Juppé: »a trompé la confiance du peuple souverain »

 

Alain Juppé

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Premier ministre de la
République française
 

 
Alain Juppé
15e Premier ministre de la Cinquième république 
Parti politique  RPR 
Nommé le  17 mai 1995 
Nommé par  Jacques Chirac 
Mandat  du 17 mai 1995
2 juin 1997 
Prédécesseur  Édouard Balladur 
Successeur  Lionel Jospin 
Autres fonctions  Ancien ministre, ancien porte-parole du gouvernement Jacques Chirac (2)
Ancien député de Gironde, ancien député de Paris, ancien adjoint au maire de Paris, ancien conseiller régional d’Île-de-France
Maire de Bordeaux, vice-président de la CUB 
Gouvernement  Gouvernement Alain Juppé (1), (2) 
Naissance  15 août 1945
à Mont-de-Marsan, Landes 
Cinquième République 
v · d · m 

Alain Juppé né le 15 août 1945 à Mont-de-Marsan (Landes), est un homme politique français. Il fut le premier ministre de la France de 1995 jusqu’à 1997. Il est actuellement maire de Bordeaux depuis 2006. Alain Juppé est le fils du gaulliste Robert Juppé, et de Marie (1910-2004) issue d’une famille de métayers landais.

Sommaire

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//Formation [modifier]

Après des études secondaires brillantes au Lycée Victor Duruy à Mont-de-Marsan (Landes) (il reçoit les premiers prix de grec et de latin au concours général des lycées), il obtient son bac en 1962 à l’âge de 17 ans. Il entre en classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand à Paris, et intègre, en 1964, l’École normale supérieure. Il obtient l’agrégation de lettres classiques et étudie à l’Institut d’études politiques de Paris (1968) puis à l’École nationale d’administration (1970-1972), après avoir accompli son service militaire (1969-1970).

Parcours politique [modifier]

Alain Juppé affirme avoir voté pour Alain Krivine lors de l’élection présidentielle de 1969. De 1972 à 1976, il est inspecteur des finances. En 1976, il devient un collaborateur de Jacques Chirac alors Premier ministre, puis conseiller technique au ministère de la Coopération, jusqu’en 1978.

Cette année-là, il se présente, sans succès, aux élections législatives à Mont-de-Marsan, en tant que candidat du RPR. Il travaille, ensuite, aux côtés de Jacques Chirac à la mairie de Paris. En 1979, il est élu au conseil national du RPR, et nommé adjoint à la direction des finances et des affaires économiques de la ville de Paris, dont il est le directeur de 1980 à 1981. En suivant Jacques Chirac à Paris, il s’implante dans le 18e arrondissement de la capitale, terre de la « bande du 18e » des figures socialistes que sont Lionel Jospin, Daniel Vaillant, Bertrand Delanoë et Claude Estier. Il est élu député de la 18e circonscription en 1988, puis est réélu dès le premier tour en 1993, les électeurs qu’il rassemble transcendant les clivages politiques.

Il est ministre délégué au Budget durant la 1re cohabitation. Du 30 mars 1993 au 18 mai 1995, Il est ministre des affaires étrangères dans le gouvernement d’Édouard Balladur.

Avec la déclaration de candidature de Jacques Chirac à l’élection présidentielle le 4 novembre 1994, Alain Juppé devient président du RPR par intérim. Jacques Chirac, maire de Paris étant élu à la magistrature suprême, Alain Juppé est nommé Premier ministre en mai 1995. Il conserve la direction du parti néo-gaulliste jusqu’à la défaite de la droite aux élections législatives de 1997. Il dirigera deux gouvernements du 17 mai 1995 au 2 juin 1997. Il est également élu maire de Bordeaux en juin de cette même année, succédant à Jacques Chaban-Delmas, puis député en 1997. Il est considéré par le Président Chirac comme « le meilleur d’entre nous ».

Il est réélu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la circonscription de la Gironde (2e). Il fait partie du groupe UMP, qu’il fonde et dont il est élu président en octobre de cette même année.

La déclaration de son inéligibilité en 2004 le conduit à quitter ses fonctions parlementaires, municipales et partisanes, Nicolas Sarkozy prenant la direction de l’UMP. Son adjoint Hugues Martin lui succède à la mairie de Bordeaux, ainsi que pour son mandat de député.
La Communauté Urbaine de Bordeaux, dont il était président, bascule à gauche au profit du socialiste Alain Rousset, par ailleurs Président de la région Aquitaine.

Durant l’été 2006,
la majorité UMP-UDF du
conseil municipal de Bordeaux démissionne en bloc (sauf le maire et deux adjoints, pour assurer les « affaires courantes ») afin que soit organisée une nouvelle élection et permettre ainsi à Alain Juppé de revenir aux affaires. Le 8 octobre 2006,
la liste UMP-UDF-DVD obtient au premier tour 56,24% des voix et la majorité absolue des sièges. Alain Juppé redevient maire de Bordeaux.

Affaires judiciaires


Passation de pouvoir entre les premiers ministres Alain Juppé et Lionel Jospin, le 3 juin 1997.

En juin 1995, le Canard Enchaîné publie un document interne de la ville de Paris, signé de la main d’Alain Juppé, donnant ordre à ses services de diminuer le loyer de son fils Laurent, logé dans un appartement relevant des discrètes propriétés de la Ville de Paris, rue Jacob. Il est locataire, à un prix défiant toute concurrence, d’un appartement de 189 m² dans la même rue, où sont réalisés des travaux pour plusieurs millions de francs au frais des contribuables. Une plainte est déposée par une association de contribuables parisiens, puis l’affaire est classée par Bruno Cotte, procureur de Paris.

1998 : Alain Juppé est mis en examen pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt » : pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République, et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995, il est considéré comme un élément clé d’un système de financement occulte d’emplois au sein du RPR financés par la Mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats publics (sa secrétaire personnelle au RPR fut elle-même rémunérée par une entreprise – le groupe immobilier Ségur – puis par la Ville de Paris).

Le 30 janvier 2004, il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de dix ans d’inéligibilité. Ce premier jugement est largement commenté dans la presse, critiqué par la majorité, en particulier l’attendu suivant :

« Alain Juppé dans la quête de moyens humains lui apparaissant nécessaires pour l’action du RPR a délibérément fait le choix d’une certaine efficacité en recourant à des arrangements illégaux […] Que la nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi ; qu’agissant ainsi, Alain Juppé a, alors qu’il était investi d’un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain. […] » 

L’appel interjeté par Alain Juppé, immédiatement après sa condamnation, a pour effet de suspendre l’application de cette décision jusqu’à l’arrêt de la cour d’appel. Le 1er décembre 2004, celle-ci réduit la condamnation à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.

La cour a commenté :

«  Il est regrettable qu’au moment où le législateur prenait conscience de la nécessité de mettre fin à des pratiques délictueuses qui existaient à l’occasion du financement des partis politiques, M. Juppé n’ait pas appliqué à son propre parti les règles qu’il avait votées au parlement. Il est également regrettable que M. Juppé, dont les qualités intellectuelles sont unanimement reconnues, n’ait pas cru devoir assumer devant la justice l’ensemble de ses responsabilités pénales et ait maintenu la négation de faits avérés. Toutefois, M. Juppé s’est consacré pendant de nombreuses années au service de l’État, n’a tiré aucun enrichissement personnel de ces infractions commises au bénéfice de l’ensemble des membres de son parti, dont il ne doit pas être le bouc émissaire.  »  

Il démissionne le lendemain de son dernier mandat, celui de maire de Bordeaux.

Une absence de vingt-deux mois

En 2005, malgré des remous dans le monde universitaire québécois, il enseigne à l’École nationale d’administration publique (ENAP) à Montréal (Québec). Plusieurs universitaires se sont étonnés qu’un homme politique condamné à une peine d’inéligibilité puisse donner des cours à de futurs hauts-fonctionnaires. La polémique a rapidement cessé et Alain Juppé enseigne normalement.

Marie-Hélène des Esgaulx, député UMP de Gironde et secrétaire nationale du parti, a créé une polémique en octobre 2005 en déclarant en marge d’une réunion publique de l’UMP qu’Alain Juppé souhaitait se présenter aux élections législatives de 2007 en Gironde. L’intéressé n’a pas tardé à faire savoir par le biais de son blog[1] qu’il n’avait « - ni à Paris ni à Bordeaux – aucun porte-parole dont les déclarations pourraient (l’)engager ».

En mai 2006, Alain Juppé visite le Mexique pour une série de conférences sur la mondialisation et les avantages et désavantages de la France face à la mondialisation[2].

Fin août 2006, Alain Juppé revient du Québec et annonce son intention de se relancer dans la vie politique et de reconquérir le fauteuil de maire de Bordeaux. Le 28 août, le conseil municipal de Bordeaux démissionne en bloc et le 29 août, Alain Juppé annonce, lors d’une conférence de presse, sa candidature pour les élections municipales partielles prévues en octobre et aux législatives de 2007.

Le retour [modifier]

Le 8 octobre 2006, la liste d’Alain Juppé (UMP-UDF-PR) est élue dès le premier tour de l’élection municipale anticipée de Bordeaux.

  • Inscrits : 120788
  • Votants : 54138 soit 44,82%
  • Nuls : 964 soit 1,78%
  • Suffrages exprimés : 53174 soit 98,22%
  • A. Juppé : 29907 soit 56,24% des exprimés et 24,60% des inscrits.[3]

Mandats [modifier]

Mandats européens [modifier]

Mandats nationaux [modifier]

Mandats locaux [modifier]

Fonctions ministérielles [modifier]

Actuellement [modifier]

Élection présidentielle de 2007 [modifier]

Alain Juppé soutient officiellement Nicolas Sarkozy.

Bibliographie [modifier]

  • Poésies. 1962, dans le journal lycéen « Le Grelot », sous le pseudonyme de Pierre Odalot
  • La tentation de Venise, Alain Juppé, éditions Grasset, 1993.
  •  » entre nous  » Alain Juppé , Nil editions , 1996 .
  • Montesquieu, le moderne, Alain Juppé, Perrin, 1999 ISBN 2262014019
  • Entre quatre z’yeux , Alain Juppé et Serge July, Grasset, 2001, ISBN 2246570212
  • de Cécile Edwards-Vuillet: Le joker: Alain Juppé, une biographie, éditions du Seuil, 2001.
  • France, mon pays: Lettres d’un voyageur , Alain Juppé, Robert Laffont, 2006, ISBN 2221103653

Filmographie [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Blog d’Alain Juppé
  2. (es) (Alain Juppé et Iliana Troncoso au Mexique)
  3. [1] 

Voir aussi [modifier]

    

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Alain Juppé.

Vidéos [modifier]

Liens externes [modifier]

Précédé par  Alain Juppé  Suivi par 
Édouard Balladur 

Premier ministre

1995-1997

Lionel Jospin 
Roland Dumas 

Ministre français des Affaires étrangères

1993-1995

Hervé de Charette 
Pierre Bérégovoy 

Ministre du Budget

 

Publié dans : Politique | le 18 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

Souvent femme varie….

REUTERS

La seule députée de droite à avoir voté pour le PACS, ex-ministre de l’Ecologie dans le gouvernement Raffarin, devient ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.

LIBERATION.FR : vendredi 18 mai 2007

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Ancienne ministre de l’Ecologie Roselyne Bachelot, 60 ans, nouvelle ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, est une militante de la cause des femmes, secrétaire générale adjointe de l’UMP depuis janvier 2006 et députée européenne depuis 2004.

Gaulliste sociale, fidèle du président Jacques Chirac, devenue sarkozyste, elle a été ministre de l’Ecologie et du développement durable dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin de 2002 à 2004. Dans cette fonction, elle s’est attachée à rester discrète, après s’être fait remarquer par une liberté de ton jugée inhabituelle ou maladroite.

Ancienne députée (RPR) du Maine-et-Loire (1988-2002), Roselyne Bachelot est conseillère régionale (UMP) des Pays-de-la-Loire depuis 1986 et conseillère municipale d’Angers depuis 1995.

Née le 24 décembre 1946 à Nevers (Nièvre), fille de Jean Narquin, décédé, ancien député RPR du Maine-et-Loire, Roselyne Bachelot, docteur en pharmacie, a été conseiller général du Maine-et-Loire de 1982 à 1988.

Féministe volontiers iconoclaste, membre-fondatrice du collectif antisexiste des «Chiennes de garde», elle se fait connaître du grand public lorsqu’elle est la seule députée de droite à voter pour le Pacs. De 1999 à 2002, elle est membre de l’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes.

Roselyne Bachelot a été porte-parole du candidat Jacques Chirac et membre du comité d’orientation de la campagne pour la présidentielle de 2002, date à laquelle l’ancienne secrétaire générale adjointe du RPR (2001-2002) entre au bureau politique de l’UMP que Jacques Chirac vient de créer. Au sein du parti, elle est en charge des questions de société.

 Au Parlement européen, elle est membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales et membre suppléant de la commission des affaires étrangères. Roselyne Bachelot a publié notamment «Deux femmes au royaume des hommes» (en collaboration avec Geneviève Fraisse, 1999) et «Le Combat est une fête» (2006).

banane
Publié dans : Politique | le 18 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

Pour un plat de lentilles……………..

Il est réconfortant de voir que des hommes politiques ,sont fidèles à leurs opinions…Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, dit-on.. Kouchner est très intelligent…. 

Cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du Monde, ministre de la Santé sous Lionel Jospin, c’est un socialiste atypique que Nicolas Sarkozy est allé chercher pour le Quai d’Orsay.

Par Dominique Poiret

LIBERATION.FR : vendredi 18 mai 2007

Ancien ministre de la Santé de Lionel Jospin, Bernard Kouchner, 67 ans, nommé vendredi ministre des affaires étrangères et des affaires européennes, a été administrateur civil de l’ONU pour le Kosovo de 1999 à 2001, après avoir bataillé pour la reconnaissance du droit d’ingérence humanitaire dans les années 90.

M. Kouchner, docteur en médecine et cofondateur en 1971 de l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF), a créé en 1980, après une scission, Médecins du Monde (MDM) qu’il a présidé jusqu’en 1988.

A cette date, il entre dans le gouvernement de Michel Rocard, comme secrétaire d’Etat chargé de l’Insertion sociale, puis à l’Action humanitaire, une première dans un gouvernement français.

Ancien député européen (1994-1997), l’ex-«french Doctor» a adhéré au PS en 1998. Socialiste atypique, souvent critique, il était membre du pacte présidentiel de Ségolène Royal, candidate socialiste malheureuse à la présidentielle.

Né le 1er novembre 1939 à Avignon (Vaucluse), Bernard Kouchner milite jusqu’en 1965 à l’Union des étudiants communistes (UEC). Gastro-entérologue à l’hôpital Cochin, il débute ses missions à l’étranger lors de la guerre du Biafra en 1968.

A la tête de MSF et de MDM, il mène dans les années 70 et 80 des missions humanitaires sur tous les continents, animant des opérations comme «Un bateau pour le Vietnam».

Ministre des gouvernements Rocard et Cresson, il est ensuite ministre de la Santé et de l’action humanitaire du gouvernement Bérégovoy (1992-1993).

Elu en 1994 au parlement européen (liste Rocard), il adhère en 1996 à Radical avec le titre de président délégué. Après le changement de nom du parti, il devient porte-parole du Parti radical socialiste (PRS) devenu Parti radical de gauche (PRG).

Secrétaire d’Etat chargé de la Santé (1997), et de l’Action sociale (1998), il revient dans le gouvernement Jospin à son retour du Kosovo, comme ministre délégué à la Santé (2001-2002).

Bernard Kouchner est, depuis 2002, professeur titulaire de la chaire «santé et développement» du Conservatoire national des arts et métiers-CNAM.

Candidat malheureux de la France au poste de directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en novembre 2006, il est nommé un mois plus tard représentant de l’Union européenne pour les droits de l’Homme au Sri Lanka.

Bernard Kouchner a publié plusieurs ouvrages, dont «La Fabrique démocratique» et «Deux ou trois choses que je sais de nous» en 2006.

Michel
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Pour un plat de lentilles................. dans Politique puce_rouge
Publié dans : Politique | le 18 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

Le Pen peut être content……

Il l’a fait, ce ministère indigne de la France……A quand le port d’étoiles: jaunes pour les juifs et les francs-maçons, bleue pour les homos, grises pour les opposants et blanches pour les sarkosistes bon teint!! Cette mesure, destinée à faire plaisir au Front National, dont Rastignac a pillé les électeurs, va nous faire revivre une bien triste période de notre histoire, celle de Vichy, de l’occupation, de la collaboration de la honte.

Après avoir invoqué Guy Môquet, la création de ce ministère est une insulte à celui qui a donné sa vie pour que la France soit libre et digne: bravo Rastignac, belle humanisme….beau début…

 

Fidèle parmi les fidèles de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux se retrouve investi d’un ministère aussi délicat que cher au nouveau président: celui de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale.

Par Liberation.fr

LIBERATION.FR : vendredi 18 Mai 2007   loadNbReaction(‘NbReactions’,curDocId);

Fidèle parmi les fidèles de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux se retrouve investi d’un ministère aussi délicat que cher au nouveau président, celui de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale.

Ministre délégué aux Collectivités territoriales dans le gouvernement sortant de Dominique de Villepin, il briguait l’Intérieur et hérite d’un portefeuille inédit, autour duquel s’est noué une partie de la campagne présidentielle.

« Premier sarkozyste de France » pour les uns, « Mécano de Sarko » pour d’autres, Brice Hortefeux, 49 ans depuis une semaine – il est né le 11 mai 1958 à Neuilly-sur-Seine -, connaît Nicolas Sarkozy depuis 1976, lors de la création du RPR.

Depuis leur rencontre, les deux hommes ne se sont plus quittés. Dans les bons moments, comme dans les traversées du désert – le lendemain de la défaite d’Edouard Balladur dans la course à l’Elysée en 1995 n’est pas la moindre.

Dans l’entourage d’aujourd’hui, il est le seul à avoir connu le ministre avant que ce dernier rencontre sa seconde femme Cécilia. Témoin de Nicolas Sarkozy lors de son premier mariage, il est le parrain d’un des deux fils nés de cette union.

Seul récent bémol public à cette relation, la sortie de Brice Hortefeux, apparemment trop tôt, sur l’introduction d’une dose de proportionnelle dans les élections législatives pour favoriser les petits partis.

Dans un livre paru récemment, le journaliste Philippe Reinhard présente Brice Hortefeux comme un homme de fidélité. Fidèle à l’Auvergne où il s’est implanté, fidèle surtout au nouvel occupant de l’Élysée.

Licencié en droit privé et doté d’une maîtrise de droit public, Brice Hortefeux est préfet chargé d’une mission de service public de 1995 à 2004, après avoir fait ses débuts dans les palais du pouvoir, auprès de Nicolas Sarkozy dont il fut le chef de cabinet quand celui-ci était jeune ministre du Budget et porte-parole du gouvernement de 1993 à 1995.

Lorsque ce dernier revient au gouvernement en 2002, à l’Intérieur, Brice Hortefeux le suit en tant que conseiller. Député européen depuis 1999 il a mis fin à son mandat lors de son entrée au gouvernement il y a deux ans. Il est membre depuis 1992 du Conseil régional d’Auvergne.

S’il a apparemment abandonné la position de plus proche collaborateur au préfet Claude Guéant, nouveau secrétaire général de l’Elysée, Brice Hortefeux est resté pour les journalistes « le porte-flingue » de Nicolas Sarkozy.

A lui le rôle de tirer sur les ennemis politiques. Il ne s’en est pas privé durant la campagne électorale, qualifiant en février Ségolène Royal d’ »inquiétante » et d’ »anxiogène ».

Ses piques n’épargnaient pas non plus les membres de l’UMP. Jean-Louis Debré, alors président de l’Assemblée nationale et chiraquien de toujours, était présenté en octobre dernier comme un « grognard inconditionnel » devenu « grognon obsessionnel ».

Publié dans : Politique | le 18 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

« Mini Juppé » revient aux affaires..

Vous trouverez dans un autre article le portrait détaillé d’Alain Juppé, surnommé par le « Canard » « droit dans ses bottes », et la condamnation dont il a fait l’objet. Un bel exemple de réinsertion dans la vie politique..Quel dommage que tous les taulards ne bénéficient pas du même traitement….

Il hérite d’un grand ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable.

Par Liberation.fr

LIBERATION.FR : vendredi 18 Mai 2007

L’ancien Premier ministre Alain Juppé, 61 ans, nommé vendredi ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement, et de l’Aménagement durable, est un proche de l’ancien président Jacques Chirac.

L’ancien président de l’UMP, fidèle parmi les fidèles de Jacques Chirac, dont il fut l’adjoint aux Finances à la mairie de Paris (1983-1989), avait été condamné en appel le 1er décembre 2004 à 14 mois de prison avec sursis et une année d’inéligibilité -au lieu de dix ans en première instance- dans l’affaire des emplois fictifs du RPR.

M. Juppé avait abandonné la présidence de l’UMP et tous ses mandats au cours de l’année 2004, durant ses ennuis judiciaires. Il a ensuite passé un an à Montréal (2005-2006) comme professeur invité à l’Ecole nationale d’administration publique du Québec (ENAP). Il était redevenu éligible en décembre 2005.

Il est revenu sur la scène politique en retrouvant lors de l’élection municipale anticipée d’octobre 2006, son fauteuil de maire de Bordeaux (Gironde), qu’il avait occupé de 1995 à 2004.

En mars 2007, il annonçait son soutien à Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle.

Né le 15 août 1945 à Mont-de-Marsan (Landes), agrégé de lettres, normalien et énarque (promotion «Charles de Gaulle»), Alain Juppé, inspecteur des Finances en 1972, commence sa carrière politique quatre ans plus tard, en participant à la création du RPR.

Lorsque M. Chirac est élu maire de Paris en 1977, il entre à son cabinet où il reste jusqu’en 1995.

Conseiller du 18e arrondissement de Paris en 1983, député européen en 1984, puis député de Paris en 1986, il est ministre délégue au Budget du gouvernement de cohabitation Chirac de 1986 à 1988.

Porte-parole de M. Chirac pour la campagne présidentielle de 1988, il est réélu député de Paris en 1988, puis député européen en 1989.

Ministre des Affaires étrangères d’Edouard Balladur (1993-1995), il est nommé Premier ministre au lendemain de l’élection de Jacques Chirac à la présidence de la République en 1995. Ses premiers mois sont marqués par les grèves après l’annonce de son projet de réforme de la sécurité sociale et des régimes spéciaux de retraite.

Deux ans plus tard, il est contraint de démissionner après la défaite de la droite aux législatives anticipées de 1997.

Alain Juppé, élu député de la Gironde en 1997 et réélu en 2002, se consacre alors à la mairie de Bordeaux.

Ancien secrétaire général (1988-1994), président par intérim (1994-1995), puis président (1995-1997) du RPR, M. Juppé a cofondé en 2001 l’Union en mouvement (UEM), amorce de l’UMP, dont il aura été le premier président de novembre 2002 à juillet 2004.

Publié dans : Politique | le 18 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

On prend (presque) les mêmes et on……

 

Comme prévu, c’est un gouvernement resserré (15 ministres sans compter le Premier d’entre eux), plus ou moins paritaire (8 hommes pour 7 femmes) et ouvert (Kouchner confirmé aux Affaires étrangères) qu’a annoncé à 9 h 45 Claude Guéant le secrétaire général de l’Elysée. Composition et portraits.

QUOTIDIEN : vendredi 18 Mai

Comme prévu, c’est un gouvernement resserré (15 ministres sans compter le Premier d’entre eux), plus ou moins paritaire (8 femmes pour 7 femmes) et ouvert (Kouchner confirmé aux Affaires étrangères) qu’a annoncé à 9 h 45 Claude Guéant secrétaire général de l’Elysée. Voici sa composition. La seule surprise, la nomination de secrétaires d’Etat, dont Eric Besson.

François Fillon
Premier ministre (Lire le portrait)

Bernard Kouchner
67 ans, ministre des Affaires étrangères et européennes

Alain Juppé
61 ans, ministre d’Etat du Développement durable (Lire le portrait)

Brice Hortefeux
49 ans, ministre de l’Immigration de l’Intégration, de l’Identité nationale et du co-développement

Michèle Alliot-Marie
60 ans, ministre de la Sécurité Intérieure de l’Outre-mer et des collectivités.

Xavier Darcos
49 ans, ministre de l’Education nationale.

Jean-Louis Borloo
56 ans, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi

Rachida Dati
43 ans, ministre de la Justice

Christine Lagarde
51 ans, ministre de l’Agriculture et de la Pêche

Xavier Bertrand
42 ans, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité.

Hervé Morin
46 ans, ministre de la Défense.

Valérie Pécresse
39 ans, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Eric Woerth
50 ans, ministre du Budget des comptes publics et de la fonction publique

Christine Albanel
51 ans, ministre de la Culture et de la Communication. Porte-parole du gouvernement.

Christine Boutin
63 ans, ministre du logement et de la Ville

Roselyne Bachelot
60, ministre de la Santé et des Sports

Les secrétaires d’Etat

Roger Karoutchi
secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement

Eric Besson
Secrétaire d’Etats auprès du Premier ministre chargé de la Prospective et de l’évaluation des politiques publiques

Jean-Pierre Jouyet
secrétaire d’Etat aux Affaires européennes

Dominique Bussereau,
Secrétaire d’Etat chargé des transports auprès d’Alain Juppé

Martin Hirsch
Le président d’Emmaüs-France est nommé haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté

jean
Publié dans : Politique | le 18 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

Avec lui, la laïcité est sauvée…..

 

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Accueil & Actualité > Actualités > François Fillon la Force tranquille.

Avec lui, la laïcité est sauvée..... dans Politique arton11055-b8da7

François Fillon la Force tranquille.

Le 17 mai 2007, par BRUNO LEROY,

Dans sa circonscription, les électeurs les plus influents sont les abbés de Solesmes. Et il ne raterait pas pour un empire ces journées où, à l’invitation du Père Abbé Philippe Dupont, les moines accueillent un ou deux notables, le convient à déjeuner au réfectoire en silence, pendant qu’un religieux lit un texte sacré avant de discuter, en tout petit groupe… politique.

Il y a deux ans, François Fillon est parti s’installer… 10, Downing Street. Deux jours d’observation dans le temple des premiers ministres britanniques, à Londres, au cœur de l’équipe de Tony Blair. « Sarkozy m’avait présenté Blair. J’ai eu envie de voir comment fonctionnait son cabinet », explique-t-il tranquillement.

Qu’a-t-il donc appris des politiques anglais ? »Ce n’était pas seulement beaucoup plus simple et informel que dans nos gouvernements français. Il y avait aussi une extraordinaire parité entre les technocrates classiques et les concepteurs de la politique, souvent des universitaires brillants. Je me suis dit qu’il faudrait parvenir à cela en France… » Lorsque Nicolas Sarkozy lui a parlé sérieusement, en janvier, de le nommer premier ministre s’il l’emportait à la présidentielle, les deux hommes se sont donc fait un serment mutuel : »Nous voulions absolument arriver prêts », sourit François Fillon. Tous deux gardaient en tête le gouvernement Balladur – où ils se sont vraiment connus –, art très abouti de composition politique et de management des hommes. Ils gardaient aussi en tête ses contre-modèles : tous ces premiers ministres, bien plus nombreux qu’on ne le pense sous la Ve République, nommés presque par surprise, obligés de choisir une équipe à la hâte et de s’improviser un programme de gouvernement. Ils ont donc imaginé ensemble la recomposition des ministères. Décidé des hommes et des femmes qui seraient adoubés. Tenté de pourfendre les traditions administratives et les monopoles des grands corps de l’Etat. »Si on ne saisit pas cette occasion, ce sera un crime », soupire Fillon.

Bien sûr, dans le duo qui s’annonce, François Fillon sait bien quelle est sa place. Avec un Nicolas Sarkozy hyperactif et dominateur, la lumière ira forcément vers l’Elysée. Mais les deux hommes ont quasiment le même âge, 52 ans pour le président, 53 pour son premier ministre, des personnalités assez complémentaires, et ils se sont suffisamment heurtés dans le passé pour connaître désormais clairement la base de leur association. La droite a fait campagne sur le slogan de »la rupture tranquille » ? « La rupture, c’est Nicolas ; la tranquillité, c’est François », résume le député UMP Dominique Paillé.

« La tranquillité » parle en effet d’une voix égale. Jamais de colère. Un visage juvénile et sans aspérité. Une chevelure abondante, longtemps aile de corbeau. Un léger sourire au coin des lèvres. Un peu trop lisse en apparence, quand Sarkozy est tout en éclats. »Qu’il soit enchanté ou mécontent, l’oscillation est très peu perceptible, vue de l’extérieur », reconnaît Jérôme Paolini, ami et conseilleur de vingt ans. Sur les circuits des 24 Heures du Mans, dans sa circonscription, on le voit pourtant, depuis des années, piloter des bolides – Ferrari 250 GT (de 1956), Alpine A220 (1974) – imperturbable et concentré. Nicolas Sarkozy en sait quelque chose, lui qui monta, il y a huit ans, avec lui et ressortit, après quelques tours de piste, chancelant et pâle d’émotion. Fillon est donc un flegmatique, amateur de sensations fortes.

C’est un provincial, aussi, et cela a son importance, puisque le président a toujours vécu entre Paris et Neuilly. Fils d’un notaire de la Sarthe et d’une professeure d’anglais reconvertie en professeure d’histoire à l’université, il n’a jamais vraiment quitté ces paysages, tellement français, qui virent s’affronter les chouans aux révolutionnaires. Dans sa circonscription, les électeurs les plus influents sont les abbés de Solesmes. Et il ne raterait pas pour un empire ces journées où, à l’invitation du Père Abbé Philippe Dupont, les moines accueillent un ou deux notables, le convient à déjeuner au réfectoire en silence, pendant qu’un religieux lit un texte sacré avant de discuter, en tout petit groupe… politique.

Il n’a jamais travaillé dans le privé, mais assure avoir « acquis une culture économique » en se frottant comme élu aux entreprises. « Je me souviens encore de cet abattoir qui avait fait faillite à Sablé, que j’ai dû gérer au nom de la ville, dès ma première élection comme maire. J’avais 27 ans. » Fillon ne le cache pas, il n’avait pas la vocation d’élu et se voyait plutôt journaliste. La famille est gaulliste pourtant, et le père, Michel Fillon, très anti-anglais, alimenté dans sa rancœur par les récits tragiques de Fachoda et Mers el-Kébir. Voilà donc le jeune François, élève chez les jésuites, poster de De Gaulle au mur de sa chambre, et dédaignant de traverser la Manche quand c’est le premier voyage de la plupart des petits Français.

Pour assouvir sa curiosité de journaliste en herbe, il devient assistant parlementaire de l’homme politique dominant de la région, Joël Le Theule, homosexuel et fin manœuvrier. « Le Theule était haï de Chirac, assure Fillon, autant pour ses penchants que parce qu’il le soupçonnait d’avoir prêté la main dans l’affaire Markovic, qui déstabilisa Pompidou. » Voilà donc Fillon lancé. Il suit Le Theule au ministère des transports en 1978, puis à la défense en 1980, et se lance en politique sous ce double parrainage gaulliste et… antichiraquien. Il découvre les îles Britanniques aussi. Avec l’un de ses frères, ophtalmologue au Mans, il a rencontré deux jeunes sœurs galloises. Double mariage. La reine mère, qui visitera des années plus tard la Sarthe, saluera tout spécialement cette »very charming story ». Avec son épouse Pénélope, Fillon découvre enfin l’Angleterre. Celle de Thatcher, puis celle de Blair. »J’ai vu les services publics sombrer dans la misère, puis je les ai vus se redresser », raconte-t-il. Il voit aussi la droite et, bien plus tard, les travaillistes, gagner les élections du fait de leur domination sur les idées. Ce sera son credo. »Dans presque tous ses discours, note en souriant son amie et voisine de circonscription, Roselyne Bachelot, il le redit : il n’y a pas de victoire politique sans victoire idéologique. » Il croit avoir trouvé, dans ces premières années où il se lance à l’assaut de la députation, son maître en la matière : Philippe Séguin.

Séguin est alors une personnalité hors du commun dans les rangs du RPR. Voix magnifique de basse, charisme évident, érudition et hauteur de vue. C’est aussi un caractère impossible. Des colères folles, des engouements soudains, des bouderies inattendues. Et une haine profonde pour Alain Juppé, justement le plus fidèle des chiraquiens. François Fillon, dans son sillage, apprend ce qu’est le combat des idées. Avec les rénovateurs en 1989, contre la direction du RPR en 1990, contre la monnaie unique et le traité de Maastricht en 1992. C’est aussi au titre des amis de Philippe Séguin qu’il entre dans le gouvernement d’Edouard Balladur, en 1993 : ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il pensait jusque-là que seuls les « gaullistes sociaux » du RPR cultivaient les idées. Il découvre que le libéral Balladur s’applique lui aussi à donner un corpus idéologique à un Chirac qui ne pense qu’au combat politique.

Fillon et Balladur devraient être en désaccord politique. Ils se découvrent. Balladur, surtout, séduit Fillon. « Edouard » est passé maître dans cet art. Il emmène donc son jeune ministre dans des balades parisiennes où l’on disserte indéfiniment d’histoire et de politique en fumant le cigare. Fillon est une proie de choix pour le premier ministre. Son mentor Séguin n’est-il pas déjà l’adversaire le plus cinglant de Balladur, dont il qualifie la politique de « Munich social » ? Avec Sarkozy, les relations sont plus brutales. Le ministre du budget se montre dur dans les négociations avec ses pairs. Balladurien de choc, il est menaçant pour tous ceux qui ne choisissent pas assez vite. Fillon choisit, donc. Il soutiendra Balladur, tout en continuant à voir Séguin. De cette association-là, cette »infidélité » disent ses adversaires, Fillon va faire une combinaison intellectuelle. Il sera social-libéral. »Plus libéral que Séguin, reconnaît-il, parce que je suis vraiment convaincu que la compétitivité génère la richesse. Plus social que les libéraux, parce que je pense que l’on ne peut laisser de côté les plus faibles. » Sur le plan politique, il est sans illusion. Dès le premier jour de campagne, il a compris que Balladur ne l’emporterait pas, qu’il n’est pas assez chaleureux, à l’aise, populaire en un mot. Mais, en ayant gardé l’amitié de Séguin, il a aussi gardé son viatique pour l’après-1995. Chirac à l’Elysée, Fillon est l’un des rares balladuriens sauvés. Rattrapé par Séguin, le voilà ministre de la poste et des télécommunications en 1995. Il y mène la privatisation des télécoms et découvre Internet, les nouvelles technologies, en un mot la modernité.

La dissolution de 1997 le cueille à froid. Et le jette à nouveau dans le camp des anti-chiraquiens, porte-parole de Philippe Séguin, qui vient de reprendre à un Alain Juppé exsangue le RPR, en association avec Nicolas Sarkozy. L’attelage tente de s’autonomiser de Jacques Chirac. Cela pourrait marcher. Cela échoue. Philippe Séguin démissionne avec fracas, laissant parti, amis, alliés en déshérence. Ce jour-là, au conseil régional des Pays de la Loire, qu’il préside, François Fillon fait passer un petit mot à Roselyne Bachelot : »Le RPR est fichu. » Il n’est pas loin de penser que sa carrière nationale l’est aussi.

Désormais, il va s’émanciper de Philippe Séguin. Sarkozy, qui l’a bien compris, l’invite à dîner un soir à La Baule, avec Pénélope et Cécilia. « Il faut qu’on fasse équipe pour le RPR », propose Sarkozy. Fillon ne dit rien… mais part à la bataille de la présidence du parti gaulliste pour son propre compte. Contre Sarkozy, donc. Mais surtout contre la volonté du président de la République, qui veut réinstaller l’un des siens à la tête du RPR. « Je ne vais pas gagner, mais je marquerai des points pour l’après », a-t-il dit d’emblée à ses amis. Il n’a pas tort. Il perd contre Michèle Alliot-Marie, mais, avec 25 % des voix, il compte enfin.

De l’Elysée, Jérôme Monod, qui se targue d’alimenter en idées Jacques Chirac, le reçoit et lui demande de travailler sur le programme de Chirac dans la perspective de 2002. Plus personne ne sait plus bien où le situer. Anti-chiraquien ou concepteur de son programme ? Gaulliste social ou libéral ? Fidèle ou opportuniste ? Avec Sarkozy, les relations sont tout aussi compliquées. Ils disent des choses épouvantables l’un de l’autre, mais rigolent ensemble dans les couloirs.

Lorsqu’il devient ministre des affaires sociales, en 2002, Fillon a pourtant une idée assez claire de la réforme des retraites que la droite doit accomplir. Il aurait pourtant voulu la défense. Mais le président insiste : il a besoin de son image de gaulliste social dans ce ministère sensible. Fillon reçoit donc les syndicats un à un pour leur expliquer ce qui doit être la grande affaire du second mandat de Chirac. »Ils étaient tous encore ébranlés par le 21 avril 2002″, se souvient Igor Mitrovanoff, « plume » de Fillon depuis quinze ans.

Marc Blondel, leader de FO, le prévient pourtant : »Vous vous souvenez du nombre de Français que nous avons fait descendre dans la rue en décembre 1995 ?  » Le ministre rétorque : « La France est dans un zapping électoral permanent. 26 gouvernements depuis 1978 quand l’Allemagne en a connu 9 et la Grande-Bretagne 7. Donc, nous savons ce qui nous attend quoi qu’il arrive. Nous n’avons plus rien à perdre. » Il lance sa réforme. Se plaint discrètement d’être freiné par un Chirac terrifié à l’idée de déclencher des grèves. Est remercié… en étant déplacé au ministère de l’éducation. Mission : réformer le baccalauréat. Il s’y plonge. Aux premières manifestations, Chirac retire la réforme. Lorsque Dominique de Villepin devient premier ministre, en 2005, il est carrément remercié. »Ils ont fait de moi le directeur de campagne de Sarkozy », dit-il alors avec amertume.

Depuis, il n’a jamais cessé d’expliquer à propos de sa nouvelle alliance : »Je veux muscler son hémisphère gauche. » C’est à Fillon que Sarkozy a notamment confié, au printemps 2006, l’organisation des conventions thématiques de l’UMP puis l’élaboration de son projet législatif. C’est Fillon qui a évoqué le premier dans la presse la future réforme des régimes spéciaux des retraites. Fillon qui s’est rendu incontournable.

Il n’ignore pas qu’il va aborder l’enfer, à Matignon. Il a déjà tout prévu. Il habitera sur place pour voir encore ses cinq enfants, dont un petit dernier de cinq ans. « Je sais tout ce qui m’attend, dit-il. L’impopularité quasi inévitable, la lourdeur de la tâche, les journées impossibles. » Il les attend avec flegme en affirmant sans sourciller : »Je n’ai pas peur. » Et commande tranquillement un thé.

Bruno LEROY.

Source : Le Monde.

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 dans Politique

Publié dans : Politique | le 17 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

« Tout, tout, vous saurez tout » sur François Fillon

 

François Fillon

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre

François Fillon


 
Naissance :  4 mars 1954
Le Mans (Sarthe
Fonction :  Homme politique français 
Photo : le 17 novembre 2003 

François Fillon, né le 4 mars 1954, au Mans (Sarthe), est un homme politique français de droite. Il est connu pour sa volonté réformatrice. Son mot d’ordre est « ’La France peut supporter la vérité ».

Sommaire

[masquer]

//Biographie

Il est le fils de l’historienne Anne Fillon, et de Michel Fillon, notaire. Il a trois frères. Il grandit dans le petite ville de Cérans-Foulletourte où il fréquente l’école communale.

Il étudie ensuite au collèges privé de Saint-Michel-des-Perrais à Parigné-le-Pôlin, puis le lycée Notre-Dame de Sainte-Croix au Mans. Il obtient en 1972 un baccalauréat de philosophie.

Il étudie ensuite à l’ Université du Maine (France) où il est l’élève de Christian Philip. Il y obtient une maîtrise de droit public en 1976. L’année suivant il obtient un DEA en droit public de l’ Université René Descartes de Paris et un DEA en sciences politiques de la Fondation nationale des sciences politiques.

Il envisage un temps de devenir journaliste et fait quelques stages à l’AFP. Il opte pour la carrière politique quand le député de la Sarthe, Joël Le Theule l’engage comme assistant parlementaire en 1976. Lorsque celui-ci devient ministre, François Fillon sera chef-adjoint de son cabinet.

Il se marie le 28 juin 1980 avec Pénélope Clarke, d’origine galloise. Il a cinq enfants : Marie, Charles, Antoine, Édouard et Arnaud.

Après le décès de Joël Le Theule, il est élu député puis conseiller général en 1981. Il devient ainsi le plus jeune député de l’Assemblée nationale.

Alors qu’il était premier-ministrable après la victoire de Jacques Chirac en 2002, il est tout d’abord ministre des Affaires sociales au sein des gouvernements Raffarin (2002-2005), numéro 3 du gouvernement. Il mène la principale réforme de ce gouvernement : une réforme des retraites, appelée loi ou réforme Fillon, qu’il conduit jusqu’au bout, malgré de nombreuses manifestations, mais aussi une réforme des 35 heures.

Nommé ministre de l’Éducation nationale en mars 2004, il entame une autre réforme qui suscite des mouvements de protestation très importants parmi les lycéens durant le printemps 2005 : de nombreux lycées sont bloqués et/ou occupés. Il abandonne la partie de la réforme concernant le Baccalauréat et fait voter le reste du projet de loi.

Après le « non » au référendum sur le Traité constitutionnel européen, Jean-Pierre Raffarin démissionne et il est écarté du gouvernement. Furieux, il déclare dès le lendemain dans un article du Monde du 3 juin 2005 « de Chirac on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes », annonçant sa mise en campagne en faveur de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2007.

Il est présenté comme le principal « premier-ministrable » du futur gouvernement de Nicolas Sarkozy [1].

Carrière politique

Débuts

  • 1976 à 1977 : assistant parlementaire de Joël Le Theule, député de la Sarthe.
  • 1977 à 1978 : chef-adjoint du cabinet de Joël Le Theule, ministre des Transports.
  • 1980, chef-adjoint du cabinet de Joël Le Theule, ministre de la Défense.
  • 1981, chef du Service des travaux législatifs et parlementaires au cabinet d’André Giraud, ministre de l’Industrie.

Carrière élective locale

Carrière parlementaire

  • En 1981, malgré la « vague rose », il est élu député RPR de la 4e circonscription de la Sarthe. À 27 ans, il est le benjamin de l’Assemblée nationale. Il sera réélu en 1986, 1988, 1993, 1997 et 2002.
    • Membre de la Commission de la Défense (Président de la commission de 1986 à 1988).
    • Président du Groupe d’amitié France-Thaïlande.

Carrière ministérielle

  • avril 1993 – 1995, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le Gouvernement Édouard Balladur

  • mai 1995- Juin 1997, ministre des Technologies de l’information et de la Poste, puis ministre délégué chargé de la Poste, des Télécommunications et de l’Espace dans les
    premier et deuxième gouvernements d’Alain Juppé.

au sein du RPR et de l’UMP

  • 1997, secrétaire national du RPR, chargé des Fédérations.
  • 1998, porte-parole de la commission exécutive du RPR.
  • Depuis 2002, membre fondateur de l’Union en Mouvement, rédacteur du projet de l’Union en Mouvement (« Notre vision pour la France ») et Président de l’Association France.9.

Bibliographie

  • Les retraites, mars 2007, ed. Michalon
  • La France peut supporter la vérité, 2006, ed. Albin Michel
  • La France en majuscules, avec Olivier Dassault, janvier 2007, ed. Plon

Citation

  • « Plus il y a d’impôts moins il y a d’emplois. »

Notes et références

  1. 6 mai 2007,Le figaro 

Voir aussi

    

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur François Fillon.
Publié dans : Politique | le 17 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

Il a gagné…Fillon premier « sinistre »….

 

François Fillon nommé Premier ministre en France

PARIS – Un proche du président français Nicolas Sarkozy, François Fillon, considéré comme un modéré, a été nommé jeudi Premier ministre, a annoncé la présidence dans un communiqué.

« Le président de la République a nommé M. François Fillon Premier ministre et l’a chargé de former un nouveau gouvernement », selon ce texte.

François Fillon succède à ce poste à Dominique de Villepin.

Il doit prendre ses fonctions lors d’une passation de pouvoirs avec M. de Villepin en fin de matinée à l’hôtel Matignon, siège des services du Premier ministre à Paris.

François Fillon, juriste de 53 ans, est un proche de Nicolas Sarkozy, dont il a été le conseiller politique à partir de 2004. Il a été plusieurs fois ministre. Réputé discret et efficace, ce représentant de la fibre « gaulliste sociale » du parti de droite UMP a donné son nom à une vaste réforme des retraites en 2003.

Il a quitté le palais de l’Elysée à 09H40 (07H40 GMT) après un petit déjeuner d’un peu plus d’une heure avec Nicolas Sarkozy. Les deux hommes sont apparus souriants sur le perron du palais présidentiel et ont échangé une poignée de mains.

La nomination de M. Fillon intervient au lendemain de l’investiture de Nicolas Sarkozy comme président.

La composition du nouveau gouvernement devrait être annoncée vendredi matin.

(©AFP / 17 mai 2007 09h59)

 

Publié dans : Politique | le 17 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

« L’Huma » pas d’accord…..

 

 C’est tout le contraire de Guy Môquet »

Odette Nilès, présidente de l’Amicale de Châteaubriant, dénonce l’utilisation du nom du jeune résistant.

« Les valeurs de Nicolas Sarkozy n’ont rien à voir avec celles des résistants et des résistants communistes. » Odette Nilès, présidente de l’Amicale de Châteaubriant, est autant émue que révoltée après les références répétées du candidat de l’UMP à son camarade Guy Môquet, fusillé à dix-sept ans et demi par les nazis, avec la complicité du régime de Vichy. « J’ai eu l’occasion de partager la vie de Guy au camp de Châteaubriant et de le voir partir à la mort avec ses camarades. Et 66 ans après, je n’ai jamais oublié cette journée du 22 octobre 1941. Guy, c’était un battant. C’était l’exemple du courage de cette jeunesse qui ne baisse jamais les bras. Ni même devant la mort. Il n’aurait pas accepté que Sarkozy se serve de son nom pour camoufler la politique néfaste de cet ambitieux ministre, si loin des aspirations des jeunes d’aujourd’hui qui ont manifesté contre le CPE », explique-t-elle.

Dernière femme des six témoins encore vivants sur les 600 internés du camp, Odette Nilès veut dénoncer l’usurpation du nom du jeune résistant par le ministre de l’Intérieur. « Nicolas Sarkozy, c’est tout le contraire de Guy Môquet. Il est plus proche de Le Pen que de la gauche. On ne l’aurait jamais admis avec nous s’il avait défendu ce qu’il défend aujourd’hui. Et nous l’aurions même combattu. Tout nous oppose ! », affirme-t-elle. Espérons que les livres d’histoire n’aient jamais à le démontrer.

Ludovic Tomas

Publié dans : Politique | le 17 mai, 2007 |Pas de Commentaires »
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