Archive pour la catégorie 'TERRORISME'

Un « émir » de moins…………………………………………..(10/08/2015)

Mort d’Omar Omsen, l’«émir» recruteur de jihadistes francophones

SOFIA FISCHER 9 AOÛT 2015 À 18:39
Omar Diaby, dit Omar Omsen, dans une interview diffusée par la chaîne Al-Jezira en novembre 2014.
Omar Diaby, dit Omar Omsen, dans une interview diffusée par la chaîne Al-Jezira en novembre 2014. (Capture d’écran)
PROFIL

En publiant des vidéos sur YouTube, le Niçois de 40 ans avait réussi à convaincre des centaines de Français de venir faire le jihad à ses côtés.

Il se faisait appeler Omar Omsen, de son vrai nom Omar Diaby, mais était surtout connu comme le premier recruteur jihadiste français. Grièvement blessé par balle le 29 juillet, il est mort dans la nuit de vendredi à samedi. C’est Romain Caillet, chercheur sur les questions islamistes, qui a annoncé, vendredi soir sur Twitter, que le jihadiste «serait mort suite à ses blessures».Une information rapidement confirmée par le journaliste de RFI David Thomson, spécialiste du jihadisme, puis par un membre de la famille d’Omar Omsen sur Facebook.

Le Niçois de 40 ans, bien connu des services de renseignements, n’avait rien d’un jihadiste lambda. Il s’agissait même d’un des plus gros recruteurs francophones de jeunes combattants. Sa ­spécialité : des vidéos de ­propagande aux effets ­spéciaux dignes d’Hollywood postées sur Internet, et qui comptabilisaient plusieurs milliers de vues chacune. Le compteur de sa chaîne YouTube affiche en effet près de 800 000 visionnages. Star du web jihadiste francophone, il incitait son public, dans des vidéos de deux heures sur fond sonore, à faire la hijra, l’émigration définitive vers un pays «sain» en terre musulmane et vers la Syrie en particulier. Il aurait réussi à s’entourer d’une centaine de recrues, organisées en katiba (brigade), dont le plus gros du contingent serait français.

Avant de faire l’objet d’un mandat de recherche internationale, Omar Omsen avait flirté avec le grand banditisme à Nice, où il a grandi. Né au Sénégal, il est incarcéré pour tentative de meurtre dans les années 90. Il fait également plusieurs allers-retours en prison pour des braquages à répétition. C’est à ce moment-là qu’il commence à prêcher un islam radical. L’homme se rapproche d’abord de Forsane Alizza, un groupe radical dissous en 2012 qui prônait un islam fondamentaliste, avant de rejoindre la Syrie en 2013. Là-bas, il devient «l’émir» de sa katiba pro Al-Qaeda et rapatrie une partie de sa famille sur place.

«LES GENS DE L’ETAT ISLAMIQUE SONT DES JEUNES IGNORANTS»

Début 2014, lorsque le jihad en Syrie commence à être de plus en plus concurrencé par l’influence de l’Etat islamique, Omar Omsen fustige les nouveaux arrivants : «Les gens de l’Etat islamique sont en fait des jeunes ignorants sans formation religieuse sérieuse. Et puis ce sont d’anciens voyous dont le comportement déviant ressort dès qu’on leur met des armes entre les mains», expliquait sans ciller l’ancien braqueur, dans les pages del’Obs. Mais sa réputation d’illustre cyber-propagandiste, ainsi que ses centaines de milliers de vues sur YouTube, n’auront pas suffi à pérenniser l’afflux de jeunes recrues face à la concurrence de l’Etat islamique.

Selon Jean-Charles Brisard, expert en terrorisme islamiste, ces derniers mois ont marqué le début de la fin du règne d’Omar Omsen. Sa brigade francophone se serait vidée de certains de ses membres, rentrés en France ou passés aux mains de l’Etat islamique. «Ces derniers temps, on était bien loin de la centaine de recrues du début, assure le spécialiste. A la fin, il était surtout concurrencé par d’autres brigades francophones qui sont apparues, notamment celle du Suisse Abou Suleyman Suissery.» Ce jihadiste romand avait combattu au sein de la brigade du Français avant de faire défection pour l’Etat islamique et créer sa propre katiba, «attirant avec lui de nombreux francophones anciens de la Jabhat ­al-Nosra».

Dans sa dernière vidéo postée sur YouTube, Omar Omsen, autrefois prolixe au sujet de l’Etat islamique, prend garde à ne pas attaquer son ennemi sur le terrain. «Un revirement de situation qui montrait sa faiblesse», en conclut l’expert. Face à de telles difficultés, pas le temps de tergiverser : la relève est déjà assurée. C’est un autre Français qui deviendra «émir» à la place du Niçois. Selon David Thomson, il s’agirait d’Abu Waqqas, originaire, pour sa part, de ­Savoie

Liberation.fr
Publié dans:TERRORISME |on 10 août, 2015 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »……………………………………….(17/07/2015)

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ALERTE INFO
Attentat déjoué : un jihadiste de l’Etat islamique a demandé à l’un des suspects de « frapper » en FranceLe parquet requiert le placement en détention des trois jeunes hommes soupçonnés d’avoir projeté l’attaque d’une installation militaire des Pyrénées-Orientales. Un jihadiste du groupe Etat islamique a demandé à l’un de ces suspects de « frapper » en France, annonce le procureur de la République de Paris, vendredi 17 juillet.
Publié dans:TERRORISME |on 17 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Jauffrin……………………………………..(03/07/2015)

Désigner l’adversaire

2 JUILLET 2015 À 19:36

EDITORIAL

Le salafisme jihadiste, voilà l’ennemi. Si besoin en était, nos enquêtes sur les réseaux islamistes montrent bien que la violence insensée dont usent les assassins de France, de Tunisie, de Syrie ou d’Irak dérive d’un schisme interne à l’islam. Sectaire, archaïque, opposé aux interprétations majoritaires, le fondamentalisme, qu’on présente parfois comme une simple opinion plus ou moins folklorique, porte la violence comme la nuée porte l’orage. Le mal-être des banlieues, la discrimination ou le chômage, maux cardinaux de la société française, sont des facteurs aggravants. Ils fournissent aux prêcheurs fanatiques un vivier de recrutement. Mais ils ne sont en rien la cause première du terrorisme. C’est la faveur dont jouit l’interprétation littérale des textes islamiques et l’utopie à la fois meurtrière et délirante d’un retour à la pureté originelle qui nourrissent la radicalisation de milliers de jeunes. Dans ces conditions, l’attaque indistincte contre les musulmans, dont certains courants politiques ont fait leur cheval de bataille, tombe à plat.

Au contraire, elle facilite la tâche des rabatteurs de l’ombre. Il faut désigner l’adversaire et l’isoler : c’est le bon sens même. Aucune indulgence, aucune naïveté dans cette ligne de conduite : le fanatisme doit être détecté, recherché, étroitement surveillé, combattu sans relâche. Expulser des Français de naissance ? Fermer des mosquées ? Ces moyens sont frustes, souvent illégaux et au bout du compte inopérants. C’est l’alliance des moyens politiques – favoriser un islam européen intégré dans la cité – et policiers – accroître les moyens, infiltrer les réseaux, exercer une vigilance extrême dans le cadre des lois républicaines – qui donne la clé du problème. Sauf à s’étourdir de slogans vengeurs et inefficaces.

Liberation.fr
Publié dans:TERRORISME |on 3 juillet, 2015 |Pas de commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin………………………………….(27/06/2015)

Réplique

26 JUIN 2015 À 20:36

EDITORIAL

Tenir… La guérilla mondiale lancée par les fanatiques islamistes depuis de longues années a connu une nouvelle acmé hier avec le massacre de trente-sept personnes en Tunisie, celui de vingt-cinq fidèles (pour des chiffres arrêtés à 21 heures vendredi) dans une mosquée du Koweït et un meurtre barbare en France, accompagné d’une attaque contre une usine chimique qui aurait pu provoquer une explosion catastrophique. A cela s’ajoutent les violences inouïes commises contre les civils à Kobané. La traînée de sang que laisse derrière lui l’intégrisme armé remplit d’horreur et incite à la réaction la plus énergique. Encore faut-il s’entendre sur la nature de la réplique. Renforcer la protection, la surveillance, la vigilance, c’est la moindre des choses. Accroître les moyens policiers, pousser au maximum les enquêtes, remonter les filières, arrêter les complices, user d’une rétorsion légitime contre les groupes sanguinaires qui inspirent ou commanditent ces crimes : c’est élémentaire. Mais, de toute évidence, certains souhaitent aller au-delà. A droite ou à l’extrême droite, on parle de «cinquième colonne», «d’état d’urgence», «d’action immédiate». Autrement dit, on plaide pour des mesures d’exception et pour la suspicion générale envers une minorité. C’est faire exactement le jeu des terroristes. En guerre contre la démocratie, les fanatiques se réjouiront de voir celle-ci altérer ses propres principes, accréditant leurs dénonciations grossières. C’est aussi la juste fermeté française qui suscite la haine des terroristes : l’intervention au Mali et en Irak ou encore l’efficacité des forces de l’ordre qui ont jusqu’ici arrêté ou abattu tous les assassins après leurs crimes. Quant à la suspicion à l’égard des musulmans, elle aurait pour résultat de faciliter la propagande des islamistes, qui veulent précisément séparer les musulmans de la République. Tenir bon face à la terreur. Tenir bon sur les principes.

Par Laurent Joffrin
Liberation.fr
Publié dans:TERRORISME |on 27 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »………………………………………….(26/06/2015)

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ALERTE INFO
Attentat en Isère : une deuxième personne interpellée. Suivez notre directUn homme soupçonné d’être l’auteur de l’attentat contre un site du groupe Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), a été arrêté et identifié, vendredi matin. Une deuxième personne a été interpellée dans l’après-midi. Le principal suspect est connu des services de renseignement et a été « fiché en 2006 pour sa radicalisation », mais n’avait pas de casier judiciaire, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.
Publié dans:TERRORISME |on 26 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »……………………………(26/06/2015)

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ALERTE INFO
Attentat en Isère : un homme soupçonné d’être l’auteur de l’attaque arrêté. Suivez notre directUn homme soupçonné d’être l’auteur de l’attentat contre un site du groupe Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier (Isère), a été arrêté, ont indiqué plusieurs sources à l’AFP. L’attentat a fait au moins un mort et plusieurs blessés, vendredi 26 juin. L’auteur présumé de l’attentat serait entré dans l’usine un drapeau islamiste à la main, et il aurait fait sauter plusieurs cuves de gaz, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information du Dauphiné libéré. Les cuves du producteur de gaz industriels servent généralement à stocker de l’oxygène et de l’azote liquide.
Publié dans:TERRORISME |on 26 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Terrorisme………………………………………..(02/06/2015)

Alliage

1 JUIN 2015 À 20:36

EDITORIAL

On peut être barbare et intelligent. Cette constatation peu rassurante éclaire d’un jour cru la difficulté éprouvée par la coalition pro-occidentale à lutter contre l’Etat islamique. L’enquête de notre journaliste Hala Kodmani le montre : tout en imposant sa dictature obscurantiste, le soi-disant «Etat islamique» a l’habileté de remplir, à sa manière, certaines fonctions d’Etat. Les populations des zones conquises, qui souvent n’ont connu d’autre régime que la dictature, accueillent avec un soulagement – mélangé – la fin des combats et voient leur vie quotidienne – pour l’instant – améliorée par le rétablissement de certains services publics. Plus important : les habitants de confession sunnite voient aussi dans l’Etat islamique un rempart dangereux, mais un rempart tout de même, contre les exactions des milices de sensibilité adverse. Ce qui confirme un diagnostic formulé depuis longtemps sur le résultat de la deuxième guerre d’Irak menée par George W. Bush. Le soutien paradoxal, voire incompréhensible pour beaucoup d’Occidentaux, que reçoivent les islamistes en armes, en dépit de leurs méthodes moyenâgeuses et de l’iconoclastie dont ils se vantent sur Internet, trouve aussi son origine dans l’anarchie sanglante déclenchée par l’intervention des Occidentaux en Irak. C’est à la lumière de ces leçons amères que doivent réfléchir ceux qui souhaitent – à juste titre – mettre un coup d’arrêt à l’effrayante progression des jihadistes en Irak et en Syrie. Ils ont certes affaire à des tueurs décidés, aux cruautés les plus extrêmes, ce qui justifie leur volonté de résister. Mais il se trouve que ces tueurs sont aussi des stratèges qui poursuivent un plan longuement médité, mis en œuvre avec une rationalité inhumaine. Outre qu’elle prendra du temps – certains disent une génération -, la lutte contre l’islamisme armé suppose un subtil alliage de force militaire et de tactique politique.

Liberation.fr
Publié dans:TERRORISME |on 2 juin, 2015 |Pas de commentaires »

Flash « francetvinfo »………………………………….(05/05/2015)

 

Logo Francetv info MARDI 05 MAI À 16H56
ALERTE INFO
Les députés ont adopté le projet de loi sur le renseignementC’est voté. Avec 438 voix pour et 86 contre, les députés ont adopté, mardi 5 mai, le projet de loi sur le renseignement à l’Assemblée nationale. Ce texte était défendu par le gouvernement au nom de la lutte antiterroriste. Mais il a suscité de vives critiques, dans et hors de l’hémicycle, car les opposants à ce projet de loi dénoncent « des atteintes aux libertés individuelles ».
Publié dans:TERRORISME |on 5 mai, 2015 |Pas de commentaires »

Le renseignement…………………………………………(05/05/2015)

Loi sur le renseignement : les 5 dangers du texte

Boris Manenti

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Publié le 05-05-2015 à 07h30

Le projet de loi sur le renseignement doit être voté ce mardi à l’Assemblée. Rappel des points qui soulèvent des inquiétudes.

Un manifestant contre la loi sur le renseignement, le 13 avril 2015 à Paris. (CITIZENSIDE/ANTHONY DEPERRAZ)Un manifestant contre la loi sur le renseignement, le 13 avril 2015 à Paris. (CITIZENSIDE/ANTHONY DEPERRAZ)

Dernière ligne droite pour le projet de loi sur le renseignement. Le vote solennel du texte est prévu ce mardi 5 mai à l’Assemblée, malgré une mobilisation des opposants, lundi soir au Trocadéro, à Paris.

Que dit le texte ? Au fil des débats, les députés ont fait évoluer le projet de loi. « Il a été considérablement enrichi », estime son rapporteur, Jean-Jacques Urvoas (PS), dans une note envoyée aux députés dont « l’Obs » a eu connaissance. Au total, 260 amendements ont été adoptés. Cela répond en partie aux demandes des adversaires du texte, mais ne lève pas toutes les inquiétudes, loin de là.

Ce que l’Assemblée a modifié :

  • Une commission de contrôle renforcée

Est surtout renforcé « la composition, l’indépendance et les pouvoirs de la [nouvelle] Commission nationale de contrôle des techniques de renseignements » (CNCTR). Celle-ci remplacera l’actuelle Commission nationale des interceptions de sécurité (CNCIS) et, comme réclamé dans « l’Obs » par son actuel président, cette nouvelle instance disposera d’un « accès aux locaux des services, aux dispositifs de traçabilité, aux opérations de transcription, d’une saisine élargie du Conseil d’Etat ». De plus, les renseignements collectés seront bien centralisés par le Groupement interministériel de contrôle (GIC), que « l’Obs » a pu visiter en exclusivité.

  • Des professions moins exposées

Le texte exclut désormais certaines professions de la procédure d’urgence. Pour les magistrats, les avocats, les journalistes et les parlementaires, les écoutes ne peuvent être mises en œuvre que sur autorisation du Premier ministre, après avis de la commission. (Art. L. 821-7)

  • Un statut de lanceur d’alerte

De même, un « statut de lanceur d’alerte a été créé afin d’apporter une protection juridique à tout agent souhaitant révéler des illégalités commises ». N’est en revanche pas précisé si ce statut pourra être étendu à tous ceux qui révèlent des illégalités, à la manière d’Edward Snowden sur la NSA.

  • Les hackers plus fortement sanctionnés

Les députés ont également profité du texte pour renforcer l’arsenal de sanctions contre les hackers. Dans le sillon de la cyberattaque contre TV5 Monde, ils ont décidé de doubler les sanctions pécuniaires pour tout piratage (actuellement puni au maximum de 75.000 euros), voire de les tripler s’il s’agit d’un service de l’Etat.

  • Un fichier des personnes mises en cause pour terrorisme

Le gouvernement a également profité de cette loi pour créer un nouveau fichier (FIJAIT) qui recensera les noms et adresses de toutes les personnes condamnées ou mises en examen pour terrorisme.

Lors de la manifestation contre le projet de loi sur le renseignement, le 13 avril (CITIZENSIDE/BERNARD MÉNIGAULT/AFP)

 

Malgré des améliorations notables du texte, certains points continuent de poser problème.

1 – Le Premier ministre, seul maître à bord

La loi dote les six services de renseignement français de nombreux moyens supplémentaires pour enquêter, et la plupart n’auront plus besoin de l’aval d’un juge. En effet, le Premier ministre se positionne comme seul décisionnaire.

Les autorisations sont délivrées, après avis de la CNCTR, par le Premier ministre », pointe le texte.

Surtout que le Premier ministre pourra passer outre l’avis de la CNCTR, mais devra alors motiver sa décision (et risquer une saisine du Conseil d’Etat). Et tout ceci s’applique, sauf « en cas d’urgence absolue »…

2 – Des données conservées longtemps

Afin de surveiller une personne, le projet de loi prévoit de nombreuses interceptions à distance (e-mails, conversations téléphoniques, SMS…) mais aussi la pose de micros et caméras dans des lieux ou des véhicules. Le texte prévoit que l’ensemble des renseignements ainsi collectés seront détruits au terme de certaines durées :

  • 30 jours pour les correspondances,
  • 90 jours pour les sonorisations, les géolocalisations et les images vidéo,
  • 5 ans pour les données de connexion, aussi appelées métadonnées (qui donnent le détail de qui écrit un e-mail à qui, à quelle heure, etc.).

Et, en cas de cryptage des données, ces délais ne s’appliquent qu’ »à compter de leur déchiffrement ».

3 – Eviter de croiser la route d’un suspect

Le projet de loi prévoit que les mesures de surveillance seront utilisées à la fois pour les suspects, mais aussi pour les « personnes appartenant à [son] entourage » s’il « existe des raisons sérieuses de croire [qu'elles ont] joué un rôle d’intermédiaire, volontaire ou non ». En somme, n’importe qui se trouvant au mauvais endroit, au mauvais moment, et ayant croisé une mauvaise route, pourra être mis sous surveillance.

Lors de la manifestation contre le projet de loi sur le renseignement, le 13 avril (CITIZENSIDE/ANTHONY DEPERRAZ/AFP)

4 – Tous suspects sur internet

Le projet de loi entend mettre à profit les opérateurs internet. Fournisseurs d’accès, moteurs de recherche, réseaux sociaux… Tous pourront fournir « en temps réel » les données techniques de connexion des internautes suspectés de terrorisme. Concrètement, il s’agit de pister une connexion (exprimée par une adresse IP) pour savoir quel site elle a visité, à quelle heure, si elle a envoyé un message Facebook à telle personne, si elle a tapé tel mot clef sur Google…

Le texte souhaite aussi contraindre les opérateurs internet à « mettre en œuvre sur leurs réseaux un dispositif destiné à détecter une menace terroriste sur la base de traitements automatisés ». Concrètement, les services de renseignement installeront une « boîte noire » dotée d’un algorithme qui passera au crible l’ensemble du trafic internet pour détecter automatiquement des internautes soupçonnés d’être des terroristes. A terme, cette boîte noire pourra être mise en place chez les fournisseurs d’accès à internet, mais aussi les Américains Google, Facebook, Apple ou Twitter.

L’ensemble du système surveille l’ensemble des internautes de manière anonyme pour détecter des « signaux faibles ». Et, en cas de suspicion, les opérateurs devront dénoncer la personne correspondant aux enquêteurs.

La CNCTR aura accès « au code source » de cette boîte noire afin de limiter la collecte des données aux seuls terroristes. Du moins, tant qu’un décret n’a pas étendu le champ d’action de ce dispositif qui s’apparente à « une surveillance de masse » inspirée par l’agence de renseignement américaine NSA.

5 – Surveiller les terroristes, mais pas seulement

Finalement, il convient de rappeler que, malgré les présentations du texte par François Hollande ou Manuel Valls, il ne s’agit pas d’une loi anti-terroriste, mais bien d’un texte sur le renseignement. Le projet prévoit sept finalités pour recourir aux diverses techniques de renseignement :

  • l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et la défense nationale,
  • les intérêts majeurs de la politique étrangère et la prévention de toute forme d’ingérence étrangère,
  • les intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France,
  • la prévention du terrorisme,
  • la prévention des atteintes à la forme républicaine des institutions, des violences collectives de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ou de la reconstitution de groupements dissous,
  • la prévention de la criminalité et de la délinquance organisées,
  • la prévention de la prolifération des armes de destructions massives.

Pour rappel, en 2014, 60% des écoutes administratives visaient la criminalité organisée, 24% le terrorisme, 15% la sécurité nationale (contre-espionnage), 0,6% les groupements dissous, et 0,4% la protection du potentiel scientifique et économique. Depuis l’attaque meurtrière contre « Charlie Hebdo », la part dédiée au terrorisme est montée à 48%.

Boris Manenti

 L’OBS
Publié dans:TERRORISME |on 5 mai, 2015 |Pas de commentaires »

UNe enquête « francetvinfo »………………………………..(04/05/2015)

Lille : une figure de l’extrême droite soupçonnée d’avoir fourni des armes à Coulibaly

Selon « La Voix du Nord », la piste des attentats de Paris est « en bonne voie de confirmation » dans une enquête sur un trafic d’armes à Lille.

Claude Hermant, membre de la mouvance identitaire impliqué dans un trafic d'armes, le 8 octobre 2011 à Lille (Nord).
Claude Hermant, membre de la mouvance identitaire impliqué dans un trafic d’armes, le 8 octobre 2011 à Lille (Nord). (CITIZENSIDE / THIERRY THOREL / AFP)
UNe enquête Par Francetv infoMis à jour le 04/05/2015 | 10:16 , publié le 03/05/2015 | 13:41

Il a été arrêté et écroué en janvier pour trafic d’armes. Mais les ennuis judiciaires de Claude Hermant, une figure de la mouvance identitaire (extrême droite) de Lille (Nord), pourraient prendre une tout autre tournure. La Voix du Nord rapporte dimanche 3 mai que les enquêteurs le soupçonnent d’avoir fourni des armes à Amedy Coulibaly, l’auteur de l’attaque contre l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes en janvier.

« Une piste très sérieuse »

« C’est une piste très sérieuse, en bonne voie de confirmation », explique la source du quotidien régional. Employé d’une friterie, cet ancien mercenaire – il a combattu au Congo, en Angola et en Croatie – remilitarisait depuis quelques années des armes neutralisées d’Europe de l’Est, avant de les revendre. Il travaillait notamment avec un trafiquant de Charleroi (Belgique), où Amedy Coulibaly a acheté ses armes.

Les enquêteurs soupçonnent donc un lien, même indirect, entre les deux affaires. Selon la source de La Voix du Nord, Claude Hermant ignorait sans doute la destination finale de ses armes. « Dans ce genre de trafic, il y a toujours un ou des intermédiaires. Claude Hermant ne connaissait pas forcément la destination finale des armes. Ça montrerait en tout cas la porosité entre certains milieux islamistes et du banditisme », indique une source proche du dossier.

Informateur pour la gendarmerie

Claude Hermant, 51 ans, évolue depuis des années dans les milieux de « barbouzes » et d’extrême droite. Il a été membre de la sécurité du FN dans les années 1990 et s’est fait connaître dans la région en étant l’un des leaders de l’ex-Maison flamande de Lambersart. Ces derniers temps, il travaillait dans une friterie de Lille.

L’affaire se complique un peu plus, car l’ancien barbouze était aussi un informateur de la gendarmerie. Cette dernière ne l’aurait cependant pas missionné pour ces trafics, précise le quotidien local.

Publié dans:TERRORISME |on 4 mai, 2015 |Pas de commentaires »
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