Une mouche dans le yaourt….

Les salaires, fil rouge de la colère

De Yoplait aux agences bancaires LCL, les arrêts de travail se multiplient depuis 15 jours.

NICOLAS CORI et PIERRE-HENRI ALLAIN (envoyé spécial au Mans)

QUOTIDIEN : vendredi 23 novembre 2007

Le service public est loin d’être le seul à avoir mal à son pouvoir d’achat. Car mardi, jour de la grève des fonctionnaires, c’était aussi celle de salariés de plusieurs entreprises privées de l’agroalimentaire. Au total, un peu partout en France, 500 appels à participer aux manifestations ou à arrêter le travail sur les sites des entreprises ont été lancés. «Le pouvoir d’achat a tellement diminué que tous les salariés sont pris à la gorge», estime Maryse Treton, secrétaire de la fédération CGT pour l’agroalimentaire. Et l’industrie agroalimentaire connaît aussi la pénibilité: «Depuis une dizaine d’années, le nombre de maladies professionnelles et d’accidents du travail a explosé. On compte actuellement un mort par semaine en moyenne dû à un accident du travail dans ce secteur.»

Avant-postes. Au Mans, plus de 80 % des 330 salariés de l’usine Yoplait ont débrayé pendant deux heures. «Nous avons été surpris par l’ampleur de la mobilisation, souligne Thierry Renaudin, délégué CGT. Il y avait parmi nous des salariés qui d’habitude ne nous suivent pas.» Pour le syndicat, plus question de se satisfaire des 1,6 % d’augmentation négociée en février par la CFDT et la CFTC. «Il y a cinq ans, on produisait au Mans 100 000 tonnes de produits frais [yaourts, fromage, crème fraîche, ndlr], précise Philippe Trassard, secrétaire du CCE de Yoplait-France. Aujourd’hui, on en produit 160 000 tonnes avec presque 200 personnes en moins et une rentabilité bien plus importante.»Les salaires, eux, n’ont guère augmenté: entre 1 400 et 1 500 euros nets par mois pour des employés dont l’âge moyen est de 43 à 45 ans. «Il y a de moins en moins de monde dans l’usine et la charge de travail est de plus en plus élevée, résume Jean-Marie, 44 ans, en blouson bleu et tenue blanche de rigueur. Pendant ce temps tout augmente, les prix et les bénéfices de l’entreprise, tout sauf nos salaires.» Sur les deux autres sites industriels de Yoplait, à Vienne en Isère (300 salariés) et à Monéteau dans l’Yonne (210 salariés), le débrayage s’est prolongé jusqu’à mercredi midi. Dans la Sarthe, l’entreprise de salaisons Bahier (380 personnes) a quant à elle été aux avant-postes. Ses salariés avaient entamé dès dimanche une grève qui s’est terminée mardi soir. Et toujours les mêmes revendications: revalorisation des rémunérations (certaines ne dépassent pas 1 000 euros net), et meilleures conditions de travail. La CGT de l’agroalimentaire annonce d’ailleurs à ce sujet une campagne au slogan explicite: «Arrêtez le massacre!»

Faramineux. A Paris, autre secteur, autre grève. Dans la banque, il y a les traders, qui gagnent des sommes faramineuses, mais aussi les salariés qui travaillent dans les agences ou le «back-office». Et dont les fiches de paie ne souffrent pas la comparaison. Certains d’entre eux à LCL (ex-Crédit lyonnais) étaient en grève hier, à l’appel de FO, de la CGT et de la CFTC, pour demander des hausses de salaire et protester contre leurs conditions de travail. Selon la direction, plus de 30 agences sur 2000 étaient fermées, pour un taux de 9 % de grévistes (30 % selon la CGT).

Devant le siège de LCL, boulevard des Italiens, où 300 salariés étaient rassemblés, on rappelle que le scandale du Lyonnais, dans les années 1990, avait poussé les salariés à accepter pendant des années de modérer leurs salaires. «On a lourdement payé, raconte Francine Guillard (CGT). Aujourd’hui, les profits sont de retour, colossaux. Sauf que la direction veut bien partager les pertes, mais pas les profits.» Suite à la négociation salariale, l’entreprise propose 625 euros d’augmentation par an pour les salariés dont le revenu est inférieur à 33 000 euros par an. Soit 77 % du personnel. Un petit geste qui ne satisfait pas. «Il ne s’agit que de suivre l’inflation» , remarque Philippe Kernivinen (FO). Et qui en plus, est assorti d’un «chantage» : si aucune organisation ne signe l’accord, la hausse ne sera plus que de 450 euros. Le reste de l’enveloppe servant à des augmentations individuelles.

«Idée reçue». Pour autant, personne ne décrit une situation rose dans le reste de la profession. «Pourquoi croyez-vous que la Société générale loue le stade de France pour recruter des jeunes?, souligne Sébastien Busiris, secrétaire fédéral FO. C’est une idée reçue de croire que les employés de banque sont bien payés. Et les jeunes diplômés s’en rendent compte.» Et le délégué FO de souligner que Sarkozy a beau brandir la question du pouvoir d’achat, la profession bancaire, elle, n’en a cure. Une réunion sur les négociations salariales au niveau de la branche est prévue lundi matin à l’Association française des banques (AFB), mais, a priori, aucune hausse ne devrait être proposée.

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Publié dans : Economie, Salaires | le 23 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Le piège du pouvoir d’achat…

L’urgence

didier pourquery

QUOTIDIEN : vendredi 23 novembre 2007

C’est lui qui l’avait dit : il serait le «président du pouvoir d’achat». C’est lui qui l’a répété mardi, parlant même de «cette angoissante question».

Nicolas Sarkozy semble s’être piégé lui-même dans ce dossier considéré comme très important par la majorité des Français. Il va maintenant devoir agir, lancer des mesures, tout en sachant qu’il a des marges de manœuvre ténues. Il se retrouve en effet coincé entre deux stratégies risquées.

D’un côté, il peut tenter d’agir sur les prix en faisant jouer la concurrence et en mettant la pression sur les industriels ou les distributeurs ; c’est d’une efficacité limitée et ça rognera les marges des entreprises en question… qui seront tentées d’être pingres lorsque le moment de négocier les augmentations de leurs salariés sera venu.

De l’autre côté, il peut annoncer des mesures spectaculaires pour doper les revenus : le versement d’un treizième mois sans charges ou le déblocage de l’épargne salariale. Mais ces actions-là sont soit très coûteuses (le treizième mois), soit peu efficaces (l’épargne salariale concerne un seul ménage sur six en France).

Et puis, paradoxalement, le problème français n’est pas celui de l’épargne ou de la consommation en général, mais celui de l’inégalité frappante entre les bas revenus et les autres. Ce sont les bas salaires qui souffrent le plus de la mollesse du pouvoir d’achat et de la hausse des dépenses contraintes (logement, transport…). Voilà la véritable urgence.

Voila aussi le piège,

car, depuis son cher paquet fiscal de l’été, Nicolas Sarkozy est surtout apparu comme «le président du pouvoir d’achat»… des plus riches.

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Publié dans : Economie | le 23 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Grèves estudiantines…le point…

Alors que les étudiants et le principal syndicat du supérieur appellent à manifester demain, douze directeurs d’UFR de Lille mettent en garde contre le blocage. A Paris, un étudiant bloqueur est indemne après avoir été visé par un tir d’arme à feu.

Liberation.fr (avec source AFP)

LIBERATION.FR : mercredi 21 novembre 2007

Une quarantaine de sites universitaires étaient perturbés ce matin par la mobilisation étudiante contre la loi Pécresse, dont 28 bloqués à des degrés divers, selon des sources concordantes. Le ministère de l’Enseignement supérieur a comptabilisé avant midi «35 sites universitaires perturbés à des degrés variables» dont «cinq fermés».

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Selon un comptage effectué à partir des informations recueillies par les bureaux régionaux de l’AFP et auprès du syndicat étudiant Unef, le fonctionnement de 41 sites universitaires était perturbé hier soir par des blocages plus ou moins importants (28), des barrages filtrants (4) ou des fermetures administratives (4). Comme chaque jour depuis le 14 novembre, s’ajoutent à ce compte, cinq universités de la région parisienne, désertés en raison du mouvement de grève dans les transports en commun: Paris X-Nanterre, Paris VIII-Saint-Denis, Marne-la-Vallée, Paris XII-Créteil et Paris XIII-Villetaneuse.

Votes par internet sur le blocage

Aux universités de Nantes et Rennes 2, les présidents ont décidé d’organiser des consultations par internet de leurs étudiants sur la poursuite ou non du blocage de leur faculté. A Rennes, les résultats seront annoncés par huissiers de justice, a précisé la présidence de cette université qui compte 18 000 étudiants. Elle a souligné qu’il s’agissait d’une consultation et non d’un vote, ce dernier devant répondre à un cadre très précis et faire l’objet d’une autorisation de la CNIL. A Nantes, à peine commencé, le vote électronique a déjà été contesté. Un militant de l’Unef, Mathias Tessier, a affirmé que le «vote n’était pas sécurisé»: «Nous venons d’en faire la démonstration, en prenant un nom d’étudiant au hasard nous avons pu voter à sa place.»

Dans ce contexte, douze directeurs d’unités de formation et de recherche de l’université Lille III (Lettres et sciences humaines), bloquée par les étudiants opposés à la loi LRU, ont mis en garde aujourd’hui contre les conséquences sur les cours et examens en cas de «blocage prolongé.» «Si le blocage continue, il sera impossible de rattraper l’ensemble des cours qui n’auront pas lieu», ont-ils indiqué dans un communiqué. «Il ne sera pas possible d’assurer une session d’examen à d’autres dates que celles initialement prévues, à l’issue de ce semestre», ont-ils indiqué, évoquant les «risques liés à un blocage prolongé».

Pour l’Unef, «une issue est encore possible»

Pour sa part, le Snesup-FSU, majoritaire dans le supérieur, a appelé à «faire des journées des 22 et 27 novembre prochains de nouveaux temps forts des mobilisations» contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités. Les étudiants réunis en coordination nationale le week-end dernier à Tours ont appelé étudiants et lycéens à la grève et la manifestation un peu partout en France jeudi. Ils ont également appelé à «une date de mobilisation interprofessionnelle le 27.»De son côté, le syndicat étudiant Unef a regretté aujourd’hui que Valérie Pécresse «refuse obstinément» d’ouvrir des négociations alors que, selon lui, «une issue est encore possible» à la crise étudiante contre sa loi. «On ne met pas l’abrogation de la loi comme préalable aux négociations», a assuré Bruno Julliard, président de l’Unef. «Une issue est encore possible, la balle est désormais dans le camp du gouvernement», estime l’Unef dans un communiqué. Pour lui, «en refusant toute négociation, le gouvernement porte la responsabilité de la radicalisation du mouvement.»

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Publié dans : Education, Politique, SOCIAL | le 22 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Grèves: ce qu’il faut savoir à 10h30′ le 22/11/2007

Transports: plus de trains, plus de métros, toujours pas de RER

 

Le trafic s’améliore jeudi à la SNCF et à la RATP, mais des points noirs subsitent. Prévisions, numéros verts et sites web: tous les liens pour s’organiser.

LIBERATION.FR

LIBERATION.FR : mercredi 21 novembre 2007

 RATP
Ce matin, une rame sur trois circule en moyenne sauf sur les lignes 8, 10 et 12 qui connaissent plus de difficultés.
Deux rames sur trois sur la ligne 1. Le trafic reste très perturbé sur la ligne A du RER, avec un train sur cinq en moyenne, et il est toujours nul sur la ligne B, bloquée depuis le début du conflit.
Dans les rues de Paris, 60% des bus fonctionnent, ainsi que deux rames de tramway sur trois.

Pour toute information sur les prévisions de trafic, un site internet est disponible: www.ratp.fr, qui actualise le trafic en temps réel. Ainsi qu’un numéro vert, le 0 800 15 11 11 (gratuit depuis un fixe).

SNCF
Ce matin, la SNCF annonce deux TGV sur trois, soit 580 trains sur 750, ainsi qu’un peu plus d’un train Corail sur trois. Il y ce matin trois TER sur quatre en moyenne et un train tous les quarts d’heure sur les réseaux C et D du RER.

La circulation des trains est détaillée, zone par zone, sur le site www.infolignes.com et sur le www.sncf.fr. Pour les prévisions des Transiliens, un site existe: www.abcdtrains.com. Deux numéros verts sont disponibles: le 0805 90 36 35 pour les Grandes lignes et les TER, et le 0805 700 805 pour les Transiliens.

Vélib, covoiturage, etc.
Pour se déplacer dans Paris, les intra-muros pourront privilégier le Vélib, renseignements sur www.velib.paris.fr, ou une bonne paire de baskets. Pour les Franciliens, le site www.covoiturage.fr propose des plans B de dépannage.

Routes
Pour connaître l’état du trafic: sytadin ou viamichelin

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Publié dans : Economie, Politique, SOCIAL | le 22 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Grèves: vers la reprise du trafic…

Éditorial

Tournant

FABRICE ROUSSELOT

QUOTIDIEN : jeudi 22 novembre 2007

Certes, du point de vue des usagers, ce n’est pas tout à fait la fin de la galère. Pourtant, il fallait bien parler de «tournant», hier, à la table des négociations avec la RATP et la SNCF. Après neuf jours de grève dans les transports, la reprise pointe au bout du tunnel. Même si aucune proposition n’a permis de débloquer sur l’heure la situation – personne ne s’y attendait –, des avancées significatives ont eu lieu. Syndicats, directions d’entreprises et représentants de l’Etat sont parvenus à se mettre d’accord sur le cadre et le calendrier à donner aux discussions… et peut-être même un peu plus, avec apparemment des points de convergence sur la pénibilité et les compensations. Au point que Didier Le Reste, le leader de la CGT cheminots, a estimé dans la soirée que «des premiers points ont été marqués». Un message fort, destiné à des assemblées générales qui ont d’ailleurs, en partie, opté pour se remettre au travail.

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Reste évidemment ce que décideront les plus irréductibles. Ceux qui agitent «la base» et qui, depuis le début du conflit, n’ont pas vraiment suivi leur état-major, c’est le moins que l’on puisse dire. A l’heure où la situation se décrispe, Nicolas Sarkozy se doit aussi de tendre une oreille vers les revendications de ces militants qui se sont fait entendre dans les dépôts mais n’ont pas l’impression d’être écoutés. Et cela, sans tomber dans les provocations d’une minorité d’extrémistes spécialisés dans les actes de sabotage. A ce stade, tant du côté de l’Elysée que des syndicats, personne n’a intérêt à une grève minoritaire et radicalisée.

Lie

Publié dans : Economie, Politique, SOCIAL | le 22 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Grèves: mode d’emploi pour le 21 Novembre 2007…

Comment se déplacer aujourd’hui

Prévisions de trafic, numéros verts et sites web: tous les liens pour trouver des transports mercredi.

LIBERATION.FR

LIBERATION.FR : mercredi 21 novembre 2007

RATP. Pour toute information sur les prévisions de trafic, un site internet est disponible: www.ratp.fr, qui actualise le trafic en temps réel. Ainsi qu’un numéro vert, le 0 800 15 11 11 (gratuit depuis un fixe).

SNCF. La circulation des trains est détaillée, zone par zone, sur le site www.infolignes.com et sur le www.sncf.fr. Pour les prévisions des Transiliens, un site existe: www.abcdtrains.com. Deux numéros verts sont disponibles: le 0805 90 36 35 pour les Grandes lignes et les TER, et le 0805 700 805 pour les Transiliens.

Vélib, covoiturage, etc.
Pour se déplacer dans Paris, les intra-muros pourront privilégier le Vélib, renseignements sur http://www.velib.paris.fr/, ou une bonne paire de baskets. Pour les Franciliens, le site www.covoiturage.fr propose des plans B de dépannage. En France, si vous vous déplacez en voiture, consultez le site de Bison Futé avant de partir pour avoir des informations en temps réel sur les conditions de circulation.

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Publié dans : Economie, Politique, SOCIAL | le 21 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Editorial de Laurent Joffrin…

Transformation

laurent joffrin

QUOTIDIEN : mercredi 21 novembre 2007

Derrière la grève, la mutation… En dépit de ses quais vides, de ses braseros dans la nuit, de ses trains arrêtés, de ses foules résignées qui sillonnent les rues, ce conflit n’est pas la simple répétition d’autres grèves de transport. Dur pour les usagers changés en arpenteurs de la ville, dur pour les grévistes qui risquent désormais une bonne part de leur modeste salaire, il révèle en même temps une transformation qui engage l’avenir.

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Après le succès des manifestations d’hier, le mouvement de protestation contre la réforme des régimes spéciaux se trouve devant une alternative. Une partie des salariés concernés veut poursuivre le mouvement. Représentés principalement par le syndicat SUD, présents aussi à la CGT, ils espèrent encore le retrait pur et simple du projet, au terme d’une bataille qui rappellerait celle de 1995. Position compréhensible, noble à certains égards. Ceux-là refusent la logique gestionnaire et, dans une protestation radicale contre l’ordre des choses, jugent que toute concession serait un recul global du monde du travail. Mais position dangereuse, aussi bien. A la différence de la grande grève d’il y a douze ans, ce mouvement-là n’est pas populaire. Le risque est grand de le voir s’effilocher, enfermé dans le splendide isolement du tout ou rien, faisant au bout du compte le jeu du gouvernement Sarkozy. D’où le raisonnement de la majorité des responsables syndicaux. Sans trop le dire, ils ont en fait accepté le diagnostic général sur la situation des retraites. L’allongement de la vie déséquilibre la plupart des régimes. Pour partir au même âge, il faudrait accroître les cotisations, ce qu’on récuse souvent par ailleurs, ou bien diminuer le taux des pensions, ce que les futurs retraités redoutent sans doute le plus. Ni la CFDT, bien sûr, ni la CGT dans son expression nationale, ne demandent le retrait de la réforme. Reddition ? Trahison ? En aucune manière : la grève a pour but d’obtenir, selon un rapport de force désormais établi (mais pour combien de temps ?), les compensations auxquelles peuvent prétendre ceux dont le salaire n’a rien de sarkozien et qui ont choisi la SNCF, la RATP ou EDF justement parce que l’âge de la retraite y était plus précoce.

Si le gouvernement a l’intelligence de le comprendre, il y a là un terrain possible pour le compromis : un allongement progressif de la durée de cotisation en échange d’une hausse de salaire et d’une prise en compte réelle de la pénibilité des tâches. A quel niveau ? C’est l’objet de la négociation. Le gouvernement peut encore rechercher on ne sait quelle victoire à la Thatcher. La force de la mobilisation d’hier devrait l’en dissuader. Dans ces conditions, la voie peut s’ouvrir pour un syndicalisme à la fois fort et réaliste, soucieux de l’intérêt global des salariés autant que de telle ou telle catégorie, et dont Bernard Thibault deviendrait le symbole…

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Publié dans : Economie, Politique, Salaires, SOCIAL | le 21 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Sarko, un « ami » des mulsulmans…!

Sarkozy et les musulmans, une histoire sur le Net

Nicolas Sarkozy le 9 juillet 2007 à Bruxelles

John Thyz AFP/Archives ¦ Nicolas Sarkozy le 9 juillet 2007 à Bruxelles

 

L’histoire fait du bruit sur le Net. Mercredi dernier, Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles pour «Libération», racontait sur son blog que Nicolas Sarkozy s’était livré à une «véritable diatribe anti-musulmane» devant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, puis son homologue suédois, Fredrik Reinfeldt. Le post fait mouche et suscite 400 commentaires en ligne, sans compter la vingtaine de ceux qui ont été supprimés, «antisémites ou racistes», justifie Quatremer qui se dit «sidéré» par l’ampleur du buzz. Pourtant, l’histoire reste aux confins de la blogosphère.

Deux jours plus tard, le journaliste écrit, toujours sur son blog, un deuxième post intitulé «comment se fait l’information» pour expliquer notamment par quel biais il a eu vent du discours de Nicolas Sarkozy: les journalistes ne sont pas «invités à assister aux rencontres entre dirigeants: le huis clos est la règle, dit-il. Que ce soit une bilatérale ou un sommet, nous sommes donc obligés de nous contenter de sources soit qui ont assisté à la réunion, soit à qui l’un des participants a raconté la réunion.» Cette fois, deux sources concordantes qui «ne se connaissent pas» ont relaté à Quatremer les propos du président de la République. Pour le correspondant, ce que dit Sarkozy sur «le choc de la civilisation entre l’Orient et l’Occident est dans la droite ligne de ses pensées (…). Ce qui est plus étonnant, c’est la réaction des ministres étrangers un peu bouleversés de découvrir comment Sarkozy peut être agité.»

De la blogosphère aux médias traditionnels
Pourtant, la semaine se passe et aucun journal ne parle de l’événement. La grève des transports ayant pris d’assaut l’actualité, le blog de Quatremer est passé inaperçu. Jusqu’à ce que, ce lundi, «Libération», prenant conscience du nombre de commentaires sur le blog de leur journaliste, publie un article dans ses colonnes. Quatremer y raconte à la première personne son aventure sous l’angle « coulisses de l’information ». A ce moment-là, l’affaire quitte la seule sphère d’Internet pour toucher une audience plus grand public et les médias traditionnels s’en emparent.

Pourquoi la teneur des propos de Nicolas Sarkozy n’a pas été publiée plus tôt? «Libération est un journal qui ne connaît pas la censure, répond Jean Quatremer. Mais il n’y avait pas de place dans le quotidien et je n’ai peut-être pas assez insisté auprès de la rédaction à Paris. C’est tout le problème de la lourdeur du papier comparée à la souplesse du Net, où l’on écrit ce qu’on veut quand on veut.» La preuve, s’il en était encore besoin, que le Net n’a pas besoin de papier pour qu’une information soit ébruitée.

John Thyz AFP/Archives ¦ Nicolas Sarkozy le 9 juillet 2007 à Bruxelles

 

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Alice Antheaume

20Minutes.fr, éditions du 19/11/2007 – 18h19

dernière mise à jour : 19/11/2007 – 22h35

Publié dans : Insolite | le 20 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Grèves: les salaires rejoignent les mouvements..

Au septième jour de conflit dans les transports, la mobilisation des fonctionnaires met le pouvoir d’achat au cœur du mouvement social.

Antoine Guiral et Muriel Gremillet

QUOTIDIEN : mardi 20 novembre 2007

La sortie de crise par le pouvoir d’achat. Pour amadouer les syndicats et faire baisser la pression du côté de la fonction publique, Nicolas Sarkozy s’apprête à jouer au père Noël avant l’heure. Officiellement, dit-on à l’Élysée, il n’y a aucun lien entre la grève dans les transports et les mesures en faveur du pouvoir d’achat que l’exécutif aimerait annoncer d’ici la fin de la semaine. Mais le chef de l’Etat, qui s’exprime aujourd’hui à Paris devant l’association des maires de France, cherche le moyen de sortir par le haut de son premier conflit social d’envergure. D’où l’idée de répondre dans l’urgence à cette question du pouvoir d’achat qui constitue la préoccupation n°1 des Français et qui avait été au cœur de la campagne présidentielle sarkozyste (avec le fameux slogan «Travailler plus pour gagner plus»).

 

Improvisation. Sous une forme qui reste à préciser (intervention télévisée, discours à l’occasion d’un déplacement, entretien dans la presse…), Sarkozy aimerait, jeudi ou vendredi au plus tard, présenter de manière concrète plusieurs mesures susceptibles de redonner de l’argent aux Français. Sa mesure phare sur les heures supplémentaires n’ayant pour l’heure pas produit les effets escomptés, il a demandé à Bercy et à Matignon d’accélérer sur certains textes (les «hot lines») et de lui dégoter d’autres dispositifs rapides à mettre en œuvre.

Cette improvisation présidentielle n’est pas sans contraintes, notamment budgétaires. Car le gouvernement navigue dans des eaux macroéconomiques troubles, entre une croissance molle et des déficits publics difficiles à maîtriser. Au point que les autorités européennes surveillent l’état de la France comme du lait sur le feu.

En juillet le gouvernement a fait voter la loi Tepa (travail emploi pouvoir d’achat): 15 milliards d’euros, dont 6 consacrés à la défiscalisation des heures supplémentaires. Le reste permettant notamment la création d’un bouclier fiscal à 50%. Un «choc de croissance» voulu par le Président, qui a pour léger défaut d’assécher les faibles moyens budgétaires de l’Etat. Pour l’instant, ces mesures ne se traduisent guère en argent supplémentaire pour les salariés.

Prime à la cuve. Même du côté du patronat, on considère la disposition «inefficace», comme le juge Jean-François Bernardin, président de l’assemblée des chambres de commerce et d’industrie, dans une interview à La Croix.

Au moment ou les produits de grande consommation flambent et ou le pétrole crève les plafond, les ministres sont contraints de saupoudrer de nouvelles aides: revalorisation de la prime à la cuve pour ceux qui se chauffent au fioul, revalorisation de l’APL de 3%, possibilité pour certains agents publics de se faire payer un nombre limité de jours de RTT…

Le gros morceau pourrait venir au moment de la mise en œuvre des préconisations de Jacques Attali et de la commission qu’il préside, pour «libérer la croissance.» La réforme de la loi Galland, si elle s’applique, devrait «stimuler le pouvoir d’achat et faire baisser les prix», comme l’explique Frédéric Lefèbvre, secrétaire national de l’UMP chargé de l’économie et député des Hauts-de-Seine. «Le pouvoir d’achat est un sujet politique maintenant», note un député UMP. Difficile de lui donner tort…

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Publié dans : Economie, Politique, Salaires, SOCIAL | le 20 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Grèves: pour se renseigner sur le trafic…

Numéros verts, sites web: tous les liens pour mieux se déplacer aujourd’hui.

LIBERATION.FR

LIBERATION.FR : mardi 20 novembre 2007

RATP. Pour toute information sur les prévisions de trafic, un site internet est disponible: www.ratp.fr, qui actualise le trafic en temps réel. Ainsi qu’un numéro vert, le 0 800 15 11 11 (gratuit depuis un fixe).

SNCF. La circulation des trains est détaillée, zone par zone, sur le site www.infolignes.com et sur le www.sncf.fr. Pour les prévisions des Transiliens, un site existe: www.abcdtrains.com. Deux numéros verts sont disponibles: le 0805 90 36 35 pour les Grandes lignes et les TER, et le 0805 700 805 pour les Transiliens.

Vélib, covoiturage, etc.
Pour se déplacer dans Paris, les intra-muros pourront privilégier le Vélib, renseignements sur http://www.velib.paris.fr/, ou une bonne paire de baskets. Pour les Franciliens, le site www.covoiturage.fr propose des plans B de dépannage. En France, si vous vous déplacez en voiture, consultez le site de Bison Futé avant de partir pour avoir des informations en temps réel sur les conditions de circulation.

Liens

Publié dans : Economie, Politique, SANTE, SOCIAL | le 20 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »
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