Archive pour la catégorie 'Non classé'

La CJIP………………….(06/10/2018)

La CJIP : un nouvel outil dans les mains de justice pour faire reculer la fraude fiscale et la corruption

La convention judiciaire d’intérêt public (CJIP), qui existe depuis 2016, s’apprête à être étendue dans le cadre de la loi de lutte contre la fraude fiscale. Ce dispositif, que Transparency France soutient depuis longtemps, n’a pas manqué de faire débat. Explications : 

Qu’est-ce que la CJIP ?
Ce nouveau dispositif donne la possibilité au juge de décider de renoncer à engager des poursuites pénales contre une entreprise accusée de corruption ou de fraude fiscale à condition qu’elle respecte un certain nombre d’obligation : paiement d’une amende, indemnisation des victimes, obligation de mise en conformité…

En quoi peut-elle être un outil efficace contre la fraude fiscale et la corruption ?
L’objectif poursuivi par la CJIP est clair : s’assurer que les entreprises délinquantes soient sanctionnées rapidement à la hauteur de la gravité des faits, qu’elles soient contraintes à coopérer pleinement avec la justice pour faire avancer les enquêtes et qu’elles mettent en place des procédures de conformité pour empêcher la réitération des faits. Alors qu’aucune entreprise, en plus de 15 ans, n’avait été condamnée pour des faits de corruption par la justice française, ce contexte de quasi-immunité devait cesser !

Ce dispositif a t-il déjà fait ses preuves ?
Récemment adopté, quatre CJIP ont été signées jusqu’alors. Selon Transparency, les conditions de mise en oeuvre et de sanction doivent être précisées et renforcées.

desirdavenkir77500

Publié dans:Non classé |on 6 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………….(05/10/2018)

Libération 05 octobre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Manuel et Shahnourh

Aznavour, Valls… Toujours cette obsessionnelle querelle de l’identité, si souvent imbécile. Voilà deux hommes qui, dans leur métier et leur vie, ont fait partie intégrante du paysage français, celui de la chanson populaire pour l’un, de la politique pour l’autre. Pourtant, sans que grand monde ne s’en soucie, ils revendiquaient fièrement leurs origines et ils détenaient une double nationalité. Bien pire, ou bien mieux, ils ont pris des responsabilités publiques au service d’un Etat étranger, ambassadeur d’Arménie il y a quelques années pour l’un, candidat à la mairie de Barcelone plus récemment pour l’autre. Qui douterait qu’ils ont été, ou qu’ils sont, en même temps, de bons citoyens français ?

On se saisit de leur cas pour opposer l’ancien modèle d’«assimilation à la française» au «multiculturalisme» qui serait devenu une des plaies du vieux pays. Assimilé, Charles Aznavour l’était (sauf sur le plan fiscal), chanteur international amoureux de la langue française, icône populaire à tous égards. Assimilé, Valls l’était aussi, protagoniste énergique du débat français, élu, chef de courant dans un grand parti national, ministre de l’Intérieur, Premier ministre. Mais tout autant, ils étaient – horresco referens – «multiculturels». Dans la cour des Invalides l’hommage rendu à Aznavour a fait retentir des chants arméniens. Aznavour s’appelait Charles mais sa mère lui avait d’abord donné deux prénoms arméniens, Shahnourh et Varinag, que l’état civil a refusés. Il a une fille prénommée Seda et un fils Misha, prénoms qui ne figurent pas dans le calendrier des Postes, comme si ce critère avait encore de l’importance. Le cœur d’Aznavour battait aussi pour Erevan, celui de Valls pour Barcelone. Pourquoi en irait-il autrement de ceux qui s’appellent Mohammed, Zinedine ou Hapsatou ?

L’enfermement de l’identité unique est absurde. Valls et Aznavour démontrent qu’on peut être d’ici et d’ailleurs, adhérer à la République sans renier sa propre origine, avoir deux amours, son pays et Paris. Ce qui compte, au fond, ce n’est pas l’identité, c’est la volonté. La volonté de prendre sa part au sort commun d’un pays, sans obéir forcément à l’étrange injonction d’oublier qu’on est aussi d’autre part. Ceux qui doutent que la France puisse supporter la différence culturelle doutent en fait de la France. Ils doutent de son histoire, qui est celle d’un creuset. Eux qui se croient Français d’élite doutent d’une identité française qui a ses constantes mais aussi ses variantes, qui tient ensemble non à cause de la terre et des morts, mais par l’adhésion à des principes communs, au premier rang desquels on trouve l’ouverture et l’universalité.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 5 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Si même la police disparait………………(05/10/2018)

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Une enquête ouverte en France après la disparition du président d’Interpol, Hongwei Meng
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Publié dans:Non classé |on 5 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Entre copains………………….(04/10/2018)

JAUVERT CONFIDENTIEL. Le Conseil des ministres a adopté un texte permettant de bombarder une camarade de promotion de Macron à l’ENA à la tête de l’académie de Versailles.

Publiée dans le communiqué du Conseil des ministres du mercredi matin 3 octobre, l’information est passée inaperçue. Sauf chez les universitaires. Les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur ont, en effet, présenté un décret « portant modification des modalités de nomination des recteurs ». Le but annoncé : « diversifier le recrutement des recteurs ». Comment ? En permettant à davantage de non-titulaires de doctorat (plus précisément, à des « non-titulaires d’habilitation à diriger des recherches ») d’occuper cet emploi prestigieux. Jusqu’à présent, seuls 6 recteurs sur 30 pouvaient ne pas être universitaires. Le décret double ce chiffre à 12.

L’intention serait sans doute louable s’il ne s’agissait à l’évidence d’un texte de circonstance. D’une manœuvre qui ressemble fort à celle qui a permis de nommer l’écrivain Philippe Besson, un non-diplomate, consul à Los Angeles (nomination qui fait aujourd’hui l’objet d’un recours).

Une source très bien informée décrypte le décret de ce mercredi : « En fait, il s’agit d’ouvrir ces postes de recteur à plus d’énarques et plus précisément à une camarade d’Emmanuel Macron à l’ENA ».

Qui ? L’actuelle secrétaire générale de Sciences-Po, Charline Avenel. L’Elysée et Matignon veulent bombarder cette énarque de la célèbre promotion Senghor à la tête de l’académie de Versailles, la plus grosse de France avec plus d’un million d’élèves. Or, cette haut fonctionnaire n’est pas titulaire d’une habilitation à diriger des recherches et le quota de six recteurs dans ce cas est déjà rempli. Il fallait donc l’élargir…

Ce tour de passe-passe opéré, plus rien ne s’oppose à cette nomination, à part l’avis d’une une commission ad hoc, dirigée par un membre du Conseil d’Etat, le corps auquel appartient Edouard Philippe, le Premier ministre, et le directeur de Sciences-Po, Frédéric Mion. Elle ne devrait donc pas rechigner outre mesure. L’heureuse élue a d’ailleurs prévenu ses proches collaborateurs, rue Saint-Guillaume, de son départ imminent à Versailles, où elle fait déjà des allers-retours.

Certes, cette énarque de 42 ans connaît le monde universitaire, puisqu’elle a été directrice adjointe du cabinet d’une ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. Et, à Sciences-Po, elle a, depuis 2013, mené à bien le rachat de l’hôtel de l’Artillerie, un bâtiment de l’armée situé au cœur du quartier Latin, où l’école devrait installer son nouveau campus dans quelques années.

Mais des universitaires reprochent à cette fonctionnaire de Bercy, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions, de n’avoir jamais dirigé d’académie, pas même une petite. Ce qui, selon eux, la disqualifierait pour prendre en main la très grande académie de Versailles, réservée jusqu’à présent à des recteurs d’expérience. Mais on n’est pas forcé de partager leur point de vue chagrin.

Addendum 00h30 : l’Elysée, réagissant à notre information, assure que l’assouplissement des règles a été souhaité par le chef de l’Etat « bien avant que Charline Avenel ne soit dans le radar » et que c’est Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education nationale, « qui a souhaité la nommer à Versailles ».

Publié dans:Non classé |on 4 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………….(04/10/2018)

Libération 04 octobre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Changer de République ?

Une VIRépublique ? Peut-être, mais encore ? C’est un fait que nous vivons en monarchie républicaine. Election du président par le peuple, élection des députés dans foulée de la présidentielle, scrutin majoritaire qui assure la domination du parti du président : la somme de ces trois éléments crée un régime où l’exécutif dispose de tous les pouvoirs, seulement bornés par la Constitution et l’influence de l’opinion qui s’exprime par les élections intermédiaires, les sondages ou les manifestations. Dans aucune démocratie, l’exécutif ne bénéficie d’autant de latitude. Un régime parlementaire ? C’est la norme européenne. Mais il se heurte en France à un obstacle dirimant : il faut priver le peuple de la désignation du président. Le peuple le souhaite-t-il ? Peu probable. Un président élu mais sans pouvoir ? C’est un oxymore.

Quant au régime d’assemblée, qui a la faveur d’une partie de la gauche, il est par nature instable, surtout si on instaure la proportionnelle. Rien ne dit, surtout, que la volonté populaire sera dans ce cas mieux assurée. On élit une coalition, mais si elle se défait au Parlement, une autre prend sa place, avec une autre politique, sans élection pour le décider. L’histoire du pays offre deux exemples cuisants : la chambre de 1936 porte au pouvoir le Front populaire. Quatre ans plus tard, la même chambre (sans les communistes), vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. La chambre de 1956 est élue pour faire la paix en Algérie avec Mendès. C’est Mollet qui est désigné par les députés : il fait la guerre.

A lire aussi Ve République : 60 ans, le premier jour du reste de sa vie

Une seule solution rationnelle : la Vplus. C’est-à-dire une réforme qui revalorise le Parlement en lui donnant plus de pouvoirs de contrôle et en «instillant», selon l’expression consacrée, une dose de proportionnelle. On peut aussi réformer le Sénat pour en faire, non une assemblée de notables, mais une représentation des corps intermédiaires (syndicats, associations, ONG environnementales, etc.). Ce qui suppose une fusion avec le Conseil économique, social et environnemental. Ce qui suppose aussi de laisser le dernier mot à l’Assemblée nationale, seule représentante élue.

La Ve a l’immense avantage de s’adapter à toutes sortes de situations et de protéger l’exécutif des aléas quotidiens de la vie publique. Faisons une constituante, disent certains : on retombera sur les mêmes dilemmes. On risque surtout de perdre beaucoup de temps…

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 4 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

On est gouverné………………..(03/10/2018)

Extorquée au Président, la démission du ministre de l’Intérieur pour retrouver son fauteuil de maire à Lyon a surpris jusqu’au gouvernement.

  • Le jour où Collomb s’est expulsé lui-même

Exit Collomb. Le départ du ministre de l’Intérieur a été confirmé dans la nuit de mardi à mercredi, à l’issue d’un invraisemblable pas de deux avec le chef de l’Etat. Alors que celui-ci lui avait refusé, lundi, son bon de sortie, le premier flic de France a confirmé dans le Figaro son souhait de démissionner. L’Elysée a fait ensuite savoir qu’Emmanuel Macron avait «accepté la démission de Gérard Collomb et demandé au Premier ministre d’assurer son intérim dans l’attente de la nomination de son successeur» au ministère de l’Intérieur.

Candidat déclaré à un quatrième mandat à la mairie de Lyon, le numéro 2 du gouvernement multipliait ces dernières semaines les allusions à son avenir municipal, mais aussi les commentaires inquiets sur l’«arrogance» du camp macroniste et l’isolement du chef de l’Etat. Résultat des courses : un poids lourd de moins au gouvernement, un souci de plus pour Emmanuel Macron, et une rentrée décidément infernale pour la majorité.

8 heures à Matignon

«Est-ce que Gérard Collomb est là pour longtemps ?» Lors du petit-déjeuner hebdomadaire de la majorité, à Matignon, le président de l’Assemblée, Richard Ferrand, met les pieds dans le plat. Lundi soir, Macron a refusé la démission du ministre de l’Intérieur. Le 18 septembre, Collomb avait expliqué à l’Express son désir de retourner à Lyon et donc de quitter l’exécutif après les européennes de 2019. Ce mardi matin, le silence du Premier ministre est couvert par les rires étouffés des convives. Edouard Philippe veut s’en tenir aux sujets du jour : le budget ou la taxe carbone, pas commenter les petits arrangements entre le chef de l’Etat et son ministre – dont il n’est d’ailleurs tenu informé qu’en dernier ressort, pour la forme…

«Ça le préoccupait quand même puisqu’il a regardé avec attention le bandeau de BFM TV annonçant la vraie-fausse démission de Collomb», relève un participant. Il y a urgence : Collomb est devenu une cible. Les syndicats, à l’approche des élections professionnelles de décembre, n’épargnent plus un ministre affaibli (lire page 4). L’opposition dénonce ses atermoiements et cartonne le Président sur la sécurité. Soutien de Macron, Daniel Cohn-Bendit avait le premier sonné l’hallali lundi, appelant Collomb, 71 ans, à faire valoir son «droit à la retraite» : «Qu’il aille s’occuper de ses petits-enfants, des pâquerettes.»

10 heures à l’Assemblée

La droite sent le climax approcher. Lors de la réunion de groupe des députés LR, Laurent Wauquiez pilonne : «Le ministre de l’Intérieur est en survie artificielle.» Les critiques déferlent sur les réseaux sociaux. «Le ministre de l’Intérieur est cramé : son administration s’éloigne de lui depuis son annonce de départ, idem les syndicats. […] Tenir huit mois sera long», réagit le député LR Philippe Gosselin sur Twitter.

13 heures à l’Elysée

Au sommet de l’Etat, la situation «surréaliste» délie les langues : «Ce n’est pas parce qu’on refuse une démission qu’elle n’est pas inéluctable», souffle un lieutenant du chef de l’Etat. Plusieurs responsables de la majorité s’inquiètent de ce «désordre». S’agissant de l’Intérieur, le flou est intenable pour le pouvoir : Macron risque de payer cher en popularité et en autorité le temps passé à trouver un remplaçant. «Collomb a le corps criblé de balles, souligne un proche du ministre de l’Intérieur. Le pire, c’est que c’est lui qui a tiré le premier. On a un ministre d’Etat dont les décisions ont été prises au regard d’enjeux locaux.»

En coulisse, on spécule déjà sur son successeur. Christophe Castaner rêve du job mais le patron de LREM a déjà fort à faire avec les prochaines élections européennes et municipales. Même si Macron l’apprécie, le ministre du Budget, Gérard Darmanin, est toujours pénalisé par son passé sarkozyste. «Il faut à la fois quelqu’un de confiance et l’autorité, la crédibilité et la séniorité nécessaires, fait valoir un lieutenant du Président. Autour de Macron, il n’y en a qu’un, c’est Jean-Yves Le Drian. En plus, il est adoré des armées, q

5 heures au Palais Bourbon

Gérard Collomb sèche la séance de questions au gouvernement. Officiellement, le ministre de l’Intérieur est retenu à Beauvau pour les séminaires de deux services de police. «Il est où Gérard ?» entonne la droite. Eric Ciotti dénonce «un ministre de l’Intérieur qui est déjà à l’extérieur». Pour Edouard Philippe, «ce qui compte, c’est ce que nous faisons pour assurer la sécurité des Français, ce que nous faisons en augmentant les moyens humains et matériels du ministère». En gros, peu importe qui occupe le poste… Sans prononcer le nom de Collomb, le chef du gouvernement souligne sobrement que «chaque ministre doit se consacrer pleinement à sa tâche». Une (nouvelle) interview du ministre de l’Intérieur au Figaro«Je maintiens ma proposition de démission» – plus tard, le ton est moins badin, Philippe cingle : «J’aurai l’occasion de proposer au Président les décisions qui s’imposent.»

16 heures dans les ministères

La nouvelle provocation de Collomb se propage de smartphone en smartphone. Silence radio à Matignon, où l’on a découvert l’interview en même temps que tout le monde. Silence aussi autour de Collomb où, ces derniers jours, on n’épargnait pas sa peine pour vendre un ministre «pleinement à sa tâche» et en plein accord avec Macron. Un conseiller ministériel, ébahi : «C’est incompréhensible. Se laisser retenir puis remettre une pièce dans la machine, c’est carrément cruel. Quand on présente sa démission, on part et puis c’est tout !» «Un ministre, ça démissionne ou ça ferme sa gueule», avait dit en 1983 Jean-Pierre Chevènement, qui avait pourtant mis plus d’un mois à claquer la porte du gouvernement Mauroy. «Mon sentiment, c’est que les choses sont compliquées à Lyon et qu’il doit vouloir s’y consacrer aussi vite que possible», confie un ministre. Même analyse d’un député LREM : «Les séjours de Collomb à Lyon l’ont fait flipper. Il a vu que le lien avec la population s’effilochait, que sa victoire là-bas n’était pas acquise. Il veut donc sortir du gouvernement en rock star et reprendre la main au plus vite.» Sans attendre les élections : resté conseiller de Lyon, l’ex-édile va se voir réélire par le conseil municipal, a confirmé le maire actuel, Georges Képénékian.

17h01 dans le bureau de Macron

Contraint et forcé, le Président accepte cette énième demande de démission de Collomb et fait savoir qu’il «attend que le Premier ministre lui fasse des propositions» pour le remplacer. L’entourage présidentiel juge «regrettable que Gérard Collomb se soit mis dans la situation le conduisant à devoir démissionner». Indigeste, la formule vient souligner en creux le manque de grands serviteurs de l’Etat dont souffre la macronie. Dans la soirée, le Président reçoit les députés de la majorité de la commission des affaires sociales. Pas un mot, à 19 h 30, sur la crise en cours et le remaniement à venir. «On parle protection sociale du XXIe siècle, rapporte un participant. Pas de Collomb : c’est trop XXe siècle.»

Nathalie Raulin , Laure Bretton , Dominique Albertini 

Liberation.fr

desirdavenir77500

 

Publié dans:Non classé |on 3 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Le cirque gouvernemental……………(02/10/2018)

POLITIQUE – Emmanuel Macron juge « regrettable que Gérard Collomb se soit mis dans la situation le conduisant à devoir démissionner ». Même les éléments de langage de l’Elysée en disent long sur le caractère rocambolesque d’une rupture inédite. En mettant le président de la République au pied du mur pour le contraindre d’accepter sa démission, moins de 24 heures après avoir ostensiblement participé à la mise en scène de leur réconciliation, Gérard Collomb a sans conteste signé le départ du gouvernement le plus improbable de ces soixante dernières années.

« Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », a déclaré l’ancien maire de Lyon dans une interview partiellement disponible sur le site internet du Figaro. Plus qu’un affront, un camouflet pour le « maître des horloges » de l’Elysée, contraint de subir la résignation d’un membre éminent de son exécutif, la seconde en l’espace d’un mois.

« Cirque Pinder » contre « grand guignol »

L’abdication improvisée en direct sur France Inter de Nicolas Hulot, qui n’avait même pas prévenu le chef de l’Etat et le premier ministre de sa décision, avait pourtant fixé un nouveau standard en matière de transgression protocolaire. Mais la forme surprenante de ce renoncement avait très vite été imputée à la personnalité de cette figure populaire, issue de la société civile, puis à sa volonté de rompre radicalement avec la politique environnementale « des petits pas » d’Emmanuel Macron.

Rien de comparable avec Gérard Collomb dont le départ n’est pour l’heure justifié ni par un désaccord de fond ni des circonstances extérieures. « De mémoire, je n’ai rien vu d’équivalent sous la Ve République », confesse le politologue Bruno Cautrès qui qualifie la situation « d’absurde ». « Un président n’a évidemment pas le pouvoir de retenir un ministre contre son gré. Mais il n’est pas normal à ce niveau de l’Etat d’assister à la double démission d’un ministre dans des entretiens de presse », glisse le chercheur au Cevipof.

Si les relations s’étaient incontestablement abîmées entre le président de la République et Gérard Collomb dans les remous de l’affaire Benalla, rien ne laissait présager que le départ de cet élu chevronné, un temps présenté comme le parrain du chef de l’Etat et véritable pilier du « nouveau monde » macronien, tournerait au vaudeville politique sous le regard ébahi de la majorité et de l’opposition.

« Cirque Pinder », « numéro de grand-guignol », « mauvais vaudeville », « spectacle de déconfiture », « bras d’honneur »… A gauche comme à droite de l’hémicycle, les parlementaires n’ont pas eu à forcer leur talent pour déplorer la séquence ubuesque à laquelle ils ont assisté en direct. « C’est un gros cafouillage. Pendant que le premier ministre assure aux députés que les institutions fonctionnent, le ministre de l’Intérieur nous dit que sa proposition de démissionner est toujours sur la table. C’est du jamais vu », résumait la présidente du groupe PS Valérie Rabault dans les couloirs du Palais Bourbon. « On ne comprend pas tout », avouait une députée LREM, visiblement décontenancée.

Et pour cause. A 15h, le premier ministre Edouard Philippe défendait encore devant les députés le maintien du ministre Collomb à son poste, en l’absence du principal intéressé. Une heure plus tard, patatras. Le chef du gouvernement prenait acte de la démission du même ministre, assurant qu’il « exercerai(t) la totalité des attributions constitutionnelles » qui sont les siennes. En clair: lui trouver un remplaçant.

« Collomb a pris peur » à Lyon

Les démissions de ministres, même de premier plan, n’ont rien d’exceptionnel dans la vie mouvementée de la Ve République. Beaucoup ont été imposées par des pépins judiciaires (y compris sous ce quinquennat) ou des polémiques rendant impossible un maintien au gouvernement. Certaines ont pu être motivées par des désaccords politiques de fond. Par deux fois, Jean-Pierre Chevènement a claqué la porte de l’exécutif pour contester l’engagement

« Cirque Pinder », « numéro de grand-guignol », « mauvais vaudeville », « spectacle de déconfiture », « bras d’honneur »… A gauche comme à droite de l’hémicycle, les parlementaires n’ont pas eu à forcer leur talent pour déplorer la séquence ubuesque à laquelle ils ont assisté en direct. « C’est un gros cafouillage. Pendant que le premier ministre assure aux députés que les institutions fonctionnent, le ministre de l’Intérieur nous dit que sa proposition de démissionner est toujours sur la table. C’est du jamais vu », résumait la présidente du groupe PS Valérie Rabault dans les couloirs du Palais Bourbon. « On ne comprend pas tout », avouait une députée LREM, visiblement décontenancée.

Et pour cause. A 15h, le premier ministre Edouard Philippe défendait encore devant les députés le maintien du ministre Collomb à son poste, en l’absence du principal intéressé. Une heure plus tard, patatras. Le chef du gouvernement prenait acte de la démission du même ministre, assurant qu’il « exercerai(t) la totalité des attributions constitutionnelles » qui sont les siennes. En clair: lui trouver un remplaçant.

« Collomb a pris peur » à Lyon

Les démissions de ministres, même de premier plan, n’ont rien d’exceptionnel dans la vie mouvementée de la Ve République. Beaucoup ont été imposées par des pépins judiciaires (y compris sous ce quinquennat) ou des polémiques rendant impossible un maintien au gouvernement. Certaines ont pu être motivées par des désaccords politiques de fond. Par deux fois, Jean-Pierre Chevènement a claqué la porte de l’exécutif pour contester l’engagement de la France dans la guerre du Golfe puis la ligne du gouvernement Jospin sur le dossier corse. D’autres ministres ont pu céder la place pour des raisons de santé ou pour briguer un nouveau mandat.

Problème: Gérard Collomb ne rentre dans aucune de ces catégories. S’il met en avant sa volonté de préparer les municipales, celles-ci n’interviendront qu’en 2020. Autrement dit, aucune jurisprudence n’imposait que le ministre de l’Intérieur abandonne son portefeuille aussi précipitamment, fragilisant au passage un président de la République déjà bien mal en point.

Faute de plus d’explications, c’est pourtant bien la piste municipale qui s’imposait dans la soirée côté LREM. « Gérard Collomb a pris peur » en vue des municipales, croit savoir un député proche du chef de l’Etat pour qui cette démission tonitruante relève de « l’irrationnel ». « Il a senti que la situation est complexe et qu’elle peut lui échapper. Il s’est dit ‘si je ne reviens pas tout de suite, je suis perdu, je ne gagnerai pas’ », analyse cet élu.

A l’appui de cette explication lyonnaise, la présence ce mardi place Beauvau de l’actuel maire de Lyon Georges Képénékian qui a confirmé au Figarosa prochaine démission pour permettre la réélection de Gérard Collomb. « Dans les temps qui viennent, nous avons convenu depuis longtemps que je reviendrai à la tête de la mairie pour préparer les échéances futures », a acté le ministre démissionnaire.

Un scénario qui ne répond pas à toutes les questions. « Si l’objectif de Gérard Collomb était de redevenir maire de Lyon, il avait tout le temps pour cela », s’interroge Bruno Cautrès pour qui cette séquence acte « un dysfonctionnement grave de l’équipe gouvernementale ». Encore une.

desirdavenir77500

de la France dans la guerre du Golfe puis la ligne du gouvernement Jospin sur le dossier corse. D’autres ministres ont pu céder la place pour des raisons de santé ou pour briguer un nouveau mandat.

 

Publié dans:Non classé |on 2 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………(02/10/2018)

Libération 02 octobre 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Que c’est triste Beauvau…

Cette fois on passe d’Aznavour à Brel. «Que c’est triste Beauvau, au temps des amours mortes», dit Collomb. «Ne me quitte pas, répond Macron, il faut oublier, tout peut s’oublier […] oublier le temps des malentendus.» Référence un peu frivole mais légitime : l’invraisemblable valse-hésitation qui se déroule depuis quelques jours au sein de l’exécutif à propos du poste éminent de premier flic de France tient plus du music-hall que de la politique gouvernementale. Valse à mille temps ? (Brel toujours) Valse à trois temps, en tout cas. Premier mouvement : Collomb exprime ses états d’âme – attention à l’hubris présidentielle, dit-il – et annonce son intention de se représenter à la mairie de Lyon. Deuxième mouvement : il présente sa démission qui est aussitôt refusée par le Président. Troisième mouvement : il annonce au Figaro que sa proposition de démission est maintenue. Peut-être aura-t-il effectivement quitté le gouvernement peu après la parution de cette lettre. Mais le fait demeure : ce pas de trois est inédit dans l’histoire de la Ve. En passant par pertes et profits l’injonction présidentielle deux jours après qu’elle a été rendue publique – et confirmée encore lundi soir par l’exécutif – Gérard Collomb sait fort bien qu’il met à mal une autorité qui se voulait jupitérienne. Il sait tout autant qu’on ne peut être dedans et dehors, à l’Intérieur tout en affirmant hautement sa préférence pour l’extérieur. Valse mélancolique et sulfureux vertige : c’est la place Beauvau tout entière qui a le tournis.

Gérard Collomb fut au début de la geste macronienne le principal soutien du futur président. Deux ans plus tard, il est le savonneur de planche en chef. Quelle faille s’est creusée entre lui et son jeune pupille parvenu au sommet ? L’affaire Benalla, sans doute. Contraint d’avouer qu’il n’était au courant de rien – ce qui la fiche mal pour le successeur lointain de Joseph Fouché – Collomb, qui a son quant-à-soi, a peu goûté le rôle de dindon de la farce qu’il a dû endosser. Et dès lors qu’il officialisait son intention de se présenter aux municipales, il devenait aux yeux de ses troupes un peu éberluées un ministre en sursis, pratiquement intérimaire. Sa démission rapide devient inévitable. Il en tire la leçon.

Mais il y a peut-être plus gênant : si un fidèle des fidèles décide de prendre du champ, c’est aussi parce qu’il porte sur l’avenir de l’équipée Macron un diagnostic moins optimiste qu’à son entrée dans le gouvernement. Et si le Président tient à le conserver, c’est peut-être encore qu’il peine à trouver un remplaçant de poids au ministère de l’Intérieur. Dans les deux cas, c’est un signe alarmant.

Laurent Joffrin
desirdavenir77500
Publié dans:Non classé |on 2 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Terrorisme…………………….(02/10/2018)

  09h10
Alerte info
Perquisitions contre une association musulmane à Grande-Synthe : onze personnes interpellées dans le cadre d’une opération antiterroriste
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:Non classé |on 2 octobre, 2018 |Pas de commentaires »

Je t’aime, moi non plus…………..(01/10/2018)

EXCLUSIF – Le ministre de l’Intérieur confie au Figaro que le chef de l’État a décidé de le maintenir à son poste, malgré sa proposition de partir.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a remis, lundi en fin de journée, sa démission au président de la République. Qui l’a refusée. Il est clair que, par ce geste fort, le chef de l’État renouvelle sa confiance à un tout proche. Il s’agit visiblement de couper court aux tentatives de déstabilisation dont le ministre estime avoir été victime depuis qu’il a annoncé, le 18 septembre dernier, son intention de quitter ses fonctions l’été prochain pour se consacrer à sa réélection à Lyon.

Dans l’esprit de Gérard Collomb, ce n’est pas au regard de sa personne qu’il s’est senti obligé de remettre sa démission, refusée, donc, par l’hôte de l’Élysée, mais parce que l’institution qu’il dirige pouvait pâtir d’une sorte de campagne de dénigrement dont il s’estimait l’objet. Il ne souhaitait pas, confie-t-il au Figaro, que Beauvau soit déstabilisé par une décision politique qui le concernait, à savoir le choix très personnel de se représenter à la mairie de Lyon aux prochaines municipales.

desirdavenir77500

 

Publié dans:Non classé |on 1 octobre, 2018 |Pas de commentaires »
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