Archive pour la catégorie 'Non classé'

Un de plus………………………….(09/01/2018)

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L’ancien ministre Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, annonce être candidat à la tête du Parti socialisteEt de deux. Après Luc Carvounas, Stéphane Le Foll déclare sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, mardi 9 janvier, dans un entretien au quotidien Le Maine Libre, journal de la Sarthe dont il est député. A 57 ans, il a « décidé de relever le défi, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants », lors du prochain congrès du PS en avril.
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Publié dans:Politique |on 9 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

A un ami…………………………(09/01/2018)

Durant 20 ans, chaque 9 Janvier, j’ai pu te souhaiter un bon anniversaire !

Durant 20 ans, après nous être guéris de la maladie alcoolique, nous avons aidé ceux et celles qui étaient sur le chemin de l’abstinence sans ménager nos efforts.

Durant 20 ans, de jour comme de nuit, nous avons été à leur côté.

Durant 20 ans nous avons partagé une amitié solide, nos joies, nos peines, nos espoirs et nos déceptions, en prenant parfois plein la gueule.

Durant 20 ans……………………..

Et puis, le cancer t’a emporté en un rien de temps, et cette année, je ne te souhaiterai pas ton anniversaire.

Il y a plus fort que la :mort : c’est le souvenir que les disparus laissent dans nos cœurs.

Bon anniversaire Alain.

Publié dans:Non classé |on 9 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………..(08/01/2018)

Libération 08 janvier 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Chine : l’empire du silence

Il faut parler aux dirigeants chinois, c’est l’évidence. Oui, mais de quoi ? Du climat, des relations commerciales, de la Corée du Nord et de toutes sortes de choses, ce que s’apprête à faire, à juste titre, Emmanuel Macron. Mais des droits de l’homme ? Non. Pas en public en tout cas. François Mitterrand avait en son temps jugé, lui aussi, qu’il fallait parler aux dirigeants de l’URSS, malgré l’Afghanistan, malgré la répression des dissidents, malgré le caractère totalitaire du régime soviétique. Mais en plein dîner officiel au Kremlin, dans une phrase prudente mais claire, il avait prononcé le nom d’Andreï Sakharov, prix Nobel, figure symbole de lutte pour la liberté en URSS, exilé par les autorités soviétiques à Gorki. Le passage avait été censuré par la presse officielle mais, autant qu’on s’en souvienne, le ciel ne lui était pas tombé sur la tête. C’est une audace – mesurée – qu’on n’a plus aujourd’hui.

A lire aussi Les quatre casse-tête de la relation franco-chinoise

Realpolitik, dira-t-on, intérêt bien compris de la France, qui a besoin de la Chine et entretient avec elle des liens historiques particuliers, depuis que les jésuites ont été reçus par les empereurs chinois ou, si l’on veut, depuis que le Général de Gaulle, le premier en Occident, avait reconnu officiellement le gouvernement de Mao Zedong.

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Realpolitik mais faux réalisme. Car la Chine de Xi Jinping, si elle est un partenaire économique incontournable et un allié géopolitique dans certains domaines, est aussi un dangereux ennemi politique. Depuis qu’il s’est éveillé, qu’il est devenu la deuxième puissance mondiale, l’empire du Milieu se pose en concurrent idéologique redoutable pour les démocraties. La combinaison de l’ultralibéralisme d’Etat et d’un régime politique implacable qui soumet sa population à un contrôle tiré tout droit de l’anticipation de George Orwell, a hissé la Chine au sommet de la puissance industrielle et bientôt militaire. A beaucoup d’égards, ce pays en pleine réussite sert de référence à tous ceux qui voient dans l’alliance de l’autoritarisme et de l’économie de marché un gage de prospérité et de stabilité. Tout cela repose sur la répression minutieuse des esprits libres en Chine, sur l’oppression des masses paysannes qui ne participent pas à l’enrichissement chinois, sur la tyrannie exercée par les soldats et fonctionnaires chinois au Tibet. C’est une erreur stratégique autant qu’humanitaire de les faire passer sous la table. Quand on veut contenir la montée d’une puissance hostile, d’un concurrent politique redoutable, on ne commence pas par lui rendre les armes sur le terrain de l’idéologie.

Et aussi

L’IG Metall, le plus puissant syndicat d’Allemagne – et d’Europe – demande le passage de la semaine de travail à 28 heures, assortie d’une augmentation de salaires de 6%. Pour appuyer sa revendication, l’organisation des travailleurs de la métallurgie (dont l’automobile, donc) prévoit une série de débrayages qui laissent augurer d’un conflit sérieux. On imagine les réactions qu’une telle demande susciterait si elle était formulée par un syndicat français… Horreur, folie, utopie ! On ne manquera pas d’en tirer argument à gauche : si les Allemands, parangons de la rigueur financière et économique, en débattent, pourquoi pas nous ? Ce à quoi d’autres répondront que l’Allemagne s’est d’abord dotée d’une compétitivité redoutable sur les marchés mondiaux, par exemple en promulguant les lois Hartz sur la flexibilité. Rien n’est simple…

• Laurent Wauquiez veut imposer à LR, dont il est le nouveau président, une ligne eurosceptique. Ce qui pourrait provoquer le ralliement d’une partie de ses troupes à Emmanuel Macron. Dans le même temps, Marine Le Pen, qui n’est plus europhobe mais eurosceptique, veut changer le nom de son parti de manière à faciliter de futures alliances. Coïncidence ? Ou préfiguration d’une recomposition plus large ?

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 8 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

L’empire du milieu pour un roitelet………..(08/01/2018)

Reportage

Macron en équilibriste dans l’empire du Milieu

Par Alain Auffray — 7 janvier 2018 à 20:56
Le Comité permanent du bureau politique, dont le président, Xi Jinping (4e en partant de la gauche), et le Premier ministre, Li Keqiang (à sa gauche), à Pékin le 25 octobre.
Le Comité permanent du bureau politique, dont le président, Xi Jinping (4e en partant de la gauche), et le Premier ministre, Li Keqiang (à sa gauche), à Pékin le 25 octobre. Photo Jason Lee. Reuters

Climat, Corée du Nord, commerce… Le chef de l’Etat, qui effectue son premier déplacement en Chine à partir de ce lundi, veut faire de Pékin un partenaire essentiel. Et incarner le leadership d’une Europe en pleine recomposition.

  • Macron en équilibriste dans l’empire du Milieu

Ce sera, insiste l’Elysée, «la première visite d’Etat en Asie» du président de la République. On souligne également qu’elle intervient «très rapidement», sept mois après l’élection présidentielle. Et puisque chaque détail a son importance en matière diplomatique – singulièrement s’agissant de la Chine – on fait aussi remarquer, au Château, qu’Emmanuel Macron consacrera «beaucoup de temps» (trois jours pleins), à ce déplacement dans l’empire du Milieu.

Toutes ces précisions protocolaires visent à bien souligner le contraste entre le déplacement qui commence ce lundi et la visite au pas de charge qu’expédia François Hollande en trente-sept heures, à la fin du mois d’avril 2013… Qu’on se le dise : Macron, lui, accorde la plus haute importance à cette visite. A en croire son entourage, elle aurait même vocation à faire date dans l’histoire des relations franco-chinoises, cinquante-quatre ans après que la France du général de Gaulle n’établisse des relations diplomatiques avec la République populaire. Plus modestement, Macron est le premier chef d’un grand Etat occidental à se rendre en Chine depuis que le XIXe congrès du Parti communiste a inauguré en octobre le second mandat de Xi Jinping, l’omnipotent secrétaire général qui prétend conduire son pays, premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, sur le chemin de «la croissance qualitative», pour la construction d’une «civilisation écologique socialiste».

Entre une Allemagne qui peine à renouveler son gouvernement, un Royaume-Uni empêtrée dans son Brexit, voire une Espagne déchirée par la situation en Catalogne, la France prend, vu de Chine, des allures de pôle de stabilité. Une aubaine pour le président français, qui se veut aussi l’ambassadeur d’une Union européenne en pleine refondation (lire page 5). Réputé pragmatique et pro-business, Macron bénéficie, à Pékin d’un préjugé plutôt très favorable (lire page 3).

Alors que le déroutant Donald Trump dénonce l’accord de Paris, brandit son «gros bouton» nucléaire contre Pyongyang et agite la menace d’une guerre commerciale avec Pékin, Macron a l’ambition d’affirmer, au nom de l’Europe, son leadership sur trois fronts : la lutte contre le réchauffement climatique, le combat pour la paix et la non-prolifération nucléaire, notamment en Corée du Nord, et la bataille pour le «rééquilibrage» des relations commerciales entre la Chine et l’Union européenne.

Contrats

Bien sûr, le président français, accompagné d’une imposante délégation de ministres et de chefs d’entreprises, ne dérogera pas à la séquence des signatures de contrats – une cinquantaine sont annoncés – qui marque traditionnellement ces visites d’Etat. Mais son entourage assure que le succès de ce voyage ne se mesurera pas aux dizaines de milliards qui pourraient être signés cette semaine. Ces gros chiffres que les responsables politiques brandissent triomphalement n’ont pas beaucoup de sens. Ils ne sont souvent que l’addition d’accords déjà en cours et de promesses qui n’engagent personne. Ce fut le cas, en novembre, des 250 milliards de dollars de contrats que Donald Trump se targuait d’avoir engrangé à Pékin.

Macron devrait surtout plaider pour un accès plus ouvert des marchés chinois (lire page 4). C’est avec la Chine, deuxième fournisseur et huitième client, que la France enregistre son plus important déficit commercial : 30 milliards d’euros. Pour amorcer un rééquilibrage, Paris vise le colossal marché des classes moyennes chinoises.

L’Elysée assure que Macron ne cherchera pas à éviter les sujets sensibles. Chantre de «l’Europe qui protège», il plaidera pour un renforcement du contrôle des investissements stratégiques par les groupes non-européens. En 2015, comme ministre de l’Economie, il avait fortement dénoncé le dumping et la vente à perte de l’acier chinois. Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, résumait vendredi la doctrine française : «L’intention de la France n’est pas de barrer la route à la Chine. Mais il convient d’établir un partenariat fondé sur la réciprocité. […] Nos interlocuteurs chinois préfèrent le terme « gagnant-gagnant ». Pourquoi pas, à condition que ce ne soit pas le même qui soit deux fois gagnant.»

Pour ne pas être trop désagréable avec son hôte, il est probable que Macron s’abstiendra d’évoquer trop bruyamment un autre sujet, plus délicat encore : celui des droits de l’homme. Le mois dernier, l’ambassade de l’Union européenne à Pékin s’était dite «extrêmement préoccupée» par le refus de la Chine d’accorder sur son territoire certains «droits fondamentaux», notamment en matière de liberté d’information et d’expression sur Internet. La question sera «bien sûr abordée» par Emmanuel Macron, assure son entourage. Il faudra le croire sur parole. Car au nom du «respect des sensibilités chinoises», mais aussi dans «un souci d’efficacité», il ne sera pas question de faire publiquement état de ces conversations…

Grande ombre

Avant de retrouver le président Xi Jinping, mardi à Pékin, Macron a prévu de s’exprimer lundi à Xi’An devant un public de chefs d’entreprises, d’universitaires et d’étudiants des deux pays. L’orateur a déjà démontré qu’il pouvait, en de telles circonstances, être particulièrement prolixe. Son discours dans la vieille capitale de la Chine médiévale se voudra sans doute tout aussi «refondateur» que celui du 8 septembre à la Pnyx d’Athènes ou que celui du 28 novembre à l’université de Ouagadougou.

On ne serait pas surpris d’y voir surgir la grande ombre du Général. «La France reconnaît simplement le monde tel qu’il est», avait déclaré de Gaulle en 1964 à Paris, lors d’une fameuse conférence de presse où il justifiait sa décision d’échanger des ambassadeurs avec la Chine communiste, ce à quoi se refusaient alors tous ses alliés du monde occidental. Multiplier les échanges entre les peuples, c’est «servir la cause des hommes, c’est-à-dire celle de la sagesse, du progrès et de la paix», avait alors fait valoir le président français. Dans un autre style, Macron ne devrait pas dire autre chose.

 

Alain Auffray

Liberation.fr
Publié dans:Politique |on 8 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Ah ! bon………………………..(08/1/2018)

Congrès du PS : Stéphane Le Foll trop Macron-compatible ?

Congrès du PS : Stéphane Le Foll trop Macron-compatible ?
Stéphane Le Foll, lorsqu’il était encore ministre de l’Agriculture le 10 mai 2017. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Des élus rappellent opportunément que l’ex-ministre doit sa réélection comme député à l’absence d’adversaire En Marche.

On ne sait pas encore si Stéphane Le Foll franchira le pas – il a promis d’annoncer en ce début janvier s’il se lance dans la course pour prendre la tête du Parti socialiste. Mais on sait déjà qu’il a peu de chances de rassembler son camp, à en croire ce tir de barrage de la part de plusieurs élus.

« Le problème de Le Foll, c’est qu’il n’a pas eu de candidat Macron face à lui aux législatives », glisse un ancien ministre, pourtant situé au centre de gravité du PS. Comprendre : la bienveillance complice du nouveau chef de l’Etat à l’égard de Stéphane Le Foll le disqualifierait pour le poste de premier secrétaire du PS.

Ancien bras droit de François Hollande, l’élu sarthois a passé une bonne partie de la campagne présidentielle à dire tout le scepticisme que lui inspirait la candidature du vainqueur de la primaire Benoît Hamon. Si bien que l’absence de candidat La République en Marche dans sa circonscription a été interprétée comme un geste de remerciement. Puis, en juillet, lorsque Edouard Philippe a sollicité un vote de confiance des députés, Stéphane Le Foll a été de ceux qui ont plaidé l’abstention des socialistes, plutôt qu’un vote « contre ».

Militants et députés socialistes s’en souviennent. « Ça pose une vraie question. C’est sûr que vous êtes moins légitime si vous n’avez pas eu de candidat En Marche ! face à vous, comparé à tous les socialistes qui se sont battus sur le terrain », considère une députée qui a évité d’extrême justesse l’hécatombe (90% des socialistes sortants ont été battus).

« Je peux vous assurer que les militants qui ont fait la campagne des législatives sont très marqués », souligne ce même ancien ministre. « Ils ont vu des choses qu’ils n’avaient jamais connues, d’excellents candidats balayés parce qu’ils n’avaient pas la bonne étiquette. Ils ont un profond sentiment d’injustice. »Ils sont une poignée de socialistes à avoir ainsi bénéficié de la neutralité bienveillante d’Emmanuel Macron. Outre Stéphane Le Foll, c’était le cas de Manuel Valls (qui a quitté le PS), Ericka Bareigts, George Pau-Langevin et François Pupponi. Un traitement de faveur qui n’a pas suffi pour Marisol Touraine et Myriam El Khomri, battues malgré tout.

B. L.

Publié dans:Politique |on 8 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Oh Doumé…………………..(05/01/2018)

18h40
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Il n’est « pas envisageable » que le corse devienne une langue co-officielle avec le français, affirme le gouvernementIl n’est « pas envisageable » que le corse devienne une langue co-officielle avec le français, a déclaré Jacqueline Gourault. La « Madame Corse » du gouvernement a rencontré à Ajaccio Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, les deux dirigeants nationalistes corses, vendredi 5 janvier. « La langue de la République française est le français », a insisté la ministre.
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Publié dans:Politique |on 5 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Les « fakes news » de Jonas…………………..(05/01/2018)

Trois questions soulevées par la loi sur les  »fausses nouvelles » souhaitée par Emmanuel Macron

Lors de ses vœux à la presse, le président a annoncé une loi pour condamner les fausses informations en période électorale. Franceinfo revient sur les interrogations que soulève ce projet encore flou.

Emmanuel Macron souhaite proposer un texte pour lutter contre \"les fausses informations\". 
Emmanuel Macron souhaite proposer un texte pour lutter contre « les fausses informations ».  (SASCHA STEINACH / DPA-ZENTRALBILD / AFP)
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Louise HemmerléMarie-Violette BernardFrance Télévisions

Mis à jour le 04/01/2018 | 18:01
publié le 04/01/2018 | 17:10

Il veut « protéger la vie démocratique des fausses nouvelles ». Emmanuel Macron a déclaré, lors de ses vœux à la presse, mercredi 3 janvier, qu’il souhaitait une nouvelle loi pour renforcer le contrôle sur internet et lutter contre les « fake news » en période électorale. Quel contenu peut être considéré comme une « fausse nouvelle » ? Quelles mesures seraient mises en place ? Le projet du chef de l’Etat soulève de nombreuses interogations. Franceinfo revient sur trois de ces questions.

1La loi ne prévoit-elle pas déjà des sanctions contre les fausses informations ?

Avec ce futur texte, Emmanuel Macron veut lutter contre la propagation des fausses informations sur le web en période électorale. « Il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site internet », a expliqué le chef de l’Etat lors de ses vœux à la presse.

Il existe toutefois déjà plusieurs textes concernant les  »fake news ». La loi de 1881 sur la liberté de la presse prévoit 45 000 euros d’amende contre les fausses nouvelles qui pourraient troubler l’ordre public, rappelle LCI. Le texte est toutefois rarement appliqué, car il est difficile de démontrer ce qui déstabilise ou non l’ordre public.

« Le Code électoral contient déjà des dispositions pour lutter contre des contenus de nature à vicier les scrutins, précise encore Christophe Bigot, avocat spécialiste du droit de la presse, à la chaîne d’information. De plus, la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) offre déjà un modèle pour lutter contre les contenus incitant à la haine ou à la discrimination, et prévoit déjà la possibilité, pour un juge des référés, de faire retirer d’internet ce qui enfreint la loi dans ce domaine. »

Il est également possible d’entamer des poursuites pour diffamation. « Il faut pour cela qu’une fausse information porte atteinte au droit d’une ou plusieurs personnes physiques et qu’elle ait été diffusée dans l’intention de nuire », rappelle Jean-Pierre Mignard, spécialiste du droit de la presse et proche d’Emmanuel Macron, interrogé par franceinfo. Les théories scientifiques erronées ou les fausses informations qui ne visent pas un individu n’entrent donc pas dans ce champ. Pour l’instant, la seule fausseté de l’information ne suffit pas pour engager une action en justice. « C’est tout à fait nouveau de voir qu’un juge doit distinguer le vrai du faux et qu’il pourra censurer sur cette seule base », observe Arthur Messaud, juriste auprès de l’association La Quadrature du Net, interrogé par franceinfo.

2Est-il possible de définir juridiquement les « fake news » ?

Une définition des « fake news » semble difficile et son périmètre dans la loi devrait être plus qu’étroit. « Il faudrait établir un périmètre précis de l’infraction pour que les poursuites ne deviennent pas invasives et n’entravent pas les libertés », estime Jean-Pierre Mignard. Il s’agit surtout de protéger la liberté d’opinion. « Tout ce qui relève de l’interprétation ne pourra pas être mis en cause, a fortiori en matière électorale », souligne ainsi Christophe Bigot sur le site de LCI.

Pour pouvoir qualifier juridiquement une information comme étant une « fake news », il faudrait réussir à prouver que l’auteur de cette fausse information  »révèle des faits inexacts, graves et dont la révélation a pour objectif de perturber l’ordre public, explique Jean-Pierre Mignard, et cela promet de ne pas être évident. » Christophe Bigot insiste sur le fait que « ce sera nécessairement au plaignant de le prouver par A + B ».

Sans une définition étroite des « fake news » avec une charge de la preuve sur les épaules du plaignant, ce nouveau concept juridique pourrait ouvrir la voie à des dérives. « Si tout le monde peut demander à des juges en référé de vérifier une information, les gens vont saisir le juge toutes les deux minutes si une information ne correspond pas à leur vision du monde », s’alarme Arthur Messaud.

3Une loi sur les fausses informations serait-elle vraiment applicable ?

Comment la loi française pourrait-elle être appliquée aux sites internet et médias étrangers ? Dans le viseur d’Emmanuel Macron, il y a notamment les médias russes RT et Sputnik, qu’il a déjà accusés d’avoir joué un rôle « d’organes d’influence (…) et de propagande mensongère » pendant la campagne présidentielle en propageant des rumeurs à son sujet. Lorsqu’un site est basé à l’étranger, c’est « toujours compliqué, reconnaît Jean-Pierre Mignard, il faut que le pays concerné accepte de collaborer et d’exécuter la commission rogatoire française ». Mais ce n’est pas toujours le cas, et il est alors impossible de poursuivre. « On peut en revanche bloquer les sites en France », ajoute l’avocat.

Pour ce qui est des plateformes telles que Facebook et Twitter, elles doivent se soumettre à la loi française. Seulement, si les plateformes refusent d’appliquer la décision de la justice française et de supprimer un contenu, le seul recours est de « faire entériner la décision de justice française par la justice américaine » explique Christophe Bigot à LCI.

La nouvelle loi soulève également la question de la suppression de contenus a priori. « On le fait déjà depuis longtemps dans les cas d’usurpation d’identité, de diffamation, de terrorisme, de pédopornographie… » explique Arthur Messaud. Pour Delphine Meillet, avocate spécialisée en droit de la presse, ce processus devrait être étendu aux « fake news ». « Pour moi, il faudrait que le juge ordonne automatiquement la suppression du contenu, quitte à ce qu’il y ait une action reverso par la suite, c’est-à-dire que l’auteur du contenu supprimé poursuive celui qui a demandé cette suppression » argue-t-elle. « Mais cela serait une énorme atteinte à la liberté d’expression », reconnaît-elle aussitôt.

Toute suppression a priori devrait être strictement bornée pour éviter d’entraver la liberté d’expression et celle de la presse. « Le texte doit être très encadré, comme tout texte qui prévoit des restrictions de liberté pour défendre la démocratie. C’est tout le principe du système libéral », assène quant à lui Jean-Pierre Mignard.

Publié dans:Non classé |on 5 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………..(04/01/2018)

Libération 04 janvier 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Macron : circulez, il n’y a rien à voir

En formulant ses vœux à la presse, le président de la République a disserté avec brio sur la montée des démocraties «illibérales», sur la prolifération des «fake news» et sur les problèmes économiques des médias. Il a émis plusieurs idées justes ou intéressantes, même si elles se heurteront à des difficultés d’application considérables, par exemple dans la définition des «fausses nouvelles» qu’il voudrait sanctionner en période électorale, sachant qu’il existe déjà des lois réprimant la diffamation. Un passage de son intervention a été moins commenté, celui où il stigmatise la «confidence» pratiquée dans les «antichambres», intimement liée selon lui à la «connivence» qu’on reproche souvent aux journalistes dans leurs rapports avec les hommes politiques. Seule compte, dit-il, «la parole officielle», et non «le contexte» dans lequel elle est prononcée. S’il s’agit de stigmatiser les anecdotes futiles ou insignifiantes dont se repaît parfois la presse, pourquoi pas? Les rumeurs, les ragots, les historiettes émanant de l’Elysée n’ont pas forcément l’intérêt qu’on leur prête, même elles donnent parfois une épaisseur humaine à l’exercice du pouvoir.

En revanche, ce monopole donné à «la parole officielle» pose problème. Bannies seraient donc les confidences livrées par des conseillers ou des ministres sur le fonctionnement interne du pouvoir, au nom d’un refus de la connivence et de la «petite phrase» anonyme sujette à caution et à scepticisme. La question est plus grave qu’on pourrait le penser. Cette opacité revendiquée dans la prise de décision est-elle légitime? Prenons un ou deux exemples. Dans l’affaire de Notre-Dame-des-Landes, est-il seulement futile ou anecdotique de savoir où en est le débat interne sur le futur projet? Savoir si Nicolas Hulot, hostile au projet, l’emporte sur Jean-Yves Le Drian, avocat historique du même projet, si l’un ou l’autre envisage de démissionner si l’arbitrage lui est défavorable, n’est-ce pas une interrogation politique légitime? La description des débats internes au gouvernement sur cette question n’est-elle pas utile à la formation du jugement public? D’autant que ces rapports de force politiques peuvent aussi éclairer la décision finale.

Autre exemple: les circulaires Collomb sur l’intervention de la police dans les centres d’accueil pour migrants peuvent susciter des oppositions internes à l’équipe Macron-Philippe. Certaines se sont déjà exprimées au Parlement. Il faudrait donc s’abstenir d’essayer d’en savoir plus sur les arguments des uns et des autres, sachant qu’une opposition aux circulaires prend plus de poids si elle apparaît à l’intérieur même du gouvernement? N’est-ce pas le rôle de la presse, justement, que de rechercher sur ce point des confidences internes qui nourriraient l’information du public?

Emmanuel Macron répond: circulez, il n’y a rien à voir. C’est le réflexe compréhensible de tout responsable d’organisation qui ne souhaite pas voir étaler en place publique les dissensions qu’il rencontre à l’intérieur de son équipe. Cela se comprend. Est-ce pour autant légitime? Le Président dénonce les artifices de la confidence politique et la vacuité des propos de coulisse. Est-ce pour assainir la relation presse-pouvoir? Ou bien, plus prosaïquement, pour protéger le pouvoir de la curiosité de la presse?

Et aussi

• La firme Apple veut interdire à l’association Attac de pénétrer dans ses magasins pour dénoncer l’évasion fiscale massive dont elle se rend coupable. Apple invoque un «risque imminent pour la société». Le risque est en effet majeur: imaginons qu’elle soit obligée de payer des impôts comme tout le monde. Où irait-on?

• Après que Libération a calculé l’économie faite par Muriel Pénicaud sur son impôt sur la fortune grâce à la réforme Macron, la ministre a déclaré qu’elle en verserait le montant à des associations engagées pour l’économie sociale et solidaire. Manifestement, elle n’y avait pas pensé avant…

Laurent Joffrin
Publié dans:La vie en macronie, Politique |on 4 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………(03/01/2018)

Libération 03 janvier 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Iran : Dieu sur la sellette

Il est une leçon éclatante de la crise iranienne qu’on ne tire guère, mais qui se voit pourtant comme le turban sur la tête d’un mollah : les ravages qu’exerce la religion dès qu’on la mélange avec la politique. On parle souvent de l’Iran en enfilant les perles : «un grand pays», «héritier d’une civilisation plusieurs fois millénaire», «acteur incontournable de la région», etc., toutes choses vraies qui ne nous apprennent rien sur la situation du pays. L’Iran d’aujourd’hui est d’abord une théocratie. Ce pays de culture et de créativité vit sous la férule de religieux obscurantistes qui maintiennent la société dans les rets d’une dictature minutieuse. Les mollahs contrôlent non seulement l’Etat, les finances, l’armée, mais aussi la presse, les écrans, la vie quotidienne et même les tenues vestimentaires. Le jeu politique se limite à l’affrontement des factions chiites, dont certaines sont plus ouvertes que d’autres, mais qui se rejoignent pour conserver les bases du régime existant.

Les protestations en cours, d’apparence économique ou sociale, visent en fait le cœur du système. On conteste les dépenses occasionnées par une politique étrangère fondée sur le soutien permanent aux alliés religieusement proches, le Hezbollah, ou bien le pouvoir alaouite en Syrie. On met en cause les subventions massives accordées aux associations religieuses. On s’indigne de la gestion désastreuse des «banques islamiques». On dénonce la corruption de l’establishment religieux qui détourne à grands seaux l’argent public au profit d’une mince couche de dignitaires. Au sommet de l’appareil répressif, les «gardiens de la révolution», troupe d’élite héritière du khomeinisme pur et dur, restent les principaux garants de la dictature, soucieux avant tout de réprimer toute aspiration populaire à un peu plus de liberté.

Cet impérialisme du spirituel est un mal du siècle qui commence. On le retrouve évidemment dans les monarchies du golfe, tout aussi totalitaires, ou dans la folle entreprise terroriste des minorités islamistes. Mais aussi, sous une forme heureusement plus bénigne, dans certaines démocraties. L’alliance de Trump avec la faction évangélique aggrave sa politique. L’influence politique des religieux en Israël bloque tout espoir de paix avec les Palestiniens. Le pouvoir de l’orthodoxie en Grèce ralentit les réformes sociales et conforte en Russie la démocrature poutinienne. Bref, Dieu, personne privée, se mêle de plus en plus de ce qui ne le regarde pas, à savoir l’organisation de la cité. La sécularisme dans les régimes de droit, ou la laïcité en France, reste l’un des biens les plus précieux pour tous ceux qui sont attachés à la liberté.

Et aussi

∎ Les indépendantistes ont logiquement et démocratiquement pris leurs fonctions à la tête de la collectivité unique de Corse. Discours en langues corse, hommage aux militants de la lutte armée, chants traditionnels, référence appuyée à Pascal Paoli, etc. tout y est passé. Mais parmi les revendications présentées à l’Etat français, plusieurs posent des problèmes juridiques, ou constitutionnels, difficilement surmontables. L’amnistie des assassins du préfet Erignac causerait un scandale national, le statut de résident corse recèle une rupture d’égalité délicate, la mise à égalité de la langue corse avec la langue française suppose une révision constitutionnelle. Seul le transfèrement des prisonniers en Corse paraît acceptable. Comme le disent les deux leaders du mouvement, avec une certaine sagesse, la route sera longue. Si tant est qu’elle mène à l’indépendance, qui suppose l’approbation d’une majorité en Corse.

∎ Edouard Philippe réunira les élus locaux concernés par Notre-Dame-des-Landes vendredi et la semaine prochaine. Il s’agit en fait de leur faire avaler l’abandon du projet au profit de l’extension de l’aéroport de Nantes, remise à l’honneur par un récent rapport d’experts. Il n’aura pas trop d’une semaine pour y parvenir…

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 3 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Copains et coquins ? (02/01/2018)

Tribunaux et prisons : la Cour des comptes fustige le ministère de la Justice

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Sibylle Vincendon Il y a 21 minutes
Le palais de justice de Paris, dans le XVIIe arrondissement, de l'architecte Renzo Piano, en juin.© LUDOVIC MARIN Le palais de justice de Paris, dans le XVIIe arrondissement, de l’architecte Renzo Piano, en juin. 

Dans un rapport, l’administration dénonce le recours de la Chancellerie aux partenariats public-privé pour construire et entretenir ses bâtiments.

Le rôle de la Cour des comptes consiste rarement à complimenter les administrations, mais la volée de bois vert qu’elle vient de donner à la Chancellerie est particulièrement musclée. Aimablement sous-titré : «Mettre fin à une fuite en avant», le rapport qu’elle consacre à la «politique immobilière du ministère de la Justice» est une dénonciation implacable du recours aux partenariats public-privé pour la construction de quatorze établissements pénitentiaires et de deux palais de justice, dont celui de Paris.

Structurellement fauché, souffrant «d’un manque flagrant de programmation à long terme», le ministère a certes bénéficié d’une augmentation de ses dotations entre 2011 et 2016. Mais, «en dépit de cette croissance, les programmations passées n’ont pu être entièrement conduites à leur terme», lit-on dans le rapport. Face à des besoins immobiliers «considérables, tant dans le domaine judiciaire que pénitentiaire», ce coup de pouce n’a pas suffi.

D’où l’idée du recours au partenariat public-privé. Dans cette formule, un groupement d’entreprises privées – mené par l’une des quatre majors du BTP –  assure à ses frais la conception, la construction puis la gestion d’un équipement et se voit rémunérer par le loyer que lui verse l’utilisateur. Ainsi l’État est-il locataire des palais de justice de Paris et de Caen ainsi que de 14 de ses 187 établissements pénitentiaires.

2 des 732 sites consommeront 29% du budget consommé

Les PPP, apparus en France en 2004, étaient une nouvelle forme d’endettement de l’État non prise en compte dans le calcul du déficit budgétaire des pays de l’UE. D’où l’enthousiasme des gouvernements  français, de droite en l’espèce, pour s’offrir par ce biais un ministère de la Défense, une ligne de TGV à grande vitesse (LGV Sud-Europe-Atlantique), deux palais de justice et des prisons. Mais depuis 2010, les dettes créées par les PPP comptent dans le calcul du déficit. Ce changement de doctrine européenne a fait chuter le recours au PPP. Et les loyers restent quand même à payer.

La vision initiale du dispositif en a fait le moyen idéal pour l’État de bénéficier d’équipements neufs sans avoir investi un sou. À propos du ministère de la Justice, la Cour des comptes ne la partage pas du tout et pour une excellente raison: le PPP coûte beaucoup trop cher. Pour les tribunaux de Caen et de Paris, «le loyer annuel moyen estimé à 90,3 millions d’euros à partir de 2018 représentera 29% du budget consommé» par la Chancellerie. Cela «pour seulement deux palais de justice au sein d’un parc immobilier comprenant environ 732 sites». De plus, le poids de Paris est sans commune mesure: «Cette opération hors normes aura un impact budgétaire important pour les services judiciaires», est-il écrit dans le rapport.

«Augmenter [ces crédits] de 59% d’ici à 2020»

Côté prisons, les loyers des 14 établissements construits en PPP représenteront, entre 2020 et 2036, 40% du montant des crédits consommés en 2015 pour l’immobilier pénitentiaire. Pour que ces loyers de PPP restent au niveau acceptable de 25%, il faudrait  «augmenter [ces crédits] de 59% d’ici à 2020». Quel gouvernement prendrait une telle décision?

En tout cas, conclut la Cour, «il semble inévitable que les coûts des PPP représentent un pourcentage croissant au sein des dépenses immobilières de l’administration pénitentiaire. Cette évolution aura de facto un effet d’éviction sur les autres dépenses». L’investissement nécessaire pour l’encellulement individuel, inscrit dans la loi depuis 1875, n’est pas pour demain.

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Au vu des coûts faramineux que vont représenter dans les années à venir les PPP déjà conclus, la Cour exhorte la Chancellerie à reconnaître «l’inadéquation fondamentale de ce type de montage complexe aux besoins du ministère de la Justice en matière immobilière» et, surtout, à y «renoncer»

Publié dans:Non classé |on 2 janvier, 2018 |Pas de commentaires »
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