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La lettre de Laurent Joffrin……………(07/11/2019)

 

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Laurent Joffrin – Libération <newsletter@liberation.cccampaigns.net>

17:46 (il y a 1 heure)

 
 
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Libération 07 novembre 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Macronisme et pauvreté

On entend souvent que les politiques ne servent à rien, que droite et gauche mènent des politiques identiques, que les gouvernements successifs finissent par se ressembler comme deux gouttes d’eau. Léger problème : les chiffres disent le contraire. Un chiffre, en tout cas, symbolique en ce jour dédié à la lutte mondiale contre la misère : le taux de pauvreté.

L’Insee vient de publier l’indicateur avancé qui mesure le nombre de Français, et souvent de Françaises, percevant moins de 1 050 euros par mois : il a augmenté en 2018 à 14,7%, pour un total de 9,3 millions de personnes, contre 14,3% en 2017.

À lire aussi «Les plus pauvres décrochent à toute vitesse»

Sur une plus longue période, le même indicateur a augmenté après la crise de 2008, pour décroître nettement de Sarkozy à Hollande et se stabiliser à ce niveau plus bas jusqu’en 2017 (malgré une croissance étique). Il remonte depuis l’élection d’Emmanuel Macron (alors que la croissance s’est améliorée). De la même manière, l’indice de Gini, qui exprime l’inégalité des revenus, s’est dégradé depuis 2017 (alors que la situation s’était améliorée de 2012 à 2017), principalement à cause des mesures fiscales prises en faveur des catégories les plus aisées. Comme on dit en anglais, et contrairement aux idées reçues, politics matter, la politique compte. Celle qui favorise les «premiers de cordée» pénalise les derniers : la corde est élastique et ils sont à la traîne.

Certes, ce gouvernement, qui n’est pas forcément dédié à l’écrasement des pauvres, a relevé certains minima sociaux. Mais il a raboté énergiquement d’autres prestations (en matière de logement notamment), ce qui débouche sur un solde négatif. Décidément le macronisme n’est pas un socialisme. Ce qui n’est pas étonnant : il a décrété que la distinction droite-gauche n’existait plus. Vieille idée qui émane en général de la droite.

Un coup d’œil sur l’évolution du taux de pauvreté à moyen terme permet de détecter au passage quelques vérités souvent oubliées. La France, qu’on décrit parfois comme une terre de misère, présente l’un des taux de pauvreté les plus bas d’Europe (et donc du monde), dans un groupe de pays égalitaires où l’on trouve le Danemark, la Norvège ou les Pays-Bas. L’alternance de gouvernements libéraux-colbertistes et sociaux-démocrates y est pour quelque chose. Politics matter.

On entend encore que le progrès n’existe plus, que le bien-être matériel stagne. Encore faux : le taux de pauvreté a été divisé par deux entre 1970 et 1990. Il évolue à un niveau bas depuis cette date, selon les politiques menées. C’est encore beaucoup trop, évidemment. Mais on a progressé…

Cette stagnation relative de l’indicateur depuis le début du siècle (avec les variations précitées, selon les politiques menées) s’explique pour l’essentiel par la faiblesse de la croissance. Les sympathiques partisans de la décroissance qu’on trouve dans les rangs des écologistes pourraient peut-être en tenir compte. Si, au lieu de croître lentement, le PIB commençait à diminuer rapidement, on ne voit pas très bien comment la pauvreté pourrait reculer. On peut consommer autrement, plus intelligemment, dans le respect de l’impératif écologique. Mais consommer moins quand on gagne 1 050 euros, est-ce une bonne idée ? Une aporie sur laquelle les avocats des «limites», également procureurs de la «croissance verte» gardent un silence pudique…

LAURENT JOFFRIN

 

 

Publié dans:Politique |on 7 novembre, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………(06/11/2019)

Libération 06 novembre 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

La gauche de la gauche est-elle laïque ?

De l’inconvénient de signer des textes sans vraiment les lire. Au milieu d’une pléiade de signataires, Philippe Martinez, Benoît Hamon, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, entre autres responsables ou militants, appellent à une manifestation le 10 novembre «contre l’islamophobie». Initiative louable, tant les musulmans français sont soumis depuis des semaines à un feu roulant de critiques et de mises en cause injustes, sur le fond de polémique sur le voile, de discours zemmouriens, de débats amers sur l’immigration, avec cette acmé de violence qui s’est traduite par des coups de feu tirés contre deux fidèles d’une mosquée par un ancien candidat du FN.

Les choses se compliquent toutefois quand on lit attentivement le texte publié par Libération sous forme de tribune (le journal publie régulièrement des tribunes de tous horizons, certaines reflètent les vues du journal, d’autres non). Outre l’usage du mot «islamophobie» qui reste problématique (s’agit-il de combattre le racisme anti-musulmans, tâche urgente et nécessaire, ou de proscrire les critiques adressées à une religion, qui sont parfaitement légales et légitimes ?), on lit au détour d’une phrase que les signataires se mobilisent aussi contre des «lois liberticides». Compte tenu du contexte, il s’agit de toute évidence des deux lois laïques de 2004 et de 2010, la première interdisant les signes religieux ostensibles dans les salles de classe, la seconde le fait de se couvrir entièrement le visage sur la voie publique (sauf exception, par exemple en période de carnaval). Chose à moitié étonnante, dans la mesure où, parmi les initiateurs de l’appel, figure le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui s’est précisément constitué en réaction à la loi de 2004. Les leaders précités sont-ils favorables à l’abrogation de ces textes ? On en doute. Ou alors ce serait une nouvelle intéressante.

Depuis la publication de l’appel, les intéressés tiennent un discours plutôt chewing-gommeux, expliquant qu’il fallait distinguer le texte et la manif, qu’ils n’avaient pas bien lu, ou bien qu’ils croyaient l’appel lancé par la Ligue des droits de l’homme, etc. Adrien Quatennens, élu LFI interrogé ce matin par BFM TV, a pris ses distances avec le texte et expliqué qu’il ne pourrait pas se rendre à la manif, tout en l’approuvant. Même abstention pour François Ruffin, qui préfère aller jouer au football et déclare que ce défilé n’est «pas [s]on truc». Le PS a franchement dit qu’il ne souhaitait pas défiler avec un certain nombre de signataires et appelle à une mobilisation plus générale. Division, confusion, évitement, prise de tangente, gloubi-boulga…

La gauche de la gauche a décidément du mal à préciser les contours de son indiscutable antiracisme. Au cœur du problème : la définition de la laïcité, qui est pourtant très claire, mais qu’un certain nombre d’associations contestent ouvertement ou par la bande, au motif qu’il faut défendre les «dominés», même ceux qui sont hostiles à ladite laïcité. Ce qui revient à larguer l’un des principes fondateurs de la République… et de la gauche. Et quand on sait que les principaux propagateurs d’un islam politique antilaïque sont deux Etats, l’Iran chiite et l’Arabie Saoudite wahhabite, puissants et pour le second richissime de surcroît, on voit que le concept de «dominés» ratisse décidément très large.

LAURENT JOFFRIN
 
Publié dans:Politique |on 6 novembre, 2019 |1 Commentaire »

La Marine prend l’eau……………….(06/11/2019)

Par L’Obs avec AFP

Publié le 06 novembre 2019 à 07h26Du matériel de campagne surfacturé aux dépens de l’Etat et des intermédiaires soupçonnés de s’enrichir au passage : le Front national est jugé à partir de mercredi 6 novembre à Paris pour complicité des escroqueries attribuées à des proches de Marine Le Pen, dans les coulisses des législatives de 2012.

Six ans après les premiers soupçons, le FN, devenu Rassemblement national l’an dernier, comparaît devant le tribunal de Paris tandis que se poursuit une autre enquête sur le financement de la formation d’extrême droite, l’affaire des soupçons d’emplois fictifs chez les assistants de ses eurodéputés.

Au total, sept protagonistes – dont le trésorier du parti Wallerand de Saint-Just et l’eurodéputé Jean-François Jalkh – ainsi que trois personnes morales – le FN, la société de communication Riwal et le micro-parti Jeanne – seront jugés en correctionnelle du 6 au 29 novembre.

Ils sont impliqués à divers niveaux dans des accusations d’escroqueries, abus de biens sociaux, recels ou blanchiments, autour des législatives et de la présidentielle de 2012.

Unprochede Marine Le Pen au coeur du dossier

Un proche conseiller de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, 51 ans, se trouve au coeur du dossier. Cet ancien chef du Gud, syndicat étudiant d’extrême droite, est accusé d’avoir mis en place un système frauduleux pour aider le FN, en proie à des difficultés récurrentes de financement, et d’en avoir profité pour s’enrichir, lui et ses proches.

Ni prévenue, ni convoquée comme témoin, la grande absente du procès sera la présidente du parti : Marine Le Pen, mise en examen dans l’affaire des eurodéputés, a en effet échappé aux poursuites dans ce dossier.

Pour les juges d’instructions Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi, c’est bien elle, à sa prise de pouvoir en 2011, qui a imposé au FN de travailler avec Frédéric Chatillon et sa société Riwal, devenue quasiment l’unique prestataire de communication du parti.

Mais les magistrats n’ont pas démontré qu’elle avait joué un rôle ou eu connaissance des montages financiers reprochés, selon leur ordonnance du 5 octobre 2016 sur le volet principal de l’affaire, celui des législatives de 2012.

Des kits decampagne surfacturés ?

Dans ce volet, Frédéric Chatillon, son associé Axel Loustau – autre ancien du Gud – et Jean-François Jalkh seront jugés pour « escroqueries » au préjudice de l’Etat. A l’époque, ils avaient obtenu que le FN oblige 525 candidats à souscrire des « kits » de campagne – tracts, affiches, site internet – fournis par Riwal au prix de 16 650 euros.

Les juges du pôle financier ont estimé que ce montage cachait des prestations « très largement surévaluées », indépendamment des réels besoins des candidats. Ils en ont conclu que le coût des kits était fixé pour obtenir le maximum du remboursement des frais de campagne, assuré par l’Etat pour les candidats dépassant 5 % des voix.

Pour acheter ce « kits », les candidats devaient contracter un prêt à intérêts auprès de Jeanne, une opération qualifiée par les magistrats de simple « aller-retour comptable ». La Commission des comptes de campagne (CNCCFP), qui avait validé le remboursement des « kits », avait en revanche refusé de compenser ces intérêts.

« Nous allons contester avec virulence ces accusations infâmantes », a déclaré à l’AFP l’avocat du FN, Me David Dassa-Le Deist. « Il est sidérant qu’après cinq ans d’instruction, l’accusation ne soit pas en mesure de chiffrer cette allégation de surfacturation », a-t-il expliqué, soulignant qu’« aucun texte ne fixe de tarif ».

Pour les magistrats instructeurs, Jeanne n’était qu’un faux-nez de Riwal, destiné à masquer le financement du FN par une personne morale : le FN se voit ainsi reprocher d’avoir obtenu de Riwal un crédit-fournisseur illégal de quelque 950 000 euros et de lui avoir facturé frauduleusement 412 000 euros d’impressions « largement surévaluées » liées à la présidentielle de 2012.

Pour l’avocat de Frédéric Chatillon et de Riwal, Me Alexandre Varaut, « il s’agit de relations commerciales ordinaires dans le monde extraordinaire de la politique ». Il entend démontrer que les tarifs de Riwal ne s’éloignent pas de ceux pratiqués par d’autres partis.

Dans un second volet ouvert en 2016, Jean-François Jalkh, le mouvement Jeanne et Frédéric Chatillon, un proche de Marine Le Pen au centre du dossier, seront également jugés lors de ce procès pour des montages financiers semblables, cette fois à l’époque des municipales et des européennes de 2014 ainsi que des départementales de 2015.

L'Obs

L’Obs avec AFP

Publié dans:Politique |on 6 novembre, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………(04/11/2019)

Libération 04 novembre 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Les calendesmacroniennes

Réforme de la retraite, ou retraite de la réforme ? Manifestement, le gouvernement se trouve pris entre ces deux écueils, tel Ulysse entre Charybde et Scylla. Sur le papier, dans le principe (et en pratique pour les cadres aujourd’hui ou dans certains pays scandinaves), le système par points est rationnel et équitable. Tous les salariés sont alignés sur un régime unique qui fait correspondre à chaque point de retraite accumulé au fil de la vie un même montant de pension. Fini les «régimes spéciaux», sources de comparaisons frustrantes entre catégories de salariés, notamment entre public et privé.

Deux bémols viennent troubler cette harmonieuse perspective. Les «régimes spéciaux» ne sont pas tombés du ciel. Ils découlent souvent des conditions «spéciales» dans lesquelles travaillent les salariés concernés. On conçoit que les militaires, par exemple, dont le métier consiste, entre autres, à risquer leur vie au service de leur pays, partent plus tôt. Et si les militaires sont admis à cette exception, pourquoi pas les policiers ? De même, certains métiers sont plus pénibles que d’autres. Comment en tenir compte ? Et qui en décidera ? On peut trouver d’autres exemples…

La réforme poursuit un deuxième but, implicite mais clair : faire des économies pour équilibrer le système à terme. Si bien que l’harmonisation des régimes se fait par le bas. Au lieu d’étendre des avantages à tout le monde, on les supprime pour certains. Entre harmonisation et vaste coup de rabot, la différence est mince. Dans quelque sens qu’on tourne la chose, on aboutit à une régression pour les assurés concernés, qui sont loin de gagner des mille et des cents. A un moment où l’ambiance sociale est inflammable, où plusieurs secteurs touchés par la réforme sont au bord de l’incendie – SNCF, RATP, hôpitaux, etc. – le gouvernement hésite à craquer l’allumette.

D’où les promesses répétées de concertation, de négociation, d’aménagements, formulées par les ministres et le Président. Mais si on aménage pour les uns, que diront les autres ? On en vient à envisager «la clause du grand-père», autrement dit l’application de la réforme aux seuls nouveaux embauchés. Ce qui rassure les travailleurs en place, mais crée, dans l’immédiat, un nouveau régime à côté des autres. On vise la simplification ; on commence par la complication.

Et comment se targuer d’une réforme dont les effets se feront sentir… dans quarante ans ? Il y avait les calendes grecques. Voici les calendes macroniennes. Jusqu’à maintenant, les gouvernements ont modifié les retraites par touches successives, ce qui a permis de limiter les déficits et d’assurer la pérennité de la répartition. Etait-ce une mauvaise méthode ? Bricolage, dit le macronisme rationalisateur. Certes. Mais il agite un projet cartésien et complet, au risque de le mettre en œuvre, si tout va bien… après 2050. Et entre-temps, il devra, lui aussi, bricoler.

LAURENT JOFFRIN
 
Publié dans:Politique |on 4 novembre, 2019 |Pas de commentaires »

La l:ettre de Laurent Joffrin…………(31/10/2019)

Libération 31 octobre 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

«Valeurs» du président actuel

Emmanuel Macron s’exprime sur l’immigration, le voile, l’islam… dans Valeurs actuelles, organe central de la droite silex. Il défend ses positions chez l’adversaire, dit-il. Comme s’il allait, exemples imaginaires, faire l’éloge de la chasse à courre dans Végan magazine ou parler du grand âge dans Fripounet et Marisette. C’est un genre.

«Il faut parler à tous les Français», dit-on à l’Elysée. Certes, mais le Président était resté plutôt discret sur ces sujets face à «tous les Français», justement. Il s’épanche soudain dans un hebdo d’extrême droite. Serait-ce à ses yeux le journal de «tous les Français» ? Ou bien devrait-il le devenir, obligeant «tous les Français» à acheter ce numéro de Valeurs actuelles, remarquable coup de pouce commercial ?

Apparemment, le Président entretient avec cette rédaction des rapports plus cordiaux qu’avec bien d’autres. Certes, il défend sur l’immigration des positions différentes, qu’on connaissait pour l’essentiel – «humanité mais fermeté». Mais il lâche au passage deux concessions un peu gênantes. Les associations de défense des migrants sont qualifiées de «droit-de-l’hommistes», terme péjoratif inventé naguère par Jean-Marie Le Pen. Faudrait-il se méfier des droits de l’homme ? La mère voilée du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, humiliée en public, serait, selon Macron, proche de l’islam politique et l’élu frontiste se serait fait «coincer». Drôle de réflexion : la mère en question, quelles que soient ses opinions, était dans son bon droit. Rien ne justifiait l’agression verbale de l’élu RN (que Marine Le Pen a d’ailleurs désapprouvée). Contamination inconsciente ?

Il faut craindre qu’il y ait là, non pas un paradoxe, mais une convergence d’intérêts. On en trouve la clé dans le sondage réalisé par Elabe pour BFM, publié mercredi. Sondage un peu théorique, puisqu’il mesure des intentions de vote à la présidentielle deux ans et demi avant le scrutin, ce qui transforme la marge d’erreur en gouffre abyssal. Mais cette photographie prématurée dessine tout de même un paysage, serait-il éphémère. Deux forces politiques émergent de l’enquête, toutes deux proches de 30% dans les intentions de vote : le RN et LREM. Les autres, LR, LFI, les Verts ou le PS étant ramenés à des dimensions lilliputiennes. Ce n’est plus Jupiter, c’est Gulliver…

Angoissantsondage quand on y pense : il programme un deuxième tour Macron-Le Pen en 2022. Bis repetita. Avec cette différence : privé de la séduction de la nouveauté, Macron arriverait très impopulaire dans le sprint final, à gauche notamment, et tout autant dans les classes populaires. Il serait donc sauvé par défaut : encore une fois, l’électeur non-macroniste voterait Macron, non pour approuver le sortant, mais pour barrer la route à son adversaire. Carte forcée qui risque d’indisposer fortement les antilepénistes non-macroniens. Le danger se voit comme le nez au milieu de la figure : une abstention massive, qui accroîtrait d’autant les chances de la candidate RN, surtout si elle a l’intelligence, tel Raminagrobis, de rentrer ses griffes le temps d’un vote. Le tête-à-tête Macron-Valeurs actuelles annonce, favorise, banalise le tête-à-tête centre droit-extrême droite qui élimine droite et gauche d’un seul mouvement. Le calcul a marché deux fois, pour Chirac en 2002, pour Macron en 2017. Tenter le diable une troisième fois, ce n’est plus de la stratégie. C’est de la roulette russe.

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:Politique |on 31 octobre, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………..(29/10/2019)

Libération 29 octobre 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Le «padamalgam» de Marine Le Pen

Si le contexte n’était pas tragique, l’ironie involontaire de la déclaration prêterait à sourire. Apprenant qu’un ancien candidat FN aux élections départementales avait tiré sur deux fidèles d’une mosquée, elle a condamné énergiquement l’attaque et expliqué que ce genre d’acte violent n’avait rien à voir avec les thèses de son parti. Et c’est un fait que le RN s’en est toujours tenu à la légalité et qu’il a récusé sans ambages l’usage de la violence pour faire progresser ses idées. En somme, à ceux qui mettraient en rapport l’acte d’un exalté et le discours intolérant du RN, Marine Le Pen dit : «Attention, pas d’amalgame !»

Elle a ainsi mis en avant l’avertissement dont se moquent un peu lourdement les publicistes d’extrême droite quand un républicain de bon sens met en garde contre «l’amalgame» souvent fait entre les crimes de jihadistes et les prescriptions de l’islam, entre la petite minorité intégriste ou violente et la masse des musulmans. Ces polémistes ont même inventé, dans une formule sarcastique, un médicament fictif, le «padamalgam», que «la bien-pensance» administrerait au bon peuple pour l’endormir face au danger islamiste. Ainsi, c’est aujourd’hui Marine Le Pen qui a ingurgité à son tour, pour les besoins de sa cause, une forte dose de «padamalgam».

Ce qui laisse une question entière : il arrive qu’une atmosphère d’intolérance, un climat tendu, un usage excessif de l’invective, échauffent les esprits plus fragiles ou plus vindicatifs et favorise le passage à l’acte. Certains prêches, certaines vidéos intégristes peuvent encourager les plus violents parmi les islamistes. De même, la multiplication obsessionnelle des mises en cause de l’islam, des musulmans, la critique des manifestations de piété sur la voie publique (qui sont pourtant légales), finit par créer un contexte dommageable, pour ne pas dire dangereux. Samia Ghali, élue de Marseille, a eu raison d’interroger la tenue d’un débat sénatorial sur le voile que portent certaines «mères accompagnantes» lors des sorties scolaires au lendemain d’une attaque contre une mosquée. Le gouvernement a eu raison de juger que la proposition de loi était à la fois injustifiée et inopportune.

L’hystérie entretenue autour des questions identitaires, qui finissent par occuper toute la scène, détériore la qualité du débat public et occulte d’autres questions plus essentielles, d’ordre social ou économique. Feu Georges Pompidou, avec son faux bon sens paysan, avait dit un jour, devant la prolifération des lois et des règlements : «Arrêtez d’emmerder les Français.» Qui dira, au lendemain de cette attaque contre une mosquée dont l’activité pacifique ne dérangeait personne : «Cessez d’emmerder les musulmans.»

LAURENT JOFFRIN
Publié dans:Politique |on 29 octobre, 2019 |Pas de commentaires »

Déchéance………………………….(25/10/2019)

 

Condamné à quatre ans de prison en 2016 pour avoir voulu rejoindre les rangs du groupe État islamique en Syrie, le Franco-Marocain Faycal Aït Messoud a été déchu jeudi 24 octobre de sa nationalité française. La procédure n’est pas si courante. C’est la seizième fois depuis 2002 qu’une personne est ainsi déchue de sa nationalité française.

La plupart du temps, les raisons sont les mêmes, explique Jules Lepoutre, professeur à l’université de Nice-Sophia Antipolis, et spécialiste du droit de la nationalité : « C’est quasiment exclusivement des Français qui ont été condamnés pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste. Ce sont toujours des Français dits par acquisition, c’est-à-dire des Français qui ont obtenu la nationalité après leur naissance et pas ce que le code appelle les Français par attribution, qui sont les Français de naissance. Il faut aussi être binational puisque la France ne crée pas d’apatride lorsqu’elle déchoit de la nationalité. »

Aucun juge n’est consulté

Cette décision est prise par le gouvernement, après avis du Conseil d’État. C’est une mesure administrative qui, en général, est suivie d’une expulsion du territoire. Aucun juge n’est consulté, ni d’ailleurs l’autre pays de la personne déchue.

Le problème de ces mesures de bannissement c’est qu’elles sont très unilatérales. Elles ne sont pas prises dans le cas d’une concertation internationale.Jules Lepoutre, spécialiste du droit de la nationalitéà franceinfo

« Le but c’est de se ‘débarrasser’ d’un individu qu’on considère gênant sur son territoire, concède le spécialiste. C’est souvent pour ça que la France, et d’autres pays, procèdent à des déchéances de nationalité, pour renvoyer vers l’État d’origine la personne en question ». Des pays qui voient en général d’un très mauvais œil l’arrivée sur leur territoire de ces ressortissants condamnés en France pour des faits de terrorisme.

Publié dans:Politique |on 25 octobre, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………(21/10/2019)

Libération 21 octobre 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

A gauche duvide

Quelque 75 personnalités, issues pour la plupart du PS, appellent à la création d’un «pôle de gauche» dans la majorité. Il était temps. L’intention est louable à bien des égards, poussée par un ministre solide, Jean-Yves Le Drian, et de respectables responsables, tel Roland Ries, maire sortant de Strasbourg, François Loncle, vénérable radical de gauche, ou Tony Dreyfus, qui a blanchi sous le harnois rocardien. Encore souffre-t-elle d’une contradiction. Il s’agit en effet de doter d’une aile gauche un mouvement – la macronie – qui prétend… dépasser le clivage droite-gauche et, donc, se situer sur un axe dont il proclame par ailleurs la disparition.

Il n’y a que deux manières de sortir de cet oxymore. Soit ce courant nouveau ne sait pas très bien où il habite, puisqu’il se place à la gauche d’une majorité qui nie le concept de gauche. Un peu comme une planète qui serait située à la gauche d’un point sans coordonnées, perdu dans l’espace flou d’un «dépassement» nébuleux, dont le centre est partout et la circonférence nulle part, flottant dans le vide d’un «nouveau monde» qui échoue à se définir. Ce qui en ferait un «pôle» qui a perdu le nord.

Soit, hypothèse plus logique et plus probable, ces macroniens sans doute nostalgiques de leur identité précédente veulent rééquilibrer une majorité platement centriste, qui a fortement dérivé vers la droite, ce qui tendrait à avouer, de l’intérieur de la macronie, que l’axe droite-gauche, à l’inverse du discours macronien, structure toujours l’espace politique du pays et que la majorité a glissé du mauvais côté. Voilà qui sent furieusement son ancien monde…

Dans ce deuxième cas, l’aveu est révélateur. Ainsi, une escouade de macroniens juge que Macron est trop à droite, que le «président des riches», devenu aussi le rempart de l’ordre pendant le mouvement des gilets jaunes, a dévié de son cap initial et se ramène, expérience faite, à une impossible synthèse. S’il faut un «pôle de gauche» à la majorité, c’est bien que le pôle de droite a conquis la prééminence dans la coalition, que la chaîne de commandement qui va de Matignon à Bercy, de Philippe à Le Maire et Darmanin, a imprimé sa marque dans la politique gouvernementale, que le macronisme, à l’usage, se résume à un projet de centre droit, tel qu’un Juppé l’aurait mis en œuvre, peut-être avec une attention plus soutenue aux questions sociales. Dans le «en même temps», il y en a deux : un temps fort qui séduit à droite, un temps faible destiné à endormir la gauche.

On peut alors douter de la réussite de l’initiative. Techno très politique, Emmanuel Macron estime de toute évidence que son adversaire le plus dangereux se situe sur sa droite. Ce qui le menace, en l’absence d’une gauche décidée à gagner les élections, c’est l’émergence possible d’un leader, ou d’une leadeuse, qui ramènerait au bercail les électeurs naguère rattachés à la défunte UMP et qui s’insérerait de nouveau entre lui et le Rassemblement national. Selon une tactique de triangulation bien connue, il reprend donc les idées de la droite pour la priver d’oxygène.

Dans ce cas, le «courant de gauche» jouera un rôle cosmétique. Sa seule utilité sera de maquiller d’un peu de rose une politique d’un bleu profond. Bonne chance…

L’auteur de «La lettre politique» étant absent ces jours-ci, celle-ci reprendra à partir de jeudi.

LAURENT JOFFRIN
 
Publié dans:Politique |on 21 octobre, 2019 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………………….(03/10/2019)

Libération 03 octobre 2019
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Les politiques, ces pelés, ces galeux…

Le décompte des agressions perpétrées contre les maires des communes de France effectué par le Sénat devrait inquiéter plus qu’à l’ordinaire ceux qui tiennent aux principes démocratiques censés soutenir la vie politique du pays. Sur 3 978 édiles qui ont répondu au questionnaire sénatorial, ils sont 92% à avoir subi des violences allant des incivilités aux agressions physiques en passant par les injures et les menaces. L’un d’eux, Jean-Mathieu Michel, maire de Signes (Var) a été tué le 5 août dernier pour avoir voulu mettre fin à un dépôt sauvage de gravats (ce qui a déclenché l’enquête du Sénat). «Les maires, parce qu’ils détiennent une parcelle de l’autorité publique, sont exposés à des risques. La réalité du phénomène est incontestable», a déclaré hier Philippe Bas, président LR de la commission des lois du Sénat.

Ces agressions diverses sont en hausse régulière, supérieure à celle qui touche d’autres professions (même si on note une accalmie ces derniers mois). Elles s’ajoutent aux attaques de permanences et aux menaces variées qui ont frappé certains députés pendant le mouvement des gilets jaunes, ainsi qu’à celles qui ont émaillé la protestation contre les traités de libre-échange.

Les esprits placides n’y verront que la traduction des tensions qui affectent le pays sur toutes sortes de sujets et dont les élus sont des victimes parmi d’autres. Mais il y a une autre hypothèse, nettement plus problématique, dans la mesure où elle met en cause l’évolution générale du débat public, notamment dans les médias et sur les réseaux sociaux. L’attaque automatique, systématique, permanente, contre la classe politique est devenue le pont-aux-ânes du commentaire. Quand on n’a rien à dire sur un plateau de télévision, on dit du mal des hommes politiques. On se donne la stature d’un esprit fort sans courir le moindre risque, tout en étant assuré de l’approbation mécanique des autres intervenants et des téléspectateurs. Sous toutes ses formes, des plus grossières aux plus sophistiquées, le poujadisme est devenu une seconde nature du ronron médiatique.

Or les maires remplissent pour la plupart leur tâche avec une grande abnégation, pour un salaire souvent fort mince. L’indemnité mensuelle des maires s’échelonne de 658 euros bruts pour l’édile d’une commune de moins de 500 habitants, à 5 612 euros pour les maires des très grandes villes françaises comme Lyon, Marseille ou Paris. La France comptant seulement 910 communes de plus de 10 000 habitants, seuls leurs maires, très minoritaires donc, touchent plus de 2 128 euros brut par mois. Certes certains d’entre eux arrondissent leur maigre revenu en prenant des responsabilités dans divers organismes intercommunaux. Mais ils sont minoritaires et leur indemnité globale est de toute manière plafonnée. Dans n’importe quelle branche du privé, les mêmes tâches et les mêmes responsabilités, qui supposent beaucoup de travail et une compétence indiscutable, donneraient lieu au versement d’un salaire supérieur. Interrogée à froid par sondage, l’opinion le reconnaît volontiers, puisque quelque 80% des administrés ont une bonne opinion de leurs élus municipaux.

Quant aux députés et aux sénateurs, le pinaillage permanent qui leur est infligé à propos de leurs avantages tourne au grotesque. Il ne peut masquer le fait qu’ils sont rémunérés, à la vérité, comme des cadres supérieurs, ce qui n’est que justice dans la mesure où leur échoit l’importante responsabilité de modeler les lois du pays, de surveiller le budget de la nation et d’incarner la souveraineté populaire, toutes fonctions essentielles au bon déroulement des procédures démocratiques. On invoque parfois le «sacerdoce» qui devrait définir le rôle des élus de la République. Objection réfutée depuis longtemps : si la fonction d’élu devait reposer sur le bénévolat (idéal vaguement rousseauiste), seuls les citoyens disposant par ailleurs d’un patrimoine ou d’un revenu conséquent pourraient occuper ces postes. Nous reviendrions au système en vigueur au XIXe siècle, quand seuls les membres de professions prospères étaient en situation de remplir des fonctions électives. Faudrait-il, pour satisfaire l’antiparlementarisme ambiant, revenir à la République des notables ?

On décrit trop souvent les élus comme les membres d’une «oligarchie» coupée du peuple, occupée seulement de jouir de ses prébendes et de mener une carrière personnelle. C’est ne rien connaître à la vie quotidienne des élus, qui doivent assumer leurs tâches législatives ou municipales pendant la semaine et maintenir un contact étroit avec leurs électeurs le week-end, sous peine, s’ils ne le font pas, de se faire battre à l’élection suivante. Elle était naïve, quelque peu ridicule mais révélatrice, la surprise des nouveaux élus LREM de 2017, issus de professions libérales ou cadres dans des entreprises, quand ils ont découvert, en regard de leur précédent métier, la lourdeur des servitudes attachées à leurs nouvelles fonctions et la soudaine diminution de leur train de vie.

Les pressions physiques ou verbales exercées contre les élus, en hausse continue, contredisent directement, et de manière scandaleuse, un principe fondateur de la République. Les élus du peuple doivent pouvoir délibérer dans la sérénité et prendre leurs décisions sans risquer à tout moment l’agression ou le chantage. Les seules sanctions légitimes qu’on peut leur appliquer émanent de la justice, en cas d’illégalité démontrée, et surtout des électeurs, qui ont tout loisir de ne pas reconduire le député ou le maire qui ne leur convient pas, ce qu’ils ne se privent pas de faire. Le harcèlement que subit la classe politique sommairement amalgamée à ses moutons noirs condamnés par la justice, fausse le jeu démocratique et ouvre la voie à une tyrannie des intérêts particuliers. Le contraire d’une démocratie en bon état de marche.

LAURENT JOFFRIN
 
Publié dans:Politique |on 3 octobre, 2019 |Pas de commentaires »

Ce qui nous attend…………..(30/09/2019)

Refonte de l’épargne retraite, nouvelles mentions obligatoires sur les factures, baisse des tarifs réglementés du gaz, réduction de cotisations patronales d’assurance chômage: tels sont les changements au 1er octobre ayant un impact sur la vie quotidienne des Français.

Plusieurs mesures entrant en vigueur à partir du 1er octobre, exerceront une influence sur la vie quotidienne et le porte-monnaie des Français. En voici la liste détaillée.

Gaz

Les tarifs réglementés de vente du gaz, appliqués par Engie à quatre millions de foyers français, vont baisser de 2,4% au 1er octobre. Cette baisse est de 0,6% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,4% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 2,5% pour les foyers qui se chauffent au gaz. Cette évolution traduit l’application d’une formule tarifaire définie fin juin par un arrêté du gouvernement.

Épargne retraite

Trois nouveaux produits d’épargne retraite sont lancés à partir du 1er octobre. Ils remplaceront à terme les dispositifs actuels (Perp, Perco, Préfon, « Madelin »,…) qui ne seront plus commercialisés à partir d’octobre 2020, même si on pourra continuer à verser de l’argent dessus. Deux nouveaux produits d’épargne retraite d’entreprise sont créés: un plan collectif ouvert à tous les salariés afin de remplacer les plans d’épargne pour la retraite collectif (Perco); un plan d’épargne retraite d’entreprise réservé à certaines catégories de salariés qui prendra la succession des actuels contrats dits « article 83″ (pour cadres et dirigeants). Un 3e produit d’épargne, individuel, est commercialisé sous forme d’un compte-titres ou d’un contrat d’assurance. Il vise à succéder aux actuels contrats Perp et « Madelin » (professions libérales). Les épargnants pourront transférer leur épargne retraite actuelle vers ces nouveaux produits, selon le site service-public.fr.

Factures

Toutes les factures émises à compter du 1er octobre 2019 doivent comporter deux mentions obligatoires supplémentaires. Il faut désormais mentionner non plus seulement l’adresse des parties (le siège social du vendeur et le siège social ou le domicile de l’acheteur), mais également l’adresse de facturation si elle est différente de celle du siège social. Il conviendra aussi d’ajouter le numéro de bon de commande lorsqu’il aura été préalablement établi par l’acheteur.  L’ajout de ces mentions a pour objectif d’accélérer le règlement des factures (envoi direct au service compétent, lorsqu’il n’est pas situé au siège social de l’entreprise) et d’en fluidifier le traitement. Tout manquement est passible d’une amende maximale de 75.000 euros pour une personne physique et 375.000 euros pour une personne morale.

Cotisations patronales pour l’assurance chômage

La réduction générale des cotisations patronales sur la rémunération versée à chaque salarié, applicable de manière dégressive aux rémunérations brutes inférieures à 1,6 Smic, est étendue aux contributions d’assurance chômage à compter du 1er octobre 2019 (taux à 4,05%). Ces réductions de cotisations sociales font partie du programme gouvernemental de remplacement du crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) et du crédit d’impôt de taxe sur les salaires (CITS) dont les suppressions ont été entérinées en 2018.

Ascenseur obligatoire dans le neuf à partir de 3 étages

De nouvelles dispositions s’appliquent aux demandes de permis de construire d’immeubles déposées à compter du 1er octobre. Ainsi, entre en vigueur l’obligation faite aux bâtiments neufs d’habitation collectifs de disposer d’un ascenseur dès lors qu’ils comportent au moins trois étages (contre quatre auparavant). Cette règle a été fixée par le décret no 2019-305 du 11 avril de la même année. L’objectif: renforcer l’accessibilité des logements aux personnes en situation de handicap et tenir compte du vieillissement de la population. Cette décision vient en complément des mesures annoncées dans le projet de loi ELAN (Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique).

Régime juridique de l’entrepreneur de spectacle vivant

À compter du 1er octobre 2019, le régime de licence (3 ans renouvelables) délivrée par le préfet est remplacé par un régime déclaratif pour l’exercice d’activité d’entrepreneur de spectacles vivants (théâtre, danse, musique,..). Cette déclaration (attribuée pour 5 ans renouvelables) doit être effectuée en ligne sur le site internet du ministère de la Culture. Elle donne lieu à la délivrance d’un récépissé de déclaration d’entrepreneur de spectacles vivants valant licence.

Frédéric Bergé
BFMtv
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Publié dans:Politique |on 30 septembre, 2019 |Pas de commentaires »
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