Archive pour la catégorie 'SOCIAL'

Le social à la Macron…………….(09/09/2017)

Fin des contrats aidés : les Restos du Coeur ne pourront plus distribuer de repas chauds à Grenoble « dès lundi »

Les Restos du Coeur de Grenoble ne pourront plus proposer de repas chauds dès lundi. C’est la conséquence directe de la fin des emplois aidés amorcée par le gouvernement d’Édouard Philippe la semaine dernière.

Une antenne des Restos du Coeur à Paris, le 24 septembre 2014. Image d\'illustration. 
Une antenne des Restos du Coeur à Paris, le 24 septembre 2014. Image d’illustration.  (JOEL SAGET / AFP)
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franceinfoRadio France

Mis à jour le 03/09/2017 | 13:45
publié le 02/09/2017 | 16:24

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Conséquence parmi d’autres de la fin annoncée par le gouvernement des contrats aidés : l’association des Restos du Coeur de Grenoble ne pourra plus distribuer de repas chauds à ses bénéficiaires, et cela « dès lundi », a assuré sur franceinfo samedi 2 septembre la présidente des Restos du Coeur de l’Isère, Brigitte Cotte.

« Nous avons un emploi aidé, le cuisinier, qui prépare entre 100 et 120 repas chauds par jour dans notre centre de Grenoble », indique Brigitte Cotte. « Notre salarié en contrat aidé a terminé sa mission et va sur d’autres projets. Quand on a voulu recruter un autre salarié en contrat aidé, on nous a répondu qu’il n’y avait plus de budget », regrette la présidente des Restos du Coeur de l’Isère.

Une solution qui ne se trouvera pas « du jour au lendemain »

C’est pourquoi, « dans l’immédiat nous allons supprimer la partie repas chaud, importante pour nous. Elle va disparaître le temps que nous nous retournions et que trouvions une solution. Mais ça ne se fera pas du jour au lendemain », indique Brigitte Cotte.

Jusqu’à présent le cuisinier salarié était « financé par les Restos du Cœur et le gouvernement nous remboursait tous les mois. Nous payions notre salarié entre 800 et 900 euros et le gouvernement nous donnait environ 300 euros ».

Interrogé à ce sujet dans l’émission « Questions politiques », dimanche 3 septembre, le Premier ministre a indiqué que la suppression du poste de cuisinier ne correspondait pas « aux orientations » que l’executif avaient fixées et qu’un contact avait été pris avec l’association.

Publié dans:SOCIAL |on 9 septembre, 2017 |Pas de commentaires »

La DRH du Travail……………………….(31/08/2017)

Enquête

La première DRH de France

Par Ismaël Halissat — 30 août 2017 à 20:46
Muriel Pénicaud le 30 août sur le perron du ministère du Travail.Zoom
Muriel Pénicaud le 30 août sur le perron du ministère du Travail. Photo LAURENT TROUDE

Passée par le cabinet de Martine Aubry et les conseils d’administration du CAC 40, la cheville ouvrière de la réforme du travail incarne le «en même temps» macronien. Bien que politiquement fragilisée, elle jouit d’un entregent hors norme.

Un soir du mois de mai, peu de temps après sa nomination, Muriel Pénicaud organise un dîner au ministère du Travail. Un repas de vieux potes où l’on trinque au bon temps, et surtout à la nouvelle du moment : celle qui était chargée de la formation professionnelle (1991-1993) auprès de Martine Aubry a repris les rênes. Comme un retour aux origines. Un toast à cette bande de trentenaires, de gauche et ambitieux, qui a vieilli et réussi.

Au fil des années, les anciens du cabinet d’Aubry prennent l’habitude de se réunir plusieurs fois par an. Et se donnent un surnom chic : «les canetons du Châtelet». On retrouve Guillaume Pepy, qui était à l’époque directeur de cabinet, devenu depuis 2008 patron de la SNCF, et des anciens conseillers techniques : Jean-Pierre Clamadieu, désormais à la tête du groupe Solvay, l’un des leaders mondiaux de la chimie, Gilles Gateau, actuel directeur des ressources humaines d’Air France, Yves Barou qui, après avoir été DRH de Thales, préside l’Agence pour la formation professionnelle des adultes, ou encore David Azéma, qui a notamment dirigé l’Agence des participations de l’Etat et a contribué à la campagne d’Emmanuel Macron. Aujourd’hui, la plupart sont convaincus que le projet de loi travail que porte Muriel Pénicaud va dans le bon sens. Hier, ils auraient trouvé tous les arguments pour démontrer le contraire…

Non encartée

Depuis ce dîner, Muriel Pénicaud, 62 ans, a survécu à un remaniement, à l’ouverture d’une instruction dans l’affaire Las Vegas et à une polémique sur ses stock-options empochées avec Danone. Elle a fait plus que tenir. Pendant tout l’été, elle a enchaîné les rounds de négociations avec les différents partenaires sociaux. Sans jamais trop en dire. Ni aux syndicats ni aux Français. Et personne n’a claqué la porte. Ce jeudi, en dévoilant le contenu des ordonnances (lire pages 4-5), elle aura la lourde responsabilité de révéler la première pierre du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Ces deux-là étaient faits pour s’entendre. Muriel Pénicaud revendique, comme son credo, la «nécessaire» combinaison de «l’économique» et du «social». Un attelage qui aura été la boussole de toute sa carrière professionnelle, selon elle. Son maître à penser ? Antoine Riboud, proche de la Deuxième Gauche, ancien dirigeant de BSN – ex-Danone -, où Muriel Pénicaud a fait l’essentiel de sa carrière dans le privé. «C’était un patron de gauche, qui avait déjà, dans les années 70, une conscience que la croissance économique devait aussi se soucier de l’écologie et du social», détaille-t-elle. Déjà une forme préhistorique du «en même temps» répété à l’envi par Macron pendant la campagne présidentielle.

Quand elle le rencontre pour la première fois, c’est le coup de foudre. Emmanuel Macron est encore secrétaire adjoint de l’Elysée. «Je me suis tout de suite dit que c’était quelqu’un d’extraordinaire», raconte-t-elle dans son bureau au rez-de-chaussée du ministère de la rue de Grenelle. Les grandes portes-fenêtres sont ouvertes sur le parc. Un léger courant d’air vient faire tinter l’immense lustre au-dessus du bureau. Muriel Pénicaud est tout à la fois prudente et directe. Précise quand ça l’arrange, fuyante quand elle sent le danger.

Jamais élue, non encartée, Muriel Pénicaud, alors inconnue du grand public, représente cette «société civile» que chérit le Président. C’est dans le cadre de ses fonctions de directrice générale de Business France, organisme chargé de la promotion à l’étranger des entreprises françaises, qu’elle fait la connaissance approfondie de Macron, alors son ministre de tutelle. Politiquement, elle lui doit tout. Il lui doit l’organisation du show de Las Vegas, premier acte d’une future candidature à la présidentielle. Et qui va entraîner l’ouverture d’une information judiciaire pour délit de favoritisme et recel. Business France est suspecté de s’être affranchi de la procédure d’appel d’offres en missionnant Havas.

Muriel Pénicaud est née dans une famille de cinq enfants. Père «conseiller financier», mère «au foyer», d’une enfance bourgeoise au Chesnay, à côté de Versailles. Elle a pris l’habitude de raconter une anecdote lorsqu’il faut parler derrière un pupitre, devant du beau monde, pour trouver une origine à cet «engagement social». Comme à l’occasion de sa promotion au grade d’officier de la légion d’honneur en 2014 : «Lorsque j’avais 10 ans, quand une prof au collège m’a demandé quel métier je voulais faire plus tard, j’ai répondu cheffe d’orchestre. Elle s’est énervée et m’a expliqué que ce n’était pas possible, que c’était un métier d’homme.» Muriel Pénicaud en tire un «déclic» auquel s’ajoute «une prise de conscience des inégalités» lors d’un premier engagement associatif à 15 ans. Scolarisée jusqu’au bac dans l’enseignement privé, elle fait des études d’histoire et de sciences de l’éducation à Nanterre. «J’étais une bonne élève, mais je n’ai pas voulu aller vers la voie royale des grandes écoles», assure-t-elle. Elle commence à travailler à 21 ans dans un centre de formation des personnels communaux à Paris puis Nancy, et enchaîne en prenant la direction d’une antenne régionale du ministère du Travail avant d’entrer en 1991 au cabinet de Martine Aubry. «Muriel Pénicaud était le prototype de la conseillère très précieuse qui cumulait les qualités d’une techno avec un grand sens pratique», flatte Guillaume Pepy. «C’est en entrant au cabinet de Martine Aubry en 1991 que j’ai commencé à rencontrer les partenaires sociaux au niveau national», se souvient Muriel Pénicaud. Elle se définit à l’époque comme «sympathisante de gauche» sans jamais franchir le pas de porte d’un parti. «J’avais pensé à entrer au PS mais la place des femmes dans les partis politiques était catastrophique, faire le café ce n’était pas mon truc.»

«Une personne à l’écoute»

Après deux années rue de Grenelle, Muriel Pénicaud part faire carrière dans les ressources humaines, dans le secteur privé. D’abord à Danone pendant neuf ans. Puis elle part chez Dassault Systèmes, pour obtenir le poste qu’elle convoite : directrice générale des ressources humaines. Une histoire d’ambition ? Non, juste l’envie d’avoir «plus d’impact sur les décisions», euphémise-t-elle. En 2008, alors qu’elle s’apprête à monter sa boîte, Franck Riboud, fils du fondateur de Danone, la rappelle. Et lui propose le poste de DRH qu’elle n’avait pu obtenir lors de son premier passage. Sa grande œuvre : la mise en place «d’une protection sociale pour tous les salariés du groupe dans le monde, une première dont se sont inspirées plusieurs grandes entreprises par la suite», raconte-t-elle.

Dans la maison, on garde une bonne impression de son passage. «J’ai le souvenir d’une personne à l’écoute, assez ouverte aux propositions qu’on lui faisait. Elle était capable d’amender son projet, même si c’était souvent à la marge, en fonction de nos remarques», raconte Michel Coudougnes, délégué syndical central CGC de Danone. «Pour certains, le dialogue est uniquement à visée pédagogique, pour convaincre l’autre. Elle, elle prenait en compte l’avis d’en face, sans bien sûr tout accepter», confirme Gaby Bonnand, ancien responsable national de la CFDT, qui siégeait avec d’autres personnalités extérieures dans la commission présidée par Pénicaud chargée de conseiller Danone dans ses bonnes œuvres à l’étranger.

Sa relation avec les syndicats sera pourtant moins idyllique à Business France, où Muriel Pénicaud est nommée en 2014 pour opérer la fusion entre l’Agence française pour les investissements internationaux (Afii) et Ubifrance. En interne, l’ex-directrice générale est rapidement contestée pour sa gestion de ce chantier. Alors que la fusion s’embourbe, les salariés apprennent par une lettre anonyme que l’actuelle ministre du Travail a discrètement augmenté plusieurs de ses proches collaborateurs. L’information a du mal à passer en interne. D’autant qu’elle tombe au pire moment : les syndicats sont aux prises avec les conséquences sociales de la fusion et bataillent dans les négociations salariales. Les représentants du personnel multiplient alors les signaux de détresse.

Fin 2015, les syndicats sont finalement reçus par les deux ministères de tutelle de Business France (Bercy et le Quai d’Orsay) et le secrétariat d’Etat au Commerce extérieur. En l’absence de Pénicaud. Le compte rendu des syndicats charge violemment la directrice générale, pointant des «erreurs de gouvernance dont souffre l’agence», et menace de déclencher un droit d’alerte. Muriel Pénicaud ne laissera que quelques lignes d’au revoir lors de son départ, mi-mai, pour la rue de Grenelle : «Je pars confiante dans l’avenir de l’agence, qui a prouvé son efficacité et sa capacité de rayonnement.»

En cette fin d’été, pourtant, la majorité des commentateurs louent sa conduite de la réforme du code du travail, et notamment son sens de l’écoute, qui lui a pour l’instant permis de contenir la colère de certains syndicats face au passage à la moulinette de quelques pans non négligeables du droit du travail. Avec elle, fini les grands-messes surmédiatisées réunissant l’ensemble des partenaires sociaux en un même lieu, et ses images de leaders syndicaux vitupérant devant les caméras. Sa méthode : une succession de rencontres bilatérales très cloisonnées entre chaque organisation et son cabinet, et des pistes de réforme distillées à l’oral et par petits bouts, afin de laisser le moins de prises possible à ses adversaires. Tout en réussissant à afficher une image d’ouverture.

Pénicaud, reine du dialogue social ? En réalité, la ministre divise. Si le processus de concertation est vanté par la CFDT et Force ouvrière, il exaspère les autres centrales. «C’est une méthode que je qualifierais d’onctueuse, se moque le boss de la CGC, François Hommeril. Car avec elle, on a jamais vraiment négocié, il n’y a d’ailleurs rien à négocier, c’est un projet déséquilibré où ne figure aucune contrepartie pour les salariés.» Pas plus de succès auprès de la CGT : «Le dispositif : elle n’a que pour objectif de jouer sur la division syndicale. On passe les uns derrière les autres, on ne dévoile qu’une partie du texte, le tout sur un calendrier très court, et avec des amendements à la marge pour faire croire qu’il y a du donnant-donnant. Et pouvoir dire ensuite : « Vous voyez, on a discuté »», se désole Fabrice Angei, négociateur de la centrale de Montreuil.

Le dialogue, supposé ou réel, n’est pas la seule carte de Muriel Pénicaud. Elle a aussi le don de cultiver ses puissants réseaux. Les «canetons du Châtelet» de l’époque Aubry, bien sûr, mais aussi le gotha du CAC 40, qu’elle a côtoyé de longues années dans le privé. La ministre sait se placer et a longtemps cumulé un nombre important de sièges dans des conseils d’administration prestigieux : SNCF, Aéroports de Paris, AgroParisTech, Fondation Bettencourt Schueller mais aussi Orange, où elle engrangera 60 000 euros en 2014. Augustin de Romanet, à la tête d’Aéroports de Paris, l’encense : «Elle conjugue une sensibilité du secteur privé avec un vrai sens de l’intérêt général. Elle a notamment été de très bon conseil sur des dossiers d’acquisitions d’aéroports à l’étranger.» Mais Pénicaud ne pouvait pas rêver mieux pour rayonner que de diriger Business France, où elle côtoie petits patrons et politiques. Un entregent qui a longtemps irrité Jean-Paul Bacquet, ancien député socialiste ayant croisé Muriel Pénicaud en tant que président du conseil d’administration d’Ubifrance : «Elle a surtout utilisé l’agence pour sa renommée personnelle en passant son temps dans des événements prestigieux à l’international.» Un cadre raconte une anecdote supposée résumer le personnage : «Elle insistait pour qu’on l’appelle par son titre d’ambassadrice aux investissements internationaux, et pas seulement comme directrice générale.» La socialiste Estelle Grelier, qui a succédé à Bacquet, préfère l’envers de la médaille : «Son réseau a été un véritable atout pour l’agence.»

Mélange des genres

Dans son bureau au ministère du Travail, Muriel Pénicaud a installé deux grandes photos, posées en majesté sur deux chevalets, d’un côté et de l’autre des portes vitrées qui donnent sur le jardin. Deux oiseaux que Muriel Pénicaud a elle-même photographiés sur son temps libre. Artiste confidentielle, elle a pourtant déjà été exposée à l’international, à l’Institut français du Japon, à Tokyo, en mai. Dans un étrange mélange des genres, son vernissage était d’ailleurs annoncé sur le site de Business France. Quelques semaines plus tôt, son travail était exposé à deux pas du ministère, aux côtés des animaux empaillés de la boutique Deyrolle.

Muriel Pénicaud écrit aussi. Une nouvelle publiée sous l’énigmatique pseudo de «Julia J. Joy», dans une revue confidentielle, dont le rédacteur en chef explique : «Julia J. Joy est le pseudonyme d’une personnalité publique circulant régulièrement autour de la planète. […] Ses images sont frappées de la même tension : l’incrédulité devant les affaires humaines.» Pour nourrir cette ardeur artistique, Muriel Pénicaud a aussi créé, fin 2012, le fonds de dotation Sakura, où elle a déjà placé 670 000 euros. Cette structure juridique est une véritable niche fiscale qui permet de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu de 66 % du montant des sommes versées. Pour profiter de ce petit paradis pour le mécénat artistique, il faut tout de même satisfaire à quelques exigences. Les fonds versés doivent permettre de financer des projets d’intérêt général. Sauf que l’intérêt général se combine parfois avec son intérêt personnel. Depuis sa création, son fonds de dotation a par exemple financé un petit centre d’art rural géré par Marie-Solange Dubès, l’une des amis avec qui elle a travaillé au cabinet de Martine Aubry. Et où elle expose ses photos depuis plusieurs années. Son fonds est également généreux avec la revue qui accueille ses clichés. «C’est le conseil d’administration du fonds qui décide les projets qui sont financés», commente simplement la ministre… qui présidait le fonds jusqu’à sa nomination.

Policiers anticorruption

Mais le vrai talon d’Achille de Muriel Pénicaud reste Business France. Un mois après son arrivée à la tête du ministère du Travail, elle a dû s’accrocher aux murs pour tenir bon. Le 20 juin au matin, une rencontre officieuse avec une poignée de journalistes est organisée au 127, rue de Grenelle. La ministre veut présenter à la presse sa méthode pour réformer le code du travail. Avec ce sous-texte : tout va bien se passer. Sans raison officielle, ce rendez-vous est finalement annulé la veille à minuit. Le lendemain matin, la nouvelle tombe sur le fil de l’AFP : «Des perquisitions ont été menées […] au siège du groupe publicitaire Havas et de l’agence nationale Business France dans le cadre de l’enquête sur l’organisation d’un déplacement en janvier 2016 à Las Vegas d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie.» Les policiers anticorruption visitent son ancien bureau, aspirent sa boîte mail de l’époque et saisissent de nombreux documents. Et ce, à la veille du remaniement ministériel qui doit conduire au gouvernement Philippe 2. L’exécutif est également en pleine promotion de son projet de moralisation de la vie publique, alors que plusieurs ministres sont cités dans des affaires judiciaires. Un jour passe sans nouvelle de son cabinet. La liste des ministres doit tomber dans l’après-midi. Quatre membres du gouvernement sont au tapis : Richard Ferrand, Marielle de Sarnez, Sylvie Goulard et François Bayrou. Mais en fin de journée, Muriel Pénicaud est confirmée à son poste.

Quelques semaines plus tard, la ministre du Travail est rattrapée par les salaires vertigineux qu’elle a touchés dans le privé. Selon sa déclaration d’intérêts qui retrace les cinq dernières années, elle a empoché 4,7 millions d’euros lors de ses deux dernières années à Danone. L’ancienne directrice des ressources humaines de ce géant de l’agroalimentaire a aussi bénéficié d’une belle plus-value boursière de 1,13 million d’euros lors de la revente, en 2013, de stock-options au moment où l’entreprise avait décidé la suppression d’environ 900 postes de cadres en Europe, dont 230 en France. L’annonce de ce plan de départs volontaires avait été suivie d’un bond important du titre au CAC 40. «Les salariés concernés ont eu de bonnes conditions de départ», nous répond Muriel Pénicaud, mal à l’aise pour commenter ses rémunérations de l’époque. Puis s’agace : «L’argent, ce n’est pas un moteur pour moi, je m’en fiche.» Et en même temps, confesse avoir une «opinion» sur la rémunération des grands dirigeants. Laquelle ? «Ce n’est pas le moment.»

Ismaël Halissat

Liberation.fr
Publié dans:SOCIAL |on 31 août, 2017 |Pas de commentaires »

Merci Nadine……………………………(28/07/2017)

Merci Nadine.................................(28/07/2017) dans SOCIAL
Nadine
28 juillet, 03:00
Billet du jour du vendredi 28 juillet 2017

Apl, Als, Alf… au secours, je ne ment à une idée reçue, les aides au logement versées par la Caf ne sont pas réservées aux étudiants !

Ni même réservées aux locataires d’ailleurs : ces aides peuvent aussi concerner des personnes qui deviennent propriétaires de leur résidence principale.

Pour faire simple, il existe 3 aides au logement versées par la Caf :

l’Apl (la plus connue),l’Alset l’Alf.

Derrière ces sigles un peu bizarres se cachent 3 types d’aides qui sont toutes soumises à desconditions de ressources, c’est-à-dire qu’elles ne concernent que les familles ou les allocataires les plus modestes. Plusieurs autres conditions sont prises en compte : la composition de la famille, le respect pour le logement de normes de confort et de décence, le lieu du domicile, le montant du loyer ou de vos mensualités de prêt… Ces conditions sont nombreuses.

En quoi ces aides se différencient-elles les unes des autres ? C’est ce que nous vous expliquons, en résumé, dans la suite de ce billet !

1) L’Apl, l’aide au logement la plus fréquemment versée

L’Aide personnalisée au logement (Apl) concerne à la fois des personnes locataires de leur logement que des personnes qui en sont (ou vont en devenir) propriétaires.

Voici les 2 cas de figure qui peuvent vous donner droit à l’Apl :

vous êtes locataire d’un logement neuf ou ancien qui a fait l’objet d’une convention entre le propriétaire et l’État fixant, entre autres, l’évolution du loyer, la durée du bail, les conditions d’entretien et les normes de confort ;vous allez devenir propriétaire ou vous êtes déjà propriétaire, ET vous avez contracté un prêt d’accession sociale (Pas), un prêt aidé à l’accession à la propriété (Pap) ou encore un prêt conventionné (Pc) pour l’acquisition d’un logement neuf ou ancien, avec ou sans améliorations, l’agrandissement ou l’aménagement du logement.2) Si vous n’avez pas droit à l’Apl, vous pourrez peut-être bénéficier de l’Alf

Lors de l’étude de votre dossier, la Caf va d’abord regarder si vous avez droit à l’Apl.

Si vous n’y avez pas droit (et seulement dans ce cas), votre Caf va alors examiner si vous pouvez bénéficier de l’Afl = l’Allocation de logement à caractère familial.

Voici les conditions qui peuvent vous permettre de bénéficier de l’Alf :

vous avez des enfants (nés ou à naître) ou certaines autres personnes à charge ;ou vous êtes marié(e) depuis moins de 5 ans, le mariage ayant eu lieu avant les 40 ans de chacun des conjoints.

Bon à savoir : Apl et Alf ne sont PAS cumulables.

3) Vous n’avez droit ni à l’Apl, ni à l’Alf ? Vous avez peut-être droit à l’Als

Si votre situation personnelle ne vous permet de bénéficier ni de l’Apl, ni de l’Alf, votre Caf va regarder si vous pouvez prétendre à une dernière aide au logement : l’Als = l’allocation de logement à caractère social.

Vous l’aurez compris : cette aide s’adresse uniquement à ceux qui ne peuvent bénéficier ni de l’Apl, ni de l’Alf (ces 3 aides ne sont donc jamais cumulables). Elle est destinée à aider les personnes qui ne peuvent prétendre à aucune autre aide au logement.

 dans SOCIAL
Billet du jour du vendredi 28 juillet 2017

Apl, Als, Alf… au secours, je ne ment à une idée reçue, …

Publié dans:SOCIAL |on 28 juillet, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Franck Bouaziz…………………(14/04/2017)

Billet

Face aux plans sociaux, l’indifférence grandissante des candidats

Par Franck Bouaziz — 13 avril 2017 à 20:26
  • Face aux plans sociaux, l’indifférence grandissante des candidats

ÉditoLa visite du candidat en campagne dans les entreprises en difficulté ne fait plus recette. Le distributeur de prêt-à-porter Mim a ainsi été partiellement liquidé par le tribunal de commerce de Bobigny dans la plus parfaite indifférence alors que près de 800 emplois vont être supprimés. Les 300 salariés du fabricant d’électroménager Whirlpool à Amiens, promis à la délocalisation en Pologne, ne sont pas plus prévus dans le road tour des prétendants à l’Elysée. Seule exception notable, Ecopla, en Isère : ce producteur de barquettes en aluminium, repris par un industriel italien alors qu’il existait une proposition de reprise par les salariés. Le site a reçu la visite d’Emmanuel Macron et de Benoît Hamon.

Serait-ce l’ambiance brasero et l’odeur de merguez à l’entrée des ateliers qui feraient fuir les candidats version 2017 ? Il est plus probable que leur absence s’explique par le syndrome Florange 2012. Cette année-là, le candidat François Hollande avait fait le déplacement jusqu’aux hauts fourneaux de Moselle. Il avait alors promis une loi contraignant les grandes firmes désireuses de fermer une unité de production de la céder à un repreneur. Un an plus tard, le site, propriété du sidérurgiste Arcelor, fermait définitivement ses portes.

Depuis, les candidats, toutes tendances confondues, ont effectué un calcul aussi cynique que politique : ils ont plus à perdre qu’à gagner à être présents sur ces champs de bataille économique. Leur capacité d’action y est inexistante. Ce n’est là, finalement, que le constat de l’impuissance du politique face à une décision économique. Qu’importe si quelques années plus tôt c’est la puissance publique qui avait privatisé Arcelor avant d’en autoriser la vente à son concurrent indien Mittal. Et même lorsque l’Etat est actionnaire, sa capacité d’action est tout aussi limitée. En 1997, déjà, Lionel Jospin, Premier ministre, futur candidat à la présidentielle et confronté à la fermeture de l’usine Renault de Vilvorde, en Belgique, avait eu ces mots : «Je ne peux apporter une réponse à une question industrielle.»

Franck Bouaziz

Liberation.fr
Publié dans:Politique, SOCIAL |on 14 avril, 2017 |Pas de commentaires »

Encore des frondeurs !! (27/03/2017)

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  17h56
Alerte info
L’article à lire pour comprendre la situation en Guyane, où se déroule « la plus grosse manifestation jamais organisée » dans la régionBarrages routiers, vols annulés, rassemblements… La Guyane connaît, mardi 28 mars, une « journée morte », à l’appel du collectif « Pou La Gwiyann dékolé » (« Pour que la Guyane décolle »). Les manifestations ont rassemblé entre 8 000 et 10 000 personnes à Cayenne, et 3 500 à 4 000 personnes à Saint-Laurent-du-Maroni, à la mi-journée. La préfecture de Guyane évoque « la plus grosse manifestation jamais organisée » sur ce territoire. Plusieurs organisations syndicales mènent depuis une semaine des actions pour dénoncer la dégradation de la situation générale depuis quelques mois, notamment à cause de la montée de l’insécurité. A moins d’un mois du premier tour de la présidentielle, la situation sociale de cette région française d’Amérique du Sud se retrouve au centre des débats entre les candidats. Franceinfo fait le point.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:SOCIAL |on 28 mars, 2017 |Pas de commentaires »

Migrants………………………………..(10/02/2017)

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  09h17
Alerte info
Aide aux migrants : l’agriculteur Cédric Herrou condamné à 3 000 euros d’amende avec sursisIl comparaissait pour avoir aidé les migrants qui transitent clandestinement dans la vallée de la Roya (Alpes-Maritimes), près de Vintimille en Italie. L’agriculteur Cédric Herrou a été condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis, par le tribunal correctionnel de Nice, vendredi 10 février. Le parquet lui reprochait une stratégie militante et un détournement de la loi de décembre 2012 accordant l’immunité pénale à ceux qui apportent une aide humanitaire et désintéressée aux migrants.
Cliquez ici pour plus d’informations
Publié dans:SOCIAL |on 10 février, 2017 |Pas de commentaires »

L’édito de Pap Ndiaye………………………………………..(06/10/2016)

LIBÉ DES HISTORIENS

L’histoire, matériel de récup politique

«Sacre de Louis XV (1710-1774) dans la cathedrale de Reims le 25/10/1722». Peinture de Jean-Baptiste Martin (1659-1735), 1735.
«Sacre de Louis XV (1710-1774) dans la cathedrale de Reims le 25/10/1722». Peinture de Jean-Baptiste Martin (1659-1735), 1735. Josse Leemage

Les candidats à la primaire de la droite Nicolas Sarkozy et François Fillon truffent leurs discours de références qui ne laissent pas de place au débat et ne servent qu’à exalter le sentiment patriotique.

  • L’histoire, matériel de récup politique, par Pap Ndiaye

ÉDITOLa vision de l’histoire de France qu’esquissent Nicolas Sarkozy et François Fillon à longueur de discours ne doit pas être prise à la légère, comme s’il ne s’agissait que de propos de campagne sans conséquence, ce fameux «gros rouge qui tache» dont l’ancien président est familier et qu’il sert tous les jours avec générosité. La place importante tenue par l’histoire dans leurs propos mérite d’être prise au sérieux et analysée. Voilà des hommes qui prétendent aux plus hautes fonctions, et dont on attend qu’ils développent leur manière de se représenter l’histoire, leur manière de donner un sens à leur candidature. Le général de Gaulle et François Mitterrand ne faisaient pas autre chose, eux qui inscrivaient leurs mandats dans l’histoire longue du redressement national ou de la construction européenne.

A LIREle «Libé» des historiens du jeudi 6 octobre 2016

Depuis la IIIe République, l’histoire est une discipline valorisée par le pouvoir politique, qui y trouve une inspiration et une légitimité. Nombreux sont les politiques à écrire – faire écrire le plus souvent – un livre d’histoire valorisant, par exemple une biographie qui invite en toute modestie à comparer l’auteur et le sujet.

Les discours des chefs de la droite «décomplexée», truffés de références historiques, ont ceci d’original qu’ils portent sur le contenu et la méthode. Ce sont des discours autoritaires dans la forme et dans le fond, qui ont moins pour objet de proposer leur vision de l’histoire que d’imposer la bonne manière, la seule manière, de faire et d’enseigner l’histoire. Le contenu, c’est une histoire nationaliste, édifiante, visant à mettre en valeur les grandes figures et les héros, une histoire qui doit tourner le dos à la repentance, à l’autoflagellation, aux approches critiques ou simplement nuancées. Il s’agit pour eux, une bonne fois pour toutes, de tirer un trait sur les demandes particulières, par exemple celles issues des mémoires blessées, pour imposer une histoire patriotique dont nous devons êtres fiers : c’est le fameux «récit national», auquel Nicolas Sarkozy avait tenté de donner forme institutionnelle en 2009 avec sa Maison de l’histoire de France, lancée en même temps que les débats sur l’identité nationale.

La méthode, c’est une histoire qui ne soit pas «source d’interrogations», une histoire sans problème, un récit national qui ne soit pas trop embarrassé de porosités et d’échanges avec le reste du monde, aux antipodes de l’histoire-monde, de l’histoire transnationale, bref de tout ce qui anime la recherche historique contemporaine. De préférence aux débats sur les sources, les interprétations, les représentations de l’histoire, que les historiens ont tant de plaisir à partager avec le public des Rendez-Vous de l’histoire de Blois, il faut une histoire au service d’un projet politique, de préférence emplie d’émotion.

En général, les politiques n’ont cure des travaux de recherches en sciences humaines et sociales, et très rares sont aujourd’hui celles et ceux qui ont une culture historique. Ces travaux peuvent même être suspects : on se souvient des propos stupéfiants de Manuel Valls, selon lequel «expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser». Du côté de la droite dure et de l’extrême droite, on partage certainement le point de vue du Premier ministre, mais on y ajoute une batterie d’essayistes bien connus pour leurs ouvrages où une histoire nationale édifiante occupe une place centrale, avec un appel à revenir à l’histoire telle qu’elle était supposément enseignée jadis. La vie politique française tourne ainsi comme un yo-yo fou, entre un passé mythifié et un présent obscur.

Pap Ndiaye historien, spécialiste de l’Amérique du Nord (Sciences-Po Paris)

Liberation.fr
Publié dans:SOCIAL |on 6 octobre, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « france info »……………………………..(05/10/2016)

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ALERTE INFO
Imposer du bénévolat en échange du RSA est illégal, juge le tribunal administratif de StrasbourgLe tribunal administratif de Strasbourg a jugé, mercredi 5 octobre, que le dispositif « RSA contre bénévolat » du conseil départemental du Haut-Rhin était illégal. La collectivité voulait imposer aux bénéficiaires du RSA, à compter de janvier prochain, d’effectuer sept heures de bénévolat par semaine.
Publié dans:SOCIAL |on 5 octobre, 2016 |Pas de commentaires »

Ah bon ! (08/09/2016)

Si, si, les salaires augmentent. Illustration en 5 chiffres
Par région, à profil équivalent, c’est en Ile-de-France que les salaires sont les plus élevés. Mais il s’agit d’une moyenne, tirée vers le haut par des salaires très élevés dans certains secteurs. (AFP)

Les salaires sont en hausse cette année, mais le seront un peu moins l’année prochaine, selon plusieurs cabinets.

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L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) ainsi que les cabinets Deloitte, Aon Hewitt, Expectra et Willis Tower Watson ont publiés en début de semaine des chiffres sur les hausses de salaires révélateurs de la situation économique française.

+2,7% en 2016

C’est le taux d’augmentation global des salaires de base en 2016, selon le cabinet Aon Hewitt, qui a consulté 306 entreprises en France sur l’évolution de leur budget. Ce qui est intéressant, c’est qu’il était prévu une augmentation de seulement 2,4% cette année. Les experts parlent « d’inversion de la courbe », car ces dernières années, les estimations de hausses étaient moins élevées, et les hausses moins élevées que prévues. En 2014, les augmentations étaient de 2,6% au lieu de 2,8% anticipées, en 2015 de 2,4% au lieu de 2,6%.

Reprise de la croissance, crédits d’impôts, baisses de cotisations sociales, baisse du prix du pétrole… ça va mieux cette année pour les entreprises, dont les directions affectent une partie de leurs marges – rétablies depuis 2012 – aux salariés.

Le record : +6,4%

Les hausses de salaires varient considérablement selon les secteurs. Le taux d’augmentation le plus élevé concerne les métiers de chef de projet infrastructure dans l’informatique et les télécom, avec +6,4%. La preuve que la tendance n’est pas homog

Selon le cabinet Expectra, qui a adopté une autre méthode de calcul qu’Aon Hewitt, elles sont de 1,9% dans le secteur informatique et télécom, de 1,5% dans la comptabilité et la finance, et de 1% dans les ressources humaines et les professions juridiques. Ces hausses ne sont pas non plus homogènes selon les entreprises. Pour Willis Tower Watson, 2% des entreprises prévoient des gels, 23% tablent sur moins de 2% de hausses, et 68% entre 2% et 3%. Ni selon les régions, explique le cabinet Deloitte :

« Concernant les non-cadres, bien que l’Insee annonce un écart du coût de la vie de 9% entre l’Île-de-France et les régions, l’écart de rémunération se maintient cette année à 5%. »

Paris vient d’ailleurs d’être classé comme la 4e ville la plus chère du monde par le cabinet Price Waterhouse & Coopers.

Et +2,3% en 2017 ?

2,3%, c’est le taux d’augmentation anticipé par le cabinet Aon Hewitt pour 2017 (Willis Towers Watson anticipe 2,4% et Deloitte 1,8%). Autrement dit, les DRH demandent dans l’ensemble pour l’année prochaine des hausses de salaires inférieures à celles qu’ils avaient demandées pour cette année. La preuve que même si elles vont mieux, les entreprises restent prudentes.

Cela vient aussi du fait qu’elles anticipent une inflation faible, qui est déjà un vecteur de pouvoir d’achat. Elles misent aussi sur d’autres mode de rémunération, disons en nature : dans la dernière enquête d’Aon Hewitt, le « bien-être au travail » s’est hissé à la deuxième place des préoccupations affichées par les entreprises, derrière la « gestion des talents », à égalité avec la « baisse des coûts ». Les entreprises vont aussi davantage opter pour des augmentations individuelles.

0,7 point de plus aux Etat-Unis…

Le taux d’augmentation des salaires anticipé aux Etats-Unisest de 3%, selon Willis Towers Watson. D’une manière générale, les entreprises françaises ont tendance à traîner par rapport à leurs concurrentes étrangères, qui relancent les salaires à la hausse plus rapidement lorsque l’activité redémarre.

Cela est visible avec les entreprises étrangères implantées en France, qui augmentent davantage que leurs concurrentes françaises. Mais aussi avec les entreprises hors du territoire. Pour l’année prochaine, il est prévu des hausses de salaires de 2,9% en Allemagne, de 2,9% auRoyaume-Uni, de 2,5% en Italie, et de 2,2% en Espagne (contre 2,4% en France).

350 euros de moins

Les salaires augmentent, mais il ne faut pas les confondre avec le pouvoir d’achat. D’une part, parce que les prix ne sont pas les mêmes selon les régions, et que les salaires ne s’ajustent pas forcément. D’autre part, parce que cela dépend aussi des impôts et des aides sociales. Enfin, parce que l’inflation est basse.

Selon l’OFCE :

« Le pouvoir d’achat par ménage en France en 2016 est toujours inférieur de 350 euros par rapport à son niveau de 2010. »

C’est en 2010 que la politique de rigueur budgétaire a débuté. Mais selon l’Insee, ce pouvoir d’achat a augmenté de 1,6 % en 2015 et devrait de nouveau progresser de 1,7 % cette année. Afin de retrouver enfin son niveau… de 2010. Et l’année prochaine ? Cela dépendra de l’inflation, mais aussi des DRH.

Donald Hebert

Donald Hebert

L’OBS

Publié dans:SOCIAL |on 8 septembre, 2016 |Pas de commentaires »

Islam et laïcité………………….(30/08/2016)

Islam : le hic avec le laïc Chevènement

Par Bernadette Sauvaget et Jonathan Bouchet-Petersen — 29 août 2016 à 20:41
De gauche à droite : Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Jean-Pierre Chevènement et Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, lundi au ministère de l’Intérieur.
De gauche à droite : Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Jean-Pierre Chevènement et Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, lundi au ministère de l’Intérieur. Photo Albert FACELLY pour «Libération»

Nommé à la tête de la Fondation pour l’islam de France, l’ancien ministre, souverainiste de gauche, continue de créer la polémique en multipliant les positions controversées.

  • Islam : le hic avec le laïc Chevènement

Si son nom avait vocation à susciter l’engouement, c’est loupé. La confirmation par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, lundi dans la Croix, de la nomination de Jean-Pierre Chevènement à la présidence de la future Fondation pour l’islam de France continue de susciter des réactions plurielles. Et la prestation lundi matin sur France Inter de celui qui, selon un proche, n’était candidat à rien, est loin d’avoir rassuré. Ils sont certes nombreux, à gauche comme à droite, à louer son expérience et ses qualités de serviteur de l’Etat, comme son ancien collaborateur lorsqu’il était au ministère de l’Intérieur (1997- 2000), Didier Leschi : «A gauche, peu de personnalités bénéficient d’une telle aura dans le monde arabo-musulman. Il a une grande culture sur l’islam, notamment grâce aux liens qu’il a longtemps entretenus avec l’islamologue Jacques Berque, l’un des traducteurs en français du Coran», explique ainsi son ancien chef du bureau central des cultes. D’autres sont (beaucoup) moins convaincus. Parce qu’ils trouvent le casting inadéquat ou jugent avec sévérité les premières sorties du «Che», principale figure à gauche du républicanisme laïc tendance souverainiste.

Appel à la «discrétion»

Cet été, la sénatrice écolo Esther Benbassa avait jugé que le choix d’une personnalité politique «discrédite à l’avance» la fondation, tandis que le maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin, sarkozyste mais partisan d’un concordat avec l’islam, soulignait que la nomination d’un non-musulman pouvait apparaître comme une «idée pour le moins paternaliste, presque coloniale». Sur France Inter lundi, Chevènement, «miraculé de la République» depuis ses huit jours de coma en 1998, a notamment eu une saillie qui a particulièrement braqué les élus socialistes de Seine-Saint-Denis, affirmant qu’on y dénombrait «135 nationalités mais une a quasiment disparu», sous-entendu la nationalité française. Trop pour le président PS du département, Stéphane Troussel, qui demande à Hollande et Cazeneuve «de renoncer à sa nomination», dénonçant ses multiples «confusions et dérapages […] sur des notions aussi importantes que la nationalité et la citoyenneté française». Mathieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis, a lancé en ligne une pétition en ce sens, évoquant des propos tout simplement racistesM’hammed Henniche, le président de l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, juge, lui, que «Chevènement est taillé» pour le job :«L’histoire lui a donné raison. Tout le monde se souvient de sa démission en 1991 lors de son opposition à la guerre en Irak. Si l’Occident n’avait pas créé le chaos dans ce pays, nous n’aurions pas le terrorisme que nous subissons aujourd’hui

Si l’ancien ministre de 77 ans s’est surtout attiré lundi des railleries sur les réseaux sociaux pour avoir lancé «Moi, je connais bien le monde musulman, je suis allé au Caire, à Alger il y a quarante ans ou cinquante ans», c’est que la suite de sa phrase a été le plus souvent zappée («la plupart des femmes ne portaient pas le voile. Il y a une tendance de fond qui correspond à ce qu’il faut bien appeler la montée du fondamentalisme religieux. […] Tout ça, ça traduit quelque chose qui se répercute aussi dans nos cités»). Déjà en août, son appel à la«discrétion» à propos de l’affichage de leur foi dans l’espace public avait fait polémique. Il l’a réitéré et précisé, affirmant que «le but doit être l’apaisement, la non-stigmatisation» et que «chacun doit faire un effort» : «Il me semble qu’il est de mon devoir de dire qu’une certaine discrétion est souhaitable.» Cette fois, ce tenant d’une laïcité restrictive cantonnant la religion à la seule sphère privée a jugé utile d’ajouter : «Ce conseil s’adresse dans mon esprit à toutes les religions en vertu de la laïcité.»

Liberté de ton

Sur la question de l’interdiction du burkini, qui divise jusqu’au sein du gouvernement, il a pointé une «confusion» «On parle d’un problème de laïcité là où il n’y en a pas vraiment. La plage est un espace public. Tout ce que la loi n’interdit pas est permis, les mœurs sont libres», a-t-il d’abord nuancé. Ajoutant : «Mais il y a un problème qui est celui de l’intégration. Toutes les vagues successives de l’immigration ont fait un effort pour coïncider avec les us et coutumes du pays d’accueil.» Or, le burkini «vise à définir une place de la femme subordonnée à celle des hommes dans la société. On peut le tolérer, mais on peut ne pas l’approuver».

Tandis que le choix même d’une personnalité musulmane pour présider la fondation a été interrogé, il a depuis été martelé que celle-ci n’interviendrait pas sur les questions religieuses (lire ci-contre). «La fondation traite de la relation entre la République et les musulmans : qu’un grand républicain en prenne la tête au moment de sa création, avec en son sein de nombreux musulmans, revêt une dimension symbolique», a précisé Cazeneuve lundi. «Elle va s’occuper de l’aspect culturel et universitaire. Cela ne me paraît pas un obstacle que son président ne soit pas lui-même musulman», estime même Mohammed Moussaoui, président de l’Union des mosquées de France (UMF).

Retiré de la vie politique en dépit d’un statut de représentant spécial de la diplomatie économique française en Russie, Chevènement est loin d’être un nouveau venu. Ministre à plusieurs reprises (Défense, Education, Intérieur) et candidat à la présidentielle de 2002 (5,33 %), il est réputé pour sa liberté de ton et les trois fois où il a démissionné d’un gouvernement. L’intéressé a d’ailleurs prévenu qu’il n’avait pas changé :«Cette mission est tellement d’intérêt public qu’aucun responsable ne peut s’y dérober. Je ne m’y déroberai donc pas sauf si ma nomination devait entraîner des problèmes insolubles.» Après avoir petit-déjeuné avec lui vendredi, le président du Conseil français du culte musulman, Anouar Kbibech, confie à Libération : «Il nous a assuré qu’une fois la fondation sur les rails, il se retirerait.» Le «Che» a aussi dit n’avoir «que des coups à prendre» dans cette ultime aventure. Sur ce point il ne s’est pas trompé.

Bernadette Sauvaget Jonathan Bouchet-Petersen

Liberation.fr
Publié dans:SOCIAL |on 30 août, 2016 |Pas de commentaires »
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