Archive pour la catégorie 'Politique'

Mort annoncée de l’esprit soixantuitards..

Libé analyse le show de Sarkozy: inquiétant pour les libertés, la fraternité et l’égalité. Le Rastignac neuilléen nous promet de restreindre les libertés individuelles…c’ est un modèle de vdictature que nous promet Sarkozy..inquiétant, très inquiétant pour les républicains…

Avant la longue leçon de morale, d’autorité et de patriotisme de Nicolas Sarkozy, avant son tonitruant réquisitoire contre l’héritage de Mai 68, c’est avec la plantureuse chanteuse Miss Dominique, l’élue 2006 des téléspectateurs de M6, que la droite a inauguré hier son dernier meeting parisien. Dans un palais de Bercy plein à craquer (20 000 sympathisants et plusieurs milliers d’autres dehors), les stratèges sarkozystes espéraient tourner la page de cette première semaine d’après-premier tour, «confisquée», disent-ils, par le duo Royal-Bayrou.

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«L’UDF avec nous !» scandent les jeunes en tee-shirt bleu marqué du slogan, «Dimanche, tout devient possible».  «Puisque Bayrou veut en finir avec l’UDF, je vous dis, moi, que vous êtes les bienvenus», lance Sarkozy après avoir promis, s’il est élu, d’étudier «la possibilité d’introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à l’Assemblée nationale».  «Je veux m’adresser aux électeurs du centre, dont les valeurs sont si proches des miennes, ajoute le candidat de l’UMP. Je veux leur dire que leur sensibilité a toute sa place dans la majorité présidentielle que je veux construire.» 

Le candidat UMP tenait à rassembler toutes les sensibilités de la droite et du centre. Le gouvernement est presque au complet, y compris le discret Dominique de Villepin. Il y a aussi l’amiral Philippe de Gaulle et Simone Veil. Le gaulliste et la centriste. Leurs images sur les écrans de Bercy sont saluées par des ovations.

«Aux prises avec une crise morale» 

Mais pour Sarkozy, le sujet du jour est ailleurs. Son discours, il l’a conçu comme la dernière charge, comme le coup de grâce contre la «pensée unique» et «l’idéologie de Mai 68». Depuis le début de sa campagne, il n’a pas cessé de fustiger ces fléaux responsables de «la crise morale» dans laquelle est plongé le pays. L’intervention d’André Glucksmann préparait le terrain : «J’ai choisi Sarkozy parce qu’il est l’inverse de la caricature de monstre autoritaire et raciste qu’on fait de lui», lance le philosophe, ex-soixante-huitard.

Pour Sarkozy, Mai 68 est responsable de tout : du dénigrement de l’identité, du communautarisme, de la faillite de l’école, du cynisme des capitalistes et même des parachutes dorés ! De la campagne qui s’achève, Sarkozy dit carrément : «Ce fut une campagne aux prises avec une crise morale comme la France n’en a peut-être jamais connu, sauf peut-être au temps de Jeanne d’Arc.» Le candidat de l’UMP tonne : «Les héritiers de Mai 68 avaient imposé l’idée que tout se valait, qu’il n’y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l’élève valait le maître [...], que la victime comptait moins que le délinquant.»  «Il n’y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie», lance-t-il, dénonçant la «gauche, héritière de Mai 68  [...]. Dans cette élection, il s’agit de savoir si l’héritage de Mai 68 doit être perpétué, ou s’il doit être liquidé une bonne fois pour toutes». 

A deux jours du rassemblement PS au stade Charléty, l’UMP veut démontrer qu’elle était capable de déplacer des dizaines de milliers de supporteurs et une pléiade de célébrités. Des chanteurs (Johnny Hallyday et Faudel), des comédiens (Véronique Genest et Christian Clavier) et des sportifs comme le rugbyman Christophe Dominici. Le comique Jean-Marie Bigard est l’un des premiers à prendre le micro : «C’est pas la première fois que je viens à un meeting. Moi, j’ai déjà bourré Bercy, et j’ai aussi bourré d’autres trucs la semaine dernière», confie-t-il élégamment. S’adressant à Sarkozy, Henri Salvador parle de la France : c’est un «joyau que nous allons t’offrir le 6 mai, car toi seul sauras le faire briller». Mais dans le genre dithyrambique, c’est à Enrico Macias que revient la palme : Sarkozy ? «C’est une grande espérance pour la France et pour le monde, pour les minorités, les pieds-noirs, les harkis, et pour tous les étrangers qui veulent vivre en France.» 

Trempé de sueur et porté par la foule 

Dans les tribunes du palais omnisport, les tee-shirts blancs des «Etudiants avec Sarkozy» bondissent sur place en hurlant : «Qui ne saute pas est socialiste.» A leurs côtés, les militants UMP d’origines africaine et maghrébine attendent sagement. Parmi eux, Lucien Pampou se fait le promoteur de la discrimination positive : «Avec Sarko, un Noir est un Noir, un Arabe est un Arabe, pas de Black et de Beur comme dit la gauche.» Michel Mbesa, Français d’origine camerounaise, salue les restrictions au regroupement familial : «Si on l’avait fait plus tôt, on aurait évité ces familles ivoiriennes tuées dans l’incendie de leur hôtel.» Dans la foule de Bercy, il y a aussi André Troise. Ancien élu régional FN du Languedoc-Roussillon, il est monté à Paris pour ce meeting. Demain, il célébrera avec Le Pen la fête de Jeanne d’Arc. Dans sa région, il fait du «battage» depuis le début de la semaine pour le candidat de l’UMP.

Il fallait un final grandiose. Plus rien n’arrête le candidat trempé de sueur, porté par une foule en délire. «Chers amis, il nous reste huit petits jours pour bâtir le pays le plus prospère au monde, pour rétablir le plein emploi et l’autorité ! J’ai besoin de vous pour être le candidat du peuple de France.» Bercy explose. Avec la Marseillaise finale, on frise le délire. Sarkozy, hilare, chante à pleins poumons, enlacé par un Gilbert Montagné en transe.

Publié dans:Politique |on 30 avril, 2007 |Pas de commentaires »

Analyse de la rencontre Ségolène R./FrançoisB.

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Bonjour,

La rencontre entre Ségolène Royal et François Bayrou qui s’est tenue aujourd’hui 28 avril à Paris a permis de mettre à jour des points d’accords entre la candidate socialiste et le leader centriste.

Tous deux ont préféré parler de « dialogue » que de « ralliement » : « Plutôt que de parler de débat je préfère dire dialogue » a estimé Ségolène Royal. Sur un certain nombre de sujets difficiles, nous pouvons faire émerger un certain nombre de convergences, qui vont permettre à la France de se redresser ». Pour François Bayrou, « rien n’est plus nécessaire dans la vie politique française que de faire bouger les lignes ».

 

  • Sur la réforme des institutions :

La candidate socialiste a rappelé qu’elle met « au premier rang de la rénovation de la vie démocratique » la démocratie participative. Mais elle a aussi décliné ses propositions de VIème République : la suppression du 49-3, la réforme des institutions, les jurys citoyens. Ségolène Royal a également souhaité l’organisation d’un référendum sur une nouvelle République.

Le candidat de l’UDF a estimé qu’il fallait « bâtir le pluralisme ». Il a rappelé son attachement à l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives. Et sa volonté de réformer le Parlement, contre « la concentration des pouvoirs ». Ségolène Royal a rappelé que ces propositions figuraient dans son Pacte présidentiel et ajouté qu’elle réformerait le Sénat, « pour y permettre l’alternance ». François Bayrou a lui aussi critiqué les institutions de la Vème République, estimant que « ça suffit, les pouvoirs concentrés dans une seule personne ».

  • Une loi contre la concentration des médias :

François Bayrou a réitéré ses critiques contre la concentration des médias, en pointant les difficultés d’organiser ce débat. « A qui cela peut-il nuire, que comme candidats, nous discutions ensemble du pays ?  » Ségolène Royal a affirmé que les mesures anti concentration des médias figurent dans son Pacte présidentiel.

Ségolène Royal et François Bayrou ont rappelé leur attachement à une loi qui change les règles sur ce point.

 

  • Un nouveau traité européen :

François Bayrou a déclaré qu’« une grande majorité de Français savent qu’il n’y a aucun avenir pour notre pays sans une Union européenne qui parle d’une voix forte dans le monde ». Il a appelé à la mise en œuvre d’un nouveau texte constitutionnel européen « court, lisible ». Une proposition approuvée par la candidate socialiste, qui a estimé que « chacun sent bien que l’Europe doit d’abord défendre les valeurs humaines ». Ségolène Royal a ajouté que l’Europe doit avancer sur les questions sociales et plaidé pour une réforme de la Banque centrale européenne.

 

  • Relation entre la police et la population :

Ségolène Royal a estimé que ces rapports « se sont aggravés ». Elle a dénoncé la suppression de la police de proximité, proposant de mettre en place une police de quartier. La candidate socialiste a critiqué le manque de moyens de la justice, qui doit sanctionner « de manière proportionnée », « dès le premier acte de délinquance ».

François Bayrou s’est dit globalement en accord avec Ségolène Royal sur ces questions. Celui-ci a souligné la tension dans les rapports entre la police et la population, déclarant que « cette montée des tensions très nuisible pour la France ». Pour lui, « le fait de priver un certain nombre de quartiers de services publics » était « une faute ».

Sur les questions de la sécurité et de la prévention, Ségolène Royal et François Bayrou sont en accord, ce dernier critiquant implicitement Nicolas Sarkozy. « Ceux qui croient uniquement à la sanction se trompent », a-t-il déclaré.

 

  • Enfin, sur les questions économiques :

Ségolène Royal a concédé que « sur les questions économiques, nous avons des désaccords ». Mais « je ne suis pas une femme de dogme », a-t-elle précisé tout en rappelant la démarche des débats participatifs qui ont constitué la première phase de sa campagne. La nouvelle croissance économique s’appuie sur « la compétitivité économique » mais aussi sur « la compétitivité sociale », a-t-elle précisé.

 

Nous vous inviton

Publié dans:Politique |on 29 avril, 2007 |Pas de commentaires »

Quelle mouche le pique..? Le Monde (19:40)

icolas Sarkozy, candidat UMP à l’élection présidentielle, s’est plaint auprès de Plantu de la façon dont le caricaturiste du Monde le dessinait, rapporte le quotidien dans son édition du week-end. 

M. Sarkozy regrettait notamment le fait d’avoir une petite mouche dessinée au-dessus de sa tête, un élément qui agrémente également les représentations par Plantu du leader du FN Jean-Marie Le Pen.

Un motard en tenue avait remis une lettre à en-tête du ministère de l’Intérieur à Plantu, indique la médiatrice du Monde Véronique Maurus, sans préciser la date à laquelle cela s’était passé.

Dans la lettre, Nicolas Sarkozy écrivait: « je n’ai pas manqué de remarquer un détail qui agrémente ma présence sur votre dessin (…): une mouche (….). Je sais qu’elles accompagnent généralement les représentations de Jean-Marie Le Pen (…). J’ignore sincèrement ce qui me vaut un tel traitement, tant je considère avoir, tout au long de ma vie politique, combattu les idées de l’extrême droite: le racisme, l’intolérance, l’antisémitisme »… Il proposait un entretien pour dissiper « le malentendu ».

Le lendemain, Plantu a dessiné trois mouches.

La médiatrice du Monde poursuit en racontant que depuis, Nicolas Sarkozy s’est plaint auprès de la direction du journal d’avoir été croqué « en roquet » (selon ses termes) puis d’avoir été affublé d’un brassard « I.N », pour « identité nationale ». Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy a proposé de créer un ministère de l’immigration et de l’identité nationale.

« Je ne le vis pas comme une tentative de pression car j’ai la chance d’être soutenu par la rédaction et la direction du Monde », indique Plantu, dont les propos sont repris par Véronique Maurus. Mais « Sarkozy impressionne tellement que s’il y a un pétochard dans la rédaction en chef, la liberté du dessinateur est fichue ».

Sollicité par l’AFP, un membre de l’entourage de Nicolas Sarkozy a indiqué ne pas être au courant de cette démarche.

Publié dans:Politique |on 28 avril, 2007 |Pas de commentaires »

Le « Nouvel Obs » communique…(19:30)

[Retour]

La Ligue des Droits de l’Homme appelle
à voter pour Ségolène Royal

NOUVELOBS.COM | 28.04.2007 | 19:01

« Nous ne voulons pas d’une démocratie muselée qui, parce qu’elle laisserait sur le bord de la route des millions de personnes, attiserait le communautarisme, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie et ouvrirait la voie aux révoltes sociales », indique la LDH.

 

Jean-Pierre Dubois, président de la LDH

Jean-Pierre Dubois, président de la LDH

(c) AFP 

La Ligue des droits de l’Homme (LDH), réunie à Paris en comité central, a appelé samedi 28 avril « à voter et faire voter, le 6 mai 2007, pour Ségolène Royal ».
Dans un communiqué intitulé « Barrons la route à l’autoritarisme », la LDH a assuré n’intervenir « dans le débat électoral que si le bon fonctionnement de la démocratie, l’effectivité de la citoyenneté et le respect des principes de liberté, d’égalité et de fraternité sont en jeu ».
« Si Nicolas Sarkozy se voyait confier la plus haute charge de l’Etat, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas: loi durcissant encore la répression pénale, nouvelle loi anti-étrangers, contrat de travail ‘unique’ se substituant au CDI, sans parler du ministère de l »identitaire’ et de l’immigration », poursuit le communiqué.

« Nous ne voulons pas d’une démocratie muselée »

« Il est de notre devoir d’alerter les citoyennes et les citoyens de ce pays ».
« La poursuite et l’amplification de la politique menée depuis cinq ans ne serait pas un ‘rêve’ mais un cauchemar. Nous ne voulons pas d’une démocratie muselée qui, parce qu’elle laisserait sur le bord de la route des millions de personnes, attiserait le communautarisme, le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie et ouvrirait la voie aux révoltes sociales », ajoute la LDH.
« La France n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle met ses actes en accord avec son ambition séculaire de voir tous les droits valoir pour tous », conclut le communiqué. « Pendant qu’il en est temps, la LDH appelle les électeurs à choisir la solidarité et non la peur, le respect et non les menaces, l’égalité et non les discriminations ».
 

Publié dans:Politique |on 28 avril, 2007 |Pas de commentaires »

Une intervention de Romano Prodi…(17:05)

Si vous désirez entendre la déclaration de Romano Prodi, rendez-vous sur le site:

www.emeric-brehier.net

Publié dans:Politique |on 28 avril, 2007 |Pas de commentaires »

DSK à Lyon…merci Emeric…(17:00)

Mes amis, je suis venu ce soir vous dire quelques petites choses simples, trois petites phrases. Trois petites phrases qui pour moi doivent résumer notre conviction et notre engagement dans les jours qui sont devant nous.


La première, c’est que nous devons gagner.

La seconde, c’est que nous pouvons gagner.

La troisième, c’est que nous allons gagner !Oui, nous devons gagner.


Nous devons gagner, pas pour nous-mêmes, même si dans cette salle, j’en suis sûr, il y a des hommes et des femmes qui souffrent de salaires trop faibles, de risque de chômage, ou peut-être de chômage déjà durable, de retraites qui ne permettent pas de boucler les fins de mois, mais nous devons gagner pour les autres, car même ceux qui souffrent dans cette salle, parce qu’ils sont de gauche, ils savent qu’ils se battent pour les autres, pour ceux qui souffrent encore plus. Nous devons gagner.


Nous devons gagner pour tous ceux qui sont opprimés dans leur travail, tous ceux qui cherchent un emploi, qu’ils aient 20 ans ou 50 ans et qui n’arrivent pas à entrer sur le marché du travail, pour tous ceux que nous rencontrons tous les jours, vous comme moi, et qui nous disent : « Il faut que ça change, ça ne peut plus durer. » Pour eux, parce qu’ils en ont besoin, nous devons gagner.

Nous voulons de la volonté politique, pas du renoncement, comme Nicolas Sarkozy face aux banlieues par exemple, où il se contente bien de laisser ceux qui sont dans les cités et qui y restent, à condition de mettre un cordon de police autour et d’empêcher qu’ils viennent salir les beaux quartiers.

Oui, pour ceux qui sont dans les cités, nous devons gagner.


Nous voulons de la compétence et pas de la fumée, comme quand Nicolas Sarkozy, encore hier à la télévision, nous dit qu’il va combler le trou de l’assurance maladie par une franchise. Injuste ! Insupportable quand il la fixe à 10 euros par personne ! Mais quand on compte, 10 euros par personne, 60 millions de Français, c’est 600 millions, il en faut 6 milliards pour le trou, ce n’est pas 10 euros la franchise de M. Sarkozy, ce sont 100 euros, il faut la combattre dix fois plus fort. Pour tous ceux qui sont malades, pour les patients qui ont besoin de solidarité, nous devons gagner.


Nous voulons des valeurs de solidarité, pas d’individualisme, comme quand Nicolas Sarkozy nous dit : « Mais il faut pouvoir travailler plus si on veut gagner plus ! » Et qui prévoit de libérer les heures supplémentaires pour qu’elles soient plus faciles. Alors que se passera-t-il quand une entreprise aura de l’emploi à fournir ? Elle le fournira à ceux qui sont dedans, et jamais à ceux qui sont dehors. Plus jamais un chômeur ne sera employé !


Pour ceux qui cherchent un emploi, nous devons gagner !


Dans la société de Nicolas Sarkozy, il y aura des gagnants, mais il y aura surtout des perdants. Sa société, c’est la société des gagnants-perdants, ce que Ségolène Royal nous propose, c’est la société des gagnants-gagnants.


Mais nous devons gagner pas seulement pour ceux qui souffrent, nous devons gagner aussi pour l’Europe, comme Romano Prodi vient de nous le dire, comme d’autres, partout en Europe autour de nous, nous le diraient. Les Européens, qu’ils soient de droite ou de gauche, regardent aujourd’hui la France, ils savent que c’est de France que doit venir l’impulsion. Ils savent que sans la France, l’Europe ne repartira pas.


Et quand ils regardent ce qui est proposé, ils voient une petite Europe, une mini-Europe, proposée par une mini-France, et par un mini-traité, sans doute porté par un mini-candidat. Et ils savent que ceci conduira à régler quelques problèmes du jour, le mini-traité, mais que c’est renoncer à l’ambition de la construction européenne.

Nous, nous voulons que ce ne soit pas simplement dans les proclamations, mais dans les engagements et dans les décisions que l’Europe parte de l’avant.

La présidence française, ça ne peut pas être la fille peu légitime de Rastaquouère et du petit « chose », la présidence française, ça doit être une grande présidence. Les Européens nous regardent, ils nous attendent, et pour eux, nous devons gagner.


Pour cette Europe, cette Europe que nous avons construite, nous Français, avec d’autres, et qui porte la trace de la France, la trace de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, la trace des droits de l’homme, cette trace qui vient de la Révolution française, et qu’au travers de deux siècles d’histoire, tous ceux qui se sont battus à gauche, tous les démocrates ont fait fructifier dans notre pays, et que, par touches parfois insaisissables, nous avons su faire rentrer dans l’Europe.


C’est parce que cette Europe pour nous doit être l’Europe des droits de l’homme que je veux ce soir, ici à Lyon devant vous, condamner ce qui se passe en Pologne, où un homme, dont chacun d’entre nous s’enorgueillerait d’avoir fait autant pour les libertés en Europe, est aujourd’hui menacé d’être déchu de son mandat de député européen. Devant vous, je veux dire à mon ami Bronislaw Geremek mon admiration. (Lien pour la pétition : pétition Bronislaw Geremek)


Oui, nous devons gagner.

Alors, me direz-vous, est-ce que nous pouvons gagner ?


Oui, nous pouvons gagner, le premier tour l’a montré. Il a montré comment la gauche s’était déjà largement rassemblée sur le nom de Ségolène Royal. Il a montré comment, au soir du premier tour, tous ceux, et c’est bien légitime, qui avaient pu préférer à gauche un autre candidat ont appelé à voter pour Ségolène Royal.


Ce premier tour, il a montré que notre peuple, celui dont on disait qu’il ne s’intéressait plus à la politique, qu’il était découragé par l’action politique, était capable de se mobiliser et venir à plus de 80 % voter pour l’élection présidentielle.


Oui, la mobilisation est là, et c’est pour ça que nous pouvons gagner.


Nous pouvons gagner aussi parce que les quelques jours qui se sont écoulés depuis dimanche ont montré à tous les Français ce que serait la présidence de Nicolas Sarkozy : l’anathème lancé sur tous les autres, le débauchage des parlementaires centristes, les menaces contre les médias qui auraient osé organiser le débat réclamé, jusqu’au syndicat de journalistes qui, dans une dépêche tout à l’heure, s’est levé contre cette atteinte à la démocratie, un Sarkozy pas encore président, c’est déjà un danger ; un Sarkozy président, ce sont les libertés en cause !


Nous avons vécu, vous avez vécu, il y a un an de cela, des manifestations autour du CPE.

Nous avons vu comment, lorsqu’un homme de droite est convaincu de l’action libérale, de sa justesse, est capable d’avancer vers le mur, de mettre les Français dans la rue.


Demain, si la droite devait être élue, ce n’est pas un CPE sur l’emploi des jeunes, ce sont cinq, dix CPE, sur la santé, sur le droit de grève, sur les retraites, sur le droit du travail… C’est la France en conflit !


Les Français ne veulent pas de cela, ils veulent une France rassemblée, ils ne veulent pas une France du conflit, et pour cela, nous pouvons gagner.

Ce que propose Ségolène Royal, c’est une société démocratique, une société ouverte. Ce que nous propose Nicolas Sarkozy, c’est la société du libéralisme et la société du corset. Et les Français ne veulent pas cela.


Alors, mes amis, nous allons gagner !


Nous allons gagner parce que, dans les jours qui viennent, Ségolène Royal saura rassembler autour d’elle.

C’est moi, moi qui, vous le savez, ai été candidat contre elle qui vous le dis.

On ne peut pas demander une procédure démocratique dans son parti et ensuite ne pas se plier au vote des militants, et donc je la soutiens de toute ma force.

Aujourd’hui en France, quand on est de gauche, quand on est démocrate, on vote pour Ségolène Royal.


On ne cherche pas des faux-fuyants, des mauvaises raisons, des arguments techniques. On dit : je suis de gauche. On dit : je suis un démocrate. On dit : le choix nous engage pour cinq ans, pour dix ans peut-être. On dit : je vote pour Ségolène Royal.


Mes amis, vous êtes les fils et les filles du progrès.


Vous êtes les héritiers d’un combat centenaire, d’un combat dans les corons pour l’égalité, d’un combat dans la rue pour les libertés. Il nous faut maintenant, dans ce combat historique, puiser la force pour gagner. Il faut que ceux qui nous ont précédés nous apportent leurs ressources. Toi, Jean Jaurès, il faut que tu nous donnes ta profondeur. Toi, Léon Blum, il faut que tu nous donnes ton courage. Toi, François Mitterrand, il faut que tu nous donnes ta vision.


Oui, devant vous, ce soir, j’invoque leurs noms : toi Jean, toi Léon, toi François, pour Ségolène !


Mes amis, il est temps que la gauche se lève, il est temps que nous commencions à marcher, sans cesse, sans faiblir, jusqu’au 6 mai, pour que, pour la première fois dans notre pays, une femme soit élue présidente de la République.


Il faut maintenant que vous vous leviez pour le progrès, pour la République et pour la France.

Ségolène, nous t’attendons !



publié par Emeric BREHIER dans: Social

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Publié dans:Politique |on 28 avril, 2007 |Pas de commentaires »

Sarkozy et les médias……Libé (10:50)

Les médias sont-ils au service de Sarkozy ? Et, si oui, qui passe les plats ? Alors que l’organisation du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou a continué vendredi de défrayer la chronique (lire ci-contre), la question d’une certaine intrusion ­ pour rester poli ­ du candidat Sarkozy dans les médias se repose avec une méchante acuité. Suite d’un long feuilleton, lors duquel l’homme a su déployer un large registre : grosse colère (récemment, en coulisses de l’émission France Europe Express sur France 3, parce qu’il n’avait pas de loge), invectives directes à des journalistes, remerciements douteux, par exemple à Robert Namias (TF1) et Arlette Chabot (France 2) pour avoir levé le pied sur le soulèvement des banlieues fin 2005, quand il ne s’agit pas d’abus de pouvoir caractérisé. C’est bien Nicolas Sarkozy qui, lorsqu’il était encore ministre de l’Intérieur, a exigé et obtenu le limogeage du patron de Paris Match, qui avait eu l’outrecuidance de montrer Cécilia en compagnie d’un autre que lui en une. Caractère autoritaire ? Manque de respect pour l’indépendance des médias ? Ce qui est sûr, c’est ce que le candidat jouit d’un formidable réseau de copains qui tiennent le haut du pavé dans les médias.

 

Un grand réseau 

D’abord, il y a Martin Bouygues, le plus proche de tous, son meilleur ami et, ça tombe bien, patron de TF1 (soit un tiers de l’audience télévisuelle). Mais il y a aussi Arnaud Lagardère, son «frère», patron du groupe qui abrite en son giron Europe 1, Paris Match, le  JDD, etc. C’est sans compter avec Serge Dassault, déçu du chiraquisme, et propriétaire du Figaro, Bernard Arnault, le témoin de son mariage avec Cécilia, et propriétaire de la Tribune, ou encore François Pinault, propriétaire du Point avec qui Sarko partage entre autres la même passion du vélo. Et alors ? Tous ces patrons-actionnaires ont-ils le petit doigt sur la couture et peuvent-ils vraiment mettre leurs journalistes au garde-à-vous ? Pas si simple. Mais certains faits sont troublants.

La télé sous influence 

Coups de fil, conseils, pressions, et sans doute et aussi une bonne dose d’autocensure de la part des chaînes de peur de déplaire, l’ombre de Sarko plane sur les JT. La crise des banlieues de 2005 en est l’illustration toute spéciale. Novembre de cette année-là, 7 à 8 (TF1) saisit en caméra cachée une provocation policière envers des jeunes. Savon du directeur de l’information. Le dimanche suivant, l’émission contrebalance avec les interviews de maires de banlieues chaudes. Le 10 novembre, cette fois, c’est France 2 qui diffuse dans son JT les images du tabassage de jeunes par des policiers. Ceux-ci sont suspendus. Arlette Chabot décide d’ôter le reportage du site web de France 2 : «Nous ne voulions pas tomber dans la surenchère.» En août dernier, le ministre de l’Intérieur, invité à TF1 pour une interview, en profite pour passer un savon mémorable à un journaliste. La raison ? Un reportage sur les sans-papiers de Cachan, jugé trop complaisant. En juin 2005, quand Canal + songe à se débarrasser de Karl Zéro à la déontologie variable, Sarkozy appelle Bertrand Méheut, patron du groupe, pour l’en dissuader. Pour le coup, il n’est pas le seul, puisque Laurent Fabius s’est lui aussi fendu d’un coup de fil. Autre affaire : le 7 mars 2006, la veille d’un délicat voyage du ministre aux Antilles, TF1 annonce que le joker de PPDA sera désormais le journaliste noir et antillais Harry Roselmack. Un bien beau hasard n’arrivant jamais seul, Sarkozy est déjà au courant. Le 17 février, recevant Place Beauvau le club Averroes, qui défend l’image des minorités dans les médias, le ministre de l’Intérieur avait en effet annoncé la nouvelle : il y aura, cet été, un Noir au 20 heures. D’ici à ce que ce soit Sarkozy qui ait lui-même soufflé l’idée à Bouygues… Plus récemment, ainsi que le raconte cette semaine le Canard enchaîné, Claude Guéant, directeur de campagne de Sarkozy, a tenté de s’assurer auprès de Patrick de Carolis, président de France Télévisions, que les émissions de Georges-Marc Benhamou, récent soutien de l’UMP, seraient bien reconduites à la rentrée. Raté : Carolis l’a envoyé sur les roses. Mercredi dernier encore, lors de l’interview de Sarkozy sur TF1 par PPDA et François Bachy, un détail amusant : plusieurs plans ont montré que, sous la table, le candidat de l’UMP avait enlevé ses chaussures. Sarkozy en chaussettes ! Il se croit chez lui, ou quoi ?

Brouillage sur les ondes 

Est-ce un hasard si les Guignols s’en donnent à coeur joie sur un si zélé Jean-Pierre Elkabbach qui, du haut d’Europe 1, pratiquerait à outrance des interviews cire-UMP ? En tout cas, en février 2006, le Canard enchaîné révèle que Jean-Pierre Elkabbach, directeur de la station, a pris conseil auprès de Nicolas Sarkozy sur le choix d’un journaliste politique. «C’est normal, fanfaronne Sarkozy. J’ai été ministre de la Communication.» Et il ajoute : «Je les connais, les journalistes.» De son côté, Elkabbach revendique sa «méthode» de recrutement, qui consiste, dit-il, à prendre l’avis des politiques, mais aussi de syndicalistes ou d’associations : «Je fais cela pour tous les services parce que je veux avoir les meilleurs… Je ne peux pas interdire aux politiques de me donner leur avis. Mais, ensuite, je décide à 100 % moi-même.» 

Pressions sur la presse 

C’est sans doute sur Paris Match que les interventions de Nicolas Sarkozy ont été les plus directes et les plus pressantes. Témoin, l’incroyable limogeage de l’ancien patron de Paris Match, Alain Genestar. Témoin aussi, depuis, le chouchoutage du candidat. Ah ! ce titre «Un destin en marche»,  dont a bénéficié Sarkozy en décembre dernier (sans parler des huit pages lui étant dédiées). Mais si c’était tout. Très déboussolant aussi, le tout récent «outing» de Joseph Macé-Scaron, actuellement directeur adjoint de la rédaction de Marianne (1) dans l’émission On refait le monde du 16 avril sur RTL : «J’ai été démissionné du Figaro Magazine [en juin 2005], tout simplement parce que j’ai refusé de tailler des pipes à M. Nicolas Sarkozy.» Direct. Autant que les coups de fil de Sarkozy à Edouard de Rothschild (actionnaire de référence de Libération ) pour se plaindre…

(1) Les Inrockuptibles du 24 avril.

Publié dans:Politique |on 28 avril, 2007 |Pas de commentaires »

Les candidats et l’Environnement…(10:40)

 

Les candidats et l'Environnement...(10:40) dans Politique pho1_327573

ENVIRONNEMENT

 

L’avis de l’Alliance pour la planète sur les deux programmes :


 

Les acteurs de l’écologie regroupés au sein de l’Alliance pour la Planète (WWF, Greenpeace, Amis de la Terre, Fondation Nicolas Hulot …) ont défini 24 mesures susceptibles de répondre à l’urgence écologique. Les candidats ont été évalués en fonction de la présence ou non de ces mesures dans leurs engagements écrits.

L’Alliance et les ONG qui la composent n’ont aucune vocation à soutenir un candidat particulier. Les notes ci-dessous ne dépendent que de la volonté des candidats de s’engager à mettre en oeuvre des mesures correspondant à la réalité de la situation environnementale.

Ségolène Royal : 16/20

Nicolas Sarkozy : 8,5/20

Source : http://www.lalliance-2007.org/

Leur précédent avis avant le 1er tour est ici :

http://www.emeric-brehier.net/article-6351002.html

publié par S. Baron dans: Environnement

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Publié dans:Politique |on 28 avril, 2007 |Pas de commentaires »

L’indépendance des médias….!! on rêve..(10:35)

Martin BOUYGUES: PDG (entre autres) de TF1 et LCI
Parrain du fils Sarkozy

Serge DASSAULT: PDG de la Socpresse qui regroupe 70 titres dont : Le Figaro, L’Express, L’Expansion et des dizaines de journaux régionaux.
Député UMP

Arnaud LAGARDERE: PDG du groupe Lagardère qui regroupe (entre autres):
- Europe 1
- Paris-Match, Tele 7 jours, le Journal du Dimanche, Elle, Parents, Première, France-Dimanche, Ici Paris, Entrevue, Choc, etc…
- Des quotidiens comme La Provence, Nice-Matin ou Corse-Presse
- Des participations dans le Monde et Le Parisien
Ami personnel de Nicolas et Cécilia Sarkozy.

Laurence Parisot, patronne de l’IFOP et du MEDEF

Giacometti, patron de l’IPSOS, intime de la famille Sarkozy

Patrice de Carolis: PDG de France télévisions
Proche de Bernadette Chirac

Jean-Paul Cluzel: PDG de Radio France
Parrain de la fille d’Alain Juppé

Bernard ARNAULT: Propriétaire du journal économique La Tribune
Témoin du mariage de Nicolas et Cécilia Sarkozy

Alain MINC: Président du directoire du “Monde”
S’est ouvertement prononcé en faveur de Nicolas Sarkozy dans l’émission “on n’est pas couché” de L. Ruquier.

CSA: Les membres sont élus aux 3 tiers par les Présidents de la République, de l’Assemblée Nationale et du Sénat, tous trois de droite. L’actuel président du CSA est l’ancien directeur de Cabinet de JP Raffarin.

Gérald Dahan, pseudo humoriste : militant UMP et animateur de séminaires UMP

J’en passe et des meilleurs …

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Publié dans:Politique |on 28 avril, 2007 |Pas de commentaires »

« Sauvons la recherche » s’exprime….(9:32)

Un groupe de chercheurs (« Tsarkozy » a dit: « je préférerais que ce soient des « trouveurs »…quelle finesse d’esprit…Coluche n’est pas mort..), dont le Professeur Axel Khan, généticien, à mon humble avis, plus réputé que le Rastignac neuilléen, disent ce qu’ils pensent du bilan et des projets sarkoziens: pas triste…Faites connaître cet article et ce blog autour, MERCI pour Ségolène Royal.

Bonjour,Depuis lundi, des débats ont eu lieu au sein de l’association SLR au sujet de l’échéance du 6 mai. Suite au travail que nous avons effectué depuis des mois, nous avons constaté que les propositions des deux candidats restants en matière de recherche et d’enseignement supérieur sont très différentes.

Lundi 30 avril à 11h30, une conférence de presse/réunion publique aura lieu au cours de laquelle Sauvons la Recherche exposera sa position face à l’échéance politique du second tour de la présidentielle. D’ores-et-déjà je vous communique le texte que nous diffuserons à cette occasion (ci-dessous).
Au cours de cette réunion publique, des scientifiques de premier plan feront connaitre également publiquement leur position, ce qu’ils n’avaient pas fait auparavant pour plusieurs d’entre eux. Nous aurons ainsi :

André Brahic, astrophysicien, prix Jean-Perrin 2006 de la Société Française de Physique, directeur du laboratoire Gamma-gravitation
Alain Fischer, immunologue, directeur de l’Institut des maladies rares
Axel Kahn, généticien, directeur de l’Institut Cochin, médaille d’argent du CNRS
Christine Petit, Professeur au Collège de France, Chaire de génétique et physiologie cellulaire
Thomas Piketty, économiste, Directeur d’Etudes à l’EHESS
Dominique Wolton, directeur de l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS
Nous attendons encore la réponse d’autres intervenants.

La réunion aura lieu lundi 30 avril à 11h30 au Centre des Cordeliers, 15, rue de l’École de médecine, Paris 6ème. Elle est ouverte à tous. Les information seront actualisées sur la page :
http://recherche-en-danger.apinc.org/spip.php?article1572

Cordialement,
–Bertrand Monthubert
Texte adopté par le CA de SLR, disponible à l’adresse :
http://recherche-en-danger.apinc.org/spip.php?article1573
———————————————
Pour sauver la recherche et l’université, utilisez aussi votre bulletin de vote.
Sauvons la Recherche (SLR) s’est constitué en 2004 pour réagir à la mise en péril de la recherche publique française causée par la baisse drastique des crédits et des recrutements imposée par le gouvernement. Notre action a fait découvrir au grand public les difficultés des laboratoires et des chercheurs français, la misère des universités et la crise qui nous attend si les jeunes se détournent de la recherche. Elle a permis l’élaboration, longue et démocratique, en association avec un grand nombre de scientifiques du pays, de propositions innovantes présentées lors des Etats Généraux de la Recherche en octobre 2004.

Après avoir laissé pourrir la situation, le gouvernement a imposé en 2006 un « Pacte pour la recherche » prenant le contre-pied de ces propositions : programmation en stagnation des moyens de la recherche publique, création de structures bureaucratiques pilotées par le gouvernement, part grandissante des financements de court terme, absence de perspective stable donnée aux jeunes chercheurs, subventions publiques massives à la recherche privée sans évaluation de ses retombées. Lors de la discussion de cette loi, de nombreuses propositions faites par « Sauvons la Recherche » concernant le financement des organismes de recherche, la mise en place d’un plan pluriannuel pour l’emploi, la pression faite sur les entreprises (via des mesures fiscales) pour embaucher des docteurs… ont reçu le soutien de nombreux parlementaires du PCF, des Verts, du PS et même de l’UDF. L’UMP présidé par N. Sarkozy et le gouvernement, dont il était le numéro deux, se sont opposés à ces mesures.

Avant ces élections présidentielles, SLR a de nouveau fait connaître ses propositions, organisé des débats, interrogé les candidats et rendu publiques leurs réponses (http://recherche-en-danger.apinc.org).Nicolas Sarkozy persiste et signe. Il propose, dans la continuité de l’action qu’il a mené pendant cinq ans, d’amplifier la logique du « Pacte pour la recherche » avec une généralisation du financement par projet, ce qui signifie donner la priorité à une recherche à court terme sur des thématiques que le gouvernement croit les plus rentables, au risque de passer à côté des grandes avancées scientifiques à venir et de sacrifier des disciplines sans applications industrielles, mais pourtant essentielles pour l’intelligence du monde dans lequel nous vivons. En cohérence, il propose de créer des contrats de cinq ans pour les docteurs, sans engagement sur des emplois permanents, ce qui dissuadera les meilleurs étudiants de s’engager dans une carrière scientifique trop peu reconnue. Sa conception de l’autonomie des universités, en associant directement l’entreprise à la gouvernance et au financement des universités, ne peut qu’accroître les inégalités territoriales et la sélection sociale au détriment de l’autonomie réelle des universités et de la recherche. S’il annonce un accroissement des moyens des universités, rien de tel pour la recherche. Dans sa vision, les EPST, tels le CNRS ou l’INSERM, qui ont joué un rôle essentiel dans le développement de la recherche française, se verront dorénavant cantonnés à un rôle d’agence de moyens, sans politique scientifique propre.

Enfin, peut-être plus gravement encore, ses déclarations péremptoires sur la détermination génétique de la pédophilie ou du suicide des jeunes, mais aussi ses propos sur les limites des sciences humaines et sociales (« Mieux vaut admettre qu’il y a là une part de mystère irréductible plutôt que de rechercher des causes ») ne peuvent qu’inquiéter les hommes et les femmes de science, et les citoyens.

En face de ce projet, celui de Ségolène Royal, même s’il ne reprend pas toutes nos propositions, avance un certain nombre de mesures qui montrent clairement qu’une partie importante de nos arguments a été entendue : remplacement du Pacte par une nouvelle loi négociée, programmation d’un accroissement annuel de 10% du budget, statut du doctorant, création d’emplois et lutte contre la précarité, rôle central des organismes et des universités dans le financement de la recherche, importance du progrès des connaissances, engagement fort pour la démocratisation de l’accès et du succès à l’université, volonté de développer la recherche industrielle en redéployant et conditionnant les aides de l’Etat au privé. Ses propositions sur l’éducation, la formation, la démocratie vont dans le bon sens.

Certes, le bilan en matière de recherche et enseignement supérieur des années où la gauche était au gouvernement a des aspects critiquables. Mais en comparaison avec les cinq dernières années ou avec la période 1993-1997 (voir le graphique ci-dessous provenant de la revue internationale Nature), le bilan est clair. Or nous ne souhaitons pas juger sur les intentions, mais sur les faits attestés.

[Graphique Nature](voir version du texte sur le site)

En lançant à l’automne 2006 le débat sur la recherche et l’enseignement supérieur avec les présidentiables, SLR souhaitait que les propositions des Etats-Généraux figurent en bonne place dans les programmes des candidats. Or nous sommes aujourd’hui en face de deux projets très différents qui auraient des conséquences totalement opposées sur le futur de la recherche et de l’enseignement supérieur. Même si son projet est perfectible, nous pensons que Ségolène Royal dessine une ambition renouvelée pour la recherche et l’enseignement supérieur, alors que Nicolas Sarkozy programme leur déclin par des mesures que nous jugeons profondément destabilisatrices.

La recherche et l’enseignement supérieur sont des enjeux essentiels pour l’avenir de notre société, tout le monde en convient. Nous appelons donc toute la communauté académique et l’ensemble des citoyens à ne pas les oublier quand ils voteront dimanche. Quelle que soit l’issue de ces élections, SLR continuera bien sûr à agir pour l’enseignement supérieur et la recherche, et à se battre pour faire appliquer les propositions des Etats Généraux.

C’est aujourd’hui qu’il faut sauver la recherche, dans 5 ans ce sera trop tard !

Le CA de Sauvons la recherche

——————————————————————————
Ce message vous est envoyé car vous avez signé l’appel « Sauvons la Recherche ». Pour vous désabonner veuillez envoyer un message à sympa@lists.apinc.org dont le texte soit simplement
SIG sauvons_la_recherche
Publié dans:Politique |on 28 avril, 2007 |Pas de commentaires »
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