Archive pour la catégorie 'SONDAGES'

Attention…sondage…

Municipales. Le sondage LH2-«Libération» place les socialistes en position de force.

DAVID REVAULT D’ALLONNES et PASCAL VIROT

QUOTIDIEN : mardi 19 février 2008

Attention (double) danger ! Certes, les Français, selon notre deuxième sondage sur les municipales réalisé par l’institut LH2 (1), font plus confiance au PS qu’à la droite, pour gérer au mieux leur commune. Mais, u ne victoire imposante des socialistes au scrutin de mars et c’est le risque d’entonner un Tout va très bien madame la Marquise! empêchant toute réflexion de fond sur le devenir du parti (lire page ci-contre). Le second écueil, c’est celui d’une «municipalisation» du PS, tel que l’étude de LH2 le laisse entrevoir. Un danger que François Hollande avait diagnostiqué dès le 10 février dans le JDD: «Nous refusons vigoureusement l’idée d’une cohabitation d’un nouveau genre : à gauche les responsabilités locales, à droite celle du pays.»

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Euphorie. De fait, les sondés considèrent à 31 % que la gauche est la mieux placée pour «améliorer vraiment les choses» dans leur ville alors que la droite ne recueille que 22 %. En revanche, sur le plan national, ils ne font guère la différence : 26 % pensent que la gauche de gouvernement peut améliorer les choses, et 25 % jugent que la droite est la mieux à même de le faire. En résumé : exactement ce que réfute Hollande. «L’un des risques majeurs pour la gauche, écrit ainsi François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2, serait que d’éventuelles victoires aux municipales […] (apparaissent) comme la consécration d’une image « localiste » de la gauche, sans bénéfice pour la crédibilité de cette dernière au plan national.»

Le sentiment d’une majorité d’électeurs que la gauche est plus compétente en matière locale devrait réjouir les socialistes. D’autant que les Français sont de plus en plus à se déterminer par rapport aux enjeux locaux (87 % contre 79 % en janvier) et non en fonction d’enjeux nationaux (12 % contre 20 % il y a cinq semaines).

Pourtant, certains, au PS, s’inquiètent de cette victoire annoncée. Et tentent de rafraîchir les ardeurs de leurs camarades qui se voient déjà trôner, qui à la tête d’une mairie, qui au sommet d’un conseil général. «On se calme!» a ainsi récemment lancé, devant le secrétariat national du PS, le député fabiusien Claude Bartolone au vu d’une batterie de sondages donnant entre autres, Toulouse prise, Strasbourg reconquise, Metz penchant à gauche. Et même Marseille prenable… Autant de perspectives inespérées il y a encore quelques semaines. Un cadre du parti résume: «Quelques sondages ont suffi à générer l’euphorie. Quand tu vois qu’au second tour, on ferait 60 % à Grenoble, 56 % à Lyon et 50 % à Strasbourg, tout le monde s’emballe.» Et ce vieux routier de la compétition électorale d’en rappeler un des fondamentaux: «Une campagne, il faut y aller comme challenger. Si tu pars avec l’idée que tu as gagné, tu as perdu…»

Horizon. Encore difficilement audible, en proie à un flagrant déficit d’autorité, prêt à retomber dans ses querelles de leadership et d’orientation dès le soir du second tour, le PS se trouve pourtant dans la paradoxale situation d’être en mesure de l’emporter le 16 mars. Toutes tendances confondues, les ténors socialistes s’accordent: «Les remontées sont assez bonnes», estime l’eurodéputé Benoît Hamon. «Chaque jour qui passe va affermir les pronostics en faveur de la gauche, veut croire Pierre Moscovici. La droite a le choix entre une défaite et une Berezina.»

François Hollande a lui-même fixé l’horizon électoral à l’issue du deuxième tour: un solde positif d’une trentaine de villes. «L’objectif est raisonnable, estime Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal. Je ne vois pas ce que peut faire Sarkozy, dans le délai qui lui reste, pour inverser la tendance. Notre succès sera encore plus fort que prévu.» Et les dirigeants socialistes de se prendre à rêver à la prise, entre autres, de Caen, Saint-Brieuc, Quimper, Montauban, Rouen, Chartres, Orly, Bourges, Millau ou Tarbes. Reste que certains, un œil dans le rétro, calment le jeu. «Nous n’avons aucun intérêt à nous exprimer sur le nombre de villes gagnables», met en garde Claude Bartolone, qui rappelle «qu’en février 2001, la cote de popularité de Jospin était à 60 %. Et qu’on avait tout de même pris une raclée. Tous les ministres candidats dans les grandes villes avaient perdu…» Une défaite à l’époque maquillée par les conquêtes de Paris, Lyon et Dijon.

Poupe. Il y a aussi un autre point sur lequel les socialistes se retrouvent, que contredit en partie notre sondage: «Ces perspectives sont moins dues à nos propres qualités qu’aux fautes de l’adversaire», estime Benoît Hamon. Gaëtan Gorce, député de la Nièvre, insiste: «Les électeurs saisissent ce qui est à disposition, comme en 2004, pour taper sur l’UMP, mais n’adhèrent pas pour autant aux thèses du PS.» Entre les déconvenues sur le pouvoir d’achat et le rapport Attali, mes mises en scène conjugales et affaire Martinon, c’est presque malgré lui que le PS aurait le vent électoral en poupe. Jean-Marie Le Guen, député de Paris: «Ce n’est pas le PS qui va gagner les élections. C’est la droite qui va les perdre.» Reste à savoir dans quelles proportions.

(1) Réalisé par téléphone les 15 et 16 février auprès d’un échantillon représentatif de 1 003 personnes selon la méthode des quotas.

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Publié dans:SONDAGES |on 19 février, 2008 |Pas de commentaires »

Dégringolade…..encore…..

Reuters

lundi 11 février 2008, mis à jour à 17:04

Sarkozy perd 10 points à 39%, Fillon progresse, selon Ipsos

Reuters

La cote de popularité de Nicolas Sarkozy perd dix points, à 39%, dans le baromètre de février Ipsos pour Le Point.

Au total, 58% des personnes interrogées disent avoir un jugement « plutôt défavorable » ou « très défavorable » sur l’action du chef de l’Etat, soit une hausse de neuf points depuis le mois de janvier.

La chute la plus importante se mesure parmi les sympathisants centristes (onze points, de 46% à 35%) mais elle est également très forte (dix points) dans les rangs des sympathisants de l’UMP, même si Nicolas Sarkozy jouit toujours auprès d’eux de 81% d’opinions favorables.

En revanche, François Fillon repasse au-dessus de la barre des 50%, à 52% d’opinions favorables, une hausse de sept points en un mois. La proportion de personnes jugeant défavorablement l’action du Premier ministre baisse de 46% à 40%.

Le sondage a été réalisé les 8 et 9 février par téléphone auprès d’un échantillon de 944 personnes.

Laure Bretton

Publié dans:SONDAGES |on 11 février, 2008 |Pas de commentaires »

Sondage…… »Bling Bling » à la ramasse….

Marié ce week-end avec Carla Bruni, le Président enregistre une chute de treize points dans notre sondage LH2.

ALAIN AUFFRAY

QUOTIDIEN : lundi 4 février 2008

Le chaud. Le froid. L’intimité du bonheur. L’exposition de la déconvenue. Un mariage, samedi, avec Carla Bruni. Un divorce hier, avec les Français. Et à l’arrivée, un week-end politique décisif où tout s’emmêle, vie privée et cote d’amour publique. Avec d’un côté, le premier chef de l’Etat ayant divorcé en cours de mandat qui se marie quelques semaines plus tard avec une chanteuse et ex-mannequin. De l’autre, la confirmation par l’institut LH2, dans une enquête réalisée pour Libération, d’une chute extraordinaire de la cote de confiance du Président : seulement 41% des Français avaient de lui, ce week-end, une opinion positive, contre 54 % au début du mois de janvier.

 

Choc de défiance. Pour François Miquet-Marty, directeur des études à l’institut LH2, cette défection massive n’a qu’un précédent, celui de Jacques Chirac en 1996. A l’époque, les Français étaient déçus par celui qui avait promis de combattre la «fracture sociale». Aujourd’hui, le fiasco du «choc de confiance» annoncé par Sarkozy provoque en retour un véritable «choc de défiance» qui, à cinq semaines des municipales, provoque la panique chez les candidats de l’UMP.

«Sentiment d’imposture». Selon l’enquête de LH2, le discrédit touche toutes les catégories sociales et toutes les générations. Il concerne à la fois la politique économique et le style du chef de l’Etat : 84 % des Français sont insatisfaits des résultats de la politique sur le pouvoir d’achat, 76 % contestent l’affichage de sa vie privée. François Miquet-Marty constate que les «désenchantements constatés» finissent par donner «le sentiment d’une imposture». La formule est assassine. Mais elle rend bien compte de ce que constatent, sur les marchés, les élus et les militants en campagne. Sentiment que confirme la large victoire de la gauche hier à Chartres (Eure-et-Loir) lors d’une législative partielle face au député-maire UMP sortant (lire page 13).

Il n’y a d’ailleurs plus que les proches du Président qui contestent la réalité de cette désillusion généralisée. Yves Jego, porte-parole de l’UMP et candidat à sa propre succession à Montereau (Seine-et-Marne), soutient que le débat sur le «style Sarkozy» est une construction médiatique. Et il espère que le mariage aura aussi pour effet d’éteindre enfin «la passion journalistique pour le sujet». C’est aussi l’espoir de l’Elysée, où l’on s’est contenté samedi d’un communiqué confirmant un mariage «dans la plus stricte intimité».

Mais chez les candidats de la majorité présidentielle qui ne veulent pas entendre parler de politisation de l’élection, le mot d’ordre est bien : «Cachez ce Sarkozy que je ne saurais voir, ma campagne est purement locale.» Y compris chez les ministres comme Xavier Darcos, Laurent Wauquiez ou Luc Chatel, engagés dans des batailles périlleuses. Dans ces conditions, l’initiative du ministre chargé des Relations avec le Parlement, Roger Karouchi, ne devrait connaître qu’un succès d’estime. Il a diffusé à usage des candidats, un pense-bête rappelant toutes les réformes votées depuis juin.

Claude Goasguen, député UMP de Paris (et assuré de sa réélection dans le XVIe arrondissement) est l’un des rares à reconnaître clairement des «remontées difficiles, notamment dans les grandes villes». Il en a profité pour contester violemment l’ouverture aux «vieilles momies» du mitterrandisme : Lang, Védrine, Attali ou Rocard.

Les ailes des dissidents. Cet embarras manifeste des têtes de liste UMP donne même des ailes aux représentants de la droite non-sarkozystes. Des dissidents, engagés dans des combats plutôt symboliques se prennent à espérer. Dans les fiefs de droite comme Boulogne, Neuilly et les arrondissements de l’ouest parisien (VIIe, XVe et XVIe), ils se donnent de bonnes chances d’empêcher l’élection dès le premier tour des champions de l’UMP. Pour les plomber, leurs adversaires insistent sur leur proximité avec Sarkozy : à Reims, Renaud Dutreil est qualifié de «candidat bling-bling»; à Angers, la gauche souligne que Christophe Béchu avait ouvert le premier meeting de la présidentielle.

L’un des rares candidats à proclamer sa proximité avec le chef de l’Etat était hier le maire du VIIIe arrondissement François Lebel, candidat à sa propre succession contre Pierre Lellouche, investi par l’UMP. Lebel a multiplié les interviews sur le mariage qu’il a célébré samedi matin. Il raconte même que le marié lui a souhaité «bonne chance pour les municipales». L’Elysée dément…

L

Publié dans:SONDAGES |on 4 février, 2008 |Pas de commentaires »

Sondage…..

Sondage : un vote local avant tout

Pour 79 % des électeurs, priorité aux enjeux municipaux, même si le bulletin-sanction séduit.

PASCAL VIROT

QUOTIDIEN : lundi 14 janvier 2008

Nicolas Sarkozy, comme la gauche, d’ailleurs, est visiblement en décalage avec les attentes des Français. Selon notre sondage LH2 (1), le premier d’une série de trois sur les municipales de mars, les électeurs n’accordent qu’une dimension locale à ce scrutin. Et n’en font pas un test national, comme, et le chef de l’Etat et l’opposition voudraient le lui conférer, dix mois après la présidentielle.

Le diagnostic est sans ambiguïté: 79 % des personnes interrogées iront voter en pensant d’abord aux enjeux municipaux. Même à gauche, ils sont 76 % à adopter une telle démarche. Cette volonté de «dénationaliser» le scrutin s’observe aussi dans les réponses apportées aux questions portant sur les motivations du vote. C’est d’abord le programme du candidat (49 %), le bilan du sortant (26 %) ou la personnalité des candidats (14 %) qui seront déterminants, bien avant l’étiquette politique (9 %). Même à gauche, les électeurs (58 %) se prononceront en fonction des propositions mises sur la table, plutôt qu’en raison de l’appartenance partisane des candidats (11 %).

Quitus. Toujours dans cette optique locale, les personnes interrogées ne considèrent pas qu’un ministre battu doive démissionner (52 %). Seule une (petite) majorité à gauche, 49 % contre 47 %, juge qu’un ministre défait doit être un ministre démis.

Dans ces conditions, les électeurs n’attendent pas de Nicolas Sarkozy qu’il s’implique dans la campagne (72 %). Par la vigueur de leur réponse, ils semblent même lui déconseiller de s’investir et de tenter de vouloir chercher un quitus à sa politique dans ces élections. C’est en tout cas ce que réclament 81 % des sympathisants de gauche alors que 31 % de ceux de droite souhaitent que le président de la République monte davantage au créneau.

Stratégies. Néanmoins, deux éléments viennent (légèrement) altérer la vision exclusivement locale du scrutin. D’une part, pour une petite majorité (37 %), le bulletin de vote servira d’abord à sanctionner le bilan de l’exécutif (alors que 33 % apporteront leur soutien à Nicolas Sarkozy). C’est particulièrement vrai chez les agriculteurs parmi lesquels 52 % voudront adresser un avertissement au Président, chez les employés et ouvriers (44 %) et bien sûr chez les électeurs de gauche (69 %).

D’autre part, les Français ne veulent guère se déjuger d’un scrutin à l’autre: ils seront 63 % à voter pour la même tendance politique qu’à la présidentielle. C’est-à-dire en fonction d’une vision nationale. «De la part des personnalités politiques qui les engagent, les débats […] à venir sont nourris par leurs propres stratégies», relève François Miquet-marty, directeur des études politiques de LH2. Et ce à l’inverse des électeurs. Ce qui «complexifiera», selon lui, la lecture des résultats de mars.

(1) Réalisé les 11 et 12 janvier par téléphone, auprès de 1 002 personnes.

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Publié dans:SONDAGES |on 14 janvier, 2008 |Pas de commentaires »
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