Un appel PS/PC….à lire….

Hollande et Buffet appellent à la « résistance » de la gauche

NOUVELOBS.COM | 05.03.2008 | 09:02

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« C’est par l’union de la gauche que l’on peut gagner des espaces de résistance et des espaces de construction de beaux projets », a assuré la secrétaire nationale du Parti communiste, en meeting commun avec le Premier secrétaire du Parti socialiste.

Marie-George Buffet et François Hollande (AFP)

Marie-George Buffet et François Hollande (AFP)
 

Le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande et la secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet ont appelé à l’esprit de « résistance » face à la droite et au rassemblement de la gauche lors d’un meeting commun, mardi 4 mars dans la soirée, à Romilly-sur-Seine (Aube).
« Quand nous pouvons nous retrouver dans cet esprit là, nous donnons confiance à nos électeurs. C’est la condition première pour les succès », a affirmé le Premier secrétaire du PS lors d’une conférence de presse commune.
« Notre venue, c’est pour marquer que c’est par l’union de la gauche que l’on peut gagner des espaces de résistance et des espaces de construction de beaux projets pour les populations dans chaque ville », a ajouté Marie-George Buffet.
La secrétaire nationale du PCF a dit qu’elle n’était pas là pour « parler de Sarkozy (…), mais des problèmes des gens, des franchises médicales, du pouvoir d’achat, de la pression sur les salaires ».
Dans un département dominé par la droite, les deux leaders ont tour à tour appelé à un esprit de « conquête » et de « résistance ».

Défier la droite

Les deux leaders, qui se trouvaient dans un département dominé par la droite, ont appelé à un esprit de « conquête » et de « résistance ».
« Nous devons être là où il y a des conquêtes, et on doit être là où nous pouvons gagner. Ici, à Romilly, nous pouvons gagner à la condition d’être rassemblés » a ajouté François Hollande, avant le meeting organisé en soutien au candidat PCF à la mairie, Joë Triché, à la tête d’une liste d’union PCF-PS.
« Il est très important que le rassemblement puisse s’opérer dès le premier tour » a-t-il ajouté.
« Nous venons défier la droite dans un département marqué par les luttes ouvrières », a pour sa part affirmé Marie-George Buffet.
François Hollande qui s’adressait à 500 personnes réunies dans une salle de l’espace culturel « François Mitterrand », a appelé à ce que les élections municipales soient aussi « un message pour porter une sanction sur le présent, (…) sur l’échec d’une politique et le manquement aux valeurs de la République ».

Les « mesures répressives et liberticides » du président

Marie-George Buffet a dénoncé « la droite du sage Fillon qui l’air de rien fait entrer dans la vie toutes les mesures répressives et liberticides voulues par le président ».
Les deux leaders ont également longuement évoqué la question du pouvoir d’achat, dénonçant les « promesses non tenues ».
Marie-George Buffet s’est élevée contre le « cinéma » des ministres », ironisant sur le ministre de l’Agriculture Michel Barnier « qui a lancé l’idée d’une commission d’enquête pour comprendre le prix de la salade ».
« Les retraités avaient entendu 25% de hausse et on leur dit 1% en 2008: s’il faut attendre 25 ans de Sarkozy pour avoir la réalisation de la promesse! », s’est pour sa part moqué François Hollande.

 

Publié dans : Politique | le 5 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

Les parents pauvres de la République….

Attendons-nous à ce que Tsarkozy, dans une envolée lyrique dont il a le secret, plagiant Robespierre, déclare, péremptoire:  » La République n’a pas besoin de savants…. » (Lavoisier a payé le prix fort et a été exécuté..)

Le front uni des chercheurs en colère

SYLVESTRE HUET

QUOTIDIEN : mercredi 5 mars 2008

Inquiets, les Renseignements généraux avaient téléphoné aux organisateurs. «Vos avions, ce sont bien des avions de papier ?» Georges Debrégeas, vice-président de Sauvons la recherche, en rigole encore. Oui, avait-il rassuré les policiers, les avions que les jeunes chercheurs, taquins, ont envoyés s’écraser dans le jardin du ministère de la Recherche hier, vers midi, à Paris, étaient bien de papier. La colère des envoyeurs, en revanche, était de béton armé.

Avertissement. Hier, c’était un jour de manifestation et de réunion. Au Collège de France, plus de six cent directeurs de laboratoires et membres des instances scientifiques – le Comité national des universités et le Comité national de la recherche scientifique – s’étaient donné rendez-vous. Plutôt quinquas, souvent masculins, ces scientifiques sont en charge de laboratoires de physique, d’informatique, d’océanographie ou d’économie… et tous sont «inquiets», dit leur communiqué. Ils ont obtenu sinon le renfort, du moins la présence bienveillante de Catherine Bréchignac, la présidente du CNRS. Son discours reste prudent, mais sa présence est un avertissement au gouvernement : qu’il ne compte pas sur la direction du principal organisme de recherche pour faire taire la contestation.

Cette contestation, les participants en ont résumé les raisons dans un texte qui réaffirme que «toute réforme doit respecter l’autonomie du champ scientifique par rapport au politique». Ce principe suppose que les laboratoires disposent de financements de base permettant de mener des recherches allant au-delà des seuls projets à court terme choisis par l’Agence nationale de la recherche. Mais également d’organismes de recherche comme le CNRS dont «l’éclatement en instituts» a été dénoncé.

«Fuite». De la même manière, l’évaluation des chercheurs et des laboratoires selon les normes internationales ne peut être réalisée par des agences nommées par le pouvoir. Ces instances devraient comporter une «forte proportion d’élus par les pairs».

Ce mouvement de colère saura t-il freiner la «fuite en avant» du gouvernement alors que les réformes de 2004-2007 n’ont pas été évaluées ? La question devrait agiter les labos au-delà des échéances électorales en cours, que Valérie Pécresse reste aux commandes ou que Claude Allègre y revienne.

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Publié dans : Non classé | le 5 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

Les paradis fiscaux…vous connaissez..??

L’Europe rouvre l’épineux dossier des paradis fiscaux

De notre correspondant à Bruxelles JEAN QUATREMER

QUOTIDIEN : mercredi 5 mars 2008

L’Allemagne a obtenu, hier, la réouverture du débat sur les paradis fiscaux existant non seulement aux frontières de l’Union européenne, mais aussi en son sein. La négociation s’annonce longue, très longue. «Cela promet une discussion fascinante pour les années à venir», s’est gaussé Jean-Claude Juncker, le Premier ministre et ministre des Finances luxembourgeois, fervent défenseur du secret bancaire qui a fait la fortune de la place grand-ducale. Pour rappel, l’actuelle directive sur la taxation des revenus de l’épargne a été adoptée, largement édulcorée, en 2003 (elle s’applique depuis le 1er juillet 2005), après sept ans de dures batailles.

Champ limité. Le scandale de l’évasion fiscale vers le Liechtenstein, mis à jour par les services secrets allemands, aura au moins permis aux Vingt-Sept de prendre conscience que ce texte est largement insuffisant. En effet, il laisse le choix aux Etats entre deux systèmes : soit un échange d’informations sur les titulaires de comptes non-résidents soit l’acceptation d’un impôt retenu à la source (qui atteindra à terme 35 % des revenus déposés) et dont 75 % sera reversé aux pays d’origine du contribuable en question. Trois Etats membres de l’Union ont choisi la retenue à la source : l’Autriche, la Belgique et le Luxembourg. «35 %, c’est le prix auquel nous avons estimé le secret bancaire», a rappelé Juncker. Comme si cela ne suffisait pas, le champ d’application de cette directive est étroitement limité : elle ne s’applique qu’aux revenus de l’épargne à l’exclusion notamment de ceux générés par les produits dérivés ou les plus-values sur actions, et ne concerne que les personnes physiques et non les sociétés ou les fondations.

Ce texte a été étendu aux pays faisant partie de l’Espace économique européen (Liechtenstein, Norvège, Islande) et, après négociations, aux pays voisins de l’Union (Suisse, Monaco, Saint-Marin, Andorre et territoires dépendants et associés). Les Vingt-Sept ont demandé au Hongrois László Kovács, le commissaire chargé de la Fiscalité, d’accélérer le bilan de l’application de la directive de 2003, exercice normalement prévu pour la fin de l’année. Dès le mois de mai, il devrait faire connaître aux Vingt-Sept ses premières conclusions et formuler une proposition de directive au second semestre, sous présidence française de l’Union. C’est ensuite que les problèmes vont apparaître.

Hier, seule la Belgique s’est montrée disposée à abandonner le secret bancaire au cours des «prochains mois». En revanche, le Luxembourg et l’Autriche se sont montrés inflexibles. Juncker a notamment rappelé que la fuite de capitaux vers Singapour et autres places accueillantes avait été «massive» lors de l’adoption de la directive. Il a aussi ironisé sur les Etats qui se montrent inflexibles sur la taxation des capitaux, mais refusent dans le même temps, comme la Grande-Bretagne, d’harmoniser l’assiette de l’impôt sur les sociétés.

«Jeter». Pour Vienne et Luxembourg, toute discussion sur la fiscalité doit être globale et surtout s’étendre aux pays tiers : or, la Commission, qui négocie actuellement avec Singapour, Macao et Hongkong, «s’est fait jeter» en janvier, selon l’expression d’un diplomate… La discussion qui s’annonce va donc prendre des années, selon un diplomate, ce qui ne mécontentera personne. «Il faut bien voir qu’on n’a peut-être pas intérêt à déplacer le problème de l’évasion fiscale loin de chez nous. On peut garder un contrôle sur ce qui se passe au Liechtenstein, pas aux îles Caïman ou à Singapour»

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Publié dans : Economie | le 5 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

De bien braves personnes….

Une gigantesque fraude à la TVA démantelée

NOUVELOBS.COM | 04.03.2008 | 12:55

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Le réseau de fraude, qui portait sur des téléphones mobiles, aurait coûté au moins 100 millions d’euros à l’Etat.

De bien braves personnes.... dans Impôts 441157

Quinze personnes auraient été mises en examen pour « escroquerie en bande organisée » (Reuters)

Le Parisien révèle, mardi 4 mars, le démantèlement d’un réseau de fraude à la TVA qui aurait coûté au moins 100 millions d’euros à l’Etat. « La plus importante affaire de ce type jamais vue en France », selon le quotidien. L’information a depuis été confirmée par la gendarmerie.
L’enquête de la brigade de recherches de Paris-Exelmans, avec l’appui du GIR 75 (groupe d’intervention régional) a duré près de deux ans.
Quinze personnes auraient été mises en examen pour des faits d’ »escroquerie en bande organisée » dans le cadre de l’instruction menée par Roger Le Loire, juge au pôle financier.

Un système « complexe mais très lucratif »

Selon Le Parisien, le cerveau présumé de l’affaire serait Avi Rebibo, un Franco-Israélien de 38 ans, qui aurait imaginé un « carrousel à la TVA »: une société luxembourgeoise appelée Eurocanyon achetait des téléphones mobiles hors taxes en Grande-Bretagne, puis les revendait sans marge à de présumées sociétés écrans, qui oubliaient volontairement de déclarer la TVA, et écoulaient leur matériel à un prix plus bas que le marché auprès d’une cinquantaine d’entreprises… qui proposaient les lots de téléphones au fournisseur britannique.
La technique dite du « carrousel » consiste pour des sociétés souvent fictives à faire tourner de la marchandise entre des pays de l’UE pour se faire rembourser par la France de la TVA qui n’a en fait jamais été payée.
Un système « complexe mais très lucratif », qui serait sans doute passé par un jeu de virements entre comptes ouverts à l’étranger et des doubles facturations.
Les produits concernés, selon la gendarmerie, étaient principalement des marchandises à forte valeur ajoutée, comme des téléphones portables ou de la micro-informatique.

Mise en examen d’un gendarme

Avi Rebibo aurait eu la mainmise sur les sociétés écrans, idée que combat son avocat, Me Sylvain Maier. « Avi Rebibo a été victime de ses clients qui n’ont pas déclaré la TVA. Il n’a jamais violé la loi, mais comme il séjournait en Israël, les gérants des sociétés mises en cause l’ont accusé », explique-t-il au Parisien.
Avi Rebibo a été placé en détention provisoire le 21 janvier.
Dans cette affaire, un gendarme de la brigade territoriale de Paris-Exelmans, mais qui n’appartient pas à la brigade de recherches chargée de l’enquête, a été mis en examen en septembre 2007 et placé en détention provisoire pendant quatre mois. Il aurait renseigné les membres présumés de ce réseau de fraude à la TVA sur l’avancement de l’enquête.

Publié dans : Impôts | le 4 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

Vous y croyez……?

Fillon : pas de « plan de rigueur » après le scrutin

NOUVELOBS.COM | 04.03.2008 | 12:06

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Le chef du gouvernement dément les accusations de Laurent Fabius, tout en précisant qu’en « fonction de la croissance et des rentrées fiscales (…) on fait des ajustements sur les dépenses ».

François Fillon compte ajuster les dépenses en fonction de la croissance (Reuters)

François Fillon compte ajuster les dépenses en fonction de la croissance (Reuters)
 

Le Premier ministre François Fillon a déclaré, mardi 4 mars sur Europe 1, qu’aucun « plan de rigueur » ne serait appliqué après les élections municipales.
« Il n’y aura pas de plan de rigueur. Il y a un budget 2008 qui a été voté par le Parlement, il sera mis en oeuvre », démentant ainsi les accusations de l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, selon lequel le gouvernement préparerait un plan d’austérité pour après le scrutin.
« Naturellement, en fonction de la croissance et des rentrées fiscales, comme tout gouvernement, on fait des ajustements sur les dépenses. Ca n’a rien à voir avec un plan de rigueur », a-t-il dit.

« Pas digne d’un homme d’Etat »

Ce que dit Laurent Fabius « est faux, ce n’est d’ailleurs pas digne d’un homme d’Etat de mentir avec cette constance-là (…) Ce n’est pas des méthodes politiques », a ajouté François Fillon.
« Laurent Fabius est un grand spécialiste. Il nous a expliqué au moment du débat sur le traité européen qu’il y a aurait un plan B. Tout le monde s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de plan B. Au lendemain des élections législatives, il nous a expliqué qu’il allait y avoir une forte augmentation de la TVA. Vous avez vu une forte augmentation de la TVA ? », a-t-il poursuivi.
« Et maintenant pour les élections municipales, il nous explique qu’il y aura un plan de rigueur », a ajouté le locataire de Matignon.

Caution de Juncker

« D’ailleurs, il a été sévèrement contredit par (Jean-Claude) Juncker, le Premier ministre du Luxembourg qui préside le Conseil des ministres des Finances de l’euro, qui a indiqué que (la ministre de l’Economie) Christine Lagarde n’avait à aucun moment défendu un plan de rigueur » devant ses homologues de l’UE, a indiqué François Fillon.
Laurent Fabius avait affirmé dimanche que la France s’était engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour « combler les trous » budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts, lors de cette réunion des ministres des Finances qui a eu lieu le 11 février.
Jean-Claude Juncker avait répliqué lundi que la France « n’a pas promis » de « plan de rigueur » budgétaire à ses partenaires européens pour après les municipales.

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Publié dans : Economie | le 4 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

Amnesty International communique…..

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F R A N C EMars 2008
mensuel d’information et d’action du site Internet

 
 
LES ACTIONS DU MOIS
accueil LES APPELS MONDIAUX
Kosovo : Mon Bajal et Arben Xheladini
Iran: Emadeddin Baghi
Gambie : Chief Ebrima B. Manneh
 
logo_pdh2008_120pix_large Les Jeunes d’Amnesty International fêtent l’arrivée des beaux jours avec le Printemps des Droits Humains !
Cette année, la campagne porte sur les Jeux Olympiques de Beijing dont le slogan est : Pékin 2008, Quelle médaille pour les droits humains ?
Rejoignez les Jeunes d’Amnesty International dans les principales villes de France les 28/29 et 30 mars !
à Paris le rendez-vous est prévu à Beaubourg de 11h à 21h00 les 28-29 et 30 mars (sous réserve d’autorisation)
autour du bus anglais.
En savoir plus sur le Printemps des Droits Humains, sur l’agenda de ce rendez-vous en France et participer aux actions des Jeunes d’Amnesty International
 
agenda_68pix_largePour connaître les rendez-vous d’Amnesty International près de chez vous : consultez l’agenda du site
anim_epargne_solidaire_120_120_largeEPARGNEZ SOLIDAIRE
L’épargne solidaire est une forme d’engagement qui fonctionne comme l’épargne classique, mais s’en distingue dans la mesure où les fonds placés sont investis dans des entreprises socialement responsables, répondant à des critères éthiques, sociaux et environnementaux.
Deux produits vous permettent de soutenir l’action d’Amnesty International :
- Le Livret d’Epargne pour les Autres (LEA) du Crédit Mutuel : il propose à son titulaire de reverser tout ou partie des intérêts de l’année à Amnesty International.
-
Le Contrat Solid’R Vie de la Fapès : l’adhérent à ce contrat d’assurance-vie peut prévoir un don annuel à Amnesty International.
EN SAVOIR PLUS
 

www.amnesty.fr

 
Publié dans : Droit de l'homme | le 4 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

Le RSA: fausse bonne idée ou trompe l’oeil…?

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POLITIQUE SOCIALE - 

JEAN-MARIE LE GUEN ET CHRISTOPHE SIRUGUE

Revenu de solidarité active : attention à la fausse bonne idée 
[ 04/03/08  ]

Le revenu de solidarité active serait, à en croire le gouvernement, la clef de voûte d’une politique d’insertion efficiente. Son utilité serait telle qu’il n’est guère besoin de mener plus avant les expérimentations sur sa mise en place ni même d’approfondir la réflexion sur l’insertion professionnelle. Le haut-commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, prévoit ainsi que notre pays abandonne le RMI et d’autres minima sociaux au profit du RSA dès la fin de l’année.

Cette idée a germé dans deux terreaux bien distincts. Elle est tout d’abord le fruit d’une réflexion sur la situation des « travailleurs pauvres ». Mais elle a surtout fleuri au sein du discours électoral de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était de bon ton de stigmatiser ceux qui n’appartenaient pas à « la France qui se lève tôt ».

Le RSA s’inspire des politiques d’activation des dépenses de chômage développées dans certains pays, dont la Grande-Bretagne des années Blair. Il s’agit d’une réponse pratique à la critique des économistes concernant la « trappe à bas salaires » : il apparaît en effet peu rémunérateur et incitatif, pour un individu au RMI, de signer un contrat de travail faiblement payé, surtout quand il peut aussi bénéficier d’autres avantages tels que la CMU, les aides à la cantine…

Il faudrait tout de même nuancer cette analyse qui ne pense l’homme qu’à travers l’Homo économicus uniquement mu par des calculs pécuniaires à court terme.

Il ne faudrait pas, non plus, omettre de s’interroger sur les effets d’aubaine pour les entreprises qu’entraînera immanquablement le RSA ni sur le poids qu’il fera peser sur les bas salaires.

Mais, surtout, le RSA est à la fois une utopie sympathique et un concept dangereux et démagogique, car tous les hommes et femmes ne sont pas en mesure de travailler selon une norme communément définie et quasi universelle (conditions, temps de travail, niveau de responsabilité…). Cette vision tient de l’image d’Épinal rassurante mais aussi de l’erreur sociale.

Les socialistes qui ont instauré le RMI, il y a plus de vingt ans, doivent aujourd’hui ne pas craindre de défendre cette idée dont ils sont fiers. Mais ils doivent aussi ne pas hésiter à en faire la critique et à proposer des pistes pour l’améliorer

Le RMI a été créé à la fin des années 1980 pour permettre l’insertion des personnes les plus en difficulté, les « nouveaux pauvres » issus des premières générations touchées par le chômage longue durée. Il s’agissait aussi d’assurer un revenu à ceux dont les ressources étaient quasi inexistantes… Cette mesure marquait une rupture dans l’approche politique de la question de la pauvreté mettant fin aux démarches d’assistanat et de charité. La protection par la société devenait un droit. Elle redonnait une dignité à ceux qui en bénéficiaient.

Certes, le volet insertion, qui doit être considéré comme un complément et non comme une contrepartie, fut longtemps négligé par les pouvoirs publics. Mais l’amélioration nécessaire des politiques d’insertion ne peut en aucun cas prendre appui sur un présupposé aussi faux que l’uniformité devant l’emploi.

Si certaines personnes sont exclues de la sphère professionnelle pour des raisons conjoncturelles solubles à court ou moyen terme (défaut de formation initiale ou continue, accidents de la vie, exclusion territoriale), d’autres le sont pour des causes structurelles plus durables (handicaps, maladies invalidantes, situations familiale et sociale totalement accaparantes). Les premiers ont besoin de la mise en oeuvre de politique active et ciblée d’emploi ; les seconds de la protection de la société et, sans doute, aussi de la promotion d’activités. Dans tous les cas, il est nécessaire de réfléchir à la création de parcours spécifiques.

Le RSA, en niant cette différence fondamentale, ne peut pas être l’instrument utile d’une politique de solidarité efficace en direction des exclus.

En ces temps où tous ceux qui ne peuvent pas se fondre dans le moule de l’employé « modélisé » se voient dénoncés comme étant des parangons de paresse, nous ne devons pas craindre de dire que des femmes et des hommes vivent des situations personnelles qui les placent dans l’incapacité de travailler pleinement. Nous devons à ces personnes un revenu qui leur permette de vivre dignement.

Une réponse politique, de civilisation et progressiste, à l’exclusion ne peut pas être la stigmatisation – approche barbare – mais, bien au contraire, la protection.

JEAN-MARIE LE GUEN est député de Paris, vice-président de l’Assemblée nationale ; CHRISTOPHE SIRUGUE est député et président du Conseil général de Saône-et-Loire.
Publié dans : Chômage, SOCIAL | le 4 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

« Boutefeux »: va donc he !, dégonflé…

Clermont-Ferrand. Le ministre de l’Immigration, qui devait mener la liste UMP, a jeté l’éponge en novembre. Laissant le champ libre à la gauche, qui dirige la ville ouvrière depuis plus de soixante ans.

De notre correspondante à Clermont-Ferrand ANNICK FAUROT

QUOTIDIEN : mardi 4 mars 2008

Brice Hortefeux est content : «Je peux aller sur les marchés, les gens ne râlent pas.»Précision : c’est au bras de sa remplaçante à la tête de liste UMP que le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement arpente les rayons fromages du marché Saint-Pierre de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). «Il ne serait pas capable de différencier un cantal d’une fourme de Rochefort», ironise au passage une socialiste.

Sur le même sujet

Légitimité. Le 30 novembre, celui qui prétendait pouvoir mettre fin à soixante-quatre ans de socialisme à la tête de la ville a annoncé qu’il ne serait pas candidat à la municipale face à Serge Godard, 71 ans, maire PS depuis 1997. Pendant des mois, la presse locale s’était pourtant habituée à cette présence ministérielle, qui avait porté la bonne parole auprès de Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, pour que Clermont-Ferrand ait enfin son TGV. Comme Giscard d’Estaing, du temps où celui-ci présidait la région, Brice Hortefeux se posait en sauveur de l’Auvergne, la retardataire du désenclavement. Mais il en fallait davantage pour s’imposer dans l’ombre tutélaire d’un VGE qui pèse encore sur la vie politique locale. Même s’il a tourné le dos à Clermont, qui n’a pas voulu l’élire maire en 1995, pour regarder vers l’Europe. Même si l’on murmure que la Varvasse, sa demeure cossue au sud de Clermont, serait mise en vente.

Le compagnon de Sarkozy, qui a eu du mal à faire valoir sa légitimité locale, devra attendre pour endosser les habits de l’héritier. Né à Neuilly, ce n’est que par sa mère que le lien s’est tissé avec la terre bougnate, bien que son père ait joué le jeu en tant que conseiller municipal depuis 1971 à Saint-Saturnin, où la famille réside.

L’enfant adoptif du pays a battu en retraite au dernier moment, à cause, disent ses détracteurs, d’un sondage qui lui aurait été largement défavorable. Lui nie en avoir commandé un. Et donne deux motifs à son revirement : «Je suis numéro 5 du gouvernement. Je n’aurais pas voulu porter la responsabilité de l’échec du gouvernement dans ces élections.» Tout le monde, «à gauche comme à droite», lui aurait conseillé de renoncer. Pour invoquer la deuxième raison, Brice Hortefeux ouvre son agenda. Aujourd’hui, la Suède, demain l’Autriche : le ministre doit visiter 26 capitales européennes pour négocier la politique de gestion des flux migratoires. «Même mes colistiers mes plus proches m’en auraient voulu de mon absence.» Il reconnaît pourtant qu’il en avait «envie» de ce siège de maire. A défaut, la région, plus facilement reprenable, l’attendrait en 2010.

C’est donc «la bourge» des beaux quartiers Anne Courtillé qui a pris la place de Brice Hortefeux. Son angle d’attaque préféré : la mainmise du PS sur la ville. «Il n’y a eu que trois maires depuis la guerre, fait-elle remarquer. Gabriel Montpied et Roger Quilliot ont tous les deux démissionné pendant leur dernier mandat. C’est par la section du PS que le maire de Clermont est élu.» Un refrain relayé par Hortefeux : «Ça fait soixante ans qu’ils font la même politique. Et ils ont tout, ville, agglomération, département, région.»

Tractations. Sur place, certains à droite comparent Anne Courtillé à Paule Oudot (UDF), jetée dans la mêlée par VGE à la municipale de 2001 : «Tout comme lui, Brice Hortefeux a choisi quelqu’un qui ne peut pas faire un bon score et lui faire de l’ombre.» Rien à voir, selon le ministre et président de l’UMP du Puy-de-Dôme : «Anne est une intellectuelle et une femme de terrain. Paule Oudot n’avait aucun mandat, aucune expérience, aucune équipe.» Anne Courtillé, conseillère régionale de 64 ans, retraitée de l’enseignement et romancière publiée aux Presses de la cité, est une giscardienne viscérale. Sa liste est ouverte : on y trouve deux PS et un MPF. Elle avait rêvé d’un étrange trio à la conquête de la mairie : elle-même, Gilles-Jean Portejoie, médiatique avocat de Johnny, ex-premier adjoint PS de Clermont, et Michel Fanget, député du Puy-de-Dôme entre 1993 et 1997. Mais les tractations n’aboutirent pas.

Michel Fanget emmène donc la liste Modem. Ce cardiologue de 57 ans, né dans les quartiers de la ville, a derrière lui vingt ans de lutte municipale. Tête de liste en 2001, ce dissident de l’UDF avait obtenu 21,65 % des voix au second tour face à Serge Godard, qui avait dépassé les 57 %. Surtout, le Modem a réalisé un meilleur score ici qu’au plan national au premier tour de la présidentielle, en dépassant les 20 %. Fanget espère évidemment surfer sur cette vague, qui pourrait lui permettre de réaliser un vœu qu’il émet ouvertement : se rapprocher du maire sortant PS.

Végétalisation. Serge Godard, coutumier d’une fusion avec Alain Laffont, le candidat LCR, après le premier tour, admet que Fanget «fait des propositions concrètes, bien que discutables». Et, politiquement, une «évolution personnelle» de son rival peut être prise en compte. Il n’est pas aussi tendre avec Anne Courtillé, dont il juge certaines idées «démagogiques et stupides». La candidate UMP place sur le même plan la baisse de 20 % des impôts et la végétalisation des toits ou encore la plantation d’un arbre pour chaque nouveau-né. Deux projets verts que Hortefeux revendique : «Les arbres à planter, c’est suite à ma visite au maire de Rome.» Quant aux dossiers chauds, Modem, UMP et LCR rejoignent la ligne tenue par le maire PS : oui au TGV, non à l’incinérateur. Serge Godard fait ainsi une campagne tranquille, adossé à son bilan. En dix ans de mandature, la population a augmenté de 2,6 %, l’emploi, de 15 % dans l’agglomération. La première ligne de tramway, qui roule depuis fin 2006, est un succès, la place de Jaude, rénovée à cette occasion, est devenue un espace urbain digne d’une métropole régionale. Faisant référence aux projets déjà initiés ou largement annoncés (nouvelle bibliothèque, ligne B du tramway), quand on lui parle des nouvelles idées qu’il développerait dans un futur mandat, Serge Godard répond qu’il entend appliquer «les vieilles».

Publié dans : Politique | le 4 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

UIMM: patrons voyous…??

Voyous ?

didier pourquery

QUOTIDIEN : mardi 4 mars 2008

«Je ne crois pas à la survie d’un capitalisme sans morale.» Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait donné la ligne. Assez simpliste. Les «patrons voyous», c’est mal. Le patronat «éthique», c’est bien. Le Président n’a pas manqué, depuis, de critiquer les abus des stock-options et autre parachutes dorés. Mais il a également donné des gages au Medef, notamment pour assouplir les 35 heures ou dépénaliser les délits économiques.

Le gouvernement a besoin d’une organisation patronale moderne et sans reproche. Il en a besoin pour servir de relais à ses mesures de soutien au pouvoir d’achat. Il en a besoin pour négocier les deux chantiers de la loi de modernisation de l’économie et celui de la représentation syndicale.

Pour toutes ces raisons, les errements de l’UIMM, manifestement d’un autre âge, son image arrogante gênent l’équipe Sarkozy.

Le président de la République aime à répéter que «les usines c’est [son] truc». Or justement, les usines c’est aussi «le truc» des entreprises adhérentes à l’UIMM. Mais les caisses noires et les enveloppes ne sont plus le truc de personne. D’où le soutien de l’UMP, et du Premier ministre en personne, à la croisade de Laurence Parisot contre la frange la plus conservatrice de son organisation. Reste à savoir si, dans le bras de fer qu’elle mène contre l’UIMM, la patronne des patrons réussira à imposer sa version de la rupture. Et si elle pourra aller jusqu’au bout de son obligation de transparence. Car la vraie question reste entière : qu’a financé exactement la caisse noire de la métallurgie ?

Lie

Publié dans : Politique, SOCIAL | le 4 mars, 2008 |Pas de Commentaires »

A gauche toute……

Le Parti socialiste appelle à « une mobilisation totale de l’électorat »

NOUVELOBS.COM | 03.03.2008 | 15:43

L’ »avertissement » au pouvoir en place ne se donne pas « par sondage », mais par les urnes, indique le secrétaire national aux élections Bruno Le Roux, qui demande notamment « un vote contre le plan de rigueur ».

Bruno Le Roux (DR)

Bruno Le Roux (DR)

Le PS appelle lundi 3 mars à « une mobilisation totale de l’électorat » au 1er tour des élections municipales et cantonales. Selon le secrétaire national aux élections, Bruno Le Roux, un « avertissement » au pouvoir en place ne se donne pas « par sondage ».
« A une semaine du 1er tour, nous appelons à une totale mobilisation de l’électorat. Nous lui disons que seul son vote comptera. Il n’y a pas de victoire, de défaite, d’avertissement même, qui soit annoncé ou qui soit réalisé par sondage. C’est aux Français de s’exprimer et nous respectons de la façon la plus forte qui soit leur expression les 9 et 16 mars », a-t-il déclaré dans un point presse.


« Campagne très forte de terrain »

Bruno Le Roux a souhaité que les électeurs « s’expriment de la manière la plus claire pour des politiques de gauche qui protègent sur le terrain » et menées par « des équipes ambitieuses ». « Cela constituera aussi un autre pouvoir (…) face à la politique qui est menée nationalement », a indiqué le député de Seine-Saint-Denis.
Le responsable socialiste a réclamé « un avertissement clair à Nicolas Sarkozy » car « tout vote pour une liste de droite sera comptabilisé comme un soutien à sa politique, par Nicolas Sarkozy ». Bruno Le Roux a également demandé aux Français d’émettre « un vote contre la baisse du pouvoir d’achat, un vote contre le plan de rigueur », jugé inévitable par les socialistes en cas de victoire de la droite.
Le secrétaire national a opposé la « campagne très forte de terrain » de la gauche à celle de l’UMP, parlant d’ »une contagion générale » à droite à mettre en avant des « candidats apolitiques ».

 

 

Publié dans : Politique | le 3 mars, 2008 |Pas de Commentaires »
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