Archive pour la catégorie 'TERRORISME'

La lettre de Laurent Joffrin…………………(20/04/2018)

Libération 20 avril 2018
Laurent Joffrin
La lettre politique
de Laurent Joffrin

L’échec terroriste

La violence fait les gros titres, la fin de la violence rarement. Néanmoins, les dirigeants de l’ETA, l’organisation terroriste basque, viennent non seulement de renoncer définitivement à l’action armée, mais ils se sont aussi lancés dans une contrition spectaculaire. «Nous sommes conscients que dans cette longue période de lutte armée, nous avons provoqué beaucoup de douleur et beaucoup de dommages qui n’ont pas de solution, ont-ils déclaré jeudi. Nous voulons montrer du respect aux morts, aux blessés et aux victimes qu’ont provoqué les actions d’ETA.[…] Nous le regrettons vraiment.» Cette déclaration, qui désavoue quarante années d’actions violentes et proclame que quelque 800 personnes ont été tuées pour rien par l’ETA, sera l’objet d’articles discrets. Et pourtant… En exprimant leur repentance pour les souffrances qu’ils ont causées en vain, les étarras consacrent une des grandes leçons de l’histoire contemporaine, qui vaut aussi pour les conflits en cours : le terrorisme aboutit, la plupart du temps, à un échec lamentable.

Née sous le franquisme et créditée pour cela d’un certain prestige, l’ETA a continué la lutte armée dans l’Espagne démocratique. Malgré sa détermination et sa longévité, elle n’a abouti à rien ou presque. Ce sont les partis légaux qui ont négocié des lois d’autonomie avec Madrid. Les attentats terroristes de cette période ont en général raidi le gouvernement légal. Aujourd’hui, l’organisation, démoralisée et dispersée, négocie en panique un meilleur traitement pour ses prisonniers en échange de sa reddition et de sa contrition. L’indépendance basque reste un espoir lointain, si tant est qu’elle soit atteignable.

Il a été de même pour la plupart des tentatives terroristes depuis deux siècles. Blanqui, théoricien de l’action violente minoritaire, a passé sa vie en prison et ce sont les mouvements de masse qu’il méprisait qui ont fait progresser sa cause. Le terrorisme russe a assassiné le tsar Alexandre II, pourtant réformateur, provoquant un retour en arrière du régime russe. Les anarchistes de Ravachol n’ont réussi qu’à durcir la répression à l’encontre du mouvement ouvrier. Dans l’époque moderne, les activistes de l’IRA ont fini par déposer les armes sans avoir obtenu le rattachement de l’Ulster à l’Irlande. La Fraction armée rouge a été détruite en Allemagne sans avoir fait progresser en rien la lutte contre le capitalisme, idem pour les terroristes italiens qui ont braqué contre eux l’immense majorité du peuple italien, partis de gauche au premier chef. Ce fut a fortiori le cas pour la pathétique équipée groupusculaire d’Action directe. Les terroristes palestiniens n’ont rien obtenu pour leur peuple ; ils ont surtout provoqué la montée en puissance de la droite israélienne qui colonise et réprime de manière encore plus raide. Même genre de résultat pour les Farc de Colombie, le FLNC corse, et une myriade de groupes violents à travers le monde, qui tuent des innocents pour rien, avant de constater l’inanité de leur propre stratégie. L’échec de l’ETA, confessé par ses propres dirigeants, n’est pas une surprise mais une officialisation.

En sera-t-il de même pour le terrorisme islamiste ? On peut raisonnablement le penser. Depuis quarante ans, les groupes islamistes ont été écrasés en Afghanistan (avant de renaître) en Algérie et en Egypte. L’Etat islamique, toujours dangereux, a néanmoins été chassé des terres où il avait constitué une enclave. La puissance morale et militaire de l’Occident, ou celle des Etats musulmans autoritaires, n’a en rien été entamée. Le combat continue : l’hydre renaît sans cesse et l’épreuve sera celle d’une génération ou deux. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que l’expérience historique ne plaide pas pour une victoire terroriste. Dans dix ans, vingt ans, ou plus, d’anciens djihadistes repentis viendront peut-être raconter, avec force regrets, la folle entreprise dans laquelle ils auront brûlé leur jeunesse… Les autres seront morts ou en fuite.

Laurent Joffrin
Publié dans:TERRORISME |on 20 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Bouche bée………………….(10/04/2018)

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Une clé USB avec les noms de plus de 2 000 fonctionnaires de police retrouvée chez une jeune femme radicalisée entendue dans l’enquête sur l’attentat de Magnanville
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Publié dans:TERRORISME |on 10 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Que justice soit (bien) faite………………..(05/04/2018)

Justice

Terrorisme : début du procès de la «filière de Lunel»

Par Chloé Pilorget-Rezzouk — 5 avril 2018 à 07:10
Le quartier de l'Abrivado à Lunel, dont sont originaires beaucoup de candidats au jihad.
Le quartier de l’Abrivado à Lunel, dont sont originaires beaucoup de candidats au jihad. Photo Pascal Guyot. AFP

Cinq hommes comparaissent jusqu’au 11 avril devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont soupçonnés d’avoir appartenu à la «filière» de cette commune de l’Hérault funestement connue pour les départs de ses jeunes en Syrie.

  • Terrorisme : début du procès de la «filière de Lunel»

Une filière «particulièrement dangereuse et organisée», avait décrété Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur. Trois semaines à peine après les attaques terroristes de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, le 27 janvier 2015, les policiers du Raid et les gendarmes du GIGN effectuaient une descente au cœur de la petite ville de Lunel (Hérault) et de deux communes environnantes. Orchestré par la DGSI, le coup de filet se soldait par l’arrestation de cinq hommes, dont deux fraîchement rentrés de Syrie. Aujourd’hui âgés de 29 à 47 ans, ils comparaissent à partir du 5 avril devant le tribunal correctionnel de Paris, pour «association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes». Deux d’entre eux seront aussi jugés pour «financement d’une entreprise terroriste» dans ce dossier dit de la «filière» jihadiste de Lunel.

S’ils ne seront que cinq sur le banc des prévenus, ils sont une vingtaine de jeunes Lunellois – femmes et enfants compris – à être partis, entre l’automne 2013 et décembre 2014, rejoindre les rangs de l’Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie. Les morts successives, à partir de l’automne 2014, de huit d’entre eux, avaient jeté Lunel et ses 25 000 habitants sous les projecteurs. Politiques et médias s’étaient rués vers cette commune camarguaise, classée zone de sécurité prioritaire depuis 2012 et bientôt désignée «capitale du jihad», «laboratoire miniature du jihad made in France» ou encore comme l’un des 100 «Molenbeek français».

Parmi les cinq prévenus, seuls Adil B. et Ali A. ont fait le voyage jusqu’en zone irako-syrienne. Malgré les données téléphoniques et électroniques récoltées, le second a nié devant les enquêteurs s’y être rendu, tandis que le premier a invoqué des raisons humanitaires. Hamza M., Jawad S. et Saad B. n’ont, eux, jamais quitté Lunel, où le taux de chômage qui avoisine les 20% est l’un des plus importants du département.

Une bande de copains

Tous ou presque se connaissent depuis l’adolescence, ont fréquenté le même collège ou le même lycée. La bande de copains – et de frères – se rend régulièrement à la mosquée locale El-Baraka, un temps sous le feu des critiques après que son gérant a refusé de condamner le départ de certains jeunes. Mais c’est en marge du lieu de culte que ces Lunellois développent et consolident leur relation dans le cadre d’un «groupe de prière».

Jawad S., 34 ans, est d’ailleurs soupçonné d’avoir organisé des «assises» religieuses durant lesquelles il aurait incité au départ. Selon Adil B., Jawad abordait lors de ces discussions des thèmes comme «l’invisible, les anges, Dieu, le paradis, l’enfer». Trois jeunes Lunellois morts en Syrie, dont Houssem et Karim, les frères de Hamza M. et Saad B., y ont assisté. Devant les enquêteurs, le jeune homme au parcours professionnel chaotique a réfuté cette accusation, assurant être contre le jihad armé, et affirmant avoir été pris dans une «mascarade», après une période éprouvante post-divorce.

Le conflit syrien nourrira pourtant en continu les discussions du groupe qui avait ses habitudes au snack le Bahut, tenu par Karim B., alias «le Chinois», qui sera l’un des premiers à partir. Ensemble, les jeunes hommes regardent sur Internet des photos et vidéos de propagande jihadiste, les partagent entre eux. Un groupe qui, selon l’instruction, «a créé les conditions d’une émulation jihadiste collective», sans pour autant «constituer en soi une filière». À l’époque, une sorte de surenchère régnait dans la ville pour «se faire mousser», arguera l’un des prévenus auprès des enquêteurs, décrivant «une ambiance un peu jihad». C’était «à celui qui en montre le plus, celui qui ne parle que de ça».

Hamza M., «personnage central» ?

La vague de départs, qui vaudra à la ville sa sinistre réputation, commence en novembre 2013. Suivront des voyages tout au long de l’année suivante. Pour les enquêteurs, Hamza M., originaire du quartier de l’Abrivado, comme de nombreux Lunellois partis en Syrie, aurait joué un rôle essentiel auprès des nombreux candidats au jihad. Qualifié de «personnage central», il est soupçonné d’avoir été le plus actif au sein de la cellule lunelloise en devenant le principal «relais» entre la bourgade camarguaise et le Levant.

C’est d’ailleurs par son biais que l’arrivée sur place de Karim B. – pionnier lunellois sur le front irako-syrien et mort dans des combats en décembre 2014 – aurait pu être assurée dans de bonnes conditions. Hamza connaissait bien Karim et son frère Saad, qu’il côtoyait au Bahut. Lorsque Karim se retrouve, en novembre 2013, à la frontière turco-syrienne, Hamza remue ainsi ses contacts pour organiser son accueil et lui permettre d’intégrer une «katiba» (unité de combattants). Il passe notamment par un Albanais du nom de Johan Juncaj, proche de l’un des principaux recruteurs français, Mourad Farès, aujourd’hui incarcéré depuis son retour de Syrie, en septembre 2014.

Sur place, les premiers Lunellois établis, dont Karim, vont faciliter autant qu’ils peuvent l’arrivée de nouveaux compagnons, en mobilisant leurs relations ou en demandant, par exemple, à leurs proches de récolter de l’argent et du matériel. Ce pionnier sollicite ainsi l’aide de son frère Saad B., aujourd’hui accusé de lui avoir transmis 190 euros et d’avoir envoyé sa femme à l’aéroport de Marseille pour qu’elle puisse le rejoindre.

Crises de panique

Comme l’attestent des écoutes téléphoniques, Hamza M. est quant à lui resté en contact, toujours depuis Lunel, avec des Français présents dans la zone irako-syrienne. Le jeune homme – qui a perdu ses frères cadets (Houssem, 23 ans, et Sabri, 19 ans), officiellement dans un bombardement en octobre 2014 imputé à l’armée de Bachar al-Assad – est notamment effrayé à l’idée que ses copains lunellois s’affrontent au sein de brigades ennemies.

Au printemps 2014, bien informé, il renseigne ainsi Karim sur une potentielle offensive de l’Etat islamique, auprès duquel s’engageront ensuite les Lunellois, sur la katiba «Jaych Mohamed». C’est dans cette même brigade qu’Adil B., lui aussi parmi les premiers à partir, passe quelques semaines où il reste assigné aux tâches ménagères et à la cuisine à cause de fortes crises de panique. Avant de rentrer rapidement, en janvier 2014. Décrit par son entourage comme «influençable», il dira aux policiers être habité par un «djinn» et être parti en Syrie pour des raisons humanitaires.

Devant les enquêteurs, Hamza M. a reconnu être resté en lien avec des Lunellois, mais a réfuté toute activité de recruteur. Dans une ville rongée par le racisme, scindée en deux entre les «Pescalunes» – Lunellois de naissance – et les autres, le Lunellois d’origine tunisienne a aussi expliqué s’être enfermé dans un repli communautaire, après deux ans de chômage et un parcours professionnel chaotique : «J’ai fait un BTS compta, et à l’issue de ce BTS, tous les Français « de souche » ont trouvé un taf et les deux seuls Arabes de la classe, on n’a pas trouvé de travail.»

Il a notamment été décrit aux enquêteurs comme «le plus religieux de tous» par l’ex président de la mosquée El-Baraka. Placé sur écoute, Hamza flambait en décembre 2014, en pleine conversation avec son copain Adil B.: «Lunel, c’est la ville française la mieux représentée au sein de l’Etat islamique». Le procès se tiendra jusqu’au 11 avril.

Chloé Pilorget-Rezzouk

Liberation.fr
Publié dans:TERRORISME |on 5 avril, 2018 |Pas de commentaires »

Pour ou contre ? (29/03/2018)

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Interdiction du salafisme, expulsion des étrangers fichés S… Une large majorité de Français favorables à des mesures d’exception contre le terrorisme
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Publié dans:SONDAGES, TERRORISME |on 29 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Terrorisme…………………………..(29/03/2018)

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Isère : un homme suspecté d’avoir foncé sur des militaires en voiture a été interpellé à Grenoble. Suivez notre direct
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Publié dans:TERRORISME |on 29 mars, 2018 |Pas de commentaires »

L’assassin type…………………….(29/03/2018)

Âge, sexe, origines sociales, scolarité, parcours professionnel… Une étude de l’Ifri dresse le profil type du jihadiste français

Dans une étude, dévoilée mercredi par franceinfo, un chercheur de l’Ifri a examiné les profils et les parcours de 137 personnes condamnées en France pour des faits de terrorisme.

 
FRANCEINFO

Un jeune homme de 26 ans, né dans un quartier défavorisé, sans diplôme et connu pour des faits de délinquance, voici le portrait-robot du jihadiste français ou condamné en France, qui ressort d’une étude, dévoilée mercredi 28 mars par franceinfo.

L’étude a été menée par Marc Hecker, directeur des publications de l’Institut français des relations internationales (Ifri) et enseignant à Sciences Po. Il s’est penché sur les jugements de 137 personnes majeures condamnées en France dans des affaires de jihadisme entre 2004 et 2017.

Un profil type

L’auteur fait remarquer qu’« à partir de la mi-2016, le discours sur l’absence de ‘profil type’ a commencé à être battu en brèche », notamment en raison des caractéristiques communes de plusieurs terroristes impliqués dans les attentats sur le sol français.

Sexe et âge. Il ressort de cet échantillon que ces radicalisés sont âgés de 26 ans en moyenne (au moment de leur mise en examen) et que ce sont des hommes dans la plupart des cas. On compte en effet 131 hommes et six femmes.

Parcours social. Les individus examinés ont un parcours social difficile : dans 90% des cas, ces jihadistes sont nés dans des familles nombreuses ou très nombreuses, et fréquemment disloquées, note l’auteur. 40% sont issus de quartiers défavorisés. Marc Hecker a pu collecter des données sur le niveau d’étude de 68 personnes : près de la moitié (32) n’a aucun diplôme. Par ailleurs, les situations de chômage (36%) et d’emplois précaires (22%) sont majoritaires. Enfin, plus de la moitié (57%) sont en couple.

 

Parcours judiciaire. 40% des individus étudiés avaient déjà été condamnés au moins une fois pour des faits de violences, vols, escroqueries, trafic de stupéfiants ou délits routiers. Les autres avaient un casier judiciaire vierge, mais 12% avaient déjà été signalés aux services de police.

Nationalité et religion. 69% des cas examinés sont des Français et 22% des binationaux. L’étude indique que 59% des personnes ont des parents originaires du Maghreb. Par ailleurs, on compte 74% de musulmans de naissance et un quart (26%) de convertis à l’islam.

Le processus de radicalisation

Un processus de longue durée. L’étude - qui n’a pu s’appuyer ici que sur les données concernant 39 individus - révèle que la radicalisation relève davantage du cheminement relativement long que du basculement instantané. Ainsi, pour 30% des cas, le processus a duré quelques années.

 

Une dynamique de groupe. L’étude n’a relevé, dans son échantillon, aucun cas de « loup solitaire ». Elle dépeint plutôt des hommes souvent guidés par une dynamique de groupe, via une fratrie ou des amis qui se connaissent parfois depuis les bancs de l’école. Et internet seul, selon l’étude, ne suffit pas à la radicalisation : il permet surtout les rencontres, la communication et la préparation d’actions.

Un faible niveau de connaissances religieuses. L’enquête montre des jeunes gens qui étaient plus instruits religieusement dans la première décennie des années 2000 que ces dernières années, même si « dans les groupes plus récents, il arrive qu’un individu se distingue par ses connaissances religieuse », note l’auteur.

La réponse judiciaire

L’étude souligne enfin un durcissement de la réponse judiciaire. Pour certains délits ou crimes à caractère terroriste, les sanctions prévues dans le Code pénal ont été alourdies. En effet, la moyenne des peines de prison ferme est passé de 4 ans en 2014, à 6 ans et demi en 2016 et à 10 ans en 2017.

 

L’auteur fait aussi remarquer qu’« il arrive de plus en plus souvent que les personnes ayant rejoint une organisation jihadiste en Syrie soient poursuivies non pas pour association de malfaiteurs terroriste correctionnelle, mais pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Elles sont alors jugées par une cour d’assises spécialement composées de magistrats professionnels ».

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Publié dans:TERRORISME |on 29 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Comment a t on pu lui accorder la nationalité fraçaise?(24/03/2018)

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Attaques dans l’Aude : des notes évoquant l’organisation Etat islamique ont été retrouvées au domicile du terroriste. Suivez notre direct
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Publié dans:TERRORISME |on 24 mars, 2018 |Pas de commentaires »

RIP colonnel………………….(24/03/2018)

« Mort pour la patrie » : le gendarme Arnaud Beltrame, héros de l’attaque de Trèbes, a succombé à ses blessures

"Mort pour la patrie" : le gendarme Arnaud Beltrame, héros de l'attaque de Trèbes, a succombé à ses blessures
Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame ( Photo diffusée par le ministre de l’Intérieur sur Twitter)

« Il mérite l’admiration de la nation tout entière », a réagi le président de la République.

Par L’Obs

Publié le 24 mars 2018 à 07h47

« Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame nous a quittés. Mort pour la patrie. » Par ces quelques mots, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a annoncé cette nuit, sur Twitter, la mort du gendarme qui s’était proposé comme otage auprès du djihadiste auteur des attaques dans l’Aude. Le lieutenant-colonel est mort des suites de ses blessures. Il était âgé de 45 ans.

« Jamais la France n’oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice. Le coeur lourd, j’adresse le soutien du pays tout entier à sa famille, ses proches et ses compagnons de la @Gendarmerie de l’Aude », a ajouté le ministre.Arnaud Beltrame est »tombé en héros » et mérite le « respect et admiration de la nation tout entière », a pour sa part réagi Emmanuel Macron.

Blessé par balle et au couteau

Le gendarme a payé de sa vie l’héroïsme dont il a fait preuve pendant la prise d’otages réalisée par Redouane Lakdim à Trèbes, près de Carcassonne. Alors que l’assaillant venait d’abattre deux personnes dans le supermarché, « au péril de sa vie », il « a fait le choix de prendre la place des otages retenus à l’intérieur du supermarché », avait expliqué le procureur de la République de Paris François Molins lors d’une conférence de presse vendredi. Lorsqu’il se rend dans le Super U, le terroriste avait déjà abattu deux personnes, un salarié et une cliente.

Le gendarme « avait laissé son téléphone ouvert sur la table (…) et c’est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu » et a abattu l’auteur de l’attaque, qui se réclamait du groupe djihadiste Etat islamique, avait auparavant détaillé à la presse le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Il a été blessé par balle à deux reprises et a reçu plusieurs coups de couteau par l’assaillant, selon une source proche de l’enquête. Son décès porte le bilan des attentats à quatre morts et quinze blessés.

 

 

RIP colonnel......................(24/03/2018) dans TERRORISME 16473635Arnaud Beltrame en mars 2013, dans « Ouest France » (AP/SIPA)

« Un frère d’arme »

« Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort au service de la nation, à laquelle il avait déjà tant apporté », a aussi souligné Emmanuel Macron.Ce Breton, marié, sans enfant, est décoré de l’ordre national du Mérite. Il est sorti major de sa promotion de l’Ecole militaire de Saint-Cyr Coëtquidan en 1999. Il est également major, en 2001, de l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale. Ses camarades le décrivent comme « un gars solide ». « Un potentiel sportif énorme », se souvient l’un d’eux, joint par « Le Parisien/ Aujourd’hui en France » avant l’annonce du décès, « c’est un homme psychologiquement fiable, svelte, grand et sec, un vrai sportif. » « C’est un frère et un frère d’arme aussi ».

D’abord officier dans l’armée de terre au 8e Régiment d’artillerie de Commercy (Meuse), il rejoint la gendarmerie en 2002, d’abord au au groupement blindé de gendarmerie mobile de Satory (Yvelines), selon « Le Parisien ». L’Elysée indique qu’il a été « chuteur opérationnel » (parachutiste des forces spéciales) en Irak en 2005 où il fut décoré de la croix de la valeur militaire avec citation à l’ordre de la brigade en 2007. Commandant de compagnie au sein de la Garde Républicaine, « il assure pendant quatre ans la sécurité du palais de l’Elysée ».

Nommé officier adjoint au commandement du groupement de gendarmerie de l’Aude en 2017, Arnaud Beltrame a été commandant de la compagnie d’Avranches (Manche) jusqu’en 2014, avant de devenir conseiller auprès du secrétaire général du ministère de l’Écologie. Il a accédé au rang de lieutenant-colonel en 2016.

Fait prémonitoire, en décembre 2017, il avait participé à un exercice simulant une tuerie de masse dans un supermarché de la région, selon le quotidien régional « La Dépêche du Midi ».

B.L. avec AFP

Publié dans:TERRORISME |on 24 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Flash……………………………(09/03/2018)

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Enquête sur les attentats du 13-Novembre : Salah Abdeslam s’est exprimé pour la première fois devant un juge d’instruction
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Publié dans:TERRORISME |on 9 mars, 2018 |Pas de commentaires »

Un de plus……………………………(23/02/2018)

Radicalisation: comment Édouard Philippe peut éviter le fiasco de ses prédécesseurs

Le premier ministre présente ce vendredi son plan de lutte contre la radicalisation.

Un de plus.................................(23/02/2018) dans TERRORISME

Charles Platiau / Reuters
Edouard Philippe à l’Elysée le 17 janvier 2018.

RADICALISATION – On sait qu’Edouard Philippe, en déplacement dans le Nord de la France, présentera ce vendredi 23 février à la mi-journée son « plan national de prévention » contre la radicalisation. On sait que ça devrait concerner les prisons, l’éducation et la jeunesse.

On sait que c’est un « ensemble de mesures » qui doit être annoncé dans le cadre d’un Comité Interministériel de la Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation. Pour le reste, rien. Matignon ménage le suspense.

Il faut dire que, jusqu’à présent, les initiatives gouvernementales en la matière ont toutes tourné au « fiasco », pour reprendre l’expression de la sénatrice EELV Esther Benbassa, auteure de plusieurs rapports sur le sujet.

L’exemple le plus probant est sans doute le centre de déradicalisation de Pontourny en Indre-et-Loire. Inauguré en grandes pompes par Manuel Valls en septembre 2016, malgré la grogne des riverains, il a fermé moins d’un an plus tard pour un coût total de 2,5 millions d’euros.

L’un des pensionnaires avait même été arrêté par la DGSI alors qu’il s’apprêtait à s’enfuir pour la Syrie. Autant dire que le premier ministre s’attaque à un dossier autant complexe que sujet à polémiques. Voici quelques pistes qui pourraient lui permettre d’éviter les écueils de ses prédécesseurs.

Éviter la com’ pour la com’

La première tentation lorsqu’on est aux responsabilités, c’est de faire table rase du passé et annoncer tout un tas de nouvelles mesures que la presse se fera un plaisir d’énumérer. C’est ce que Nathalie Goulet, sénatrice UDI auteure d’un rapport sur ce thème, appelle « l’effet d’annonce ». « La première erreur serait de tomber dans cet exercice de communication. C’est à dire, annoncer des mesures qui flatteront l’oreille, mais dont on ne sait rien, qui ne donneront pas de résultats et qu’on oubliera dans trois mois », prévient l’élue de l’Orne.

Même son de cloche du côté d’Esther Benbassa. « Si ses annonces consistent à faire grossir le mille-feuille, ajouter des nouvelles couches de mesures, ça ne servira pas à grand chose », abonde l’écologiste, qui ajoute: « Il faut aborder cette question sous le seul angle technique, or, jusqu’à présent, l’erreur a été de la politiser. On pourrait d’ailleurs faire le même reproche à la loi asile ».

Se doter d’un cahier des charges

Conséquence des annonces en l’air, « l’absence de cahiers des charges », note Esther Benbassa. « En France on n’évalue pas, on annonce, on annonce, mais on ne dit pas comment et avec qui les chantiers lancés seront contrôlés », poursuit l’élue parisienne.

« Ce qu’il faut faire, c’est se prononcer sur le ‘comment’: qui? Quels moyens? Quels dispositifs préfectoraux? Associe-t-on les hôpitaux? S’inspire-t-on de ce qui se fait à l’étranger? Quel suivi? Quel calendrier? Etc. Il doit annoncer un ‘package’ qui permette d’évaluer les actions qui seront menées. S’il ne le fait pas, ce sera pareil que sous Manuel Valls ou Jean-Marc Ayrault », ajoute Nathalie Goulet, citant en contre-exemple l’opacité qui a régné au moment où l’Etat se contentait d’abreuver de subventions des associations aux résultats plus que contestables.

Des raisons d’espérer?

Alors, est-ce que les mesures du « nouveau monde » éviteront les pièges de l’ancien? Les deux sénatrices, qui n’ont pas été consultées malgré leurs importants travaux sur le sujet, en doutent. « J’ai été auditionnée par la ministre de la Justice au moment où la question devenait brûlante dans les prisons. Pas cette fois-ci », fait remarquer Esther Benbassa.

« On ne sait pas ce qu’il en est, ni si les expériences probantes à l’étranger, comme en Arabie saoudite, ont inspiré certaines mesures », pointe Nathalie Goulet.

Quoi qu’il en soit, le premier ministre a exprimé sa volonté de nourrir une réflexion de haut niveau. Devant les auditeurs de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale (IHEDN) la semaine dernière, Edouard Philippe a indiqué vouloir associer les chercheurs à lutte contre la radicalisation.

« Nous allons mobiliser le monde universitaire, en créant des formations dédiées à ce domaine. Comprendre est un préalable indispensable à l’action; ce sera aussi la mission du Conseil scientifique en charge de la recherche sur les processus de radicalisation. Il sera piloté par l’INHESJ (Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice) et nous l’installerons au printemps », a-t-il promis.

 Le HuffPost

 

 

Publié dans:TERRORISME |on 23 février, 2018 |Pas de commentaires »
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