Archive pour la catégorie 'SOCIAL'

L’édito de Laurent Joffrin……………………(19/05/2016)

Abîme social et philosophique

Par Laurent Joffrin — 18 mai 2016 à 20:41
Le 18 mai au Havre.
Le 18 mai au Havre. Photo Charly Triballeau. AFP

  • Abîme social et philosophique

ÉDITOIl y a d’abord l’indignation. Comment un homme qui n’a pris aucun risque, qui n’a inventé aucun procédé révolutionnaire, qui a fait en général une carrière linéaire au sein de vastes organisations, peut-il valoir 300 fois un autre homme ou une autre femme qui travaille dans la même organisation ? Ce qu’on admet pour un créateur d’entreprise qui a joué toute sa mise sur une idée, qui a pris sur lui le risque de l’échec et de la faillite, qui a porté son entreprise au premier rang, tel un Jobs ou un Zuckerberg, peut-on l’accepter pour un manager de la technostructure, aussi compétent soit-il ? Il y a là un abîme social et philosophique que les moralistes de toutes obédiences ont toujours condamné. Un capitaliste aussi féroce que J.P. Morgan, magnat de la banque et du rail à la fin du XIXe siècle, considérait qu’au-delà de 20 fois le salaire minimum, on déchirait le contrat social dans l’entreprise.

On rétorque que la prospérité des firmes est à ce prix. Billevesées. Après la guerre, quand le taux de croissance des économies était deux ou trois fois supérieur à ce qu’il est aujourd’hui, on n’avait jamais osé aller aussi loin. C’est dans les années 80, avec le triomphe du reaganisme et de la finance, que les rémunérations se sont envolées. Les actionnaires voulaient des managers entièrement dévoués à leur cause : ils les ont payés à prix d’or en échange de leur dévotion à la «création de valeur». Le taux de croissance des Etats-Unis ou de l’Europe n’en a pas progressé pour autant. Autrement dit, quand les patrons étaient moins payés, le capitalisme marchait mieux… Et les dirigeants ne vivaient pas dans un monde sans limite, étranger au commun des mortels, nantis d’une fortune personnelle qui les font basculer dans l’univers doré des milliardaires de magazine.

C’est la raison pour laquelle Libération lance cet Appel des 40, avec, entre autres, le soutien de personnalités aussi réformistes que le leader de la CFDT, le patron du PS ou le philosophe Marcel Gauchet. Le gouvernement, le Président, vont-ils entendre cette supplique de bon sens ? Voilà une réforme qui rassurerait tous ceux qui souhaitent une gauche de l’audace et de la réforme.

Laurent Joffrin

Liberatio,n

 

Publié dans:SOCIAL |on 19 mai, 2016 |Pas de commentaires »

Salaires……………………………….(19/05/2016)

Publication – Terra Nova

View this email in your browser
Salaires.....................................(19/05/2016) dans SOCIAL ce3f6776-53a1-48dd-9c1f-b752456932b0

Salaires et stéréotypes
dans le monde du travail et dans la société

Par Delphine Chauffaut
25 % : c’est l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes actifs. Les causes de cet écart sont multiples, mais il est notamment le reflet d’une division sexuelle du travail portée par des stéréotypes véhiculés par toute la société, y compris par les politiques publiques. Les solutions proposées dans cette études sont donc plurielles et concernent aussi bien un système d’information publique sur les niveaux de rémunération qu’une meilleure prise en charge des personnes dépendantes.  

Lire la note dans sa version intégrale 

Malgré un encadrement juridique contraignant, les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes actifs atteignent aujourd’hui, en France, environ 25 %.

Cet écart peut se décomposer en trois grandes catégories de facteurs :

  • Le premier, qui représente entre un tiers et la moitié de cet écart, s’explique par la plus grande importance des emplois à temps partiel chez les femmes, qui occupent 80 % du total de ces emplois.
  • Le deuxième, qui constitue un peu moins d’un tiers de l’écart, reflète les différences dans les métiers exercés par les femmes et les hommes, et les postes atteints.
  • Le troisième facteur enfin, qui représente entre 6 et 10 % de cet écart selon les études, est un écart inexpliqué par les données statistiques dont nous disposons ; il peut être lié à un écart entre entreprises aux caractéristiques similaires, ou encore au sein des entreprises – une part étant alors de la discrimination. De façon descriptive, on note que ces inégalités sont encore accrues dans certaines zones géographiques (la région parisienne par exemple), dans certains secteurs (le secteur bancaire), ainsi que parmi les plus hauts niveaux de revenus .

Les facteurs étant multiples, les solutions ne peuvent qu’être plurielles. C’est pourquoi les propositions qui influent sur les positions des hommes et des femmes sur le marché du travail (école, branches professionnelles, entreprises mais aussi politique fiscale, politique familiale etc.), et adressées à l’ensemble des acteurs publics ou privés, doivent être mises en place de façon concomitante pour briser les causes porteuses d’inégalités.

Dans cette étude, deux grands types de propositions se dessinent :

  • Les premières visent à attaquer le noyau dur des inégalités, leur part « inexpliquée ». L’information des salariés et des entreprises forme le cœur de cet axe. Un système d’information unique sur les salaires dans les entreprises permettrait de détecter des inégalités présumées inexpliquées dans certaines entreprises ; les Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) pourraient alors cibler leur accompagnement auprès de ces entreprises, en matière de discrimination salariale comme de développement de techniques de promotions plus équitables. Par ailleurs, un système d’information publique sur les niveaux de rémunération en fonction des caractéristiques du poste et de l’entreprise donnerait à chaque salarié la possibilité de savoir comment se situe son niveau de rémunération par rapport à la moyenne.
  • Les secondes, dont les effets potentiels sont à la fois plus structurels mais aussi plus progressifs, visent à faire évoluer les stéréotypes qui aboutissent à ce que les positions des femmes et des hommes soient différentes sur le marché de l’emploi.

Pour lutter contre la ségrégation entre les métiers, notamment les métiers les moins qualifiés, il faut prolonger les plans sectoriels engageant tous les acteurs en faveur de la mixité. Cette démarche peut être accompagnée d’une stratégie de rénovation des classifications  permettant de valoriser de façon équitable les métiers.

Pour lutter contre l’inégale répartition des tâches domestiques et parentales, responsables d’une partie du temps partiel, il faut prolonger la politique de valorisation conjointe des parents auprès des enfants, et accélérer la prise en charge des dépendants – jeunes enfants ou parents âgés –, dont la charge pèse essentiellement sur les femmes. A plus court terme, pour lutter contre la double peine provoquée par le temps partiel (moindre rémunération et limitation des possibilités d’évolution), une sur-dotation en matière de formation pourrait être établie.

De façon plus transversale encore, toutes les politiques publiques doivent être repensées au prisme de leurs effets, y compris indirects, sur l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette analyse devrait être particulièrement poussée en matière de politique familiale, fiscale, d’emploi – le secteur de l’insertion par l’activité économique étant particulièrement segmenté –, de formation professionnelle – avec une attention particulière pour les femmes à temps très partiel –, ou encore de développement de l’entreprenariat.

 

Publié dans:SOCIAL |on 19 mai, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »……………………………………(04/04/2016)

Logo Francetv info 17H52
ALERTE INFO
Conflit taxis-VTC : l’Etat s’engage à racheter les licences des taxis qui le souhaitentIl s’agit sans doute d’un épisode crucial dans la guerre entre les taxis et les VTC. L’Etat s’engage à racheter les licences des taxis qui le souhaitent, a déclaré le ministère des Transports le 4 avril. La mesure est inscrite dans une  »feuille de route pour l’avenir du secteur » présentée ce lundi par le gouvernement, affirme Les Echos. Les modalités précises doivent être calées d’ici l’été.
Publié dans:SOCIAL |on 4 avril, 2016 |Pas de commentaires »

Une enquête « francetvinfo »………………………….(17/03/2016)

Des salariés privés d’e-mails, des horaires bien encadrés… Comment les entreprises testent le « droit à la déconnexion »

Pour lutter contre les journées de travail qui se poursuivent à la maison, le droit à la déconnexion pourrait être inscrit dans la réforme du Code du travail.

Inscrit dans l'avant projet de loi Travail présenté lundi 14 mars 2015 par Manuel Valls, le "droit à la déconnexion" pourrait faire partie du Code du travail en 2018.
Inscrit dans l’avant projet de loi Travail présenté lundi 14 mars 2015 par Manuel Valls, le « droit à la déconnexion » pourrait faire partie du Code du travail en 2018. (MAXPPP)

Une enquête Elise Lambert

Mis à jour le 17/03/2016 | 06:36, publié le 17/03/22

Une journée sans e-mail, ni coup de fil, ni SMS… L’enfer ou le paradis ? L’article 25 de l’avant-projet de loi El Khomri (PDF) prévoit d’inscrire le droit à la déconnexion au Code du travail afin d’« assurer le respect du temps de repos et de congés des salariés ». Inspiré du rapport Mettling (PDF) remis au ministère du Travail en septembre, ce passage du texte part d’un constat général : le numérique altère l’organisation des entreprises et le bien-être des salariés.

En Allemagne, certaines entreprises se sont déjà emparées de ce droit à la déconnexion. Le groupe Volkswagen a signé un accord en 2012 qui empêche les serveurs de l’entreprise de diriger les e-mails vers les téléphones professionnels entre 18h15 et 7 heures du matin, rapporte leHuffington Post. Son concurrent, BMW, a pris d’autres dispositions : une heure passée le week-end à répondre à des messages professionnels compte pour une heure de travail supplémentaire. De notre côté du Rhin, les premières initiatives sont récentes, mais certaines structures ont décidé de prendre le pas. Témoignages.

Chez Price Minister, une matinée par mois sans e-mails

Comment répondre à des centaines d’e-mails, assister à des réunions tout en étant créatif ? Depuis février 2015, la plateforme d’e-commerce Price Minister a mis en place l’opération « Mailless Friday Morning », c’est-à-dire « le vendredi matin sans mail ». « On propose aux salariés, durant une matinée, un vendredi par mois, de ne pas envoyer de mails, ni en interne, ni en externe », explique Alexia Lefeuvre, chargée de la communication. « On s’est rendu compte que les salariés recevaient beaucoup trop de mails inutiles – entre 50 et 300 par jour – parce qu’on les met en copie ou juste par précaution. Au final, ça touche la terre entière, mais ça ne concerne plus personne. »

Résultat, les messages s’entassent par dizaines et les lire engendre une perte de temps considérable, sans parler du stress « d’avoir loupé une info » ou de « n’avoir pas répondu assez vite ». Salarié du service fidélisation, Robin y trouve « une vraie bouffée d’oxygène », propice à  »aller à l’essentiel ». « On n’oblige personne et les gens jouent plutôt le jeu. Ils n’envoient pas plus d’e-mails la veille ou le lendemain. On se déplace, on se parle en face », raconte-t-il. Certains salariés ont même décidé de ne pas utiliser leur messagerie professionnelle pendant toute la journée, lors de ces opérations, quand d’autres l’anticipent en envoyant « des e-mails préventifs d’absence de réponse ».

Mais ce système permet-il de se déconnecter complètement ? « On reste connecté via les messageries instantanées Slack, Skype ou Viber », nuance Robin,« mais recevoir des notifications Slack, c’est toujours moins stressant que 100 mails à ouvrir ».

A la mairie de Saint-Sébastien-sur-Loire, bientôt des ateliers pour envoyer moins de mails

« Tous les sevrages commencent par trois jours, alors on a proposé trois jours de janvier sans e-mail », s’amuse Benoît Kerrain, directeur de cabinet du maire de Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire Atlantique). Avec près de 500 agents dans les services municipaux, des centaines de courriels sont échangés chaque jour.  »C’est devenu un enfer. J’ai été absent deux jours et j’ai peur d’ouvrir ma messagerie », regrette-t-il.  »Je vais avoir 250 mails et je suis obligé de tout regarder pour être sûr de ne pas louper une information importante. Tout ça pour quoi ? Parce que les gens ne savent pas utiliser leur boîte mail ! » s’agace-t-il.

Benoît Kerrain n’a pas assez de mots pour dire tout le mal qu’il pense de la place du mail dans son travail : « La plupart des messages sont envoyés pour prouver qu’on travaille, pour éviter le contact direct et montrer qu’on existe… C’est un mauvais usage, on l’utilise par facilité et pour se contrôler entre nous. » Si l’opération de janvier a plutôt réussi, Benoît Kerrain conçoit qu’il reste beaucoup à faire pour améliorer la communication interne :« Durant l’opération, les agents ont reçu 75% d’e-mails en moins… Mais il y a eu un pic incroyable le quatrième jour, quand l’opération s’est arrêtée. On n’en avait jamais eu autant. »

Un groupe de travail a été formé et a évalué cette opération. Son rapport pointe un mauvais usage global des courriels au sein des services. Il recommande d’« arrêter de mettre tout le monde en copie », d’« arrêter les cartes de vœux personnelles », etc. Bien décidée à ne pas s’arrêter là, la mairie prévoit d’organiser des ateliers de formation pour mieux utiliser la messagerie, qui déboucheront sûrement sur une charte interne. « Si le mail était une enveloppe, passerait-on vraiment des heures à en ouvrir des centaines ?, interroge Benoît Kerrain. Il est aussi temps de réapprendre à se parler les yeux dans les yeux. »

Chez Areva, des badges bloqués de 20 heures à 7 heures

Comment inciter ses salariés à se déconnecter, quand ils sont plus de 41 000 à travers le monde ? En 2012, la multinationale française du nucléaire Areva a conclu un accord sur la qualité de vie au sein de son groupe. Plusieurs mesures ont été annoncées et « la déconnexion » y figure comme un droit pour chaque salarié « quel que soit son niveau hiérarchique ». Il est conseillé aux salariés de ne pas envoyer de mails « en dehors des heures habituelles de travail »,  »sauf urgence », et de ne pas l’utiliser comme  »mode exclusif d’animation managériale ». Depuis la signature de cet accord, 11% seulement des e-mails sont envoyés en dehors du temps de travail contre 20% avant l’accord, assure l’entreprise.

« Moi je n’ai pas vraiment vu la différence, nuance Cyrille Vincent, salarié d’Areva et coordinateur CFE-CGC. J’en reçois toujours autant, à 4 heures du matin, après 22 heures, le week-end, en vacances… Ça ne peut pas marcher avec les fuseaux horaires. » Pour le salarié, la déconnexion numérique est plutôt « une affaire de personnalité ».  »Il y a aura toujours des gens accros à leurs smartphones, qui ne décrochent jamais et utilisent le mail comme moyen de pression. Le problème, c’est la place du travail dans la vie, pas les outils », juge-t-il.

Le « présentéisme » en entreprise serait-il le fond du problème ? Récemment, dans les centres qui regroupent plus de 600 salariés, les badges d’entrée ont été bloqués après 20 heures jusqu’à 7 heures. Pour pouvoir entrer ou sortir en dehors de ces horaires, il faut demander une autorisation des ressources humaines au préalable.

Publié dans:SOCIAL |on 17 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Nos « chères banques »………………………..(16/03/2016)

Les gros profits des banques françaises dans les paradis fiscaux

Les banques françaises, qui sont désormais tenues de publier l’activité de leurs filiales à l’étranger, ont réalisé 5 milliards d’euros de bénéfices en 2014 dans des pays à la fiscalité très avantageuse.

Boris Cassel et Matthieu Pelloli | 16 Mars 2016, 00h00 | MAJ : 16 Mars 2016, 07h14

RÉAGIR

31
EXCLUSIF
Nos

Ils ne devraient être qu’un mauvais souvenir, ils sont toujours au cœur du système financier. Les paradis fiscaux ont plus que jamais la cote. Les banques françaises ont réalisé 5 Mds€ de bénéfices dans ces pays à la fiscalité avantageuse en 2014, année pour laquelle elles étaient tenues de rendre publics les bénéfices de chacune de leurs filiales partout dans le monde.

C’est en tout cas ce que révèlent plusieurs organisations non gouvernementales (CCFD-Terres solidaires, Oxfam et le Secours catholique). Dans un rapport d’une cinquantaine de pages dévoilé en exclusivité par « le Parisien » – « Aujourd’hui en France », ces ONG assurent que cette incroyable somme représente un tiers de leurs profits internationaux (15,3 Mds€).

Les établissements les plus lucratifs. « BNP Paribas et la Société générale sont les banques qui, en valeur absolue, enregistrent les bénéfices les plus importants (respectivement 2,4 et 1,3 Mds€) », expliquent les auteurs du rapport. Mais en termes de part des bénéfices localisés dans ces pays, c’est le Crédit mutuel-CIC qui monte sur la première marche du podium : 44 % de ses profits mondiaux sont déclarés dans les paradis fiscaux.

Au paradis de la rentabilité. L’activité des cinq plus grands établissements tricolores est en moyenne 60 % plus lucrative dans les paradis fiscaux que dans le reste du monde. Par exemple, selon les ONG, « pour un chiffre d’affaires de 1 000 €, les banques dégagent 362 € de bénéfices dans les paradis fiscaux contre 227 € dans les autres pays ». En France, ce chiffre tombe à 202 €. Comment expliquer de tels écarts ?

Au royaume du zèle. A en croire les chiffres officiels, les salariés des paradis fiscaux sont de véritables stakhanovistes de la finance. Ils sont 2,5 fois plus productifs. Et encore, il ne s’agit que d’une moyenne. A la Société générale, un banquier basé à Singapour est ainsi près de 42 fois plus productif que son homologue basé à La Défense…

Encore mieux… des filiales sans salariés. Bahamas, Bermudes, îles Caïmans, île de Man… ces confettis sur l’océan ont tous un surprenant point commun, les filiales des banques françaises n’y comptent aucun employé. Aux îles Caïmans, seize filiales tricolores ne déclarent aucun salarié ! « Pas même BNP Paribas qui indique pourtant posséder deux banques qui relèvent de la banque de détail », c’est-à-dire censées offrir des services bancaires de base.

Mais pourquoi aiment-elles tant ces territoires ? Les taux d’imposition sur les bénéfices y sont beaucoup plus bas qu’en France. Il y est même possible de négocier sa charge fiscale avec les autorités locales. Résultat, selon les ONG, en Irlande, dans un pays où le taux officiel d’impôt est à 12,5 %, la Société générale ne paie rien. Autre avantage local, les règles du jeu bancaire sont plus souples : « L’opacité qui règne dans les paradis fiscaux peut permettre aux banques de contourner leurs obligations réglementaires et d’y mener des activités spéculatives. »

La réponse des banques. Paradis fiscal ? « Attention aux définitions », martèlent les établissements. BNP Paribas, comme les autres, se réfère aux deux listes officielles établies en la matière, « celle élaborée par l’OCDE et celle publiée par la France ». A ce titre, le Luxembourg (voir ci-contre) n’est plus sur la liste des pays non conformes de l’OCDE depuis… fin 2015. « Nous refusons de travailler avec les pays non coopératifs et nous dénonçons toutes les transactions suspectes à Tracfin », renchérit-on au Crédit mutuel-CIC.

Le Parisien.fr

Publié dans:SOCIAL |on 16 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Loi travail……………………………………(14/03/2016)

Loi Travail : ce qui est réglé… et ce qui coince encore

C. G. | 14 Mars 2016, 00h00 | MAJ : 14 Mars 2016, 07h18

RÉAGIR

30
Fustigé par les jeunes, le travail des apprentis de moins de 18 ans jusqu'à 10 heures par jour et 40 heures par semaine passe à la trappe.
Fustigé par les jeunes, le travail des apprentis de moins de 18 ans jusqu’à 10 heures par jour et 40 heures par semaine passe à la trappe. LP/ Anna SOLE

Changement cosmétique ou véritable refonte de la loi Travail ? Les tractations continuaient hier soir pour trouver l’étroite ligne de crête qui doit permettre à Manuel Valls, sans offenser le Medef et en accédant aux demandes de la CFDT, de présenter cet après-midi une réforme du Code du travail « acceptable » socialement.

Ce matin, les téléphones devaient encore sonner entre Matignon, l’Elysée, les QG syndicaux et patronaux, et le PS… Quels sont les changements intervenus entre l’avant-projet de loi révélé dans nos colonnes le 17 février et la future version du texte ?

Les points abandonnés

Le plafonnement obligatoire des indemnités prud’homales dues en cas de licenciement abusif est retiré. Le barème rendu « obligatoire » dans la première version du projet de loi redevient un « référentiel indicatif ». Autrement dit, le juge des prud’hommes restera libre de fixer les montants au-delà du barème selon le préjudice subi. Soufflée par Bercy, la mesure figurait dans la loi Macron avant d’être retoquée cet été par le Conseil constitutionnel. « Il y a eu des négociations secrètes avec la CFDT. Depuis la semaine dernière, Laurent Berger sait que la mesure va être abandonnée », assure une source proche de Matignon. Des émissaires ont été envoyés la semaine dernière par le gouvernement auprès de plusieurs grands patrons et représentants patronaux pour faire passer la pilule. « Ce n’est pas un vrai sujet, contrairement à ce qu’on dit. Seulement une affaire de symbole », avoue un proche des milieux patronaux. Même s’il reconnaît que dans les rangs du syndicat des dirigeants des petites et moyennes entreprises, la CGPME, et des artisans de l’UPA « cela risque de faire tousser ».

Autre chiffon rouge fustigé par les jeunes, le travail des apprentis de moins de 18 ans jusqu’à 10 heures par jour et 40 heures par semaine passe à la trappe. Selon le projet de loi, il suffisait à l’employeurd’en informer l’inspection et la médecine du travail. Le gouvernement a décidé de rétablir la demande d’autorisation à l’inspection du travail. « Le BTP avait réclamé cette mesure, car la pratique existe déjà largement. Mais l’exécutif a préféré couper court », confie un proche du pouvoir. Idem sur la mesure concernant le système du « forfait-jour » dans les entreprises de moins de 50 salariés pour lesquelles le projet de loi prévoyait de laisser l’employeur en décider seul. Les patrons des start-up la réclamaient, ils devront se contenter des règles actuelles : négocier un accord collectif préalable avec un salarié mandaté par un syndicat.

Les points encore en débat

Restent les arbitrages sur les sujets les plus épineux. Concernant les règles du licenciement économique, la définition de la notion de « difficulté économique », ajoutée à la dernière minute dans l’avant-projet de loi, est dans le collimateur des syndicats et de certains députés PS car jugée trop « souple » à leurs yeux. Grosso modo, trop de facilités pour les licenciements boursiers ! Le gouvernement, qui marche sur des oeufs, a décidé de réécrire cet article et de supprimer les termes : « tout élément de nature à justifier de ses difficultés économiques ». Une expression jugée trop floue et trop permissive par la CFDT et certains députés PS… non frondeurs.

Toujours pas tranché hier soir : le nombre de trimestres à partir desquels on considère que la difficulté économique est telle qu’elle justifie le licenciement. La CFDT demandait de retenir six trimestres contre quatre dans le projet de loi. « Il va y avoir encore des deals cette nuit et demain », confie un proche du PS. Mêmes marchandages encore en vue surle compte personnel d’activité, un dispositif qui regrouperait tous les droits acquis par un salarié au cours de sa carrière. La mesure phare pour la CFDT, encore trop inconséquente à ses yeux. Laurent Berger, le secrétaire national de l’organisation, réclame d’intégrer « une banque du temps pour tous » dans le dispositif, une sorte de compte-épargne de ses droits au congés. Le gouvernement tentait hier soir de convaincre le patronat…

Loi travail..........................................(14/03/2016) dans SOCIAL 5625057_encadr%C3%A9%20loi%20el%20khomri 

 

 

Publié dans:SOCIAL |on 14 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Code du travail……………………………….(06/03/2016)

Loi El-Khomri : Valls promet des «améliorations»

Manuel Valls, qui débute lundi ses entretiens avec les partenaires sociaux, promet des «améliorations» au projet contesté de réforme du code du travail, tout en se disant déterminer à refuser «l’immobilisme».

06 Mars 2016, 06h41 | MAJ : 06 Mars 2016, 09h17

RÉAGIR

36
Le Premier ministre Manuel Valls (ici à l'hôtel Matignon, le 6 janvier dernier) recevra lundi les trois principales centrales syndicales , la CGT, Force ouvrière et la CFDT, pour discuter du projet de loi El Khomri sur le droit du travail, tandis que le Medef sera lui reçu mardi soir.
Le Premier ministre Manuel Valls (ici à l’hôtel Matignon, le 6 janvier dernier) recevra lundi les trois principales centrales syndicales , la CGT, Force ouvrière et la CFDT, pour discuter du projet de loi El Khomri sur le droit du travail, tandis que le Medef sera lui reçu mardi soir.
LP / Olivier Corsan.

Dans un entretien au Journal du DimancheManuel Valls promet des «améliorations» de la loi Travail sur «deux points» contestés : la barémisation des indemnités prud’homales et la définition du licenciement économique.

Le Premier ministre fait ainsi un pas en direction des syndicats alors que la semaine s’annonce tendue pour le gouvernement, qui doit modifier le projet de loi tout en évitant de froisser le patronat. Le passage en Conseil des ministres a été reporté de 15 jours, au 24 mars, pour tenter de trouver un compromis.

«Concernant la barémisation pour les prud’hommes, disposition attendue par les chefs d’entreprise, des adaptations peuvent être possibles sans la remettre en cause. Nous allons en discuter», affirme le Premier ministre au JDD. Les syndicats réformistes (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa) demandent le retrait de l’article sur le plafonnement de ces indemnités lors de licenciements abusifs. Le texte initial prévoit que les dommages et intérêts ne dépassent pas 15 mois de salaire, selon l’ancienneté, alors que la pratique est un mois de salaire par année d’ancienneté.

Concernant le licenciement économique, le texte prévoit que les difficultés économiques de l’entreprise soient caractérisées (baisse du chiffre d’affaires, commandes, pertes d’exploitation). Les réformistes veulent que les juges puissent continuer à «apprécier la réalité des difficultés économiques».

Prêt à des concessions, Manuel Valls se dit toutefois déterminé à refuser «l’immobilisme» et à faire voter le texte par le Parlement «avec les amendements nécessaires». «Il faut bien sûr répondre aux interrogations, aux inquiétudes, et lever les ambiguïtés, et faire évoluer ce qui doit évoluer. Il faut enrichir et compléter cet avant-projet de loi, concède-t-il. Mais ce qui serait terrible, c’est le statu quo».

Interrogé sur un éventuel recours à l’article 49-3 pour faire passer en force le projet de loi porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri, il affirme n’avoir «jamais évoqué» cette idée. «Moi, je veux convaincre les socialistes, les radicaux de gauche, les écologistes d’approuver cette loi mais je veux que la loi recueille aussi l’assentiment de tous ceux qui veulent réformer le pays», affirme Manuel Valls. Il se dit «convaincu» qu’il y a, pour réformer, une majorité «parmi les partenaires sociaux, comme au Parlement».

>>> EN SAVOIR PLUS : CE QUE RECLAMENT LES SYNDICATS <<< 

Une semaine à venir sous tension

Lundi, seront reçues tour à tour à partir de 10 heures à Matignon, la CFTC, FO, la CGT, la CFDT et côté patronal, la CGPME pour des concertations bilatérales, qui vont s’achever mercredi avec l’Unsa, avant une réunion plénière le 14 mars. Les numéros un de ces organisations ont rendez-vous à Matignon avec le Premier ministre, entouré de Myriam El Khomri et Emmanuel Macron (Economie). En parallèle, Manuel Valls devra essayer d’éteindre un deuxième départ de feu mardi soir chez les députés PS, qui ont imposé l’idée d’un séminaire consacré au projet de loi.

Des manifestations et grèves sont prévues dès mercredi, à l’appel d’organisations de jeunesse et certains syndicats de salariés, dont FO et la CGT, contre une réforme qu’ils disent «écrite par le Medef». Sept syndicats réclamant le retrait pur et simple du texte, dont la CGT, FO et Solidaires, ont en outre appelé à manifester et à faire grève le 31 mars contre un projet qui constitue une «régression sociale». La pression n’est pas que dans la rue: la pétition en ligne contre le projet a franchi vendredi le cap du million de signatures, deux semaines après son lancement, une première. Et selon un sondage Odoxa pour «Le Parisien-Aujourd’hui en France», deux Français sur trois s’attendent à une contestation sociale généralisée, tandis qu’une autre enquête affirme que sept Français sur dix sont opposés au projet de loi.

Le Parisien.fr
Publié dans:SOCIAL |on 6 mars, 2016 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »………………(26/01/2016)

Logo Francetv info 07H35
ALERTE INFO
DIRECT. Grève des taxis : suivez notre direct pour connaître les difficultés de traficQue ce soit sur les routes, dans les écoles ou dans les airs, attendez-vous à une journée perturbée. Plusieurs mouvements de grève sont lancés par les chauffeurs de taxis, les contrôleurs aériens et la fonction publique, mardi 26 janvier. A Paris, l’accès à l’A1 par le périphérique intérieur est bloqué à 7H30, au niveau de la porte de la Chapelle, alors que plusieurs cortèges de manifestants ralentissent l’A12, l’A13 et l’A4 en direction de la capitale. L’accès à la Porte Maillot est fermé dans les deux sens.
Publié dans:SOCIAL |on 26 janvier, 2016 |Pas de commentaires »

Flash (francetvinfo)……………………………..(17/15/2015)

Logo Francetv info 12H58
ALERTE INFO
Tiers payant généralisé, paquet neutre : le Parlement a adopté définitivement le projet de loi santéLe projet de loi santé, proposé par Marisol Touraine, a été définitivement adopté, jeudi 17 décembre. Ce texte instaure des mesures telles que le tiers payant généralisé, le paquet de cigarettes neutre, ou encore le droit à l’oubli pour les anciens malades du cancer.
Publié dans:SOCIAL |on 17 décembre, 2015 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »…………………..(26/10/2015)

Logo Francetv info 12h52
Alerte info

Manuel Valls annonce un dispositif pour contraindre les communes à appliquer le quota de 25% de logements sociaux Les préfets pourront se substituer aux maires récalcitrants pour faire appliquer dans leurs communes l’obligation fixée par la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbains) d’avoir 25% de logements sociaux, a annoncé Manuel Valls, lundi 26 octobre.

Publié dans:SOCIAL |on 26 octobre, 2015 |Pas de commentaires »
12345...54

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente