Archive pour la catégorie 'Show Sarko'

Appel………………..

Faire France ensemble : l’appel de l’ »Obs » et de « Respect Mag »

Créé le 27-03-2012 à 18h46 – Mis à jour le 29-03-2012 à 09h53      11 réactions

Le Nouvel Observateur

Par Le Nouvel Observateur

Après les tueries de Toulouse et Montauban, intellectuels, responsables et citoyens musulmans, juifs, chrétiens et non-croyants, appellent à préserver l’unité de la nation.

A Toulouse, 6.000 personnes ont défilé en silence le 25 mars (AFP)

A Toulouse, 6.000 personnes ont défilé en silence le 25 mars (AFP)

« Nous intellectuels, responsables ou citoyens musulmans, juifs, chrétiens ou non croyants, voulons manifester notre volonté de préserver l’unité de la nation autour des valeurs de la République dans l’épreuve que traverse le pays après l’assassinat d’enfants juifs, de leur professeur et de jeunes militaires à Toulouse et Montauban. L’heure est grave : dans cette période de campagne présidentielle, nous mettons en garde tous les candidats contre la tentation d’instrumentaliser ce drame à des fins partisanes et de diviser les Français sur des critères communautaires que nous récusons.

C’est la République qui était visée dans ces attentats terroristes, c’est-à-dire le principe d’égalité et de fraternité entre tous les citoyens, quelle que soit leur origine ou leur religion. Les fanatiques ont pour but de diviser la société en communautés séparées et bientôt hostiles, de manière à ouvrir la voie à leur propagande morbide. Toute déclaration, tout geste, toute mesure qui tend à désigner telle ou telle religion, telle ou telle culture, à la méfiance publique sert, même indirectement, leurs desseins et affaiblit notre culture commune dans une société à la fois une, dans ses fondements, et multiple, dans ses approches et son expression.

Au contraire, c’est par la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, et toutes formes de discriminations, et par l’interrogation collective sur les exclusions et les affrontements, qu’une société participe à produire, que nous assurerons l’unité des démocrates et l’isolement des forces destructrices. Loin de s’opposer entre eux, juifs, musulmans, chrétiens et non-croyants doivent coopérer sans relâche à la préservation –y compris dans leurs propres rangs !- des principes communs d’égalité et de laïcité, seuls capables d’assurer la tolérance réciproque, la liberté des cultes et des opinions, le maintien de la fraternité et le développement d’une dynamique irremplaçable, celle d’une société riche de sa pluralité. »

Ils ont déjà signé l’appel :

Dalil Boubakeur (recteur de la Mosquée de Paris), Père Christian Delorme (prêtre en diocèse à Lyon), Jean Daniel (directeur du Nouvel Observateur), Alain Jakubowicz (président de la LICRA, Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme), Tareq Oubrou (Grand Imam de Bordeaux), Richard Prasquier (président du CRIF, Conseil des institutions juives de France), Pierre Tartakowsky (président de la Ligue des Droits de l’Homme), Christiane Taubira (députée de Guyane)…

Mais aussi :

Mehdi Thomas Allal (responsable pôle anti-discrimination Terra Nova), Jean- Christophe Attias (directeur d’études à l’EPHE Sorbonne, cofondateur du « Pari(s) du Vivre-Ensemble »), Laurent Azoulai (président cercle Léon Blum), Esther Benbassa (sénatrice EELV du Val-de-Marne, directrice d’études à l’EPHE Sorbonne, cofondatrice du « Pari(s) du Vivre-Ensemble »), Ghaleb Bencheikh (essayiste), Cheikh Khaled Bentounès (guide spirituel Tariqa Alawiya), Rachid Benzine (islamologue), Fatima Besnouci-Lancou (écrivain), Mourad Boudabbouz (entrepreneur et étudiant en islamologie), Ofer Bronchtein (président Forum international pour la paix), Marc Cheb Sun (fondateur et directeur de la rédaction de Respect Mag), Madani Cheurfa (secrétaire général du Cevipof), Rokhaya Diallo (éditorialiste et militante), Reda Didi (fondateur Graines de France), François Durpaire (historien et président de « Nous sommes la France »), Abdelhak Eddouk (aumônier musulman), Jamel El Hamri (étudiant en master civilisation musulmane), Anne Esambert (haut fonctionnaire), Eric Geoffroy (islamologue), Nassurdine Haïdiri (« Nous ne marcherons plus ! »), Samia Hathroubi (co-fondatrice des JEM EGO, Juifs et Musulmans Ensemble Génération Ouverte), Laurent Joffrin (directeur de la rédaction du Nouvel Observateur), Nacer Ketane (président de Beur Fm), Bariza Khiari (sénatrice de Paris), Fadila Mehal (vice présidente Modem Paris), Léonora Miano (écrivain), Brice Nkonda (président du CQFD, Conseil des Quartiers de France pour la Diversité), Ousmane Ndiaye (journaliste), Naïma M’Faddel (présidente de la Maison d’Averroès), Rost (artiste et président de Banlieues actives), Bolewa Sabourin (initiateur de Cités en mouvement), Elyamine Settoul (enseignant Sciences Po), Patrick Singaïny (intellectuel réunionnais), Louis-Georges Tin (président de République et diversité), Ludovic Lotfi Mohamed Zahed (HM2F, Homosexuels musulmans de France), Bernard Zilberg (président Maison Itshak Rabin France)…

Appel.................... dans Show Sarko 3335634

 

Retrouvez l’appel « Faire France Ensemble » sur le site de Respect Mag

 

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Le Nouvel Observateur

Par Le Nouvel Observateur

Publié dans:Show Sarko |on 29 mars, 2012 |Pas de commentaires »

La chronique de Laurent Joffrin………………(29/10/2011)

Nicolas Sarkozy à la télé, ou l’art du ripolinage médiatique

Publié le 28-10-11 à 20:39    Modifié le 29-10-11 à 08:32     par Laurent Joffrin     28 réactions

Les journalistes ne sont pas forcément en cause. Mais la mise en scène compassée de l’émission présidentielle ne grandit pas la politique et rabaisse la presse. Par Laurent Joffrin.

Nicolas Sarkozy à l'Elysée lors de son intervention télévisée, le 27 octobre 2011.  (TF1/AFP) Nicolas Sarkozy à l’Elysée lors de son intervention télévisée, le 27 octobre 2011. (TF1/AFP)

Quand en finira-t-on avec cette cérémonie archaïque qu’on appelle « entretien avec le président de la République » et qui n’est pas digne d’une démocratie moderne ? Jeudi dernier, une nouvelle fois, la politique ne s’est pas grandie et la presse s’est abaissée. Présentée sous l’apparence d’une série de questions et de réponses destinées à informer le public, cette rencontre avec Nicolas Sarkozy a eu pour unique fonction de présenter la parole élyséenne sous le jour le plus favorable, dans des conditions et selon un scénario contrôlés de bout en bout par celui qui était censé se soumettre à un examen critique. Loin de servir à mettre en question le pouvoir et à entendre ses explications, cet entretien a pour seul objectif d’entretenir l’image du président. Il devrait être un exercice d’information ; il n’est qu’une opération de communication.

Un droit de suite resté lettre morte

Les journalistes conviés à ce travail de ripolinage médiatique ne sont pas forcément en cause. Jean-Pierre Pernaut et Yves Calvi sont de bons professionnels, chacun dans leur genre, soucieux de vie quotidienne pour le premier, attentif à la clarté et à la pédagogie pour le deuxième. Il ont posé pour l’essentiel les questions qu’il fallait poser, telles que l’actualité les suggérait. Mais la mise en scène compassée et solennelle de l’émission, autant que son ton – péremptoire d’un côté, respectueux, presque intimidé de l’autre – les ont manifestement dissuadés d’aller au-delà. Le « droit de suite » habituellement dévolu aux journalistes, qui  consiste à réitérer ou à approfondir une question éludée par le responsable interrogé ou bien à contester, voire à contredire, une affirmation hasardeuse, sans pour autant transformer l’interview en débat contradictoire (on admet volontiers que l’exercice n’est pas facile), ce droit de suite, donc, est resté lettre morte.

Etrange bienveillance

Le président s’est présenté comme l’artisan de l’accord monétaire européen obtenu la nuit précédente ; mais chacun sait qu’il a aussi été contraint de plier à plusieurs reprises devant la volonté allemande. Certes, un autre à sa place n’eût pas forcément fait mieux et on devait préférer un accord dominé par l’Allemagne à un désastreux échec. Mais cette discussion qui eût éclairé le compromis conclu à Bruxelles, n’a même pas eu lieu : on a laissé Nicolas Sarkozy donner sa version sans la questionner. De même le président mué en candidat a incriminé à plusieurs reprises les 35 heures. Mais personne ne lui a demandé pourquoi il n’a pas aboli en urgence cette loi au début de son mandat si elle était à ce point catastrophique. La France dépense trop, a dit Nicolas Sarkozy. Par une étrange bienveillance, on a omis de lui citer les budgets 2010 et 2011, les siens, qui prévoient des dépenses une fois et demie supérieures aux recettes (soit un déficit de 33% environ). La faible croissance et la nécessité de soutenir l’activité peuvent le justifier. Mais on ne le saura pas : l’objection n’a pas été formulée.

Au vrai, c’est le système coutumier de l’entretien présidentiel qui est en cause. Il est extravagant, au regard des règles démocratiques, que le président puisse encore choisir lui-même ses interlocuteurs, définir le décor et décider du style de l’émission, en fonction de sa stratégie de communication. Une telle demande adressée à un journal de presse écrite se heurterait à une fin de non-recevoir immédiate. C’est la tradition de la télévision d’Etat, révérencieuse et soumise, qui perdure en France, dans un paysage audiovisuel pourtant privatisé et marqué par une incontestable liberté. Nicolas Sarkozy en joue comme ses prédécesseurs de droite et de gauche. Funeste et  paradoxale tradition.

Laurent Joffrin – Le Nouvel Observateur

 

Publié dans:Show Sarko |on 29 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Comme si vous y etiez…………………(28/10/2011)

Nicolas Sarkozy « face à la crise » : les dix temps forts de l’intervention

Publié le 27-10-11 à 21:37    Modifié le 28-10-11 à 08:31     par Le Nouvel Observateur

La TVA, la croissance, Karachi, la Grèce, DSK… Revivez la prise de parole télévisée du chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy le 27 octobre (AFP) Nicolas Sarkozy le 27 octobre (AFP)

Pas d’augmentation de la TVA

« Une hausse de la TVA généralisée, je ne l’accepterais pas », a déclaré Nicolas Sarkozy. La création d’un taux « intermédiaire » à la TVA est à l’étude, selon des députés UMP, annonçait jeudi 27 octobre le journal « le Monde ».

Révision de la croissance

Le chef de l’Etat a annoncé une révision de la croissance pour l’année 2012, ramenée à 1%, contre 1,75%. De nouvelles mesures seront dévoilées après le sommet du G20, les 3 et 4 novembre prochains. Il faudra trouver, selon Sarkozy, « 6 à 8 milliards » d’euros d’économies ou de recettes fiscales supplémentaires.

L’affaire Karachi

Interrogé sur les affaires le visant indirectement, et notamment sur les zones d’ombre autour du financement de la campagne d’Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy a botté en touche. « Est-ce que vous imaginez que, s’il y avait quelque chose à reprocher à M. Balladur, on ne l’aurait pas trouvé en 17 ans ? », a-t-il déclaré. « La transparence, je suis d’accord, la calomnie, non », a-t-il asséné.

Candidat en 2012 ?

« Le débat sur ma candidature sera tranché entre fin janvier et début février », a seulement concédé Nicolas Sarkozy, refusant de dire s’il était candidat ou non. Cherchant à se placer au dessus de la mêlée, il a appelé les dirigeants politiques à moins d’attaques personnelles.

La Grèce dans l’Europe ? Sarkozy ne l’aurait, lui, pas accepté

« Faire rentrer la Grèce dans l’euro était une erreur », a-t-il affirmé, après avoir développé les dernières mesures prises lors du sommet de l’euro à Bruxelles.

Attaques en règle contre le PS

Nicolas Sarkozy a attaqué directement l’une des propositions du candidat socialiste François Hollande :  « Quand j’entends dire qu’il faut embaucher 60.000 fonctionnaires, où est ce qu’on va trouver l’argent ?  » a-t-il demandé.

Autre cible, la « démondialisation », thème cher à Arnaud Montebourg durant la campagne de la primaire socialiste.

Les 35 heures sont par ailleurs la cause de tous les maux de la France, selon Nicolas Sarkozy : « La rupture de compétitivité de l’économie française, ce sont les 35 heures », a-t-il dit, évoquant « la pagaille » de mise dans les hôpitaux et les usines.

Harmonisation franco-allemande

Le chef de l’Etat a annoncé qu’il souhaitait une convergence de la fiscalité et du budget avec l’Allemagne : « Le même impôt sur le bénéfice des sociétés, un taux de TVA harmonisé, une fiscalité du patrimoine qui soit la même », a-t-il précisé.

Règle d’or

Nicolas Sarkozy est revenu sur la règle d’or « obligatoire en 2012″, et a regretté que le PS s’oppose à la voter, contrairement aux autres partis socialistes européens.

Banques

Sarkozy a évoqué la séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires. Il s’est déclaré contre cette idée, parce que « les banques d’affaires, c’est 100% de risque, les banques de dépôts, c’est 0% ».

Affaire DSK

« J’ai été révolté par la façon avec laquelle on a traité les femmes », a dit le chef de l’Etat dans une allusion évidente aux affaires touchant Dominique Strauss-Kahn.

Le Nouvel Observateur

Publié dans:LA VIE EN SARKOZIE, Politique, Show Sarko |on 28 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Narcissisme présidentiel…………………….(28/10/2011)

Narcissisme présidentiel.........................(28/10/2011) dans LA VIE EN SARKOZIE

Présidentielle 2012

Politiques Aujourd’hui à 0h00

Sarkozy célèbre Sarkozy

RécitHier soir, le chef de l’Etat a assené une leçon d’économie, vantant ses résultats après le sommet de Bruxelles, mais annonçant un tour de vis.

545 commentaires Par Christophe Alix, Laure Bretton, Christophe Forcari et François Wenz-Dumas

 dans Show Sarko

(Dessin Luis Granena)

L’Europe est sauvée. Merci qui ? Merci Nicolas Sarkozy, qui s’est octroyé, hier, une heure et quart d’autocongratulation sur France 2 et TF1 (voir la vidéo ici), dont les téléspectateurs ont dû patienter avant de découvrir la demi-finale de Masterchef. Un exercice qui, pour le président de la République, pouvait aussi passer pour une entrée en campagne, après huit longs mois d’abstinence médiatique.

Rien à voir avec le ton des dernières interventions, où Nicolas Sarkozy répondait familièrement à un panel de Français triés sur le volet. On est dans le solennel. «S’il n’y avait pas eu d’accord hier soir, ce n’est pas seulement l’Europe, qui sombrait dans la catastrophe, c’est le monde entier», attaque-t-il d’emblée. L’échec du sommet aurait entraîné «l’inimaginable» : «La faillite d’un Etat de près de 10 millions d’habitants, la Grèce.»

L’enjeu est historique, insiste-t-il. «Entre la France et l’Allemagne, c’est une histoire douloureuse.» Heureusement, il y a eu «de Gaulle et Adenauer, Giscard et Schmidt, Mitterrand et Kohl». Et maintenant Merkel et Sarkozy.

Le décor planté, le président de la République s’essaie à la pédagogie. Ce n’est pas «une crise de l’euro», explique-t-il, mais «une crise de la dette». Et d’illustrer son propos par des chiffres simples : comme les Grecs «ne pouvaient pas rembourser 200 milliards, nous avons demandé aux banques, qui portent une part de responsabilité», de faire l’effort qui a permis de réduire la dette «de 200 à 100 milliards d’euros». Autres chiffres chocs : «La France emprunte à 3% et la Grèce à 25%. Si les Grecs font des efforts, cela ne coûtera rien à la France.»

«Excès». Après la dramatisation, le chef de l’Etat se veut rassurant, se pose en responsable calme. «Je suis un être humain, et j’ai peut-être eu des torts dans ma vie, mais [mercredi soir] je ne me suis pas énervé. C’était trop grave.» A la question de savoir si le pays vit au-dessus de ses moyens, le chef de l’Etat reconnaît que «cela s’applique à la France». Mais il se garde bien «de passer d’un excès à l’autre, de l’insouciance à la déprime totale» même si, reconnaît-il, «nous n’avons pas voulu voir la réalité en face». Rigueur, austérité ? «Ce sont des mots que je ne prononcerai pas», réplique-t-il. «La rigueur, ce serait baisser les salaires et les retraites. Je m’y refuse», insiste-t-il, plaidant pour une «gestion rigoureuse» de la France. Et de rappeler au passage que les pays qui n’ont pas entrepris les réformes, comme l’Italie et l’Irlande, le payent aujourd’hui par des baisses de salaires de leurs citoyens.

Pour le budget 2012, «il n’y aura en aucun cas une hausse généralisée de la TVA. Cela pèserait sur la consommation, le pouvoir d’achat et cela serait injuste». Et il profite de l’occasion pour réviser lui-même la prévision de croissance pour 2012. Ce sera 1%, assène-t-il, comme en Allemagne, ce qui signifie «qu’il faut trouver de 6 à 8 milliards d’économies». Mais s’il exclut une hausse généralisée de la TVA, il élude la question sur la création d’un nouveau taux intermédiaire, confirmant les propos de François Baroin, selon lequel «rien n’est arbitré».

«Folie». Au fil de l’exposé, il affûte aussi ses piques contre la gauche. Discrètement d’abord : «Mon rôle de président de la République n’est pas de parler, de commenter les événements. C’est de prendre des décisions.» Puis de façon plus explicite : «Quand, en 1983, on passait l’âge de la retraite de 65 à 60 ans, les Allemands faisaient l’inverse.» Tout comme en 2001, quand «les 35 heures ont ruiné la productivité du pays». Les 35 heures, insiste-t-il, «une folie et une catastrophe sociale et économique».

Au détour d’une explication, Nicolas Sarkozy entre carrément en campagne présidentielle, s’en prenant à son adversaire socialiste, François Hollande, sans le nommer. Il s’inquiète ainsi du projet du candidat de créer 60 000 postes dans l’Education nationale : «Quand j’entends ça, je me demande : « Mais où va-t-on trouver l’argent ? » Sans demander de réforme, pour faire plaisir aux syndicats !» Autre socialiste visé, Arnaud Montebourg et son concept de «démondialisation». «Refuser la mondialisation ? On voit comme ça impressionnera, une attitude boudeuse de la France, les ouvriers chinois ou indiens qui veulent gagner leur vie», raille le chef de l’Etat.

Mais, c’est juré, Nicolas Sarkozy n’est pas en campagne. «Le débat sur ma candidature sera tranché fin janvier-début février», annonce-t-il. «J’ai fait mon choix, celui d’être président de la République jusqu’à la dernière minute et de faire mon devoir.» Pas question pour lui «d’empoisonner» les Français avec cette question.

Publié dans:LA VIE EN SARKOZIE, Show Sarko |on 28 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Show Sarko : l’analyse du Monde…………..(27/10/2011 23:45′)

A la Une > Politique

« Nicolas Sarkozy a cherché à noyer son bilan dans une crise européenne et planétaire »

LEMONDE.FR | 27.10.11 | 22h46   •  Mis à jour le 27.10.11 | 22h47

 

 

Nicolas Sarkozy, le 27 octobre, sur France 2.

Nicolas Sarkozy, le 27 octobre, sur France 2.France TV

Après l’intervention en direct à la télévision de Nicolas Sarkozy, jeudi 27 octobre, Françoise Fressoz, éditorialiste au Monde a répondu en direct aux questions des lecteurs du Monde.fr. Selon elle, « toute la stratégie de Nicolas Sarkozy ce soir a été de noyer son bilan dans une crise européenne et planétaire ».

  • jijim : Pensez-vous que M. Sarkozy va redresser sa côte grâce à son intervention ?

Françoise Fressoz : « Il a plutôt réussi son intervention dans un contexte extrêmement difficile pour lui puisque la France est menacée de perdre son triple A et que la principale annonce de la soirée a porté sur un nouveau plan d’ajustement budgétaire de 6 à 8 milliards d’euros qui s’ajoute à celui décidé en août et qui portait déjà sur 11 milliards d’euros. Autrement dit, il n’avait que des mauvaises nouvelles à annoncer. Il s’en est bien sorti car il a fait la pédagogie d’une crise qui n’est pas que française, mais qui est européenne et mondiale. Il a habilement ciblé les banques en expliquant aux épargnants et aux contribuables que le sauvetage de la Grèce ne leur coûterait rien. Il a évité d’employer le mot de rigueur qui a été fatal à François Mitterrand et à Jacques Chirac. Il s’est posé en président protecteur d’un modèle social. Disons que le discours politique qu’il a trouvé pour enrober la gravité de la crise était plutôt bien trouvé. »

Show Sarko : l'analyse du Monde..............(27/10/2011 23:45') dans Show Sarko pub300t

« Tout simplement parce qu’il n’était pas en mesure de le faire. La direction du Trésor, la semaine dernière, envoyait de grands signaux aux gouvernement pour l’adoption d’un plan de rigueur d’urgence afin d’éviter la perte du triple A qui permet à la France de s’endetter à moindre coût. »

  • jijim : Ne pensez-vous pas qu’il a dramatisé la crise pour mieux montrer qu’il a sauvé la France et l’Europe ?

« Je ne pense pas qu’il ait dramatisé la crise. Il a revanche tardé à l’expliquer aux Français ce qui lui a sans doute coûté politiquement ; c’est sur son silence que François Hollande a réussi à installer sa candidature. Et on voit bien que l’autre aspect de l’intervention de ce soir était destinée à répondre à la montée de M. Hollande. Ce soir, M. Sarkozy n’a pas seulement voulu être président, il a été aussi candidat en posant les lignes de clivage avec la gauche et avec François Hollande. Il s’est posé en président protecteur d’un modèle français qui aurait été mis à mal par des décisions prises par F. Mitterrand puis par L. Jospin et enfin par F. Hollande : retraites à 60 ans, 35h, hausse du nombre de fonctionnaires. »

  • Jéjé : Un Président déjà en campagne ?

« Assurément. N. Sarkozy a senti le danger de partir tard en campagne et en même temps, comme il l’a dit, il ne peut pas donner l’impression aux Français qu’il ne gère plus les affaires de l’Etat surtout dans le contexte actuel de crise européenne et mondiale. Il a donc profité de son intervention de ce soir pour donner quelques lignes directrices à la majorité qui semblait ces derniers temps complètement déboussolée faute d’une feuille de route précise pour attaquer les socialistes. Là, les termes de la confrontation se précise, N. Sarkozy reprend le slogan ‘travailler plus pour gagner plus’, il veut s’attaquer à la réduction des dépenses publiques et il continue d’affirmer contre toute évidence qu’il ne sera pas le président qui aura augmenté les impôts. »

  • Guest : Comment analysez-vous les multiples attaques sur le programme de la gauche, et son passé (35h, retraite à 60 ans) ?

« N. Sarkozy essaie de mettre F. Hollande face à ses contradictions. Le candidat socialiste a affirmé qu’il visait l’équilibre des finances pubilques à l’horizon 2017. Il s’est posé comme le candidat de gauche à la primaire le plus rigoureux. Donc N. Sarkozy l’attaque sur les dépenses supplémentaires qu’il veut engager : 60 000 postes suplémentaires dans l’Education nationale, le retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont leur durée de cotisation. Il a par ailleurs attaqué la gauche sur l’idée d’une entrée de l’Etat dans le capital des banques en faisant craindre que cela risquait de coûter à l’Etat. »

  • samir : Pouquoi tant de haine vis a vis des 35 heures qui ont été plus que retouchées durant son quinquennat ?

« N. Sarkozy n’a pas remis en cause le principe des 35 h depuis 2007 alors qu’une partie de la majorité le réclamait. Il a compris que c’était une mesure de société qui a été plutôt bien admise et populaire. Mais maintenant que la France est dans cette situation d’une quasi récession et qu’il n’y a plus d’argent pour relancer la machine, la seule piste qui reste à la droite c’est le travail. ‘On ne s’en sortira qu’en travaillant plus’, voilà ce que martèle N. Sarkozy, ce qui lui permet en plus de s’arrimer à l’Allemagne en vantant les réformes engagées par Gerhard Schröder. Donc, il semble dire à F. Hollande : ‘si vous voulez être sérieux et pérenniser le fonctionnement du couple franco-allemand, vous devez faire campagne pour le travailler plus’. Et ce type d’argument peut en effet être une gène pour F. Hollande dans la campagne. »

« C’est là dessus que la contre offensive de F. Hollande est attendue. Au fond, toute la stratégie de N. Sarkozy ce soir a été de noyer son bilan dans une crise européenne et planétaire. Or il a des responsabilités, avant même l’apparition de la crise on voyait bien que le slogan ne marchait pas. La détaxation des heures supplémentaires a couté au budget de l’Etat sans se réveler efficace donc on peut s’attendre à une contre attaque forte du candidat socialiste sur le bilan de N. Sarkozy d’avant la crise. »

  • Guest : Que dire du rapprochement de notre économie avec celle de l’Allemagne ?

« N. Sarkozy découvre ce que tous ses prédecesseurs avaient eux mêmes touchés du doigt dans la douleur : la France ne peut pas être gouvernée sans être en phase avec l’économie allemande. Il faut se souvenir des déclarations de N. Sarkozy arrivant à l’Elysée en 2007 et se méfiant de toute idée de rigueur budgétaire. Il avait l’illusion comme F. Mitterrand, que la France pouvait faire de la relance seule ; la mise à niveau ce soir a été plutôt sévère mais N. Sarkozy a obstinément refusé le mot de rigueur afin de ne pas se retrouver dans la même situation que François Mitterrand en 83 et Jaques Chirac en 95. »

  • Guest : L’intervention de ce soir était-elle plus spécialement destinée à une catégorie précise de Français ?

« Non, l’intervention n’était pas du tout catégorielle. Elle était destinée à combler une longue absence médiatique et à faire le maximum de pédagogie sur une crise qui inquiète de plus en plus les Français et qui mine le pouvoir politique dans la mesure où les marchés semblaient faire la loi. »

  • stefdebx : Donc, à votre avis, sous couvert de répondre a cette crise, vient-il de rentrer en campagne ?

« Officiellement, rien n’est décidé puisqu’il a précisé qu’il prendrait sa décision fin janvier début février. Mais on peut considérer que c’était sa première adresse aux Français comme président-candidat. Il a fixé les termes de la confrontation avec la gauche. Il a donné une feuille de route à son camp. »

Le Monde.fr

 

Editorial du « Monde » Les quatre défis de M. Sarkozy

Publié dans:Show Sarko |on 27 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

C’est repârti pour le show sarko…………..

Sarko à la télé, le retour du garnement ?

Publié le 26-10-11 à 19:02    Modifié le 27-10-11 à 08:41     par Le Nouvel Observateur     33 réactions

Alors que le chef de l’Etat tente d’imposer l’image d’un leader pondéré et réfléchi, le naturel pourrait revenir au galop. Par Serge Raffy.

Nicolas Sarkozy le 25 octobre à Carcassonne PASCAL PAVANI / AFP Nicolas Sarkozy le 25 octobre à Carcassonne PASCAL PAVANI / AFP

Va-t-il résister à la tentation ? Est-il capable de jouer les pères tranquilles, de réfréner sa nature impétueuse et agressive ? Le puncheur de Neuilly, devenu Président, est, ces derniers temps, à la croisée des chemins médiatiques. Son rendez-vous télévisé avec les Français, ce 27 octobre, pour leur parler de la « crise », est un exercice à haut risque, bien plus dangereux qu’il n’y paraît.

Doit-il passer le baume apaisant ou hurler au loup ? Depuis quelques mois, Nicolas Sarkozy tente de jouer d’abord l’apaisement avec lui-même, de présenter une image d’homme politique au-dessus de la mêlée, serein, concentré sur sa tâche d’homme d’Etat. La force tranquille version UMP.

Se payer « le mollasson »

Il y avait le bouclier fiscal, désormais il y a le bouclier Sarko, le protecteur des Français, gardien vigilant d’un pays tétanisé, attendant le tsunami de la crise financière. Il paraît désormais appliqué, méticuleux, presque scolaire, ne perdant pas une once d’énergie dans les chicaneries subalternes, celles de la petite politique qui déchirent les états-majors des partis. Terrible dilemme pour « l’agité perpétuel » : avide de prime time, il doit faire dans la rareté, imprimant à sa fin de quinquennat un style mitterrandien peu adapté à son ADN. Frustation garantie.

A l’Elysée, on s’inquiète un peu de cette posture quasi schizophrénique. Va-t-il tenir encore longtemps dans ce rôle alors qu’il n’a qu’une envie : se payer le « mollasson » ? Ce François Hollande qui a déjoué tous les pronostics et qui, selon les récents sondages, rassure beaucoup plus que lui-même des citoyens désemparés par sa gestion à l’emporte-pièce.

Le Grand méchant doux

Ah, s’il n’écoutait que lui, il irait, tel Brancaleone, ferrailler à la machette contre l’homme de la « normalitude ». Il a déjà envoyé ses barons lancer les premières banderilles. « Pas la carrure » ; « Champion du monde de l’indécision » ; « Jamais ministre », et autres bombinettes à fragmentation qui vont exploser durant la campagne électorale.

Lui, par contre, reste posté sur son Aventin, en lévitation, avec un mot d’ordre : pas un mot plus haut que l’autre. Mais a-t-il raison de s’enfermer dans cette posture de Grand méchant doux ? Les Français ne le croient plus. Intuitivement, ils sentent qu’il n’est pas lui-même dans ce costume mal taillé.

La « gauche chewing-gum »

Le garnement qui sommeille en lui et qui a tout emporté sur son passage en 2007 ne devrait-il pas opérer un retour sur le devant de la scène ? Sarko le cogneur, l’impertinent, le sale gosse, pourrait bien ressurgir de sa boîte dans un nouveau registre, celui d’un Churchill jeune père annonçant de la sueur et des larmes à tous, appelant à la mobilisation générale contre la « gauche chewing-gum » qui va conduire la France au fond du gouffre.

Quel rempart pour éviter l’effondrement ? Sarko le costaud. Sarko l’anti-guimauve. On entend déjà le slogan : « Avec lui, c’est du solide !  » Dans son entourage, on hésite encore à abattre cette carte. Comment choisir entre deux maux ? Faut-il jouer le prophète de malheur ou le grand modérateur ? Existe-t-il un ticket gagnant pour échapper à la défaite de son camp ? Pas sûr. Il ne doit pas faire bon être conseiller en image du Président en ce moment…

Serge Raffy* – Le Nouvel Observateur

*Auteur de « François Hollande. Itinéraire secret », Fayard

C'est repârti pour le show sarko.............. dans Show Sarko

Publié dans:Show Sarko |on 27 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

A travers la presse….

«Ce n’était pas Sarkozy, c’était un Pinocchio»

REVUE DE PRESSE

Les éditorialistes de la presse française ont critiqué l’absence de contradicteurs et le quasi-monologue du président de la République.

Les éditorialistes de la presse française pointent la criante absence de contradicteurs lors du grand oral de Nicolas Sarkozy face à un échantillon de neuf Français, jeudi soir sur TF1.

« Monsieur avait demandé à être servi sur un plateau – quelque chose de simple et convivial – et surtout de ne pas être dérangé. Pas de syndicaliste surtout ! », ironise Patrick Apel-Muller, dans L’Humanité.

Un constat que partage Yann Marec dans Midi Libre jugeant que « Le remake télévisuel de l’an dernier, formaté pour dérouler la politique gouvernementale, manquait singulièrement de contradiction. »

« Parole usée, électorat déboussolé, image brouillée, opinion désabusée, serments éculés », énumère Rémi Godeau dans l’Est républicain, « dans une mise en scène sur mesure, le crypto-candidat a dévoilé sa stratégie ». « Censé être à l’écoute, il a souvent oublié les questions du panel faire-valoir », accuse l’éditorialiste.

« Ce n’était pas Sarkozy, c’était un Pinocchio dont le nez s’allongeait à la mesure de cette interminable émission », assène Jean-Marcel Bouguereau dans la République des Pyrénées. « Une émission sur mesure d’où l’on avait soigneusement choisi les Français en évitant, comme lors de la précédente émission, tous les gréviculteurs qui l’avaient pollués. »

« Hier soir, Paroles de Français aura donc permis à Nicolas Sarkozy, au plus bas dans les sondages, de se livrer à une tentative de reconquête de l’opinion via un échantillon choisi aux petits oignons », renchérit Jacques Guyon dans la Charente libre. « Pourquoi s’embarrasser de journalistes susceptibles de vous gâcher un solo de compassion ou une improvisation sur la justice sociale quand on a la chance d’avoir un choeur de « vrais » gens, posant les vraies questions et face auxquels on peut faire un vibrant récital de nouvelles promesses? »

Etienne Mougeotte dans Le Figaro exprime un point de vue radicalement opposé, estimant qu’en « répondant aux questions concrètes de neuf Français anonymes plutôt qu’aux admonestations péremptoires de stars des médias, le président a voulu conjuguer les contraintes de la mondialisation avec le volontarisme hexagonal ».

Mais pour Jacques Camus de la République du Centre, dénonçant les « questions-prétexte posées par les Français sélectionnés » et qualifiant Jean-Pierre Pernaut de « Monsieur Loyal », l’émission « s’appelait improprement Paroles de Français mais évidemment, il fallait comprendre Paroles du Président. »

 

Publié dans:LA VIE EN SARKOZIE, Show Sarko |on 11 février, 2011 |Pas de commentaires »

Ubu Roi……

La presse étrangère raille le « monarque » Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 26.01.2010 | 18:09

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Un « show monarchique » auquel les a habitués la France : c’est ainsi que de nombreux journalistes étrangers voient l’intervention de Nicolas Sarkozy.

Sarkozy face au panel de Français sur TF1 (AFP)

Sarkozy face au panel de Français sur TF1 (AFP)

Un « show monarchique » auquel les a habitués la France : c’est ainsi que nombre de correspondants de la presse étrangère à Paris interrogés par l’AFP commentaient mardi 26 janvier la prestation de Nicolas Sarkozy sur TF1.
« Un show préparé, une téléréalité », juge Charles Bremner, chef du bureau du Times à Paris, où il travaille depuis 17 ans. « C’est un président monarque qui s’offre deux heures de prime time pour tenter de redorer son image. Il écoute les doléances de ses sujets qui souffrent, comme le bon roi à leur chevet », ajoute-t-il, reconnaissant toutefois un exercice « assez réussi » suivi par plus de huit millions de téléspectateurs.
« Il s’est très bien débrouillé », concède également Alberto Toscano, correspondant de l’hebdomadaire italien Panorama, depuis 24 ans à Paris. « Mais même en Italie, le président du conseil [Silvio Berlusconi] aurait du mal à faire la même chose sur l’une de ses chaînes de télévision ! Qu’un chef d’Etat puisse parler pendant tout ce temps sans contradiction et répondre à des questions choisies, je vois mal cela dans un autre pays démocratique ».
« Un spectacle monarchique… mais même le bon Dieu n’a pas ce pouvoir ! C’est une habitude française de sacraliser le locataire de l’Elysée, élu au pouvoir universel. Sarkozy en profite et pousse le système jusqu’au bout », résume-t-il.

« Fausse interview »

Michael Kläsgen, du quotidien allemand Süddeutschezeitung, n’imagine « pas un seul instant » la même chose en Allemagne et évoque lui aussi l’attitude d’un « monarque ». Il dénonce « une fausse interview dont on parle depuis quatre jours » et « un manque de distance entre les journalistes français et les puissants » en général.
Henry Samuel, correspondant du Daily Telegraph à Paris, reconnaît le savoir-faire d’un « bon technicien de la communication ». « Il a essayé de changer de ton, d’être à l’écoute et pas agressif mais on a l’impression de réécouter des phrases toutes faites ».
Pour le journaliste britannique, c’est un « exercice qui nous fascine et nous rend perplexes parce que ça n’existe pas chez nous. Que l’Elysée ait pu influencer la conception de l’émission, ce serait impensable en Angleterre ».
« Il y a un côté monarchique, c’est la nature du régime, mais Sarkozy n’est pas pire que ses prédécesseurs. Il est entre la reine d’Angleterre, qui incarne la Nation, et le vrai pouvoir. C’est lui qui décide de tout mais on ne le voit pas souvent. Quand on le voit, c’est toujours dans un exercice de style sans débat contradictoire », poursuit-il.

Consensuel

« Deux heures pour rien », estime de son côté Luis Miguel Ubeda de la radio nationale espagnole. « Car le décalage entre les préoccupations des onze Français (invités sur le plateau de TF1) et la performance présidentielle était trop grand. C’est typique de Sarkozy pour tenter de rassurer mais c’est ridicule ».
Pour Akihiko Takaki, chef du bureau parisien du quotidien japonais Nishinippon Shimbun, le président a été « impressionnant » et « assez frais » même s’il « peut être dangereux d’utiliser comme cela les medias ».
« Ca n’arrive jamais au Japon. Tous les jours il y a un petit debriefing avec la presse à la sortie du bureau du Premier ministre mais jamais il n’intervient à la télé ».
« Hier soir, le ton du président Sarkozy avec les Français invités était assez naturel, efficace. Mais entre Sarkozy et l’animateur (Jean-Pierre Pernaut) c’était très formel et trop préparé, même ennuyeux à la fin », estime-t-il.

« Show présidentiel »

En France, le syndicat des journalistes a qualifié de son coté de « show présidentiel » l’intervention de Nicolas Sarkozy sur TF1 lundi soir, dénonçant une « opération de communication » relayée selon lui par la chaîne détenue par « l’ami du président Martin Bouygues ».
Dans un communiqué, les journalistes CGT dénoncent un « véritable show présidentiel qui confine à la démagogie devant les caméras de l’ami du président, Martin Bouygues« .
« Le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a décidé de mobiliser à son seul profit le plateau de TF1 dans une opération de pure communication pour tenter de redorer son blason [...] sans qu’aucun contradicteur ne vienne rectifier la vérité des faits », écrit le syndicat.
Selon lui, Nicolas Sarkozy « a eu libre cours pour vanter sa politique sans aucune intervention sérieuse des deux journalistes de TF1 et a pu ainsi répéter à satiété ses thèmes favoris sur le travail dominical et ‘le travailler plus’ ou encore le bouclier fiscal ».
Ils appellent les journalistes à se « mobiliser » et les citoyens à « manifester sous toutes ses formes contre la transformation des médias en de simples relais de la stratégie politicienne ».

(Nouvelobs.com)

Publié dans:Show Sarko |on 26 janvier, 2010 |Pas de commentaires »

Bonne question……!

Intervention de Sarkozy : le panel était-il truqué ?

NOUVELOBS.COM | 26.01.2010 | 14:27

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Parmi les 11 Français qui ont interrogé le chef de l’Etat, figure une auto-entrepreneuse récompensée et reçue par François Fillon l’année dernière.

François Fillon et Elodie Lepont-Jubin dans Le Bien Public daté du 23 décembre 2009 (DR)

François Fillon et Elodie Lepont-Jubin dans Le Bien Public daté du 23 décembre 2009 (DR)

Alors que les commentaires de la presse portent sur la prestation de Nicolas Sarkozy sur TF1 lundi soir, Le Post.fr s’interroge ce mardi 26 janvier sur le panel choisi pour représenter les Français. Etait-il bidonné ? Le site rapporte que parmi les 11 Français figurait une « fan de François Fillon ». Elodie Lepont-Jubin, auto-entrepreneuse dans l’événementiel, a été récompensée et reçue par François Fillon pour son travail. Le Post publie un article d’un journal local de Côte d’Or, Le Bien Public datant du 23 décembre 2009, sur lequel figure une photo de la jeune femme en compagnie du Premier ministre, qu’elle qualifie « de vraie rock star ». Certes, les onze invités ont été choisis dans des reportages diffusés par TF1 (y compris l’auto-entrepreneuse), comme l’a assuré la chaîne, mais on peut se demander si d’autres facteurs n’ont pas joué dans la sélection…

(Nouvelobs.com)

Publié dans:Show Sarko |on 26 janvier, 2010 |Pas de commentaires »

Analyse……

«Le portrait d’une société qui va très mal»

interview

François Miquet-Marty, directeur de Viavoice, revient sur la performance de Nicolas Sarkozy sur TF1 lundi soir.

56 réactions

Recueilli par Sylvain Mouillard

Comment Nicolas Sarkozy s’est-il tiré de ce face-à-face avec 11 Français?
L’impression générale, c’est celle d’une attention accordée aux personnes présentes, avec de la proximité, de la compassion. On a l’image d’un Président qui veut montrer qu’il est près des Français. Le deuxième élément positif, c’est celui d’un exécutif qui agit sur tous les cas de figure présentés. Nicolas Sarkozy montre qu’il est en action, sur le pont. Par ailleurs, il n’a pas commis de dérapage. On se souvient que Jacques Chirac, en 2005, avait lâché ce «Je ne vous comprends pas». Nicolas Sarkozy, lui, a eu une empathie indéniable. Si le président n’a pas répondu directement aux difficultés personnelles des Français invités, c’est plutôt le format de l’émission qui en est la cause.

Au-delà de la forme, que peut-on retenir?
J’ai vu quatre problèmes majeurs. D’abord, ce portrait d’une société qui va très mal, qui connaît des situations très difficiles à travers les 11 cas présentés. On a vu de la peine, parfois de l’exaspération. Et cette exaspération est le produit de la politique sarkozyste depuis deux ans et demi même si la crise économique a son importance aussi.

Ensuite, il y a un souci de crédibilité. Est-ce-que ses intentions – louables – sont plus crédibles que d’autres intentions montrées auparavant? Par ailleurs, il y a peu de choses nouvelles, à une nuance près: l’affirmation de la dépendance comme un risque. C’est un peu décevant, cette absence de perspective très forte sur l’avenir. Enfin, dans l’optique des élections régionales, on n’a pas le sentiment d’une dynamique forte.

Quand vous a-t-il paru en difficulté?
Il m’a semblé franchement en difficulté face à l’ouvrier automobile, Pierre. On sentait un homme très revendicatif et qui exprimait une exaspération sociale, en particulier sur la question des fortes différences de revenus. Il m’a semblé voir un déni de souffrance sociale de la part de Nicolas Sarkozy quand il a comparé les salaires des joueurs de foot et ceux des grands patrons.

Publié dans:Show Sarko |on 26 janvier, 2010 |Pas de commentaires »
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