Archive pour la catégorie 'TERRORISME'

En Syrie……………………………….(21/01/2018)

Un homme ayant prêté allégeance à l’Etat islamique et soupçonné de préparer un attentat mis en examen à Paris

Selon des sources proches de l’enquête et judiciaire, cet homme de 33 ans avait prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) dans une vidéo.

Un policier à Paris, en décembre 2017. 
Un policier à Paris, en décembre 2017.  (LUC NOBOUT / MAXPPP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 20/01/2018 | 21:11
publié le 20/01/2018 | 20:45

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Il avait prêté allégeance, dans une vidéo, au groupe jihadiste Etat islamique (EI). Un homme de 33 ans, soupçonné de préparer un attentat, a été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » par un juge antiterroriste à Paris, samedi 20 janvier. Il a été placé en détention provisoire, selon des sources proches de l’enquête et judiciaire.

Inconnu des services, l’homme a été interpellé mardi dans la région de Nîmes (Gard), par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Des produits pouvant servir à confectionner des explosifs ont été retrouvés, mais aucune cible précise n’a été identifiée, ont précisé ces sources.

Un engin « potentiellement explosif » retrouvé

Selon « les premiers éléments de l’enquête », l’homme  »nourrissait le projet d’un passage à l’acte violent », a cependant ajouté une source judiciaire. « L’enquête a débuté par une veille de la DGSI sur les réseaux sociaux où les policiers ont détecté la volonté d’acquisition d’une arme par un homme habitant la région de Nîmes et qui tenait des propos islamistes », a expliqué une source proche de l’enquête.

Au cours des perquisitions, des « produits pouvant servir à la confection d’explosifs, un engin potentiellement explosif (un tube rempli de poudre) et un système de mise à feu ont été saisis », selon cette même source. « Différentes poudres, mais en quantité peu importante et qui sont en cours d’analyse, ainsi qu’une mèche, ont été retrouvées », a affirmé une autre source proche du dossier, selon laquelle « il n’est pas encore sûr que ça pouvait exploser ».

Plusieurs vidéos, tournées entre l’été et la fin de l’année, ont également été retrouvées. Dans l’une d’entre elles, le suspect prêtait allégeance au chef de l’EI, Abou Bakr Al-Baghdadi, avec le drapeau noir de l’organisation jihadiste en fond. « Il les a réalisées et diffusées seul, évoquant un projet de passage à l’acte », selon une des sources.

Publié dans:TERRORISME |on 21 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Qu’ils y restent………………………….(17/01/2018)

Logo Francetv info 09h05
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Des familles de jihadistes capturés en Syrie portent plainte contre les autorités françaises pour détention arbitraire et demandent leur rapatriementDes avocats de femmes et d’enfants de jihadistes français récemment capturés par les forces kurdes en Syrie ont annoncé, mercredi 17 janvier, le dépôt d’une plainte contre les autorités françaises pour « détention arbitraire » et « abus d’autorité ». « Le Kurdistan syrien n’ayant aucune existence légale et ne disposant par là même d’aucune institution souveraine, ces femmes et ces enfants sont tous détenus sans droit ni titre », affirment ces avocats dans un communiqué. Le gouvernement français a indiqué qu’il souhaitait que ces personnes soient jugées sur place par « les autorités locales » si les conditions le permettent.
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Publié dans:TERRORISME |on 17 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Terrorisme……………………………(16/01/2018)

Logo Francetv info 14h16
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Au deuxième jour de la mobilisation nationale des gardiens de prison, deux nouvelles agressions signalées à Mont-de-Marsan et Tarascon. Suivez notre directLa colère des gardiens de prison est ravivée, au deuxième jour de leur mobilisation nationale, déclenchée par l’agression commise contre trois surveillants par un détenu islamiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), jeudi. Une surveillante a été agressée à Tarascon (Bouches-du-Rhône), mardi 16 janvier. Et sept de ses collègues l’ont été à Mont-de-Marsan (Landes), lundi 15 janvier.o Tarascon. Un détenu a agressé mardi matin une surveillante de la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône), selon les informations de franceinfo, confirmant celle de l’AFP. Le prisonnier a donné un coup de poing au visage de la gardienne. L’homme, incarcéré pour vol, est suivi « au titre de la radicalisation » pour des troubles psychiatriques. Il a été placé au quartier disciplinaire.
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Terrorisme………………………..(15/01/2018)

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« Blocage » dans les prisons : le directeur du site de Vendin-le-Vieil demande à quitter son poste, après l’agression de trois surveillants. Suivez notre directLes syndicats ont appelé à un « blocage total » des prisons lundi 15 janvier dès 6 heures du matin pour réclamer plus de sécurité après l’agression à la prison de Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais. Trois gardiens ont été blessés à l’arme blanche par l’islamiste allemand Christian Ganczarski. Le directeur du site de Vendin-le-Vieil a demandé à l’administration pénitentiaire à quitter son poste. C’est l’une des revendications des syndicats.
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Publié dans:TERRORISME |on 15 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Sans commentaire……………(11/01/2018)

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Pas-de-Calais : au moins trois surveillants agressés par un détenu condamné pour terrorismeUn détenu allemand incarcéré pour son implication dans l’attentat de Djerba (Tunisie) en 2002 a agressé au moins trois surveillants, jeudi 11 janvier, à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), selon des sources syndicales contactées par franceinfo, confirmant une information du Parisien. L’un d’entre eux a été hospitalisé pour une plaie au cuir chevelu. Les faits sont survenus alors que Christian Ganczarski sortait de sa cellule pour un appel à la cabine téléphonique.
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Publié dans:TERRORISME |on 11 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Terrorisme……………………………(07/01/2018)

Djihadisme : « Les aumôniers musulmans jouent un rôle fondamental dans les prisons »

Djihadisme : "Les aumôniers musulmans jouent un rôle fondamental dans les prisons"
A Tal Afar, à l’ouest de Mossoul le 26 août 2017. ((AHMAD AL-RUBAYE / AFP))

« Le djihadisme est un phénomène systémique qui va durer », selon la spécialiste Myriam Benraad qui invite à repenser durablement les dispositifs de prise en charge des djihadistes en France.

Le « califat » autoproclamé par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), qui s’étendait sur de larges pans de territoire à cheval sur la Syrie et l’Irak, n’existe plus que sur quelques villes de faible importance d’une rive à l’autre de l’Euphrate et du Tigre. De Raqqa, fief syrien de l’EI, il ne reste que des ruines. La mosquée Al-Nouri de Mossoul où le leader de l’EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait fait sa seule apparition publique en 2014 a été en partie détruite.

Mais l’EI, quasiment vaincu militairement, fera encore parler de lui en 2018, sans aucun doute. Emmanuel Macron, dans un entretien au quotidien « El Mundo » paru fin 2017, l’a rappelé : « La défaite de Daech ne signifie pas la fin de la menace terroriste, qui est durable. »

Si l’EI a perdu son territoire, il lui reste des combattants dans le monde et surtout, son idéologie est devenue suffisamment puissante pour s’affranchir d’une organisation structurée. Une idéologie qui est au centre du dernier ouvrage de la spécialiste Myriam Benraad, professeur en sciences politiques et en études de sécurité à l’université de Leyde (Pays-Bas), « Jihad : des origines religieuses à l’idéologie » (Editions Le Cavalier Bleu). Interview.

Terrorisme.................................(07/01/2018) dans TERRORISME 16380411

Vous faites le constat que depuis plusieurs années, et surtout depuis les attentats du 11-Septembre, le mot « djihad » est omniprésent dans le débat public mais a été banalisé et dévoyé. En perdant ce sens originel, on aurait aussi perdu la compréhension du phénomène djihadiste…

J’ai essayé de montrer comment s’est construite l’idéologie djihadiste à partir de sources religieuses qu’on ne peut pas nier. L’idée était de faire la distinction entre ce qui est du ressort du religieux et de l’idéologie. Nous sommes dans une forme de confusion délétère qui aboutit à la criminalisation de l’islam et des musulmans, alors que les djihadistes ne sont qu’une composante, extrêmement violente et dangereuse, très minoritaire dans le champ de l’islam politique. Cela a créé des effets de polarisation très inquiétants qui ont des conséquences sur notre société et qui, par ailleurs, participent du narratif djihadiste.

Les djihadistes utilisent le mot « djihad », on ne peut pas leur nier l’usage du terme. Mais il est important de comprendre l’instrumentalisation et les modalités d’usage qu’en font ces militants radicaux.

Comprendre comment se construit l’idéologie djihadiste est-il d’autant plus important que se pose aujourd’hui la question des retours de djihadistes ?

Le « tout judiciaire » ne sera pas la solution. D’autant que la prison est un incubateur de la radicalisation. Les personnes ultraradicalisées deviendront des chefs en prison et useront de leur influence. On ne peut pas incarcérer sans dispositif de prise en charge interne. Et celle-ci doit intervenir au niveau du religieux, par l’intermédiaire des aumôniers musulmans. Ils ont un rôle fondamental, crédible, légitime, sont impliqués sur cette question depuis une dizaine d’années et obtiennent des résultats.

Une fois passée la première étape du carcéral, il faut penser l’après. Je ne crois pas au désembrigadement seul. Il faut un suivi, une méthode, des personnes compétentes qui prennent en charge ces gens et qui puissent dialoguer avec eux. Aux Pays-Bas par exemple, il y a un processus de réintégration sociale suivi par les autorités. Les anciens djihadistes ne sont pas lâchés dans la nature, il y a une assistance religieuse, un dialogue engagé avec eux. On n’est pas dans la stigmatisation.

Les pistes de réflexion sur la manière dont cela peut être géré devraient être lancées en amont. Or, pour le moment, on n’a pas encore réfléchi collectivement aux dispositifs qu’il faut mettre en place si jamais la France décide de les rapatrier.

Les dispositifs spécifiques de déradicalisation ont cependant montré leur limite…

On ne peut pas jeter comme on l’a fait ces derniers mois tout ce qui a été fait dans le domaine de la « déradicalisation », car on se retrouve à nu aujourd’hui. Les ratés ont été la conséquence d’une précipitation sans planification réelle, et du fait qu’on a attendu de certaines personnalités des résultats qui n’étaient pas réalistes. C’était devenu un enjeu de pouvoir pour obtenir des financements.

Mais cela ne veut pas dire qu’il faut tout laisser tomber. Il faut relancer ces dispositifs et développer une stratégie de long terme car le djihadisme est un phénomène systémique, qui va durer.

Quels acteurs vous paraissent essentiels à ces dispositifs ?

Je pense qu’il faut développer davantage la prise en charge religieuse. Les djihadistes sont très attachés à cet aspect. Je parlais des aumôniers, mais on peut également s’interroger sur ce qu’on peut faire au niveau de l’islam de France. Que ce soit dans la sphère sociale, dans les quartiers, dans les mosquées, il faut faire en sorte que ces gens puissent avoir d’autres lieux de socialisation religieuse qu’internet.

L’adhésion à une forme d’islam radical rend le passage à la violence plus probable. Ce qui radicalise, c’est une vision du monde, une idéologie structurée qui prétend offrir des réponses et qui touche divers profils. Il faut des personnes, des individus considérés comme légitimes car suffisamment charismatiques pour les aider à renoncer à la lutte armée. Il faut se placer plus en amont pour travailler sur l’idéologie.

Plusieurs victoires militaires sur l’EI en Irak et en Syrie ont été proclamées fin 2017. Y a-t-il chez les combattants djihadistes la volonté de récréer le « califat » perdu ?

Depuis la perte de ces territoires, le discours djihadiste est le suivant : « nous avons réussi à créer un ‘califat’ » qui a trouvé une matérialisation entre la Syrie et l’Irak. Ils se disent qu’ils ont réussi là où aucune autre faction djihadiste n’avait réussi auparavant. Aujourd’hui, il y a donc la nostalgie d’un califat djihadiste perdu qu’il faut restituer. Leur propagande, même si elle a diminué, recycle des images du passé. Pour les djihadistes, les pertes militaires ne sont qu’une épreuve majeure à traverser. Ils n’ont pas dit leur dernier mot et n’abandonneront pas le combat.

Autre chose : la revanche est un autre sentiment mobilisateur pour l’EI. Ils ont toujours utilisé la vengeance comme un moteur clé de leur propagande. Ils veulent venger les leurs, leurs pertes, l’humiliation… Ce ressort émotionnel de revanche est prédominant.

 

 

Mais peuvent-ils concrètement recréer ce « califat » ?

Ce sera très difficile. D’une part, parce que la campagne militaire a été extrême et très violente. Raqqa a été rasée à 70% et Mossoul a été détruite à 30%. D’autre part, les populations civiles ne veulent plus des djihadistes, même celles qui les soutenaient au départ. Elles sont déplacées et luttent pour leur survie. Elles veulent des choses simples : la sécurité, l’eau, l’électricité et retrouver un semblant de normalité. Ce ras-le-bol fait qu’un ancrage de l’EI dans cet environnement va être compliqué.

Cela dit, l’EI peut être défait mais l’idéologie n’a pas disparu. Depuis la fatwa d’Oussama Ben Laden de 1998 qui appelle au djihad global contre l’Amérique et ses alliés, le phénomène n’a cessé de croître malgré tous les efforts déployés pour le contrer. D’autant que les djihadistes ont laissé des enfants qui continuent parfois de les admirer. S’ils grandissent dans un champ de ruines et que leurs libérateurs n’ont rien à leur proposer, on peut craindre que le pire ne se reproduise.

Propos recueillis par Sarah Diffalah

Publié dans:TERRORISME |on 7 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Bonne question…………………….(05/01/2018)

Décryptage

Jihadistes : L’exécutif a-t-il atteint son point de non-retour ?

Par Luc Mathieu , Willy Le Devin et Laure Bretton — 4 janvier 2018 à 20:56
Juxtaposition d’images de propagande sur des photos prises en France extraite de la série «Jihad», avril 2015

Le porte-parole du gouvernement a affirmé jeudi que les Français incarcérés en Irak ou en Syrie, où ont été fomentés les attentats du 13 Novembre, pouvaient être jugés sur place, si un procès équitable leur était garanti. Ce qui contredit la doctrine de leur retour en France «au cas par cas» énoncée par le président Macron.

Que faire des jihadistes français détenus en Irak et en Syrie ? Faut-il qu’ils soient jugés là-bas ? Ou ici, en France ? Faut-il ne rapatrier que les femmes et les enfants et laisser les hommes ? Le gouvernement français n’a pas de réponse précise. Emmanuel Macron estimait en novembre que le traitement devait se faire «au cas par cas». Jeudi, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, affirmait, lui, sur BFMTV que les jihadistes françaises arrêtées au Kurdistan syrien pourraient y être jugées si «les institutions judiciaires sont en capacité d’assurer un procès équitable», oubliant que le Kurdistan n’est pas un Etat mais une région aux frontières contestées. Une position en phase avec celle du patron de LR, Laurent Wauquiez (lire page 18). Arrêtée début décembre, Emilie König, figure française de l’Etat islamique (EI), a demandé via son avocat à être jugée en France.

Combien sont-ils et où sont-ils ?

Selon un chiffre recoupé au plus haut niveau de l’Etat, une trentaine de ressortissants français sont actuellement incarcérés en zone irako-syrienne. La moitié sont des femmes, souvent accompagnées d’un ou de plusieurs enfants. Ces détenus encombrants se trouvent très majoritairement sur le sol syrien, aux mains des Kurdes. Par effet mécanique, le chiffre devrait augmenter ces prochains jours, à mesure de l’amenuisement du territoire contrôlé par l’EI. Selon une source sécuritaire, aucun ponte français de l’organisation terroriste ne figure parmi les personnes arrêtées. Craint au départ, le spectre d’un retour massif des jihadistes dans l’Hexagone n’a pour l’instant pas lieu. Sur l’ensemble de l’année 2017, à peine une douzaine de Français (hommes et femmes confondus) sont rentrés. «Les informations que nous avons montrent plutôt leur détermination à rester dans la région», assure une source du renseignement. Qui poursuit : «Nous pensons que de nombreux combattants sont morts, notamment à Mossoul. Sur ce point, nous sommes en attente d’authentifications. Nous sommes également très attentifs à la possibilité qu’ils rejoignent, via la Turquie notamment, d’autres terres de jihad, comme l’Egypte, le Yémen, l’Afghanistan ou l’Asie du Sud-Est. Même si nous n’y avons pour l’instant détecté aucun Français, la Malaisie par exemple nous inquiète beaucoup.»

Quelle attitude adopte la France ?

Relevant à la fois de critères diplomatiques et politiques, la doctrine officielle de Paris sur le retour des jihadistes français demeure trouble. «Le sujet est tellement « touchy » que tout le monde fait l’autruche» côté administration, confirme un ancien de l’Elysée. «On avait défini un principe de réalité : ceux qui ont fait le choix de rejoindre l’EI devaient en assumer toutes les conséquences, que ce soit mourir victime d’un tir de la coalition ou croupir dans des geôles peu recommandables», corrobore un ex du ministère de l’Intérieur. Aujourd’hui, le Quai d’Orsay (où le dossier est aux mains du conseiller spécial Jean-Claude Mallet) pilote l’organisation ministérielle avec la Justice et l’Intérieur. Au gré des arrestations ou des demandes de rapatriement, les dossiers sont évoqués en Conseil de défense, présidé par le chef de l’Etat. Jusqu’ici, la France étudiait donc «au cas par cas» les profils des candidats au retour. Pour certains, dont les avocats William Bourdon et Vincent Brengarth (lire ci-contre), cette philosophie a vécu puisque le porte-parole du gouvernement a expliqué jeudi matin qu’il fallait juger les Françaises épouses de combattants sur le lieu de leur arrestation. La partition de Benjamin Griveaux contenait cependant un sérieux bémol : cela serait envisageable seulement «si un procès équitable» leur est assuré, soit un véritable casse-tête au Kurdistan syrien. En Irak, en revanche, «les autorités de Bagdad sont légitimes pour juger les combattants français de Daech», décrypte une source diplomatique. Leurs enfants, eux, peuvent être rapatriés sur la base d’une protection humanitaire. La plupart du temps, ils sont récupérés par les équipes de la Croix-Rouge internationale. Ensuite, à leur arrivée dans l’Hexagone, c’est à l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ou à des membres de leurs familles (grands-parents, oncles, tantes) qu’ils sont confiés.

Quelle justice pour les jihadistes en Irak et en Syrie ?

Elle est loin des standards français. En Irak, aussi bien les tribunaux dépendants du gouvernement central de Bagdad comme ceux de la région autonome du Kurdistan, rendent une «justice biaisée» concernant les jihadistes, affirme Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié en décembre. Les manquements se retrouvent à tous les niveaux : depuis l’identification formelle des suspects, dont certains restent emprisonnés à tort durant des mois, les conditions de détention, souvent inhumaines, jusqu’à l’acte d’accusation et au procès. Alors que la loi irakienne prévoit que les détenus soient présentés dans les vingt-quatre heures devant un juge et qu’ils aient un avocat, ces droits sont ignorés, relève HRW. Plusieurs suspects ont affirmé avoir été torturés pour livrer des aveux. Ceux-ci sont ensuite utilisés comme uniques preuves lors de procès expéditifs auxquels les victimes de l’EI ne peuvent assister. Les juges ne font en outre pas de différence entre un combattant qui a participé à des crimes contre l’humanité et un employé d’hôpital dans une ville contrôlée par l’Etat islamique.

Les Français détenus au Kurdistan syrien ne risquent pas, eux, la peine de mort. Les autorités du Rojava, la région kurde du Nord-Est, l’ont abolie dans leur code pénal adapté de celui en vigueur en Syrie. «Nous respectons les conventions internationales et nos institutions peuvent mener des procès équitables. La question des jihadistes français sera réglée avec la France, qui est notre alliée. L’essentiel est que ces terroristes soient jugés, par nous ou par des tribunaux de l’Hexagone», affirme le représentant du Rojava en France, Khaled Issa. Pour autant, la région kurde n’est pas un Etat. C’est un territoire, formé de trois cantons, qui s’est peu à peu autonomisé depuis 2011 et le soulèvement syrien. Il est dominé par le PYD (Parti de l’union démocratique), déclinaison syrienne du PKK turc et sa branche armée, le YPG. «Il n’y a pas de véritable système judiciaire au Rojava. Même si tel ou tel groupe prétend être en mesure de mener des procès, il ne représente pas un Etat signataire des traités internationaux. Les institutions ne sont pas en place», explique la conseillère pour Amnesty International Donatella Rovera. «En réalité, les autorités kurdes ne veulent pas juger les jihadistes français, elles n’ont pas les structures adéquates. Elles préféreraient que la France les récupère, mais d’une manière officielle, qui ferait du Rojava un interlocuteur reconnu», note un chercheur spécialiste de la région.

La France doit-elle rapatrier ses jihadistes ?

Au strict plan procédural, les juges antiterroristes français attendent bien évidemment l’exécution de leurs mandats d’arrêt. Les parties civiles, elles, espèrent que d’éventuels commanditaires d’attentats – notamment ceux du 13 Novembre – restés en Syrie puissent comparaître un jour aux procès (lire ci-contre). Ensuite, c’est à nouveau la zone grise. En fonction des activités, du grade et du temps passé au sein de l’EI, la valeur des prisonniers varie pour la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Concernant Emilie König ou Thomas Barnouin, proche des frères Clain, on imagine sans peine l’appétit de la DGSI pour de longs interrogatoires. Pour les gros bonnets, les services pourraient donc enjoindre la diplomatie à travailler afin de les ramener dans l’Hexagone. D’un point de vue moral, enfin, de nombreux avocats estiment que la France honorerait ses valeurs démocratiques en ne laissant pas ses ressortissants – quand bien même jihadistes – aux mains de pays comme l’Irak, appliquant la peine capitale. Faut-il rappeler que depuis des années, le Quai d’Orsay s’active pour éviter le même traitement à Serge Atlaoui, condamné à mort pour trafic de drogue en Indonésie ?

Liberation.fr

Publié dans:TERRORISME |on 5 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Qu’en pensez-vous ? (04/01/2018)

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Le gouvernement veut que les jihadistes françaises arrêtées au Kurdistan syrien soient « jugées là-bas » si leurs droits sont respectésLes femmes jihadistes françaises arrêtées dans le « Kurdistan syrien » seront « jugées là-bas », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, jeudi 4 janvier sur RMC et BFMTV. Mais à une condition : que les institutions judiciaires locales soient « en capacité d’assurer un procès équitable » avec des « droits de la défense respectés ». Mercredi, deux Françaises jihadistes, dont Emilie König, ont demandé à être rapatriées en France pour être jugées.
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Publié dans:TERRORISME |on 4 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Gardez-la………………….(02/01/2018)

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La jihadiste française Emilie König arrêtée en Syrie par les forces kurdesLa jihadiste française Emilie König a été arrêtée en Syrie par les forces kurdes, ont indiqué des sources antiterroristes françaises à France 2, mardi 2 janvier, confirmant une information de RMC. Emilie König avait été ajoutée à la liste des « combattants terroristes étrangers » des Etats-Unis en septembre 2015. « C’est une personnalité dans la communauté jihadiste. Elle est très active sur les réseaux sociaux, diffuse la propagande et réalise le recrutement de volontaires », avaient commenté des responsables français de la lutte antiterroriste.
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Publié dans:TERRORISME |on 2 janvier, 2018 |Pas de commentaires »

Envoyer les en Syrie……………………(30/12/2017)

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Deux personnes projetant de commettre des attentats en France arrêtées et mises en examenLes deux suspects, un homme de 21 ans et une femme de 19 ans, ont été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle. Ils étaient en contact avec des membres du groupe Etat islamique.
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Publié dans:TERRORISME |on 30 décembre, 2017 |Pas de commentaires »
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