Archive pour la catégorie 'Salaires'

Encore une étude de Nadine………………..(31/07/2017)

Nadine Poinsot a publié dans #GROUPE LES TULIPES.
Encore une étude de Nadine....................(31/07/2017) dans Salaires
Nadine
31 juillet, 15:51
La mort du salaire brut

« Macron prépare la plus terrible attaque contre nos salaires de toute l’histoire de notre pays. Du jamais vu.
Il va supprimer le salaire brut.
Les grands médias des 9 milliardaires font mine de nier ou déforment la réalité : comme si seul comptait le salaire net en bas de la feuille de paie.
Mais non, c’est le salaire brut qui compte !
Réexpliquons le à nos concitoyens car le pouvoir cherche à supprimer les feuilles de paie papier et à les « simplifier » pour pas qu’on voit la manœuvre.
Le salaire net c’est pour payer la force de travail.
Le salaire brut c’est pour payer la reproduction de la force de travail.
Le salaire net on vit avec au mois le mois
Le salaire brut on vit avec tout au long de la vie.
Le salaire net vous permet de consommer et de vivre quotidiennement.
Le salaire brut vous permet de faire face à tous les aléas de la vie, quand vous avez besoin de logement, quand vous êtes en charge de famille, quand vous êtes malades, quand vous avez un accident du travail ou une maladie professionnelle, quand vous êtes au chômage, et quand vous êtes en retraite.
Les cotisations ne sont pas des impôts, elles sont obligatoirement pré affectées à ce pourquoi elles sont collectées, elles ne vont pas aux caisses publiques, car les différentes caisses de Sécurité sociale sont de droit privé (et devraient être gérées par les cotisants, les représentants des salariés normalement élus comme cela l’était à l’origine de la « Sécu ». Allez revoir le film « La sociale » de Gilles Perret).
Le salaire brut ce n’est pas une « charge » comme ils le disent, c’est un bonheur.
C’est une partie du salaire mutualisée et redistribuée à chacun selon ses besoins, c’est ce qu’il y a de plus beau dans notre pays.
Le salaire brut vous est redonné en « temps différé » quand vous êtes malades, en « temps indirect » pour le logement, mais aussi en « temps réel » quand vous êtes en retraite (car dans ce cas il va en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, la retraite par répartition n’est pas une épargne !).
C’est le capital, l’actionnaire, l’employeur qui paient votre protection sociale, le salaire brut, chaque mois, en même temps que votre salaire.
Macron a déjà supprimé les cotisations familiales, il a baissé les cotisations parfois jusqu’à 1,6 ou 1,9 fois le smic. Là, il supprime et remplace tout par l’impôt.
C’est vous, par vos impôts, qui paierez dorénavant à la place de votre patron. Un hold up de 470 milliards contre vous ! Un cadeau géant de 470 milliards pour le Medef.
Pour tenter de masquer ça, ils vont augmenter de quelques euros votre salaire net mais baisser de centaines d’euros votre salaire brut.
Ils baissent le haut de la feuille de paie en faisant croire qu’ils augmentent le bas de celle-ci. C’est un coup de bonneteau.
Et c’est pourquoi Macron diffère le prélèvement de l’impôt à la source prévu fin janvier 2018, purement pour manipuler, cacher cette énorme arnaque. »

Copier/coller du mur de Gérard Filoche

Publié dans:Salaires |on 31 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Hausse de salaires………………………………………(31/05/2016)

Najat Vallaud-Belkacem annonce une hausse de la rémunération des enseignants dès 2017

Par Marie Piquemal — 31 mai 2016 à 06:35
Najat Vallaud-Belkacem, à l'Elysée, le 2 février.
Najat Vallaud-Belkacem, à l’Elysée, le 2 février. Photo Stéphane de Sakutin. AFP

La ministre de l’Education présente sa réforme visant à «revaloriser la carrière des enseignants» d’ici 2020 et à revoir les méthodes d’«évaluation».

  • Une hausse de la rémunération des enseignants dès 2017

Mesdames, messieurs les professeurs et personnels de l’Education nationale, la ministre Najat Vallaud-Belkacem est sur RMC et BFMTV ce mardi matin, pour porter la bonne nouvelle : la revalorisation des carrières de 820 000 agents, promise de longue date, aura bien lieu… A compter du 1er janvier 2017, quelques mois avant la fin du quinquennat donc.

«Cette revalorisation va permettre de replacer la France au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE et même d’atteindre les meilleurs pays pour le traitement en fin de carrière», s’est félicitée la ministre de l’Education lors de la présentation de sa réforme devant la presse lundi après-midi.

Tous les échelons de la carrière enseignante, dans le premier comme le second degré, le public comme le privé, seront revalorisés d’ici à 2020, annonce le ministère. En rythme de croisière, cela représentera un effort budgétaire annuel d’un milliard d’euros (sur les 60 milliards que représente le traitement annuel des 820 000 agents). Soit une augmentation moyenne de 1200 euros par an par enseignant… La montée en charge sera progressive, étalée sur trois ans, de 2017 à 2020.«Et si la majorité change en mai 2017, qu’adviendra-t-il de cet engagement?», questionne un journaliste lors de la conférence de presse. Réponse de la ministre: «Près de la moitié (500 millions) seront inscrits dans le projet de loi de finances pour 2017. Pour le reste, je souhaite bien du courage à celui qui voudra remettre en cause ce PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations).»

A compter de 2020, un enseignant certifié qui déroulera une carrière complète, gagnera 23 000 euros de plus sur l’ensemble de sa carrière, indique le ministère. Autre exemple, pioché dans le dossier de presse: en 2019, un prof stagiaire au cours de sa première année percevra 1400 euros brut de plus qu’aujourd’hui. De quoi rendre le métier plus attractif ? C’est l’un des objectifs.

Réforme de l’évaluation

Il y en a un autre. La revalorisation financière des carrières s’accompagne d’une réforme de l’évaluation des enseignants pour en faire «un outil de politique des ressources humaines». Et mieux«valoriser les agents prenant des responsabilités, ou ceux enseignant en éducation prioritaire.»

Pour l’instant, cette réforme de l’évaluation ressemble surtout à un texte à trous, avec de grosses inconnues. Seules les grandes lignes sont arrêtées. Le système actuel – l’inspecteur qui s’installe au fond de la classe pour évaluer le prof – vit ses derniers mois. A la place, le ministère annonce «une tout autre logique» et «quatre rendez-vous au long la de carrière pour objectiver la valeur professionnelle».

Le premier «rendez-vous» interviendra lors de la septième année d’exercice : les 30% des enseignants les plus «engagés» pourront alors bénéficier d’une accélération de leur carrière d’une année. Rebelote au bout de treize ans, avec là encore, la possibilité pour 30% du bataillon de gagner un an d’avancement.

Le troisième «rendez-vous», autour de vingt ans de carrière, doit permettre de changer de grade, et accéder à «la hors classe», jusqu’ici réservée à un petit nombre et qui désormais deviendra le parcours «classique». Enfin, et ce sera le dernier des «rendez-vous», un troisième grade est créé – mais sera activé à compter de septembre 2017 (après la présidentielle donc). Baptisé «classe exceptionnelle», il sera accessible en fin de carrière aux plus méritants, à commencer par les directeurs d’école en éducation prioritaire, qui pourront voir leur traitement faire un bond de 1000 euros brut en septembre prochain. A terme, «la classe exceptionnelle atteindra 10% de l’ensemble des effectifs des corps». En fonction de quels critères ? Cela fait partie des questions qui n’ont pas de réponses à ce stade.

D’autres : en quoi consisteront exactement ces «rendez-vous» qui jalonneront la carrière ? Quel sera exactement le rôle des chefs d’établissement dans l’évaluation des enseignants ? Est-ce que les inspecteurs, qui disent déjà crouler sous les missions, auront par ailleurs le temps «d’accompagner» les enseignants dans leurs pratiques pédagogiques ? Najat Vallaud-Belkacem a rendez-vous mercredi avec les partenaires sociaux pour en discuter.

Marie Piquemal

Libération.fr
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Flash « francetvinfo »………………………………(28/05/2014)

Flash

FranceTV Info
Alerte info Mercredi 28 mai  |  11h18

Le gouvernement propose un geste sur les salaires des fonctionnaires compris entre 1 et 1,5 smic

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a proposé, mercredi 28 mai, un allègement dégressif des cotisations salariales des agents payés entre 1 et 1,5 smic afin de leur redonner du pouvoir d’achat, a-t-on appris de sources syndicales.

Publié dans:Economie, Salaires |on 28 mai, 2014 |Pas de commentaires »

Flash francetvinfo………………………(18/06/2013 à 10:50)

Flash francetvinfo...........................(18/06/2013 à 10:50) dans Salaires

FranceTV Info
Alerte info Mardi 18 juin  |  09h43

Le gel du point d’indice des fonctionnaires reconduit en 2014

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a confirmé mardi 18 juin que le gel du point d’indice des fonctionnaires est reconduit en 2014. Ce point d’indice, qui n’a pas été augmenté depuis 2010, sert à calculer le salaire des fonctionnaires.

Publié dans:Salaires |on 18 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Bonne question…………………………(27/06/2012)

Pourquoi le coup de pouce au Smic peut inquiéter

Créé le 26-06-2012 à 17h49 – Mis à jour à 19h08

L’augmentation du salaire minimum voulue par François Hollande pourrait avoir des conséquences négatives sur l’emploi. Mais limitées, selon Mathieu Plane, économiste à l’OFCE.


Nouvel Observateur

Michel Sapin, ministre du Travail, lors d'une conférence de presse ce mardi 26 juin sur la hausse du smic. (WITT/SIPA)

Michel Sapin, ministre du Travail, lors d’une conférence de presse ce mardi 26 juin sur la hausse du smic. (WITT/SIPA)

Pourquoi François Hollande propose-t-il de donner un coup de pouce au Smic ?

- Le Smic est revalorisé automatiquement chaque année pour prendre en compte l’augmentation du coût de la vie. Son montant est indexé sur l’inflation et sur la moitié du pouvoir d’achat ouvrier. Par exemple, si l’inflation est de 2% et que le pouvoir d’achat ouvrier croît de 1%, il augmente de 2,5%. Mais il peut également bénéficier de coup de pouce, à la discrétion de l’exécutif. Le dernier remonte à la présidence de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy s’y étant opposé sous son quinquennat, en raison de la crise financière. Pour lutter contre l’érosion du pouvoir d’achat, la majorité va donc augmenter le salaire minimum de 2% dès juillet.

Comment expliquer les oppositions à cette hausse?

- Dans la conjoncture actuelle, il y a des craintes quant à l’augmentation du coût du travail. Depuis 2007, les entreprises voient leurs taux de marge se dégrader sensiblement. Il leur est donc de plus en plus difficile d’absorber une augmentation des salaires sans la répercuter sur leurs prix. Or, la concurrence internationale est rude. Et dans ces conditions, ce sont les pays européens ayant contenu leur augmentation qui résistent le mieux à la crise.

De plus, certains ont peur que cette hausse ait un impact négatif sur la pyramide des salaires : généralement, lorsque le Smic augmente, les personnes dans les tranches de salaires supérieurs négocient des rémunérations plus élevées.

Enfin, la hausse du Smic peut aussi avoir un effet négatif sur l’emploi. Notamment sur les emplois peu qualifiés. Le taux de chômage y atteint 12%, contre 4% seulement pour les cadres, preuve qu’ils sont la première variable d’ajustement.

Quels vont être les effets réels d’une telle mesure ? 

- Ils sont très limités. Cette hausse équivaut à une augmentation de 22 euros nets par mois. Le Smic aurait de toute manière été revalorisé de 1,4 % au début de l’année 2013. Autrement dit, sur le long terme, le coup de pouce proposé par le gouvernement n’est qu’une augmentation de 0,6 points, avancée de 6 mois.

Ses effets sont donc à relativiser. Pour les entreprises, le coût du travail augmentera peu, car le gouvernement prévoit un allègement de charges pour inciter à embaucher. Et de plus, l’effet sur la grille des salaires est incertain, car les salariés peu qualifiés ne sont pas en position de force pour négocier, compte tenu du taux de chômage. C’est donc avant tout une mesure symbolique.

Interview de Mathieu Plane, économiste à l’OFCE, mardi 26 juin

Par Gabrielle Rocca – Le Nouvel Observateur

Publié dans:Salaires |on 27 juin, 2012 |Pas de commentaires »

Que du bonheur…..

Économie 22/06/2010 à 06h49 (mise à jour à 07h55)

Le salaire des fonctionnaires gelé?

 

Dans un contexte européen de rigueur budgétaire où certains pays comme le Portugal ont décidé de geler le salaire des fonctionnaires, la France pourrait bien faire de même.

D’après le journal Les Echos, les services du premier ministre et du ministère des Finances réfléchissent à geler les points d’indice des fonctionnaires. Et donc, à revenir sur la hausse prévue de 0,5% au 1er juillet prochain.

Pour lutter contre le déficit public, le gouvernement pourrait geler toute hausse du point d’indice des fonctionnaires (base du calcul du salaire) jusqu’en 2013. Un tel gel provoquerait la colère des syndicats dont la mobilisation sera suivie avec attention par le gouvernement lors de la journée de mobilisation de jeudi. Les arbitrages finaux ne devraient être annoncés que début juillet.

Début mai, le Premier ministre François Fillon avait annoncé le gel des dépenses de l’Etat pour les trois ans à venir, estimant quelques jours plus tard que si la France voulait «limiter sa dépendance à l’égard des marchés», elle devait «emprunter moins», jugeant qu’«un Etat fort, c’est un Etat désendetté».

 

 

 

Publié dans:Ecologie, Salaires |on 22 juin, 2010 |Pas de commentaires »

La colère des fonctionnaires….

Abécédaire de la colère des fonctionnaires

Baisse des effectifs et recours au privé mobilisent la fonction publique.

LAURE EQUY

QUOTIDIEN : jeudi 15 mai 2008

Il y a fort à parier que la suggestion osée hier par André Santini, secrétaire d’Etat à la Fonction publique, de mettre «des brassards à la japonaise» plutôt que de faire grève, hérisse les fonctionnaires mobilisés pour la défense des services publics. Outre les réductions d’effectifs, d’autres réformes en cours (projet de loi sur la mobilité, retraites, etc) alimentent le malaise et l’inquiétude au sein de la fonction publique.

Armée. Pas question de grève chez les militaires. Mais l’inquiétude est grande. Car le gouvernement ne cache pas qu’il entend tailler dans le vif. Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), le regroupement des implantations militaires autour de 90 «bases de défense» a été décidé. Le plan de restructuration des armées qui pourrait être annoncé le 19 mai entraînerait la suppression d’une trentaine de garnisons et de plus d’une dizaine de régiments d’ici 2012.

Contrats. Le Livre blanc sur la fonction publique, remis mi-avril, suggère notamment de «professionnaliser le recours aux agents contractuels dans la fonction publique» et de «définir des règles claires de recours à des agents contractuels ou à des agents titulaires».

Douanes. L’intersyndicale des douanes (CFDT-CGT-FO-Solidaires) appelle à une grève «reconductible» à compter d’aujourd’hui contre un plan de réforme du dédouanement (service chargé des produits hors UE) qui pourrait entraîner, selon eux, de 1 000 à 2 000 suppressions d’emploi.

Fusion de corps. Le Livre blanc recommande de remplacer les 700 corps de la fonction publique d’Etat par une cinquantaine de familles de métiers, regroupées en sept filières : administration générale, financière et fiscale, sociale, éducation et recherche, culture, technique et sécurité.

Hôpitaux. Les syndicats CGT et FO de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) appellent à participer à la journée de grève. En tête des revendications, la question des retraites et le refus de l’allongement de la durée de cotisation à quarante et un ans et le «maintien des garanties statutaires actuelles».

Intérim. Prévu dans le projet de loi sur la mobilité adopté au Sénat fin avril (et qui doit venir devant l’Assemblée nationale au mois de juin), le recours à l’intérim, déjà pratiqué dans l’hôpital public, pourrait être autorisé dans toute la fonction publique. Les administrations pourraient puiser dans le vivier intérimaire pour un remplacement, une vacance temporaire d’emploi, un accroissement ponctuel d’activité ou un besoin saisonnier. Aprement discuté lors du passage du texte au Sénat, ce point a été encadré avec des précisions sur la durée des contrats mais continue de crisper les syndicats. Contre-feu hier de Santini : l’introduction de l’intérim «est une opportunité, pas une obligation.»

Mobilité. Le projet de loi sur la mobilité vise à faciliter le passage entre les fonctions publiques ou du public au privé : droit au départ, cumul de temps partiels, intérim, réorientation professionnelle en cas d’emploi supprimé. Parallèlement, cinq décrets parus en avril instituent «une indemnité de départ volontaire» ou, dans le cadre d’une mobilité fonctionnelle ou géographique imposée, une «indemnité temporaire de mobilité».

Pénitentiaire. La CGT pénitentiaire appelle aussi à se joindre à la mobilisation. Dans sa ligne de mire : la RGPP, dont les premiers effets seraient, selon la CGT, la «fermeture des tribunaux, la suppression de certaines directions d’administration, la fermeture de l’hôpital de Fresnes, le développement du partenariat public-privé».

Rémunération au mérite. Autre suggestion du Livre blanc, l’introduction du mérite dans la rémunération, via des entretiens «périodiques» d’évaluation remplaçant la notation actuelle. La part de l’avancement automatique serait réduite au profit de la part liée à l’emploi occupé et à la performance.

Suppression de postes. C’est le principal mot d’ordre de la mobilisation : protester contre le non-remplacement, à partir de 2009, d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Le budget 2008 prévoit déjà 22 900 suppressions de postes, dont 11 200 dans l’enseignement, 35 000 sont déjà annoncées pour 2009 dans le cadre de la RGPP.

 

Publié dans:Salaires |on 15 mai, 2008 |Pas de commentaires »

La durée du temps de travail en question…

Bernard Brunhes, spécialiste des relations sociales, juge que le gouvernement se préoccupe trop de flexibilité et pas assez de sécurité de l’emploi. Entretien.

François Vignal

LIBERATION.FR : vendredi 28 décembre 2007

ans un courrier adressé aux responsables syndicaux le 26 décembre, François Fillon envisage que la définition du temps de travail soit déterminée par la négociation d’entreprise et non plus par la loi. Autrement dit : supprimer la durée légale du travail. Bernard Brunhes, vice-président du groupe BPI (cabinet de conseil) et spécialiste des relations sociales estime que le «système complexe des heures supplémentaires» a été une première étape «pour arriver à remettre en cause les effets des 35 heures.»

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François Fillon a écrit aux syndicats dans des termes alambiqués pour un néophyte. Qu’a-t-il voulu dire clairement ?

On sait très bien que la position du gouvernement a toujours été qu’il fallait revenir en arrière sur les 35 heures. Ils l’ont dit, ils l’ont répété, ce n’est pas nouveau. Après, le gouvernement se rend compte que les systèmes qui ont été mis en place dernièrement sont d’une complexité extrême. La majorité dit au gouvernement : cette usine à gaz qu’on met en place (sur les heures supplémentaires Ndlr) ne résout pas le problème. Il faut carrément remettre en question la législation globalement. Le gouvernement lui dit clairement «essayons de voir si on peut renoncer au bric-à-brac qu’on a mis en place pour essayer d’augmenter la durée du travail sans remettre en cause la loi.»

Ce gouvernement souhaite par ailleurs redonner un peu plus de poids à la négociation par rapport à la loi. Il dit aux partenaires sociaux que dans chaque branche et chaque entreprise il pourrait y avoir des possibilités de dérogation par rapport aux 35 heures.

Mais jusqu’à quel point la remise en cause des 35 heures peut-elle aller ? Parler de fin des 35 heures est-il exagérer ou est-ce qu’il s’agit d’un objectif du gouvernement à terme?

Je crois que le gouvernement veut ouvrir un dossier. Il donne sa position qui est plutôt de faire disparaître le principe même d’une durée du travail obligatoire pour tout le monde. Après, il dit «vous négociez.» Je ne vois pas ça comme une position définitive, finale. C’est plutôt un point de départ pour des négociations à venir.

Mais on voit que les syndicats montrent déjà leur hostilité…

Il ne faut pas être naïf non plus. On est dans un système où on met sur la table un certain nombre de positions initiales. Bien entendu, si on dit aux syndicats qu’on remet en cause la durée du travail, ils se crispent. Mais ça ne veut pas dire qu’ils n’accepteront pas de discuter. Chacun démarre avec des positions relativement éloignées. L’objet des négociations sera de se rapprocher.

Ne pensez-vous pas qu’il y aura un passage en force du gouvernement ?

Ça pourrait le devenir, mais pour l’instant ce n’est pas le cas. Ce que je comprends de ce qui se passe actuellement – à part le caractère un peu trop rapide, frénétique, cette volonté d’avancer à toute allure, ce qui risque de bloquer quelque part – c’est qu’on est dans un jeu classique entre des positions connues : celles de la droite, du patronat et des syndicats. C’est un peu un maëlstrom. Qu’ils prennent des positions de départ un petit peu loin du point d’arriver, c’est normal.

Si la durée légale du travail évolue, le gouvernement ne risque-t-il pas simplement de casser sa propre loi sur les heures supplémentaires ?

Pour arriver à remettre en cause les effets des 35 heures, il y a eu une première étape pour le gouvernement qui a consisté à inventer ce système complexe des heures supplémentaires. Il y a un constat que ces lois sont de grosses machines. Donc on passe à autre chose. C’est normal que ça remette en cause la politique précédente.

Mais il s’agit de la politique actuelle…

Absolument. On peut considérer qu’il y a un manque de logique. Moi je pense qu’il y a plutôt des logiques successives.

Si le gouvernement va au bout de toutes les réformes sociales qu’il souhaite, quel paysage aura la monde du travail ?

Je n’en sais rien, mais pour l’instant, si on veut équilibrer la flexibilité par la sécurité, il faudrait peut-être s’occuper un peu de sécurité. Or on ne s’occupe que de flexibilité. On a un vrai problème qui se pose pour les négociations actuelles. Mettre de la sécurité, ça veut dire avoir un marché du travail qui fonctionne. Par exemple, quand une personne se trouve en quête d’un travail, il faut qu’il y ait véritablement des moyens d’accompagnement personnalisé. Or là, malheureusement, on en est encore bien loin. On ne peut pas empêcher qu’on ait besoin de flexibilité. Mais c’est un peu scandaleux qu’on ne parle pas beaucoup de sécurité aujourd’hui.

Li

Publié dans:Salaires |on 29 décembre, 2007 |Pas de commentaires »

Une mouche dans le yaourt….

Les salaires, fil rouge de la colère

De Yoplait aux agences bancaires LCL, les arrêts de travail se multiplient depuis 15 jours.

NICOLAS CORI et PIERRE-HENRI ALLAIN (envoyé spécial au Mans)

QUOTIDIEN : vendredi 23 novembre 2007

Le service public est loin d’être le seul à avoir mal à son pouvoir d’achat. Car mardi, jour de la grève des fonctionnaires, c’était aussi celle de salariés de plusieurs entreprises privées de l’agroalimentaire. Au total, un peu partout en France, 500 appels à participer aux manifestations ou à arrêter le travail sur les sites des entreprises ont été lancés. «Le pouvoir d’achat a tellement diminué que tous les salariés sont pris à la gorge», estime Maryse Treton, secrétaire de la fédération CGT pour l’agroalimentaire. Et l’industrie agroalimentaire connaît aussi la pénibilité: «Depuis une dizaine d’années, le nombre de maladies professionnelles et d’accidents du travail a explosé. On compte actuellement un mort par semaine en moyenne dû à un accident du travail dans ce secteur.»

Avant-postes. Au Mans, plus de 80 % des 330 salariés de l’usine Yoplait ont débrayé pendant deux heures. «Nous avons été surpris par l’ampleur de la mobilisation, souligne Thierry Renaudin, délégué CGT. Il y avait parmi nous des salariés qui d’habitude ne nous suivent pas.» Pour le syndicat, plus question de se satisfaire des 1,6 % d’augmentation négociée en février par la CFDT et la CFTC. «Il y a cinq ans, on produisait au Mans 100 000 tonnes de produits frais [yaourts, fromage, crème fraîche, ndlr], précise Philippe Trassard, secrétaire du CCE de Yoplait-France. Aujourd’hui, on en produit 160 000 tonnes avec presque 200 personnes en moins et une rentabilité bien plus importante.»Les salaires, eux, n’ont guère augmenté: entre 1 400 et 1 500 euros nets par mois pour des employés dont l’âge moyen est de 43 à 45 ans. «Il y a de moins en moins de monde dans l’usine et la charge de travail est de plus en plus élevée, résume Jean-Marie, 44 ans, en blouson bleu et tenue blanche de rigueur. Pendant ce temps tout augmente, les prix et les bénéfices de l’entreprise, tout sauf nos salaires.» Sur les deux autres sites industriels de Yoplait, à Vienne en Isère (300 salariés) et à Monéteau dans l’Yonne (210 salariés), le débrayage s’est prolongé jusqu’à mercredi midi. Dans la Sarthe, l’entreprise de salaisons Bahier (380 personnes) a quant à elle été aux avant-postes. Ses salariés avaient entamé dès dimanche une grève qui s’est terminée mardi soir. Et toujours les mêmes revendications: revalorisation des rémunérations (certaines ne dépassent pas 1 000 euros net), et meilleures conditions de travail. La CGT de l’agroalimentaire annonce d’ailleurs à ce sujet une campagne au slogan explicite: «Arrêtez le massacre!»

Faramineux. A Paris, autre secteur, autre grève. Dans la banque, il y a les traders, qui gagnent des sommes faramineuses, mais aussi les salariés qui travaillent dans les agences ou le «back-office». Et dont les fiches de paie ne souffrent pas la comparaison. Certains d’entre eux à LCL (ex-Crédit lyonnais) étaient en grève hier, à l’appel de FO, de la CGT et de la CFTC, pour demander des hausses de salaire et protester contre leurs conditions de travail. Selon la direction, plus de 30 agences sur 2000 étaient fermées, pour un taux de 9 % de grévistes (30 % selon la CGT).

Devant le siège de LCL, boulevard des Italiens, où 300 salariés étaient rassemblés, on rappelle que le scandale du Lyonnais, dans les années 1990, avait poussé les salariés à accepter pendant des années de modérer leurs salaires. «On a lourdement payé, raconte Francine Guillard (CGT). Aujourd’hui, les profits sont de retour, colossaux. Sauf que la direction veut bien partager les pertes, mais pas les profits.» Suite à la négociation salariale, l’entreprise propose 625 euros d’augmentation par an pour les salariés dont le revenu est inférieur à 33 000 euros par an. Soit 77 % du personnel. Un petit geste qui ne satisfait pas. «Il ne s’agit que de suivre l’inflation» , remarque Philippe Kernivinen (FO). Et qui en plus, est assorti d’un «chantage» : si aucune organisation ne signe l’accord, la hausse ne sera plus que de 450 euros. Le reste de l’enveloppe servant à des augmentations individuelles.

«Idée reçue». Pour autant, personne ne décrit une situation rose dans le reste de la profession. «Pourquoi croyez-vous que la Société générale loue le stade de France pour recruter des jeunes?, souligne Sébastien Busiris, secrétaire fédéral FO. C’est une idée reçue de croire que les employés de banque sont bien payés. Et les jeunes diplômés s’en rendent compte.» Et le délégué FO de souligner que Sarkozy a beau brandir la question du pouvoir d’achat, la profession bancaire, elle, n’en a cure. Une réunion sur les négociations salariales au niveau de la branche est prévue lundi matin à l’Association française des banques (AFB), mais, a priori, aucune hausse ne devrait être proposée.

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Publié dans:Economie, Salaires |on 23 novembre, 2007 |Pas de commentaires »

Editorial de Laurent Joffrin…

Transformation

laurent joffrin

QUOTIDIEN : mercredi 21 novembre 2007

Derrière la grève, la mutation… En dépit de ses quais vides, de ses braseros dans la nuit, de ses trains arrêtés, de ses foules résignées qui sillonnent les rues, ce conflit n’est pas la simple répétition d’autres grèves de transport. Dur pour les usagers changés en arpenteurs de la ville, dur pour les grévistes qui risquent désormais une bonne part de leur modeste salaire, il révèle en même temps une transformation qui engage l’avenir.

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Après le succès des manifestations d’hier, le mouvement de protestation contre la réforme des régimes spéciaux se trouve devant une alternative. Une partie des salariés concernés veut poursuivre le mouvement. Représentés principalement par le syndicat SUD, présents aussi à la CGT, ils espèrent encore le retrait pur et simple du projet, au terme d’une bataille qui rappellerait celle de 1995. Position compréhensible, noble à certains égards. Ceux-là refusent la logique gestionnaire et, dans une protestation radicale contre l’ordre des choses, jugent que toute concession serait un recul global du monde du travail. Mais position dangereuse, aussi bien. A la différence de la grande grève d’il y a douze ans, ce mouvement-là n’est pas populaire. Le risque est grand de le voir s’effilocher, enfermé dans le splendide isolement du tout ou rien, faisant au bout du compte le jeu du gouvernement Sarkozy. D’où le raisonnement de la majorité des responsables syndicaux. Sans trop le dire, ils ont en fait accepté le diagnostic général sur la situation des retraites. L’allongement de la vie déséquilibre la plupart des régimes. Pour partir au même âge, il faudrait accroître les cotisations, ce qu’on récuse souvent par ailleurs, ou bien diminuer le taux des pensions, ce que les futurs retraités redoutent sans doute le plus. Ni la CFDT, bien sûr, ni la CGT dans son expression nationale, ne demandent le retrait de la réforme. Reddition ? Trahison ? En aucune manière : la grève a pour but d’obtenir, selon un rapport de force désormais établi (mais pour combien de temps ?), les compensations auxquelles peuvent prétendre ceux dont le salaire n’a rien de sarkozien et qui ont choisi la SNCF, la RATP ou EDF justement parce que l’âge de la retraite y était plus précoce.

Si le gouvernement a l’intelligence de le comprendre, il y a là un terrain possible pour le compromis : un allongement progressif de la durée de cotisation en échange d’une hausse de salaire et d’une prise en compte réelle de la pénibilité des tâches. A quel niveau ? C’est l’objet de la négociation. Le gouvernement peut encore rechercher on ne sait quelle victoire à la Thatcher. La force de la mobilisation d’hier devrait l’en dissuader. Dans ces conditions, la voie peut s’ouvrir pour un syndicalisme à la fois fort et réaliste, soucieux de l’intérêt global des salariés autant que de telle ou telle catégorie, et dont Bernard Thibault deviendrait le symbole…

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Publié dans:Economie, Politique, Salaires, SOCIAL |on 21 novembre, 2007 |Pas de commentaires »
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