Archive pour la catégorie 'Non classé'

La lettre de Laurent Joffrin…………..(10/10/2018)

Libération 10 octobre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Intellos-Trump

Le trumpisme médiatique s’étend désormais aux intellectuels de droite. On connaît la tactique expérimentée en grand par le président américain (jadis utilisée en plus petit par Jean-Marie Le Pen) : on sort une énormité, une «vérité alternative» comme on dit désormais, puis on capitalise sur le buzz ainsi provoqué et enfin on confirme, on justifie ou on dément – c’est selon –, ce qui assure une présence médiatique répétée. Zemmour est coutumier du fait. Son altercation avec Hapsatou Sy est le dernier exploit en date, qui a fort opportunément accompagné la sortie de son livre. Michel Onfray vient de rejoindre la bande. Il publie sur son site une lettre ouverte à Emmanuel Macron vulgaire et insultante : il est invité en plusieurs endroits et se justifie en se comparant à Diogène, ce qui donne la mesure de son humilité.

Ce qui est frappant, c’est moins la forme – une provocation volontaire destinée à faire balle, sur laquelle tout a été dit depuis quelques jours – mais le rapport à la vérité qui caractérise ces sorties incongrues émanant d’un essayiste ou d’un philosophe censé peser quelque peu ce qu’il dit publiquement.

Zemmour tient que le choix d’un prénom étranger pour un enfant français traduit un défaut d’intégration. Aussitôt, on lui fait remarquer qu’une foule de Français parfaitement intégrés à la société française portent des prénoms à consonance étrangère. Aucune importance : l’essayiste maintient partout sa position, contre l’évidence. Il plaide le débat musclé, mais il n’en respecte aucune règle, ne prenant même pas la peine de réfuter les objections qu’on peut lui faire. Dialogue à une seule voix qui est le contraire de la délibération collective.

Onfray idem : il ironise avec lourdeur sur le doigt d’honneur apparu sur une photo d’Emmanuel Macron à Saint-Martin, accusant le Président de tolérer avec le sourire un acte d’irrespect pour la République, et même, dans un propos qu’il est difficile de ne pas qualifier d’homophobe, qu’il est très content d’être symboliquement outragé par le doigt en question. Or Emmanuel Macron, sur la photo, ne voit pas le geste du jeune homme qui se tient auprès de lui. Pas grave : on lui impute néanmoins une tolérance coupable. Le jeune homme explique ensuite que son geste n’était pas destiné au Président. Pas grave non plus : sans chercher plus loin, on reproche à Macron de n’avoir pas réagi après coup. Voici donc un philosophe qui se moque de la vérité comme de son premier tee-shirt noir, qui tord les faits comme cela l’arrange, qui surinterprète grossièrement une image vue sur le Net pour nourrir ses diatribes. Pas grave : ce qui compte, c’est l’impact. Un épisode supplémentaire de la brutalisation du débat public qui infeste les grandes démocraties.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 10 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Panique au gouvernement…………..(10/10/2018)

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Le remaniement n’aura pas lieu avant le retour d’Emmanuel Macron d’Arménie vendredi soir, annonce l’Elysée
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On en parle beaucoup……………….(10/10/2018)

  10h09
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Notes gonflées, clientélisme… « La corruption institutionnalisée » règne-t-elle vraiment dans les écoles de commerce ?
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Publié dans:Non classé |on 10 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Redevance télé……ignoble………(10/10/2018)

Madame, Monsieur,
Alors qu’il est question d’augmenter la taxe audiovisuelle en l’indexant sur le revenu des contribuables, qu’ils aient ou non une télévision, pour combler les déficits de l’audiovisuel public…
… un rapport explosif de la Cour des Comptes révèle les dépenses DELIRANTES du Comité Interentreprises de l’audiovisuel français – CI-ORTF – de France Télévisions, Radio France et l’Institut National de l’Audiovisuel.
Malgré un budget impressionnant de plus de 20 millions d’euros par an, payé par vos impôts, dépensé sans contrôle et sans capitaine – le CI-ORTF n’est géré que par 1 trésorier et 1 secrétaire, pour 50 permanents, avec des « cadres » à tous les étages, et 110 « intermittents » de plus en « haute saison », qui touchent en moyenne 3 835 euros par mois.
Ajoutez à cela des notes de frais et indemnités diverses faramineuses. Comme par exemple pour cet ancien trésorier, domicilié dans le Var, qui a reçu 50 000 euros de remboursement de frais de déplacement en 4 ans, alors qu’il était logé à Paris, ou ce cadre qui a obtenu, à titre d’indemnité de départ, 33 mois de son salaire net…
… Des dépenses liées au parc immobilier du CI, pour les vacances et activités des salariés, comme le château de Lalinde, dont le site de 115 hectares a récemment coûté 5,8 millions d’euros en aménagements. Il faut dire que la piscine a sérieusement explosé le budget : avec un premier devis à 250 000 euros, le bien a finalement été livré, par une entreprise espagnole, au prix de… 993 000 euros !!
… L’entretien des 9 centres de vacances, « très haut de gamme » – comptez 3000 € la semaine – qui ne sont utilisés que par 17 % des salariés.
… Et même une médiathèque fantôme, qui coûte 200 000 euros par an pour seulement 7 emprunts de livres par jour. Ça fait cher la page !
Mais au lieu de s’attaquer à ces gaspillages inadmissibles d’argent public, la ministre de la Culture veut étendre la redevance télé sous prétexte que l’audiovisuel public manque d’argent.
De qui se moque-t-on ?!
Ce rapport tombe donc à point nommé pour toutes les personnes qui, comme vous, se sont mobilisées, dès l’annonce de l’augmentation de la redevance TV, pour faire immédiatement barrage à cette mesure : avec cette nouvelle information, il est possible de mobiliser des milliers, voire des dizaines de milliers, de personnes supplémentaires !
Qui peut encore oser rétorquer que ce nouveau projet de taxe audiovisuelle est justifié, quand on voit comment cet argent est effrontément dilapidé ?
Vous avez une occasion unique de vous imposer dans le débat pour enterrer définitivement le projet de la redevance TV indexée sur le revenu : ne laissez pas passer cette chance !
Transférez cet email à tout votre carnet d’adresses, pour informer et rallier vos proches : demandez-leur de signer eux aussi la pétition « Non à la redevance TV indexée sur le revenu !« 
C’est le moment ou jamais de se mobiliser pour faire comprendre au gouvernement, que les contribuables en ont assez de payer pour la mauvaise gestion et la gabegie des services publics !
Merci pour votre action.
L’équipe de Citizaction
Madame, Monsieur,
Le groupe de travail qui planchait sur l’audiovisuel public vient de rendre son rapport. Pour l’instant personne n’en parle mais c’est une nouvelle attaque fiscale qui se prépare.
Au programme : taxe audiovisuelle obligatoire et indexée sur le revenu ! Et si vous n’avez pas de téléviseur, c’est pareil !
Une chose est sûre, si nous ne nous mobilisons pas dès maintenant, ce projet inacceptable pourrait bien passer.
Aujourd’hui, 27 millions de foyers s’acquittent des 138 euros annuels de la redevance télé. Seuls ceux équipés d’un téléviseur sont concernés. On parle tout de même de 93,9 % des foyers français en 2016…
… Mais pas question pour l’Etat de laisser ces quelques centièmes de contribuables échapper à l’impôt. Surtout quand le gouvernement cherche un moyen de combler en urgence le déficit abyssal de l’audiovisuel public.
Bien sûr, les modes de communication ont changé. On peut désormais regarder la télé sur de nombreux autres supports. Alors au départ, les députés voulaient élargir la taxe aux détenteurs d’ordinateurs et aux abonnés de l’Internet à haut débit.
Mais ils ont trouvé encore plus rentable : “une taxe audiovisuelle généralisée” calculée “grâce à la prise en compte des revenus”.
Nous y voilà !
Ils veulent carrément l’étendre à tous les foyers français en nous faisant payer le maximum.
Enfin tous ou presque…
… Ils mettent finalement de côté les ordinateurs et Internet pour “ne pas pénaliser les jeunes”.
… Ils exonèrent les foyers ne payant pas d’impôt sur le revenu pour “ne pas pénaliser les pauvres”.
… Ils plafonnent le montant pour ne pas trop pénaliser les riches.
Leur idée, c’est de “baisser le tarif pour une majorité de contribuables et de l’augmenter légèrement pour d’autres”. Mais rassurez-vous braves gens, tout cela fera “plus de gagnants que de perdants à la réforme”.
Sauf que les perdants sont toujours les mêmes !
Les mêmes qui paient déjà proportionnellement plus d’impôt sur le revenu que les autres.
Les mêmes qui voient leurs impôts locaux flamber.
Et toujours les mêmes qui voient leur CSG augmenter.

Ça commence à bien faire ! Surtout quand on sait que les abus, les salaires mirobolants, les gaspillages et la mauvaise gestion au sein du service public audiovisuel sont régulièrement dénoncés par la Cour des comptes.

Les recettes actuelles de la redevance télé financent déjà plus de 85 % du budget de France Télévisions et 89 % du budget de Radio France. Mais ça ne suffit pas face à la gabegie financière qui y règne. Et l’audiovisuel public coûte de plus en plus cher aux contribuables : 3,7 milliards d’euros en 2015, soit 17% de plus qu’en 2010.

Pour un service public dont le contenu et les programmes sont de plus en plus médiocres, c’est cher payé !

Pourtant, comme d’habitude, au lieu de tailler dans le vif et de prendre les mesures qui s’imposent, les politiciens préfèrent augmenter la pression sur les français.

C’est inacceptable !
C’est pourquoi, si nous ne voulons pas, encore une fois, payer pour la mauvaise gestion du service public, c’est le moment d’agir !
Pour l’instant, cette nouvelle taxation n’est qu’un projet des députés. Mais si nous ne voulons pas qu’ils le concrétisent, nous devons leur couper l’herbe sous le pied dès maintenant.
Alors aidez-moi à déclencher un véritable raz-de-marée de protestations dans toute la France, pour montrer à nos gouvernants que la classe moyenne en a assez de se faire tondre la laine sur le dos !
Signez la pétition, et surtout envoyez-la au plus grand nombre de personnes possibles pour les alerter de ce qui se trame, et leur demander de rejoindre notre mouvement pour faire barrage à cette nouvelle taxe audiovisuelle sur le revenu.
Nos dirigeants pensent que la majorité silencieuse des contribuables de la classe moyenne est taxable à merci car elle n’est pas unie, pas organisée, et se mobilise rarement pour se défendre : montrons-leur que nous sommes capables de nous rassembler pour leur faire barrage quand ils vont trop loin !
Ce n’est qu’en nous mobilisant massivement, ensemble, contre ce projet, que nous pourrons l’empêcher.
D’avance, merci pour votre mobilisation !

Charles

Publié dans:Non classé |on 10 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Donner le change pour que rien ne change..(09/10/2018)

  • Remaniement : donner le change pour que rien ne change

Des ministres qui se font un sang d’encre, une majorité en plein doute, une opposition requinquée… et pendant ce temps-là, mardi, un président comme un poisson dans l’eau devant des centaines d’entrepreneurs de la French Tech réunis à la Station F, le plus grand incubateur de start-up de la capitale. Prenant ostensiblement son temps, Emmanuel Macron a longuement échangé sur la promotion d’un écosystème favorable à l’intelligence artificielle. Affiché un sourire amusé quand une jeune femme lui a présenté sa société, spécialisée dans la «colocation idéale». Peut-être utile pour remanier une équipe ministérielle ? Alors que des voix s’élèvent dans les rangs de la majorité et du gouvernement pour donner un «nouveau souffle» au quinquennat, l’Elysée tient à faire savoir qu’il n’est pas question de s’éloigner, aussi peu que ce soit, de l’agenda de «transformation» inauguré tambour battant en mai 2017.

A lire aussi L’occasion de pacifier les relations avec les collectivités

Attachés à minimiser cette crise de gouvernance au sommet, les proches du Président se plaisent à rappeler que l’an II du quinquennat a été inauguré par le discours de Macron devant le Congrès, le 9 juillet. Comprendre : en aucun cas par les états d’âme de Hulot et de Collomb. A Versailles, le Président avait proclamé sa volonté de construire rien moins que «l’Etat-providence du XXIe siècle» en se fondant sur un système «émancipateur, universel, efficace». Pour une source ministérielle, «ce n’est pas pour rien si les noms de ministres engagés dans ces politiques [Agnès Buzyn, Muriel Pénicaud et Jean-Michel Blanquer, ndlr] ne sont jamais cités parmi les éventuels sortants».

«Lunaire»

Mardi, tandis que s’éternisaient les consultations pour finaliser le remaniement provoqué par le départ de Gérard Collomb il y a sept jours, l’exécutif a mis les points sur les «i» : puisqu’il n’y a ni virage politique ni tournant du quinquennat, inutile d’en passer par une démission du Premier ministre. Le discours n’a rien de nouveau. En 2010 ou en 2014, François Fillon et Manuel Valls avaient démissionné et formé une autre équipe tout en jurant que ces remaniements n’annonçaient pas des changements mais manifestaient au contraire la volonté de poursuivre la même politique. A la différence près que Nicolas Sarkozy et François Hollande avaient remanié dans les quarante-huit heures. Emmanuel Macron, lui, s’est déjà donné plus d’une semaine. «Il déteste agir sous la pression», explique son entourage. Repoussant ses arbitrages jusqu’à la dernière minute sans renoncer à dérouler son agenda – il a reçu à l’Elysée une vingtaine de dirigeants du numérique avant sa virée à la Station F -, ce qui plonge les ministres dans une pénible incertitude. Aux dernières nouvelles, le chef de l’Etat n’avait pas non plus renoncé à son voyage en Arménie, de mercredi après-midi à jeudi soir. «Je ne sais même pas si je reste et à quelle heure je le saurai. C’est lunaire, tout est fou», lâchait un membre du gouvernement mardi en fin de journée. Déjà enterrée par nombre de commentateurs et experts ès remaniements, la ministre de la Culture Françoise Nyssen, montait tranquillement au même moment à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre sa loi «fake news». Pour l’opposition, cette interminable attente serait le symptôme de l’isolement du chef de l’Etat et de «l’assèchement» du vivier macronien. Comme pour étayer cette thèse, le président (PS) du conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, Mathieu Klein, a fait savoir qu’il avait été approché mais qu’il avait refusé le portefeuille ministériel qui lui était proposé.

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«Grande verticalité»

Quelques jours avant la démission de Gérard Collomb, Emmanuel Macron avait donné le ton depuis les Antilles : pas de changement de cap. «En aucun cas je ne changerai de politique, expliquait-il dans les colonnes du JDD. Je me suis engagé à procéder aux transformations que notre pays, depuis des décennies, avait évitées par le petit jeu du tic-tac de droite et de gauche ou par les lâchetés, petites ou grandes. […] Notre priorité n’est pas de durer, mais de faire.» Selon le chef de l’Etat, le pays se trouverait dans ce moment où «les résultats des réformes menées ne sont pas encore perceptibles». Pas question donc de renoncer, comme l’auraient fait «beaucoup de dirigeants politiques». Après avoir passé près de deux heures à l’Elysée dans la matinée, Edouard Philippe a répliqué mardi après-midi à l’Assemblée au patron de LR, Christian Jacob, qui l’interpellait sur «la faiblesse» que l’exécutif n’arriverait plus «à dissimuler». «Je ne vois rien d’étroit dans cette majorité […] Il n’y a dans cette majorité et dans ce gouvernement aucune fébrilité, aucune impatience, a souligné le Premier ministre. Il y a la volonté de tenir les engagements pris par le Président d’assurer la sécurité des Français.»

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S’ils martèlent qu’il ne faut rien changer au rythme et à l’ambition des réformes, les stratèges de la macronie reconnaissent le déficit d’explications auprès des Français. Après une première année «d’une grande verticalité», l’an II du quinquennat doit être «celui de la République contractuelle», avançait dimanche le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand (lire ci-contre), qui fait partie du premier cercle présidentiel. Plus cash, le secrétaire d’Etat au Numérique, Mounir Mahjoubi, constatait mardi sur France Inter : «On est face à une incompréhension.»

Alain Auffray

Liberation.fr
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 9 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Manifs……………………..(09/10/2018)

  17h08
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La journée de mobilisation rassemble 21 500 manifestants à Paris, selon notre comptage indépendant
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Publié dans:Non classé |on 9 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………….(09/10/2018)

Libération 09 octobre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Trouvez-moi un Blanquer !

Une phrase prononcée ces jours-ci dans les allées du pouvoir veut tout dire : «Il nous faut un Blanquer de l’Intérieur.» Cela fait maintenant une semaine que Gérard Collomb a démissionné de la place Beauvau. Peut-être y aura-t-il un gouvernement dans une heure. Mais sept jours d’attente ! Un peu long, tout de même… De toute évidence, le «Blanquer de l’Intérieur» est un oiseau rare. Ou plutôt une chauve-souris : mi-technocrate, mi-politique, maîtrisant parfaitement les arcanes de son administration, dont il est issu. Mais aussi au fait des attentes de l’opinion en matière éducative, et donc suffisamment politique pour mettre en œuvre des réformes et conserver sa popularité, entre retour aux sources et modernité pédagogique, entre privé et public, entre égalitarisme et élitisme. C’est probablement le seul à avoir réussi à mettre en application le «en même temps» de la campagne macronienne.

La tâche est d’autant plus ardue que la recherche est plus large : on veut aussi «un Blanquer de la Culture» (ou une Blanquer…), un «Blanquer de l’Agriculture», un «Blanquer des Territoires», etc. C’est toute la difficulté du «nouveau monde» en politique : il bute sur la pénurie de ministrables crédibles. Les techniciens qui savent faire de la politique ne se trouvent pas sous le pied d’un cheval, ni dans les annuaires de l’ENA ou d’HEC. Un peu comme un normalien sachant écrire, un ingénieur poète ou un militaire dédié à la paix. Pour y parvenir, il faudrait «un Blanquer du recrutement»…

La politique est aussi un métier. C’est le fort de Blanquer de l’avoir compris d’emblée. Mais quand on veut se débarrasser de l’ancienne classe politique, on tombe forcément sur des néophytes. Le taux d’échec au gouvernement est par nécessité plus élevé, d’autant que l’équipe de la présidence, un commando de jeunes têtes d’œuf efficaces, manque cruellement d’expérience démocratique. C’est aussi sur les marchés et dans les réunions de parti qu’on apprend à être ministre. Quand on n’a jamais été élu et qu’on gagne tout de même une élection majeure, on a tendance à sous-estimer les pièges du suffrage universel. Bien sûr, les mauvaises langues, qui sont de plus en plus nombreuses en ces temps de disgrâce sondagière, ajouteront un codicille à cette analyse : ce qu’il nous faudrait, in fine, c’est un «Blanquer de l’Elysée».

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 9 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

« Cash investigations »………………….(09/10/2018)

00:22 | 01:34

VIDEO. Une plongée dans les montages fiscaux du groupe de luxe Kering avec « Cash Investigation »

Durée : 01:34 Il y a 42 minutes
« Cash Investigation » (Facebook, Twitter, #cashinvestigati), en partenariat avec le site Mediapart et l’European Investigative Collaborations (EIC), s’est plongé dans les comptes de Kering, l’un des géants mondiaux du luxe. Le groupe de François-Henri Pinault possède notamment Gucci, Balenciaga, Saint Laurent… Pendant des années, le groupe a concentré la majorité de ses bénéfices en Suisse, ce qui lui aurait permis de payer le moins d’impôts possible. C’est ce que va révéler un de ses anciens hauts responsables que le magazine présenté par Elise Lucet a rencontré quelque part en Europe, par le biais d’un mail signé du collectif Corrupted Fashion (La mode corrompue). « On s’approchait dangereusement de l’évasion fiscale » « Alfred » a été au cœur des montages fiscaux élaborés par Kering. Il témoigne pour la première fois devant une caméra, sous couvert d’anonymat, en décrivant un système que le groupe aurait mis en place pour payer moins d’impôts. « Il n ’y a jamais eu de considérations de type éthique. Ce qui a fait l’objet du débat était le risque », explique-t-il, dissimulé sous une capuche. « Le risque était effectivement que le système fasse l’objet d’un contrôle fiscal par les autorités et que cela ait un impact financier, médiatique, et que cela porte atteinte à la réputation du groupe, précise ‘Alfred’. Mais il n’y a jamais eu de considérations éthiques. Il était clair pour tout le monde qu’on s’approchait dangereusement de l’évasion fiscale. » Extrait de « Luxe, les dessous chocs », une enquête de Zoé de Bussierre diffusée mardi 9 octobre à 21 heures sur France 2.
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 9 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Attention, danger……………………(08/10/2018)

  21h42
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« Le populisme est en train de gagner partout dans le monde » : Roberto Saviano, l’écrivain italien opposé à Matteo Salvini, tire la sonnette d’alarme
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Publié dans:Non classé |on 8 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………….(08/10/2018)

Libération 08 octobre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Peuple contre démocratie

L’info du week-end : le cri d’alarme du Giec, bien sûr, mais aussi, bien plus que le remaniement ou les quatre buts de Mbappé, le score énorme de Jair Bolsonaro, candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle brésilienne. Près de la moitié des électeurs du pays le plus peuplé d’Amérique latine ont voté démocratiquement… contre la démocratie. Ancien militaire inconnu il y a un an, Bolsonaro ne fait pas mystère de sa nostalgie pour la dictature qui a dominé le pays de 1964 à 1985. Les Pangloss du commentaire répondront qu’il n’a pas réussi à passer au premier tour, qu’un improbable «front républicain» peut encore le battre, qu’il a solennellement fait allégeance à l’ordre constitutionnel brésilien. Mais qui ne voit qu’une vague mondiale de rejet des valeurs démocratiques ne cesse de monter, même si elle se coule la plupart du temps dans les procédures démocratiques ? Bolsonaro est sexiste, homophobe, raciste, autoritaire, passéiste : il remporte 46% des suffrages au premier tour de l’élection. Sur le même continent américain, plus au nord cette fois, un candidat extérieur au système bipartisan, François Legault, promettant de réduire l’immigration, s’est fait élire au Québec, province policée, prospère, sociale-démocrate à bien des égards. L’homme est fort éloigné des thèses défendues par Bolsonaro. Mais il a usé de la même rhétorique du renouveau anti-système et de l’ordre rétabli. Legault, Trump, Bolsonaro : adapté à chaque pays, distinct mais cousin, le discours nationaliste étend son inluence sur tout un continent.

Vu dans un reportage télévisé : une mère de famille explique qu’elle a voté constamment pour le Parti des travailleurs de Lula, mais que cette fois, elle basculait : sous la dictature, dit-elle, il y avait moins de corruption et plus de sécurité. A la différence des leaders du PT, Bolsonaro n’a jamais été pris dans une affaire de corruption. Le Brésil est par ailleurs un des pays les plus violents au monde, une violence qui frappe en priorité les classes populaires. La leçon est claire comme de l’eau de roche : quand la démocratie ne résout pas les problèmes du peuple, le peuple se tourne démocratiquement vers les non-démocrates, ou, à tout le moins, vers les partisans d’une démocratie musclée. Elle vaut pour les pays lointains, comme pour les plus proches.

Et aussi

La gauche débat de l’immigration et se divise. Au sein du groupe parlementaire de La France insoumise, Clémentine Autain signe un texte favorable à l’accueil des migrants, si général qu’il devient flou. Les autres, Mélenchon en tête, refusent de s’y joindre. Les courants de gauche non-mélenchonistes, Hamon, les écolos, le PCF, s’en saisissent pour en faire un marqueur idéologique. Pour avoir rompu souvent des lances avec LFI, on est d’autant plus à l’aise pour le dire : sur ce point précis, Mélenchon a raison.

Le texte a une qualité et deux défauts. Il rappelle la nécessité de l’accueil et l’humanisme élémentaire qui sied à une grande démocratie : juste affirmation. Mais il présente comme une concession à l’extrême droite toute mesure qui tend à réguler l’immigration. A ce compte-là, tous les gouvernements de la France depuis 1945, de droite et de gauche, appartiennent à l’extrême droite ou bien lui font de honteuses concessions. Et tous les gouvernements de la Terre également : tous régulent, et donc contiennent, les flux migratoires. Accusation absurde et confuse…

Le texte prescrit le «droit à la libre circulation». Idéal précieux. Mais il oublie de dire que dans les textes internationaux, ce droit présente d’importantes exceptions, liées à la sécurité du territoire ou aux intérêts nationaux. Faut-il les annuler ? Mystère. La libre circulation est garantie dans l’espace Schengen, qui regroupe une vingtaine d’Etats européens, sauf exception transitoire. Faut-il étendre cette garantie aux non-Européens ? Le texte semble le dire. Mais dans ce cas, tout individu qui veut entrer en Europe, ou en France, serait autorisé à le faire de plein droit. Il faut aujourd’hui un visa pour venir d’un pays extra-européen en France. Faut-il l’abolir ? L’office des réfugiés (Ofpra) examine la situation des demandeurs d’asile, acceptant les uns, refusant les autres. Faut-il le dissoudre et donc supprimer au passage toute distinction entre réfugiés menacés dans leur pays et migrants souhaitant simplement travailler en France ? Rappelons qu’aucun gouvernement ne l’a jamais envisagé, même quand il comprenait des ministres communistes, hamonistes ou écologistes. La position des démocrates est celle de l’accueil régulé, ce qui les distingue de l’extrême droite qui tend à refuser tout accueil. Peut-on mettre ces deux forces dans le même sac ? Amalgame absurde et confus.

Tout cela se ramène à une constatation : la gauche ne s’en tirera pas en se contentant de positions de principe. Il lui faut une politique. Une politique ouverte, humaine, solidaire, mais une politique. L’irénisme n’en est pas une.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 8 octobre, 2018 |Pas de commentaires »
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