démocrates n’y croient guère et estiment que l’embauche dépend bien plus de l’activité anticipée par le chef d’entreprise. Si celui-ci prévoit un accroissement de chiffre d’affaires, il embauche. Sinon il s’abstient. Le barème des indemnités entre pour très peu dans ses calculs. En revanche la différence entre les deux versions de la législation est immédiatement perceptible pour le salarié.

Notre enquête montre que pour les travailleurs âgés ou pour ceux qui n’ont qu’une faible ancienneté, la différence se compte en milliers d’euros – peu de choses pour l’entreprise, beaucoup pour la personne mise à la porte. Elle ampute d’autant le petit matelas que se constitue le salarié licencié à l’occasion de son départ et qui lui permet de tenir financièrement jusqu’à ce qu’il retrouve un emploi. La réforme risque même, selon les syndicats, de faire du licenciement abusif, dont l’indemnisation est désormais limitée, un mode de gestion courant de la masse salariale, auquel des patrons peu scrupuleux pourraient avoir recours systématiquement, fragilisant d’autant la situation de leurs salariés.

Ce qui renvoie à la question de fond : pour augmenter l’emploi, faut-il réduire les droits des travailleurs ? Muriel Pénicaud a tranché : c’est oui. Tant pis pour les licenciés…

Laurent Joffrin Directeur de la publication de Libération

Publié dans:Economie, Politique |on 20 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………….(17/11/2017)

Libération 17 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

En marche au pas

Qui pourra désormais contester la supériorité du nouveau monde macronien sur l’ancien ? Cette vérité d’évidence éclate particulièrement dans la manière dont la nouvelle majorité gère les questions partisanes, qui ont empoisonné tant de majorités précédentes. Dans l’ancien monde, le parti majoritaire cherchait toujours à exister, à sortir du simple rôle de godillot que lui assigne la Ve République, trouvait toujours matière à chicaner, à ratiociner, à se distinguer par telle ou telle nuance, par telle ou telle objection à la marche du gouvernement. Il était agité de remous internes dès qu’il fallait en désigner le chef, lequel était élu au terme de scrutins plus ou moins agités, les impétrants rêvant de jouer leur rôle autonome sur la place publique. Un principe irénique, fauteur de désordres infinis, qu’on appelle, dans une formulation désuète, le principe démocratique, rendait la vie de l’exécutif incertaine, tracassière, imprévisible parfois, en soumettant la mise sur le pavois des leaders à l’irresponsable suffrage des militants. Toujours quelque frondeur intempestif venait gâter l’harmonie gouvernementale. Il fallait discuter, négocier, barguigner, trouver des compromis boiteux et des arrangements souvent baroques. Bref, la démocratie, qui se définit avant tout, selon le dicton bien connu, par la perte de temps, se mettait sans cesse en travers de la majestueuse marche de l’exécutif.

Tout cela est aboli. Désormais le parti majoritaire est voué à l’efficacité, maître mot que notre président-manager. Tel le fan-club du défunt Claude François, le parti majoritaire n’a de légitimité que dans l’adoration ostensible de son fondateur. Groupies et aficionados sont parfaitement libres à condition d’acclamer l’idole. Ils sont admis à faire la claque, à acheter des tee-shirts et à écouter en boucle les discours du chef. Ceux qui se référeraient à cette antiquité qu’on nomme démocratie de parti peuvent seulement, à l’instar des cent adhérents mécontents qui viennent de quitter En marche, sauter du bateau en émettant un dernier glouglou. Pour coordonner ce rassemblement d’adorateurs, le Président, tel Jéhovah missionnant Moïse, a désigné Christophe Castaner, déjà ministre et désormais premier responsable du premier parti de France (en nombre de députés). Comme il faut tout de même une cérémonie électorale, on l’a réduite à sa plus simple expression puisque Castaner est seul candidat, ce qui épargne aux adhérents des tourments de l’hésitation. De toute manière, ce parti du nouveau monde est dirigé selon un système sans faille mis au point par Vladimir Ilitch Lénine : son comité central, aux deux tiers, est désigné par le Président ou un de ses affidés. Foin de ces archaïques et horripilantes luttes de tendances qui minaient les anciennes formations. Les troupes d’En marche défileront d’un seul pas et Emmanuel Macron, tel Brejnev sur la place Rouge, se contentera de vérifier que la cadence est bien respectée. En marche est une force qui va. Autour de cette impétueuse caravane, les aboiements ne sont que bruits inutiles.

Et aussi

• Comme prévu, l’ultime mobilisation contre la réforme du code du travail a échoué. Ils étaient environ 8 000 manifestants à Paris, score miteux, il faut bien le dire, en regard des déclarations tonitruantes des organisateurs de la manifestation. Depuis le début, et Laurent Berger et Jean-Claude Mailly, même s’il a été désavoué ensuite par sa base, avaient crié casse-cou : comment faire reculer un gouvernement qui vient d’être élu et qui considère cette première réforme comme une condition sine qua non de sa politique ? Aussi bien, le vaste soulèvement des salariés prédit par Mélenchon ne s’est pas produit, le contraignant à une piteuse retraite. Les critiques portées au projet sont largement justifiées sur plusieurs points essentiels. Mais pour y faire obstacle, il fallait s’unir pour battre Macron dans les urnes, ce que la gauche a refusé de faire, plutôt que de parier sur un improbable «troisième tour social» qui ne s’est jamais produit par le passé.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 17 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

L’écolo au grand bateau à moteur………..(17/11/2017

La pression monte sur Hulot à l’approche de la décision sur Notre-Dame-des-Landes

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Charlie VandekerkhoveIl y a 49 minutes
Nicolas Hulot pourra-t-il rester au gouvernement si le feu vert est donné au projet en décembre? C’est peu probable. Au-delà de ce dossier à haut risque, pour le politologue Daniel Boy, le ministre qui apparaît éternellement sur la sellette est victime d’une malédiction qui a touché avant lui tous ses prédécesseurs à l’Écologie.

Nicolas Hulot à l'Assemblée nationale le 10 octobre 2017.© Bertrand GUAY / AFP Nicolas Hulot à l’Assemblée nationale le 10 octobre 2017. « La politique, ce n’est pas mon ADN. Cette voie-là est sans issue, elle est ingrate ». Ce constat, dressé en 2013 par Nicolas Hulot dans son livre Plus haut que mes rêves, sonne aujourd’hui comme un cruel rappel. Il est cité dans un article du Pointpublié ce jeudi, qui dépeint la solitude et la frustration du ministre de la Transition écologique. Évoquant sa nomination dans le gouvernement d’Edouard Philippe, l’ancien animateur vedette parle d’une mue « brutale », se dit « happé comme dans un fleuve en crue », et confie ses difficultés pour « garder la tête froide et le regard sur l’horizon ».

 

« Je passe mon temps à dire: mais laissez-moi réfléchir un peu! », lâche le ministre, qui n’a pas peur de s’avouer dépassé.

 

 

« Quelqu’un qui a des convictions »

 

Quatre ans après avoir écrit sur l’ingratitude de la politique, Nicolas Hulot la vit de plein fouet. Comme quand l’exécutif lui a imposé de quelle manière et à quel moment annoncer, le 7 novembre dernier, que la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité était reportée à « 2030 ou 2035″. Colère de Nicolas Hulot au milieu des dorures de l’hôtel de Roquelaure qui abrite le ministère, mines déconfites de ses secrétaires d’État pendant la conférence, l’hebdomadaire retrace le fil de cette séquence qui donne l’impression d’un ministre sur le fil.

« Je ne sais pas si on peut parler de quelqu’un qui était fou de rage. On peut surtout parler de quelqu’un qui a des convictions », a réagi Brune Poirson, l’une de ses secrétaires d’État, ce vendredi sur LCP.

 

 

La malédiction d’un ministère

 

Nicolas Hulot, qui se sait attendu au tournant, ne cache pas les siennes, de convictions. Pour Daniel Boy, directeur de recherches à Sciences Po, c’est peut-être là sa seule marge de manoeuvre: s’exprimer sans réserve. « Quand on est ministre de l’Écologie, on est toujours sous pression des médias et des concurrents. C’était déjà vrai avec Corinne Lepage » ou Ségolène Royal, analyse le politologue, contacté par BFMTV.com.

 

« C’est l’enfer d’être ministre de l’Environnement, avance Daniel Boy. Avec Nicolas Hulot le phénomène est accentué car c’est un personnage connu, qui a du caractère. À peine arrivé, on le disait déjà sur le départ. Au lieu de subir cela, il explique qu’il n’est pas très heureux. »

 

 

L’écologie reste étrangère à la politique

 

« Qu’on ait des moments où on est crevé, où on se dit ‘pourquoi il faut dépenser autant d’énergie pour convaincre l’humanité de se sauver d’elle-même?’, c’est vrai qu’à des moments on en a marre, mais c’est normal, c’est humain, mais une fois qu’on a dit ça, une bonne nuit et on repart au front », expliquait Nicolas Hulot sur BFMTV et RMC le 8 novembre.

Pour Daniel Boy, « l’écologie est tellement étrangère à la politique, de gauche comme de droite, qu’un ministre de l’Environnement est toujours battu d’avance ».

« Pour l’écologie, c’est l’action politique de longue durée qui est importante, alors qu’en tant que ministre on passe son temps à éteindre des incendies », explique-t-il, pointant une incompatibilité entre la temporalité de l’écologie et celle de la politique.

 

 

« J’assumerai mes responsabilités »

 

Pour Nicolas Hulot, les rumeurs de démission ont commencé à circuler très tôt. Malgré les entretiens réguliers du ministre avec Edouard Philippe et Emmanuel Macron, qui auraient notamment pour but de le préserver, elles sont persistantes. « Aujourd’hui, je me sens très utile. En décembre, vous me reposerez la question », a lancé le ministre le 12 octobre sur France Inter, au lendemain d’un de ces rendez-vous élyséens.

Le mois à venir s’annonce déterminant. Le 1er décembre, un trio d’experts chargé d’une mission de médiation initiée en juin 2017 doit rendre son rapport sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Les ministres doivent ensuite en débattre et avant Noël, le président rendra sa décision. Quelle qu’elle soit, elle pourrait bien déterminer l’avenir de Nicolas Hulot au gouvernement

Publié dans:Non classé |on 17 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Adolf n’avait pas visiter à ses admirateurs ?……….(17/11/2017)

  1. L’Obs
  2.  > Politique
  3. Deux élus FN privés de déplacement à Auschwitz par la région Ile-de-France

Deux élus FN privés de déplacement à Auschwitz par la région Ile-de-France
L’élu FN Wallerand de Saint-Just, le 8 octobre 2016, à Forges-les-Bains. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le président du groupe FN Wallerand de Saint-Just dénonce une décision « scandaleuse » et annonce qu’il va porter plainte pour « discrimination ».

Par L’Obs

Publié le 17 novembre 2017 à 09h58

Les élus FN du conseil régional d’Ile-de-France ont annoncé jeudi 16 novembre qu’ils portaient plainte pour « discrimination à raison des idées politiques » après s’être vu refuser par la région un déplacement avec des lycéens franciliens à Auschwitz.

Dans un communiqué, le président du groupe FN d’Ile-de-France Wallerand de Saint Just indique que son groupe a reçu, comme les autres groupes du conseil régional, « l’annonce par la direction des politiques éducatives du conseil régional d’Ile-de-France de la possibilité, pour ceux le souhaitant, de se joindre aux voyages à Auschwitz, organisés, comme tous les ans, au profit des lycéens franciliens ».

Mais alors que deux élus FN s’étaient inscrits, le conseil régional a informé M. de Saint Just jeudi « que, puisque deux élus du Front national sont inscrits, le conseil régional a décidé qu’aucun élu ne pourra finalement participer à ce voyage », a-t-il dénoncé, évoquant une décision « scandaleuse et honteuse ».

« Un trouble »

« La demande d’élus du Front national de participer au déplacement à Auschwitz pouvait légitimement susciter le trouble », a expliqué la région.

« Afin de préserver la sérénité de ce déplacement réservé aux lycéens, il a été décidé, en lieu avec la Fondation pour la mémoire de la Shoah, qu’aucun élu ou collaborateur de quelque groupe politique que ce soit, n’y participerait plus », a précisé la région.

« A partir de maintenant, seul un représentant de l’exécutif accompagnera les lycéens », a précisé la même source, indiquant qu’aucun élu FN n’avait jusqu’à présent participé à ce déplacement.

Chaque année depuis 2000, la région Ile-de-France, en partenariat avec le Mémorial de la Shoah, permet à environ 500 lycéens et apprentis de se rendre au camp d’extermination d’Auschwitz en Pologne, où furent tuées 1,3 million de personnes, la plupart juives, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour le groupe FN, Valérie Pécresse s’est « aplatie devant l’opinion. »

Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 17 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Salut l’artiste et merci…………………(17/11/2017)

Le comédien Robert Hirsch, figure du théâtre français, est mort à l’âge de 92 ans

Il a reçu deux Molières de meilleur acteur pour ses rôles dans « Le Bel Air de Londres » et « Le Gardien ».

Robert Hirsch reçoit un Molière du meilleur acteur à Paris, le 14 mai 2007. 
Robert Hirsch reçoit un Molière du meilleur acteur à Paris, le 14 mai 2007.  (PIERRE VERDY / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 16/11/2017 | 17:47
publié le 16/11/2017 | 16:08

Le comédien Robert Hirsch est mort à l’âge de 92 ans, a annoncé, jeudi 16 novembre, le producteur de ses pièces, Francis Nani, directeur du théâtre du Palais-Royal. Figure du théâtre français, il était sociétaire honoraire de la Comédie-Française. Il a reçu à deux reprises un Molière du meilleur comédien, pour ses rôles dans Le Bel Air de Londres en 1999 et dans Le Gardien en 2007. Il a aussi obtenu un Molière du meilleur comédien d’un spectacle de théâtre privé pour Le Père en 2014. Il est également apparu au cinéma dans une vingtaine de films.

 

Le théâtre pour « religion »

Le comédien, qui disait ne jamais vouloir prendre sa retraite et avoir le théâtre pour « religion », était encore à l’affiche ces dernières années de pièces à succès comme Le Père de Florian Zeller, après 65 ans de carrière dont un quart à la Comédie-Française.  »Je ne vis que pour le théâtre », déclarait-il en 2016 sur le plateau de France 2.

Le comédien devait à sa formation de danseur une exceptionnelle présence sur scène et une agilité qui ne l’aura quitté que dans les toutes dernières années. Il était hospitalisé depuis 48 heures après une chute à son domicile et son coeur « fragile, a probablement lâché », a indiqué Jeoffrey Bourdenet, comédien et metteur en scène, qui était à ses côtés.

 

Publié dans:Non classé |on 17 novembre, 2017 |Pas de commentaires »
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