Cherchez l’erreur…………….

Sarkozy livre Petrella à l’Italie

CHRISTIAN LOSSON (à Toyako) et ÉRIC JOZSEF (à Rome)

QUOTIDIEN : mercredi 9 juillet 2008

Personne ne lui avait posé la question. Mais c’est à l’autre bout du monde, entre la crise alimentaire ou les dossiers énergétiques au menu du G8 de Toyako, que Nicolas Sarkozy a confirmé hier, dans un point presse, son intention d’extrader en Italie l’ancienne membre des Brigades rouges (BR) Marina Petrella, 54 ans, arrivée en 1993 en France pour échapper à une condamnation à la réclusion criminelle à la perpétuité et qui y a refait sa vie (lire page 4). «Conformément aux accords européens» et aux «décisions de justice françaises», l’ex-brigadiste sera extradée a assuré le chef de l’Etat. Une annonce confirmée quelques heures plus tard à Cannes par la garde des Sceaux, Rachida Dati. La procédure devrait toutefois durer encore plusieurs mois dans l’attente d’un arrêt du Conseil d’Etat saisi par les défenseurs de Marina Petrella.

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Obstacles. «Ma cliente est en train de mourir», a insisté Irène Terrel, l’avocate de l’ex-brigadiste «gravement dépressive» et alitée au service psychiatrique de la prison de Fleury-Mérogis qui se bat pour l’application immédiate «d’une clause humanitaire» suspendant la procédure d’extradition. Evoquant dans sa déclaration «un geste humanitaire», Nicolas Sarkozy a précisé qu’il avait demandé à Silvio Berlusconi «de solliciter du président la république italienne, la grâce compte tenu de l’ancienneté de la condamnation et compte tenu de la situation psychologique et de santé». Il s’est limité à assurer que «le président du Conseil italien m’a fait valoir qu’il partageait mon analyse et qu’il interviendrait auprès du président de la République italien pour essayer d’obtenir la grâce».

En théorie, au vu de ses conditions de santé, le Président, Giorgio Napolitano, pourrait se prononcer favorablement sur une grâce. Il y a deux ans, l’actuel chef de l’Etat avait en effet pour des motifs similaires pris une telle mesure à l’endroit d’Ovidio Bompressi. En mai 2006, l’ancien dirigeant de Lotta Continua, condamné avec l’intellectuel Adriano Sofri à vingt-deux ans de prison pour l’homicide, en 1972, du commissaire Luigi Calabresi, avait ainsi pu recouvrer la liberté au bout de neuf ans de prison.

Mais pour Marina Petrella plusieurs obstacles rendent cette hypothèse peu probable. «En général, il faut que l’intéressé ait déjà effectué une bonne partie de sa peine ou encore qu’il y ait eu le pardon des parents des victimes», fait remarquer le journaliste Giovanni Bianconi, auteur de plusieurs livres sur le terrorisme des années 70. Hier, Salvatore Berardi, fils d’un policier tué par les BR et membre de l’Association italienne des victimes du terrorisme a lancé : «Cela ne nous intéresse pas de savoir si Petrella pourra se balader mais je tiens à rappeler qu’avant de concéder des remises de peines, il faudrait penser au dédommagement des victimes.» Surtout, une éventuelle grâce risque de voir l’opposition très forte des alliés politiques de Silvio Berlusconi. Le président (ex-communiste) n’a pour sa part jamais rien dit publiquement sur les ex-terroristes réfugiés en France, ni sur le cas Petrella.

«Revanche d’Etat». En France, les propos du chef de l’Etat ont entraîné de nombreuses réactions. «Nous dénonçons des petits arrangements entre amis dont on ne sait ni les tenants ni les aboutissants, alors que la vie d’une femme est en jeu», a réagi Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la Magistrature (gauche) regrettant que «vingt-cinq ou trente ans après, ces anciens activistes qui ont renoncé à la lutte armée se voient victimes d’une sorte de revanche d’Etat». La Ligue des droits de l’Homme (LDH) est tout aussi virulente affirmant que «Nicolas Sarkozy a décidé de livrer à son ami Silvio Berlusconi une femme en danger de mort, Marina Petrella, avec le souhait délicat que les autorités italiennes fassent si possible œuvre d’humanité à sa place.»

 

 

Publié dans : Non classé | le 9 juillet, 2008 |Pas de Commentaires »

Haro sur les cadres….merci qui ?

«Pour les cadres, la situation de travail sera pire qu’avant les 35 heures»

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Alain Vidalies, député socialiste des Landes, est spécialiste de droit social. Pour liberation.fr, il commente la modification de la loi sur le temps de travail des cadres, votée hier à l’Assemblée, qui prévoit un «plafond» moyen de 235 jours annuels pouvant aller jusqu’à 282 jours.

recueilli par Philippe Brochen

LIBERATION.FR : mercredi 9 juillet 2008

Que signifie cette nouvelle réglementation du travail pour les cadres?
Jusqu’à présent, le maximum de jours de travail annuels était de 218. Le texte présenté par le gouvernement permet d’aller jusqu’à 282 jours de travail. L’amendement présenté fixe à 235 jours le nombre maximum de jours travaillés. Mais il ne s’agit pas véritablement d’un plafond, parce qu’on pourrra aller jusqu’à 282 jours avec un accord d’entreprise.

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Concrètement, que cela signifie-t-il?
Pour 235 jours, cela peut représenter jusqu’à 3.055 heures de travail possible. Parce que ces salariés qui sont au forfait journalier peuvent travailler 13 heures par jour et que la seule règle qui les protège, c’est la réglementation européenne qui impose 11 heures de repos d’affilée quotidiennement.

Cela veut donc dire que le pire est peut-être encore à venir pour les cadres?
Les 235 jours ne seront pas un plafond, puisqu’avec un simple accord d’entreprise, on pourra aller jusqu’à 282 jours de travail par an. C’est-à-dire que tous les jours sont alors travaillés, sauf les 52 dimanches, le 1er mai et les 30 jours de congés payés obligatoires.

Peut-on dire qu’on revient au droit social d’avant 1936?
C’est d’autant plus grave que la ligne de force de leur réforme, c’est dorénavant d’affirmer la supériorité de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche. Autrement dit, si vous êtes dans une entreprise en difficulté et que l’enjeu c’est le maintien de l’emploi, on voit bien ce que les salariés seront obligés d’accepter.

C’est ce qui s’est passé chez Bosch et GoodYear, avec un chantage à la délocalisation pour renégocier l’accord 35 heures?
Exactement. Ces salariés sont désormais obligés de travailler deux samedis sur quatre sur la pression de la menace de la délocalisation.

Quid des deux jours de repos par semaine?
Les députés de la majorité ont proposé un amendement pour sauvegarder ces principes, mais en même temps ils permettent d’y déroger par un accord d’entreprise. Les 235 jours et les deux jours de repos hebdomadaire ne sont garantis qu’en l’absence d’un accord d’entreprise. Car il ne faut pas s’y tromper, le bouleversement le plus important, c’est de donner dorénavant la priorité à l’accord d’entreprise sur l’accord de branche.

Concrètement, qu’est-ce que cela représente?
La première conséquence, c’est que les questions sociales vont devenir un paramètre de concurrence entre les entreprises qui ont la même activité. Et donc on comprend bien qu’il y aura un alignement par le bas, puisque pour garder leur compétitivité, les entreprises pourront évoquer le moins disant d’un accord existant dans une entreprise concurrente.

C’est tout le fonctionnement du marché du travail qui va en être modifié?
Exactement, car aujourd’hui, compte-tenu du stress au travail, de l’explosion des maladies professionnelles, les salariés sont beaucoup plus attentifs aux conditions de travail pour pouvoir préserver leur qualité de vie personnelle et familiale. Ce qui est à craindre, en revanche, c’est qu’ils n’aient guère le choix, puisque les entreprises risquent de s’aligner les unes sur les autres, et évidemment par le bas.

En cas d’accord d’entreprise, les salariés pourront-ils conserver leurs RTT?
C’est l’accord d’entreprise et lui seul qui définira dorénavant le contingent des heures supplémentaires, les repos compensateurs qui disparaissent de la loi et aussi les modalités d’organisation du temps de travail. C’est-à-dire justement les périodes hautes ou basses d’emploi.

Le patron pourra-t-il imposer le plafond de 235 jours?
Dans la situation d’aujourd’hui, non, puisqu’il faut un accord d’entreprise avec les syndicats. Mais demain, oui. Faute d’accord d’entreprise, la norme sera 235 jours.

Cette loi ne va-t-elle paradoxalement pas faire le bonheur des syndicats, puisque ce sera la seule solution pour les cadres salariés d’obtenir de bonnes conditions de travail?
Ce que l’on peut effectivement penser, c’est que la seule solution qui s’offre aux salariés pour s’opposer à ces ces dérives, c’est de s’organiser dans les syndicats sur leur lieu de travail. La seule réponse possible aujourd’hui, c’est que les salariés, notamment dans le privé, se syndiquent et, en tant que tel, pèsent sur les négociations d’entreprises.

Les salariés des petites entreprises, où les accords d’entreprise sont les plus difficiles à négocier, sont donc les grands perdants de la situation?
Oui, c’est eux qui sont dans la situation la plus difficile, compte tenu de la disparition de l’accord de branche. Je crois que c’est un tournant important, parce que jusqu’à présent on vivait avec l’objectif de règles qui étaient les mêmes pour tous les salariés, que ce soit la loi ou les accords de branches. Là, c’est un autre paysage social, toute les règles sont atomisées. La loi n’encadre plus rien et renvoit tout à l’accord d’entreprise. C’est quasiment le modèle anglo-saxon.

Pour le salarié, la situation sera donc pire qu’avant les lois Aubry?
La situation est largement au-delà de ce qui existait avant les 35 heures, notamment sur la question du question du repos compensateur obligatoire, qui était prévu par la loi. Ce n’est pas une législation qui est liée aux 35 heures… C’est une question de santé publique.

Certains cadres vont donc travailler six jours sur sept toute l’année?
Dans certains cas, oui. Et s’ils font un horaire important, il sera possible au niveau d’une entreprise de négocier soit un repos moins important que celui qui est prévu par la loi, soit de transformer ce droit en une compensation financière.

Le texte doit encore passer devant le Sénat. Espérez-vous une modification ?
Je n’ai guère d’espoirs, à un bémol près: Gérard Larcher, l’ancien ministre du Travail, avait, dans un entretien à la presse, indiqué que la majorité sénatoriale souhaitait mettre plusieurs verrous pour éviter les situations extrêmes permises par ce projet de loi. Et puisque les députés UMP n’ont rien voté en ce sens, peut-être faut-il passer aux actes avec leurs collègues sénateurs… Mais pour tout dire, je ne suis guère optimiste…

Publié dans : SOCIAL | le 9 juillet, 2008 |Pas de Commentaires »

Haro sur les enseignants….merci qui ?

 Xavier Darcos: «J’ai proposé le non renouvellement de 13.500 départs à la retraite»

WANTED

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Après 11.200 suppressions de postes en 2008, le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos révèle à «Libération» que 13.500 devraient suivre à la rentrée 2009.

Recueilli par VÉRONIQUE SOULÉ

LIBERATION.FR : mardi 8 juillet 2008

A la veille des vacances, il vous reste une annonce importante à faire : combien de postes vont être supprimés à la rentrée 2009 ?

Nous voulons que le service reste de qualité et en même temps il nous faut réduire la dépense publique afin de ne pas laisser de dette aux générations futures. Telles sont les données de l’équation pour 2009. J’ai proposé au Premier ministre – et c’est vraisemblablement le chiffre qui sera retenu – le non-renouvellement de 13 500 départs à la retraite. Ce chiffre résulte d’un constat : une meilleure gestion permet de dégager des marges de manœuvre dans l’Education nationale. Nous avons environ 30 000 personnes qui ne sont pas devant les élèves car elles sont dans des services de toute nature. Il s’agit entre autres de mises à disposition dans des administrations, dans des associations, des structures culturelles, sociales, sans doute utiles. Mais ces personnes peuvent être mises au service des élèves, et nous allons les ramener au bercail. Dans le seul système de remplacement, nous avons en outre 50 000 personnes, et ce système n’est mobilisé qu’à 80 %. S’il fonctionnait à 100 %, 10 000 équivalents temps plein (ETP) supplémentaires pourraient être mobilisés au service des élèves. Je rappelle qu’il ne s’agit pas de licenciements, mais de gens qui partent à la retraite et qu’on ne remplace pas car on utilise de manière plus efficace nos personnels.

Savez-vous combien de suppressions de postes d’enseignants cela entraînera ?

Mon but est de préserver, autant que possible, les enseignants qui se trouvent à temps plein devant les élèves devant la même classe. Nous avons la capacité d’améliorer le système éducatif et la qualité du service public en l’organisant mieux.

Cette année sur les 11 200 suppressions, ce sont 8 500 postes d’enseignants qui ont disparu.

Mais sur ces 8 500, 5 000 ont été transformés en heures supplémentaires ce qui a permis à des enseignants de travailler plus pour gagner plus. Cela faisait donc 3 500 équivalents temps plein supprimés, ce qui est tout à fait marginal et correspondait à une baisse démographique des élèves. Pour la rentrée 2009, nous prévoyons encore une perte de 30 000 élèves dans le second degré. Nous en tirerons naturellement les conséquences. Le ministère doit se recentrer sur son cœur de mission qui est d’instruire, d’éduquer. Il faut que tout ce qui est périphérique soit resserré pour revenir à l’essentiel. Puisque nous allons commencer une réforme du lycée, ma volonté est que ces non-nouvellements touchent le moins possible en 2009 l’offre éducative du lycée. La répartition de ces suppressions d’emplois sera précisée d’ici la fin de l’été. Le chiffre de 13 500, c’est ce que nous savons pouvoir faire sans toucher à l’offre éducative, bien au contraire, puisque nous généralisons l’accompagnement éducatif au collège et dans les écoles primaires de l’éducation prioritaire et que nous organisons des stages de remise à niveau pour les CM1 et CM2 ainsi que pour les lycéens. Mais pour qu’on ne me dise pas que la réforme du lycée est justifiée par un cynisme budgétaire et la volonté de faire des économies, je ferai en sorte que les non-renouvellements d’emplois le concernent le moins possible en 2009.

Il n’y aura donc pas de suppression au lycée ?

Non, autant que possible. Notre politique doit être lisible pour que l’on ne nous accuse pas de réformer l’Ecole uniquement pour supprimer de l’emploi. Je ne suis pas dans une logique étroitement budgétaire. Nous voulons améliorer la qualité du service rendu grâce à des réponses personnalisées en faveur des élèves en difficultés. Il faut en finir avec la logique des zones et des établissements.

Vous ne craignez pas une levée de boucliers des enseignants ?

Je crois que les professeurs comprendront : c’est l’hyperstructure administrative qui va faire un effort sur elle-même. Nous allons donner l’exemple et resserrer les boulons nous aussi dans l’administration centrale. Nous n’oublions pas d’ailleurs les enseignants. Le président Nicolas Sarkozy a promis que 50 % de ces économies seraient reversées aux enseignants. Cette promesse sera tenue. Dès cette rentrée 2008 les jeunes enseignants qui viennent d’être titularisés verront leur situation matérielle améliorée et bénéficieront, dans la paye du mois de novembre 2008, d’une prime de début de carrière significative dont le montant et la nature seront discutés avec les organisations représentatives. Je veux aussi revaloriser la fonction de directeur d’école dès la rentrée en reconnaissant leur engagement dans la réussite de l’école primaire et en améliorant leur régime indemnitaire. Enfin, pour encourager les enseignants qui ont pris trois heures supplémentaires en plus de leur service hebdomadaire, ces derniers bénéficieront dès l’année scolaire 2008-2009 d’une indemnité supplémentaire de 500 euros par an. Ces éléments d’amélioration de la condition matérielle des enseignants constituent une première étape qui se poursuivra dans les années à venir. Je sais que les enseignants ont été un peu secoués cette année. Mais je n’ai pas changé : je continue à aimer les professeurs et à considérer que leur métier est essentiel. Améliorer la condition enseignante est une mission prioritaire. Au total, dans ce ministère nous serons sans doute moins nombreux, mais la situation morale et matérielle de nos agents sera améliorée.

Publié dans : Education | le 9 juillet, 2008 |Pas de Commentaires »

Ca va les mecs…………?

Et nous sommes au XXI° siècle……..

Cyril Rizk est responsable des statistiques de l’observatoire national de la délinquance (OND), qui publie aujourd’hui une vaste enquête concluant à une hausse des violences faites aux femmes ces dernières années.

Recueilli par JACKY DURAND

LIBERATION.FR : mardi 8 juillet 2008

Les violences conjugales sont-elles déterminantes dans la hausse générale des violences volontaires ?
Cette hausse que vous évoquez concerne les faits constatés par la police et la gendarmerie, et effectivement entre 2006 et 2007, alors que le nombre de violences sur personnes de 15 ans et plus a augmenté de 12.835 faits constatés (+ 7,5%), près de 60% de cette hausse était composée de faits de violences volontaires sur femmes majeures par conjoint ou ex-conjoint. On peut rappeler qu’en 2006, la législation a élargi la notion de violence par conjoint aux ex-conjoints, ce qui a pu entraîner une partie de la hausse.

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Pourquoi de telles différences entre les taux de violence conjugale de la Creuse et de la Seine-Saint-Denis?
Ces différences s’observent pour l’ensemble des faits constatés de violences, puisqu’en 2007, pour 10.000 personnes de 15 ans et plus, moins de 13 faits de violences ont été enregistrés dans la Creuse et plus de 76 en Seine-Saint-Denis. A propos des violences par conjoint ou ex-conjoint, cette différence est accentuée car dans la Creuse moins de 24% des faits constatés de violences sont de cette nature et 33% en Seine-Saint-Denis. Pour ce département francilien, si plus de 50 faits de violences par conjoint sont constatés par 10.000 femmes majeures en 2007, c’est sans doute pour une bonne part le fruit d’une politique locale de sensibilisation de la population et d’incitation à la plainte.

Quelles sont les obstacles au dépôt de plainte?
On peut légitiment parler d’obstacles à la plainte pour les violences par conjoint ou ex-conjoint car, d’après l’enquête de victimation que l’Insee et l’OND ont mené en 2007, moins de 21% des femmes de 18 à 60 ans qui ont déclaré avoir été victimes de violences par un conjoint ou un ex-conjoint en 2005 ou 2006 ont porté plainte. L’un des obstacles est la peur des représailles mais selon les déclarations des victimes ce n’est pas la raison qui motive le plus souvent l’absence de plainte. Les victimes déclarent en premier lieu «vouloir trouver une autre solution». C’est d’autant plus vrai que l’agresseur est le conjoint actuel, puisque dans ce cas moins de 10% des femmes victimes portent plainte, en revanche, quand les violences sont commises par un ex-conjoint, la fréquence de la plainte dépasse 50%.

Que représentent les hommes victimes de violences conjugales?

L’enquête de 2007 a permis d’estimer que sur 2 ans, en 2005 et 2006, 410 000 femmes de 18 à 60 ans, soit 2,3 % d’entre elles, et 127.000 hommes de 18 à 60 ans, soit 0,7 % d’entre eux, ont déclaré avoir subi des violences de la part d’un conjoint ou d’un ex-conjoint. Il apparaît ainsi que les hommes représentent environ 24 % des victimes de violences par conjoint ou ex-conjoint, sachant qu’ils sont très peu nombreux à déposer plainte à la suite des violences subies. La notion de violences par conjoint n’est cependant pas la même selon le sexe de la victime: il est aussi apparu que les violences par conjoint subies par les femmes sont plus graves tant physiquement que psychologiquement, notamment car il arrive plus souvent qu’elles se répètent dans le temps.

Publié dans : SOCIAL | le 8 juillet, 2008 |Pas de Commentaires »

FRANCE terre d’accueil….après Khadafi, Bachar al-Assad..que des démocrates..

 Le Président de 34% des Français connaît-il la honte…….?

Avant sa visite en France à la fin de la semaine, le président syrien applaudit la nouvelle politique de Paris à l’égard de son pays et se montre optimiste concernant les discussions de paix avec Israël.

LIBERATION.FR : mardi 8 juillet 2008

«Nous assistons à une rupture entre la politique actuelle de la France et la politique du passé.» Dans une interview publiée ce mardi dans Le Figaro, le président syrien Bachar al-Assad revient sur les nouvelles relations entre son pays et Paris. Et avant sa visite des 13 et 14 juillet en France, il se veut optimiste après les «difficiles» dernières années de la présidence Chirac.

L’ancien chef de l’Etat français avait en effet rompu les relations entre les deux pays, après l’assassinat de son ami, l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri. Un meurtre dont on cherche toujours les auteurs, mais la Syrie est fortement soupçonnée par la communauté internationale d’en être le commanditaire.

La politique de Sarkozy est cependant «plus réaliste et correspond davantage aux intérêts de nos deux pays». Il y a désormais «une base solide pour renouer une relation saine». Le président syrien espère même que Paris pourra prendre part aux négociations de paix entre Damas et Israël. Jusqu’à quel point demande Le Figaro? «J’en saurai davantage quand j’aurai rencontré le président Sarkozy», répond Assad.

Concernant les discussions avec l’Etat hébreu, le président syrien se veut également confiant, évoquant de futures «négociations directes» parrainées par la nouvelle administration américaine – l’actuelle n’étant pas «capable de faire la paix» – et de façon complémentaire par l’Europe.

S’agissant du Liban, le président syrien n’exclut pas l’ouverture d’ambassades à Damas et Beyrouth mais refuse de s’engager sur le désarmement du Hezbollah, se contentant d’assurer que «quand il y a aura une paix véritable au Liban, en Syrie et dans les Territoires palestiniens, il n’y aura plus de raison de porter les armes».

Optimiste mais prudent tout au long de l’entretien, Bachar al-Assad s’échauffe une seule fois: quand on évoque la crise du nucléaire iranien. «La solution doit être politique. Toute solution militaire serait payée chèrement par l’ensemble du monde, et pas seulement par les pays de la région.» Façon de dire que le soutien à l’Iran est non négociable. Comme il le dit lui-même : «L’Iran soutient la Syrie dans ses différentes causes. Il est tout à fait naturel que nous ayons des relations étroites avec ce pays.»

Publié dans : Politique | le 8 juillet, 2008 |Pas de Commentaires »

35 heures: la mort annoncée…

L’Assemblée doit se prononcer aujourd’hui sur le projet de loi sur la réforme du temps de travail. Cette nuit, la majorité a voté un plafond de 235 jours travaillés maximum dans l’année pour les cadres, contre 218 aujourd’hui. L’opposition dénonce une «régression sociale».

AFP

LIBERATION.FR : mardi 8 juillet 2008

Les députés ont achevé dans la nuit de lundi à mardi l’examen du projet de loi sur la réforme du temps de travail, après un long débat sur l’un des points les plus controversés, le sort réservé aux cadres et autres salariés soumis aux « forfaits ». Le texte doit faire l’objet d’un vote solennel mardi après-midi.

Entamé le 1er juillet, l’examen du texte, sur lequel la gauche entendait mener un combat emblématique contre le gouvernement, est finalement passé relativement inaperçu, en plein consensus politique autour de la libération concomitante d’Ingrid Betancourt.
Tout au long de la journée de lundi, l’Assemblée a débattu des salariés relevant des « forfaits », majoritairement des cadres mais pas seulement (VRP, salariés dits « autonomes »…). Leur nombre doit s’étendre avec la réforme du temps de travail introduite, contre l’avis des partenaires sociaux, par Xavier Bertrand (Travail) dans le projet de loi transcrivant l’accord sur la représentativité syndicale.

La création du forfait jours dans les lois Aubry a été inspirée par l’impossibilité de comptabiliser le temps de travail de certains cadres dépassant largement les 35 heures par semaine (seule limite, 13 heures par jour). En contrepartie du non-paiement des heures sup effectuées, ces salariés bénéficient de jours de repos supplémentaires au-delà des 5 semaines légales de congés payés.

Actuellement, les 35 heures équivalent, sur l’année, à des forfaits de 218 jours. Une très grande majorité d’entreprises ont négocié des forfaits entre 200 et 210 jours.

Le texte du gouvernement ne fixait aucun plafond pour ces forfaits (de fait 282 jours, légalement), la rémunération forfaitaire, à partir du 219ème jour, étant majorée d’au moins 10%. Face au tollé syndical, les députés UMP et NC ont voté dans la soirée l’instauration, hors accord collectif, d’un plafond de 235 jours.

Alors que l’entourage de Xavier Bertrand et Benoist Apparu, au nom de l’UMP, affirmaient que le plafond négocié dans les entreprises devrait être inférieur à celui fixé par défaut dans la loi, le rapporteur UMP du texte, Jean-Frédéric Poisson, a reconnu que l’accord pourrait décider un plafond supérieur à 235 jours (dans la limite de 282 jours).

Les députés UMP ont toutefois renoncé à l’un de leurs engagements vis-à-vis des syndicats, à savoir une définition plus précise des salariés autonomes (ceux « dont la durée du temps de travail ne peut être prédéterminée »).

La CFE-CGC voit dans ces 235 jours un « retour au siècle dernier ». La centrale des cadres, qui entend déposer un recours devant la Cour européennes des droits de l’Homme, estime que « cette limite correspond, en fait, à une année pleine (365 jours) de laquelle on retire les jours de congés (25), les samedis (52), les dimanches (52) et le 1er mai ».

« La suppression des jours fériés chômés payés, le Medef l’avait rêvée, vous êtes en train de la réaliser. Si l’accord d’entreprise ne le prévoit pas, ils ne seront plus payés », a dénoncé elle aussi Martine Billard (Verts).

« Les plafonds évoqués sont des maxima. Si des jours fériés sont chômés, ils le demeureront. Ca ne sert à rien de chercher à faire peur », a affirmé Xavier Bertrand. « On peut déjà travailler aujourd’hui plus de 218 jours », a ajouté Benoist Apparu.

« C’est une régression sociale massive », a dénoncé Alain Vidalies (PS). « Ce que vous commettez, ce sera pour vous une tunique de Nessus. La trahison, on la traîne longtemps », a renchéri Jean Mallot (PS)

Publié dans : SOCIAL | le 8 juillet, 2008 |Pas de Commentaires »

Libres propos sur le net…

 
 
La bonne blague Révélateur, entre-autre, d’une certaine conception de l’effort pour combler le déficit public,ainsi que du fameux « salaire au mérite » tant prôné par notre président…
On apprend dans Le Canard enchaîné que l’homme qui justifiait sa faramineuse augmentation de 206% par un souci de transparence perçoit toujours depuis le 6 mai son salaire de ministre de l’Intérieur ! Bling-bling.
On se souvient de l’augmentation du salaire présidentiel que s’était généreusement accordé Nicolas Sarkozy. Elle se justifiait par une volonté de « plus de transparence ». Du moins avait-il osé le prétendre – mais n’est-il pas celui-qui-ose-tout ? La bonne blague ! En fait de transparence, on a d’abord eu droit à la valse des chiffres : la majorité a commencé par évoquer 140% d’augmentation, avant de corriger à 172, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive, grâce aux calculs précis de certains députés de l’opposition, que l’augmentation était en réalité de 206 % ! Le Président lui-même, pris la main dans le sac, en flagrant délit d’enrichissement personnel non justifié – il est déjà logé, blanchi et nourri dans le luxe inouï de notre monarchie républicaine -, avait tenté de noyer le poisson. De son explication embrouillée ressortait que Jacques Chirac, en plus de son salaire de Président, touchait un complément en retraites variées, pour lesquelles il avait cotisé durant sa carrière politique. Et que les Français ne le savaient pas et qu’il fallait désormais que tout se sache. On ne voit pas du tout la pertinence de l’argument mais passons. Ce qu’avait oublié de nous dire Sarko-la-transparence à ce moment-là, c’est que lui-même, depuis mars et jusqu’à maintenant, avait demandé – et évidemment obtenu – de continuer à percevoir son… salaire de ministre de l’Intérieur !
La bombe explose dans l’édition d’hier du Canard enchaîné, relayée par Politique.net. Explication : pour permettre à un ministre de retrouver un emploi, le versement de son salaire est en effet maintenu durant 6 mois, c’est la règle. Sarkozy ayant démissionné en mars, il aurait dû cesser de le toucher au 1er octobre, à condition de ne pas avoir trouvé le moindre boulot depuis le mois de mars, or il est président de l’U.M.P. et touche donc un maximum de ce côté là ! ! ! Or il a demandé à ce que cette rémunération de ministre de l’Intérieur, soit prolongée jusqu’au 1er janvier 2.008, jour d’entrée en vigueur de son augmentation officielle de 206%. Au nom de quelle justification ? Peut-être faut-il chercher du côté de Pierre Lellouche, inénarrable conseiller de Sarkozy, qui trouvait anormal que le Président soit payé comme « un petit cadre moyen ». Vous en connaissez beaucoup, des petits cadres moyens à 7.500 euros nets (d’argent de poche) ? La droite qui voudrait réconcilier les Français avec l’argent n’a aucune idée de la réalité du pays, aveuglée par son fol appât du gain: nouvelle illustration après celle donnée par Jean-François Copé, alors ministre du budget, pour qui les classes moyennes émargeaient à 4000 euros nets par mois ! Le même Copé qui cumule avec ses rémunérations d’élus un salaire d’avocat dans un cabinet d’affaires …
Pour revenir enfin au sujet, en résumé, Nicolas Sarkozy, l’homme qui reprochait à son prédécesseur de toucher en catimini ses retraites en plus de son salaire de Président, justifiant ainsi sa propre augmentation, touche depuis le 6 mai non 7500 euros, rémunération normale du Président, mais 11 500 euros nets, en ayant conservé son salaire de ministre de l’Intérieur – qu’il n’est plus depuis fin mars. En toute opacité : qui l’eût su sans la révélation du Canard ? Ajoutons qu’il ne s’agit pas de divagations de la part du palmipède puisque l’Élysée a… confirmé l’information ! « Ensemble, tout devient possible » : là-dessus au moins, Sarkozy ne mentait pas.

Sarko ça rime avec escroc ! Et ça s’ajoute à la corruption : Pour mémoire, Bolloré a d’énorme contrats avec les ministères (en particulier l’Intérieur) et Sarko ne pouvait l’ignorer en mais 2.007, quand il naviguait sur le yacht Bolloré et voyageait dans le Falcon Bolloré ! ! ! Il s’agissait donc bien de corruption ! ! !
Dans d’autres pays voisins, Sarko, rien que pour 1 seul de ces 2 délits serait obligé de démissionner ! ! !
Partagez les infos, autours de vous !
Phrase de Pascal : L’idée est d’associer le plus grand nombre de citoyen(ne)s à la circulation d’informations souvent peu ou mal diffusées par les médias de masse. Et ainsi de constituer un réseau informel capable de fédérer nos ressources en tout genre afin d’améliorer sur un mode unitaire notre capacité d’action et de réaction. Aussi, n’hésitez pas à faire suivre ces messages.
 
 

 
 

Publié dans : Economie | le 7 juillet, 2008 |Pas de Commentaires »

« Imigration choisie » : un flop de plus….

choisie : la commission Mazeaud attribue un zéro pointé

Quotas. Selon le rapport que s’est procuré «Libération», les experts sont sceptiques.

CATHERINE COROLLER

QUOTIDIEN : lundi 7 juillet 2008

Nicolas Sarkozy pourrait regretter d’avoir confié à Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel et gaulliste historique, la mission de réfléchir au «cadre constitutionnel de la nouvelle politique d’immigration». Les treize sages de sa commission ont bouclé vendredi leur rapport, que Libération s’est procuré avant qu’il ne soit officiellement remis à Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, le 11 juillet. Le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs conclusions ne sont pas politiquement très correctes. Dans sa lettre de mission, Hortefeux leur demandait d’étudier «deux domaines de la politique d’immigration : la maîtrise des flux – particulièrement les quotas – et la simplification du contentieux des étrangers» (aujourd’hui confié à deux juridictions, administrative et judiciaire). Sur les deux points, les membres de la commission Mazeaud rejettent tout besoin de changement.

Depuis son élection, Sarkozy a martelé sa volonté d’établir des quotas d’étrangers admis à entrer en France. C’est la fameuse immigration «choisie». Sur France 2 en septembre 2007, il souhaitait que soit fixé, chaque année, «un chiffre plafond d’étrangers que nous accueillerons sur notre territoire». Et à l’intérieur, «un quota par profession, par catégorie». Et «naturellement, un quota par région du monde». Ajoutant : « Tous les pays démocratiques le font.»

Sauf que non, justement. « Une politique de quota migratoire global ou par grand type d’immigration n’est pratiquée nulle part en Europe», rétorquent les sages. Et si les voisins de la France ne l’ont pas mise en place, c’est peut-être parce qu’elle est moralement condamnable. Pour la commission, quota est synonyme de «fixation unilatérale et opportuniste de contingents d’entrées». Sur le fond, les sages jugent que «des quotas migratoires contraignants seraient irréalisables ou sans intérêt».

Famille. Sur la question précise et ultra sensible des quotas par nationalité ou région du monde, les fameux quotas ethniques, les sages rappellent le sacro-saint «principe d’égalité» entre tous les citoyens, quelle que soit leur nationalité, garanti par la Constitution et les traités internationaux dont la France est signataire. Ils considèrent toutefois que «les contingents par pays» peuvent être justifiés « par l’intérêt commun du pays d’accueil et du pays d’origine». Concernant l’immigration familiale, principale porte d’entrée en France, «les pouvoirs publics nationaux ne disposent pas d’un pouvoir discrétionnaire pour déterminer les flux», expliquent les sages. La Constitution et les traités internationaux garantissant le droit de vivre en famille, le pouvoir ne peut pas s’arroger le droit de fixer le nombre d’étrangers autorisés à entrer en France, chaque année, à la suite d’un regroupement familial ou d’un mariage mixte. Par ailleurs, s’agissant de l’immigration de travail, «des quotas [par branche ou par métier, ndlr] sont envisageables au niveau national ou européen, mais ne sont pas indispensables à la maîtrise du flux». «d». Enfin, une politique de quotas n’a pas de sens pour l’immigration irrégulière. Et risque même de l’encourager : «L’affichage d’un contingent pourrait avoir, paradoxalement, un effet incitatif.» Pour faire sauter les verrous législatifs, Brice Hortefeux avait demandé aux experts d’étudier l’opportunité d’une révision constitutionnelle. «Unanime», la commission invite «les pouvoirs publics à ne pas s’engager dans cette voie». «Trois soucis». A l’autre question qui lui était posée, l’unification juridictionnelle du contentieux de l’entrée et du séjour des étrangers, la commission répond par la négative. Lourde puisqu’exigeant une révision constitutionnelle, elle aurait pour résultat un doublement de la charge de travail des magistrats chargés de ces dossiers. Débordant le cadre qui lui avait été fixé, la commission formule «un certain nombre de recommandations». En fait, il s’agit d’une véritable politique d’immigration alternative «inspirée par trois soucis : la transparence, la simplicité et la solidarité». Autant de qualités qui manquent à la politique plus idéologique que pragmatique de Sarkozy ? Pour les sages, il faudrait favoriser les va-et-vient entre le pays d’origine et la France «qui sont souvent dans l’intérêt de tous», y compris du migrant. Une r évolution qui va à l’encontre des «politiques conduites pendant une trentaine d’années». «Une meilleure maîtrise de l’immigration doit être recherchée par des voies empiriques et multiformes, en étroite concertation avec nos partenaires européens» et avec les pays d’origine, disent-ils. Et cela, suivez leur regard, «plutôt que dans des recettes radicales purement nationales» ou des «remèdes spectaculaires mais illusoires».

Publié dans : Droit de l'homme | le 7 juillet, 2008 |Pas de Commentaires »

Diviser pour règner………

 

Sarkozy décrète la grève invisible et nargue les syndicats

Diviser pour règner......... dans Politique file_337346_87160

UMP. Le conseil national consacré à l’Europe a viré au défoulement contre la gauche.

ANTOINE GUIRAL

QUOTIDIEN : lundi 7 juillet 2008

Pour mobiliser une formation politique comme l’UMP et chauffer une salle militante, l’Europe n’est pas forcément le thème idéal. Alors samedi, à Paris, lors du conseil national du parti majoritaire consacré à l’Europe, c’est surtout en cognant sur les syndicats et les socialistes que les dirigeants de la formation sarkozyste ont rivalisé d’ingéniosité. Le chef de l’Etat a fait fort : il a conclu son intervention sur l’Europe par un long plaidoyer pro domo, estimant que la «France change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu’on ne le voit». Pour preuve, a-t-il balancé dans un tonnerre d’applaudissements, «désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit».

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Une petite phrase qui a suscité, hier, une cascade de réactions appelant le président à se ressaisir (lire ci-dessous). Ce n’est pas la première fois que le gouvernement prend à partie les syndicats : dans la période récente, il a ainsi refusé de reprendre à son compte, telle quelle, la «position commune» signée par la CGT, la CFDT et le Medef sur la représentativité et les 35 heures.

«Hommage».Dans l’offensive contre la gauche, beaucoup se sont déchaînés et plus particulièrement le secrétaire général adjoint de l’UMP, Christian Estrosi, pour une sortie sur Ségolène Royal, dotée, selon lui, d’une «humanité de bigorneau». Une tentative de réponse à l’ex-candidate socialiste qui avait minimisé, jeudi, le rôle de Nicolas Sarkozy dans la libération d’Ingrid Betancourt. Cette saillie du maire de Nice, comme toutes celles qui ont suivi, les trois invités de marque de cette réunion – Nicolas Sarkozy, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen – ne les ont pas entendues.

A la tribune, ils se sont succédé pour parler des enjeux européens du moment avant de laisser entre eux les principaux dirigeants de la droite se lâcher contre une gauche «dans la plus grande confusion idéologique», selon François Fillon. Candidat à sa succession, le président de la Commission a récité, dans un français parfait, son bréviaire sarkozyste sur l’Europe : «L’Europe a besoin de plus de travail et pas de travailler moins», elle «doit être très ferme contre l’immigration clandestine […] et se doter d’une politique unique» en la matière. Mais c’est dans un silence glacial que Barroso a demandé aux quelque 2 000 cadres présents de «résister au populisme et à la démagogie» qui consiste à «céder à la tentation, parfois très facile, de rendre toujours responsable Bruxelles chaque fois qu’il y a des difficultés» en France.

Chemise détrempée à la tribune, comme aux plus belles heures de sa campagne présidentielle, Sarkozy lui a répondu que «jamais [il] ne prendrai[t] la Commission comme bouc émissaire». Mais il a de nouveau plaidé pour «le droit de débattre», en mettant en cause la politique de la Banque centrale européenne (BCE) : «J’ai quand même la légitimité pour demander si les taux à 4,25 %, c’est raisonnable, alors qu’ils sont à 2 % aux Etats-Unis.» Réponse, hier, de Jean-Claude Trichet, le président de la BCE : si la banque centrale a relevé son taux c’est pour assurer «la stabilité des prix à moyen terme», une stabilité qui «protège les plus démunis et les plus défavorisés de nos concitoyens.»

«Cimetière».Après ce long tunnel européen, il fallait en revenir aux fondamentaux : taper sur une gauche «ringarde et inexistante». «C’est à l’UMP et à l’UMP seule qu’a lieu le débat politique, la créativité, le mouvement des idées», a lancé le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, en comparant le PS au «cimetière des idées mortes». Pas en reste, Fillon s’est fait une joie de faire la leçon au PS sur l’extrême gauche, incarnée par Olivier Besancenot : «A force d’esquiver les réalités, à force de ne pas avoir modernisé le socialisme, une partie des électeurs de gauche en a conclu qu’il valait mieux l’original à la copie. Et l’original, c’est l’extrême gauche, dont la popularité du leader n’est pas un bon signe pour la démocratie.» Mais c’est Royal, et ses propos sur la libération de Betancourt, qui, une nouvelle fois, a donné le plus de joie aux intervenants et à la salle. «Une honte», a lancé le ministre du Travail, Xavier Bertrand. Conclusion de Devedjian : «On est très loin de Léon Blum.»

Publié dans : Politique | le 7 juillet, 2008 |Pas de Commentaires »

La Poste : privatisation en vue….

Le statut privé s’invite à la Poste

CATHERINE MAUSSION

QUOTIDIEN : samedi 5 juillet 2008

La Poste prend-elle le chemin de France Télécom ? La révélation, dans le Monde de vendredi, d’études préliminaires menées à la Poste en vue d’un changement de statut, qui passerait de celui d’Epic (Etablissement public à caractère industriel et commercial) à celui de SA (Société anonyme), a fait sortir de leurs gonds les syndicats. «C’est la méthode Sarko. Il lance depuis l’Elysée un pétard pour voir si cela fait de la dynamite, et après il regarde», lâche Jean-François Dannelly de la CGT-PTT.

A la Poste, on semblait effectivement pris de court par la nouvelle, avant de confirmer un peu plus tard «réfléchir à des évolutions possibles» du statut. A vrai dire, cette réforme n’est une surprise pour aucun des syndicats : «On n’est pas des naïfs. On va vers la libéralisation totale du courrier en 2011», dit la CGT, et la mue du groupe s’inscrit assez naturellement dans ce décor. Il n’y a pourtant aucune nécessité de le changer, poursuit la CGT, puisqu’il est eurocompatible avec l’ouverture du marché. Même réaction de Jacques Lemercier, secrétaire général de FO communication, face à «cette réforme téléguidée par ce gouvernement libéral». «Regardez, son statut ne lui a jamais interdit de faire des acquisitions !» N’empêche, le parcours de France Télécom, longtemps sœur jumelle de la Poste, passée depuis par bonds successifs du statut d’administration publique à celui d’opérateur privé côté en Bourse, est dans tous les esprits.

Et même un peu dans celui de Jean-Paul Bailly, le président de la Poste. «Ce serait criminel de ne pas réfléchir à une évolution de la forme juridique, dans un marché qui bouge», explique-t-on dans son entourage. Tout en bétonnant sur les qualités intangibles du futur opérateur postal : un service public national avec des missions non négociables, l’association de tous les personnels à la réflexion et le maintien de l’unité du groupe.

A la CGT, on trouve la manière d’entrer dans le sujet pas très cool : «On vient d’avoir un CA [Conseil d’administration, ndlr] et à aucun moment on n’a prononcé le mot statut.»

Publié dans : Economie | le 6 juillet, 2008 |Pas de Commentaires »
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