Grèves: le point…..

Retour à la normale attendue ce week-end à la SNCF et la RATP. Mais cela n’a pas été sans tiraillement sur le front syndical.

FRANÇOIS WENZ-DUMAS

QUOTIDIEN : samedi 20 octobre 2007

Retour à la normale attendue ce week-end à la SNCF et la RATP. Mais cela n’a pas été sans tiraillements sur le front syndical. Résultat : jusqu’en fin d’après-midi, vendredi, le trafic était encore quasiment nul sur les lignes A et B du RER. «Il va falloir que l’on ait lundi une petite explication de texte entre nous», confie-t-on à l’Unsa, deuxième syndicat derrière la CGT à la RATP, et troisième à la SNCF.

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L’incontestable succès des grèves et manifestations de jeudi a paradoxalement rendu un peu plus difficile la sortie de conflit. Elle a en effet donné des arguments tant à la CGT, qui appelait à une reprise du travail après vingt-quatre heures, qu’à SUD Rail et FO qui poussaient à la poursuite du mouvement. La surprise est venue de la FGAAC (Fédération générale autonome des agents de conduite), qui ne représente que 3 % toutes catégories confondues à la SNCF, mais un tiers des agents de conduite.

Dans un tract massivement diffusé le 16 octobre, elle appelait à une grève «reconductible par période de vingt-quatre heures». Mais jeudi soir, quelques instants après que les derniers manifestants parisiens ont quitté la place de la Nation, la FGAAC était reçue par la direction de la SNCF, qui lui donnait l’assurance que les bonifications dont bénéficient les agents de conduite, et qui leur permet de partir cinq ans plus tôt que les autres cheminots, ne seraient pas remises en cause. «Il n’y avait alors plus de raison pour que nous refusions d’entrer dans la négociation», estime Bruno Duchemin, secrétaire général de la FGAAC.

Ce revirement n’a pas du tout été apprécié par Didier Le Reste (CGT), qui entend «demander des comptes» à la direction de la SNCF sur ces tractations parallèles. Il est surtout furieux contre ses collègues de la Fédération des conducteurs autonomes, qui après avoir joué la surenchère auprès d’une base très remontée, ont commencé à crier victoire avant même que la négociation ait commencé.

Publié dans : Economie, Politique | le 20 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

Le PS communique….

 

 M

ercredi 17 octobre 2007, 

 

COMMUNIQUÉ DU SECRÉTARIAT NATIONAL 

  

CONCERNANT
LA LECTURE DE LA LETTRE DE GUY MOQUET 

 

 

 

Le Président de la République a demandé la lecture, le 22 octobre dans les classes, de la dernière lettre de Guy Môquet adressée à ses parents quelques heures avant son exécution le 22 octobre 1941.

 

Cette lecture n’a de sens que si elle est replacée dans le contexte historique de l’occupation et de la résistance.

Sa compréhension ne peut donc se limiter à l’émotion et à la compassion face à un destin tragique. Elle doit être resituée dans la perspective historique de la lutte contre l’occupant nazi, et plus précisément dans le contexte local : Guy Môquet et ses camarades livrés par Vichy furent exécutés comme otages en représailles de l’assassinat d’un général nazi à Nantes deux jours auparavant. Elle doit aussi prendre en compte l’engagement politique de Guy Môquet.

 

Le
Parti socialiste met en garde contre l’instrumentalisation de l’histoire à des fins politiciennes.

 

Le
Parti socialiste fait confiance aux enseignants pour qu’ils fassent les choix pédagogiques qui restituent son sens historique et humain à cette lettre. Il déconseille fortement à ses élus de se substituer aux enseignants pour la lecture de cette lettre dans les établissements scolaires. 

 

Publié dans : Education, Politique | le 19 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

Le SGEN CFDT communique…..

 

Fédération SGEN CFDT : 

 

Communiqué de presse : 

 

 

Guy Môquet : Non à l’ instrumentalisation du devoir de mémoire. 

 

Nul ne peut contester au Président de la république le droit d’apprécier , comme beaucoup, la lettre de Guy Môquet et d’avoir fait le choix de la faire lire le jour de son entrée en fonction. 

En revanche, le fait d’imposer aux professeurs la lecture de cette lettre dans toutes les classes de lycée, le même jour,pose problème. 

 

Ce qui pose problème, ce n’est pas le contenu de la lettre (témoignage bouleversant), mais bien l’articulation entre usage politique, devoir de mémoire et “crédibilité” pédagogique. 

 

Le devoir de mémoire indispensable mérite mieux qu’une approche strictement compassionnelle de l’histoire tragique de la seconde guerre mondiale. 

 

La tentation d’utiliser l’Histoire à des fins de cohésion sociale ou de revanche politique est récurrente : déjà en 2005 les députés avaient cédé à la tentation de légiférer sur l’histoire à propos des “bienfaits” de
la colonisation. Le débat avait été vif, et avait nécessité une intervention du chef de l’Etat de l’époque. 

 L’instrumentalisation de l’Histoire, le Sgen-CFDT n’aime pas du tout ! 

 

Tout comme Nicolas Sarkozy n’a pas à décider ce qui doit être enseigné à l’Ecole, le Sgen-CFDT n’est pas fondé à donner des consignes impératives sur ce sujet qui relève de la confiance accordée aux enseignants. Il revient aux équipes éducatives d’assumer des choix si possible collectifs  et de revendiquer l’autonomie pédagogique pour décider d’appliquer la stratégie qu’ils souhaitent mettre en oeuvre (contextualisation, recueil des réactions brutes , analyse de la situation de communication entre le président de la république et les lycéens, refus de lire la lettre en expliquant la démarche , refus de toute cérémonie commémorative, etc.) ou toute autre initiative des équipes éducatives locales. 

 

Le Sgen-CFDT appelle le ministère, le gouvernement comme le Président de la République à prendre la mesure des effets pervers que peut générer ce type d’injonction pour les personnels  et les jeunes en formation. 

 

 Référence: 

note de service 2007-138 du 2/8/2007 

B0 n°30 du 30 août 2007 

 

 

Paris, le 12 octobre 2007. 

 

Publié dans : Education | le 19 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

L’opinion, cette inconnue…

En 1995, la grève avait pris, contre toute attente.

Michèle Riot-Sarcey Université Paris-VIII

QUOTIDIEN : vendredi 19 octobre 2007

Remémoration: en novembre 1995, pendant que se préparait la riposte au plan de réforme de la Sécurité sociale, les discours des observateurs se référaient à l’opinion publique pour tenter d’invalider, par avance, toute protestation. Comme si le recours à l’opinion suffisait à rendre illégitime un mouvement dont l’échec était annoncé. Or, malgré les certitudes des commentateurs favorables aux mesures Juppé, l’immense popularité des «grèves par procuration» surprit les analystes les plus avertis. En quelques jours, l’opinion semblait avoir inversé le cours de l’histoire immédiate.

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La pensée politique moderne n’a cessé de s’interroger sur le bon usage de l’opinion publique: une opinion énoncée mais aussi supposée, voire inventée, pourvu qu’elle serve une cause politique «conforme aux vues du plus grand nombre». En 1793, déjà, le député Amar était allé jusqu’à invoquer «l’opinion universelle» pour affirmer l’impossible accès des femmes à la citoyenneté. En 1835, Alexis de Tocqueville appréciait son pouvoir dans cette fraction du peuple qui ne pouvait comprendre le monde, en l’absence de guide. «L’influence [des journaux] à la longue devient presque irrésistible, et l’opinion publique, frappée toujours du même côté, finit par céder sous leurs coups.»

L’opinion, on le sait, est versatile, imprévisible, d’autant que les individus qui la composent agissent au gré des forces qui s’exercent sur elle. Incontestable, cependant, elle reste insaisissable. En novembre 1995, bon nombre «d’autorités» soutiennent le projet de loi, tant ils croient agir dans le sens de l’histoire. Face à cette certitude à courte vue, lorsqu’avec quelques amis, nous avons rédigé «l’appel des intellectuels en faveur des grévistes», nous n’imaginions pas un ralliement aussi massif à notre initiative, et le nom de Pierre Bourdieu, que nous avions sollicité, ne pouvait à lui seul expliquer l’élan de sympathie qui s’est manifesté. Selon Stéphane Rozès, l’opinion est «la façon dont chaque individu se représente le meilleur compromis entre le souhaitable et le possible», gageons qu’aux vues des sombres perspectives qu’offre un pouvoir adepte des coups de force, la résistance ne s’exprime, une fois encore, non contre les réformes, mais en faveur d’un véritable débat politique et social. Quand les opinions critiques se font entendre dans l’espace public, ne serait-ce pas cela la démocratie ?

Li

Publié dans : Médias | le 19 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

Europe: nouveau traité à minima….

L’Union européenne aura un nouveau traité en 2009

Les dirigeants européens sont parvenus vendredi à un accord définitif sur un nouveau traité censé remplacer la défunte Constitution européenne.

REUTERS

LIBERATION.FR : vendredi 19 octobre 2007

Les dirigeants européens sont parvenus vendredi à un accord définitif sur un nouveau traité censé remplacer la défunte Constitution européenne qui entrera en vigueur en 2009, sauf accident de ratification.

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Les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont mis à Lisbonne un point final à une décennie de pourparlers sur l’organisation des institutions de l’Europe élargie marquée par les « non » français et néerlandais à la Constitution, en 2005.

« C’est une victoire de l’Europe. Avec ce traité nous sommes en mesure de sortir de l’impasse », a déclaré le Premier ministre portugais José Socrates, dont le pays préside pour l’instant l’UE. « L’Europe sort plus forte de ce sommet. »

« C’est un accord qui donne à l’Union européenne la capacité d’agir au XXIe siècle », a renchéri le président de la Commission, le Portugais José Manuel Barroso.

Nicolas Sarkozy, dont l’arrivée à Lisbonne avait été précédée par l’annonce de son divorce, n’a pas paru le moins du monde affaibli, puisqu’il a déployé la même énergie que lors du Conseil européen de Bruxelles en juin dernier, lorsque les Vingt-Sept avaient défini les contours du nouveau traité.

Il a en effet rencontré en aparté le président polonais Lech Kaczynski et le président du Conseil italien Romano Prodi, qui avaient les réserves les plus importantes sur le texte, avant d’être rejoint par le Premier ministre portugais José Socrates et son homologue luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

CHAMPAGNE

A l’issue de cette rencontre, une séance plénière a eu lieu et l’accord définitif a été conclu en quelques heures. On a alors pu sabrer le champagne, fait rare ces derniers temps.

Le terrain avait été très bien préparé.

Les juristes des Vingt-Sept ont passé l’été à traduire en articles le mandat très précis adopté en juin et la présidence portugaise de l’UE a maintenu la pression pour un accord.

Le nouveau traité sera signé le 13 décembre prochain à Lisbonne et sera ensuite être ratifié par tous les parlements – à ce jour, seule l’Irlande a annoncé la tenue d’un référendum – pour entrer en vigueur le 1er janvier 2009.

Le texte reprend l’essentiel des dispositions de la Constitution, comme le nouveau mécanisme de votes, la création d’un poste de président stable du Conseil européen, l’octroi de véritables pouvoirs au porte-parole de la diplomatie européenne et l’extension du vote à la majorité qualifiée.

Le Royaume-Uni a obtenu satisfaction sur ses « lignes rouges », ce qui devrait permettre à Gordon Brown de résister aux appels, notamment des conservateurs, en faveur d’un référendum.

« Nous pouvons démontrer que nous avons défendu l’intérêt national britannique sur tous (les) points », a-t-il dit.

Londres a obtenu le droit de participer « à la carte » aux coopérations en matière policière et judiciaire qui l’intéressent, sans pouvoir empêcher ses partenaires européens d’approfondir leur intégration dans ce domaine.

La Charte des droits fondamentaux ne s’appliquera pas non plus au Royaume-Uni et à la Pologne, mais elle acquiert une force juridique contraignante pour les 25 autres pays et le vote à l’unanimité reste la règle en matière de politique étrangère.

LA POLOGNE RAVIE

La Pologne, autre enfant terrible de l’UE, a mis beaucoup d’eau dans son vin et le scrutin législatif de dimanche n’a pas incité les jumeaux Kaczynski à faire de la surenchère.

Varsovie a obtenu que les Vingt-Sept reconnaissent le bien-fondé de sa revendication à disposer de « son » avocat général à la Cour de justice de l’UE.

Ces éminents juristes, dont les avis sont suivis dans la plupart des cas par la Cour, sont au nombre de huit actuellement et tous les « grands » pays sont représentés dans ce groupe. Ils seront 11 lorsque la réforme sera finalisée.

Les Polonais n’ont plus remis en cause l’accord sur le fonctionnement du système de vote à la double majorité, dont l’entrée en vigueur a été reportée de facto à 2017.

Mais ils ont obtenu qu’un texte obscur, le « compromis de Ioannina », qui permet à un pays mis en minorité après cette date de demander la poursuite des négociations pendant un délai raisonnable, figure dans un « protocole » annexé au traité.

Cette procédure oblige les Vingt-Sept à un consensus pour le modifier, ce qui donne à Varsovie un droit de veto.

« La Pologne a obtenu tout ce qu’elle voulait », a déclaré Lech Kaczynski lors d’une conférence de presse.

L’Italie était quant à elle irritée par la nouvelle répartition des sièges au Parlement européen proposée la semaine dernière, qui lui aurait fait perdre six parlementaires, de 78 à 72, par rapport à la situation qui prévaut aujourd’hui.

Elle en a obtenu un de plus, à 73 et, accessoirement, la parité avec la Grande-Bretagne, grâce à un artifice qui permet de ne pas dépasser le plafond prévu de 750 députés: le président de l’institution ne sera pas comptabilisé dans le total.

En outre, Rome s’est vu promettre que, dans l’avenir, les citoyens, et pas les résidents, seraient pris en compte.

Il restait à trouver une solution pour le futur responsable de la politique étrangère de l’UE, qui prendra ses fonctions en 2009 et qui siégera à la Commission, ce qui pose problème.

Le nouvel exécutif européen ne sera en effet formé et approuvé par le Parlement européen qu’en novembre 2009.

L’accord obligera le Haut représentant à prendre ses fonctions en prenant le risque d’être « retoqué » neuf mois plus tard par les députés européens.

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Publié dans : Europe, Politique | le 19 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

Les grèves: forte mobilisation…

La SNCF évoque une mobilisation plus importante qu’au plus fort de 1995. Entre 40% et 80% de grévistes chez EDF-GDF. Trafic très perturbé à la RATP. Le gouvernement répète qu’il ne cédera pas. Syndicats et PS appellent à une véritable négociation.

Arnaud Vaulerin avec Reuters et Source AFP

LIBERATION.FR : jeudi 18 octobre 2007 

Un test pour les syndicats et une première épreuve pour le couple exécutif Sarkozy-Fillon. La grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite est largement suivie jeudi, en particulier à la SNCF et à la RATP.

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Les transports urbains d’une trentaine de villes de province, où des salariés sont mobilisés sur d’autres revendications, ont été plus légèrement perturbés qu’à Paris.

Dans la capitale, le trafic RATP était «très fortement perturbé» jeudi matin, aucun train ne circulant sur les lignes A et B du RER et aucun tramway. Il y avait peu de bus et de métros, seule la ligne 14, automatique, fonctionne normalement.

Sur toute la France, le trafic ferroviaire était très fortement perturbé dans la matinée. La grève était suivie jeudi à 11heures par 73,5% des cheminots (dont 90% des conducteurs), selon la direction, contre 67% au plus fort du conflit de 1995. «Le mouvement est exceptionnel, recèle de fortes potentialités de mobilisation et porte des exigences très fortes en matière revendicative», a déclaré le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste. Moins de 5% des trains circulaient jeudi matin, selon Guillaume Pepy, le directeur général exécutif de la SNCF. Signe de l’ampleur du mouvement, seuls 46 TGV sur 700 quotidiens devaient circuler entre Paris et la province. En revanche, huit Eurostar sur dix circulaient et six Thalys sur dix, avant un retour à la normale vendredi.

En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le trafic SNCF était quasiment à l’arrêt. En revanche, les transports en commun fonctionnaient normalement à Marseille. A Lyon, le trafic du métro et du tramway était relativement peu perturbé.

Dans le secteur de l’énergie, de 80 à 100% des équipes de conduite des centrales nucléaires étaient en grève. 40% de grévistes ont été comptabilisés par les directions d’EDF et GDF, les syndicats avancent, eux, une mobilisation deux fois plus importante. Une baisse de la production d’électricité de 10.000 mégawatts dans la matinée a été constatée selon la CGT des Mines et de l’énergie. L’électricité a même été coupée jeudi matin à La Lanterne, résidence secondaire du président Nicolas Sarkozy à Versailles (Yvelines).

A la Poste, à 10 heures, la grève était suivie par 7% des postiers selon un premier décompte de la direction, tandis que Sud-PTT, qui appelait à la grève avec la CGT, parlait de 15% de grévistes.

En s’efforçant d’écarter le spectre d’une paralysie comme à l’automne 1995, le gouvernement écoute les inquiétudes des grévistes, a répété son porte-parole, Laurent Wauquiez, mais il «ne peut pas céder» sur la question de la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Bernard Thibault ne l’entend pas de cette oreille. Le secrétaire général de la CGT a appelé jeudi le gouvernement à prendre la mesure de la mobilisation et à ouvrir une «vraie négociation». «Le message d’aujourd’hui, c’est que le gouvernement prenne acte que le cadre de la réforme des régimes spéciaux ne sera pas accepté par les personnels concernés», a-t-il dit au micro de France Inter. De son côté, Remi Aufrère, secrétaire général de FO cheminots, a déclaré que «le gouvernement doit bouger, sinon on va vers une crispation».

Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU parle lui de «cristallisation des mécontentements». Le premier syndicat de la fonction publique d’Etat affirme que cette journée de mobilisation nationale est «un passage obligé» susceptible de déboucher sur un «bras de fer» avec le gouvernement Fillon.

«Rouvrez des négociations», a lancé François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, pour qui les bénéficiaires des régimes spéciaux de retraite ont lancé une grève nationale «parce qu’il n’y a pas eu de véritable négociation.»

Dans un communiqué, le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet estime qu’il «faut repenser les régimes spéciaux et non les supprimer». Il reproche notamment au Premier ministre d’avoir commis «une erreur de méthode en négligeant le dialogue social et tentant de passer en force».

Comme en 1995 et pour la première fois depuis cette date, quand le gouvernement était dirigé par Alain Juppé, les huit syndicats de cheminots sont à nouveau unis. Trois d’entre eux ont d’ailleurs opté pour une grève reconductible, au moins vendredi.

Les organisations syndicales, qui doivent se réunir lundi prochain, laissent en outre planer la menace de nouveaux arrêts de travail. D’ici là, le couple Sarkozy-Fillon aura peut-être fait un pas.

Publié dans : Economie, Politique | le 18 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

La droite sourde à ses anti ADN…..

CATHERINE COROLLER

QUOTIDIEN : mardi 16 octobre 2007

 

Plié. A priori, il n’y a pas de surprise à attendre de la Commission mixte paritaire (CMP) qui se réunit ce matin pour tenter de trouver un accord sur les points litigieux du projet de loi de Brice Hortefeux sur la maîtrise de l’immigration. L’article interdisant l’accès des centres d’hébergement d’urgence aux sans-papiers devrait être supprimé. Hier, Nicolas Sarkozy a affirmé aux associations de lutte contre l’exclusion reçues à l’Elysée qu’il «soutenait l’accueil inconditionnel» de tous dans ces lieux, y compris des sans-papiers.

En revanche, l’article incitant les candidats au regroupement familial à faire procéder à des tests ADN devrait être maintenu. L’opposition à cette disposition de personnalités de droite de premier plan, dont trois anciens Premiers ministres, n’y aura rien fait. Edouard Balladur s’était prononcé contre l’amendement«pour des raisons essentiellement morales». L’ancien Premier ministre «souhait[ant] qu’on [le] retire, modifié ou pas modifié par le Sénat». Jean-Pierre Raffarin (sénateur de la Vienne) s’était dans un premier temps prononcé contre cet article pour une question «d’éthique» mais a finalement voté pour après la modification du Sénat. Dominique de Villepin, enfin, réclame le retrait «pur et simple» du dispositif, et espère sinon que le Conseil constitutionnel le «retoque[ra]».

Camp. Bref, la question a semé la division jusqu’au plus haut niveau de l’Etat. Parmi les «contre», on trouve Henri Guaino, conseiller du Président, et plusieurs ministres : de Bernard Kouchner à Christine Boutin, en passant par Martin Hirsch, Jean-Pierre Jouyet, Fadela Amara et Valérie Létard. François Goulard, député UMP du Morbihan, était présent dimanche soir au Zénith de Paris pour le meeting-concert «anti-tests ADN» de SOS Racisme, Charlie Hebdo et Libération. Françoise de Panafieu, candidate UMP à la mairie de Paris, a rejoint dimanche le camp des opposants, dont fait partie Charles Pasqua.

Malgré cela, le gouvernement n’a pas fléchi. «Naturellement, il soutiendra le vote de cet amendement qui a déjà fait l’objet d’un accord entre l’Assemblée nationale et le Sénat», a déclaré hier François Fillon. Ajoutant que «tous les éléments modernes permettant de contrôler l’identité doivent être utilisés». Et que ces moyens «sont utilisés dans beaucoup de pays européens», dont le Royaume-Uni.

La CMP devrait donc voter pour le maintien de l’article ADN tel qu’il a été amendé et adopté par le Sénat. Pour Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, cette version est «beaucoup plus protectrice» que celle de l’Assemblée nationale. Elle prévoit notamment l’intervention d’un juge. Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration, jugeant pour sa part que cette garantie «apaisera toutes les inquiétudes». Du côté des députés de la majorité membres de la CMP, le résultat paraît également acquis. Certes, Philippe Cochet (UMP, Rhône) rappelle qu’«il peut se passer des choses», mais il se dit personnellement favorable «aux apports qu’a faits le Sénat». Pour Eric Ciotti (UMP, Alpes-Maritimes) «le fait que le gouvernement ait approuvé ce point particulier [l’article ADN, ndlr] va faire en sorte que la majorité sera regroupée».

Mobilisation. Hors de la sphère politique, les adversaires du projet de loi de Brice Hortefeux tentent aujourd’hui une dernière mobilisation. Trois associations d’avocats, dont le Syndicat des avocats de France, appellent à un rassemblement devant le Sénat pour s’opposer à un texte qui «porte une atteinte grave au droit de vivre en famille, droit à valeur constitutionnelle et reconnu comme droit fondamental par les textes européens». Amnesty International, les personnels de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) s’inquiétant des limitations faites au droit d’asile.

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Publié dans : Droit de l'homme, Etranger, Politique | le 16 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

MEDEF: les mystères d’une caisse noire…

Gautier-Sauvagnac, suspecté d’avoir extrait 20 millions d’euros en liquide de la comptabilité de l’UIMM, se met en retrait du patronat. Mais l’enquête ne fait que commencer.

illustration marcelino truong FRANçOIS WENZ-DUMAS

QUOTIDIEN : mardi 16 octobre 2007

Soulagement au Medef : Denis Gautier-Sauvagnac a proposé hier de «[s]e mettre en retrait de la négociation sur la modernisation du marché du travail». Alors que la réunion mensuelle du Conseil exécutif de l’organisation patronale s’annonçait houleuse, cette mise à l’écart volontaire a désarmé ses adversaires, sans pour autant faire perdre la face au président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM). DGS, comme il est surnommé, reste membre des instances du Medef, où il continuera à présider la commission «relations du travail». Mais il n’aura plus à conduire de délégation patronale face aux syndicats, alors que l’enquête sur les retraits d’argent liquide sur les comptes de l’UIMM connaît chaque semaine de nouveaux rebondissements. Le total des sommes retirées depuis 2000 dépasserait les 20 millions d’euros.

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Décès. Parmi les quarante-cinq membres du conseil exécutif du Medef, certains souhaitaient que Denis Gautier-Sauvagnac abandonne toute responsabilité. Mais la réunion d’hier après-midi se prêtait mal à une offensive en règle. «Laurence Parisot, très émue, a commencé par rendre hommage à Manuel Gomez, en charge des relations internationales du Medef, dont nous venions d’apprendre le décès», raconte un participant. Président de Renault-Export et du comité des constructeurs français d’automobiles, Manuel Gomez était, au côté de Denis Gautier-Sauvagnac, un des représentants de l’UIMM dans les instances dirigeantes du Medef. Au sein d’un club aussi sélect que le conseil exécutif, sonner l’hallali contre un des membres le jour où l’on annonce le décès d’un autre aurait été une impardonnable faute de goût. D’autant qu’à la différence de Denis Gautier-Sauvagnac, Manuel Gomez jouissait de la confiance de Laurence Parisot. Il calmait souvent le jeu dans les relations orageuses entre la présidente du Medef et l’UIMM. Vendredi, DGS avait déjà échappé à une attaque en règle de ses pairs, cette fois au sein du bureau de l’UIMM, où siègent les dirigeants des quelques fleurons de l’industrie française (PSA, Renault, Areva, Safran, Philips France…). Mais après d’assez vives discussions, il avait été confirmé dans ses fonctions, sans pour autant obtenir que soit publié un communiqué de soutien, comme le souhaitaient Denis Gautier-Sauvagnac et ses amis.

C’est son prédécesseur, Daniel Dewavrin, président de l’UIMM de 1992 à 1999, qui, ce week-end, s’est chargé de la contre-offensive. Dans le Monde daté d’aujourd’hui, il assume et revendique l’existence d’une caisse noire. «Cet argent est constitué par des cotisations volontaires et supplémentaires» payées par «certaines entreprises», explique-t-il. Et il n’a «rien d’occulte». «On peut penser qu’autrefois, c’était même beaucoup plus», se paie-t-il le luxe de préciser. A quoi ces sommes ont-elles été utilisées ? Elles l’ont été «dans le cadre des missions et de l’objet social de l’UIMM», indique son ancien président. Circulez, il n’y a donc rien à voir. L’actuel, Gautier-Sauvagnac, avait, lui, d’abord évoqué une utilisation dans le cadre des «œuvres sociales» de l’UIMM, avant de parler de «fluidifier les relations sociales».

«Caisse antigrève». Cette présentation sibylline ferait sourire ceux qui connaissent un peu les pratiques de l’UIMM, si les dégâts collatéraux sur l’image des partenaires sociaux n’étaient pas redoutables. «La seule surprise, c’est qu’il se soit fait prendre aussi bêtement la main dans le sac, sans se soucier de la nouvelle réglementation sur le blanchiment», confie, sous le sceau de l’anonymat le plus absolu, un ancien dirigeant du CNPF (Conseil national du patronat français, qui devint le Medef en 2000). Et de rappeler qu’en 1952, en pleine guerre froide, l’UIMM, dont les initiales signifiaient alors Union des industries métallurgique et minière, avait créé une «caisse antigrève», pour récompenser les syndicats qui se montraient les plus compréhensifs dans la négociation. Et surtout contrecarrer l’influence communiste dans le mouvement syndical.

Mais ce trésor de guerre a aussi et probablement bien davantage servi à faire éclore quelques talents politiques. «Seuls quelques naïfs croient encore que Giscard a pu mener campagne, en 1974, avec les maigres moyens humains des Républicains indépendants», écrit l’ancien directeur central des Renseignements généraux, Yves Bertrand, dans le livre de témoignages qu’il vient de publier (Je ne sais rien, mais je dirai [presque] tout, Plon). Ouvrage dans lequel il évoque aussi le souvenir des «enveloppes en liquide» de l’UIMM.

Côté syndical, la perte d’influence de Force ouvrière dans l’industrie et la montée en puissance de la CFDT, dont l’UIMM s’est toujours méfiée, a rendu inopérante la méthode dite des «primes de fin de négociation». Côté CNPF, la page a été définitivement tournée en 2000. «Une des premières choses qu’Ernest-Antoine Seillère et Denis Kessler ont faite en créant le Medef a été de demander la liste de toutes les officines qui émargeaient, se rappelle un ancien de l’organisation patronale, et les robinets ont été fermés». Des grandes entreprises ont pu jouer les mécènes lors de l’emménagement du Medef dans les nouveaux locaux de l’avenue Bosquet, dans le VIIe arrondissement de Paris. A visage découvert.

Arrosage.Mais, manifestement, à l’UIMM, la pompe n’a pas été désamorcée. Pour arroser qui ? La ligne de défense de Denis Gautier-Sauvagnac serait plus crédible si les enquêteurs n’allaient de surprise en surprise, avec la découverte de nouveaux retraits d’espèces dans les différentes banques de la fédération patronale de la métallurgie. Ce n’est plus de 4 ou 5 millions d’argent liquide dont il est question, mais de 20 millions en six ou sept ans, dont 2 ont été retrouvés vendredi dans un coffre de l’IUMM dans une agence parisienne de la BNP. Au moins pour ces deux millions-là, Denis Gautier-Sauvagnac n’aura pas à se justifier. Pour les dix-huit autres, les enquêteurs n’ont pas encore trouvé la trace d’une comptabilité parallèle.

Publié dans : Insolite, Politique | le 16 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

Sondage: qu’en pensez-vous…?

Manifestez-vous en répondant au sondage: merci.

Selon notre sondage LH2-«Libération», 62 % des Français jugent que télés, radios et journaux sont soumis au pouvoir politique.

RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS

QUOTIDIEN : mardi 16 octobre 2007 

Libération ? Le Monde ? TF1 et Europe 1 ? Tous pourris ! Tous inféodés au pouvoir politique. C’est le constat – forcément désagréable, forcément féroce – que dresse le sondage effectué par l’institut LH2 pour Libération : 62 % des Français estiment que les médias d’information sont «dépendants du pouvoir politique» quand seulement 7% les jugent «totalement indépendants».

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Surexposition médiatique. Maigre consolation : 53 % pensent qu’ils ne le sont «ni plus ni moins» depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Gentil de la part des Français, quand on voit la médiatique du président de la République. Mais entre gauche et droite, la question est clivante : pour une forte majorité de sympathisants de droite (70 %), rien n’a changé depuis l’élection de Sarkozy tandis que 53 % des sympathisants de gauche jugent qu’au contraire, depuis le 6 mai 2007, les médias sont de plus en plus à la botte du pouvoir. Etrangement, l’étendard brandi par François Bayrou pendant la présidentielle semble avoir du plomb dans l’aile puisque seulement 44 % des sympathisants du Modem ont la même impression.

Journalistes débauchés. A la décharge des Français, il faut dire que nombre de journalistes brouillent les pistes. Le passage d’une rédaction aux coulisses du pouvoir n’a pas été inventé par Nicolas Sarkozy mais il s’en est fait le grand spécialiste : Georges-Marc Benamou, éditorialiste à la Provence ? Zou, conseiller spécial de Sarkozy. Catherine Pégard qui a suivi toute la campagne de Sarkozy pour le Point ? Hop, à l’Elysée. Myriam Lévy du Figaro ? Bienvenue à Matignon. Dernier en date à sauter le pas, le journaliste Jean-Marc Plantade lâche la cellule «enquêtes» du Parisien, pour rejoindre le cabinet de Christine Lagarde, ministre de l’Economie en tant que… conseiller pour la communication ! Une sacrée porosité entre journalisme et pouvoir politique, qui n’aide pas à la perception d’une presse indépendante. C’est d’ailleurs le sens du combat mené depuis quelques mois par plusieurs syndicats et sociétés de journalistes qui demandent notamment l’inscription dans la loi de l’indépendance des rédactions.

Bourrelets. C’est que le pouvoir politique n’aide pas beaucoup la presse française à être indépendante. Un Patrick de Carolis confesseur de Bernadette Chirac nommé à la tête de France Télévisions, un Jean-Pierre Elkabbach patron d’Europe 1 qui demande conseil à Nicolas Sarkozy pour choisir le journaliste chargé de le suivre, un Laurent Solly directeur de campagne adjoint de Sarkozy bombardé dans le cénacle de TF1… N’en jetez plus!

Si, et du très lourd : comment les Français peuvent-ils juger les médias indépendants quand ils sont tous ou presque détenus par des très proches de Nicolas Sarkozy ? Ainsi Arnaud Lagardère, propriétaire du Journal du dimanche, de Paris Match etc., se considère-t-il comme le «frère» de Nicolas Sarkozy. Ainsi Bernard Arnault, propriétaire de la Tribune, était-il témoin au mariage de Sarkozy qui comptait un autre témoin de choix : Martin Bouygues, qui détient TF1, ami intime du Président. Résultat : entre copains et coquins, on s’entraide. On gomme les bourrelets du président à la Une de Paris-Match ou on dégage de la Tribune un sondage favorable à Ségolène Royal…

Publié dans : Politique | le 16 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »

URGENT….RESF…URGENT…RESF…URGENT…RESF

CONCRETISATION DES PROMESSES SUR LE FAIT QUE LA FRANCE PROTEGERAIT TOUTES LES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCES :
UNE JEUNE FEMME DE 20 ANS MENACEE D’EXPULSION POUR ÊTRE MARIEE DE FORCE

Contacts presse :
Pascale KERRIEN ( RESF 30 ) : 04.66.25.28.04
Daniel ANGOT ( RESF 30 ) : 04.66.25.67.37 / 06.85.68.64.75
Thibaut MICHOUX ( RESF 38 ) : 06 78 80 90 83

Nîmes, le 15 octobre 2007

Communiqué de presse : Madie FOFANA doit être régularisée !

A l’attention de : Monsieur le Préfet de l’Isère

Madie FOFANA vient d’avoir 20 ans. Depuis 13 jours, elle est enfermée au centre de rétention administrative de Nîmes et vit sous la menace d’une expulsion vers le Sénégal à tout instant. Or ce qui l’attend là bas, c’est un mariage forcé.

A 13 ans, elle a été promise en mariage et envoyée en Guinée dans sa future belle famille. A 16 ans, elle a été emmenée en France soit disant pour qu’elle aille à l’école. Mais c’est tout autre chose qui attendait Madie : un mariage forcé avec un homme de plus de 60 ans ayant déjà deux épouses et de nombreux enfants.
Madie a refusé ce mariage et réussi à y échapper grâce à l’aide de sa soeur chez qui elle vit depuis.
Elle comprend et parle parfaitement le français. C’est une jeune fille semblable à toutes les jeunes filles de son âge vivant en France. Elle a été élève au lycée Mounier de Grenoble, est insérée dans la société, a des ami(e)s… Elle suit des cours au centre social de Fontaine (38) qui la prépare à rechercher un emploi.
Toutes ses attaches personnelles et familiales sont en France. Elle bénéficie du soutien de sa sœur et de son beau-frère qui l’ont recueillie et prise en charge.

Les démarches de régularisation entreprises depuis sa majorité n’ont pas abouti. Le 2 octobre dernier, Madie FOFANA a été arrêtée au guichet de la Préfecture de l’Isère à Grenoble et emmenée le jour même au CRA de Nîmes. Depuis, elle est menacée à tout instant de reconduite à la frontière.

Au Sénégal, cette toute jeune femme, orpheline et sans frères ni sœurs au pays, ne pourra compter que sur la « protection » de son oncle, frère aîné de son père décédé, qui aura autorité sur elle et qui est précisément l’homme qui a décidé et organisé le mariage forcé auquel elle a échappé à son arrivée en France en avril 2003. Pour son oncle et son « futur mari », ce projet de mariage n’est que différé, il reprendrait tout son sens avec le retour de Madie au pays.

Parce que l’expulsion de Madie FOFANA est impensable au regard du respect des droits de la personne et des conventions internationales, nous vous demandons, Monsieur Le Préfet, de libérer, protéger et régulariser Madie, en application du décret du 13 septembre 2007, relatif à l’admission au séjour, à la protection, à l’accueil et à l’hébergement des étrangers victimes de la traite des êtres humains…

Premiers signataires :

? FASTI, Coordination régionale Rhône Alpes de soutien aux sans papiers.
? Isère et Savoie : RESF 38, Centre d’Information Inter-Peuples, Coordination iséroise de soutien aux sans papiers, FCPE 38, Mouvement français pour le planning familial 38, MRAP 38, CNT38, FSU38, PAS 38, SUD Education 38, SUD-PTT Isère-Savoie, Snes 38, Snuipp38, ADES, Alternatifs 38, LCR 38, Verts Isère.
? Gard : RESF 30, APTI 30, la CIMADE, Mouvement gardois pour le planning familial, ATTAC Gard, CNT Alès, FSU 30, Solidaires 30, Sud Education 30, LCR 30.
? Drôme : ASTI 26.

PETITION

Madie FOFANA vient d’avoir 20 ans. Depuis le 2 octobre, elle est enfermée au centre de rétention administrative de Nîmes et est sous la menace d’une expulsion vers le Sénégal à tout instant. Or ce qui l’attend là bas, c’est un mariage forcé.

L’expulsion de Madie FOFANA est impensable au regard du respect des droits de la personne et des conventions internationales.

Nous demandons la libération et la régularisation de Madie, en application du décret du 13 septembre 2007, relatif à l’admission au séjour, à la protection, à l’accueil et à l’hébergement des étrangers victimes de la traite des êtres humains.

Par lettre :
M.Michel Morin Préfet de l’Isère, 12 Place de Verdun BP n°1046 3821 Grenoble Cedex

Par téléphone : 04.76.60.34.00 en demandant le secrétariat général de la Préfecture ou le chef de service du bureau des étrangers.
Par fax : 04 76 44 68 00
Pour celles et ceux qui n’ont pas de fax, possibilité d’envoyer gratuitement par internet un fax http://www.alliancemca.net/faxgratuit.html

Par mail :
Préfet de Isère : michel.morin@isere.pref.gouv.fr
Directeur de cabinet : david.coste@isere.pref.gouv.fr
Secrétaire général : gilles.barsacq@isere.pref.gouv.fr

Fax ministère R&D : 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.com
Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
 
 
 
 

Publié dans : Droit de l'homme, Politique | le 16 octobre, 2007 |Pas de Commentaires »
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