Lagarde: démission ou non….??

ALAIN AUFFRAY

QUOTIDIEN : samedi 9 février 2008

La souriante Christine Lagarde s’énerve : «Ce sont des fariboles, dont l’origine ou l’auteur ne m’intéresse pas», a-t-elle répondu vendredi, alors qu’on l’interrogeait sur «la démission» qu’elle aurait, selon la chaîne BFM, présentée mercredi soir au chef de l’Etat, en raison notamment d’une divergence de vue sur le dossier ArcelorMittal. «Je suis totalement concentrée sur ma mission. Je ne me laisserai pas distraire», a poursuivi la ministre depuis Tokyo où elle participe au G7 Finances.

La même rumeur de démission avait déjà circulé peu après la révélation des gigantesques pertes de la Société générale. Lagarde avait alors jugé inopportun de «changer de capitaine», contredisant Sarkozy qui, lui, laissait entendre – sans aucun effet – que le PDG Bouton devait démissionner. Réagissant à la rumeur selon laquelle elle aurait été mise au courant de l’affaire Kerviel trois jours avant l’Elysée, elle avait déjà vivement dénoncé des «élucubrations».

Les proches de la ministre sont convaincus que la source de ces fuites est à chercher du côté de ceux que Bercy fait rêver. «On est manifestement rentrés dans une période préélectorale, dans laquelle il y a des jeux personnels en prévision d’un probable futur remaniement», analysait vendredi Stéphane Richard, son directeur de cabinet. A qui profite le crime ? Pour la plupart des sources gouvernementales, la réponse ne fait aucun doute : à l’habile Xavier Bertrand. Il se trouve que le ministre du Travail est de ceux qui jugent inopérante la division entre le Travail et l’Emploi inaugurée par le gouvernement Fillon. De là à l’imaginer manœuvrant pour hériter, à Bercy, d’un gros ministère réunifié, il n’y a qu’un pas, que beaucoup n’hésitent pas à franchir.

«C’est lamentable !» tempêtait vendredi un proche de la ministre, attendue lundi à Bruxelles devant l’Eurogroupe où Nicolas Sarkozy lui demande de défendre la position française, controversée, sur la gouvernance économique de la zone euro.

Lie

Publié dans : People | le 9 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Inquiètudes à l’UMP…….

La base UMP déboussolée

La «tournée du pouvoir d’achat», faite pour vendre la réforme, vire au bureau des pleurs.

MURIEL GREMILLET

QUOTIDIEN : samedi 9 février 2008

Elle est venue avec sa feuille de retraite et une quittance de loyer. Elle attend sagement qu’on lui donne la parole. A 70 ans, Julie bénéficie de 750 euros de revenus mensuels. Elle paie un loyer de 380 euros. «A la fin, il me reste moins de 500 euros.» Dans la salle, les gens opinent. Un vieux monsieur interroge : «Entre la hausse des transports, des loyers, des courses, les enfants qui ne gagnent pas assez, les impôts locaux, ça n’arrête pas. Mais vous avez fait quoi pour ça ?» Jérôme Chartier, député du Val-d’Oise qui conduit une tournée de réunions consacrées au pouvoir d’achat en France pour le compte de l’UMP, est passablement ennuyé. Et doit faire preuve de beaucoup de pédagogie pour vendre les réformes gouvernementales et surtout leur cohérence.

En face de lui, une soixantaine de retraités de la fonction publique, de l’armée, de l’industrie et quelques jeunes, qui ont tous voté Sarkozy, sont venus écouter et essayer de se rassurer. L’exercice tourne vite au débat participatif. Car ce qui inquiète, c’est presque le «trop plein de mesures», comme le dit un jeune retraité. «On n’y comprend plus grand-chose, dit-il en quittant la salle après plus de deux heures de réunion. Un coup on fait du pouvoir d’achat, un coup de la banlieue, un coup de la sidérurgie. Un coup 200 euros pour les vieux. Mais pour l’instant, la vie est toujours aussi difficile.»

Jérôme Chartier et Christian Kert, le député du coin, justifient les réformes qui se bousculent, les lois qui s’empilent : «Personne n’a jamais autant réformé que nous, dit Chartier. Tout se met en place progressivement, regardez-les heures supplémentaires. Votées en août, elles commencent à produire leur effet. C’est pareil pour les mesures sur le logement.» Un discours rassurant, mais qui n’enraye pas la morosité ambiante. «Regardez le rapport de Jacques Attali, dit un retraité de l’armée. 316 propositions qu’on accepte. Puis qu’on enterre. La seule qui valait, c’était celle sur la suppression des départements et Sarkozy la rejette. C’est bizarre, non ?»

Bizarre aussi, les réformes qui touchent les minima pour les handicapés. Un militant associatif, baise-en-ville accroché à l’épaule explique : «Aujourd’hui, avec vos réformes, quelqu’un qui touche l’allocation adulte handicapé verra sa retraite amputée ? On est très choqué.» Surtout au moment où le président de la République annonce une prime de 200 euros pour les vieux titulaires du minimum vieillesse. «Qui va payer d’ailleurs, grommelle un vieux monsieur. Je croyais que les caisses étaient vides ?» «Nous, ajoute son voisin, quand on fait notre budget, on calcule nos dépenses en fonction de nos recettes. Pourquoi l’Etat ne fait pas ça ?»

A la table, les députés acquiescent, expliquent les difficultés de «la réforme». Comme celle, emblématique, du bouclier fiscal : «Aujourd’hui, vos impôts tout compris doivent représenter moins de 50 % de vos revenus, dit Jérôme Chartier. C’est ça le bouclier fiscal, ça n’est pas que pour les riches, comme on l’a lu. C’est aussi pour des gens comme vous, qui touchez des petites retraites, mais qui êtes propriétaires et payez des impôts locaux élevés. Vous devez aller réclamer son application.» Dans la salle, certaines personnes notent et s’exclament : «Enfin, c’est incroyable qu’on nous ait jamais expliqué ça, si c’est bon pour notre pouvoir d’achat.»

La déception affleure. Sur les murs de la salle, les affiches de la campagne présidentielle continuent de proclamer : «Ensemble tout devient possible.» A moins de cinq semaines des municipales, elles sonnent comme une injonction .

Lie

Publié dans : SOCIAL | le 9 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Confusion…….

Fabrice Rousselot

QUOTIDIEN : samedi 9 février 2008

Comment sortir de cette méchante séquence ? Comment faire mentir les oiseaux de mauvais augure ? Comme à son habitude, Nicolas Sarkozy ne connaît qu’une seule tactique : contre-attaquer, faire feu de tous bois pour mieux rebondir. Quitte à s’y perdre et à perdre ses nerfs. Au plus mal dans les sondages, à quelques encablures des municipales, il avance à vue. Politique de civilisation ? Grandes réformes à venir ? Le beau programme a été remisé sous les tapis des salons élyséens. Pour être remplacé par une politique de l’approximation, de la contradiction, de la confusion. Un jour, il vante le rapport Attali, le lendemain il le remballe et recule face aux taxis. Un jour, il dit sa fermeté aux buralistes, le lendemain, il revient en arrière. Il n’y a pas d’argent dans les caisses ? Peu importe, on promet des sous aux personnes âgées. Coté banlieue, c’est le même cafouillage, avec un plan Marshall finalement sans ambition. Sur le terrain du people aussi, l’heure est à la reprise en main. Une action en justice inédite contre un journaliste, des mots pour le moins outranciers de Rama Yade à l’égard de la presse («charognards»)…

 

Comme si d’un coup, l’affaire du SMS – si douteuse soit-elle – posait les limites d’une pipolisation que le Président a jusque-là exploitée à outrance. Pour enrayer sa chute, Nicolas Sarkozy rue dans les brancards. Difficile de dire, toutefois, s’il pourra redresser la barre avant les échéances des 9 et 16 mars. A écouter les critiques des électeurs de droite et l’inquiétude des élus de l’UMP face à ce Président girouette, on peut légitimement en douter.

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Publié dans : Economie | le 9 février, 2008 |Pas de Commentaires »

« Bling Bling » se prend les pieds dans la banlieue…!!

Annonces contradictoires, plan banlieue qui tombe à plat, plainte contre la presse. Le Président perd son sang-froid.

ANTOINE GUIRAL

QUOTIDIEN : samedi 9 février 2008

Ce devait être un temps fort du quinquennat. Un grand plan, un discours mobilisateur, pour enfin permettre à Nicolas Sarkozy de renouer avec la banlieue. Raté. Vendredi, à l’Elysée, où il présentait son plan pour les quartiers en difficulté devant un millier d’invités, le chef de l’Etat est apparu comme absent. Lui, l’orateur capable d’habiter ses propos quand il est en forme, a expédié son sujet en multipliant les coupes dans son discours.

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Vent de révolte. Sans souffle, il a récité son texte en le ponctuant de sentences moralisatrices («Il va falloir se lever tôt») ou de lapsus («exclusion» au lieu «d’excision»), quitte à laisser son auditoire sur sa faim (lire page 4). Fait très rare à l’Elysée, le président de la République, avant d’entamer son discours, a demandé à ses ministres de monter avec lui sur l’estrade de la grande salle des fêtes. Une manière de ne pas apparaître isolé, mais sans doute aussi l’amorce d’un changement de style. Alors que la grogne dans la majorité et au sein du gouvernement provoque chaque jour son lot de psychodrames, Nicolas Sarkozy veut la jouer moins perso et valoriser ses ministres.

Il n’empêche, le train de mesures annoncées vendredi va encore exaspérer tous ceux qui, à droite, jugent trop brouillonne l’action du chef de l’Etat. Ce nouveau plan risque en effet d’apparaître comme une réforme de plus dont les résultats concrets vont eux aussi se faire attendre. Le rapport Attali est à peine déposé sur le bureau présidentiel que l’on passe déjà au sujet suivant. Plusieurs ténors de la majorité, tel Jean-Pierre Raffarin vendredi dans Libération, lui demandent de «mieux hiérarchiser l’action gouvernementale». Derrière ces paroles à peine veloutées, c’est la méthode Sarkozy et la manière de conduire les affaires de l’Etat qui sont ouvertement mises en cause. Quant au vent de révolte des députés contre les annonces des conseillers élyséens, il a reçu le renfort de ministres, comme le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet.

«Sanglant». Depuis sa prise de fonction, le Président justifie cette juxtaposition de réformes. Au nom de «l’urgence», il a réaffirmé lors de ses vœux la nécessité de les lancer toutes en même temps. Le problème est que sur sa principale promesse de campagne – le pouvoir d’achat – il a pour l’heure échoué. Les crispations et la bataille politique sur ce sujet ont fini par atteindre celui qui se pensait inoxydable dans l’opinion publique. Contrairement aux déclarations officielles, son dévissage vertigineux dans les sondages a provoqué un vent de panique à l’Elysée. «Irrespirable… Tout le monde a la trouille de s’en prendre plein la tête. Si les municipales sont mauvaises, ça va être sanglant», confiait vendredi un conseiller.

Pour se donner un peu d’air et éviter un procès de ses amis au lendemain des municipales, Nicolas Sarkozy a donné cette semaine des gages à deux professions vecteurs d’opinion (et par ailleurs très majoritairement acquises à la droite) : les chauffeurs de taxis et les buralistes. Un rétropédalage qui révèle avant tout un homme fragilisé.

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Publié dans : Economie | le 9 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Des promesses, encore des promesses….

David Martinon, le porte-parole du chef de l’Etat, avait hier fort à faire. Du matin au soir, il a dû rendre compte des discussions de Nicolas Sarkozy avec les représentants de catégories en colère – salariés de Michelin, chauffeurs de taxis, buralistes – tout en protestant qu’il n’y avait là aucune arrière-pensée électoraliste.

Après l’engagement pris a Gandrange de défendre le site sidérurgique d’ArcelorMittal, au lendemain de l’annonce précipitée d’une hausse de 5 % du minimum vieillesse en 2008, avec la distribution dès avril d’une «avance à valoir» de 200 euros à 634 000 retraités, Nicolas Sarkozy s’est lancé hier dans un marathon de promesses. Le matin, il a garanti aux organisations syndicales du site Kléber de Toul (groupe Michelin), touché par un projet de restructuration, «le soutien de l’Etat aux projets de revitalisation du bassin de Toul et sa volonté de travailler avec les partenaires locaux et le groupe Michelin à un plan global de réindustrialisation», a rapporté David Martinon. Il s’est par ailleurs engagé à se rendre à Toul pour «rencontrer les salariés et annoncer la finalisation de ce plan».

«Bon sens». En fin d’après-midi, un autre communiqué de l’Elysée annonce que Nicolas Sarkozy demande au ministre du Budget «d’engager dans les plus brefs délais un travail technique» pour «répondre aux inquiétudes» des buralistes après l’interdiction de fumer dans les bars-tabacs. Le président de la Confédération des buralistes, René Le Pape, a précisé à sa sortie de l’Elysée que des «négociations» allaient s’ouvrir dès lundi. Puis s’est dit confiant : «Le bon sens va prévaloir.»

Sur le perron de l’Elysée, le représentant des 30 000 buralistes avait été précédé par le président de la Fédération nationale des artisans taxis (Fnat), Alain Estival. Pour lui, pas de doute, le rapport Attali – qu’il baptise «rapport guignol» – est bien mort et enterré: «Aujourd’hui, le président de la République siffle la fin de la récréation […] Il nous a dit : « Les taxis ne seront pas spoliés, mais il faut se réformer. »» David Martinon est plus nuancé : selon lui, le chef de l’Etat «a souhaité que toutes les questions soient mises sur la table, la discussion portant sur les propositions formulées par la commission pour la libération de la croissance et sur les propositions de la profession».

«Aucun recul». Sarkozy s’efforce de ne pas laisser trop clairement paraître sa volte-face après les manifestations de taxis. Le 23 janvier, alors qu’il recevait le rapport Attali, il avait qualifié de «raisonnables» ses recommandations sur la déréglementation de la profession, ajoutant que «l’essentiel de ces réformes devront donc être engagées entre avril 2008 et juin 2009». David Martinon a vivement contesté le moindre renoncement aux réformes impopulaires. «Il n’y a aucun recul», a-t-il martelé, soulignant l’importance des textes votés ces derniers mois.

Un refrain repris par le fidèle Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, qui s’est félicité de l’adoption de «25 lois» depuis l’arrivée de la droite au pouvoir: «Jamais dans les trente dernières années, le Parlement n’a autant siégé, débattu, voté.» Il a estimé que les parlementaires UMP pouvaient «être fiers du bilan législatif». Il leur reste un mois pour convaincre les électeurs.

Li

Publié dans : Politique | le 8 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Comment les « nonistes » se font avoir….merci qui ??

Mini traité. En ouvrant la voie à la ratification, la France relance le processus européen.

De notre correspondant à Bruxelles JEAN QUATREMER

QUOTIDIEN : vendredi 8 février 2008

C’est un «ouf» de soulagement dans l’Union : l’Assemblée nationale française a voté à une écrasante majorité, hier, la loi autorisant le président de la République à ratifier le traité de Lisbonne, signé le 13 décembre 2007. L’Hexagone referme la parenthèse ouverte le 29 mai 2005 lorsque le projet de Constitution européenne a été rejeté par près de 55 % des Français.

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Quels sont les Etats qui ont déjà ratifié le traité ?

Le premier à l’avoir fait est la Hongrie, dès le 18 décembre 2007, cinq jours seulement après la signature du traité. La Slovénie, qui exerce actuellement la présidence tournante de l’Union, et Malte ont suivi, le 29 janvier, et la Roumanie, le 4 février. La France est donc le cinquième pays à ratifier le traité de Lisbonne. Vingt-deux pays doivent encore se prononcer. La Pologne et le Royaume-Uni devraient être les prochains pays à le faire.

Y a-t-il un risque que le traité soit rejeté par un Etat membre ?

Le suspense est très faible, la quasi-totalité des États s’étant engagée à ne pas procéder à une ratification par référendum. C’est à cette condition que les dix-huit Etats ayant ratifié (dont l’Espagne et le Luxembourg par référendum) la Constitution européenne ont accepté de renégocier un traité ne reprenant que les aspects institutionnels du texte rejeté par la France et les Pays-Bas. En outre, un nouveau référendum en France aurait contraint les Britanniques à faire de même, ce qui condamnait par avance le nouveau texte.

Le seul pays qui organisera un référendum, à une date non précisée, est l’Irlande, sa Constitution lui en faisant l’obligation. Pour l’instant, les sondages montrent une grande indécision des Irlandais : 25 % voteraient oui, 13 % non, mais 62 % ne savent pas, car ils ignorent ce qu’il y a dans le traité. L’impopularité du gouvernement et le ralentissement économique risquent de peser dans la balance, bien que l’Irlande doive la plus grande partie de son développement économique à l’Union.

A quelle date le traité doit-il entrer en vigueur ?

La date prévue dans le texte est le 1er janvier 2009. Mais en réalité, il ne s’appliquera pleinement que le 31 mars 2017. En effet, ce traité, qui créé de nouvelles institutions et réforme celles qui existent, organise des périodes de transition : ainsi, le Conseil des ministres votera obligatoirement à la double majorité (55 % des pays représentant 65 % des citoyens) en 2017 seulement. La Commission sera réduite à 18 commissaires (contre 27 actuellement) à partir de 2014, date à laquelle entrera aussi en vigueur la nouvelle composition du Parlement européen.

Quid des nouvelles institutions prévues dans le traité ?

Plusieurs nouvelles institutions doivent encore être définies, tâche à laquelle travaillent les représentants des Etats à Bruxelles. Il va ainsi falloir définir le rôle du président du Conseil européen, élu pour deux ans et demi à la majorité qualifiée par les chefs d’Etat et de gouvernement. Il faudra également préciser l’articulation entre la fonction du nouveau président du Conseil européen et la présidence semestrielle tournante. Celle-ci reste en vigueur pour toutes les formations spécialisées du Conseil des ministres (comme ceux de l’Agriculture ou des Finances). Question compliquée par le fait que le Conseil des ministres des Affaires étrangères aura, lui aussi, un président stable, tout comme l’Eurogroupe (dont le président est déjà élu depuis trois ans).

De nombreux points restent néanmoins à éclaircir. Le président du Conseil européen se contentera-t-il de préparer l’ordre du jour des réunions (hypothèse basse) ou sera-t-il le représentant de l’Union sur la scène mondiale (hypothèse haute) ? Dans ce cas, quel sera le rôle du ministre des Affaires étrangères de l’Union ? Quelles seront ses relations avec le président de la Commission ? Comment ces présidents stables et la présidence tournante vont-ils coordonner leurs travaux ?

De même, le ministre des Affaires étrangères de l’Union aura-t-il la responsabilité de la politique étrangère telle qu’elle existe aujourd’hui ou aura-t-il autorité sur le commerce international, la politique de développement, etc. ? La taille du «service diplomatique commun», c’est-à-dire le corps diplomatique de l’Union, reste aussi un autre sujet important à négocier.

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Publié dans : Politique | le 8 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Le « Phénix du Haut Poitou » revient…….

Majorité. Jean-Pierre Raffarin (UMP) appelle au retour d’une «gouvernance» partagée :

Recueilli par Alain Auffray

QUOTIDIEN : vendredi 8 février 2008

Par petites touches, Jean-Pierre Raffarin fait entendre sa différence. A quelques semaines du probable remaniement d’après-municipales, le vice-président de l’UMP juge «vital» que Nicolas Sarkozy s’expose moins et laisse plus d’espace à François Fillon et au gouvernement. L’ancien Premier ministre estime aussi qu’il faudra, tôt ou tard, rendre possible l’unification des centristes.

Réformer vite sur tous les fronts, Nicolas Sarkozy en a fait un principe. Est-ce la bonne méthode ?

Il faut mieux hiérarchiser l’action gouvernementale. Une mise en perspective est nécessaire. J’attends l’acte II du discours de politique générale. Il faut que le Premier ministre réaffirme les points majeurs de son bilan et présente les orientations présidentielles pour 2008. Il y a trois grands sujets : l’attractivité de la France, les finances publiques et la cohésion sociale avec le nouveau contrat de travail, les retraites, le pouvoir d’achat.

L’impopularité du président de la République vous inquiète ?

Non. L’homme et la fonction ont de la ressource ; nous avons dans nos cartons de bonnes nouvelles pour février. Et puis la pression médiatique sur la vie privée du Président va s’apaiser. Mme Sarkozy a les qualités d’intelligence et de culture qui lui permettront de représenter la France avec une grande dignité.

Un Premier ministre plus populaire que le chef de l’Etat, c’est un problème ?

La situation n’est pas totalement nouvelle. Cela s’est produit en 1977 avec Barre, en 1988 avec Rocard. Et j’ai eu à gérer cette situation en 2002-2003. La nouveauté, c’est que la gouvernance est focalisée sur l’Elysée. Il faut revenir aux fondamentaux, notamment à la nécessaire protection du président de la République par le Premier ministre. C’est incontournable. Je ne pense pas qu’avec un peuple qui a le sang chaud comme le nôtre on puisse laisser le Président seul au front.

Pensez-vous, comme Jean-Louis Debré, que Nicolas Sarkozy a désacralisé la fonction ?

Non, il y a une vraie modernisation. La fonction est plus transparente, plus opérationnelle. Mais cela ne doit pas provoquer une surexposition. Il faut une gouvernance partagée. Sur un certain nombre de sujets, il faut que les ministres partagent les risques. Il en va de la stabilité politique… et peut-être de la leur en particulier !

Nicolas Sarkozy peut-il changer ?

Oui, le mouvement est dans sa nature. Ce sera de toute façon une nécessité cette année, avec les chantiers internationaux. En Europe, l’expression politique est plus collégiale et moins passionnelle. La légitimité du discours est liée davantage à des données objectives plus qu’au charisme de l’orateur.

Les conseillers sont-ils trop bavards ?

Le problème, c’est que les ministres sont trop silencieux. Rien ne les empêche de prendre la parole. Je ne crois pas que Claude Guéant interdise à quiconque de s’exprimer. Il est incompréhensible que personne ne parle de l’emploi alors que c’est une réussite que nous avons en partage, mon gouvernement, celui de Dominique de Villepin et celui de François Fillon. On arrive à ce paradoxe : Nicolas Sarkozy perd 8 points le jour où l’on apprend qu’il y a eu 200 000 chômeurs de moins en 2007 !

Comment expliquez-vous la popularité de François Fillon auprès des parlementaires ?

C’est la manifestation d’une confiance et d’une attente. Dans la Ve République, c’est le Président qui a la clé, les parlementaires le savent bien. Mais il y a entre le Premier ministre et le Parlement une dialectique indispensable. Pour le Parlement, le Premier ministre est le chef de la majorité, mais il est aussi soumis à sa loi, c’est un partenaire à part entière.

Qu’attendez-vous du futur remaniement ?

Il faudra revoir le découpage ministériel. Certains secrétaires d’Etat ont, avec des équipes restreintes, à assumer les charges que trois ministres exerçaient avant eux. Des secteurs apparaissent absents des préoccupations publiques. Tout cela peut gagner en professionnalisme

Vous êtes sévère sur le rapport Attali, l’œuvre des «meilleurs» experts…

Trop d’Attali fragilise Attali. Il faut être très prudent avec le marketing des experts. L’expert n’a pas à être le commercial de ses idées. Il y a des prises de positions courageuses, torpillées par des propositions qui ne sont pas de première jeunesse. Mon rôle à l’UMP est d’animer le débat pour orienter notre action dans le bon sens comme par exemple sur les tests ADN, la politisation des municipales, le rapport Attali, les petites retraites…

Souhaitez-vous la poursuite de l’ouverture ?

Cela reste une stratégie positive pour l’ensemble du quinquennat. L’ouverture est une grande idée qui ne peut se réduire à la part d’opportunisme, par ailleurs utile. Mais, après les municipales, la question du centre se posera, on ne pourra pas le contourner en se contentant de partenaires à gauche.

De quel centre parle-t-on. Celui de Borloo ? Celui de Bayrou ? Le vôtre ?

Nous devons avoir un débat sur le sujet en toute clarté. Le centre est indispensable, mais il n’est pas assez fort pour être éclaté entre Modem, Nouveau Centre, radicaux et centristes de l’UMP. Quatre maisons pour une famille, c’est beaucoup. L’idée selon laquelle le Modem serait condamné à être aspiré par le PS et le Nouveau Centre par l’UMP est fausse. Il faut un pôle du centre dans la vie politique française.

Peut-on imaginer la constitution de grands groupes centristes au Parlement ?

La diversité se vit dans les organisations. L’unité s’affirme dans le projet. Le projet présidentiel est le lieu fédérateur. Cela ne me gêne pas que dans la maison du père il y ait plusieurs chapelles. Il faudra, un jour, un Epinay du centre.

En attendant, le centre de François Bayrou espère prospérer sur la désillusion des électeurs de Nicolas Sarkozy…

Notre désaccord avec Bayrou est là. Il revient à la logique d’un centre réceptacle qui affiche le moins d’idées possible pour accueillir le plus de mécontents possible.

Aux municipales, vous attendez-vous à une débâcle ?

Rien n’est joué. Nos électeurs vont se mobiliser. Dans nos démocraties modernes, les élections se jouent dans les derniers jours. Je reste optimiste.

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Publié dans : Politique | le 8 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Banlieue: un plan-plan de plus…..

Plan-plan

didier pourquery

QUOTIDIEN : vendredi 8 février 2008

Ras le bol des plans, montrez-nous des politiques ! C’est ce qu’on a envie de dire à l’équipe Sarkozy aujourd’hui alors que le Président de la République, accompagné de la secrétaire d’Etat symbole de l’ouverture, présente un énième plan banlieue. Oui, ras le bol de ces plans dont seuls les noms changent. Cette fois ce sera le plan espoir banlieue. On parlera de «quartiers fragiles». On tiendra de beaux discours. Et on enveloppera tout cela de chiffres en trompe-l’œil, prenant un peu ici pour donner un peu là.

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La différence entre un plan et une politique pour ces quartiers est simple. D’un côté, un catalogue de mesures aux objectifs émiettés, de l’autre, une vision dynamique et des moyens budgétaires véritables.

L’équipe Sarkozy adore les rapports (combien en a-t-on vu depuis neuf mois ? Trop…) et les plans, mais refuse toute ambition qui engagerait trop l’Etat au prétexte que les «caisses sont vides».

Mais ce dont les banlieues ont besoin c’est justement de ça : d’un budget ! Pas de rustines. Les villes et les quartiers concernés crèvent de l’inégalité fiscale et de la mauvaise répartition des dotations. Sans résoudre au fond cette question, l’action des maires, dont on sait qu’elle est la clé du progrès dans ce dossier, sera impossible à mener. A quelques encablures des municipales, il faut s’engager fermement dans une politique de la ville plus juste, où les ressources sont équitablement réparties, et les services publics de l’éducation comme de l’emploi bien équipés. Cela s’appelle justement une politique : une volonté, des moyens. S’il déçoit, ce plan banlieue-ci sera le plan de trop pour des maires excédés.

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Publié dans : Economie | le 8 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Mme Kouchner se fait épingler……

Selon la Société des journalistes de France 3, les interventions rémunérées de la journaliste sapent la crédibilité de la chaîne.

AFP

LIBERATION.FR : mercredi 6 février 2008

La Société des Journalistes (SDJ) de France 3 a demandé mercredi dans un communiqué à la direction de la chaîne «de prendre immédiatement les mesures disciplinaires qui s’imposent» à l’encontre de la journaliste Christine Ockrent qui multiplie les «ménages» (prestations rémunérées auprès d’organismes privés).

Interrogée par l’AFP, la direction de France 3 n’a pas souhaité faire de commentaire.

«Nous appelons par ailleurs notre direction à rappeler fermement les règles en vigueur à tous les journalistes», ajoute la SDJ.

Selon elle, au cours des deux dernières années, Christine Ockrent a notamment animé la soirée de lancement de Microsoft Windows Vista (ainsi que le montre une vidéo diffusée sur Internet), présidé un jury des «Trophées de l’intégration paysagère» des antennes relais SFR, animé à Bordeaux un Forum de Retraites organisé par la Caisse des dépôts, et, finalement, participé, au mois d’août, à l’animation de l’université d’été du Medef.

Sur ce dernier point, Christine Ockrent a reçu une lettre de la direction de l’information de France 3 lui rappelant les règles de la charte professionnelle de France Télévisions, qui limite les collaborations extérieures des journalistes et les soumet à déclaration préalable.

La SDJ de France 3 déplore une «confusion des genres» qui «sape notre crédibilité, déjà entamée par une promiscuité affichée sans retenue par cette journaliste vis-à-vis du pouvoir politique». Elle estime que ce comportement jette «un doute sur l’impartialité» de France 3. Christine Ockrent est l’épouse du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

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Publié dans : Non classé | le 7 février, 2008 |Pas de Commentaires »

Pas de taxi? Prenez un jet…..comme le « Motodidacte »..

Pour assister à un «pot» à l’Elysée, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer a changé au dernier moment l’organisation d’un déplacement à Washington et loué un avion privé. Coût de l’opération: 138.000 euros. Aujourd’hui, il présente ses excuses.

Liberation.fr (avec source AFP)

LIBERATION.FR : mercredi 6 février 2008

Le jet Bolloré de Sarkozy a à peine quitté les colonnes des journaux qu’un autre jet, propriété de Dassault celui-là, revient empoisonner la vie du gouvernement. Plus précisément celle du secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Christian Estrosi.

C’est le Canard Enchaîné qui révèle l’histoire mercredi. Le 23 janvier, Christian Estrosi devait s’envoler pour Washington à l’occasion de l’inscription au patrimoine de l’Unesco du lagon de Nouvelle-Calédonie. Les services du ministère avaient donc réservé douze places pour la délégation à bord d’un vol Air France dans l’après-midi. «Seulement voilà, écrit l’hebdomadaire, dans la matinée, Estrosi est informé qu’une petite sauterie présidentielle se prépare pour le soir même. Sarkozy a décidé de réunir à l’Elysée, autour d’une coupe de champagne, ses plus fidèles lieutenants.»

Pour ne pas manquer l’événement, le secrétaire d’Etat demande qu’on décale le départ pour Washington. La Nouvelle-Calédonie peut bien attendre. Problème: aucun vol Air France n’est prévu dans la soirée. Qu’à cela ne tienne, le cabinet loue un Falcon 900 à Dassault. Coût de l’opération, selon le Canard Enchaîné: 138.000 euros.

A l’heure où le Président répète que les caisses sont vides, le caprice du secrétaire d’Etat passe mal. Au point qu’il a dû présenter ses excuses mercredi à la sortie du Conseil des ministres. «Bien évidemment, si on m’avait soumis ce devis, je ne l’aurais pas accepté, je souhaite présenter toutes mes excuses parce que ça ne fait pas partie de mes pratiques. J’avais un calendrier très contraint, après on ne m’a pas soumis le montant pour déplacer (…) les parlementaires et les acteurs importants qui m’accompagnaient, s’est-t-il justifié. «Je ne regrette pas ce déplacement mais je regrette les conditions dans lesquelles il a été organisé, on aurait pu sans doute faire autrement.» Le contribuable aurait «sans doute» préféré.

Publié dans : Economie | le 7 février, 2008 |Pas de Commentaires »
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