Cacophonie gouvernementale…..suite…!!

Fadela Amara s’oppose aux tests ADN

QUOTIDIEN : lundi 17 septembre 2007

La secrétaire d’Etat à la politique de la Ville Fadela Amara s’est déclarée, hier, défavorable aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial, une pratique qui la «heurte» parce qu’elle «jette l’opprobre sur les étrangers qui veulent venir chez nous».

 

Les députés doivent examiner demain et mercredi le projet de loi sur la maîtrise de l’immigration, dont un amendement du rapporteur UMP Thierry Mariani prévoit le recours aux tests ADN, pour authentifier le lien de filiation.

Publié dans : Droit de l'homme, Politique | le 17 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Ou comment se faire des amis….

Front commun européen
contre les critiques de Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 15.09.2007 | 18:03

Le chef de l’Etat s’en est pris à la stratégie de la Banque centrale européenne et à l’inertie de l’Eurogroupe, attaques auxquelles leurs dirigeants ont vivement réagi. « La valeur informative de la critique de Sarkozy, c’est zéro », a notamment déclaré le président de la Bundesbank allemande.

 

(c) Reuters 

Les responsables de la zone euro ont fait front commun samedi 15 septembre face aux critiques appuyées de Nicolas Sarkozy contre la stratégie de la Banque centrale européenne (BCE) et la prétendue inertie de l’Eurogroupe.
Les propos tenus par le président français dans l’avion qui le ramenait vendredi soir de Hongrie et qui ont été rapportés par Le Monde ont été très mal accueillis par les ministres des Finances et les banquiers centraux de l’UE réunis à Porto.
Le comportement de la BCE et de l’Eurogroupe depuis le début des turbulences financières qui trouvent leur origine dans la crise du crédit immobilier spéculatif américain lui ont donné l’occasion de répliquer aux admonestations de l’Eurogroupe, qui l’a sommé vendredi de réduire le déficit public français.
L’Institut de Francfort, qui a maintenu ses taux d’intérêt inchangés le 6 septembre tout en injectant d’énormes liquidités pour éviter l’asphyxie du système bancaire, a une nouvelle fois été la cible privilégiée de Sarkozy.

« Coup de boutoir »

« J’ai trouvé curieux d’injecter des liquidités sans baisser les taux », a-t-il déclaré. « On a fait des facilités pour les spéculateurs, on complique la tâche pour les entrepreneurs ».
Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui préside l’Eurogroupe, a lui aussi été la victime d’un autre « coup de boutoir » – le chef de l’Etat français a promis qu’il continuerait à en donner – après avoir jugé que la France manquait d’ambition dans la lutte contre les déficits.
Au niveau européen, « quelle initiative a-t-il prise? Sur le capitalisme financier, c’est Angela Merkel et moi qui menons le débat. Il n’est pas absurde que le président de l’Eurogroupe s’interroge », a estimé le président français.
Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a réagi diplomatiquement à cette nouvelle charge française en notant avec ironie que Sarkozy avait salué la décision de la BCE de laisser les taux inchangés alors qu’elle anticipait une hausse.
Il lui a suffi de rappeler que l’ensemble des ministres des Finances de la zone euro – y compris la Française Christine Lagarde – avaient salué vendredi son action avec chaleur.
« Ce qui a été fait est exemplaire », a-t-il estimé .

Opinion différente de celle de Sarkozy

Son institution, où siège notamment le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, n’a pas renfloué les spéculateurs pendant la crise des « subprimes ».
« Chacun sait que nous ne facilitons en aucune manière ceux qui se comportent de manière incorrecte, nous protégeons ceux qui se comportent correctement contre les turbulences », a-t-il déclaré en feignant de n’avoir pas lu l’article.
La BCE, a-t-il ajouté, protège les citoyens de la zone euro, « particulièrement les plus vulnérables et les plus pauvres » en évitant une hausse de l’inflation par sa politique de taux.
Les ministres des Finances ont volé à son secours.
« Je suis d’une opinion différente de celle de Nicolas Sarkozy », a dit l’Autrichien Wilhelm Molterer. « Je considère que la BCE agit de façon appropriée, correcte (…) Il est dans l’intérêt de tous de soutenir la BCE, c’est ce que je fais et je pense que tout l’Eurogroupe le fait également. »

« C’est zéro »

L’Allemand Peer Steinbrück, qui est de plus en plus agacé par les pressions de Sarkozy contre la BCE, a renchéri.
« La gestion de la situation par la BCE a été fortement saluée, par moi également », a-t-il martelé.
Le jugement le moins diplomatique est venu d’Axel Weber, le président de la Bundesbank allemande.
« La valeur informative de la critique de Sarkozy, c’est zéro », a-t-il déclaré. « Et zéro aussi pour ce qui est de l’influence sur la BCE. Nous ferons ce qui est nécessaire. »
Juncker s’est quant à lui refusé à tout commentaire.
Prise entre le marteau et l’enclume, Christine Lagarde a dû se livrer à un surprenant exercice d’acrobatie sémantique.

« Pas de sujet tabou »

Vendredi, à son arrivée à Porto, elle était en effet dans la ligne de ses 12 partenaires de la zone euro.
« La BCE est une institution indépendante, il n’y a pas de débat à ce propos, et nous sommes tous très contents de ce que la BCE a fait cet été face (…) aux turbulences sur les marchés financiers », avait-elle déclaré à quelques journalistes.
Samedi, fidélité oblige, le ton était différent.
« Il n’y a pas de sujet tabou », a-t-elle déclaré en expliquant que, depuis la décision de laisser les taux inchangés, la crise financière s’était aggravée. « Aujourd’hui, le président a parfaitement raison de soulever la question des taux d’intérêt, c’est une vraie question. »
« Depuis quelques jours, l’euro s’est fortement apprécié pour atteindre son niveau historique contre le dollar et cela nous amène tous à avoir les mêmes préoccupations », a-t-elle dit. (Reuters)

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Publié dans : Economie, Politique | le 15 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Négociations difficiles….

Face à face patronat-syndicats sur les contrats de travail

PARIS (AFP) — Le patronat a proposé d’assouplir les règles des contrats de travail et de créer un contrat de mission sans convaincre les syndicats qui demandent l’abrogation du CNE et un conditionnement des allègements de cotisations sociales, lors des négociations sur la réforme du marché du travail.

Lors de cette deuxième séance de discussion vendredi au siège du Medef, syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et patronat (Medef, CGPME, UPA) sont entrés dans le vif du sujet en abordant « l’entrée dans l’emploi » et les problèmes de l’emploi des jeunes.

Il s’agissait du premier des quatre thèmes d’une vaste négociation paritaire consacrée aux réformes des contrats de travail et de l’assurance chômage et à la sécurisation des parcours professionnels, que le gouvernement veut voir conclue d’ici fin 2007, faute de quoi il décidera lui-même des réformes par la loi.

Le patronat avait avancé ses pions dès jeudi, en remettant aux syndicats une « note de problématique », contenant ses propositions, parmi lesquelles, la « création d’une période d’essai cohérente » sur le plan national et interprofessionnel, et d’une durée suffisante pour permettre à « l’employeur d’évaluer les compétences et le comportement du salarié ».

Cette idée a divisé les syndicats: Stéphane Lardy (FO) a déclaré à la presse que la période d’essai ne pouvait pas « se négocier sur le plan interprofessionnel », tout comme la CGT et la CFTC. CFDT et CFE-CGC se sont montrés en revanche ouvertes à la question.

Autre idée patronale, « un CDI conclu pour la réalisation d’un objet précis » et se terminant au moment « d’un événement précisément défini ».

Ce contrat de mission reprend l’idée du « contrat de projet » suggéré dans le rapport Virville remis en 2004 au ministre des Affaires sociales François Fillon, et qui avait suscité une levée de bouclier des syndicats et de la gauche.

Les syndicats ont cette fois insisté sur la vacuité du projet, soulignant, comme Alain Lecanu (CFE-CGC), qu’un contrat de ce type existait dans la métallurgie, mais qu’il n’avait abouti qu’ »à une dizaine de contrats signés! ».

Troisième proposition du Medef, l’aménagement d’une « étape » supplémentaire « de validation économique » avant qu’un salarié en CDI ne bénéficie pleinement des protections du contrat, après sa période d’essai.

Pour Gabrielle Simon (CFTC), l’évaluation de l’ »incertitude économique relève de la compétence du chef d’entreprise » qui ne peut « la faire assumer par le salarié ».

De leur côté, les syndicats ont demandé au Medef d’accepter l’abrogation du contrats nouvelles embauches (CNE) et l’instauration d’un « bonus-malus » sur les allègements de cotisations sociales consentis aux entreprises, en fonction de leur pratique plus ou moins vertueuse vis-à-vis de la précarité.

Le patronat a « exclu » d’en discuter, selon les syndicats, ce qui pour Maryse Dumas (CGT) « augure mal de la suite ».

Marcel Grignard (CFDT) a reconnu que le Medef posait « de vraies questions » mais restait « sur des positions dogmatiques », ajoutant que la CFDT entrait en négociation « sans sujet tabou ».

Côté patronal, le chef de file de la délégation, Denis Gautier-Sauvagnac (Medef) s’est réjoui de la « qualité d’écoute » et du souci partagé d’obtenir « les meilleures conditions d’embauche en France ».

Les trois prochaines séances de négociation aborderont « l’évolution dans l’emploi, la sortie et le retour à l’emploi ».

Deux groupes de travail ont été constitués parallèlement sur « l’insertion professionnelle des jeunes » et « les simplifications des clauses obligatoires des contrats », mais les dates de réunion n’ont pas été précisées.

 

Publié dans : Economie | le 15 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Vont-ils rétablir l’étoile jaune…………..???

ADN pour le regroupement familial :
la LDH et la Cimade s’insurgent

NOUVELOBS.COM | 14.09.2007 | 12:45

Un amendement UMP au projet de loi sur l’immigration vise à créer une nouvelle procédure de contrôle par l’ADN pour accélérer les demandes. « Inadmissible » pour la Cimade. Une « nouvelle étape vers la rupture avec la République » pour la LDH. Brice Hortefeux estime lui qu’aucun « sujet ne doit être tabou ».

Le Parlement français. (Reuters)

Le Parlement français. (Reuters)
 

Vives réactions dans les milieux associatifs après l’adoption, mercredi 12 septembre, d’un amendement par la Commission des lois de l’Assemblée autorisant le recours aux tests ADN lors de la délivrance de visas d’immigration pour les candidats au regroupement familial.

Le secrétaire général de la Cimade, Laurent Giovannoni, s’est ainsi déclaré « scandalisé ». « Je suis scandalisé que ce type d’amendement soit adopté en commission des lois alors qu’il s’agit d’un changement si profond et qui touche directement l’éthique même de la façon dont on aborde l’accueil des familles », a-t-il lancé à l’AFP. « Sur le fond, c’est tout à fait inadmissible ».
« C’est aussi une remise en cause des documents d’état civil, la signification que la France ne donne aucun crédit aux documents fournis par les pays d’origine. Cela peut aussi avoir des conséquences fâcheuses sur le plan diplomatique », a-t-il ajouté.
Laurent Giovannoni a dit « espérer que le gouvernement s’opposerait à cet amendement ».

« Rupture avec la République »

De son côté, le président de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Jean-Pierre Dubois, interrogé par nouvelobs.com, a stigmatisé une « nouvelle étape vers la rupture avec la République ». « C’est un amendement profondément discriminatoire et même xénophobe car il y a là une véritable peur de l’étranger », a-t-il encore indiqué.
Ce projet représente « une escalade inacceptable », a pour sa part estimé la députée PS George Pau-Langevin. « C’est un pas significatif et inacceptable dans l’atteinte à la vie privée et familiale, qui est hors de proportion avec le but affiché de lutter contre la fraude documentaire », a déclaré George Pau-Langevin dans les couloirs de l’Assemblée nationale.
« Est-ce que l’on envisagerait de faire ça pour des Français? », s’est interrogée l’élue du XXe arrondissement de Paris.


Hortefeux : pas de « tabou »
Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du codéveloppement, Brice Hortefeux, a quant à lui déclaré qu’aucun sujet ne devait être « tabou ». « Je crois qu’aucun sujet ne doit être tabou. A un moment où l’on parle de revalorisation du rôle du Parlement, il me paraît utile et sain que les parlementaires puissent se saisir du sujet pour en débattre », a déclaré Brice Hortefeux.
« Il y a aujourd’hui onze pays européens qui pratiquent déjà (le test ADN) », a-t-il ajouté, soulignant que « ces tests seront proposés à des volontaires et non imposés ».

« Sûre et rapide »
« Cette procédure ne pourrait être mise en œuvre qu’à l’initiative d’un demandeur désireux de prouver sa bonne foi le plus rapidement possible », avait affirmé mercredi soir le député UMP Thierry Mariani, auteur de l’amendement.
Selon lui, la procédure serait « sûre et rapide ». Elle est déjà « utilisée par 11 de nos partenaires européens », et permettra de « répondre au développement de la fraude documentaire ».
L’amendement a suscité de vifs débats au sein de la commission de lois. Les socialistes ont mis en doute la possibilité de réaliser de tels tests ADN dans les pays d’origine, et ont également soulevé la question des enfants adoptés ou recueillis.
Plusieurs députés UMP, notamment François Goulard et Etienne Pinte, ont eux aussi critiqué cet amendement et ont voté contre. François Goulard a mis en avant des obstacles, tandis qu’Etienne Pinte s’est interrogé sur l’opportunité d’appliquer à des ressortissants étrangers des tests qui ne sont autorisés en France que sur décision judiciaire.

1,33 fois le SMIC

Plusieurs autres amendements au projet de loi, qui vise à « mieux encadrer le regroupement familial », ont également été adoptés.
Toujours à l’initiative de Thierry Mariani, dispense les conjoints âgés de plus de 65 ans et candidats au regroupement familial d’une « évaluation de connaissance de la langue et des valeurs de la République ».
Un autre amendement adopté prévoit une nouvelle évaluation à l’issue de chaque formation.
En outre; les députés ont porté à 1,33 fois le SMIC le niveau de ressources nécessaires qui pourra être exigé pour tout regroupement de familles de « six personnes ou plus ».

Fichier biométrique

Deux autres amendements de Thierry Mariani sur le maintien d’un étranger en zone d’attente ont été approuvés. Le premier autorise l’administration à décider, sans renouvellement de procédure, du prolongement en zone d’attente pour une durée maximale de 4 jours.
Le second amendement autorise la prolongation pour une période de huit jours, du maintien en zone d’attente d’un étranger « en cas de volonté délibérée » de ce dernier « à faire échec à son départ ».
Les députés ont par ailleurs voté un amendement d’Eric Ciotti (UMP) permettant la mise en place d’un fichier biométrique des bénéficiaires, afin de lutter contre le « risque de voir des étrangers abuser du système d’aides au retour ».
Le projet de loi du ministre de l’Immigration Brice Hortefeux, adopté mercredi en commission, sera débattu par les députés en séance plénière les 18 et 19 septembre, en ouverture de la session extraordinaire.

 

Publié dans : Droit de l'homme, Politique | le 14 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Les relations franco-allemandes….que du bonheur…

Sarkozy-Merkel en lune de fiel

Les divergences de vues entre le Président et la chancelière se multiplient.

Par Nathalie Versieux

QUOTIDIEN : vendredi 14 septembre 2007

Berlin  de notre correspondant

« Il n’y a pas de crise entre Paris et Berlin.» Le porte-parole de l’Elysée s’évertuait hier à calmer le jeu, après une série d’articles parus dans la presse allemande faisant état de graves tensions entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Son homologue allemand insistait quant à lui sur l’ «estime» que se porteraient Merkel et Sarkozy, et sur la «cordialité» de leurs rapports. L’enthousiasme avec lequel le nouveau «Napoléon français» (dixit les journaux allemands) se jette sur la chancelière pour lui coller deux bises (une pratique peu répandue en Allemagne) face aux caméras est censé témoigner du bon fluide qui passerait entre les deux politiciens.

 

Une série de mises au point de la chancellerie ou des ministres de Angela Merkel au cours des derniers mois rappelle toutefois qu’entre Merkel et Sarkozy les différences l’emportent pour l’instant sur les points communs. Déjà fin mai, les experts allemands prédisaient un durcissement des relations franco-allemandes, une fois passé le sommet européen de juin. A l’époque, la France et l’Allemagne avaient toutes deux intérêt à trouver rapidement un accord sur la Constitution européenne, et Angela Merkel avait sincèrement apprécié la contribution française au succès du sommet.

Outré.  Depuis, les anicroches se sont multipliées : la venue en juillet de Sarkozy au sommet Ecofin, réservé aux ministres des Finances, n’a pas été bien perçue par Berlin. Le ministre des Finances d’Angela Merkel lui aurait même reproché d’accorder de coûteux cadeaux fiscaux à ses électeurs au lieu de garder les yeux fixés sur les déficits publics. «Mais qu’est-ce qui vous prend de me parler sur ce ton ?» aurait riposté un Sarkozy outré…

C’est sur la politique industrielle que se cristallisent les divergences. Il y avait d’abord eu EADS et Airbus. Il y a maintenant le dossier du nucléaire. L’appel appuyé de Sarkozy à l’Allemagne, lundi à Meseberg, pour qu’elle revienne sur la fermeture des centrales nucléaires allemandes décidée pour 2021 est considéré à Berlin comme une ingérence intolérable dans les affaires intérieures. Le prochain conflit pourrait porter sur la participation de Siemens à Areva. La chancelière souhaite le maintien de cette participation. L’Elysée serait plus favorable à une alliance avec Alstom, le vieux rival français de Siemens.

«Chacun défend ses intérêts, les conflits sont plus transparents qu’auparavant, estime Martin Koopmann, chercheur à l’institut DGAP, plutôt optimiste. A la différence de ses prédécesseurs, Sarkozy est conscient que la France a besoin de partenaires, et que ces partenaires se trouvent au sein de l’Union européenne. Les Allemands ont noté ce changement avec un certain soulagement. Cela ne veut pas dire que le Président cherchera toujours le consensus. S’il a la possibilité d’agir seul, il le fera.» Comme l’a montré la libération des infirmières bulgares. La façon dont le couple Sarkozy s’est approprié l’issue du drame a profondément irrité Berlin.

Affectif.  Pour autant, «Angela Merkel n’est pas, à la différence de George Bush par exemple, quelqu’un qui gouverne à l’affectif, rappelle un de ses conseillers. Elle verra d’abord et toujours les intérêts de l’Allemagne, au-delà de ses propres sentiments.»

Lie

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Et la croissance…………..??

Evénement

Avec les dents

QUOTIDIEN : vendredi 14 septembre 2007  

Il existe à droite une tradition récente où les différents ministres appellent à aller chercher la croissance «avec les dents». Jean-François Copé, alors ministre délégué au Budget a usé et abusé de cette image. Proposant même qu’on aille la chercher «en nous-mêmes», (ce qui est un sacré exercice) et «sur tous les terrains» (les rugbymen apprécieront).

 

Mercredi dernier François Fillon a reconnu que le point de croissance supplémentaire, «il [allait] falloir aller le chercher avec les dents». Les économistes, y compris ceux de la Commission européenne, sont en effet assez pessimistes sur la conjoncture française : la dette et les déficits ont mauvaise mine, l’emploi patine, l’inflation s’accélère légèrement, l’euro est trop fort. Le gouvernement a d’abord essayé la méthode Coué. Désormais, il est sur les dents. L’heure était donc hier aux incantations. «La conjoncture n’empêchera pas les réformes, a déclaré le porte-parole de l’Elysée. La réponse à la mauvaise conjoncture éventuelle, c’est l’accélération des réformes.» Quant à Nicolas Sarkozy, remettant le prix de l’audace créatrice devant des patrons de PME, il a exposé son plan pour relancer la croissance. Il proposera dès la semaine prochaine de «grands changements». En clair : il va falloir serrer les dents. Pour mettre «la société française sur le chemin de la réforme globale», il a appelé les Français à de «grands efforts» et à «jouer le jeu». Les Français, eux, qui attendent des résultats pour l’emploi et le pouvoir d’achat, commencent à trouver le temps long. Et si accélérer le cours des réformes signifie qu’on envisage d’en passer certaines en force, la méthode leur fera certainement grincer les dents.

Li

Publié dans : Economie, Politique | le 14 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Qui « creuse » le trou de la Sécu à votre avis..??

La Cour des comptes s’alarme de ceux de la Sécu

Pour réduire le déficit, Philippe Séguin dénonce les cadeaux aux plus riches.

Par FRANçOIS WENZ-DUMAS

QUOTIDIEN : jeudi 13 septembre 2007

La sécurité sociale ne va pas mieux. Le rapport annuel de la Cour des comptes sur les chiffres de 2006, présenté hier par son premier président, ne laisse planer aucune illusion. Avec 8,7 milliards d’euros de déficit en 2006 au lieu de 11 en 2005, on pourrait penser qu’il y a une petite amélioration. Mais, a souligné Philippe Séguin, «cela reste encore très ­élevé alors que la conjoncture économique générait une croissance significative des recettes».

Sur le même sujet

Deux ans après la réforme de l’assurance-maladie par Philippe Douste-Blazy et Xavier Bertrand, rien n’a donc vraiment changé. On connaissait depuis le mois de juin ces ­chiffres de 2006, que la Cour des comptes a officialisés hier. Le plus inquiétant est pourtant à venir. Le déficit de la branche maladie attendu pour 2007 a dû être révisé à la hausse : il devrait passer à 6,7 milliards cette année ­contre 5,9 milliards l’an dernier. Celui de l’assurance vieillesse pourrait battre un record à 4,7 milliards au lieu de 1,6 milliard en 2006. Philippe Séguin d’enfoncer le clou : les mesures de régulation des dépenses de santé ­décidées en 2004 seront «nettement insuffisantes pour assurer un retour à l’équilibre selon le calendrier prévu.»

Urologie.  La Cour des ­comptes – ce n’est pas son ­rôle – n’a pas cherché à analyser la pertinence des ­mesures actuellement envisagées par le gouvernement pour re­mettre à flot la Sécu: franchise de soins non remboursés, allongement de la durée de cotisation pour la retraite, TVA sociale, etc. Pour autant, elle n’est pas à court d’idées.

La première est de cesser de faire des cadeaux aux médecins en échange d’engagements de modération qu’ils ne tiennent pas. Surtout les spécialistes, trop nombreux alors que l’on manque de généra­listes, et qui ont vu leurs revenus augmenter deux fois plus vite : 3,3% par an depuis cinq ans, au lieu de 1,8% pour les généralistes. Quand on voit «des chirurgiens qui pra­tiquent des dépassements pouvant atteindre 3 à 4 fois le tarif opposable, s’indigne Philippe Seguin, on est loin du tact et de la mesure préconisée par le ­code de déontologie». Et de citer le cas de la chirurgie urologique, spécialité où dans 27 départements on ne trouve plus aucun médecin ne pratiquant pas de dépassements. «Cela met en cause le principe d’égal accès aux soins», accuse Séguin, qui estime qu’il serait temps de pratiquer «des incitations négatives» auprès de certains médecins. Par exemple, en ne prenant plus intégralement en charge les cotisations de Sécurité sociale pour ceux qui s’installeraient dans des zones où la densité médicale est déjà trop forte.

A plat.  Au chapitre recettes, la Cour des comptes et son premier président sug­gèrent que l’on remette à plat l’ensemble des exonérations de cotisation sociale ou de CSG (lire ci-contre). Et Phi­lippe Séguin de prendre un malin plaisir à dénoncer les cadeaux aux plus riches. «Un bénéficiaire de stock-options, c’est 30 000 euros de cotisation manquante, souligne-t-il. Et si l’on s’en tient aux 50 premiers, c’est 3 millions d’euros : ils ont touché en moyenne 10 millions chacun !» Maintenant que Sarkozy les a quasiment exonérés de l’impôt sur la fortune, les bénéficiaires de stock-options pourraient faire un effort pour la Sécu…

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Publié dans : Economie, Politique | le 13 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Honteux…..Hortefeux….Honteux…..Hortefeux..

 

Hortefeux fait pression pour atteindre les 25 000 expulsions

Le ministre de l’Immigration a demandé à 19 préfets de faire du chiffre.

Par JACKY DURAND

QUOTIDIEN : jeudi 13 septembre 2007

 

La «culture du résultat» chère à Nicolas Sar­kozy vient de faire de nouvelles victimes : les 19 préfets convoqués hier après-midi par le ministre de l’Immigration Brice Hortefeux pour cause de résultats insuffisants en matière d’expulsions. Rue de Grenelle, on ne voulait «ni confirmer, ni infirmer» la liste des préfectures concernées que Libération s’est procurée auprès d’une source proche du ministère. Il s’agirait de ­celles de Paris, du Val-de-Marne, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, d’Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique, du Finistère, du Maine-et-Loire, de la Gironde, de la Manche, de Seine-Maritime, des Ardennes, de la Loire, de l’Isère, de la Haute-Garonne, de Corse-du-Sud, de l’Hérault, du Gard et du Puy-de-Dôme, le fief politique d’Hortefeux.

 

«Chasse aux crânes».   Officiellement, il ne s’agissait pas d’un remontage de bre­telles mais «d’une réunion de travail et de mobilisation où le ministre devait échanger avec les préfets dont les résultats doivent être améliorés» , indiquait l’entourage du ministre, confirmant le chiffre de 11 000 expulsions depuis le début de l’année. Mardi matin sur LCI, Brice Hortefeux a ­affirmé que le quota, fixé par Nicolas Sarkozy, de 25 000 reconduites en 2007 «sera atteint», alors que le 20 août dernier il estimait que cet objectif serait difficile à réaliser. A l’époque, le ministre de l’Immigration se serait fait sermonner par le chef de l’Etat, selon le Point : «Je veux du ­chiffre ! C’est un engagement de campagne. Les Français m’attendent là-dessus. Je veux que l’on mobilise pour être plus efficace» , aurait dit le Président.

La méthode Hortefeux et le discours de cette méthode rappellent furieusement la manière de faire de Sarkozy quand il était ministre de l’Intérieur : dès l’automne 2002, il avait convoqué les préfets des cinq départements ayant enregistré les moins bons résultats en matière de statistiques sur la délinquance et les cinq préfets les plus méritants. A l’époque, dans les rangs policiers, on n’avait pas manqué de mettre en garde contre la «bâtonnite» et la «chasse aux crânes», l’inflation des interpellations et des gardes à vue «pour faire performant» .

Harcèlement d’Etat.  Aujourd’hui, cette course aux chiffres est d’autant plus mal vécue par les fonctionnaires qu’il ne s’agit plus de compter des vols à la roulotte ou des violences mais des hommes, des femmes et des enfants. «Je ne vois pas pourquoi il y aurait des quotas sur des êtres humains, nous sommes dans un pays des droits de l’homme», s’insurge Joaquin Masanet, secrétaire général de l’Unsa-police, le principal syndicat des gardiens de la paix. «Ce n’est pas à la police de décider qui on doit reconduire à la frontière. C’est à la justice de statuer. Il faut faire attention à toute cette pression sur les préfets qui ­risque de retomber sur l’ensemble de la hiérarchie policière. Les fonctionnaires ne sont pas là pour contrôler tout le monde. On ne va pas mettre un gardien de la paix à chaque carrefour, dans chaque restaurant ou entreprise pour faire du chiffre en matière d’expulsion.» Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) a exprimé «une vigoureuse protestation devant la poursuite obsessionnelle du gouvernement du maintien d’un harcèlement d’Etat envers les sans-papiers.»

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Publié dans : Droit de l'homme, Justice, Non classé | le 13 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Croissance….quelle croissance…??

Le chiffre de la croissance met le gouvernement à cran

Pour tenir ses engagements, l’Etat s’accroche à une prévision irréaliste de 2,25 %.

Par MURIEL GREMILLET

QUOTIDIEN : jeudi 13 septembre 2007

  

Opération «pensée magique». Alors que les prévisions de croissance désastreuses continuent à s’accumuler, le gouvernement et l’UMP veulent croire que rien n’est joué. Et que la France réussira à accrocher les 2,25% de crois­sance promis par Christine Lagarde. C’est la condition ­sine qua non du maintien des grands équi­libres budgétaires, déjà mis à mal par les nouveaux allégements fiscaux. Ils coûteront, au bas mot, 15 milliards d’euros en année pleine. Or, la révision à la baisse des prévisions affichée par l’OCDE la semaine passée (1,8% au mieux), puis celle de l’UE mardi (1,9% pour 2007) rendent de plus en plus difficile le financement de ces promesses.

 

Hier, le Premier Ministre, la ministre de l’Economie et le porte-parole du gouvernement sont tour à tour montés au créneau pour défendre un objectif de plus en plus chimérique. «Hypothèses de croissance particulièrement raisonnables» pour François Fillon, alors que Christine Lagarde affirmait: «On a travaillé dans la fourchette, on tient nos engagements.»

Demain, les ministres des finances de la zone euro se réunissent à Porto pour parler de la crise financière. Mais au détour des rencontres, on devrait aussi parler de l’engagement de Sarkozy de «tout faire pour revenir à l’équilibre budgétaire» en 2010. Dans cet esprit, le ministre du Budget Eric Woerth a transmis hier le «programme de stabilité» à nos partenaires européens. Un document qui devrait les faire sourire, puisque Paris continue de baser toutes ses hypothèses sur une prévision à 2,5%, et à 3% à partir de 2009…

Le président PS de la Commission des finances, Didier Migaud, qualifie ces hypo­thèses de «conte de Noël». A droite aussi, certains commencent à traîner la patte. Mardi soir, les députés UMP de la commission des finances se sont réunis pour en parler. L’un deux avoue : «Franchement, les chiffres de la crois­sance c’est parfois au doigt mouillé.»

Li

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Publié dans : Non classé | le 13 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Le « collaborateur » en a ras la casquette….

 

Politiques

Sarkozy-Fillon, la confiance entamée

 

Malgré une séance de réconciliation, hier, le Premier ministre cherche toujours sa place.

Par AUFFRAYet ALAIN ANTOINE GUIRAL

QUOTIDIEN

Le chaud et le froid. Après un début de semaine marqué par des tensions au sein du couple exécutif, l’Elysée et Matignon ont calmé le jeu hier à l’occasion du Conseil des ministres. Nicolas Sarkozy n’avait pas apprécié que François Fillon prenne l’initiative d’annoncer, dimanche, la réforme des ré­gimes spéciaux de retraite. Après l’avoir publiquement critiqué, mardi à Rennes, il s’est montré tout miel mercredi avec son Premier ministre, multipliant les gestes d’attention et distribuant du «cher François». Le ministre du Budget, Eric Woerth, a confirmé lors de ce Conseil l’accélération annoncée par Fillon : dans un document remis à Bruxelles, la France s’engage à régler la question des régimes spéciaux avant la fin 2007.

 

Stoïque.  La fêlure reste pourtant sérieuse entre les deux ­hommes. Comme si trop de brimades et de petites humiliations avaient fini par écorner le contrat qui les lie depuis plus de deux ans. François Fillon a beau jouer les stoïques, il ne supporte plus les conseillers de l’Elysée qui occupent son terrain avec l’aval du chef de l’Etat. Pas plus qu’il ne parvient à cicatriser la ­blessure d’avoir été ramené à ce même rang de «collaborateur» par Nicolas Sarkozy.

Alors hier, sous les ors de l’Elysée, la comédie du pouvoir a livré un de ses grands classiques : «La vérité c’est que nous avons un Président et un Premier ministre en parfaite harmonie. Il n’y a pas la moindre tension entre eux», assurait, sans rire, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez. «Ils ont eu une explication. Nicolas a compris qu’il devait faire plus attention et ne pas laisser son entourage être blessant», nuançait un ministre ultrasarkozyste.

Des témoins de conversations téléphoniques entre Guéant «principal collaborateur» du chef de l’Etat et François Fillon, rapportent que le premier traite parfois le second «en subordonné». «Que Guéant s’installe à Matignon, ce sera plus clair!» s’agaçait hier un député UMP. Hypothèse catégoriquement écartée aussitôt par l’Elysée: «La question ne se pose pas. Elle ne se posera jamais. François Fillon est le plus expérimenté et le plus doué. Il n’y a personne d’autre que lui».

Garant.  Le chef du gouvernement sait qu’il peut compter sur le soutien d’un grand ­nombre de députés UMP, disposés à voir en lui, à côté d’un Président en perpétuelle agitation, le garant de la mise en œuvre du projet législatif. «Ce projet, il en a été le rédacteur. Avec les interrogations sur la croissance, nous avons plus que jamais besoin d’engager les réformes de structures», rappelle le député UMP de Savoie, Michel Bouvard. François Fillon a maintes fois affirmé sa volonté de ne pas laisser passer «l’occasion historique de transformer la France en profondeur».

Selon Laurent Wauquiez, Sarkozy a assuré hier que «le but est bien de faire un travail de fond et pas un énième plan».

A l’Elysée, on ajoute que «plus personne ne s’exprimera sur les régimes spéciaux avant le 18 septembre», date du discours du chef de l’Etat devant l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis). «Ce jour-là, je dirai ce qu’il en est», a fermement précisé lundi dernier Nicolas Sarkozy. Fermez le ban.

Li

Publié dans : Non classé | le 13 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »
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