Archive pour la catégorie 'Politique'

La lettre de Laurent Joffrin……………….(17/11/2017)

Libération 17 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

En marche au pas

Qui pourra désormais contester la supériorité du nouveau monde macronien sur l’ancien ? Cette vérité d’évidence éclate particulièrement dans la manière dont la nouvelle majorité gère les questions partisanes, qui ont empoisonné tant de majorités précédentes. Dans l’ancien monde, le parti majoritaire cherchait toujours à exister, à sortir du simple rôle de godillot que lui assigne la Ve République, trouvait toujours matière à chicaner, à ratiociner, à se distinguer par telle ou telle nuance, par telle ou telle objection à la marche du gouvernement. Il était agité de remous internes dès qu’il fallait en désigner le chef, lequel était élu au terme de scrutins plus ou moins agités, les impétrants rêvant de jouer leur rôle autonome sur la place publique. Un principe irénique, fauteur de désordres infinis, qu’on appelle, dans une formulation désuète, le principe démocratique, rendait la vie de l’exécutif incertaine, tracassière, imprévisible parfois, en soumettant la mise sur le pavois des leaders à l’irresponsable suffrage des militants. Toujours quelque frondeur intempestif venait gâter l’harmonie gouvernementale. Il fallait discuter, négocier, barguigner, trouver des compromis boiteux et des arrangements souvent baroques. Bref, la démocratie, qui se définit avant tout, selon le dicton bien connu, par la perte de temps, se mettait sans cesse en travers de la majestueuse marche de l’exécutif.

Tout cela est aboli. Désormais le parti majoritaire est voué à l’efficacité, maître mot que notre président-manager. Tel le fan-club du défunt Claude François, le parti majoritaire n’a de légitimité que dans l’adoration ostensible de son fondateur. Groupies et aficionados sont parfaitement libres à condition d’acclamer l’idole. Ils sont admis à faire la claque, à acheter des tee-shirts et à écouter en boucle les discours du chef. Ceux qui se référeraient à cette antiquité qu’on nomme démocratie de parti peuvent seulement, à l’instar des cent adhérents mécontents qui viennent de quitter En marche, sauter du bateau en émettant un dernier glouglou. Pour coordonner ce rassemblement d’adorateurs, le Président, tel Jéhovah missionnant Moïse, a désigné Christophe Castaner, déjà ministre et désormais premier responsable du premier parti de France (en nombre de députés). Comme il faut tout de même une cérémonie électorale, on l’a réduite à sa plus simple expression puisque Castaner est seul candidat, ce qui épargne aux adhérents des tourments de l’hésitation. De toute manière, ce parti du nouveau monde est dirigé selon un système sans faille mis au point par Vladimir Ilitch Lénine : son comité central, aux deux tiers, est désigné par le Président ou un de ses affidés. Foin de ces archaïques et horripilantes luttes de tendances qui minaient les anciennes formations. Les troupes d’En marche défileront d’un seul pas et Emmanuel Macron, tel Brejnev sur la place Rouge, se contentera de vérifier que la cadence est bien respectée. En marche est une force qui va. Autour de cette impétueuse caravane, les aboiements ne sont que bruits inutiles.

Et aussi

• Comme prévu, l’ultime mobilisation contre la réforme du code du travail a échoué. Ils étaient environ 8 000 manifestants à Paris, score miteux, il faut bien le dire, en regard des déclarations tonitruantes des organisateurs de la manifestation. Depuis le début, et Laurent Berger et Jean-Claude Mailly, même s’il a été désavoué ensuite par sa base, avaient crié casse-cou : comment faire reculer un gouvernement qui vient d’être élu et qui considère cette première réforme comme une condition sine qua non de sa politique ? Aussi bien, le vaste soulèvement des salariés prédit par Mélenchon ne s’est pas produit, le contraignant à une piteuse retraite. Les critiques portées au projet sont largement justifiées sur plusieurs points essentiels. Mais pour y faire obstacle, il fallait s’unir pour battre Macron dans les urnes, ce que la gauche a refusé de faire, plutôt que de parier sur un improbable «troisième tour social» qui ne s’est jamais produit par le passé.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 17 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Adolf n’avait pas visiter à ses admirateurs ?……….(17/11/2017)

  1. L’Obs
  2.  > Politique
  3. Deux élus FN privés de déplacement à Auschwitz par la région Ile-de-France

Deux élus FN privés de déplacement à Auschwitz par la région Ile-de-France
L’élu FN Wallerand de Saint-Just, le 8 octobre 2016, à Forges-les-Bains. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le président du groupe FN Wallerand de Saint-Just dénonce une décision « scandaleuse » et annonce qu’il va porter plainte pour « discrimination ».

Par L’Obs

Publié le 17 novembre 2017 à 09h58

Les élus FN du conseil régional d’Ile-de-France ont annoncé jeudi 16 novembre qu’ils portaient plainte pour « discrimination à raison des idées politiques » après s’être vu refuser par la région un déplacement avec des lycéens franciliens à Auschwitz.

Dans un communiqué, le président du groupe FN d’Ile-de-France Wallerand de Saint Just indique que son groupe a reçu, comme les autres groupes du conseil régional, « l’annonce par la direction des politiques éducatives du conseil régional d’Ile-de-France de la possibilité, pour ceux le souhaitant, de se joindre aux voyages à Auschwitz, organisés, comme tous les ans, au profit des lycéens franciliens ».

Mais alors que deux élus FN s’étaient inscrits, le conseil régional a informé M. de Saint Just jeudi « que, puisque deux élus du Front national sont inscrits, le conseil régional a décidé qu’aucun élu ne pourra finalement participer à ce voyage », a-t-il dénoncé, évoquant une décision « scandaleuse et honteuse ».

« Un trouble »

« La demande d’élus du Front national de participer au déplacement à Auschwitz pouvait légitimement susciter le trouble », a expliqué la région.

« Afin de préserver la sérénité de ce déplacement réservé aux lycéens, il a été décidé, en lieu avec la Fondation pour la mémoire de la Shoah, qu’aucun élu ou collaborateur de quelque groupe politique que ce soit, n’y participerait plus », a précisé la région.

« A partir de maintenant, seul un représentant de l’exécutif accompagnera les lycéens », a précisé la même source, indiquant qu’aucun élu FN n’avait jusqu’à présent participé à ce déplacement.

Chaque année depuis 2000, la région Ile-de-France, en partenariat avec le Mémorial de la Shoah, permet à environ 500 lycéens et apprentis de se rendre au camp d’extermination d’Auschwitz en Pologne, où furent tuées 1,3 million de personnes, la plupart juives, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Pour le groupe FN, Valérie Pécresse s’est « aplatie devant l’opinion. »

Publié dans:"AFFAIRES", Politique |on 17 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin…………..(16/11/2017)

Edito

Virage tactique

Par Laurent Joffrin — 15 novembre 2017 à 20:26
Jean-Luc Mélenchon à Villejuif, le 13 mai.Zoom
Jean-Luc Mélenchon à Villejuif, le 13 mai. Photo Boris Allin. Hans Lucas

ÉditoLes mobilisations étudiantes sont comme les tempêtes sur le lac de Genève : rares, imprévisibles mais souvent violentes. En avril 68, le vent soufflait de manière sporadique et circonscrite. Avant le mouvement Devaquet, calme plat. Avant le CPE, temps de demoiselle, etc. Toujours la rafale est soudaine, sous un ciel bleu qu’on pensait serein. C’est la raison pour laquelle le virage tactique de La France insoumise – déclencher une grève étudiante faute d’avoir réussi à rallier les salariés contre la réforme du code du travail – est tout sauf une solide planche de salut. Non que l’influence de Jean-Luc Mélenchon soit nulle dans les universités, bien au contraire. Les jeunes, en nombre, ont voté pour lui en mai et juin ; dès que les insoumis pointent le nez dans une fac, ils suscitent curiosité, intérêt, sinon adhésion.

Seulement voilà, comme pour le monde du travail, le milieu universitaire reste perplexe : comment s’opposer de front à une politique qui a été explicitement ratifiée par de nettes majorités il y a moins de six mois ? Le mouvement syndical s’y est cassé le nez et doit maintenant faire son examen de conscience pour réviser sa stratégie et repenser sa tactique. Devant cet exemple, les dirigeants étudiants restent dans l’expectative, conscients de leur peu d’influence sur l’humeur de leurs ouailles. Pourtant, le gouvernement aurait tort de dormir sur ses deux oreilles. Toujours la sélection – ou ce qui y ressemble de près ou de loin – a été le chiffon rouge du monde universitaire et lycéen. Quant à l’opinion publique, le sondage publié mardi par Libération montre qu’elle juge en majorité les mesures gouvernementales trop favorables aux catégories supérieures. Aucun avis de tempête dans ces constatations. Mais un dérèglement météorologique à bas bruit, une dépression lointaine qui peuvent soudain lever le coup de vent.

Laurent Joffrin

Publié dans:Politique |on 16 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Ca fait désordre…………………(16/11/2017)

Macronie

Castaner : un front contre sa double casquette

Par Alain Auffray et Dominique Albertini — 15 novembre 2017 à 20:36
Christophe Castaner, le 4 septembre.Zoom
Christophe Castaner, le 4 septembre. Photo Frédéric Stucin

Le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement devrait être élu à la tête de LREM samedi. A gauche, à droite, mais aussi au sein de son parti, certains trouvent les deux fonctions incompatibles.

«Ni le lieu ni le sujet» : face à la presse mercredi, pour son habituel compte rendu du Conseil des ministres, Christophe Castaner n’a rien voulu confirmer de son avenir au sein de l’exécutif. Mais il n’a pas exclu de cumuler, à partir de samedi, ses fonctions de secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement et de délégué général – c’est-à-dire patron – de La République en marche. Il s’est contenté de confirmer qu’il cesserait d’être porte-parole du gouvernement, évoquant la «saveur particulière» de ce qui devrait être son dernier point presse.

Acrobatique

Secrétaire d’Etat, en revanche, le Provençal souhaite visiblement le rester. Cette perspective n’inquiète pas la seule opposition, qui la rejette en bloc. Même dans la majorité En marche, difficile de trouver un élu LREM ou un simple militant prêt à défendre la dernière trouvaille du nouveau monde : l’acrobatique cumul que s’apprêterait à assumer Castaner, macroniste de la première heure. Est-ce vraiment le souhait de l’exécutif ? «No comment» à Matignon et silence embarrassé de l’Elysée, qui fait savoir que l’avenir ministériel de Castaner se décidera samedi. Astrid Panosyan, marcheuse historique et membre de la direction du parti, a choisi, elle, de dire franchement sa désapprobation : «Comment ferait-on la part des choses entre ce qu’il dirait en tant que ministre et en tant que délégué général de LREM ? a-t-elle questionné mercredi dans l’Obs. S’il y a une ambiguïté sur l’origine de l’émetteur du message avec la question constante « mais d’où parle-t-il ? » nous courrons le risque de perdre en impact et en efficacité collective.»

Quelques heures plus tôt, Castaner défendait une tout autre position devant la presse, en sortant du Conseil des ministres : «Ne pensez pas que les hommes politiques ne le seraient qu’à certaines heures de leur travail. Les ministres sont évidemment politiques. Il m’est arrivé comme porte-parole de mettre de petits coups de griffe à tel ou tel représentant de tel ou tel mouvement. J’ai tout de même assumé une relation de franchise ou de confiance avec les présidents de groupe [du Parlement]. Etre ministre n’est pas être désincarné.»

A gauche comme à droite, l’opposition ne se prive pas de critiquer l’éventuel maintien de Castaner au gouvernement. «Le ministre des Relations avec le Parlement ne peut pas être en même temps l’interlocuteur des groupes de l’opposition et chef de parti», s’était élevé, dès la fin octobre, le socialiste Alain Vidalies. Ministre des Relations avec le Parlement entre 2012 et 2014, il dénonce un possible «conflit d’intérêts». Tout en soulignant qu’il n’y a, juridiquement, aucune incompatibilité entre les deux fonctions, l’ex-sarkozyste Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement de 2007 à 2009, estime que cela serait, à l’usage, très compliqué à gérer. Avis partagé par son successeur Patrick Ollier, qui voit mal comment un seul homme pourrait «à la fois arrondir les angles et chercher la confrontation». Selon les deux anciens ministres, il y aurait une incompatibilité entre le rôle nécessairement clivant du chef de parti et la vocation conciliatrice de celui qui fait le lien entre Parlement et gouvernement.

Un mélange des genres qui serait particulièrement délicat à l’occasion de la Conférence des présidents. Convoquée chaque semaine par le président de l’Assemblée, celle-ci réunit notamment les présidents des commissions et des groupes ainsi que le ministre chargé des Relations avec le Parlement. C’est dans ce cadre que doit être décidé l’ordre des travaux de l’Assemblée pour la semaine en cours et les deux suivantes. Plus qu’une simple réunion technique pour caler l’agenda, ce rendez-vous a aussi une vocation politique car, pour avancer, le gouvernement peut avoir besoin de chercher des accords avec l’opposition. «Puisqu’il sera patron du parti, le ministre sera aussi le chef des députés En marche. Ce cumul va nuire à l’indépendance et à l’autorité du président du groupe LREM», estime Ollier.

Compromis

Selon une source ministérielle, l’Elysée, «embarrassé» par ce dossier, aimerait que Castaner «renonce de lui-même» à toute fonction gouvernementale et «proclame» son intention de se consacrer «à plein-temps» à la tâche exaltante qui lui sera confiée au congrès de La République en marche. Dans la majorité, beaucoup verraient d’un très bon œil une solution de compromis : Castaner ne resterait aux Relations avec le Parlement que pour quelques semaines encore, le temps de conclure, avec le vote de la loi de finances mi-décembre, le débat budgétaire engagé au début de l’automne.

Selon un sondage Elabe diffusé mercredi par BFM TV, 70 % des Français et 59 % des électeurs de Macron au premier tour de la présidentielle jugent que le futur patron de LREM devra quitter le gouvernement. Ils sont aussi très majoritaires (62 %) – ceci expliquant peut-être cela – à penser que la formation macronienne est un parti «comme les autres».

Alain Auffray , Dominique Albertini

Publié dans:Politique |on 16 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(15/11/2017)

Libération 15 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Charlie, Ramadan, Plenel, suite

Le suicide d’une partie de la gauche journalistique et intellectuelle poursuit son amer bonhomme de chemin. Charlie avait largement attigé en suggérant qu’Edwy Plenel était au courant du comportement de Tariq Ramadan et qu’il l’avait couvert, alors qu’il le défendait sur un plan strictement intellectuel. Cette fois, c’est Plenel qui passe allègrement la ligne rouge en accusant Charlie de concourir à la «guerre générale» que mèneraient une théorie bigarrée de personnages publics (Valls, la droite, l’extrême droite, etc.) contre les musulmans. Charlie se moque de l’islam, Charlie épingle Ramadan en Tartuffe : serait-ce livrer une «guerre générale» contre les musulmans ? A ce compte-là, il faut réprouver toute caricature qui se moque des religions. A ce compte-là, Cabu ou Wolinski menaient la même guerre, plus ou moins raciste. Quiconque les a un tant soit peu connus sait que c’est une imputation absurde et honteuse. Quant au mot «guerre», il est pour le moins malheureux quand on se souvient du massacre du 7 janvier, perpétré comme en représailles à cette prétendue «guerre générale contre les musulmans». Manuel Valls, toujours aussi nuancé, en rajoute une louche en demandant que Mediapart «rende gorge» et en accusant ses adversaires de «complicité» avec le terrorisme. Si la rédaction de Mediapart est complice du terrorisme, il faut exiger son arrestation immédiate. L’accusation est tout aussi grotesque. Ou alors les mots n’ont plus de sens. Résumons : on est chez les fous…

Car sur quoi se bat-on avec autant de violence ? Les uns et les autres acceptent – peut-être avec quelques nuances – les lois laïques de la République, dénoncent le terrorisme, sont d’accord pour empêcher l’empiétement religieux sur le fonctionnement de l’Etat, estiment qu’il faut aussi traiter les causes sociales de la radicalisation sans en faire l’origine unique de l’islamisme. Il y a des haines recuites qui font perdre à certains protagonistes tout ancrage rationnel. Une forme de suicide intellectuel, décidément.

Et aussi

Une centaine de militants d’En marche dénoncent le manque de démocratie à l’intérieur du mouvement. Etonnamment limité. On a déjà remarqué ici que les membres de l’organe dirigeant d’En marche, pour les deux tiers, ne sont pas élus mais désignés par le sommet. Le fait que les autres soient tirés au sort ne change pas grand-chose à l’affaire : le comité directeur d’En marche fonctionne en fait comme celui de l’ancien PCF. Ce qui est étonnant, c’est que les protestataires soient seulement une centaine.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 15 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

En Marche………….de travers…………….(14/11/2017)

INFO FRANCEINFO. Une centaine de « marcheurs » vont quitter le mouvement vendredi, à la veille du congrès

Une centaine de « marcheurs » annoncent mardi qu’ils quitteront le mouvement à la veille du congrès de La République en marche. Ils dénoncent le manque de démocratie au sein de LREM.

En Marche.............de travers................(14/11/2017) dans Politique
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franceinfoAnne-Laure DagnetRadio France

Mis à jour le 14/11/2017 | 09:19
publié le 14/11/2017 | 07:29

Une centaine d\'adhérents, d\'élus, d\'animateurs de comités locaux et de référents dénoncent le manque de démocratie au sein de La République en marche. 
Une centaine d’adhérents, d’élus, d’animateurs de comités locaux et de référents dénoncent le manque de démocratie au sein de La République en marche.  (MAXPPP)

Une centaine de « marcheurs », dont des élus, annoncent mardi 14 novembre qu’ils quitteront le mouvement à la veille du congrès de La République en marche (LREM), prévu samedi 18 novembre à Lyon. Ils dénoncent le manque de démocratie au sein du mouvement.

Les « 100 démocrates » au front

Les futurs démissionnaires sont pour la plupart de simples adhérents, mais aussi des élus, des animateurs de comités locaux ou encore des référents issus de toute la France.

 

Extrait de la tribune des \"100 démocrates\" de LREM
Extrait de la tribune des « 100 démocrates » de LREM (RADIO FRANCE)

 

Ces « 100 démocrates », comme ils se sont surnommés, publient une tribune dans laquelle ils dénoncent le manque de démocratie au sein de La République en marche, notamment pour choisir la nouvelle direction du parti.  Parmi ces élus figurent la Finistérienne Tiphaine Beaulieu, présidente de la confédération des Marcheurs de la République, et Emmanuel Drouin, élu municipal de Segré (Maine-et-Loire).

L’ancien monde dénoncé

Contrairement à ce qui se passe dans d’autres partis, les 380 000 adhérents de LREM ne vont pas voter. C’est un collège d’élus, de ministres, de cadres et 200 militants tirés au sort qui vont désigner les dirigeants. Et il n’y a qu’un seul candidat au poste de délégué général : Christophe Castaner, l’actuel porte-parole du gouvernement. Les cent démissionnaires dénoncent aussi le manque de démocratie au sein de La République en marche, notamment pour choisir la nouvelle direction du parti.

 

Extrait de la tribune des \"100 démocrates\" de LREM
Extrait de la tribune des « 100 démocrates » de LREM (RADIO FRANCE)

 

Ils déplorent aussi le culte de la personnalité autour d’Emmanuel Macron. Ils ont le sentiment que leur avis ne compte plus. Ils ont donc choisi la veille du congrès de LREM, qui se tiendra à Lyon, pour quitter en bloc le mouvement. Un huissier apportera leurs lettres de démission au siège du parti vendredi 17 novembre.

>>> Tribune des « 100 démocrates » de La République en marche 

 

 

Publié dans:Politique |on 14 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………(13/11/2017)

Libération 13 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Alain et Emmanuel

Juppé aime Macron. Il vient de le dire devant une conférence d’ambassadeurs, pour affirmer que la France est désormais mieux représentée à l’étranger par ce jeune et énergique président. L’affaire, au vrai, n’a rien de sentimental ou d’anecdotique. Elle peut marquer une nouvelle étape dans la destruction créatrice très schumpétérienne infligée par Macron au système politique français. Juppé a ensuite démenti qu’il voulait faire liste commune aux européennes avec les macronistes. Prudence…

L’idée est néanmoins dans l’air. Elle symbolise la possible naissance de deux droites «irréconciliables», selon la formule que Valls appliquait à la gauche. Wauquiez enfourchant le cheval identitaire et eurosceptique, une partie du mouvement LR préfère aller à pied. Ou En marche. Il y avait les «constructifs» de Solère, laborieusement exclus de l’ancienne UMP ; ils pourraient bientôt déborder sur leur ancien parti grâce à Juppé. La ligne de fracture passerait alors au milieu des LR, avec une moitié lepénisée autour de Wauquiez et l’autre, macronisée, autour de Juppé. Bonne affaire pour le Président, qui peut envisager la création d’un vaste espace au centre droit, plus large que la République en Marche. Il faut en effet rappeler qu’en dépit de sa large majorité à l’Assemblée, le mouvement présidentiel n’a pas réuni plus de 24% des électeurs au premier tour, dont une bonne partie ont voté Macron pour bloquer Fillon, et non par adhésion. En cassant LR, Macron peut solidifier sa place au centre du dispositif.

Tout cela reste virtuel et Wauquiez peut encore s’imposer en récupérant des électeurs FN et en marginalisant la «droite molle». Mais s’il échoue, la vie politique se réorganisera autour d’une nouvelle frontière : un bloc européen, libéral et élitiste au milieu, deux forces eurosceptiques, antilibérales et populistes sur sa droite et sur sa gauche. Pas sûr que ce soit un progrès.

Et aussi

Les fans de l’endettement, qu’on ne trouve pas seulement dans la gauche radicale, doivent méditer l’exemple vénézuélien. En recourant à tort et à travers au crédit, sans développer une économie qui soit indépendante du pétrole, le pays s’est mis dans la main de ses créanciers. Il est désormais enfermé dans un dilemme tragique : rembourser sa dette malgré tout, c’est-à-dire couper dans ses importations et maintenir la cruelle pénurie qui frappe les couches populaires en priorité, ou bien faire défaut (c’est-à-dire faire banqueroute) et subir les mesures de rétorsion que ses prêteurs spoliés ne manqueront pas de prendre, par exemple en saisissant ses actifs à l’étranger. Pour sauver la réputation du pays auprès des créanciers, Maduro écarte la deuxième hypothèse. Le peuple vénézuélien en paie le prix. On dénonce le bulldozer des marchés mais on se jette sous ses roues…

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 13 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………….(13/11/2017)

Libération 13 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Alain et Emmanuel

Juppé aime Macron. Il vient de le dire devant une conférence d’ambassadeurs, pour affirmer que la France est désormais mieux représentée à l’étranger par ce jeune et énergique président. L’affaire, au vrai, n’a rien de sentimental ou d’anecdotique. Elle peut marquer une nouvelle étape dans la destruction créatrice très schumpétérienne infligée par Macron au système politique français. Juppé a ensuite démenti qu’il voulait faire liste commune aux européennes avec les macronistes. Prudence…

L’idée est néanmoins dans l’air. Elle symbolise la possible naissance de deux droites «irréconciliables», selon la formule que Valls appliquait à la gauche. Wauquiez enfourchant le cheval identitaire et eurosceptique, une partie du mouvement LR préfère aller à pied. Ou En marche. Il y avait les «constructifs» de Solère, laborieusement exclus de l’ancienne UMP ; ils pourraient bientôt déborder sur leur ancien parti grâce à Juppé. La ligne de fracture passerait alors au milieu des LR, avec une moitié lepénisée autour de Wauquiez et l’autre, macronisée, autour de Juppé. Bonne affaire pour le Président, qui peut envisager la création d’un vaste espace au centre droit, plus large que la République en Marche. Il faut en effet rappeler qu’en dépit de sa large majorité à l’Assemblée, le mouvement présidentiel n’a pas réuni plus de 24% des électeurs au premier tour, dont une bonne partie ont voté Macron pour bloquer Fillon, et non par adhésion. En cassant LR, Macron peut solidifier sa place au centre du dispositif.

Tout cela reste virtuel et Wauquiez peut encore s’imposer en récupérant des électeurs FN et en marginalisant la «droite molle». Mais s’il échoue, la vie politique se réorganisera autour d’une nouvelle frontière : un bloc européen, libéral et élitiste au milieu, deux forces eurosceptiques, antilibérales et populistes sur sa droite et sur sa gauche. Pas sûr que ce soit un progrès.

Et aussi

Les fans de l’endettement, qu’on ne trouve pas seulement dans la gauche radicale, doivent méditer l’exemple vénézuélien. En recourant à tort et à travers au crédit, sans développer une économie qui soit indépendante du pétrole, le pays s’est mis dans la main de ses créanciers. Il est désormais enfermé dans un dilemme tragique : rembourser sa dette malgré tout, c’est-à-dire couper dans ses importations et maintenir la cruelle pénurie qui frappe les couches populaires en priorité, ou bien faire défaut (c’est-à-dire faire banqueroute) et subir les mesures de rétorsion que ses prêteurs spoliés ne manqueront pas de prendre, par exemple en saisissant ses actifs à l’étranger. Pour sauver la réputation du pays auprès des créanciers, Maduro écarte la deuxième hypothèse. Le peuple vénézuélien en paie le prix. On dénonce le bulldozer des marchés mais on se jette sous ses roues…

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 13 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Lettre du PS…………………………(13/11/2017)

Lettre du PS..............................(13/11/2017) dans Politique upload-file-947102962017

Budget de la sécurité sociale : encore plus d’austérité et d’inégalités !

Bonjour à toutes et à tous,

 

L’Assemblée nationale a adopté en première lecture le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Inefficace, inégalitaire, baisse de la qualité des soins … Alors que les débats vont commencer au Sénat, le Parti socialiste s’oppose à ce budget d’austérité !

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Le Président n’est pas le Père Noël, c’est le Père Fouettard: il reprend aux pauvres pour donner aux riches! Nous nous opposons à ce budget de droite et… de droite et appelons à la défense de notre modèle social.
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Chaque année, 60 à 80 milliards d’euros de recettes fiscales sont perdues en France, mais nous pouvons être fiers de la lutte menée contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux entre 2012 et 2017. Que fait le Gouvernement Macron-Philippe ?

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COP23 : une étape transitoire, un enjeu politique majeur

 

En 2015, la France organisait la COP21 et faisait signer un accord ambitieux pour le climat. Aujourd’hui, que penser de la COP23, quand Emmanuel Macron et Nicolas Hulot semblent    reculer ?

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Sage décision…………………………..(12/11/2017)

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