Archive pour la catégorie 'Salaires'

Salaires des profs…………(25/01/2020)

salaire des profs 

POLITIQUE – C’est un petit camouflet pour l’exécutif. Dans un avis rendu vendredi 24 janvier, le Conseil d’État étrille le projet de réforme des retraites présenté ce même jour en Conseil des ministres. Outre les “projections financières lacunaires” du gouvernement et un recours aux ordonnances qui “fait perdre la visibilité d’ensemble”, la plus haute juridiction administrative française estime qu’au moins une disposition pourrait être frappée d’inconstitutionnalité.

Et pas des moindres puisqu’il s’agit de la promesse de revalorisation du salaire des enseignants. De quoi mettre un peu plus de pression sur le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, déjà bousculé par la mobilisation des professeurs contre sa réforme du bac et la refonte du système des retraites.

Une situation délicate alors que ces mesures étaient la seule promesse financière du gouvernement aux enseignants en contrepartie d’un nouveau système dont ils devraient être les grands perdants.

Le Conseil d’État dit non

Pour ce faire, Jean-Michel Blanquer annonçait des chiffres à première vue impressionnants dès le début de la mobilisation contre la réforme. À savoir entre 400 et 500 millions d’euros par an jusqu’en 2037 pour un montant total de 10 milliards.

Une enveloppe globale conséquente qui devait ainsi permettre de préserver les pensions des futurs professeurs retraités qui seraient dorénavant calculées sur l’ensemble de la carrière, au lieu des six derniers mois actuellement. Une manière aussi de corriger l’injustice des bas salaires des professeurs français, parmi les moins bien payés de l’Union européenne.

Ces promesses étaient déjà accueillies avec scepticisme par les premiers intéressés déjà échaudés par des années de gel des salaires. “On ne croit en rien parce que depuis le début, le ministre nous ment”, nous expliquait amèrement, à la mi-janvier, Fabienne, enseignante en CE1 à Asnières-sur-Seine comme vous pouvez le voir ci-dessous.

HUFFPOST

Publié dans:Salaires |on 25 janvier, 2020 |Pas de commentaires »

La lettre de Laurent Joffrin……………….(01/11/2017)

Libération 01 novembre 2017
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

Le paradoxe du terrorisme

Perplexité à l’écoute de France Inter ce mercredi matin. Deux experts fort respectables commentaient l’attentat de New York qui a fait huit morts et de nombreux blessés. Le respect et la compassion dus aux victimes, l’effroi bien compréhensible devant l’horreur, dominent évidemment ce type d’intervention. Point de reproche sur ce point. Mais tout de même quelques interrogations. «Nous sommes sans armes» devant ces attaques, dit l’un. Voilà qui est vite dit. Certes on peut ne peut guère empêcher un fanatique de foncer dans la foule avec une camionnette. Plus l’attentat est artisanal, moins il est détectable à l’avance.

Mais la rhétorique de l’impuissance a ses limites. C’est oublier les attentats déjoués par les services spécialisés, qui sont nombreux. C’est oublier que les terroristes subissent des pertes importantes à travers le monde. C’est oublier surtout que l’utopie d’un califat islamiste vient de prendre fin en Irak et en Syrie, victoire obtenue par une coalition de pays occidentaux et de pays de la région, le plus souvent musulmans. «Il y en a pour un siècle», dit l’autre expert, ce qui est possible : nous en sommes déjà à trente années d’attentats islamistes (perpétrés dans leur grande majorité contre des civils musulmans). Mais là aussi le spectre d’une nouvelle «guerre de Cent Ans» trompe l’opinion sur la nature de la menace.

On doit renvoyer sur ce point au livre essentiel d’un universitaire de Harvard, Steven Pinker, qui soutient avec beaucoup de minutie et de pertinence la thèse d’une baisse continue de la violence dans l’histoire mondiale. Au fil de ces mille pages appuyées sur une imposante bibliographie, on apprend par exemple que 90% des mouvements terroristes répertoriés jusqu’à aujourd’hui ont échoué dans leur entreprise et n’ont atteint aucun des objectifs qu’ils s’étaient fixés. Ce qui est le cas aujourd’hui des mouvements jihadistes : nul territoire conquis, nul basculement massif des musulmans de leur côté, nulle guerre civile déclenchée dans les pays occidentaux où vivent des minorités islamiques. Des morts, des blessés, des cruautés sans nom, le tout pour des résultats politiques nuls ou minimes. Une réalité bien sûr difficile à entendre au lendemain d’une tuerie. Mais une réalité tout de même. Selon toutes probabilités, cette vague terroriste mondiale échouera comme les autres.

Chaque victime, chaque famille frappée au cœur mérite attention, pitié et solidarité. Mais le sang-froid est également nécessaire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le terrorisme cause des pertes humaines à la fois insupportables et statistiquement faibles. Aux Etats-Unis, quelque dix mille personnes sont chaque année tuées par balle. Si l’on met à part le 11 Septembre, seule attaque massive recensée (2 977 morts), les victimes d’attentats islamistes comptent pour moins d’un pour cent dans ce total. Autrement dit, la criminalité ordinaire aux Etats-Unis est cent fois plus meurtrière que le terrorisme. Cela n’enlève rien à l’urgente obligation de lutter contre ces actes d’une insoutenable cruauté. Mais cela remet en perspective une offensive meurtrière dont les chances d’aboutir sont proches de zéro.

Et aussi

• L’odyssée surréaliste de Carles Puigdemont suscite, y compris dans cette lettre, des commentaires sarcastiques. Le président catalan a quitté le pays de Dali pour celui de Magritte : cela définit assez bien les aléas biscornus de sa tactique politique. Il ne s’ensuit pas qu’il a déjà échoué. Les élections qui s’annoncent en Catalogne restent dans sa ligne de mire. Il a annoncé qu’il respecterait le verdict des urnes. Rien ne dit que celui-ci sera défavorable aux indépendantistes. Les derniers sondages leur donnent toujours une majorité (relative pour l’instant, mais une majorité tout de même). S’ils l’emportent une deuxième fois, la question catalane restera entière. On lira avec profit, sur ce point, la tribune de Patrick Weil, parue dans le Monde. Ce spécialiste de l’immigration et du droit rappelle l’exemple du Québec. La constitution canadienne, comme la constitution espagnole, exclut qu’une région du pays puisse faire dissidence. Pourtant une cour constitutionnelle a décidé, pour répondre aux revendications québécoises, que l’esprit du texte, sinon sa lettre, autorisait la tenue d’un référendum d’indépendance, lequel a eu lieu en donnant une courte majorité pour l’unité du pays. Si une majorité de Catalans, à travers un scrutin pacifique et légal convoqué par Madrid, se prononce pour les partis indépendantistes, dit-il, l’Espagne aura bien du mal à refuser la tenue d’un tel référendum, à condition que la question soit claire et que les principes démocratiques – le respect des minorités non-catalanes ou non-indépendantistes, notamment – soient solennellement garantis. Juste remarque…

Laurent Joffrin
Publié dans:Salaires |on 1 novembre, 2017 |Pas de commentaires »

Encore une étude de Nadine………………..(31/07/2017)

Nadine Poinsot a publié dans #GROUPE LES TULIPES.
Encore une étude de Nadine....................(31/07/2017) dans Salaires
Nadine
31 juillet, 15:51
La mort du salaire brut

« Macron prépare la plus terrible attaque contre nos salaires de toute l’histoire de notre pays. Du jamais vu.
Il va supprimer le salaire brut.
Les grands médias des 9 milliardaires font mine de nier ou déforment la réalité : comme si seul comptait le salaire net en bas de la feuille de paie.
Mais non, c’est le salaire brut qui compte !
Réexpliquons le à nos concitoyens car le pouvoir cherche à supprimer les feuilles de paie papier et à les « simplifier » pour pas qu’on voit la manœuvre.
Le salaire net c’est pour payer la force de travail.
Le salaire brut c’est pour payer la reproduction de la force de travail.
Le salaire net on vit avec au mois le mois
Le salaire brut on vit avec tout au long de la vie.
Le salaire net vous permet de consommer et de vivre quotidiennement.
Le salaire brut vous permet de faire face à tous les aléas de la vie, quand vous avez besoin de logement, quand vous êtes en charge de famille, quand vous êtes malades, quand vous avez un accident du travail ou une maladie professionnelle, quand vous êtes au chômage, et quand vous êtes en retraite.
Les cotisations ne sont pas des impôts, elles sont obligatoirement pré affectées à ce pourquoi elles sont collectées, elles ne vont pas aux caisses publiques, car les différentes caisses de Sécurité sociale sont de droit privé (et devraient être gérées par les cotisants, les représentants des salariés normalement élus comme cela l’était à l’origine de la « Sécu ». Allez revoir le film « La sociale » de Gilles Perret).
Le salaire brut ce n’est pas une « charge » comme ils le disent, c’est un bonheur.
C’est une partie du salaire mutualisée et redistribuée à chacun selon ses besoins, c’est ce qu’il y a de plus beau dans notre pays.
Le salaire brut vous est redonné en « temps différé » quand vous êtes malades, en « temps indirect » pour le logement, mais aussi en « temps réel » quand vous êtes en retraite (car dans ce cas il va en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, la retraite par répartition n’est pas une épargne !).
C’est le capital, l’actionnaire, l’employeur qui paient votre protection sociale, le salaire brut, chaque mois, en même temps que votre salaire.
Macron a déjà supprimé les cotisations familiales, il a baissé les cotisations parfois jusqu’à 1,6 ou 1,9 fois le smic. Là, il supprime et remplace tout par l’impôt.
C’est vous, par vos impôts, qui paierez dorénavant à la place de votre patron. Un hold up de 470 milliards contre vous ! Un cadeau géant de 470 milliards pour le Medef.
Pour tenter de masquer ça, ils vont augmenter de quelques euros votre salaire net mais baisser de centaines d’euros votre salaire brut.
Ils baissent le haut de la feuille de paie en faisant croire qu’ils augmentent le bas de celle-ci. C’est un coup de bonneteau.
Et c’est pourquoi Macron diffère le prélèvement de l’impôt à la source prévu fin janvier 2018, purement pour manipuler, cacher cette énorme arnaque. »

Copier/coller du mur de Gérard Filoche

Publié dans:Salaires |on 31 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

Hausse de salaires………………………………………(31/05/2016)

Najat Vallaud-Belkacem annonce une hausse de la rémunération des enseignants dès 2017

Par Marie Piquemal — 31 mai 2016 à 06:35
Najat Vallaud-Belkacem, à l'Elysée, le 2 février.
Najat Vallaud-Belkacem, à l’Elysée, le 2 février. Photo Stéphane de Sakutin. AFP

La ministre de l’Education présente sa réforme visant à «revaloriser la carrière des enseignants» d’ici 2020 et à revoir les méthodes d’«évaluation».

  • Une hausse de la rémunération des enseignants dès 2017

Mesdames, messieurs les professeurs et personnels de l’Education nationale, la ministre Najat Vallaud-Belkacem est sur RMC et BFMTV ce mardi matin, pour porter la bonne nouvelle : la revalorisation des carrières de 820 000 agents, promise de longue date, aura bien lieu… A compter du 1er janvier 2017, quelques mois avant la fin du quinquennat donc.

«Cette revalorisation va permettre de replacer la France au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE et même d’atteindre les meilleurs pays pour le traitement en fin de carrière», s’est félicitée la ministre de l’Education lors de la présentation de sa réforme devant la presse lundi après-midi.

Tous les échelons de la carrière enseignante, dans le premier comme le second degré, le public comme le privé, seront revalorisés d’ici à 2020, annonce le ministère. En rythme de croisière, cela représentera un effort budgétaire annuel d’un milliard d’euros (sur les 60 milliards que représente le traitement annuel des 820 000 agents). Soit une augmentation moyenne de 1200 euros par an par enseignant… La montée en charge sera progressive, étalée sur trois ans, de 2017 à 2020.«Et si la majorité change en mai 2017, qu’adviendra-t-il de cet engagement?», questionne un journaliste lors de la conférence de presse. Réponse de la ministre: «Près de la moitié (500 millions) seront inscrits dans le projet de loi de finances pour 2017. Pour le reste, je souhaite bien du courage à celui qui voudra remettre en cause ce PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations).»

A compter de 2020, un enseignant certifié qui déroulera une carrière complète, gagnera 23 000 euros de plus sur l’ensemble de sa carrière, indique le ministère. Autre exemple, pioché dans le dossier de presse: en 2019, un prof stagiaire au cours de sa première année percevra 1400 euros brut de plus qu’aujourd’hui. De quoi rendre le métier plus attractif ? C’est l’un des objectifs.

Réforme de l’évaluation

Il y en a un autre. La revalorisation financière des carrières s’accompagne d’une réforme de l’évaluation des enseignants pour en faire «un outil de politique des ressources humaines». Et mieux«valoriser les agents prenant des responsabilités, ou ceux enseignant en éducation prioritaire.»

Pour l’instant, cette réforme de l’évaluation ressemble surtout à un texte à trous, avec de grosses inconnues. Seules les grandes lignes sont arrêtées. Le système actuel – l’inspecteur qui s’installe au fond de la classe pour évaluer le prof – vit ses derniers mois. A la place, le ministère annonce «une tout autre logique» et «quatre rendez-vous au long la de carrière pour objectiver la valeur professionnelle».

Le premier «rendez-vous» interviendra lors de la septième année d’exercice : les 30% des enseignants les plus «engagés» pourront alors bénéficier d’une accélération de leur carrière d’une année. Rebelote au bout de treize ans, avec là encore, la possibilité pour 30% du bataillon de gagner un an d’avancement.

Le troisième «rendez-vous», autour de vingt ans de carrière, doit permettre de changer de grade, et accéder à «la hors classe», jusqu’ici réservée à un petit nombre et qui désormais deviendra le parcours «classique». Enfin, et ce sera le dernier des «rendez-vous», un troisième grade est créé – mais sera activé à compter de septembre 2017 (après la présidentielle donc). Baptisé «classe exceptionnelle», il sera accessible en fin de carrière aux plus méritants, à commencer par les directeurs d’école en éducation prioritaire, qui pourront voir leur traitement faire un bond de 1000 euros brut en septembre prochain. A terme, «la classe exceptionnelle atteindra 10% de l’ensemble des effectifs des corps». En fonction de quels critères ? Cela fait partie des questions qui n’ont pas de réponses à ce stade.

D’autres : en quoi consisteront exactement ces «rendez-vous» qui jalonneront la carrière ? Quel sera exactement le rôle des chefs d’établissement dans l’évaluation des enseignants ? Est-ce que les inspecteurs, qui disent déjà crouler sous les missions, auront par ailleurs le temps «d’accompagner» les enseignants dans leurs pratiques pédagogiques ? Najat Vallaud-Belkacem a rendez-vous mercredi avec les partenaires sociaux pour en discuter.

Marie Piquemal

Libération.fr
Publié dans:Salaires |on 31 mai, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »………………………………(28/05/2014)

Flash

FranceTV Info
Alerte info Mercredi 28 mai  |  11h18

Le gouvernement propose un geste sur les salaires des fonctionnaires compris entre 1 et 1,5 smic

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a proposé, mercredi 28 mai, un allègement dégressif des cotisations salariales des agents payés entre 1 et 1,5 smic afin de leur redonner du pouvoir d’achat, a-t-on appris de sources syndicales.

Publié dans:Economie, Salaires |on 28 mai, 2014 |Pas de commentaires »

Flash francetvinfo………………………(18/06/2013 à 10:50)

Flash francetvinfo...........................(18/06/2013 à 10:50) dans Salaires

FranceTV Info
Alerte info Mardi 18 juin  |  09h43

Le gel du point d’indice des fonctionnaires reconduit en 2014

La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a confirmé mardi 18 juin que le gel du point d’indice des fonctionnaires est reconduit en 2014. Ce point d’indice, qui n’a pas été augmenté depuis 2010, sert à calculer le salaire des fonctionnaires.

Publié dans:Salaires |on 18 juin, 2013 |Pas de commentaires »

Bonne question…………………………(27/06/2012)

Pourquoi le coup de pouce au Smic peut inquiéter

Créé le 26-06-2012 à 17h49 – Mis à jour à 19h08

L’augmentation du salaire minimum voulue par François Hollande pourrait avoir des conséquences négatives sur l’emploi. Mais limitées, selon Mathieu Plane, économiste à l’OFCE.


Nouvel Observateur

Michel Sapin, ministre du Travail, lors d'une conférence de presse ce mardi 26 juin sur la hausse du smic. (WITT/SIPA)

Michel Sapin, ministre du Travail, lors d’une conférence de presse ce mardi 26 juin sur la hausse du smic. (WITT/SIPA)

Pourquoi François Hollande propose-t-il de donner un coup de pouce au Smic ?

- Le Smic est revalorisé automatiquement chaque année pour prendre en compte l’augmentation du coût de la vie. Son montant est indexé sur l’inflation et sur la moitié du pouvoir d’achat ouvrier. Par exemple, si l’inflation est de 2% et que le pouvoir d’achat ouvrier croît de 1%, il augmente de 2,5%. Mais il peut également bénéficier de coup de pouce, à la discrétion de l’exécutif. Le dernier remonte à la présidence de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy s’y étant opposé sous son quinquennat, en raison de la crise financière. Pour lutter contre l’érosion du pouvoir d’achat, la majorité va donc augmenter le salaire minimum de 2% dès juillet.

Comment expliquer les oppositions à cette hausse?

- Dans la conjoncture actuelle, il y a des craintes quant à l’augmentation du coût du travail. Depuis 2007, les entreprises voient leurs taux de marge se dégrader sensiblement. Il leur est donc de plus en plus difficile d’absorber une augmentation des salaires sans la répercuter sur leurs prix. Or, la concurrence internationale est rude. Et dans ces conditions, ce sont les pays européens ayant contenu leur augmentation qui résistent le mieux à la crise.

De plus, certains ont peur que cette hausse ait un impact négatif sur la pyramide des salaires : généralement, lorsque le Smic augmente, les personnes dans les tranches de salaires supérieurs négocient des rémunérations plus élevées.

Enfin, la hausse du Smic peut aussi avoir un effet négatif sur l’emploi. Notamment sur les emplois peu qualifiés. Le taux de chômage y atteint 12%, contre 4% seulement pour les cadres, preuve qu’ils sont la première variable d’ajustement.

Quels vont être les effets réels d’une telle mesure ? 

- Ils sont très limités. Cette hausse équivaut à une augmentation de 22 euros nets par mois. Le Smic aurait de toute manière été revalorisé de 1,4 % au début de l’année 2013. Autrement dit, sur le long terme, le coup de pouce proposé par le gouvernement n’est qu’une augmentation de 0,6 points, avancée de 6 mois.

Ses effets sont donc à relativiser. Pour les entreprises, le coût du travail augmentera peu, car le gouvernement prévoit un allègement de charges pour inciter à embaucher. Et de plus, l’effet sur la grille des salaires est incertain, car les salariés peu qualifiés ne sont pas en position de force pour négocier, compte tenu du taux de chômage. C’est donc avant tout une mesure symbolique.

Interview de Mathieu Plane, économiste à l’OFCE, mardi 26 juin

Par Gabrielle Rocca – Le Nouvel Observateur

Publié dans:Salaires |on 27 juin, 2012 |Pas de commentaires »

Que du bonheur…..

Économie 22/06/2010 à 06h49 (mise à jour à 07h55)

Le salaire des fonctionnaires gelé?

 

Dans un contexte européen de rigueur budgétaire où certains pays comme le Portugal ont décidé de geler le salaire des fonctionnaires, la France pourrait bien faire de même.

D’après le journal Les Echos, les services du premier ministre et du ministère des Finances réfléchissent à geler les points d’indice des fonctionnaires. Et donc, à revenir sur la hausse prévue de 0,5% au 1er juillet prochain.

Pour lutter contre le déficit public, le gouvernement pourrait geler toute hausse du point d’indice des fonctionnaires (base du calcul du salaire) jusqu’en 2013. Un tel gel provoquerait la colère des syndicats dont la mobilisation sera suivie avec attention par le gouvernement lors de la journée de mobilisation de jeudi. Les arbitrages finaux ne devraient être annoncés que début juillet.

Début mai, le Premier ministre François Fillon avait annoncé le gel des dépenses de l’Etat pour les trois ans à venir, estimant quelques jours plus tard que si la France voulait «limiter sa dépendance à l’égard des marchés», elle devait «emprunter moins», jugeant qu’«un Etat fort, c’est un Etat désendetté».

 

 

 

Publié dans:Ecologie, Salaires |on 22 juin, 2010 |Pas de commentaires »

La colère des fonctionnaires….

Abécédaire de la colère des fonctionnaires

Baisse des effectifs et recours au privé mobilisent la fonction publique.

LAURE EQUY

QUOTIDIEN : jeudi 15 mai 2008

Il y a fort à parier que la suggestion osée hier par André Santini, secrétaire d’Etat à la Fonction publique, de mettre «des brassards à la japonaise» plutôt que de faire grève, hérisse les fonctionnaires mobilisés pour la défense des services publics. Outre les réductions d’effectifs, d’autres réformes en cours (projet de loi sur la mobilité, retraites, etc) alimentent le malaise et l’inquiétude au sein de la fonction publique.

Armée. Pas question de grève chez les militaires. Mais l’inquiétude est grande. Car le gouvernement ne cache pas qu’il entend tailler dans le vif. Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), le regroupement des implantations militaires autour de 90 «bases de défense» a été décidé. Le plan de restructuration des armées qui pourrait être annoncé le 19 mai entraînerait la suppression d’une trentaine de garnisons et de plus d’une dizaine de régiments d’ici 2012.

Contrats. Le Livre blanc sur la fonction publique, remis mi-avril, suggère notamment de «professionnaliser le recours aux agents contractuels dans la fonction publique» et de «définir des règles claires de recours à des agents contractuels ou à des agents titulaires».

Douanes. L’intersyndicale des douanes (CFDT-CGT-FO-Solidaires) appelle à une grève «reconductible» à compter d’aujourd’hui contre un plan de réforme du dédouanement (service chargé des produits hors UE) qui pourrait entraîner, selon eux, de 1 000 à 2 000 suppressions d’emploi.

Fusion de corps. Le Livre blanc recommande de remplacer les 700 corps de la fonction publique d’Etat par une cinquantaine de familles de métiers, regroupées en sept filières : administration générale, financière et fiscale, sociale, éducation et recherche, culture, technique et sécurité.

Hôpitaux. Les syndicats CGT et FO de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) appellent à participer à la journée de grève. En tête des revendications, la question des retraites et le refus de l’allongement de la durée de cotisation à quarante et un ans et le «maintien des garanties statutaires actuelles».

Intérim. Prévu dans le projet de loi sur la mobilité adopté au Sénat fin avril (et qui doit venir devant l’Assemblée nationale au mois de juin), le recours à l’intérim, déjà pratiqué dans l’hôpital public, pourrait être autorisé dans toute la fonction publique. Les administrations pourraient puiser dans le vivier intérimaire pour un remplacement, une vacance temporaire d’emploi, un accroissement ponctuel d’activité ou un besoin saisonnier. Aprement discuté lors du passage du texte au Sénat, ce point a été encadré avec des précisions sur la durée des contrats mais continue de crisper les syndicats. Contre-feu hier de Santini : l’introduction de l’intérim «est une opportunité, pas une obligation.»

Mobilité. Le projet de loi sur la mobilité vise à faciliter le passage entre les fonctions publiques ou du public au privé : droit au départ, cumul de temps partiels, intérim, réorientation professionnelle en cas d’emploi supprimé. Parallèlement, cinq décrets parus en avril instituent «une indemnité de départ volontaire» ou, dans le cadre d’une mobilité fonctionnelle ou géographique imposée, une «indemnité temporaire de mobilité».

Pénitentiaire. La CGT pénitentiaire appelle aussi à se joindre à la mobilisation. Dans sa ligne de mire : la RGPP, dont les premiers effets seraient, selon la CGT, la «fermeture des tribunaux, la suppression de certaines directions d’administration, la fermeture de l’hôpital de Fresnes, le développement du partenariat public-privé».

Rémunération au mérite. Autre suggestion du Livre blanc, l’introduction du mérite dans la rémunération, via des entretiens «périodiques» d’évaluation remplaçant la notation actuelle. La part de l’avancement automatique serait réduite au profit de la part liée à l’emploi occupé et à la performance.

Suppression de postes. C’est le principal mot d’ordre de la mobilisation : protester contre le non-remplacement, à partir de 2009, d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Le budget 2008 prévoit déjà 22 900 suppressions de postes, dont 11 200 dans l’enseignement, 35 000 sont déjà annoncées pour 2009 dans le cadre de la RGPP.

 

Publié dans:Salaires |on 15 mai, 2008 |Pas de commentaires »

La durée du temps de travail en question…

Bernard Brunhes, spécialiste des relations sociales, juge que le gouvernement se préoccupe trop de flexibilité et pas assez de sécurité de l’emploi. Entretien.

François Vignal

LIBERATION.FR : vendredi 28 décembre 2007

ans un courrier adressé aux responsables syndicaux le 26 décembre, François Fillon envisage que la définition du temps de travail soit déterminée par la négociation d’entreprise et non plus par la loi. Autrement dit : supprimer la durée légale du travail. Bernard Brunhes, vice-président du groupe BPI (cabinet de conseil) et spécialiste des relations sociales estime que le «système complexe des heures supplémentaires» a été une première étape «pour arriver à remettre en cause les effets des 35 heures.»

Sur le même sujet

François Fillon a écrit aux syndicats dans des termes alambiqués pour un néophyte. Qu’a-t-il voulu dire clairement ?

On sait très bien que la position du gouvernement a toujours été qu’il fallait revenir en arrière sur les 35 heures. Ils l’ont dit, ils l’ont répété, ce n’est pas nouveau. Après, le gouvernement se rend compte que les systèmes qui ont été mis en place dernièrement sont d’une complexité extrême. La majorité dit au gouvernement : cette usine à gaz qu’on met en place (sur les heures supplémentaires Ndlr) ne résout pas le problème. Il faut carrément remettre en question la législation globalement. Le gouvernement lui dit clairement «essayons de voir si on peut renoncer au bric-à-brac qu’on a mis en place pour essayer d’augmenter la durée du travail sans remettre en cause la loi.»

Ce gouvernement souhaite par ailleurs redonner un peu plus de poids à la négociation par rapport à la loi. Il dit aux partenaires sociaux que dans chaque branche et chaque entreprise il pourrait y avoir des possibilités de dérogation par rapport aux 35 heures.

Mais jusqu’à quel point la remise en cause des 35 heures peut-elle aller ? Parler de fin des 35 heures est-il exagérer ou est-ce qu’il s’agit d’un objectif du gouvernement à terme?

Je crois que le gouvernement veut ouvrir un dossier. Il donne sa position qui est plutôt de faire disparaître le principe même d’une durée du travail obligatoire pour tout le monde. Après, il dit «vous négociez.» Je ne vois pas ça comme une position définitive, finale. C’est plutôt un point de départ pour des négociations à venir.

Mais on voit que les syndicats montrent déjà leur hostilité…

Il ne faut pas être naïf non plus. On est dans un système où on met sur la table un certain nombre de positions initiales. Bien entendu, si on dit aux syndicats qu’on remet en cause la durée du travail, ils se crispent. Mais ça ne veut pas dire qu’ils n’accepteront pas de discuter. Chacun démarre avec des positions relativement éloignées. L’objet des négociations sera de se rapprocher.

Ne pensez-vous pas qu’il y aura un passage en force du gouvernement ?

Ça pourrait le devenir, mais pour l’instant ce n’est pas le cas. Ce que je comprends de ce qui se passe actuellement – à part le caractère un peu trop rapide, frénétique, cette volonté d’avancer à toute allure, ce qui risque de bloquer quelque part – c’est qu’on est dans un jeu classique entre des positions connues : celles de la droite, du patronat et des syndicats. C’est un peu un maëlstrom. Qu’ils prennent des positions de départ un petit peu loin du point d’arriver, c’est normal.

Si la durée légale du travail évolue, le gouvernement ne risque-t-il pas simplement de casser sa propre loi sur les heures supplémentaires ?

Pour arriver à remettre en cause les effets des 35 heures, il y a eu une première étape pour le gouvernement qui a consisté à inventer ce système complexe des heures supplémentaires. Il y a un constat que ces lois sont de grosses machines. Donc on passe à autre chose. C’est normal que ça remette en cause la politique précédente.

Mais il s’agit de la politique actuelle…

Absolument. On peut considérer qu’il y a un manque de logique. Moi je pense qu’il y a plutôt des logiques successives.

Si le gouvernement va au bout de toutes les réformes sociales qu’il souhaite, quel paysage aura la monde du travail ?

Je n’en sais rien, mais pour l’instant, si on veut équilibrer la flexibilité par la sécurité, il faudrait peut-être s’occuper un peu de sécurité. Or on ne s’occupe que de flexibilité. On a un vrai problème qui se pose pour les négociations actuelles. Mettre de la sécurité, ça veut dire avoir un marché du travail qui fonctionne. Par exemple, quand une personne se trouve en quête d’un travail, il faut qu’il y ait véritablement des moyens d’accompagnement personnalisé. Or là, malheureusement, on en est encore bien loin. On ne peut pas empêcher qu’on ait besoin de flexibilité. Mais c’est un peu scandaleux qu’on ne parle pas beaucoup de sécurité aujourd’hui.

Li

Publié dans:Salaires |on 29 décembre, 2007 |Pas de commentaires »
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