Archive pour la catégorie 'Politique'

Ce qui nous attend (c’est pas joyeux)…………(26/0882018)

Révision de la croissance à la baisse, suppression de postes dans la fonction publique, cotisation sur les heures supplémentaires supprimée… Voici les principales annonces faites par le premier ministre Edouard Philippe dans une interview au Journal du Dimanche, pour le projet de loi de finances 2019.

Prenant acte d’un ralentissement économique qui affectera le budget 2019, Edouard Philippe a néanmoins dit vouloir maintenir « le rythme » des réformes, annonçant un décrochage de l’indexation de prestations sociales de l’inflation et la fin des cotisations salariales sur les heures supplémentaires.

« La prévision de croissance sur laquelle nous bâtirons ce budget (2019) sera de 1,7 % », a indiqué le Premier ministre dans un entretien au Journal du Dimanche, alors que le gouvernement tablait sur 1,9% jusqu’à présent.

Le 1er août, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin avait également abaissé la prévision de croissance pour 2018, qui était de 2% jusqu’alors, estimant qu’elle ne serait « pas inférieure à 1,8% » après le trou d’air traversé par l’économie française en début d’année.

« Dans la ligne de nos engagements »

Gérald Darmanin avait en revanche précisé que « nous ne changeons pas notre objectif de 2,3% de déficit » pour l’année en cours.

Édouard Philippe a concédé que « si la croissance ralentit, il y aura forcément un impact » sur le déficit.

Martelant que « nous gardons le cap et nous maintenons le rythme » des réformes, le Premier ministre a assuré que le ralentissement de l’économie « ne nous empêchera pas d’être dans la ligne de nos engagements, sur la baisse des prélèvements obligatoires comme sur la maîtrise de la dépense publique et de la dette ».

Pour ce faire, trois prestations sociales – « l’aide personnalisée au logement, les allocations familiales, les pensions de retraite »« progresseront de façon plus modérée, de 0,3 % par an en 2019 et en 2020  », a révélé M. Philippe. C’est nettement moins que l’inflation, qui a accéléré et s’élevait en juillet à 2,3% sur un an.

« Les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées »

En revanche, « les prestations qui bénéficient à nos concitoyens les plus fragiles, comme le RSA, seront augmentées conformément à la loi », a-t-il ajouté.

Il a en outre assuré que « la prime d’activité, le minimum vieillesse, l’allocation pour les adultes handicapés » augmenteraient, quant à eux, « très significativement », conformément aux promesses de campagne du président Emmanuel Macron.

Le Premier ministre a exprimé l’intention du gouvernement de soutenir le pouvoir d’achat des salariés, annonçant que « dès le 1er septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés, dans le privé comme dans le public ».

Selon lui, « cela représentera en moyenne plus de 200 euros supplémentaires par an » pour « une personne payée au Smic » et la mesure coûtera « 2 milliards » d’euros.

Prudence pour le déficit 2019

Le chef du gouvernement a par ailleurs confirmé que les contrats aidés, qui ont déjà nettement baissé depuis le début du quinquennat, verraient leur financement « diminuer ».

Pour faire ces arbitrages, le gouvernement a fait le choix d’une politique « qui privilégie (…) la rémunération de l’activité et qui rompt avec l’augmentation indifférenciée des allocations », a expliqué le locataire de Matignon.

« C’est par le retour à l’activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère », a-t-il estimé.

Pour 2019, Edouard Philippe a confirmé ce que le gouvernement avait déjà annoncé, c’est-à-dire « un rebond du déficit », imputable en partie à la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en allègements de charges pour les entreprises.

Il n’a en revanche pas donné de nouveau chiffre, alors que l’exécutif table jusqu’à présent sur un déficit de 2,4% l’an prochain.

4 500 postes dans la fonction publique supprimés

Dans sa volonté de maîtriser la dépense publique, Edouard Philippe prévoit également la suppression d’environ 4.500 postes dans la fonction publique d’Etat en 2019, et le chiffre sera « supérieur à 10 000 en 2020 ».

« Nous tiendrons l’objectif du président de la République de supprimer 50 000 postes à l’horizon 2022 », selon lui.

« Mais il y aura par ailleurs des recrutements : plus 2.000 agents supplémentaires dans la police, la gendarmerie et à la DGSI, 1 300 à la justice – parce qu’il s’agit de priorités ».

Sur un plan plus politique, l’examen de la révision constitutionnelle, stoppé à l’Assemblée en juillet en raison de l’affaire Benalla, reprendra « dès que possible », a affirmé le Premier ministre en évoquant un « décalage de quelques mois tout au plus ».

La session reprendra par le projet de loi Pacte sur les entreprises « car nous voulons concentrer en cette rentrée notre action sur les chantiers économiques », a précisé le chef du gouvernement.

desirdavenir77500

Ouest France

Publié dans:Politique |on 26 août, 2018 |Pas de commentaires »

Curieux……………………….(24/08/2018)

Didier Eribon : « Macron, une tradition de pensée tangente au fascisme »

Curieux............................(24/08/2018) dans PolitiqueMACRON « président philosophe ». Ça en jette, non ? MACRON disciple et collègue du grand philosophe Paul RICŒUR, ça vous impressionne, avouez-le. Ah, bien sûr, les jaloux n’ont pas manqué de ricaner et de crier à l’usurpateur de la pensée du grand penseur. Mais au fait, il pensait quoi RICŒUR ? Cet été, prenez le temps de lire nos grands entretiens à tête reposée. Aujourd’hui avec le philosophe et sociologue Didier Eribon.

[TEXTE à L’APPUI] Un entretien de Daniel Mermet à lire ici : la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/didier-eribon-macron-une-tradition-de-pensee-tangeante-au-fascisme


Lucie Baud, pionnière du syndicalisme

 dans PolitiqueVous connaissez l’histoire de Lucie Baud ? Non ? Nous non plus à Là-bas si j’y suis, avant d’avoir vu le film de Mordillat, Mélancolie ouvrière, diffusé ce soir à 20h55 sur ARTE.

[VIDÉO 13’12] Une chronique de Gérard Mordillat à voir ici : la-bas.org/la-bas-magazine/chroniques/Lucie-Baud-pionniere-du-syndicalisme


 

Publié dans:Politique |on 24 août, 2018 |Pas de commentaires »

Que va-t-il en sortir? (22/08/2018)

Le gouvernement fait sa rentrée politique, mercredi 22 août à l’Elysée, avec un Conseil des ministres prévu pour donner le coup d’envoi de nombreuses réformes politiquement délicates. Plan pauvreté, plan santé, réforme des retraites et de l’assurance-chômage… De retour de deux semaines de vacances, les ministres et le président plancheront sur les grands chantiers politiques annoncés avant la trêve estivale. Autant de dossiers délicats pour l’exécutif, qui doit composer avec les suites de l’affaire Benalla et une croissance décevante.

« Ne croyez pas que je vais lâcher quoi que ce soit », disait Emmanuel Macron cet été. Pour faire face à l’orage qui s’annonce, le président opte pour une stratégie déjà utilisée lors de sa première année de mandat : multiplier les réformes, pour ne laisser aucun espace à l’opposition. « Nous n’allons pas ralentir », prévient Gilles Le Gendre, député et porte-parole du groupe LREM à l’Assemblée, sur franceinfo. Voici les principaux dossiers de la rentrée.

Le budget, avec une croissance plus faible que prévu

La croissance, qui s’annonce légèrement moins élevée que prévu en 2019, à 1,8% au lieu de 2%, est une épine dans le pied du gouvernement. Car dans le même temps, le président maintient sa promesse faite à la Commission européenne de contenir le déficit budgétaire à 2,3% du PIB, selon Le Monde. Moins de recettes d’un côté, des projets coûteux à financer de l’autre : l’équation s’annonce difficile à tenir. « Ces centaines de millions, il faut les trouver en faisant des coupes budgétaires », prévient l’économiste Christian Stoffaës, professeur associé à l’université Paris 2 Panthéon Assas, interrogé par France 3.

Quels seront les secteurs visés ? Mercredi après-midi, le président recevra le Premier ministre Edouard Philippe pour lui exposer ses derniers arbitrages. Seront également présents le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire, celui de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, ainsi que les ministres de la Santé et du Travail, Agnès Buzyn et Muriel Pénicaud. Des coupes franches dans les crédits accordés aux emplois aidés et aux aides au logements sont attendues.

Selon Le Parisien, aucune annonce ne devrait être faite publiquement à la sortie de cette réunion. Mais des économistes s’inquiètent des possibles conséquences de cette baisse des dépenses sur la reprise de l’économie française. « Il me semble qu’il est nécessaire de laisser filer le déficit pour limiter le risque sur la croissance parce que l’enjeu est là, estime auprès de franceinfo Philippe Waechter, chef économiste chez Ostrum Asset Management. La vraie question, c’est ‘est-ce qu’on a un objectif sur l’activité ou l’emploi ou un objectif plutôt comptable’ ? » 

La réforme des retraites

L’exécutif reprendra en septembre ses consultations avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites. Un dossier explosif qui a donné des sueurs froides aux précédents gouvernements, qui ont dû faire face à d’importants mouvements sociaux. De son côté, Emmanuel Macron ne souhaite pas toucher à l’âge légal de départ à la retraite, fixé à 62 ans pour la majorité des salariés. Il veut plutôt opter pour un régime « universel » en uniformisant les 42 régimes différents existants.

« Je pense qu’il y aura des mobilisations pour maintenir notre régime actuel et défendre notre modèle social », a prévenu le secrétaire général de Force ouvrière, Pascal Pavageau, mardi sur Europe 1.

Le plan pauvreté

Emmanuel Macron l’a promis lors de son discours devant le Parlement réuni en Congrès, en juillet dernier : le plan pauvreté sera présenté « en septembre » et mis en œuvre « en 2019″. C’est « une vraie priorité », insiste sur franceinfo Agnès Buzyn, ministre de la Santé.

Nous allons travailler sur les jeunes, leur permettre une égalité des chances réelle et travailler sur l’insertion professionnelle.Agnès Buzynà franceinfo

Dans ce cadre, les aides sociales seront-elles préservées ? Le 13 juin dernier, Emmanuel Macron avait provoqué une polémique en déclarant qu’elles coûtaient un « pognon de dingue » et ne marchaient pas. « Je suis d’accord sur le diagnostic, ça ne marche pas, abonde Angès Buzyn. Quand on est pauvre, on le reste de génération en génération. C’est une spécificité française et nous travaillons là-dessus. »

Agnès Buzyn, convoquée à la réunion budgétaire à l’Elysée, assure pour autant qu’il n’y aura « pas de coupes dans les prestations monétaires ».« Le plan va apporter des mesures nouvelles, a défendu Agnès Buzyn. Nous travaillons sur une simplification d’accès au droit, ce qu’on appelle techniquement un versement social unique ».

Le plan santé

Autre dossier délicat pour la ministre de la Santé : le plan santé, qui doit réformer l’hôpital. Déjà reportée, cette réforme a pour objectif de transformer de manière « globale » le système de santé en France. En février, « cinq grands chantiers » prioritaires ont été identifiés : qualité et pertinence des soins, financement des hôpitaux, formation et qualité de vie au travail des professionnels de santé, virage numérique et organisation territoriale des soins.

Le gouvernement veut faire la chasse aux actes médicaux inutiles, réduire la tarification à l’activité des hôpitaux et mettre à contribution la médecine de ville pour désengorger les établissements de santé. Mais le malaise des soignants est grand.

« Comment est-ce qu’on peut arriver à régler les choses quand on a laissé les situations se détériorer, pour aboutir aujourd’hui à une situation catastrophique, avec le manque de médecins, des fermetures de services d’urgence, de maternités ? », a interrogé mardi sur franceinfo Hélène Derrien, présidente de la Coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité. Comment est-ce qu’on peut espérer, avec une réforme, régler un problème qui n’a pas été réglé pendant des années ? » La ministre a répondu, assurant qu’il n’y aurait « aucune fermeture d’un hôpital de proximité ».

La réforme de l’assurance-chômage

Du côté du monde du travail, le gouvernement veut renégocier les règles de l’assurance-chômage avec les partenaires sociaux, qui gèrent le système. Le gouvernement a prévenu qu’il pourrait procéder par décret si les syndicats n’allaient pas dans son sens, note Le Parisien.

L’exécutif souhaite que les syndicats se penchent à nouveau sur l’indemnisation des demandeurs d’emploi en activité réduite et des chômeurs de longue durée. Les syndicats souhaitent quant à eux la mise en œuvre d’un bonus-malus sur les cotisations patronales, pour pénaliser les entreprises abusant des contrats courts. L’exécutif y est favorable mais le patronat s’y oppose.

La concertation entre syndicats et exécutif pour établir un cadre aux négociations doit débuter dès la fin août. La mise en œuvre des mesures est prévue pour 2019.

La réforme constitutionnelle

C’est une promesse phare d’Emmanuel Macron. La réforme constitutionnelle, débattue à l’Assemblée cet été, a été suspendue avec la révélation de l’affaire Benalla. Elle prévoit notamment d’accélérer la procédure parlementaire, de donner plus d’autonomie aux collectivités territoriales ou de permettre au président de répondre aux parlementaires devant le Congrès, liste Le Figaro.

Le président de l’Assemblée, François de Rugy, s’est dit favorable à une reprise des débats dès « septembre ou octobre », dans un entretien au Parisien. Un agenda risqué, selon Benjamin Morel, enseignant en droit public à la Sorbonne, interrogé par Libération. « Il est probable qu’à la rentrée, l’opposition continue de surfer sur l’affaire Benalla pour bloquer les débats », estime-t-il.

L’agenda parlementaire étant très serré en septembre, le gouvernement devra choisir entre avancer sur l’examen de cette réforme constitutionnelle ou la loi PACTE (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), plusieurs fois repoussée. Ce chantier vise notamment à privatiser plusieurs entreprises publiques, développer l’actionnariat salarié ou alléger la fiscalité sur les primes d’intéressement dans les petites et moyennes entreprises.

La réforme de la fonction publique

Autre réforme attendue au tournant par les syndicats : celle de « l’action publique ». Ce chantier doit modifier les rémunérations des agents publics, avec une individualisation accrue des paies, améliorer le dialogue social ainsi que la mobilité des fonctionnaires et augmenter le recours aux contractuels. Le gouvernement souhaite notamment la création d’un « contrat de mission » de six ans maximum pour ces derniers. Les syndicats y voient une « attaque » contre le statut de fonctionnaire.

Les membres du gouvernement se retrouveront en séminaire le 31 août à l’Elysée pour fixer le calendrier précis des réformes.

Publié dans:Politique |on 22 août, 2018 |Pas de commentaires »

Jonas dans ses petits souliers………….(22/08/2018)

La stratégie de l’exécutif après l’affaire Benalla ? Un gouvernement en première ligne, des réformes qui se bousculent… Et un président qui ne parlera pas aux médias !

Par L’Obs

Publié le 22 août 2018 à 07h35

Le conseil des ministres de rentrée se réunit ce mercredi autour d’Emmanuel Macron pour lancer l’année II de son programme de réformes. Au-delà du point prévu sur la reconstruction des îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélémy, le président fixera le cap du gouvernement avec « le même esprit de détermination et de combativité »,  dans un contexte encore marqué par l’affaire Benalla du mois de juillet.

« Le mot d’ordre c’est ‘Ne croyez pas que je vais lâcher quoi que ce soit’ [...] Ne croyez pas une seconde que je compte ralentir ou dévier », a insisté Emmanuel Macron lors d’un bain de foule à Bromes vendredi dernier.Emmanuel Macron, qui ne s’est pas exprimé dans les médias depuis son émission du 15 avril face à Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin, semble avoir exclu toute intervention médiatique. Pas question pour lui de répondre à des questions concernant le feuilleton estival Benalla qui a mis en lumière les dysfonctionnements de l’Elysée. Pas d’interview fleuve, comme ce fut le cas  à pareille époque l’an dernier dans « le Point ». Il reviendra au Premier ministre Edouard Philippe d’expliquer les nouvelles réformes dans un entretien prévu avec « le Journal du Dimanche », dimanche prochain.

« Pour regagner de la hauteur et réparer son image, Macron a décidé de se montrer discret », explique un communicant qui fréquente l’Elysée.  

 

En première ligne, les ministres et la majorité vont devoir cravacher, notamment sur le volet économique et social avec la loi Pacte sur les entreprises, la « stratégie pauvreté », reportée de juillet à septembre pour cause de Coupe du Monde et enfin le « big bang »de l’assurance-chômage cet automne.

L’autre package de projets voulus par l’exécutif relève de la « cohésion nationale » : le service national universel, la réforme du système de santé, attendue également dès septembre, la loi sur la bioéthique dont les orientations sont prévues en fin de l’année, puis la reforme des retraites, courant 2019.

Obligation de résultats

Dernier morceau de choix au menu : la réforme constitutionnelle, qu’Emmanuel Macron se dit « déterminé à mener à son terme ». Le projet avait été bloqué par l’opposition après l’éclatement de l’affaire Benalla. De « l’obstruction parlementaire et très politicienne », jugerait le chef de l’Etat. Le calendrier précis de ces réformes devrait être annoncé par le premier ministre Edouard Philippe ce dimanche dans une interview au « Journal du Dimanche ».

Pour l’exécutif désormais, l’obligation de résultats économiques est bien là. Car la relance promise en 2017 peine à se faire sentir et le cap fixé au printemps n’a pas été tenu : 1,8% de croissance en 2017 plutôt que les 2% espérés. Un caillou de plus dans la chaussure alors que l’Etat doit financer des mesures coûteuses, dont la suppression partielle de la taxe d’habitation, qu’il compensera pour les communes. Même inquiétude sur le front de l’emploi car le chômage, qui a grimpé en début d’année, n’a que légèrement baissé au 2e trimestre, à 9,1% contre 8,9% fin 2017.

C’est dans ce contexte économique plus difficile que prévu que l’exécutif va d’ailleurs devoir se pencher sur les deniers mis à disposition de tel ou tel ministère pour mener à bien les réformes. La réunion d’arbitrages budgétaires avec son Premier ministre Edouard Philippe prévue ce mercredi à l’issue du Conseil des ministres s’annonce délicate. Chagrins ministériels à prévoir.

L'Obs

L’Obs

desirdavenir77500

Jonas dans ses petits souliers.............(22/08/2018) dans Politique oba-icon
Publié dans:Politique |on 22 août, 2018 |Pas de commentaires »

Re-voilà Juju…………………..(07/08/2018)

Conseiller régional d’Île-de-France, le socialiste annonce dans « Le Parisien » qu’il est candidat pour prendre la tête de liste nationale du PS aux élections européennes de 2019.  »Il faut mener une bataille politique de conviction. Ces élections européennes seront totalement différentes de toutes celles que nous avons connues auparavant. C’est pourquoi il faut commencer très tôt », défend-il.

Dans cet entretien, Julien Dray propose notamment la création une dotation universelle qui s’impose à tous les pays pour chaque jeune européen à l’âge de 18 ans. « Ce serait un capital de départ donné à chaque jeune pour faire sa vie comme il l’entend », précise-t-il. Le socialiste veut également faire du droit à l’avortement un droit européen pour chaque femme.

desirdavenir77500

Publié dans:Politique |on 7 août, 2018 |Pas de commentaires »

Mauvaise affaire pour Jonas………….(24/07/2018)

Logo Francetv info 12h51
Alerte info
Affaire Benalla : les députés LR vont déposer une motion de censure contre le gouvernement, annonce leur chef de file Christian Jacob. Suivez notre direct
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Publié dans:Politique |on 24 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………………(20/07/2018)

Libération 20 juillet 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Le mystère Benalla

La souris accouche d’une montagne. Ce qui paraissait au départ n’être qu’une affaire subalterne de brutalité individuelle commise par un sous-fifre se change en affaire d’Etat. Pourquoi ? A cause du mensonge.

Mensonge par omission d’abord : il n’y avait pas, place de la Contrescarpe, dérapage en cours de manif, incident mineur, mais usurpation de fonction, débordement inacceptable, extravagante sortie de route d’un chargé de mission à l’Elysée. La loi faisait obligation de dénoncer l’affaire à la justice. On a préféré la dissimulation. Celle de la présidence, qui s’est contentée d’une mise à pied très temporaire dans la discrétion. Mais aussi celle de la préfecture de police et du ministère de l’Intérieur, qui ne disent mot sur le moment, alors même qu’aujourd’hui, devant l’indignation policière, le pauvre Collomb doit déclencher à retardement les procédures qu’il aurait dû engager dès le 2 mai. Mensonge du porte-parole péremptoire de l’Elysée : il parle de «la sanction la plus grave jamais infligée à un chargé de mission». Le lendemain de cette mâle déclaration, c’est l’Elysée qui inflige une sanction supérieure, celle qui aurait dû survenir dès la faute débusquée : une procédure de licenciement. Le même affirme à coups de menton que le coupable a été mis sur la touche. Une myriade de vidéos montre aussitôt Benalla, bien après les faits incriminés, au premier rang de manifestations officielles, avec oreillette et talkie-walkie, ou bien dans le car transportant les joueurs de l’équipe de France. Drôle de mise au placard… On apprend ensuite que le même mouton noir supposé est un coq en pâte : il bénéficie d’un appartement de fonction quai Branly, dans une dépendance de l’Elysée, étrenné début juillet. La vérité apparaît : le gorille n’a pas été sanctionné, mais protégé. Sur ordre de qui, sinon du président lui-même ?

Et pourquoi cette mansuétude ? On craint de comprendre : diverses sources corroborées par d’autres vidéos montre qu’Alexandre Benalla vivait en fait dans l’intimité du couple présidentiel, qu’il accompagnait le chef de l’Etat dans ses visites officielles mais aussi dans ses activités privées, au tennis, au ski ou pendant ses vacances. Pourtant il existe un service spécialisé composé de policiers d’élite chargé de veiller jour et nuit sur le Président et sa famille, qui remplissent leur fonction avec abnégation et compétence. Pourquoi cette méfiance à leur égard, cette volonté, persistante malgré une faute cardinale, de s’en remettre à un affidé, alors même qu’il est sans réelle qualification et connu pour son impulsivité ? Parce que c’est un proche, qui a rendu tant de services, ou qui en sait trop ? Hypothèses redoutables…

L’affaire, en tout cas, pourrait bien marquer le quinquennat. Peut-être est-ce l’indice qui révèle la véritable origine de la défaveur du Président dans l’opinion. Peu à peu, les Français, séduits par un jeune homme audacieux, optimiste, cultivé, qui parle cash et incarne la fonction, se demandent qui ils ont vraiment élu. Un Eliacin qui rénovera la République ? Ou bien un homme d’ambition et d’opportunisme, qui mène sa barque en solitaire, entouré de sous-mousquetaires faits par lui, entre commando et start-up, manipulant en petit comité les leviers de l’Etat ? La question n’est pas tranchée. Mais elle se pose.

Publié dans:Politique |on 20 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin………………(18/07/2018)

Libération 18 juillet 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

L’avenir de Mélenchon

Samedi et dimanche, une troupe de bénévoles soutenus par La France insoumise projettent d’envahir une école de Marseille pour en repeindre les murs et effectuer quelques menus travaux. Début 2016, Libération avait mis en évidence (et en une) le délabrement extravagant du parc scolaire dans les quartiers nord de la ville. Les grands esprits se rencontrent. Cette action spontanée et mélenchonoïde à la fois – tout autant que positive – pourrait traduire une inflexion plus importante qu’il y paraît.

Ce genre d’action de terrain tranche avec les mots d’ordre tonitruants de La France insoumise, dont les derniers appels à la mobilisation nationale n’ont pas donné grand-chose. La «marée populaire» de juin n’était qu’une modeste vague et la «convergence des luttes» s’est achevée…dans la divergence des appareils.

Retour à la base, donc. Si ces expériences se changent en stratégie, Mélenchon peut une nouvelle fois marquer des points. Outre les européennes l’année prochaine, l’échéance décisive de mi-mandat sera celle des municipales. Quoi de mieux que des gestes «de proximité» pour préparer le scrutin ? Caractéristiques des mouvements «alters» ou des luttes «citoyennes», ces actions de terrain ont permis à la gauche alternative de surpasser la gauche institutionnelle dans beaucoup de pays. Pendant ce temps, les écologistes «politiques» se sont perdus dans les querelles d’ambition, Hamon s’enferme dans des manœuvres groupusculaires, les trotskistes végètent, le PCF cherche un point moyen entre ses courants divergents, le PS déménage et s’occupe d’un inventaire du hollandisme qui le ramène en arrière au lieu de préparer l’avenir. Lequel hollandisme survit néanmoins grâce à un succès de librairie, plongeant les dirigeants socialistes dans la consternation…

Ce contraste entre une France insoumise en marche et des appareils englués dans leurs travers se traduit dans les sondages. Certes, les enquêtes sur les élections européennes, réalisées un an avant l’heure, peuvent encore changer dix fois. Mais tout de même, toutes rendent le même verdict : Mélenchon est à 12-13%, les écolos et le PS autour de 7%, Hamon, le PCF et les trostkistes entre 1% et 3%. C’est un mauvais conte de fées qui menace la gauche française : Rouge-Neige et les cinq nains.

Rien de glorieux au total : la gauche tout compris rallie moins d’un tiers des intentions de vote, alors que La République en marche vire en tête à 24% et que la droite dure, divisée, dépasse les 40% si on cumule ses suffrages – Le Pen plus Wauquiez plus Dupont-Aignan. En privé, Mélenchon confie son souci : voir la gauche française suivre la pente descendante de son homologue en Italie, où les formations progressistes ont été marginalisées, reléguées sur le balcon désuet de la nostalgie impuissante, au profit des populisto-nationalistes de Salvini, Berlusconi et Grillo.

Si les choses se cristallisent, Mélenchon s’installe dans le rôle du leader impérieux d’une gauche affaiblie. Nous nous retrouvons dans la configuration des années 60, quand un PCF hégémonique côtoyait une «gauche non-communiste» éparpillée, comme l’est aujourd’hui la gauche «non-mélenchoniste». Mutatis mutandis, un boulevard pour le gaullisme à l’époque, pour le macronisme aujourd’hui. Mélenchon peut aussi tendre la main aux anciens Verts et constituer un pôle radicalo-écologiste, une sorte de gauche pastèque, verte à l’extérieur, rouge à l’intérieur. Ou encore mettre de l’eau dans son vin à l’approche des échéances, montrer patte rose, en quelque sorte, pour rallier des électeurs jusqu’ici rebutés par sa radicalité tonnante. A moins que quelqu’un ou quelque chose ne se crée, ou ne ressuscite, entre lui et Macron, pour rééquilibrer la gauche et rendre une chance au camp progressiste. Nous en sommes loin.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 18 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………….(17/07/2018)

Libération 17 juillet 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Le troll de la Maison-Blanche

Fort avec les faibles, faible avec les forts. Serait-ce l’aspect de la personnalité de Donald Trump qui avait jusque-là échappé aux observateurs ? Le bilan de la visite en Europe du troll de la Maison-Blanche peut en tout cas le laisser penser.

De plus en plus fantasque, Trump s’est ingénié au cours de ces quelques jours à embarrasser ses alliés les plus proches, quand il ne les insulte pas, puis à amadouer une Russie hostile à l’Occident et décidée à faire admettre les faits accomplis de sa politique étrangère en Crimée, en Ukraine ou en Syrie. La politique de compromis avec l’Union européenne de Theresa May est nulle, dit Trump, et aboutira à empêcher tout accord commercial avec les Etats-Unis.

Pour lui, les Européens devraient cesser de courir après la chimère d’une unité factice et, surtout, financer leur propre défense au lieu de compter sur la bienveillance américaine. Le tout couronné par la bénédiction publique donnée à Vladimir Poutine, blanchi par le président américain de toute accusation d’interférence dans la campagne présidentielle, au moment même où les indices s’accumulent. Sa conférence de presse de petit garçon a aussitôt suscité un déferlement de critiques aux Etats-Unis, chez les démocrates bien sûr, mais aussi au sein du Parti républicain, et même parmi les commentateurs ultra-trumpistes de Fox News. Il est vrai qu’on n’avait jamais vu un leader du monde libre jouer à ce point les carpettes devant un pouvoir russe que beaucoup tiennent pour tyrannique, allant jusqu’à désavouer, dans une envolée baroque, ses propres institutions judiciaires à l’étranger.

Ce Yalta bouffon entre un bloc de glace et un feu follet a évidemment une cible : l’Union européenne, constituée à l’origine avec la faveur américaine pour faire pièce aux ambitions russes et qui se retrouve maintenant prise entre deux feux, à l’est et à l’ouest. On dit souvent que seul un ennemi extérieur permet de coaliser des nations aux intérêts différents. L’Europe en a maintenant deux : à elle d’en tirer les leçons.

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 17 juillet, 2018 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin…………..(16/07/2018)

Libération 13 juillet 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

L’équipe du 14 juillet

Se sont-ils donné le mot en cette veille de 14 juillet ? Griezmann : «Il faut être fier d’être français, c’est un beau pays.» Mbappé : «Je veux tout donner pour la France.» Pogba : «C’est ça la France, il y a beaucoup d’origines. C’est ça qui fait une belle France.»

Une équipe de bisounours ? Ou bien l’expression d’une conviction collective, encouragée par le coach ? Un geste politique, en tout cas, non pas idéologique ou partisan, mais placé sous le drapeau d’un patriotisme bon enfant, ouvert et pluraliste. Souvent ces joueurs viennent d’ailleurs (leurs parents, en tout cas) et jouent aussi ailleurs, dans les championnats européens en général. Français mélangés, donc, et européens. Comme quoi ces enfants des quartiers que l’extrême droite et la droite suspectent lourdement de «communautarisme», taxent implicitement de mauvais Français, ou qu’une certaine extrême gauche, universitaire avant tout, ne voit que comme des victimes, deviennent soudain des modèles d’intégration réussie. Comme ils sont milliardaires, on dira qu’ils sont des exceptions. Et pourtant le symbole demeure : différence culturelle, francité et Europe ne sont pas toujours contradictoires. Quant au 14 Juillet, rappelons qu’il ne fête pas la prise de la Bastille, événement fondateur mais violent. Il célèbre la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, grand moment d’unité nationale.

Et la Croatie ? Une équipe beaucoup plus uniforme dans un pays au nationalisme sourcilleux, une équipe au blason terni par des vilaines histoires de corruption. La Croatie indépendante est née d’une guerre, celle des années 90, terrible et meurtrière. Elle a été gouvernée longtemps par Franjo Tudjman, leader identitaire s’il en fut. Son passé oustachi est de sinistre mémoire – une légion croate s’est distinguée par ses exactions aux côtés de l’armée allemande. Pourtant, cette ancienne province de l’empire austro-hongrois s’est aussi distinguée par son ouverture et sa résistance au nazisme : Tito était croate. Son nationalisme moderne est né, pour une bonne part, de la prétention serbe à dominer la fédération, alors même que c’est la Croatie, dans les années 30, qui avait pris l’initiative de réunir les «Slaves du Sud». Les temps changent et les dirigeants croates ont préservé la démocratie dans leur pays. Ils ont aussi refusé l’enfermement. Dès l’indépendance, ils ont demandé l’adhésion de leur pays à l’Union européenne, ce qui est chose faite. De quoi, là aussi, faire réfléchir les souverainistes…

Laurent Joffrin
Publié dans:Politique |on 16 juillet, 2018 |Pas de commentaires »
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