Archive pour la catégorie 'TERRORISME'

Le renseignement…………………………………………(05/05/2015)

Loi sur le renseignement : les 5 dangers du texte

Boris Manenti

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Publié le 05-05-2015 à 07h30

Le projet de loi sur le renseignement doit être voté ce mardi à l’Assemblée. Rappel des points qui soulèvent des inquiétudes.

Un manifestant contre la loi sur le renseignement, le 13 avril 2015 à Paris. (CITIZENSIDE/ANTHONY DEPERRAZ)Un manifestant contre la loi sur le renseignement, le 13 avril 2015 à Paris. (CITIZENSIDE/ANTHONY DEPERRAZ)

Dernière ligne droite pour le projet de loi sur le renseignement. Le vote solennel du texte est prévu ce mardi 5 mai à l’Assemblée, malgré une mobilisation des opposants, lundi soir au Trocadéro, à Paris.

Que dit le texte ? Au fil des débats, les députés ont fait évoluer le projet de loi. « Il a été considérablement enrichi », estime son rapporteur, Jean-Jacques Urvoas (PS), dans une note envoyée aux députés dont « l’Obs » a eu connaissance. Au total, 260 amendements ont été adoptés. Cela répond en partie aux demandes des adversaires du texte, mais ne lève pas toutes les inquiétudes, loin de là.

Ce que l’Assemblée a modifié :

  • Une commission de contrôle renforcée

Est surtout renforcé « la composition, l’indépendance et les pouvoirs de la [nouvelle] Commission nationale de contrôle des techniques de renseignements » (CNCTR). Celle-ci remplacera l’actuelle Commission nationale des interceptions de sécurité (CNCIS) et, comme réclamé dans « l’Obs » par son actuel président, cette nouvelle instance disposera d’un « accès aux locaux des services, aux dispositifs de traçabilité, aux opérations de transcription, d’une saisine élargie du Conseil d’Etat ». De plus, les renseignements collectés seront bien centralisés par le Groupement interministériel de contrôle (GIC), que « l’Obs » a pu visiter en exclusivité.

  • Des professions moins exposées

Le texte exclut désormais certaines professions de la procédure d’urgence. Pour les magistrats, les avocats, les journalistes et les parlementaires, les écoutes ne peuvent être mises en œuvre que sur autorisation du Premier ministre, après avis de la commission. (Art. L. 821-7)

  • Un statut de lanceur d’alerte

De même, un « statut de lanceur d’alerte a été créé afin d’apporter une protection juridique à tout agent souhaitant révéler des illégalités commises ». N’est en revanche pas précisé si ce statut pourra être étendu à tous ceux qui révèlent des illégalités, à la manière d’Edward Snowden sur la NSA.

  • Les hackers plus fortement sanctionnés

Les députés ont également profité du texte pour renforcer l’arsenal de sanctions contre les hackers. Dans le sillon de la cyberattaque contre TV5 Monde, ils ont décidé de doubler les sanctions pécuniaires pour tout piratage (actuellement puni au maximum de 75.000 euros), voire de les tripler s’il s’agit d’un service de l’Etat.

  • Un fichier des personnes mises en cause pour terrorisme

Le gouvernement a également profité de cette loi pour créer un nouveau fichier (FIJAIT) qui recensera les noms et adresses de toutes les personnes condamnées ou mises en examen pour terrorisme.

Lors de la manifestation contre le projet de loi sur le renseignement, le 13 avril (CITIZENSIDE/BERNARD MÉNIGAULT/AFP)

 

Malgré des améliorations notables du texte, certains points continuent de poser problème.

1 – Le Premier ministre, seul maître à bord

La loi dote les six services de renseignement français de nombreux moyens supplémentaires pour enquêter, et la plupart n’auront plus besoin de l’aval d’un juge. En effet, le Premier ministre se positionne comme seul décisionnaire.

Les autorisations sont délivrées, après avis de la CNCTR, par le Premier ministre », pointe le texte.

Surtout que le Premier ministre pourra passer outre l’avis de la CNCTR, mais devra alors motiver sa décision (et risquer une saisine du Conseil d’Etat). Et tout ceci s’applique, sauf « en cas d’urgence absolue »…

2 – Des données conservées longtemps

Afin de surveiller une personne, le projet de loi prévoit de nombreuses interceptions à distance (e-mails, conversations téléphoniques, SMS…) mais aussi la pose de micros et caméras dans des lieux ou des véhicules. Le texte prévoit que l’ensemble des renseignements ainsi collectés seront détruits au terme de certaines durées :

  • 30 jours pour les correspondances,
  • 90 jours pour les sonorisations, les géolocalisations et les images vidéo,
  • 5 ans pour les données de connexion, aussi appelées métadonnées (qui donnent le détail de qui écrit un e-mail à qui, à quelle heure, etc.).

Et, en cas de cryptage des données, ces délais ne s’appliquent qu’ »à compter de leur déchiffrement ».

3 – Eviter de croiser la route d’un suspect

Le projet de loi prévoit que les mesures de surveillance seront utilisées à la fois pour les suspects, mais aussi pour les « personnes appartenant à [son] entourage » s’il « existe des raisons sérieuses de croire [qu'elles ont] joué un rôle d’intermédiaire, volontaire ou non ». En somme, n’importe qui se trouvant au mauvais endroit, au mauvais moment, et ayant croisé une mauvaise route, pourra être mis sous surveillance.

Lors de la manifestation contre le projet de loi sur le renseignement, le 13 avril (CITIZENSIDE/ANTHONY DEPERRAZ/AFP)

4 – Tous suspects sur internet

Le projet de loi entend mettre à profit les opérateurs internet. Fournisseurs d’accès, moteurs de recherche, réseaux sociaux… Tous pourront fournir « en temps réel » les données techniques de connexion des internautes suspectés de terrorisme. Concrètement, il s’agit de pister une connexion (exprimée par une adresse IP) pour savoir quel site elle a visité, à quelle heure, si elle a envoyé un message Facebook à telle personne, si elle a tapé tel mot clef sur Google…

Le texte souhaite aussi contraindre les opérateurs internet à « mettre en œuvre sur leurs réseaux un dispositif destiné à détecter une menace terroriste sur la base de traitements automatisés ». Concrètement, les services de renseignement installeront une « boîte noire » dotée d’un algorithme qui passera au crible l’ensemble du trafic internet pour détecter automatiquement des internautes soupçonnés d’être des terroristes. A terme, cette boîte noire pourra être mise en place chez les fournisseurs d’accès à internet, mais aussi les Américains Google, Facebook, Apple ou Twitter.

L’ensemble du système surveille l’ensemble des internautes de manière anonyme pour détecter des « signaux faibles ». Et, en cas de suspicion, les opérateurs devront dénoncer la personne correspondant aux enquêteurs.

La CNCTR aura accès « au code source » de cette boîte noire afin de limiter la collecte des données aux seuls terroristes. Du moins, tant qu’un décret n’a pas étendu le champ d’action de ce dispositif qui s’apparente à « une surveillance de masse » inspirée par l’agence de renseignement américaine NSA.

5 – Surveiller les terroristes, mais pas seulement

Finalement, il convient de rappeler que, malgré les présentations du texte par François Hollande ou Manuel Valls, il ne s’agit pas d’une loi anti-terroriste, mais bien d’un texte sur le renseignement. Le projet prévoit sept finalités pour recourir aux diverses techniques de renseignement :

  • l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et la défense nationale,
  • les intérêts majeurs de la politique étrangère et la prévention de toute forme d’ingérence étrangère,
  • les intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France,
  • la prévention du terrorisme,
  • la prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions, des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ou de la reconstitution de groupements dissous,
  • la prévention de la criminalité et de la délinquance organisées,
  • la prévention de la prolifération des armes de destructions massives.

Pour rappel, en 2014, 60% des écoutes administratives visaient la criminalité organisée, 24% le terrorisme, 15% la sécurité nationale (contre-espionnage), 0,6% les groupements dissous, et 0,4% la protection du potentiel scientifique et économique. Depuis l’attaque meurtrière contre « Charlie Hebdo », la part dédiée au terrorisme est montée à 48%.

Boris Manenti

 L’OBS
Publié dans:TERRORISME |on 5 mai, 2015 |Pas de commentaires »

UNe enquête « francetvinfo »………………………………..(04/05/2015)

Lille : une figure de l’extrême droite soupçonnée d’avoir fourni des armes à Coulibaly

Selon « La Voix du Nord », la piste des attentats de Paris est « en bonne voie de confirmation » dans une enquête sur un trafic d’armes à Lille.

Claude Hermant, membre de la mouvance identitaire impliqué dans un trafic d'armes, le 8 octobre 2011 à Lille (Nord).
Claude Hermant, membre de la mouvance identitaire impliqué dans un trafic d’armes, le 8 octobre 2011 à Lille (Nord). (CITIZENSIDE / THIERRY THOREL / AFP)
UNe enquête Par Francetv infoMis à jour le 04/05/2015 | 10:16 , publié le 03/05/2015 | 13:41

Il a été arrêté et écroué en janvier pour trafic d’armes. Mais les ennuis judiciaires de Claude Hermant, une figure de la mouvance identitaire (extrême droite) de Lille (Nord), pourraient prendre une tout autre tournure. La Voix du Nord rapporte dimanche 3 mai que les enquêteurs le soupçonnent d’avoir fourni des armes à Amedy Coulibaly, l’auteur de l’attaque contre l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes en janvier.

« Une piste très sérieuse »

« C’est une piste très sérieuse, en bonne voie de confirmation », explique la source du quotidien régional. Employé d’une friterie, cet ancien mercenaire – il a combattu au Congo, en Angola et en Croatie – remilitarisait depuis quelques années des armes neutralisées d’Europe de l’Est, avant de les revendre. Il travaillait notamment avec un trafiquant de Charleroi (Belgique), où Amedy Coulibaly a acheté ses armes.

Les enquêteurs soupçonnent donc un lien, même indirect, entre les deux affaires. Selon la source de La Voix du Nord, Claude Hermant ignorait sans doute la destination finale de ses armes. « Dans ce genre de trafic, il y a toujours un ou des intermédiaires. Claude Hermant ne connaissait pas forcément la destination finale des armes. Ça montrerait en tout cas la porosité entre certains milieux islamistes et du banditisme », indique une source proche du dossier.

Informateur pour la gendarmerie

Claude Hermant, 51 ans, évolue depuis des années dans les milieux de « barbouzes » et d’extrême droite. Il a été membre de la sécurité du FN dans les années 1990 et s’est fait connaître dans la région en étant l’un des leaders de l’ex-Maison flamande de Lambersart. Ces derniers temps, il travaillait dans une friterie de Lille.

L’affaire se complique un peu plus, car l’ancien barbouze était aussi un informateur de la gendarmerie. Cette dernière ne l’aurait cependant pas missionné pour ces trafics, précise le quotidien local.

Publié dans:TERRORISME |on 4 mai, 2015 |Pas de commentaires »

Terrorisme……………………………………………(23/04/2015)

Financement du terrorisme : le crowdfunding en ligne de mire

Sarah Diffalah

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Publié le 23-04-2015 à 07h01

Le dernier rapport du Sénat sur les réseaux djihadistes pointe le manque de contrôle des plateformes de financement participatif. Ce qui fait bondir les acteurs du secteur.

(Photo d'illustration) Capture d'écran d'une vidéo de propagande publiée le 9 août 2014, montrant des djihadistes de l'Etat islamique près de Mossoul en Irak. (AFP / HO / Welayat Nineveh Media Office=(Photo d’illustration) Capture d’écran d’une vidéo de propagande publiée le 9 août 2014, montrant des djihadistes de l’Etat islamique près de Mossoul en Irak. (AFP / HO / Welayat Nineveh Media Office=

A la lecture du rapport du Sénat sur la lutte contre les réseaux djihadistes, Nicolas Lesur a bondi. Un paragraphe en particulier a retenu l’attention du président du Financement participatif France (FPF), association des professionnels du crowdfunding français. Ilpointe « les risques de financement d’activités terroristes liées à l’activité du financement participatif » :

Cette technique de financement pourrait, dans les années à venir, favoriser des dérives [...] du fait d’un manque de régulation des opérateurs ».

La commission d’enquête recommande donc de revoir le cadre juridique de cette pratique de financement et d’accroître la surveillance des opérateurs.

« De l’irresponsabilité ! »

Pour Nicolas Lesur, ces soupçons sont totalement infondés :

Des sénateurs désignent le crowdfunding comme outil de radicalisation ! C’est de l’irresponsabilité ou de l’incompétence ! »

Il rappelle pour convaincre qu’ »aucun acte terroriste n’a été financé par une plateforme de crowdfunding française ». Et rappelle :

Le financement du terrorisme dans le monde, c’est plusieurs milliards de dollars par an, le crowdfunding en France, c’est 150 millions d’euros. On est loin de créer une machine à laver qui va financer allègrement le djihadisme international ! »

Pourtant, le rapporteur et sénateur PS, Jean-Pierre Sueur, persiste et signe auprès de « L’Obs » :

Nous avons des suspicions très fortes, sans doute des indices de financement de terrorisme par de nombreuses sortes de financement participatif. Il est très facile de détourner le crowdfunding de son objet. »

Alors qu’en est-il vraiment ? Le crowdfunding finance-t-il le djihad, en France ou ailleurs ?

Des campagnes sur Twitter

Vrai qu’aucune affaire de ce genre n’a été signalée en France. Mais vrai aussi que le boom du crowdfunding n’a pas échappé aux réseaux djihadistes. Face à l’arsenal déployé par les services de renseignement du monde entier pour lutter contre son financement, le terrorisme s’est rabattu sur des outils plus discrets, plus difficiles à surveiller par les autorités.

Dans un rapport publié en février 2015, le Gafi (Groupe d’action financière) montre que le financement du terrorisme (mais aussi des conflits armés en tout genre) via les réseaux de communication modernes et l’utilisation de techniques de crowdfunding, a considérablement augmenté au cours de la dernière décennie.

Le Gafi prend pour exemple le département médias de l’Etat islamique (EI), Al Hayat Media center, qui a lancé plusieurs campagnes sur Twitter, baptisées #AllEyesOnISIS, dans le but de recueillir des fonds sur une plateforme dédiée. A la manière des grandes entreprises de crowdfunding, cette plateforme a créé des statuts « or » ou « argent » pour valoriser et récompenser les contributeurs les plus généreux.

Finance-t-on un projet ou une cause ?

Le mélange des genres n’est jamais loin. En 2012, le site spécialisé américain Wired a révélé que la plateforme américaine Kickstarter avait relayé l’appel aux dons de Matthew VanDyke, ancien journaliste américain qui a combattu aux côtés des rebelles libyens, pour financer un film documentaire sur ces opposants au régime de Bachar al-Assad. Le texte de présentation du projet indiquait simplement : « Deux combattants de la liberté de la révolution libyenne rejoignent le soulèvement syrien contre Assad et vont en faire un film. »

Wired s’interrogeait :

Est-ce qu’il s’agit de réunir des fonds pour aider la révolution ou pour aider à la réalisation d’un film sur la révolution. »

Réponse de Matthew VanDyke :

Le but de ce projet est de filmer pour soutenir les rebelles. Nous ne prévoyons pas de participer aux combats. »

« Ils pourraient ne pas planifier de combattre. Mais ils pourraient avoir besoin de se battre si ça devait advenir », pointait le journal qui s’interrogeait encore sur les questions juridiques et politiques que soulevaient un financement de ce type, sur un terrain où des groupes djihadistes comme l’EI ou Jabhat al-Nosra combattent aux côtés des rebelles.

Le projet a été suspendu par Kickstarter après la publication de l’article de Wired.

Terrorisme...................................................(23/04/2015) dans TERRORISME 13910955

 

L’ambiguïté sur la nature des causes financées a été soulignée en octobre 2014 par le directeur adjoint du service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). Lors d’une audition devant le Sénat canadien, il a expliqué le fonctionnement de la collecte de fonds via le crowdfunding de candidats canadiens au djihad, sous le regard visiblement ahuri du sénateur qui l’interrogeait.

Lorsqu’il s’agit de particuliers, ces sommes sont relativement modestes, soit jusqu’à 10.000 dollars [...] Lorsqu’il s’agit d’organisations, vous êtes dans les six chiffres ».

Comment la manoeuvre a-t-elle pu passer inaperçu ?

L’objectif de la récolte de fonds n’est pas nécessairement expliqué. [...] Ils le font parfois sous le couvert d’aide humanitaire par le biais du financement participatif. Alors, ils créent un site web et recueillent des fonds. […] Tant que les fonds ne sont pas utilisés, il est très difficile d’envisager des poursuites uniquement parce qu’il y a eu une collecte de fonds. C’est très bien caché. »

 

Une réglementation renforcée en France

En France, à la différence des Etats-Unis où les plateformes comme Kikstarter, Indiegogo et Gofundme laissent tout partir en ligne, la régulation du crowdfunding impose de fortes contraintes pour les entreprises. La réglementation est identique à celles des établissements bancaires classiques, et les plateformes doivent savoir qui sont les porteurs de projet. L’ordonnance du 30 mai 2014 est venue renforcer la moralisation du secteur.

C’est la raison pour laquelle Arnaud Burgot, directeur général de la plateforme participative Ulule, juge très sévèrement l’alerte lancée par les sénateurs :

Oui, il y a un risque, mais comme dans toute activité financière. Nous sommes soumis, comme tous les établissements financiers, aux obligations de lutte contre le blanchiment et le financement de terrorisme qui s’appliquent sur les transactions bancaires. »

Les obligations sont les suivantes :

  • Les plateformes de crowdfunding n’ont pas le droit de collecter des fonds direct sans avoir un agrément. La plupart des plateformes choisissent de travailler avec un prestataire agréé, banque ou émetteur de monnaie électronique.
  • Pour les virements, elles sont dans l’obligation d’identifier le bénéficiaire :
On ne verse pas d’argent à des personnes que l’on ne connaît pas ! »

Par ailleurs, les plateformes ont de nombreux outils et indicateurs à la disposition pour détecter une transaction anormale : croisement des adresses IP d’où sont effectuées les transactions, des pays d’où sont censées avoir été émises les cartes bleues, analyse des volumes et de la vélocité des sommes déposées. Si un cas semble suspect, un examen complet est effectué. En parallèle, ces contrôles se font aussi au niveau des établissements bancaires affiliés.

Des opérateurs encore trop novices

Chez Tracfin, on admet bien volontiers que le crowdfunding n’est pas une zone de non-droit, contrairement à l’utilisation des bitcoins par exemple. Mais aussi que le risque est réel, tant la croissance du marché ducrowdfunding est exponentielle.

Pour le service de renseignements, des failles existent. Ainsi, les opérateurs des plateformes de financement participatif ne sont pas aussi bien entraînés à une connaissance fine de leur clientèle que les opérateurs financiers classiques. A ce jour, ils n’ont ni les moyens, ni la vigilance, ni la culture en la matière des banques traditionnelles.

Quant au filet de sécurité que constitue la présence de banques adossées aux plateformes, il est considéré chez Tracfin comme insuffisant du fait de sa passivité :

Dans la majeure partie des cas, les établissements bancaires ne sont pas en contact direct avec les clients, ils connaissent moins bien l’origine et le destinataire des fonds, ils vont donc perdre de l’information. »

Eric Vernier, professeur de finance et chercheur à l’Iris, a longtemps travaillé sur les techniques de blanchiment d’argent, souligne, pour sa part, une réglementation encore trop limitée :

A ce stade, il y a une absence évidente de contrôle et de suivi. Une fois la caisse remplie, les virements peuvent arriver n’importe où et aucune règle n’oblige à la réalisation du projet. Il sera d’autant plus difficile de contrôler un flux d’argent, s’il existe un tas d’intermédiaires entre le donateur et le bénéficiaire. »

Tracfin sur le qui-vive

Dans ces conditions, et même si rien ne permet de mesurer l’ampleur du phénomène, le risque est pris très au sérieux. Eric Vernier :

Sur le plan macro-économique, les sommes qui pourraient transiter peuvent paraître dérisoire, mais on sait très bien qu’on n’a pas besoin de milliards pour organiser un attentat. »

C’est précisément ce financement individuel de candidats au djihad qui constitue la principale source d’inquiétudes pour Tracfin. Les collectes de fonds de nature communautaire ou religieuses, qui visent un public spécifique, sont surveillées de près. Tout comme les appels aux dons pour des causes humanitaires.

La tâche est ardue, admet-on chez Tracfin :

La différenciation entre soigner des enfants en Syrie et apporter de l’aide aux combattants djihadistes n’est pas évidente à faire. On ne veut pas remettre en cause la première finalité mais la seconde est problématique. Il y de grande difficultés de contrôlabilité. »

Le contrôle est d’autant plus complexe que le service de renseignement de Bercy tâtonne encore sur les schémas possibles des transactions… C’est un « sujet en cours », assure-t-on au sein de Tracfin :

Notre métier est de savoir quel temps il fera demain, et pour le moment il est difficile de savoir où, quand, et dans quel volume, la pluie va tomber. Disons qu’on n’est pas sous la pluie, mais on commence à voir les nuages et il y a quelques gouttes. »

Démarche éthique

De leur côté, les plateformes participatives les plus connues se sont engagées à poursuivre leurs efforts pour limiter les risques. Nicolas Lesur affirme :

Nous avons tout intérêt à être vigilants, puisqu’il en va aussi de notre réputation. »

L’association professionnelle qu’il préside a créé il y a deux ans « une charte déontologique régulièrement enrichie de bonnes pratiques », qui énonce des règles supplémentaires, « indépendamment de celles auxquelles nous sommes soumis ». Un souci éthique qui a poussé les pouvoirs publics à créer un label « plateforme de financement participatif régulée par les autorités françaises ». Une white list, en quelque sorte, à défaut de pouvoir dresser une black list.

Sarah Diffalah

 dans TERRORISMEL’OBS

Publié dans:TERRORISME |on 23 avril, 2015 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »……………………………(22/04/2015)

 

FranceTV Info
Alerte info Mercredi 22 avril  |  16h10
Attentat déjoué en région parisienne : suivez en direct la conférence de presse du procureur de ParisUn homme accusé d’avoir un projet « imminent » d’« attentat » contre « une ou deux églises » a été arrêté dimanche, à Paris, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, mercredi 22 avril. Cet étudiant en informatique de 24 ans est, par ailleurs, soupçonné d’être impliqué dans le meurtre d’Aurélie Châtelain, professeure de fitness de 32 ans, retrouvée morte dans une voiture, dimanche à Villejuif (Val-de-Marne). Le procureur de Paris, François Molins, donne une conférence de presse pour faire le point sur l’enquête.
Publié dans:TERRORISME |on 22 avril, 2015 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »…………………………………(22/04/2015)

 

FranceTV Info
Alerte info Mercredi 22 avril  |  09h44
Un homme soupçonné de préparer des attentats contre des églises arrêté à ParisUn homme de 24 ans, soupçonné d’avoir planifié un attentat contre « une ou deux églises » a été arrêté dimanche matin, à Paris, annonce le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, mercredi 22 avril. Il est également soupçonné d’être impliqué dans le meurtre d’Aurélie Chatelain, retrouvée morte dimanche matin, à Villejuif (Val-de-Marne).
Publié dans:TERRORISME |on 22 avril, 2015 |Pas de commentaires »

Piratage……………………………………………..(09/04/2015)

TV5Monde piratée par des individus se réclamant de l’Etat islamique

AFP 9 AVRIL 2015 À 07:16
Le site de la chaîne ainsi que ses comptes Twitter et Facebook ont été attaqués.
Le site de la chaîne ainsi que ses comptes Twitter et Facebook ont été attaqués. (Capture d’écran)
À CHAUD

Les pirates ont empêché la chaîne francophone d’émettre et pris le contrôle de son site web et de ses comptes sur les réseaux sociaux.

TV5Monde a été piratée mercredi soir par des individus se réclamant du groupe jihadiste Etat islamique (EI). Ils ont empêché la chaîne francophone d’émettre et pris le contrôle de ses sites internet pendant quelques heures. L’attaque a eu lieu vers 22 heures. Le site internet de TV5Monde restait «en maintenance» jeudi à 7 heures. «On a repris la main sur Facebook et Twitter», a déclaré à l’AFP le directeur de la chaîne, Yves Bigot, peu avant 2 heures jeudi.

Quant aux émissions de la chaîne, «on commence à pouvoir réémettre un programme sur un certain nombre de zones», mais «nos systèmes ont été extrêmement détériorés» par cette attaque «d’une puissance inouïe» et le retour à la normale «va prendre des heures, voire des jours», a-t-il ajouté. Toutes les émissions de TV5Monde ont été coupées entre mercredi 22 heures et jeudi vers 1 heure, la chaîne affichant alors un écran noir.

Vers minuit, Yves Bigot expliquait que «nous ne sommes plus en état d’émettre aucune de nos chaînes. Nos sites et nos réseaux sociaux ne sont plus sous notre contrôle et ils affichent tous des revendications de l’Etat islamique».

Des documents présentés comme des pièces d’identité et des CV de proches de militaires français impliqués dans les opérations contre l’EI ont été postés sur le compte Facebook de TV5Monde par les pirates. «Soldats de France, tenez-vous à l’écart de l’Etat islamique ! Vous avez la chance de sauver vos familles, profitez-en», pouvait-on lire dans un message des pirates publié sur Facebook pour accompagner ces documents. «Au nom d’Allah le tout Clément, le très Miséricordieux, le CyberCaliphate continue à mener son cyberjihad contre les ennemis de l’Etat islamique», ajoutait le texte.

DES SEMAINES DE PRÉPARATION

Le message accusait le président français François Hollande d’avoir commis«une faute impardonnable» en menant «une guerre qui ne sert à rien». «C’est pour ça que les Français ont reçu les cadeaux de janvier à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher», ajoutaient les pirates, en référence aux attentats sanglants contre l’hebdomadaire satirique et le magasin, qui avaient fait 17 morts entre le 7 et le 9 janvier à Paris.

La France fait partie d’une coalition militaire internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis, qui procède à des bombardements aériens depuis plusieurs mois en Irak et en Syrie, où l’EI a saisi de vastes territoires et déclaré un «califat». Près de 1 500 Français au total ont quitté la France à destination des zones de jihad en Syrie et en Irak, où ils constituent près de la moitié des jihadistes européens, selon un rapport du Sénat publié mercredi. Le CyberCaliphate est «en train de rechercher les familles de militaires qui se sont vendus aux Américains», affirmaient encore les pirates sur Facebook.

Ce piratage est intervenu le jour du lancement de TV5Monde Style HD, nouvelle chaîne thématique dédiée à «l’art de vivre à la française». Née sous l’impulsion du ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius et inaugurée en sa présence, la chaîne a commencé à émettre mercredi en français dans la zone Asie-Pacifique, dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient. Pour Yves Bigot, le piratage «n’a aucun lien» avec ce lancement, car une cyberattaque d’une telle puissance nécessite des semaines de préparation.

Chaîne internationale de télévision francophone basée à Paris, TV5Monde est reçue dans plus de 200 pays et territoires dans le monde.

Liberation.fr
Publié dans:TERRORISME |on 9 avril, 2015 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »…………………………………….(09/04/2015)

 

FranceTV Info
Alerte info Mercredi 08 avril  |  23h57
La chaîne TV5 Monde victime d’un piratage de grande ampleur par des individus se réclamant du groupe Etat IslamiqueStupeur à TV5 Monde. La chaîne publique francophone internationale est victime, mercredi 8 avril au soir, d’une importante attaque informatique menée par des militants islamistes se revendiquant de l’organisation Etat islamique (EI), a confirmé son directeur général.

 

Publié dans:TERRORISME |on 9 avril, 2015 |Pas de commentaires »

Terrorisme………………………………………(27/03/2015)

Lutte anti-terroriste : la France renforce son budget, et son armée

L' Obs

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Publié le 26-03-2015 à 16h06

La sécurité intérieure va être renforcée avec un redéploiement de 308 millions d’euros pour la lutte contre le terrorisme et le recrutement de 11.000 soldats supplémentaires sur trois ans.

Le plan Vigipirate est maintenu jusqu'au 10 avril, mais pourrait être prolongé de quelques mois. (BERTRAND GUAY/AFP)Le plan Vigipirate est maintenu jusqu’au 10 avril, mais pourrait être prolongé de quelques mois. (BERTRAND GUAY/AFP)

Le gouvernement a présenté mercredi 25 mars au Parlement un « décret d’avance » qui lui permet de redéployer 308,3 millions d’euros pour financer son plan de lutte contre le terrorisme. Ce redéploiement concerne également le développement du service civique.

Ces crédits, ajoutés à 150 millions financés en interne par le ministère de la Défense, participent aux 397 millions d’euros supplémentaires pour financer le plan de lutte contre le terrorisme et aux 61 millions supplémentaires consacrés au service civique.

Il ne s’agit donc pas d’un crédit supplémentaire alloué à la Défense mais d’un déplacement du budget de l’Etat. Un crédit du même montant est donc annulé par ailleurs. Le « décret d’avance » permet au gouvernement de ne pas passer par une loi de finances rectificative, une procédure longue.

« Approche responsable et inédite »

Ne pas attendre la fin de l’année pour se retourner : c’est une approche responsable et inédite à laquelle tenait le ministre », déclare une source proche du secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert.

Le redéploiement des crédits de la lutte antiterroriste et du service civique se font sans toucher aux 9 milliards d’euros de la réserve de précaution destinée à financer des dépenses exceptionnelles. Des coupes sont toutefois prévues dans les autres ministères. La politique en direction des handicapés devra coûter sept millions de moins en 2015, l’aide juridictionnelle sera également réduite et l’Insee devra dépenser 600.000 euros de moins que prévu en 2015.

Renforcement de la sécurité intérieure

Une telle mesure vise à répondre à une « une urgence justifiée par l’actualité internationale », selon un proche de Christian Eckert. Et cette « urgence internationale » concerne, en premier lieu, la sécurité en France. Le plan Vigipirate est renforcé sur tout le territoire français, et en « alerte attentat » en Ile-de-France et dans les Alpes-Maritimes, depuis les attentats de janvier et prolongé au moins jusqu’au 10 avril.

10.500 militaires protègent 830 « sites sensibles » en France dont 310, principalement juifs, en Ile-de-France pour cette « opération Sentinelle ».

L’UMP ne s’est pas opposé au décret présenté mercredi à la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Celle-ci a donné un avis favorable. Le décret doit désormais être présenté à la commission des Finances du Sénat mardi prochain, puis au Conseil d’Etat pour une promulgation prévue « avant la fin de la semaine prochaine », assure Bercy.

Vers le recrutement de 11.000 soldats de plus

Par ailleurs, l’armée va recruter 11.000 soldats supplémentaires sur trois ans, révèle Le Figaro. Cette mesure doit être présenté par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 1er avril prochain. Ce qui porterait les forces terrestres à 77.000 hommes en 2017. Ce serait la première fois depuis la guerre d’Algérie que  »les effectifs de l’armée devraient cesser de baisser », commente le quotidien.

(Avec AFP)

Publié dans:TERRORISME |on 27 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »…………………………………..(16/03/2015)

 

FranceTV Info
Alerte info Lundi 16 mars  |  17h41
Cinq sites internet prônant l’apologie du terrorisme bloqués par le ministère de l’IntérieurCinq sites internet prônant l’apologie du terrorisme ont été bloqués sur décision administrative, a annoncé lundi 16 mars le ministère de l’Intérieur. Ces blocages sont une première, mais cette disposition est entrée en vigueur depuis plus d’un mois. Prévue par la loi du 13 novembre 2014 qui renforce la lutte contre le terrorisme, elle autorise le blocage des sites qui font l’apologie du terrorisme, et ce sans recourir à un juge. Le ministère adresse d’abord une demande de retraits des contenus illicites. En l’absence de réponse, les fournisseurs d’accès doivent alors en bloquer l’accès.
Publié dans:TERRORISME |on 16 mars, 2015 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »………………………(09/03/2015)

 

FranceTV Info
Alerte info Lundi 09 mars  |  12h15
Attentats de Paris : quatre personnes, dont un proche d’Amedy Coulibaly, placées en garde à vueQuatre nouvelles personnes sont en garde à vue dans l’enquête sur les attentats de début janvier à Paris, annonce une source judiciaire, lundi 9 mars. Parmi elles, un proche d’Amedy Coulibaly, repéré près du magasin Hyper Cacher avant l’attaque, et sa compagne, gendarme, précise Europe 1.
Publié dans:TERRORISME |on 9 mars, 2015 |Pas de commentaires »
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