Archive pour la catégorie 'Non classé'

Maladresse nauséeuse………………….(11/12/2017

Pas d’alliance avec le FN « pour le moment » : comment Virginie Calmels a raté sa soirée

Pas d'alliance avec le FN "pour le moment" : comment Virginie Calmels a raté sa soirée
Virginie Calmels et Laurent Wauquiez, le 3 septembre, au Mont Mezenc. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

L’ancien juppéiste et future numéro 2 des Républicains s’est complètement loupée dimanche soir sur BFMTV.

Par L’Obs

Publié le 11 décembre 2017 à 11h15

Ce devait aussi être sa soirée. Mais Virginie Calmels l’a ratée. La future numéro 2 du parti Les Républicains, que Laurent Wauquiez a chipée à l’ennemi juppéiste, aurait dû prendre toute la lumière dimanche 10 décembre, à la faveur du triomphe dans son rôle de caution de la droite modérée. Mais une seconde d’inattention et trois petits mots ont terni sa soirée.

Le fail s’est produit sur BFMTV, alors qu’elle débattait avec l’ancien frontiste Florian Philippot des différences de discours entre Laurent Wauquiez et Marine Le Pen.

« Vous avez vu que Madame Le Pen souhaite faire une alliance avec Monsieur Wauquiez », lui lance Florian Philippot, fondateur des patriotes.  »Mais pour le moment, nous la refusons, nous », rétorque Virginie Calmels avec de gros yeux.

Pour. Le. Moment. Il n’en fallait pas plus pour réveiller les juppéistes, convaincus d’avoir sous les yeux, avec ces trois petits mots, la preuve d’une porosité à l’œuvre entre droite et extrême droite. #Pourlemoment a ainsi tweeté Gilles Boyer, ancien bras droit d’Alain Juppé, qui alerte depuis des mois sur la lepénisation du discours de Wauquiez.

Le hashtag a été repris dans la foulée par la sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller, ex-LR ayant rejoint les rangs d’Agir :

« La phrase de Calmels sur le FN m’a profondément déplu », a de son côté lâché le président LR du département de Charente-Maritime Dominique Bussereau, ce lundi matin sur Sud-Radio. Ce dernier ne sait pas s’il restera à LR, maintenant que Wauquiez en est le boss.

« Le FN, c’est tout ce que j’exècre dans la vie politique. Pour moi, l’idée d’un rapprochement ce n’est même pas une ligne rouge, c’est une ligne violette. Cette phrase est très maladroite, il n’aurait pas fallu la prononcer. »Lundi matin, Virginie Calmels a donc tenté de mettre les choses au clair. Jamais aucun rapprochement avec le Front national n’a été et ne sera envisagé, s’est-elle défendue sur Twitter.

« Pour le moment ça n’a jamais eu lieu, et ça n’aura jamais lieu », a-t-elle ensuite martelé sur France info, reconnaissant « une maladresse ».

Publié dans:Non classé |on 11 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

LR+FHaine, même combat………………….(10/12/2017)

 

 

De Sarkozy à Wauquiez : comment la droite s’est laissée contaminer par les idées du FN

De Sarkozy à Wauquiez : comment la droite s'est laissée contaminer par les idées du FN

Laurent Wauquiez et Nicolas Sarkozy à Paris, le 2 juillet 2016. (WITT/SIPA)

Entre droite et extrême droite, le fossé sémantique n’a cessé de se réduire depuis 2007.

Stigmatisation des immigrés, de l’islam et des élites, célébration des « racines chrétiennes de l’Europe », évocation d’un « grand remplacement » culturel… Pour conquérir la présidence des Républicains, Laurent Wauquiez n’a pas lésiné sur les formules chocs au cours de la campagne.   »Le discours de Laurent Wauquiez reprend et parfois déborde celui de Marine Le Pen », analysait dans « l’Obs » il y a quelques semaines la chercheuse Cécile Alduy, auteure de « Ce qu’ils disent vraiment. Les politiques pris aux mots ».

« Il y a indéniablement des expressions, et surtout des obsessions communes (…).Wauquiez utilise des expressions ancrées dans la tradition d’extrême droite, comme la notion de ‘patrie charnelle’, une expression employée autrefois par Jean-Marie Le Pen, et aujourd’hui sur tous les sites identitaires. »Une ligne « décomplexée » et une sémantique aux parfums frontistes qui, si elles font tousser certains de ses camarades à droite, ravissent de nombreux militants et devraient permettre à Laurent Wauquiez d’être élu sans difficulté à la tête du parti.

 

 

Un « hold-up idéologique » qui a débuté il y a plus de 30 ans

Au regard de l’histoire récente des droites, la victoire annoncée de Laurent Wauquiez apparaît comme la nouvelle étape du processus de contamination politique de la droite par les idées du FN, amorcé il y a une trentaine d’années. « Une contamination volontaire qui n’a en aucun cas été subie », précise l’historienne Valérie Igounet, spécialiste de l’extrême droite.

« Face à l’émergence du Front national, puis son ascension dans les années 80, des représentants de la droite ont peu à peu choisi délibérément de s’emparer de thématiques frontistes au nom d’objectifs électoraux. Plus la dynamique électorale du FN est forte, plus la droite a recours à cette forme de hold-up idéologique. »L’histoire de cette contamination débute d’abord timidement avec, dès 1977, quelques alliances locales passées inaperçues entre la droite et le FN. Elle s’accélère à mesure des premières percées électorales du Front. En 1983, à Dreux, deux listes – l’une de droite et une autre d’extrême droite – fusionnent. Leur slogan : « inverser le flux de l’immigration à Dreux ». Un certain Jacques Chirac, alors président du RPR, déclare alors qu’il n’aurait « pas du tout été gêné de voter » pour cette liste. Un nouveau cap sera franchi quinze ans plus tard, lors des régionales 1998, quand la droite, dans plusieurs régions, se trouve contrainte de s’allier avec le FN pour l’emporter.

 

 

Durant les années 90 et 2000, cette contamination se poursuit et s’amplifie, mais essentiellement sur le terrain de la sémantique. « On observe une nette radicalisation du discours du RPR et de l’UDF sur l’immigration », explique Valérie Igounet. « Au sein de ces formations, certains reprennent à leur compte la forme et le fond du discours lepéniste », écrit l’historienne, dans une note consacrée à ce sujet.

Jacques Chirac – encore lui – estime en 1991 que Jean-Marie Le Pen  »n’ayant pas le monopole de ces thèmes », il  »faut se les approprier ». C’est en 1991 qu’il raille également le « bruit et l’odeur », lors d’un dîner-débat du RPR organisé à Orléans. Valéry Giscard d’Estaing, alors président de l’UDF, qualifie lui la même année l’immigration d’ »invasion ».

Le tournant de l’élection présidentielle 2007

Mais c’est bien à partir de la campagne présidentielle de 2007 que cette contamination franchit un cap. En installant la question identitaire au centre des débats, en créant un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’identité nationale et du Développement solidaire en début de quinquennat, « Nicolas Sarkozy joue un rôle décisif dans ce processus de libéralisation des mots », poursuit Valérie Igounet.

« Les termes choisis sont ceux de l’extrême droite. Dans le discours, s’opère une distinction entre un ‘nous’ - les Français – qui s’oppose à un ‘eux’ - les immigrés. La droite républicaine fait sienne un marqueur idéologique du Front national. »Dans les années 2010, marquées en particulier par le discours de Grenoble, un vrai mimétisme lexical pratiqué par la droite sur des thématiques frontistes s’installe durablement, avec la prééminence de mots comme immigration, insécurité, identité, invasion, frontières, islam, etc. On assiste alors à une radicalisation de l’offre et du débat politiques.

« Avant Sarkozy, il y avait des mots et des petites phrases qui montrait une porosité. Qu’on se souvienne, par exemple, des sorties de Pasqua. Mais la présidentielle 2007 représente une vraie coupure fondamentale », souligne Valérie Igounet, qui a consacré un ouvrage à l’évolution des slogans FN et à leur viralité.

« La droite se met désormais à médiatiser des thématiques chers au FN en disant ouvertement que son objectif est de séduire l’électorat frontiste. Elle se cache de moins en moins, elle a beaucoup moins de scrupules qu’auparavant. »

 

Avec Wauquiez, le passage au « copier/coller »

Laurent Wauquiez est-il en passe de parachever cette « évolution » ? L’ancien ministre poursuit indéniablement l’histoire du hold-up idéologique de la droite sur le FN, juge Valérie Igounet.

« Entre Wauquiez et le FN, sur le plan sémantique, le fossé s’est considérablement réduit. On peut carrément parler de copier/coller sur un certain nombre de thèmes, principalement l’immigration et l’islam. »Outre ses propos sur le « grand remplacement », une théorie complotiste qui divise au sein même du FN, l’historienne appuie son propos en citant de récentes déclarations tenues par des proches du candidat à la présidence LR. « Quand je vois qu’à Strasbourg on construit une mosquée avec deux minarets de 36 mètres de haut, je me dis que je ne veux pas que la France des clochers devienne la France des mosquées », a ainsi lâché Aurane Reihanian, le « bébé Wauquiez » qui monte dans l’ombre de son mentor, reprenant une vieille rengaine frontiste.

Si le refus d’alliance reste ferme, la conquête de l’électorat frontiste apparaît ainsi plus que jamais comme l’ambition numéro un du nouvel homme fort de la droite française, qui est en passe de déplacer le curseur encore un peu plus à droite que ne l’a déjà fait Nicolas Sarkozy.

 

 

« Nicolas Sarkozy a toujours tenu ensemble deux lignes : un discours identitaire et un discours moderniste. Laurent Wauquiez fait l’impasse sur ce deuxième volet qui avait permis à Nicolas Sarkozy d’élargir son électorat vers le centre, et pas seulement vers l’extrême droite », relevait à ce propos Cécile Alduy, dans l’entretien qu’elle a accordé à « l’Obs » début novembre.

« La droite ‘dure’ et identitaire a toujours existé au sein des Républicains mais elle ne représentait qu’un courant parmi d’autres. La rupture actuelle, c’est qu’elle devient hégémonique et risque de faire taire ou fuir les autres courants de la droite classique. »L’Europe, qui constituait ces dernières années l’un des derniers grands clivages entre LR et FN, l’est de moins en moins avec la conversion eurosceptique de Laurent Wauquiez, relevait aussi cette chercheuse associée au Cevipof.

Cette stratégie, qui se veut être une réponse à une base électorale qui s’est radicalisée, est-elle pour autant viable à plus longs termes ? « Que la droite, depuis trente ans, cherche son salut en préemptant des concepts frontistes au nom d’objectifs électoraux en dit beaucoup sur l’état de ce mouvement », estime Valérie Igounet.

« Ces emprunts de plus en plus répétés sont un signe parmi d’autres qui témoignent de la faiblesse de la droite. »

 

Un diagnostic partagé par l’historien Nicolas Lebourg, spécialiste lui aussi de l’extrême droite. « La droite est aujourd’hui invertébrée, ne sait plus se différencier des autres courants pour proposer une offre politique autonome (…). Ni son offre politique ni sa cible électorale ne sont autonomes », écrit ce membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, dans une longue note. Et l’historien de souligner :

« Pour l’instant, la stratégie Wauquiez consiste à refaire ce qui a échoué avec Sarkozy ou Jean-François Copé. »Sébastien BILLARD

Publié dans:Politique |on 10 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Manu toujours « dépité »…………………(08/12/2017)

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Législatives : le Conseil constitutionnel valide l’élection de Manuel Valls, qui était contestée par une candidate de La France insoumiseManuel Valls reste à l’Assemblée nationale. Le Conseil constitutionnel a validé définitivement, vendredi 8 décembre, l’élection de l’ancien Premier ministre comme député de la première circonscription de l’Essonne, annoncent ses avocats. Battue de justesse au deuxième tour des législatives par Manuel Valls, la candidate de La France insoumise Farida Amrani avait déposé un recours devant le Conseil constitutionnel. Après avoir dénoncé des irrégularités au cours d’une soirée électorale mouvementée, elle a porté plainte contre X pour « fraude électorale » devant le parquet d’Evry.
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Publié dans:Politique |on 8 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………….(07/12/2017)

Libération 07 décembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Dieu est-il diplomate ?

Ce matin sur France Inter. Nicolas Demorand interroge Aliza Bin-Noun, ambassadrice d’Israël en France, sur le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem décidé par Donald Trump. «Mais Jérusalem est notre capitale depuis trois mille ans !», s’écrie l’ambassadrice, femme fort aimable et compétente au demeurant. Ainsi donc, trois mille ans… C’est la tradition juive, en effet, très respectable comme tant de traditions. C’est écrit dans la Bible, aucun doute : l’Eternel offre aux Hébreux la Terre promise dont Jérusalem est la ville symbole. C’est là que l’incroyant prosaïque, tout de même, tique un peu. La Bible devient-elle pour les diplomates… parole d’Evangile ? Aliza Bin-Noun n’est pas la seule à professer ce genre d’idée. Si Donald Trump a pris sa décision, c’est aussi pour complaire aux branches les plus littéralistes du protestantisme américain, les Evangélistes notamment, persuadés que le soutien à Israël et la dévotion envers Jérusalem sont des conditions sine qua non de l’entrée au paradis.

Diffcile, dira-t-on, de ne pas prendre en compte le facteur religieux quand on parle de Jérusalem. Certes. Mais la Bible est-elle vraiment un manuel de géopolitique contenporaine, un guide de diplomatie moderne ? Rappelons tout de même, sans jouer au rationaliste à front bas, que la Bible n’est pas un livre d’histoire. Les spécialistes, par exemple, Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman, archéologues israéliens, considèrent que tous les événements rapportés dans la Bible antérieurs à 600 avant JC, comme la captivité en Egypte, l’exode, le retour vers Canaan, sont légendaires. Aucune trace archéologique ne vient les confirmer (c’est même plutôt le contraire). Jérusalem capitale depuis trois mille ans ? C’est une légende. Un quasi-consensus s’est établi chez les experts pour tenir ces passages de la Bible pour un texte politique écrit aux temps du royaume de Juda afin de conforter la monarchie en place, qui cherchait un récit mythique destiné à donner à leur régime une épaisseur historique, un peu comme la monarchie française avait fait remonter sa généalogie à Mérovée, roi de légende sont l’existence est tout sauf avérée.

Tous les peuples ont besoin de mythes. Mais les mythes sont-ils des repères légitimes pour organiser une politique raisonnable, ici et maintenant ? Il en va de même côté musulman. L’attachement à Jérusalem tient au «voyage nocturne» du Prophète, qui serait ensuite monté au ciel guidé par l’ange Gabriel. La vérité historique de cet épisode n’étant pas tout à fait établie, peut-on s’y fier pour discuter du statut de Jérusalem, autrement que pour évoquer une autre tradition, elle aussi respectable, mais d’une solidité factuelle un peu friable ? C’est là qu’on passe du scepticime à l’inquiétude. Si la mystique tient lieu de politique, comme le suggère l’ambassadrice dans son cri du cœur, quelle est la place pour le compromis ? Peut-on négocier avec Dieu ? S’arranger avec les écritures saintes ? Passer un compromis avec l’Eternel ou avec Allah ? Ce grand retour du spirituel dans la politique internationale porte un nom, commun aux deux univers : la guerre.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 7 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Jonas a trouvé son idôle……………….(07/12/2017)

Incarnation d’une France qui a « envie d’avoir envie », le rocker national intéresse beaucoup l’Elysée…

Comme les chanteurs, les politiques sont sensibles à l’air du temps. Yé-yé de la politique qui a twisté tous les croulants, Emmanuel Macron a bien compris que la fièvre nationale monterait à l’annonce de la mort de « l’idole des jeunes ». Comme tous les médias alertés par la progression inexorable du cancer dans l’organisme exténué d’un forçat de la scène et de la Gitane, l’Elysée s’était préparé à l’inexorable.

Pressentant l’extinction du plus célèbre ténor du rock hexagonal, le président veillait encore, à 2 heures du matin, quand la triste nouvelle est venue de Marnes-la-Coquette. Il a pu dégainer un communiqué à sa façon témoignant de son impeccable maîtrise du « johnnysme » : pas moins de 22 références aux paroles des chansons de Johnny Hallyday soutiennent l’éloge :

« Il était le bad boy qui chantait l’amour, le rocker sentimental qui défiait Gabrielle ou Sarah, le cœur tendre allant de conquêtes en déchirures. Nous avons souffert et aimé avec lui. »Jean-Pierre Raffarin, le seul sosie non ressemblant de Johnny, n’a plus qu’à se rhabiller. Macron a décidé de ne laisser à personne d’autre qu’à lui-même la récupération de l’élan national en faveur du seul rival du général de Gaulle. « Johnny fait partie des héros français, hommage sera rendu », a-t-il promis depuis Alger où sa visite officielle a été entièrement occultée par la départ ad patrem de cette divinité ignorée par le reste du monde. Les Algériens ont dû penser que leurs anciens maîtres demeuraient toujours aussi incompréhensibles…

Macron, lui, a bien pigé que cette nouvelle passion française tient précisément au culte d’un âge d’or. Calée sur la Ve République, la carrière de l’interprète de « Souvenirs, souvenirs » décolle dans les derniers soubresauts de la guerre d’Algérie. Mais les déhanchements de Johnny Hallyday signifient bien sûr l’impatience d’une génération de baby-boomers qui entendent bien profiter des fruits des Trente Glorieuses. Johnny, le plus grand importateur du softpower américain, sera la marchandise ultime. Sa fureur de vivre – « Pour moi la vie va commencer » – est une ardeur vitale que la société française d’aujourd’hui aimerait peut-être de nouveau éprouver.

C’est du moins ainsi que l’entend le jeune président Macron qui s’est donné pour mission de « libérer les énergies ». Entre gueules d’ange, on se comprend, même à cinquante ans d’intervalle. « On a tous en nous quelque chose de Johnny », a tweeté Emmanuel Macron pour réveiller la « start-up nation » qui sommeillait encore. Le mot d’ordre a été répercuté par François de Rugy, au perchoir de l’Assemblée nationale. Pour Johnny, la représentation nationale s’est levée.

Sur les réseaux sociaux, Macron a aussi mis en exergue sa chanson totem de Jojo : « L’envie ». Tout un programme de mandature !

« Qu’on me donne la haine pour que j’aime l’amour
La solitude aussi pour que j’aime les gens
Pour que j’aime le silence qu’on me fasse des discours
Et toucher la misère pour respecter l’argent ! », chante le rocker.

L’idéal macroniste

Précurseur de la France en Marche !, Johnny est une incarnation de la modernité. De droite, il se gardait bien de se montrer hostile à la gauche. Il dénonça les gauchistes « aux cheveux longs et aux idées courtes » mais fréquenta Mitterrand avant de se « boboïser » grâce aux pygmalions Michel Berger, Jean-Jacques Goldman et Jean-Luc Godard.

Jean-Philippe Smet vénérait la réussite individuelle, défendait l’ordre et n’éprouvait aucune honte de s’être enrichi. Bien au contraire. Johnny n’était pas un rentier. Premier de cordée exemplaire, il flambait. Et donc réinvestissait au profit de tous ceux qui profitaient de sa munificence. Exilé en Suisse, il fut l’un des premiers à dénoncer le « ras-le-bol fiscal » de tout un peuple ! Marié six fois, il a porté haut le nouveau modèle de la famille française recomposée. Photographié aux côtés de tous les présidents, il a symbolisé la continuité de nos institutions.

Libéral en amour, libéral en affaires : Hallyday représente donc parfaitement l’idéal macroniste. En bonne politique, un hommage national paraît donc particulièrement indiqué. Mais l’Elysée reste suspendu au bon vouloir des familles. En 2009, alors qu’il passait pour mourant, Johnny avait appris que Nicolas Sarkozy avait déjà évoqué des funérailles en grande pompe. L’interprète de « Quoi ma gueule ? » en avait été furieux. Et s’était brouillé un temps avec son ami Nicolas. « Je suis un homme libre », répétait-il. Même dans la mort ?

Sylvain Courage

Publié dans:Politique |on 7 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Mini jupette refait surface…………….(05/12/2017)

19h35
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Présidence des Républicains : Alain Juppé annonce qu’il votera pour Maël de Calan, opposé au favori Laurent WauquiezAlain Juppé a annoncé, mardi 5 décembre, qu’il votera « à titre personnel » pour Maël de Calan, opposant au favori Laurent Wauquiez, dans la course à la présidence des Républicains. « J’aime l’homme qu’il est. C’est une personnalité chaleureuse, bienveillante, optimiste. J’aime ses idées. C’est un homme de droite, une droite humaniste, qui combat vigoureusement les idées du FN. Il est résolument européen », a-t-il écrit sur Twitter.
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Publié dans:Politique |on 5 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………….(05/12/2017)

Libération 05 décembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

«Jean d’O» : une certaine idée de la droite

Ce n’est pas seulement un écrivain qui disparaît avec Jean d’Ormesson, ni un symbole télévisuel de «l’esprit français», selon la formule consacrée. C’est une certaine idée de la droite. Avant de devenir le «Jean d’O» qu’on connaît, aimable, ouvert, élégamment conservateur, il fut un combattant.

Directeur du Figaro, protagoniste d’innombrables débats, cette aristocrate pacifique sabrait comme un colonel d’Empire. Il sabrait la gauche, le PCF, Mitterrand, le Programme commun, le socialisme, bref, tout ce que ses lecteurs, autant que les excellences qu’il recevait à dîner ou dans ses demeures historiques, à Neuilly ou à Saint-Florent, détestaient.

Puis, avec le temps, menant sa carrière d’écrivain cathodique promu dans la Pléiade, il avait arrondi sa manière et enrobé d’humour ses idées. Toujours bretteur de la main droite, gaulliste fidèle, sarkozien ironique, plaisantant avec Hollande, il avait troqué le sabre pour le fleuret. Il incarnait une droite aimable, libérale, adonnée d’abord à la littérature, regardant le jeu politique en spectateur de plus en plus distancié, professant, un peu à la manière de son maître, Chateaubriand, un aristocratisme attaché aux libertés et à une certaine mesure, légitimiste mais tolérant.

La droite d’hier, peut-être. Pas celle d’aujourd’hui, en tout cas. Quoique normalien, Laurent Wauquiez est son exact contraire, Rastignac identitaire et cogneur, adepte du «gros rouge qui tache» autant que d’Ormesson préférait, au propre et au figuré, la coupe de champagne. Ne parlons pas de Marine Le Pen qu’il aurait à coup sûr laissée à la porte du parc. Avec lui s’efface donc une certaine idée du conservatisme, sans doute surannée, mais républicaine autant que bourgeoise. Après les élégants cavaliers, vient le temps des bourrins. Peut-être Jean d’Ormesson, somme toute, a-t-il préféré s’éloigner…

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 5 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(04/12/2017)

Libération 04 décembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

De Barcelone à Ajaccio

La Corse comme la Catalogne ? Cela y ressemble, mais c’est très différent. Certes, les nationalistes ont remporté un succès éclatant en frisant la majorité absolue au premier tour de ces élections régionales (avec une très forte abstention, toutefois) ; certes, l’idée d’indépendance progresse sans cesse en Corse ; certes, les autonomismes et les dissidences émergent partout en Europe ; certes, la Corse n’est pas tout à fait en France (elle est loin, près de l’Italie, elle a gardé sa personnalité malgré l’annexion violente survenue un peu avant la Révolution) ; deux siècles d’intégration républicaine minée par le clientélisme clanique ne l’ont pas effacée comme tant de régions françaises.

Mais les différences sautent aux yeux. A l’inverse de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays ; les aides venues de Paris jouent un rôle important dans son économie, même si elle n’est pas «sous perfusion», comme on le dit abusivement (son économie progresse, notamment grâce au tourisme) ; aussi bien, malgré le vote d’hier, personne ne peut affirmer que les Corses veulent couper les ponts avec la France ; il y faudrait un référendum, que les nationalistes sont loin d’avoir gagné d’avance pour la bonne raison qu’on peut parier, dans ce cas, sur une participation beaucoup plus importante ; enfin les vainqueurs, Talamoni et Simeoni, sont des indépendantistes… qui ne veulent pas l’indépendance. En tout cas pas maintenant. Ajaccio est loin de Barcelone…

Pas de panique républicano-patriote, donc. Le grand avantage dans cette affaire, c’est que le nationalisme corse a déposé les armes. Comme toujours, le terrorisme a échoué : c’est l’action politique qui permet aux revendications d’avancer. L’île n’est pas pacifiée pour autant : le banditisme y sévit à un niveau extravagant. Mais au moins, il n’y a plus d’attentats. Les nationalistes vont maintenant pousser les feux vers une plus grande autonomie, ce qui peut se comprendre : la majorité des grandes îles de la Méditerranée ont un statut à part. Langue corse, transfèrement des prisonniers, statut de résident corse : on va négocier. Les mots remplacent les balles, les orateurs sonores – il y a une éloquence corse, spécifique – prennent la suite des tueurs microcéphales. Dans cette approche réformiste, l’indépendance reste un mythe lointain qui laisse l’avenir ouvert. Si le triomphe nationaliste ne débouche pas sur une intolérance coupable à l’égard de ce qui n’est pas corse (les musulmans, les pinzutti, les étrangers) et qu’on sent parfois dans les motivations des électeurs on aura progressé. Indépendance ou pas.

Et aussi

On dit parfois que les élections n’ont guère d’effet sur la marche des nations, que la politique n’a plus guère d’influence sur la société. En remportant son premier succès législatif, Trump démontre le contraire. Sa réforme fiscale, qui a passé l’obstacle du Sénat et devrait franchir sans trop de mal celui de la Chambre de Représentants, marquera l’histoire économique et sociale du pays.

Baisse de l’impôt sur les sociétés, simplification fiscale profitant d’abord aux plus hauts revenus : le capitalisme américain est exonéré massivement ; les plus riches seront à terme encore plus riches ; la lutte contre les paradis fiscaux est affaiblie. Au passage, Trump et les républicains ont dézingué un peu plus l’Obamacare (qui ressemble désormais à une peau de chagrin), ont autorisé les forages en Alaska et introduit quelques clauses protectionnistes bien senties. Les Etats-Unis, au terme de ce traitement de cheval, seront plus que jamais le continent des milliardaires et des inégalités. Trump est un Reagan isolationniste. Décidément, le clown de la Maison Blanche ne fait pas rire. Pendant la campagne, Trump devait aider la classe moyenne et les oubliés de la mondialisation : il vole au secours du capital et des classes supérieures. Le populisme, décidément, est le moyen le plus sûr de tromper le peuple.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 4 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

Bof…………………………………(03/12/2017)

Logo Francetv info 21h40
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Corse : la liste nationaliste « Pé a Corsica » largement en tête du premier tour des élections territoriales avec 45,36% des voixLa liste nationaliste « Pé a Corsica », union des autonomistes de Gilles Simeoni et les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni, est arrivée largement en tête du premier tour des élections territoriales en Corse, dimanche 3 décembre, avec 45,36% des suffrages. Ce scrutin inédit donnera naissance à une nouvelle collectivité unique.
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Publié dans:Politique |on 4 décembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(01/12/2017)

Libération 01 décembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Jean-Luc Marchais

Comme le capitaine Haddock, Jean-Luc Mélenchon porte avec lui, collé sur ses doigts ou sur sa casquette, un sparadrap : le Venezuela. Le numéro qu’il a servi jeudi soir sur France 2 face à Laurence Debray, écrivaine et ex-financière, fille de Régis Debray et d’Elisabeth Burgos, dont une partie de la famille vit au Venezuela, en est l’illustration spectaculaire. Laurence Debray, en bisbille avec son père, a pris l’exact contre-pied des positions politiques que celui-ci défendait à son âge. Il était castriste, révolutionnaire, ami des guérillas sud-américaines. Elle est libérale, démocrate et dénonce des errements du régime Chavez-Maduro, avatar tardif de la gauche révolutionnaire du «Conosud». Face à elle, Mélenchon a repris le rôle hénaurme et quelque peu cynique du regretté Georges Marchais, dont le sparadrap, plus gros et plus collant, avait pour nom URSS. Mêmes ficelles, mêmes invectives, même rhétorique. Les libertés publiques ? Et le Chili ! répondait Marchais, comme si les crimes de Pinochet justifiaient ceux de Brejnev. La pénurie ? Mensonge de la propagande américaine, ou bien complot ourdi par l’impérialisme, etc. Le tout pimenté d’une faconde méprisante et d’attaques en dessous de la ceinture, couronnées par une grossièreté calculée qui a consisté à faire pivoter sa chaise pour tourner ostensiblement le dos à son interlocutrice.

Mélenchon dispose pourtant d’un moyen tout simple de se débarrasser du sparadrap : reconnaître que le régime de Maduro, assis sur les plus grandes réserves de pétrole au monde et pourtant responsable d’une pénurie dramatique, après avoir effectivement distribué aux pauvres une grande partie de la rente pétrolière, a commis de tragiques erreurs de politique économique qui ont mis le pays à la merci du marché pétrolier et des créanciers internationaux. Reconnaître, aussi bien, qu’il emploie pour se maintenir au pouvoir des moyens brutaux, sur fond de corruption, de clientélisme et d’opérations musclées menées par des milices meurtrières (ce qui ne justifie en rien les errements symétriques d’une partie de l’opposition au chavisme). Ce retour à la réalité, en lieu et place d’un discours anti-impérialiste sommaire visant à camoufler les tares du régime, couperait court à la tentation logique des journalistes qui l’asticotent en permanence sur un dossier qu’il a lui-même alimenté. Mais c’est de toute évidence trop demander…

Et aussi

Le sondage Kantar-Sofres publié par le Figaro-Magazine sur les valeurs de la droite permet de comprendre pourquoi Wauquiez va sans doute prendre sans encombre la tête de l’opposition LR. Pas seulement parce qu’il est à 10% d’opinions favorables pour «incarner» son camp dans cet électorat, contre 2 et 1% pour Florence Portelli et Maël de Calan. Mais surtout parce qu’au premier rang des missions dévolues à leurs leaders par les électeurs conservateurs, arrive «la défense de l’identité française», devant «l’égalité des chances», «la défense de libertés individuelles» ou «la défense de la laïcité». L’électorat LR s’est largement lepénisé sur ce point. Wauquiez, qui s’est situé au centre au début de sa carrière, l’a compris depuis longtemps et tient à ses ouailles le discours qu’elles veulent entendre. Il veut être leur chef, donc il les suit.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 1 décembre, 2017 |Pas de commentaires »
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