S…ds de pauvres…

Selon un rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale, le nombre de travailleurs pauvres augmente et leur situation se dégrade.

AFP

LIBERATION.FR : mercredi 30 avril 2008

La pauvreté reste stable en France mais s’aggrave chez ceux qui sont touchés, tandis que le nombre de travailleurs pauvres augmente, selon le cinquième rapport de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes), rendu public mardi.

Ainsi, « la baisse du chômage ne s’accompagne pas en même temps de la baisse de la pauvreté », comme l’a reconnu la ministre du Logement Christine Boutin lors de la remise du rapport de l’Onpes, en présence du Haut Commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch.

La présidente de l’Onpes, Agnès de Fleurieu a souligné que « l’emploi ne permet pas toujours d’éviter la pauvreté ». En effet, en 2005, environ 1,7 million de personnes, soit 7% des travailleurs, occupent un emploi mais sont malgré tout dans un ménage dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté (817 euros mensuels pour une personne seule). Ils étaient 1,5 million en 2003.

En moyenne, selon l’Onpes, les travailleurs pauvres ont perçu 775 euros par mois au titre de leur activité, soit environ la moitié des revenus d’activité moyens de l’ensemble des travailleurs alors qu’une grande majorité d’entre eux (78%) occupent un emploi toute l’année, dont 21% ayant principalement un emploi à temps partiel.

Si le nombre d’allocataires des minima sociaux s’est stabilisé à 3,5 millions de personnes en 2006, l’Onpes signale que cette stabilisation ne doit pas cacher une aggravation de la situation financière des plus pauvres, notamment chez les personnes âgées isolées, les familles monoparentales et les jeunes en recherche d’emploi.

Ainsi, l’écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté s’accroît depuis 2002, ce qui signifie que la pauvreté est « plus profonde » selon le rapport. En 2005, une personne pauvre sur deux avait un niveau de vie inférieur à 669 euros par mois.

S’appuyant sur les conclusions de ce rapport sur la situation française, Mme Boutin a par ailleurs indiqué que la lutte contre la pauvreté serait le thème de la réunion des ministres « qui suivra immédiatement la Table ronde européenne », quand la France aura pris la présidence de l’UE, à partir du 1er juillet.

« C’est la première fois que cette question sera portée au niveau ministériel. Il s’agira de poursuivre à l’échelle de l’Union européenne, un objectif chiffré de réduction de la pauvreté », a-t-elle conclu.

Publié dans : SOCIAL | le 30 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule…

0.4% de chômeurs en plus en France

Le nombre d’inscriptions à l’ANPE en catégorie 1 – les emplois à temps complet et en CDI – a atteint 1,905 million en mars. Les chiffres sont mauvais depuis le début de l’année.

AFP

LIBERATION.FR : mercredi 30 avril 2008

Le nombre d’inscriptions à l’ANPE en catégorie 1 a augmenté en mars (+0,4%) et atteint 1,905 million de chômeurs, selon des chiffres publiés mardi, mal orientés depuis le début de l’année pour les jeunes actifs de moins de 25 ans.

La catégorie 1 de l’ANPE sert de baromètre officiel depuis 1995. Elle ne retient que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n’ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé. Fin mars, l’ANPE a recensé 1.905.000 demandeurs d’emploi dans cette catégorie en données corrigées des variations saisonnières (CVS), en hausse de +0,4% par rapport à février (+8.200 personnes), a indiqué le ministère de l’Emploi.

La baisse en un an s’est amenuisée (-6,5% par rapport à mars 2007). Le nombre de chômeurs inscrits en catégories 1, 2 et 3 hors activité réduite, prêts à accepter également un temps partiel, un CDD ou un intérim, est resté stable à 2.005.900 (-8,1% sur un an). Ce chiffre s’approche de la définition retenue par l’Insee pour calculer son taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT).

En outre, le nombre d’offres d’emploi collectées par l’ANPE a chuté en mars (-5,7%). Moins de la moitié (43%) portait sur un emploi de plus de six mois.

La ministre de l’Economie et de l’Emploi, Christine Lagarde, a analysé ces chiffres comme une «quasi-stabilisation du nombre de chômeurs en mars, qui intervient dans un environnement économique international difficile». C’est la première fois que la ministre fait référence aux difficultés mondiales en commentant les chiffres de l’ANPE.

La ministre a aussi noté que l’emploi intérimaire avait augmenté de 4,5% en janvier-février, preuve selon elle que le marché du travail reste «dynamique».

Pour les économistes, l’emploi en intérim peut être un signe avant-coureur de reprise ou au contraire trahir une plus grande prudence de chefs d’entreprises face à une conjoncture incertaine.

Après des mois de polémiques, l’Insee ne publie plus depuis septembre 2007 d’estimation mensuelle du taux de chômage à partir des données de l’ANPE. Le taux de chômage du premier trimestre sera publié en juin par l’Insee.

Par tranche d’âge, le mois de mars s’est traduit par une augmentation du nombre d’inscrits de moins de 25 ans (+1,1% à environ 341.600 en catégorie 1). La courbe est particulièrement mal orientée pour les hommes de moins de 25 ans, montrant une hausse continue depuis Noël (162.900 en janvier, 167.800 en mars). Les moins de 25 ans restent en moyenne inscrits quatre mois.

En mars, le nombre d’inscriptions a aussi augmenté pour les 25-49 ans (+0,2% à 1,278 million) et pour les plus de 50 ans (+0,6% à 284.700). Ces chiffres ne tiennent pas compte des 375.000 personnes dispensés de recherche d’emploi (DRE) en raison de leur âge, une dispense que le gouvernement envisage de supprimer progressivement à partir de 2009.

En moyenne, les plus de 50 ans restent inscrits près d’un an. Les chômeurs de longue durée (plus d’un an à l’ANPE) représentent environ un quart de l’ensemble. Leur nombre est reparti à la hausse en mars par rapport à février (+0,7% à 489.600 en données CVS) mais est en baisse en un an (-15,5%).

Au premier trimestre, les entrées à l’ANPE ont augmenté par rapport à la fin de l’année 2007 (+3,5%) et les sorties ont diminué (-1,6%). Autre enseignement des chiffres du ministère, moins d’un chômeur sur deux (49%) est indemnisé par l’assurance chômage, un taux de couverture en faible progression depuis un an, un sur dix recevant une allocation de solidarité financée par l’Etat.

Publié dans : Economie | le 30 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

La France des affaires et des affairistes…

De Tunis à Paris, les réactions se multiplient pour dénoncer les félicitations du président français à son homologue tunisien Ben Ali. Pour beaucoup, les affaires ont pris le pas sur les libertés.

LIBERATION.FR (AVEC SOURCE AFP)

LIBERATION.FR : mardi 29 avril 2008

Ce mardi, un Tunisien a évoqué la question des droits de l’homme dans son pays. «Dans ce domaine, comme dans d’autres, nous sommes conscients que beaucoup reste à faire.» Il s’appelle Zine el-Abidine Ben Ali, il est président de la Tunisie. A croire que même lui n’a pu tenir sa langue face aux éloges lancés lundi sur ce dossier par Nicolas Sarkozy. Car ce mardi, c’est haro sur les déclarations du président français qui estime que «l’espace des libertés progresse» dans le pays.

 

Les défenseurs tunisiens des droits de l’homme d’abord s’insurgent. «Je suis déçue. Il ne s’agit pas de donner des leçons mais de reconnaître la réalité. Je vois que le président Sarkozy ne s’intéresse pas à la réalité de ce pays», a déclaré Khadija Cherif, présidente d’une ONG féministe. Pour elle, les mots de Sarkozy sont «une marque de mépris pour la société civile tunisienne». Mokhtar Trifi, président de la Ligue de défense des droits de l’homme, lui, ironise: «Si des garanties ont été données à M. Sarkozy pour que les libertés progressent, tant mieux! C’est notre demande.»

«Un grand écart incompréhensible»
A Paris, Reporters sans frontières a qualifié d’«inadmissibles» les propos tenus par Sarkozy. Selon RSF, «la liberté d’expression reste une utopie en Tunisie. La presse n’y fait que glorifier le bilan du président Zine el-Abidine Ben Ali et les journalistes indépendants et leurs familles sont victimes d’un harcèlement continu». En 2007, rappelle l’organisation, lors de la précédente visite en Tunisie de Nicolas Sarkozy, l’Elysée s’était félicité d’avoir évoqué le cas du prisonnier politique Mohammed Abbou. Ce dernier avait en effet été libéré quelques jours plus tard. Aujourd’hui, «le président français, accompagné de dizaines d’hommes d’affaires, change radicalement d’approche. (…) Ce grand écart est incompréhensible».

La porte-parole des députés PS Aurélie Filippetti met elle aussi l’accent sur le poids des enjeux économiques qui semblent dicter sa conduite au chef de l’Etat. «Nicolas Sarkozy a encore une fois montré que sa politique en matière de droits de l’homme fluctue en fonction du tiroir-caisse», a-t-elle déclaré lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale. «Dès qu’il s’agit de contrats commerciaux, il oublie tout ce qu’il avait dit pendant sa campagne électorale sur sa volonté de lutter pour améliorer les droits de l’homme, pour en finir avec la politique menée jusque-là par Jacques Chirac.»

Sarkozy avec les entrepreneurs des deux pays

Ben Ali, lui, n’a pas poussé plus avant l’autocritique puiqu’il assure «accepter volontiers la critique». mais il n’oublie pas de vanter «les réalisations (…) déjà nombreuses et l’évolution réelle» en matière de droits de l’homme, dans un entretien au mensuel Afrique-Asie publié mardi à Tunis. Ce mardi, l’épineux dossier des libertés reste à l’ordre du jour de la visite de Sarkozy mais c’est la secrétaire d’Etat Rama Yade qui se chargera de rencontrer des opposantes au régime. Le chef de l’Etat, lui, participera à une rencontre entre entrepreneurs français et tunisiens.

Publié dans : Politique | le 30 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Le paquet fiscal, vous vous souvenez…??

Le paquet fiscal , profits et pertes

Loi Tepa. Retour sur la ventilation des quinze milliards d’une mesure très contestée.

MURIEL GREMILLET

QUOTIDIEN : mardi 29 avril 2008

Où sont passés les 15 milliards ? Hier, Christine Lagarde présentait «sa» LME (loi de modernisation de l’économie, lire page 18) dont le coût est limité à 300 millions. Mais qui présente un contraste assez brutal avec l’autre loi économique de Nicolas Sarkozy, le Tepa (travail, emploi, pouvoir d’achat). Voté en juillet, le «paquet fiscal» est devenu l’axe principal de la critique par la gauche de la politique du gouvernement. Reste à savoir où sont passés les 15 milliards. Dans les poches des «plus aisés», comme l’affirme la gauche ? Ou au contraire «à 95 % vers les Français les plus modestes et les classes moyennes», comme l’expliquait en janvier , Frédéric Lefebvre, député UMP ? Tous les chiffres qui suivent sont tirés du rapport sur les prélèvements obligatoires, annexé au projet de loi de finances 2008.

14,8 milliards d’euros en régime de croisière

Depuis juillet les chiffres ont varié, aussi bien dans la bouche de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, que dans la communication du Premier ministre. Le paquet fiscal a été parfois vendu à 11 milliards, puis à 13,8 en année pleine à droite ; la gauche elle martèle un chiffre rond de «15 milliards». En fait, toujours selon les documents budgétaires, le paquet fiscal représentera 14,8 milliards en régime de croisière. Certaines dépenses sont à peu près sûres, d’autres dépendront de leur succès ou non (comme les heures sup) et c’est finalement un autre problème.

6,63 milliards, les heures supplémentaires

«Travailler plus, pour gagner plus», le slogan sarkozyste se matérialise depuis le mois d’octobre par la défiscalisation des heures supplémentaires. Le gouvernement s’est fondé sur un volume d’heures sup réalisé de 900 millions l’an passé. Sans que, pour autant, il ait une quelconque certitude sur le résultat en 2008, a fortiori quand l’économie ralentit. La gauche a aussi dénoncé le faible impact de la mesure sur la fiche de paie. Selon Didier Migaud, le président (PS) de la commission des finances de l’Assemblée nationale, «le gain moyen par salarié réalisant 32 heures sup sur l’année est de l’ordre de 111 euros par an, soit moins de 10 euros par salarié et par mois.»

3,7 milliards, les intérêts d’emprunt

Si la France passe au travers des gouttes de la crise immobilière, ce serait grâce à cette disposition, expliquent Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde. Assertion difficile à évaluer. Ce qui est sûr, c’est que la mesure s’adresse surtout à des primo-accédants, ayant une grosse capacité d’emprunt. Autant dire, pas les contribuables «les plus modestes».

2,27 milliards, les droits de mutation

Exonérer les petites successions, voilà l’antienne du chef de l’Etat. Sauf que, les petites successions échappaient déjà à l’impôt et que de fait, ce sont les plus grosses qui bénéficient de la mesure. Sans compter que l’incitation aux donations, sans avoir à payer d’impôt fonctionne à plein. Selon Bercy, en six mois, près de un milliard d’euros ont changé de mains. Sans pour autant avoir d’impact semble-t-il sur la consommation.

650 millions, le bouclier fiscal

C’est la mesure symbolique du Tepa. Celle qui a fait reconnaître à Sarkozy, puis à François Fillon une «erreur de communication» sur cette loi. En juillet pourtant, Lagarde était lyrique pour justifier l’abaissement du bouclier de 60 à 50 % des revenus : «Je vous invite à vous poster gare du Nord un vendredi soir, à l’arrivée de l’Eurostar ou du Thalys, pour comprendre que tous ces banquiers français partis travailler à l’étranger, n’ont qu’une envie, rentrer vivre en France. A ceux-là qui cherchent les clés des paradis fiscaux, nous ouvrons nos portes.» Aujourd’hui, le gouvernement préfère expliquer que le bouclier s’adresse aussi aux contribuables les «plus modestes». Comme ceux qui sont propriétaires d’une maison dont la valeur aurait grimpé en flèche en même temps que les impôts locaux.

530 millions, l’ISF

Un don à une fondation, un investissement direct dans une PME et voilà un impôt sur la fortune qui fond. Apparemment une goutte d’eau à rapporter aux 4,2 milliards d’euros de recettes attendus par l’impôt de solidarité sur la fortune en 2008. Si ce n’est qu’à gauche, on fait remarquer qu’en ajoutant les aménagements sur l’ISF et l’allégement des droits de mutation, les besoins de financement du RSA (revenu de solidarité active) étaient couverts, sans toucher à la PPE (prime pour l’emploi). Un RSA instauré par le fameux «paquet fiscal». A la fin de la loi. Une fois toutes les affaires de gros sous expédiées.

Publié dans : Economie | le 29 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Retraite : ça coince coté syndical…

Les organisations reçues lundi par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, ne croient pas non plus aux mesures pour favoriser l’emploi des seniors. Une journée de mobilisation devrait avoir lieu en mai.

AFP

LIBERATION.FR : mardi 29 avril 2008

Les syndicats, reçus lundi par le ministre du Travail sur le dossier des retraites, ont manifesté leur mécontentement devant la volonté inflexible du gouvernement d’allonger la durée de cotisation à 41 ans et leur scepticisme concernant les mesures pour l’emploi des seniors.

Sans les mesures gouvernementales annoncées, « le déficit des retraites atteindra, en 2012, 11 milliards d’euros pour la seule année 2012 (…) Si nous ne faisons rien, une retraite sur dix ne sera pas financée » à cette date-là, a déclaré le ministre, Xavier Bertrand, à l’issue de ces rencontres avec syndicats et patronat.

Le gouvernement a confirmé son intention d’augmenter progressivement à 41 ans d’ici 2012 la durée de cotisation pour une retraite à taux plein. Il envisage aussi d’infliger à compter de 2010, année où sera dressé « un point d’étape », une cotisation supplémentaire aux entreprises n’ayant pas conclu d’accord sur l’emploi des seniors avec les syndicats.

Les retraites bénéficieront d’une hausse au 1er septembre, d’un montant non encore fixé, et la pension de réversion pour les veufs et veuves, actuellement de 54% de la retraite du conjoint disparu, augmentera jusqu’à 60% début 2011.

Pour Bernard Thibault (CGT), « il n’y a aucun point positif du point de vue des salariés » dans le projet du gouvernement. « C’est gravissime », a-t-il ajouté. M. Thibault a appelé à des « mobilisations d’ampleur ». Les dirigeants syndicaux doivent se réunir mardi soir pour « envisager une autre mobilisation qui prolonge le 1er mai avant la fin du mois », a-t-il indiqué.

François Chérèque (CFDT) a souligné que le projet ne comprenait que « quelques petites mesures qui ne sont pas au niveau de l’enjeu », malgré « une bonne nouvelle: le maintien des carrières longues » c’est-à-dire le dispositif permettant à des salariés ayant commencé à travailler très jeunes de partir avant 60 ans. « La copie est à revoir au minimum sur la date du déclenchement des 41 ans de cotisation et largement à compléter sur tous les autres points », a-t-il résumé.

Jean-Claude Mailly (FO) a appelé à manifester le 15 mai, date d’une mobilisation des lycéens et fonctionnaires. L’idée a été refusée par M. Chérèque qui « ne veut pas utiliser les lycéens », sans exclure une mobilisation un autre jour. Sur le fond, M. Mailly a estimé qu’ »il y avait d’autres pistes de financement possibles » comme une taxation de « l’intéressement, la participation, les stocks-options (…) ou une augmentation de l’impôt sur les bénéfices pour les dividendes distribués aux actionnaires ».

Seulement 38,1% des 55-64 ans travaillaient en France en 2006, contre 43,5% dans l’ensemble de l’Union européenne.

Le patronat, selon Jean-René Buisson (Medef), fera « ce qu’il faut pour inciter nos entreprises à ne pas faire partir trop tôt les gens à la retraite ». Le Medef a salué le passage à 41 ans, qui constituait « un minimum ». La CGPME a jugé le texte « globalement bien équilibré ». L’UPA (artisanat) a dit ne pas avoir « de désaccord particulier » avec le projet.

 

Publié dans : SOCIAL | le 29 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

« Bling Bling » au sommet……de l’impopularité..

Nicolas Sarkozy atteint au mois d’avril un record absolu d’opinions négatives

NOUVELOBS.COM | 29.04.2008 | 07:17

Réagissez à l'article 178 réactions

Avec 64% d’opinions négatives, jamais un président n’avait enregistré un taux de mécontentement aussi fort depuis la création du baromètre mensuel BVA, en 1981. Le Premier ministre, François Fillon, baisse lui aussi, à 43% de satisfaits (-8) contre 46% de mécontents (+10). Le sondage a été réalisé avant l’interview télévisée du chef de l’Etat.

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy
(c) Reuters 

Nicolas Sarkozy établit un record d’impopularité dans le baromètre BVA-L’Express, rendu public lundi 28 avril. Il perd 8 points de popularité en un mois, à seulement 32% de bonnes opinions, selon ce sondage réalisé avant l’interview télévisée du chef de l’Etat.
Le président réunit en avril 64% de mauvaises opinions (+9), selon cette enquête. 4% des personnes interrogées ne se prononcent pas.
Selon le directeur de BVA Opinion, Jérôme Sainte-Marie, ce taux de mauvaises opinions est « le plus élevé jamais enregistré » par son institut depuis la création de son baromètre de l’exécutif en 1981. En revanche le faible taux de bonnes opinions (32%) s’est déjà rencontré (Jacques Chirac en novembre 1995, et même 31% pour François Mitterrand en mars 1992).
La popularité de François Fillon baisse elle aussi fortement. Le Premier ministre inspire désormais une majorité de mécontents: 46% (+ 10) contre 43% de satisfaits (-8 points). 11% ne se prononcent pas.

Delanoë reste devant Royal

Du côté de l’opposition, le sondage BVA montre par ailleurs un resserrement de l’écart de popularité entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal. 49% des Français souhaitent que le maire de Paris « ait davantage d’influence dans la vie politique française », en baisse de 2 points, contre 43% pour la présidente de Poitou-Charentes (+2 points). Ségolène Royal devance cependant Bertrand Delanoë parmi les sympathisants de gauche: 71% contre 64%.
Derrière les deux socialistes, les Français placent en troisième position le centriste François Bayrou (42%, -3 points), puis le trotskiste Olivier Besancenot (41%, en baisse de 2 points).

65 % favorables au mouvement lycéen

Parmi les ministres, Jean-Louis Borloo arrive en tête avec 39% (-5 points), devant Michèle Alliot-Marie (37%, -4). La secrétaire d’Etat à l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s’est illustrée pour avoir accusé Jean-Louis Borloo et Jean-François Copé de « lâcheté », fait son entrée dans le baromètre avec 23% des sondés qui souhaitent lui voir jouer un rôle plus grand à l’avenir.
En outre, 65 % des sondés se disent « plutôt favorables » au mouvement lycéen pour la défense du service public d’éducation, contre 30% qui y sont opposés et 5% qui n’ont pas d’opinion.

- Sondage réalisé en face à face du 22 au 24 avril (l’émission télévisée de Nicolas Sarkozy ayant eu lieu le 24 au soir) auprès d’un échantillon national représentatif de 994 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la

Publié dans : SONDAGES | le 29 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Tout savoir sur ……Auchan…..

Auchan

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Aller à : Navigation, Rechercher

Logo-Auchan.gif

Logo de Auchan

Repères historiques
Création : 1961 (15 Mai)
Dates clés : 1961 : Ouverture du 1er Magasin à Roubaix dans le quartiers des « hauts-champs », 1967 : Ouverture du 1er Supermarché à Roncq, 1969 : Invention du 1er Centre Commercial à Lille Englos, 1981 et 1983 : Ouverture d’AlCampo en Espagne et création de Accord Finances, 1996 : Rachat des Docks de France (Atac, Mammouth), 1996-1999 : Premiers hypermarchés Auchan au Luxembourg, en Pologne, en Hongrie et en Chine. Premier magasin discount Les Halles d’Auchan, en France, 2001 : Ouverture au Maroc, 2005 : Ouverture en Russie.
Personnages clés : Gérard Mulliez (Ancien Président du Conseil de surveillance) 2005, Christophe Dubrulle (Président du Directoire) 2005
Fiche d’identité
Forme juridique : Société anonyme à directoire et conseil de surveillance
Slogan(s) : « La vie Auchan, elle change la vie »
Siège social : Villeneuve-d’Ascq
Actionnaires : Financière de Participations : 70%, Soparsam: 15%, Valauchan (salariés) : 15%.
Activité(s) : Grande distribution, Banques, Immobiliers, Services de Vente a Distances.
Filiale(s) : Immochan, Banque Accord, Atac
Effectif : 170.000 en 2007
Site corporate : www.auchan.com
Données financières
Fonds propres : croissant 5.982 M€ (12/06)
Dette : croissant 23.381 M€ (12/06 Consolidé)
Chiffre d’affaires : +4,1 % croissant, 35,0 Mds€ HT (12/06 Consolidé)
Principaux concurrents
Wal-MartTescoMetro AGCarrefourCasinoE.Leclerc

dernière mise à jour : ???

v · d · m

Auchan est un groupe français de Distribution et de finance fondé par Gérard Mulliez et dirigé par lui jusqu’en 2006. Depuis, la présidence du groupe est assurée par Vianney Mulliez, neveu de Gérard Mulliez et ancien président d’Immochan.

Sommaire

[masquer]

//

Histoire [modifier]

Un hypermarché Auchan en Pologne.

Tout savoir sur ......Auchan..... dans Economie magnify-clip

Un hypermarché Auchan en Pologne.

1961 : ouverture du premier magasin à Roubaix dans une usine textile désaffectée Phildar de 600 m2 dans le quartier des Hauts champs (d’où le nom).

Pour l’anecdote, le choix de la lettre « A » initiale était souhaité par les fondateurs pour apparaître en première place dans les annuaires et répertoires. Gérard Mulliez, fils du créateur de Phildar, s’appuie sur les conseils d’Edouard Leclerc pour son premier supermarché[1]. Ce magasin a du être abandonné dans les années 1980 car il faisait de la concurrence au nouveau magasin construit à Leers. Il fut racheté par le groupe Intermarché. Le bâtiment fut rasé pour laisser place à un magasin plus moderne en 2003.

1967 : Auchan ouvre son premier hypermarché à Roncq (Nord).

1969 : Auchan invente le concept du centre commercial à Englos dans la banlieue de Lille.

1976 : création d’Immochan, filiale immobilière du groupe.

1981 : création d’Alcampo, en Espagne

1983 : création de la Banque Accord, filiale bancaire du groupe.

1989, ouverture du premier hypermarché en Italie.

1996 :

1997 : partenariat avec le groupe italien La Rinascente.

1998 :

  • Ouverture d’un hypermarché en Hongrie.
  • Ouverture d’un hypermarché en Thaïlande.

1999 : ouverture d’un hypermarché en Chine.

2001 :

2002 :

  • Création de l’enseigne Acima Maroc et ouverture des premiers hypermarchés Auchan en Russie.
  • Ouverture de la filiale italienne de Banque Accord, Accord Italia.

2004 :

2005 :

  • Création des enseignes de supermarchés Atak en Russie et A-tak en Pologne. * Ouverture de la filiale russe de Banque Accord, BA Finans.

2006 :

  • Vianney Mulliez succède à Gérard Mulliez à la présidence du conseil de surveillance du groupe.
  • Ouverture d’un hypermarché en Roumanie.

2007 :

  • Partenariat avec le distributeur ukrainien Furshet
  • Revente de la participation de 49 % dans la coentreprise au Maroc à son partenaire l’ONA.

Concept [modifier]

Le groupe Auchan favorise une esthétique “spartiate” pour ses magasins – rayons étroits, peu ou pas de décorations des étals, etc -, jouant sur le fait qu’une telle esthétique devrait véhiculer une image discount. Depuis l’apparition d’enseignes telles que Lidl, Aldi, Leader Price, etc, Auchan tente de modifier cette image et rénove ses magasins pour en faire des lieux de vie – d’où le slogan La vie, la vraie – abandonné en 2007 -, sans pour autant abandonner totalement l’idée de base.

Auchan dispose généralement de grandes réserves foncières autour de ses magasins, via sa filiale Immochan, dont est originaire l’actuel président du groupe, Vianney Mulliez. Ceci permet à l’entreprise de gérer la cohérence des galeries ou des aires commerciales entourant ses magasins et donc de favoriser les enseignes de son groupe, créant une stratégie cohérente de zone commerciale.

Structure de la société [modifier]

Auchan [modifier]

Le groupe Auchan a pour actionnaire principal l’Association Familiale Mulliez, fondée et dirigée par la famille Mulliez, famille du Nord de la France.

La participation dans le groupe Auchan est la plus importante de l’association qui compte aussi des parts dans d’autres enseignes comme Banque Accord, Décathlon, Leroy Merlin, Kiabi, Norauto, Boulanger, Saint Maclou, 3 Suisses, Flunch, Alinéa, GrosBill

Le deuxième actionnaire du groupe est Gérard Mulliez à titre personnel, le solde (13,5%) est détenu par les salariés de l’enseigne. En effet, après la mise en place de la participation en 1968, et d’une prime de progrès en 1972, Gérard Mulliez choisit d’ouvrir le capital d’Auchan à ses employés en 1977. Cette opération, Valauchan, rencontre un grand succès avec 97,2% du personnel détenant des parts. La part valorisée à 1,88€ en 1977 vaut 322€ au 12.04.2008. Auchan compte aujourd’hui 52 000 salariés-actionnaires, soit 98% des employés[2].

Le groupe n’est pas coté, la vente ou l’échange d’actions n’est possible qu’entre ces trois parties. Cette stratégie, voulue par Gérard Mulliez, a préservé le groupe de toute tentative de rachat.

Son chiffre d’affaires avoisine les 40 milliards d’euros TTC, dont près de 40% réalisés à l’étranger. En France, le chiffre d’affaire des hypermarchés a été de 18 milliards d’euros TTC en 2004.

Eurauchan [modifier]

Toutefois, le groupe Auchan est organisé autour d’une centrale de référencement, exploitée par la société Eurauchan[3]. Cette centrale est fondée en 1996 sur les restes de la plus ancienne centrale d’achat française Paridoc, à la suite du rachat de Dock de France par le groupe Auchan. Le Groupe Schiever, ancien actionnaire de Paridoc, est resté dans Eurauchan[4].

Groupe Schiever [modifier]

Le groupe Schiever est une société associée du groupe Auchan. Ancien actionnaire du groupe Docks de France, le groupe Schiever est devenu partenaire d’Auchan lors du rachat de ce premier en 1997[5].

Auchandirect [modifier]

Auchandirect est le cybermarché du groupe de grande distribution français Auchan.

Selon Médiamétrie, en 2005, Auchandirect est le deuxième site de supermarchés en ligne le plus visité en France[6] derrière Telemarket.

Il y a la variante Auchan Drive où les clients vont chercher les paquets qu’ils ont commandés sur internet. La livraison s’effectue directement au véhicule des clients lorsqu’ils se présentent sur la plateforme Auchan Drive.

Implantation dans le monde [modifier]

Aujourd’hui, Auchan est l’un des principaux groupes de distribution dans le monde. Il est présent dans 11 pays et emploie 175.000 collaborateurs.

Auchan compte 377 hypermarchés, 666 supermarchés, 2027 supermarchés et supérettes dans le monde mais aussi 121 hypermarchés en France.

Auchan est présent en France, Italie, Espagne, Portugal, Luxembourg, Pologne, Hongrie, Russie,Chine, Taiwan et Roumanie. Le groupe a aussi subi des échecs notamment aux États-Unis, en Argentine et au Maroc.

Les enseignes du groupe sont :

  • En France : 121 Hypermarchés Auchan (dont 5 Les Halles d’Auchan), 292 Supermarchés Atac et Simply Market, Auchan Drive, Au Marché Vrac, Easy Marché, Auchan Direct (cybermarché), Auchan Telecom, Voyage Auchan, Banque Accord, Grosbill, Chronodrive.
  • En Espagne : 47 Hypermarchés Alcampo, 123 Supermarché Sabeco, Immochan Espagne, Accordfin, 100 magasin de Proximité Aro Rojo.
  • En Italie : 50 Hypermarchés et 269 supermarchés aux enseignes SMA supermercati ou Cityper (Sma), Auchan, Gallerie Auchan, IoVorrei, Simply Market, Pracchi, La Bottega, Europa Europa, Cartaccord.
  • En Pologne : 21 Hypermarchés Auchan (dont 4 en coentreprise), Elea (supermarché), A-tak (supermarché discount).[7], Accord Finance, Immochan.
  • À Taiwan : 19 Hypermarchés RT Mart, Apic , Save and Safe.
  • Au Portugal: 19 Hypermarchés Jumbo.
  • En Chine : 17 Hypermarchés Auchan et 75 Hypermarchés RT Mart.
  • En Russie : 15 Hypermarchés Ашан (Auchan), 7 Supermarchés Атак (Atac).
  • En Hongrie : 10 Hypermarchés Auchan, Accord Magyarorszàg.
  • Au Luxembourg : 1 Hypermarché Auchan.
  • En Roumanie : 4 Hypermarchés Auchan.
  • Au Maroc: Suite à un conflit avec son partenaire Marocain (ONA), Auchan lui a revendu sa participation de 49% en août 2007.

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • F. Carluer-Lossouarn, L’Aventure des premiers supermarchés, Éd. Linéaires, 2006.
  • Bertrand Gobin, Le secret des Mulliez, Éditions La Borne Seize, 2006 (ISBN 2952666806).

Liens internes [modifier]

Liens externes [modifier]

Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Auchan.

Références [modifier]

  1. F. Carluer-Lossouarn, L’Aventure des premiers supermarchés, Éd. Linéaires, 2006.
  2. 1977-1986, les débuts de l’actionnariat, Valauchan n°137, février 2007
  3. DGCCRF, Lettre du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en date du 5 décembre 2003, aux conseils de la société Auchan France, relative à une concentration dans le secteur de la grande distribution alimentaire, ECOC0400178Y, www.minefi.gouv.fr, 25/04/2007 [lire en ligne]
  4. Des racines et des hommes, www.schiever.fr, 25/04/2007 [lire en ligne]
  5. Repère : Schiever, Rayon Boissons, avril 2007, p.41
  6. Panel Médiamétrie//NetRatings : l’audience des sites en décembre 2005, 01net, 26/01/2006 [lire en ligne]
  7. Auchan dans le monde : Pologne, www.auchan.com, 23/04/2007 [lire en ligne]

28px-Factory.svg dans EconomiePortail des entreprises Modèle:Portail Portail Nord-Pas-de-Calais 36px-Flag_of_France.svgPortail de la France

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Auchan »

Catégories : Entreprise de grande distribution française | Famille Mulliez

Powered by MediaWiki

Wikimedia Foundation

Publié dans : Economie | le 28 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

Tout savoir sur…..Carrefour…..

Vos dons permettent à Wikipédia de continuer à exister !

   

Cette page est un article de qualité. Cliquez pour plus d'informations.

Groupe Carrefour

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

(Redirigé depuis Carrefour (société))

Aller à : Navigation, Rechercher

Cet article concerne Carrefour en tant que maison mère et groupe. Pour l’enseigne d’hypermarchés Carrefour, voir Carrefour (enseigne). Pour les autres significations, voir Carrefour (homonymie)Tout savoir sur.....Carrefour..... dans Economie 20px-Disambig.svg

200px-Groupe_Carrefour.svg dans Economie
Logo de Groupe Carrefour
Repères historiques
Création : 1959
Fiche d’identité
Forme juridique : Société anonyme à directoire et conseil de surveillance
Action : Euronext : CA
Slogan(s) : « Actuel : La qualité pour tous – Anciens : Mieux consommer – Avec Carrefour, je positive »
Siège social : Levallois-Perret,
(26, quai Michelet)
France France
Direction : José Luis Duran (Président du directoire)
Robert Halley (président du conseil de surveillance)
Actionnaires : Famille Halley 13,03 %, Blue Capital 10,79 %, Salariés 1,41 %
Activité(s) : Grande Distribution
Filiale(s) : Champion, Ed, Dia, Shopi, Supermarchés GB
Effectif : 456 295 (2006)
Site corporate : www.carrefour.com
Données financières
Capitalisation : 37,6 Mds (2007)
Fonds propres : croissant 10,503 Mds (2006)
Dette : croissant 7,357 Mds (2007)
Chiffre d’affaires : croissant 82,1 Mds (2007)
Résultat net : croissant 2,299 Mds (2007)
Principaux concurrents
Au niveau mondial : Wal-MartTescoMetro AG
En France particulièrement : AuchanCasinoE.Leclerc

dernière mise à jour : ???

v · d · m

Carrefour à Punaauia, Tahiti

magnify-clip

Carrefour à Punaauia, Tahiti

Carrefour, Bangkok

magnify-clip

Carrefour, Bangkok

Carrefour (Euronext : CA) est un groupe français du secteur de la grande distribution, 2e mondial derrière l’américain Wal-Mart. Créé en 1959 à Annecy, il est présent en Europe, en Amérique du Sud et en Asie, ainsi que dans d’autres zones du monde sous forme de partenariat local.

Pionnier du concept d’hypermarché en 1963[1], il est également présent dans d’autres formats de la grande distribution, essentiellement les supermarchés et le maxidiscompte (hard-discount). Hormis Carrefour, le groupe exploite d’autres enseignes, aussi bien internationales comme Champion et Dia, que locales telles GS, Supermarchés GB, Norte, Shopi ou 8 à Huit.

En 1999, l’entreprise a fusionné avec le groupe français Promodès, l’un de ses principaux concurrents, et est ainsi devenu le numéro 1 européen de la grande distribution.

Le Groupe Carrefour a publié en 2007 un chiffre d’affaires de 82,1 milliards d’euros HT. Fin 2007, il possédait 7 906 magasins en propre et 14 991 sous enseignes (en incluant les franchisés et les partenaires)[2]. Il employait près de 500 000 salariés et était le premier employeur privé de France et le dixième mondial[3].

Sommaire

[masquer]

//

Historique [modifier]

1959-1963 : Les premiers pas [modifier]

Carrefour est né d’une rencontre entre Marcel Fournier, dont la famille est propriétaire d’un grand magasin de nouveautés à Annecy et les frères Jacques et Denis Defforey, dont les familles Badin-Defforey sont propriétaires d’une maison de gros et petits succursalistes à Lagnieu dans l’Ain[4]. Marcel Fournier est piqué au vif par les intentions de l’épicier de Landerneau Edouard Leclerc, venu à Annecy à la bourse du travail en novembre 1959 pour faire part de son expérience, qui a déclaré vouloir s’implanter dans la ville. Il prend rapidement contact avec la maison Badin-Defforey pour son approvisionnement en produits alimentaires et ouvre, dès janvier 1960 une épicerie dans le petit sous-sol de son magasin de mercerie rue Vaugelas. Ce sera un franc succès mais aussi le besoin de grandir qui sera concrétisé par l’ouverture d’un supermarché, en juin 1960, au carrefour de l’Avenue Parmelan et de l’avenue André Theuriet et par une association avec les familles Badin-Defforey pour leurs participations tant en savoir-faire qu’en capitaux. Ce magasin prendra comme enseigne Carrefour du nom de l’immeuble dans lequel se trouve le magasin[5]. Il perdurera jusqu’au début des années 1970, alors que le nouvel hypermarché de l’avenue de Genève est déjà ouvert ! On y trouvera même quelques uns des premiers produits libres Carrefour. Il sera suivi au mois de mai 1963 par l’ouverture d’un second magasin à Cran-Gevrier.

C’est lors d’un séminaire de Bernardo Trujillo, le « pape de la distribution moderne », aux États-Unis, que Marcel Fournier et Denis Defforey puisent leur inspiration. Le 15 juin 1963, Carrefour met en œuvre pour la première fois le concept d’hypermarché (bien que le terme ne soit créé qu’en 1966 par le fondateur de la revue Livre-Service Actualités) en ouvrant le premier[4] dans la région parisienne à Sainte-Geneviève-des-Bois. Celui-ci regroupe les préceptes du théoricien américain : vaste choix, large place à la voiture, dramatisation du lieu de vente, bas prix… Ainsi la superficie est de 2 500 m2 et 400 places de parking. Ce concept novateur de magasin, jugé avec suspicion, se révélera en fait un succès, parce que répondant à la consommation de masse qui se développe en France. Le quatrième magasin ouvert la même année est un supermarché à Villeurbanne en plein centre ville[6] (agrandi en hypermarché plus tard) et le cinquième sera un hypermarché aux dimensions démesurées pour 1966 dans la banlieue lyonnaise à Vénissieux.

Le concept du départ : « Un homme, un terrain »…

1963-1985 : Le temps des entrepreneurs [modifier]

Les premières années, celles de la création et des pionniers est maintenant passée et c’est le développement du concept qui s’impose, toujours sous le contrôle de leurs dirigeants-actionnaires, les Deforrey-Fournier. Pendant toute cette période de forte croissance de la grande distribution, ils vont faire croître leur entreprise en s’impliquant directement dans la gestion du groupe, en ce sens on peut alors parler du temps des entrepreneurs.

Profitant de l’engouement des consommateurs pour cette nouvelle forme de commerce, l’entreprise se développe rapidement, en se finançant notamment grâce à la trésorerie engrangée entre le passage en caisse – assez rapide – et le paiement à plusieurs semaines des fournisseurs. De PME elle devient vite un petit groupe, et le 16 juin 1970, Carrefour fait son entrée à la Bourse de Paris.

Le groupe croît donc vite, ce à l’image de la grande distribution en général en France. Et bientôt des voix s’élèvent contre le développement des grandes surfaces, notamment celles des petits commerçants, alors une importante force électorale, par la voix de leur syndicat (CID-UNATI)[7]. En 1973 est donc votée la loi Royer, qui limite les ouvertures de magasins, en les faisant valider par des commissions départementales d’urbanisme commercial. Parallèlement à son développement en France, la société explore de nouveaux marchés et implante des hypermarchés en Belgique en 1969, en Espagne (Barcelone) en 1973, au Brésil en 1975 ou encore en Argentine en 1982. Un essai d’expansion de l’Allemagne (Mayence) 1977 a échoué, en dépit de l’attitude fondamentalement francophiles de la population de Mayence.

Le développement par ouverture de magasins est une chose mais Carrefour entend capitaliser sur son poids pour vendre ses propres produits, plus rentables. En 1976, il met dans ses rayons une ligne de produits dits libres, ne portant pas de marque, avec un packaging sobre et une promotion axée sur la composition avec des prix permanents. Ces produits prendront finalement la marque de distributeur Carrefour en 1985, suite à la mise sur le marché de produits concurrents sans marque par les magasins Continent respectant un cahier des charges différent et qui brouillaient l’image de ces produits. Le groupe développe par ailleurs une déclinaison de sa marque à d’autres métiers au cours des années suivantes. En 1981 est lancée la carte Pass, un moyen de paiement propre au groupe, en 1984 sont créées les Assurances Carrefour. Enfin en 1991 est créée la filiale Vacances Carrefour.

1985-1998 : D’une grosse entreprise familiale à un géant multinational [modifier]

Après un ralentissement dans la croissance du groupe au début des années 1980, en partie à cause de désaccords au sein des familles historiques, il est décidé en 1985 de nommer pour la première fois un dirigeant extérieur au groupe, Michel Bon, alors l’un des principaux responsables du Crédit agricole, un énarque dans une famille d’entrepreneurs. Il devient le PDG en 1990. Le groupe s’implante à Taïwan dès 1989 et en Grèce et en Turquie en 1991. Carrefour va alors définitivement changer de profil, d’une grosse entreprise encore familiale à une grande société française.

Jusqu’alors focalisé essentiellement sur la croissance interne, Carrefour va effectuer en 1991 deux acquisitions d’importance en l’espace de quelques mois. En mars 1991, Carrefour rachète pour 1,05 milliard de francs (160 millions d’euros) le groupe languedocien Montlaur suite à une décision du Tribunal de commerce de Montpellier[8]. Cette entreprise avait en effet précédemment déposé le bilan, suite à une gestion hasardeuse. Quelques mois plus tard, le 25 juin 1991, Carrefour déclare son intention de racheter son concurrent Euromarché (et notamment 77 hypermarchés) pour 5 milliards de francs[9], ce qu’il fera dès l’année suivante. Euromarché avait elle-même participé à ce mouvement de concentration en ayant absorbé entre 1980 et 1992 de nombreuses enseignes régionales françaises : Escale, Berthier, Sabeco, Disque Bleu, SND, GEM, Sodima[10].

Michel Bon quitte le groupe fin 1992 pour être remplacé par Daniel Bernard, qui a fait toute sa carrière dans la grande distribution jusqu’ici PDG de Metro AG, le géant allemand du secteur. Peu de temps après son arrivée, il solde les participations acquises dans Castorama et dans But, avec des plus-values respectivement de 1,9 milliards de francs et 225 millions (soit environ 290 millions € et 34 millions d’euros)[11] et met fin aux quelques diversifications du groupe pour mieux se consacrer au cœur de métier. Sous son mandat, le groupe va véritablement prendre sa dimension internationale et s’implante :

  • En 1993, en Italie et en Turquie
  • En 1994, au Mexique et en Malaisie
  • En 1995, en Chine
  • En 1996, en Thaïlande, en Corée du Sud et à Hong Kong
  • En 1997, à Singapour et en Pologne
  • En 1998, en Colombie, au Chili et en Indonésie

1998-2000 : Croissance externe [modifier]

En 1998, Carrefour rachète Comptoirs Modernes, dans lequel il détenait auparavant 22,4 % et met ainsi la main sur environ 500 supermarchés à l’enseigne Stoc. Ce faisant, Carrefour intègre le format supermarché, dans lequel il était encore très peu présent[12]. Suite à cette opération de 19 milliards de francs français (environ 2,9 milliards d’euros), le groupe français passe de la sixième à la quatrième place mondiale en devançant Metro et Sears.

Logo de Promodès

L’année suivante, en 1999, Carrefour et Promodès annoncent leur fusion pour donner naissance au premier groupe européen et au deuxième groupe mondial de distribution, après Wal-Mart, en partie par crainte d’une OPA hostile de ce groupe américain sur l’une des seules entreprises françaises du secteur dont le capital n’était pas entièrement verrouillé. À cette occasion, la famille de Paul-Louis Halley, patron de Promodès, devient le premier actionnaire du groupe avec 13 %. La société Promodis (future Promodès) a été créée en 1961 par la fusion des entreprises de deux familles normandes de grossistes dirigées par Paul-Auguste Halley et Léonor Duval-Lemonnier.

Logo de Continent

Une rationalisation des enseignes a alors été effectuée. Par exemple, les hypermarchés français Continent de Promodès vont prendre l’enseigne Carrefour. À l’inverse les supermarchés Stoc de Carrefour y deviennent des supermarchés Champion. Cette stratégie d’enseignes, illustre à la fois la prééminence dans chacun des domaines (Carrefour pour l’Hyper, Champion pour le Super) et le fait que ce soit une fusion et non l’absorption de l’un par l’autre. Dans les faits, l’intégration et l’homogénéisation des deux groupes se révèleront un peu plus difficiles que prévues.

Clin d’œil de l’histoire, Promodès avait ouvert ses premiers hypers en franchise sous l’enseigne Carrefour, avant de créer sa propre enseigne Continent. (Cora avait fait la même chose !).

2001-2004 : Un groupe dans la tourmente [modifier]

D’une part occupé et grisé par une fusion effectuée au sommet des valorisations de la distribution et d’autre part accélérant son développement à l’étranger, Carrefour n’a pas vu une menace peser sur la zone France, principale contributrice à ses résultats. Du fait de prix peu compétitifs sur le marché français, le groupe a perdu des parts de marché et donc du chiffre d’affaires et de la marge. Ainsi, le groupe publie des résultats jugés peu attrayants et perd peu à peu la confiance des marchés financiers au cours des premières années de la décennie 2000.

De fait, le groupe perd de sa valorisation boursière, au point de faire l’objet de rumeurs d’OPA par son concurrent Tesco début 2005, qui s’ajoutent aux rumeurs récurrentes d’OPA de la part de Wal-Mart, d’autant plus persistantes que le capital de Carrefour est éclaté.

En 2005, Daniel Bernard est remplacé par José Luis Duran, sous la surveillance de Luc Vandevelde, lui-même alors homme de confiance de la famille Halley.

2005- : Le recentrage [modifier]

Dès 2005, le nouveau PDG annonce la cession de nombreuses activités situées dans des pays déficitaires, peu rentables ou pour lesquelles le groupe n’a pas de puissance suffisante, en fait n’est pas dans les trois premiers. Ainsi, Carrefour va ainsi quitter le Mexique, le Japon et la République Tchèque. À l’inverse, le groupe doit se renforcer fortement dans certains pays, notamment la Chine, la Turquie ou le Brésil, où il accélère l’ouverture de nouveaux magasins. De cette manière, le groupe privilégie certains pays-cibles plutôt que disperser ses investissements.

Le 24 janvier 2007, dans une interview au Figaro, José-Luis Duran évoque l’avenir et la stratégie de Carrefour et reconnaît explorer des pistes en Russie et en Inde ainsi que ne pas envisager d’opérations financières lourdes du type du rapprochement avec Promodès. Par ailleurs, il indique que le groupe souhaite développer son offre dans de nouveaux services.

En 2005, le groupe vend ses magasins au Japon et au Mexique.

En 2006, le groupe vend ses supermarchés Champion en Chine, mais pour concentrer ses efforts sur les Hypermarchés et le hard discount.

En 2007 :

  • Le 23 avril, renforcement au Brésil avec l’acquisition pour 825 millions € du groupe Atacadeo d’hypermarchés discount (34 magasins dont 17 dans l’État de São Paulo), devenant leader de la distribution alimentaire dans le pays[13].
  • Le 28 avril, vente de la société Carrefour Corée en Corée du Sud.
  • Le 1er juin, vente des hypermarchés Carrefour en Slovaquie.
  • Le 29 juin, acquisition en Pologne de neuf hypermarchés Ahold.
  • Le 16 juillet, acquisition en Espagne de l’enseigne hard discount Tengelmann.
  • Le 27 juillet, vente des hypermarchés au Portugal, mais le groupe conserve ses magasins hard discount.
  • Le 22 août, vente pour 287 millions € des douze hypermarchés en Suisse (CA : 504 millions € en 2006, 1,1 % de part de marché, 2 500 employés).

Avec l’entrée en force au capital de Blue Capital, qui réunit la société du fonds américain Colony Capital et le groupe Arnault (10 % du capital), un vif débat stratégique naît sur l’opportunité d’externaliser ou non le patrimoine immobilier du groupe. Lors de l’assemblée générale, Inde et Russie ont été désignés comme nouvelles cibles d’implantation pour 2008[14].

Métiers du groupe [modifier]

Carrefour intervient sur une grande partie des formats de la grande distribution[15] :

Hypermarché [modifier]

15px-Searchtool-80%25 Article détaillé : Carrefour (enseigne).

Un hypermarché Carrefour à Johor Bahru en Malaisie

magnify-clip

Un hypermarché Carrefour à Johor Bahru en Malaisie

Le format hypermarché représente le cœur de métier historique du groupe et compte encore en 2006 pour près de 60 % du chiffre d’affaires total. Il est présent sur l’ensemble des pays du groupe sous l’enseigne unique Carrefour, et est représenté par plus de 1000 magasins depuis fin 2006.

Les hypermarchés du groupe sont de dimension supérieure à 3 000 m2 pour atteindre jusqu’à 23 000 m2 (Carrefour Portet-sur-Garonne, en France), ceci pour une moyenne de 8 400 m2. Ils proposent de 20 000 à 80 000 références et emploient de 250 à 750 employés. Destinés à une zone de chalandise très large, ils représentent la conception du « tout sous le même toit » ainsi que la définition initiale de la grande distribution : nombreuses places de stationnement, spectacle permanent, bas prix…

Depuis 1998, date du 35e anniversaire des hypermarchés Carrefour, est organisé chaque année une opération commerciale simultanée dans le monde entier sous le nom du Mois Carrefour. Il s’agissait alors de la première opération transnationale de l’enseigne Carrefour et mettant en œuvre à grande échelle les moyens du groupe.

Fin 2006, le nombre du millier d’unités dans le monde a été atteint, avec l’ouverture d’un hypermarché à Tongzhou en Chine[16].

Supermarché [modifier]

15px-Searchtool-80%25 Articles détaillés : Champion (supermarché), Supermarchés GB et GS.

Un supermarché Champion

magnify-clip

Un supermarché Champion

Magasins de taille inférieurs à la première catégorie, pour la plupart de moins de 2 000 m2, les supermarchés du groupe sont présents dans un nombre plus restreint de pays en Europe et en Amérique Latine. Pour le groupe, l’ancrage local et la notoriété sont déterminants pour ce type de formats, raison pour laquelle les enseignes historiques ont été conservées : c’est ainsi le cas de la marque Champion en France, de GB en Belgique, de GS en Italie, Gima et Endi en Turquie, Globi en Pologne ou de Norte en Argentine.

La marque Champion est également utilisée en Espagne, en Pologne, en Grèce ou au Brésil. Après quelques tests, les essais d’extension en Norvège et en Chine ont été abandonnés en 2005 et 2006.

Enfin, la marque Carrefour Express est en développement, pour capitaliser sur la notoriété de l’enseigne Carrefour. Des tests sont actuellement en cours en Pologne et Turquie, alors que la nouvelle marque est déjà implantée en Espagne.

En 2007, le groupe a aussi testé une nouvelle enseigne en remplacement des magasins Champion, Carrefour Market[17]. 6 supermarchés bretons expérimentent ce concept. Il a pour but de fidéliser les clients grâce à une seule marque : Carrefour; tout comme son concurrent Casino. Ce passage sous enseigne Carrefour Market des supermarchés Champion français devrait être entériné en 2008 [18].

La stratégie commerciale pour les supermarchés du groupe consiste à la fidélisation du client, la carte IRIS pour les supermarchés Champion en étant une illustration.

Maxidiscompte (hard-discount) [modifier]

Développé initialement après la Seconde Guerre mondiale par les spécialistes allemands Aldi, le format dit hard-discount a été repris par Carrefour à la fin des années 1970.

Ce créneau représente un moteur de croissance pour le groupe, les consommateurs se tournant de plus en plus vers ces magasins proposant des produits à bas prix, notamment grâce à des coûts de structure et des frais de fonctionnement plus faibles que dans les magasins classiques.

Le groupe est présent sur l’activité hard-discount via trois enseignes :

  • Dia comme enseigne internationale (en Espagne, Grèce, Turquie, Argentine et Chine)
  • les magasins Ed en France
  • les magasins Minipreço au Brésil et au Portugal.

Historiquement, l’enseigne Dia est issue de Promodès en Espagne en 1979, alors que Ed est une marque créée dans le giron de Carrefour en France en 1980.

Proximité, cash & carry et autres [modifier]

Un Shopi à Paris

magnify-clip

Un Shopi à Paris

En parallèle des principaux métiers, le groupe intervient dans les activités suivantes :

  • Proximité : il s’agit de supérettes et petits magasins, souvent franchisés à des commerçants indépendants (à 93 % en 2005). Cette activité, implantée aussi bien en centre-ville que dans les campagnes, comporte des formats variés de 50 à 900 mètres carrés. Le commerce de proximité du groupe est implanté dans quelques pays européens, à la suite de rachats de concurrents, le métier historique de Carrefour étant l’exploitation de grands formats.
En France, le groupe est présent via des enseignes Shopi (magasins de 300 à 900 m²), 8 à Huit (magasins citadins de moins de 300 m²), Marché Plus et Proxi (commerces ruraux) dont les commerçants sont franchisés au groupe Carrefour via la société Prodim. En Belgique, il s’agit des enseignes GB Express et Contact GB ; et en Italie de « Di per Di ». En Grèce le format est représenté par 5′Marinoupoulos et Smile Market.
  • Cash & carry : cette activité de vente directe aux professionnels est exercée en France sous la marque Promocash (héritée de Promodès) et en Italie avec Docks Market.
  • Services : Carrefour proposent à sa clientèle des services tels que assurances, voyages, produits financiers, spectacles. Ces services permettent de maximiser la rentabilité de ses installations. Le groupe possède également Carfuel assurant la distribution de carburant, produit d’appel classique dans la grande distribution.
  • Autres : Carrefour possède des activités de vente sur Internet dont Ooshop et Boostore.

Le groupe dans le monde [modifier]

Présence de Carrefour dans le monde (2006). Rouge : directement, Jaune : sous franchise

magnify-clip

Présence de Carrefour dans le monde (2006). Rouge : directement, Jaune : sous franchise

 

Le groupe structure ses activités en quatre zones géographiques : la France, le reste de l’Europe, l’Amérique du Sud et l’Asie.

Il est également indirectement présent sous forme de partenariat et franchise auprès d’intervenants locaux dans certains pays (Moyen-Orient, Algérie, Japon pour les plus importants).

Que ce soit sous forme de franchise ou directement, Carrefour est présent à fin 2006 dans 29 pays. Il s’est désengagé par le passé d’autres pays comme les États-Unis, ou plus récemment le Chili et le Mexique.

France France [modifier]

Carrefour Mondeville

magnify-clip

Carrefour Mondeville

La France est le marché historique ainsi que la principale source de revenus du groupe Carrefour. Du fait de son poids dans le groupe, le pays est considéré comme une des quatre zones géographiques.

L’ensemble des métiers du groupe y est représenté.

Le groupe partage avec Auchan la plupart des places du top 2007 des 100 des magasins[19] (avec 44 hypers contre 43 en 2006[20]), dont Carrefour Antibes numéro 2 de la liste avec 310 millions d’euros de chiffre d’affaires, derrière Auchan Vélizy 2. Carrefour Grenoble-Meylan est le plus rentable au mètre carré de la liste, avec 26 402 €/m² en 2006.

En France, et pour des raisons historiques, le groupe Carrefour coopère avec de nombreux franchisés ou affiliés exploitant des magasins. Ces franchisés sont pour la plupart hérités de Promodès :

  • Guyenne et Gascogne[21], premier franchisé Carrefour, est coté sur l’Eurolist d’Euronext et rentre dans la composition du CAC Mid 100.
  • Sogara est une société filiale détenue à 50 % par le groupe Carrefour et 50 % par Guyenne et Gascogne[22]. Elle est par ailleurs actionnaire minoritaire à 8,23 % dans Centro Commerciales Carrefour exploitant des magasins en Espagne.
  • Coop Atlantique est une société coopérative de consommation basée à Saintes. Son principal actif est Carcoop, une société détenue à parité avec Carrefour[23].
  • Provencia est une société franchisée du groupe Carrefour dont les magasins sont principalement situé dans l’est de la région Rhône-Alpes[24].
  • Altis est une société franchisée Carrefour détenue à parité par le groupe Carrefour[25] et le groupe espagnol Eroski[26].
  • Corema est une société dans laquelle le groupe Carrefour participe à hauteur de 26 % (2003). Il s’agit d’une filiale du groupe Sherpa spécialisé dans le format petit supermarché situé dans les stations de sport d’hiver des alpes. Le groupe livre les 84 magasins de la chaîne[27].

Le groupe a racheté deux de ses franchisés français au cours des années 2000 :

  • Labruyère Eberlé est une société filiale de Carrefour[28].
  • Hyparlo, dont Carrefour détient 36,18 % directement et une autre partie au travers de Hofidis II – la holding de contrôle du groupe dont Carrefour détient 100 % des parts depuis 2006[29] -, exploite des hypermarchés en France et en Roumanie[30].

40px-LocationEurope Europe (hors France) [modifier]

Au sein de la zone européenne, trois pays font partie en plus de la France du G4, les quatre grands pays du groupe. À savoir la Belgique, l’Espagne et l’Italie. Carrefour est en plus présent dans sept autres pays.

Belgique Belgique [modifier]

En 2000, le groupe rachète les 72,5 % de la société GB SA, entreprise alors en difficultés financières. Carrefour avait par ailleurs hérité de 27,5 % de la société de droit belge suite à la fusion avec Promodès. Le Groupe GB exploitait des hypermarchés (enseignes MAXI GB et Bigg’S Continent), des supermarchés (enseignes Super GB, Super GB Partner, Contact GB, UNIC et NOPRI), un supermarché haut de gamme sous l’enseigne ROB et des commerces de proximité GB Express[31] Ce rachat a fait l’objet d’un avis positif de la commission européenne.

Espagne Espagne [modifier]

Arrivé en Espagne en 1973[32], Carrefour est le leader de la grande distribution dans ce pays. Les magasins du groupe, créés à l’origine en partenariat 50/50 avec le groupe Radar y ont longtemps porté l’enseigne Pryca, pour PRecio Y CAlidad (prix et qualité). Carrefour reprend le contrôle total de cette entité (ainsi que de ED en France), quand le groupe Radar (ex Docks Rémois) disparaît.

La fusion de Carrefour et Promodès en 1999, s’avère le moment propice pour regrouper les magasins Pryca et Continente sous le nom unique de Carrefour.

En 2007, les magasins de hard-discount Plus sont rachetés à l’allemand Tegelmann.

Italie Italie [modifier]

Le groupe est présent dans la péninsule à travers les hypermarchés Carrefour, les supermarchés GS et les magasins de proximité Diperdi. Il possède également Docks market et Grossiper, des enseignes de cash and carry. Carrefour est le deuxième distributeur du pays et possède plus de 1 500 points de vente[33].

Autres pays européens [modifier]

  • Grèce Grèce et Chypres Chypre : Carrefour est présent en Grèce historiquement via un partenariat de Promodès avec Marinopoulos. En 2005, Carrefour Marinopoulos sert de tête de pont au rachat de la société chypriote Chris Cash&Carry.
  • 20px-Flag_of_Poland.svg Pologne : Après l’implantation de quelques hypermarchés dans les années 1990, Carrefour développe une stratégie de croissance externe en Pologne. Le 24/02/2005, le groupe Carrefour rachète 12 hypermarchés Hypernova au groupe néerlandais Ahold[34]. Début 2007, Carrefour rachète tous les magasins polonais restant du groupe Ahold, c’est-à-dire 179 supermarchés Albert et 15 hypermarchés Hypernova ce qui ferait de Carrefour le second distributeur polonais derrière Tesco[35].
  • Logo de l’enseigne Minipreço

    Portugal Portugal : Historiquement, les premiers magasins ont été ouverts en 1990 sous l’enseigne Euromarché. En 2001, le groupe portera sa participation dans Carrefour Portugal à 99 % suite au rachat des parts d’Esperito Santo Resources[36]. Carrefour était en 2004 le quatrième intervenant du marché derrière Modelo-Continente (dont il détenait une participation héritée de Promodès jusqu’en 2004), Jeronimo Martins et Os Mousqueterios (Intermarché et Ecomarché)[37]. Le groupe était présent via les hypermarchés à son nom et via l’enseigne hard-discount Minipreço. Le 27 juillet 2007, le groupe annonce la cession des activités de Carrefour Portugal au groupe Sonae, pour une valeur d’entreprise de 662 millions d’euros. Sont concernés les 12 hypermarchés Carrefour ainsi que huit stations services.[38]. Les magasins Minipreço ne sont pas concernés par la transaction.

  • Roumanie Roumanie : Le développement en Roumanie a été initié par le franchisé Hyparlo à la fin des années 2000. Suite à l’OPA de Carrefour sur Hyparlo en 2006, les magasins roumains sont intégrés dans le périmètre du groupe. Fin octobre 2007, et alors déjà gestionnaires de huit hypermarchés dans les grandes villes du sud du pays, le groupe annonce l’acquisition d’Artima, propriétaire de 21 supermarchés dans l’Ouest du pays.[39]
Le mardi 21 août 2007, Carrefour International et son partenaire à hauteur de 50 %, le groupe Maus, annonçaient la cession de Carrefour Suisse au groupe Coop pour une valeur de 470 millions de francs suisses. Carrefour Suisse qui représentait 1,1 % du marché en volume en 2006 employait environ 2 200 personnes et son chiffre d’affaire s’était élevé à 950 millions de francs cette même année[42].
  • Turquie Turquie : Carrefour s’implante en Turquie[43] en 1993 en s’alliant avec Sabanci, propriétaire de 40 % de la filiale turque du groupe français. Comme tous les partenaires de Sabanci, l’entreprise étrangère doit apposer le symbole du turc « SA », Carrefour s’y nomme donc Carrefour SA. Avant mai 2005, Carrefour disposait de 12 hypermarchés, 7 supermarchés Champion et 255 magasins de maxidiscompte Le 3 mai 2005, le groupe passe un accord avec Fiba Holdings pour prendre possession de la majorité des parts de l’enseigne Gima et de 82 % de celles de Endi ; le tout pour 100 millions d’euros. Les 126 magasins de ces deux enseignes ont réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 384 millions d’euros en 2004. Cette acquisition permet à Carrefour de se placer sur l’important marché urbain de la distribution de proximité.
  • Bulgarie Bulgarie : En 2008 sera ouvert le premier hypermarché Carrefour dans ce pays[44]. Le groupe compte y investir environ 200 millions d’euros pour l’ouverture d’une vingtaine de magasins d’ici à 2012-2014 [45]

40px-LocationSouthAmericaAmérique du Sud [modifier]

Le groupe concentre ses efforts sur les deux plus grands pays de la zone (Brésil et Argentine) et sur la Colombie, après s’être retiré du Mexique et du Chili.

  • Argentine Argentine : Carrefour entre sur le marché argentin en 1982 avec un premier hypermarché. En 2000, Carrefour Argentine se rapproche de Norte, le numéro un local qui possède 26 hypermarchés et 40 supermarchés[46]. Dans le cadre de la fusion, suite à laquelle le groupe français détiendra 51 % des parts de la nouvelle structure, Carrefour s’est engagé auprès des autorités de la concurrence à céder 8 hypers et 26 supermarchés[47]. Les supermarchés du pays ont conservé la marque Norte alors que les hypers ont adopté la marque Carrefour.
  • Brésil Brésil : Implanté au Brésil depuis 1975, le groupe Carrefour est aujourd’hui la première entreprise de distribution du pays, avec 452 magasins, dont 130 hypermarchés, 97 supermarchés, et 225 maxidiscomptes. Carrefour est présent sur le segment des hypermarchés et supermarchés (Carrefour Bairro) et sur celui du hard-discount (Dia). En 2007, le groupe à racheté le distributeur brésilien Atacadao (4 % de part de marché de l’époque)[48].
  • 20px-Flag_of_Colombia.svg Colombie : En 1998, Carrefour s’est implanté dans le pays en association avec le groupe Bavaria (à hauteur de 35 %) et Sigla (10 %) et en 2003, le groupe français a racheté les participations minoritaires[49]. Les deux premiers Exito (partenaire de Casino) et Carulla-Vivero sont en janvier 2007 en phase de rapprochement, ce qui laisserait la place de numéro deux à Carrefour avec environ 6,3 % de part de marché[50].

40px-LocationAsia_transparentAsie [modifier]

République populaire de Chine Chine [modifier]

35px-Crystal_Clear_app_fonts.svg

Cette page contient des caractères chinois.

Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation, etc.), consultez la page d’aide Unicode ou testez votre navigateur. Notez que la transcription utilisée est le pinyin.

Carrefour en Chine populaire

magnify-clip

Carrefour en Chine populaire

Carrefour possède plus de 100 hypermarchés en Chine depuis mi-2007[51] et a cédé ses supermarchés pour se concentrer sur les hypermarchés et le maxidiscompte Dia (253 magasins en novembre 2006). L’enseigne est le 1er distributeur étranger en Chine et le 5e en incluant les groupes de distribution locaux avec 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires[52]. Le groupe emploie plus de 40 000 personnes en Chine. Le nombre de clients est estimé à 188 millions. Le nom chinois de Carrefour a été transcrit à partir de la prononciation française : 家乐福 (pinyin : jiā lè fú) ce qui signifie « Bonheur de la famille ».

Autres pays asiatiques [modifier]

  • Indonésie Indonésie : Déjà présent dans ce pays avec 39 magasins, le groupe achète 75% du groupe Alfa Retailindo pour un montant de 49,3 millions d’euros[53]. Ce rachat permet de conforter sa place de leader avec 29 nouveaux magasins dont 13 à Jakarta.
  • Malaisie Malaisie : Le groupe est arrivé en 1994 sur ce marché qui compte comme autres principaux acteurs de la grande distribution : Giant, Makro, Parkson et Tesco[54].
  • Singapour Singapour : Dans un marché dominé par le format supermarché, Carrefour et ses deux hypermarchés représentent 2 % de part de marché[55].
  • Taiwan Taïwan : La part de marché du groupe était de 32 % en 2005[56].
  • 20px-Flag_of_Thailand.svg Thaïlande : Présent dans plusieurs grandes villes, forte concurrence avec Tesco, BigC (groupe Casino).

Présence sous forme de partenariat [modifier]

Carrefour Minoh Japon

magnify-clip

Carrefour Minoh Japon

Carrefour est présent dans certains pays sans pour autant contrôler les magasins directement[57].

  • Algérie Algérie. Carrefour s’est implanté en Algérie depuis le 16 janvier 2005 via un partenariat avec Ardis, une filiale du groupe Arcofina. Il est prévu d’ouvrir 18 hypermarchés dans le pays d’ici à 2012[58].
  • Japon Japon. Le groupe Carrefour a cédé ses huit magasins en mars 2005 à la société Aeon[59] qui les exploite depuis ce jour en franchise.
  • Moyen-Orient. Carrefour est implanté au Moyen-Orient en collaboration avec le groupe émirien, Majid Al Futtaim Group[60] (l’actionariat est divisé entre le groupe Majid Al Futtaim majoritaire et Carrefour), dans les Émirats arabes unis, au Qatar, en Oman, au Koweit, en Jordanie, en Égypte et en Arabie saoudite.
    . MAF Hypermarkets, la société créée par les deux partenaires est le plus important franchisé Carrefour dans le monde en terme de chiffre d’affaire et de territoire. Le partenariat couvre la totalité du Moyen-Orient, l’Iran et le Pakistan. MAF Hypermarkets dont le siège régional est basé à Dubaï, aux Émirats arabes unis comptait vingt-cinq hypermarchés en 2007.

En février 2006, dans l’affaire des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten, la société Carrefour s’est illustrée par une grande campagne de communication en Égypte, qui, en anglais et en arabe, disait : chers clients, nous exprimons notre solidarité avec la communauté islamique égyptienne. Carrefour ne vend pas de produits danois. Des panneaux équivalents ont été affichés dans la rue et dans les supermarchés des autres pays musulmans où est implantée la chaîne d’hypermarchés [61].

Activités et pays desquels Carrefour s’est retiré [modifier]

15px-Searchtool-80%25 Article détaillé : Activités abandonnées de Carrefour.

Au fil des années, le groupe Carrefour, parallèlement à son expansion, a cédé certaines activités jugées peu rentables, peu stratégiques ou encore trop éloignées de l’activité principale du groupe.

Il est possible de distinguer trois grandes phases de cessions effectuées par le groupe :

  • La première représente des essais non concluants d’ouverture à certains pays, comme l’Allemagne ou les États-Unis.
  • Une phase immédiatement postérieure à la fusion avec Promodès en 1999, où certains actifs ont du être cédés pour des raisons de concurrence. C’est le cas de certains hypermarchés français et espagnols ou encore les 42 % de détention dans Cora. Par ailleurs, un nettoyage sélectif dans le portefeuille d’activités a été effectué. Ce qui a amené les dirigeants à se séparer du Chili où Carrefour avait une position trop faible, des hypermarchés de Hong Kong ou encore de Carrefour Optique.
  • Enfin, la troisième phase et la plus importante dans l’histoire du groupe est initiée par José-Luis Duran, qui a engagé un désinvestissement dans les activités non rentables ou pour lesquelles la part de marché du groupe est trop faible, le groupe n’est pas dans les trois premières places au palmarès des distributeurs (comme le Japon, la République Tchèque ou le Mexique par exemple). En outre, certaines ventes telles les activités coréennes ont été effectuées par simple opportunité financière. Une véritable gestion financière des actifs en fonction de leur contribution au groupe a donc été opérée.

Stratégie du groupe [modifier]

La nouvelle stratégie du groupe a été publiée lors de la présentation des résultats de l’année 2005[64]par José-Luis Duran, lors de la clôture de son premier exercice en tant que PDG. Une première partie de la tâche était déjà en cours de traitement, à savoir la revente des actifs peu ou non rentables, comme vu plus haut.

Cette stratégie est celle telle que présentée, donc vendue par le groupe. Le meilleur baromètre de sa crédibilité et de sa perception par les spécialistes du secteur reste peut-être l’impact sur son cours de bourse (voir plus bas).

La stratégie du groupe repose sur une croissance rentable, conjugaison de croissance et de reconquête du client. Pour les années 2006 à 2008, l’objectif de croissance du chiffre d’affaires est de 5 à 10 % chaque année, à décomposer comme suit :

  • Ouvertures 3 à 5 %
  • Croissance à magasins comparables 1 à 3 %
  • Acquisitions 1 à 2 %

Expansion géographique (Croissance) [modifier]

Depuis la fusion avec Promodès en 2000, et ses conséquences sur la marche du groupe, Carrefour ne souhaite plus s’investir dans de grandes opérations financières, mais tend à privilégier le développement des marchés émergents, la consolidation locale et l’extension du périmètre à de nouveaux pays :

Le nombre d’ouvertures annuelles d’hypermarchés dans les pays non-G4 a doublé entre 2004 et 2006 (passant de 41 à 57)[65]. Ces pays dont la Chine, la Turquie, le Brésil et aussi l’Italie ne sont pas encore matures en terme de grande distribution et les bons emplacements sont donc encore à prendre.

Le rachat d’unités concurrentes dans les pays où Carrefour est déjà présent (acquisitions ciblées) fait également parti de la stratégie de croissance. Ces acquisitions permettent de faire immédiatement des gains de synergies (chaîne logistique, plus de volumes donc pression sur les prix des fournisseurs, coûts marketing locaux…). C’est exactement l’esprit du rachat du groupe brésilien Atacado annoncé le 23 avril 2005, et permettant au groupe de devenir numéro un au Brésil [66]. C’est également la même analyse qui a conduit à la signature du protocole d’acquisition des actifs polonais d’Ahold, annoncée en décembre 2006.

Fait assez récent, le groupe étudie son extension à de nouveaux marchés, alors que la tendance jusqu’en 2006 était à la rationalisation (Chili, Mexique, République Tchèque…). Ainsi le groupe déclare s’intéresser aux marchés russes et indiens.

Stratégie commerciale (Client) [modifier]

La croissance à périmètre comparable (même nombre de magasins) consiste à effectuer plus de chiffre d’affaires, en augmentant le panier moyen par client ou en accroissant la base de clientèle. Le groupe a ainsi identifié plusieurs pistes de développement :

  • Gain de volume / part de marché (effet de masse)
  • Plus grand choix de références et services (différentiation auprès de la concurrence)
  • Les bas prix en tant que règle de base (crédibilité auprès des clients)

Par ailleurs, le groupe tend à une convergence des enseignes et renforcement de la marque propre. Afin de capitaliser sur la notoriété de Carrefour, cette enseigne est déclinée sur de multiples formats. Ainsi 82 supermarchés ont été rebaptisés Carrefour Express en Espagne, et 34 en Carrefour Bairro au Brésil. Il en est de même pour le développement de la marque Carrefour sur les produits à forte croissance

Direction de l’entreprise [modifier]

Organisation actuelle [modifier]

Carrefour est une société anonyme à directoire et conseil de surveillance, séparant les activités de contrôle et de gestion du groupe.

Le directoire[67] est dirigé par José-Luis Duran depuis 2005 :

Nom Direction
José Luis Duran Président du directoire

Le 7 mars 2007, le groupe annonce que Robert Halley devient président du conseil de surveillance du groupe, jusqu’alors présidé par Luc Vandevelde. Ce dernier, ancien président de Marks & Spencer et Promodès, était encore quelques jours avant sa démission le représentant de la famille Halley.

Nom Observations
Robert Halley Président

Anciens présidents du directoire [modifier]

Les employés et leurs conditions de travail [modifier]

Une très vaste population, encore concentrée en Europe

Le Groupe Carrefour est très grand employeur.
Il est le onzième employeur privé mondial, le premier en France et en Grèce ainsi que le troisième au Brésil[69].
Les collaborateurs se situent à 68 % en Europe, 16 % dans les Amériques et 16 % en Asie, ce qui indique qu’environ deux collaborateurs sur trois travaillent en Europe et un sur trois dans le reste du monde.

Bilan social

Il est difficile d’obtenir des informations sociales sur un groupe de plusieurs établissements, disposant de nombreuses enseignes et filiales et basé dans des pays aux marchés de l’emploi très disparates. Le bilan social de la principale unité du groupe, à savoir Carrefour Hypermarchés SAS donne des indications. Par exemple, celui de l’année 2006[70] indique que :

  • L’ancienneté moyenne est de 9 ans et l’âge moyen est de 35 ans pour un total de 57 843 salariés dont 207 travailleurs handicapés, soit +1 % par rapport à l’année précédente
  • 26 423 embauches ont été effectuées dont 8 313 en CDI
  • La rémunération moyenne est de 2 325 € pour les hommes et 1 806 € pour les femmes
  • Les démissions ont régressé de 2 %, les licenciements de 8 % et le taux d’absentéisme de 5 %
  • Il y a eu 6 464 accidents de travail, dont 48 % en manutention.

Salaires

D’après le rapport financier 2006 du groupe, les frais de personnel représentent 7 515 millions d’euros soit une part stable 9,6 % du chiffre d’affaires hors taxe ou encore une moyenne d’environ 16 500 euros par employé et par an, charges sociales et avantages compris.
Ce dernier chiffre est néanmoins peu exploitable du fait de la disparité des niveaux de vie des pays où le groupe se trouve.

Un employeur réputé dur avec certaines concessions en retour [modifier]

Le Groupe Carrefour est reconnu comme un employeur dur sur les conditions de travail de ses employés par exemple en ce qui concerne les horaires, tels que le temps partiel des caissières ou bien les résultats tels que ceux demandés aux chefs de rayons, comme le démontre l’ouvrage de Grégoire Philonenko, ouvrage qui a eu une forte couverture médiatique en 1997 (voir bibliographie).
En outre, il a été reproché au groupe une surveillance trop active et parfois proche de l’espionnage de ses employés[71], voire de s’en servir comme motif de licienciement[72].

L’enseigne Carrefour en France a été longtemps reconnue comme assurant à ses collaborateurs une meilleure rémunération que ne le faisait ses concurrents[11] et parfois même meilleure qu’ailleurs au sein du groupe (Champion, ex-Euromarché, établissements Sogara).
Afin de préserver la paix sociale, Carrefour a privilégié historiquement le syndicat Force Ouvrière à la CFDT et à la CGT[11].
Parmi ses grands principes, en particulier pour attirer et de fidèliser ses collaborateurs, le Group Carrefour entend effectuer des initiatives auprès des jeunes (ouverture de 2 200 postes d’apprentis dans les hypermarchés français), respecter la diversité (Signature d’une charte de la diversité en 2004, 7 333 personnes handicapées employées dans le monde à fin 2006, partenariat avec l’agence pour l’emploi de Madrid) et adopter des formations propres à chaque pays (Académie Chopin pour la formation des futurs directeurs en Pologne, programme de sensibilisation aux règles éthiques en Turquie).

Néanmoins, les magasins Carrefour n’ont pas été épargné par la journée nationale d’action dans la grande distribution du 1er février 2008, à l’appel de plusieurs syndicats, et en plein débat national sur la baisse du pouvoir d’achat. L’hypermarché Carrefour Grand Littoral est même devenu un symbole de ces revendications essentiellement portées sur les négocations salariales de la branche : Le magasin est en effet resté bloqué 11 jours par ses employés. [73]

Données financières [modifier]

Indicateurs clés [modifier]

Nombre de magasins [modifier]

Le nombre de magasins à fin 2007 est le suivant :

  • hypermarchés : 1 163 magasins (dont 77 franchisés) sous l’enseigne Carrefour ;
  • supermarchés : 2 708 magasins (dont 1006 franchisés) sous les enseignes Champion, Carrefour Express, Carrefour Market, Norte, GS, GB, Globi et Gima ;
  • magasins maxidiscomptes : 6 166 magasins (dont 1 343 franchisés) sous les enseignes Ed, Dia et Minipreço ;
  • autres : 4 800 magasins de proximité (Shopi, Marché Plus, 8 à Huit, Sherpa, GB Express, Contact GB, 5′ Marinopoulos, Di per Di, Smile Market), 154 magasins de gros (Promocash, Docks Market et Grossiper) et des sites de commerce en ligne Ooshop et Boostore.

Chiffre d’affaires [modifier]

Le chiffre d’affaires 2007 de 82,1 milliards d’euros HT s’est réparti comme suit : 45,8 % en France, 37,5 % dans le reste de l’Europe, 10 % en Amérique et 6,7 % en Asie. Ce sont ces deux dernières zones qui ont cru le plus fortement sur l’année (respectivement +38% et +17.3% en ventes HT)

Le CA par type de magasins se répartit comme suit à fin 2007 : hypermarchés (60 %), supermarchés (17,4 %), magasins maxidiscomptes (9,2 %), autres (13,4 %) : La part des hypers augmente d’un point en un an, au détriment des activités autres.

Rentabilité [modifier]

La marge opérationnelle 2007 des activités du groupe est de 4 % du chiffre d’affaires contre 4,1 % en 2007 (contre 5,7 % en 2006 pour son concurrent Tesco, l’un des plus rentables du secteur).

Au cours de la présentation des résultats 2006, la direction avait annoncé toutefois vouloir privilégier le chiffre d’affaires à la marge au cours de l’année à suivre. En 2008, toutefois, le résultat opérationnel devrait selon le groupe augmenter plus vite que les ventes.

Endettement [modifier]

Au 31 décembre 2007, l’endettement net du groupe atteignait 7 357 millions d’euros, soit 63 % de ses fonds propres.

Ce ratio – entre autres – est utilisé par les analystes financiers et les agences de notation financière pour juger de la solvabiité d’une entreprise. Il correspond simplement à la dette nette (dette moins trésorerie disponible) divisée par les capitaux propres. Il est communément admis qu’un ratio de 100 % est un plafond à ne pas dépasser pour la plupart des entreprises.

Pour comparaison et pour illustrer la diminution de l’endettement du groupe, le ratio était de 123 % en 2000[74]. En effet, à partir de cette dernière date, la politique gourmande en capitaux de grosses acquisitions a pris fin, et l’autofinancement à depuis toujours été supérieur aux investissements. En outre, les cessions ultérieures ont rapportés de la trésorerie au groupe, diminuant plus encore la dette nette. Par ailleurs, la diminution a été 481 millions d’euros par rapport à 2005.

En 2007, le gearing augmente de trois points, ce qui est du essentiellement aux acquisitions effectuées sur l’année.

Données historiques sur les principaux indicateurs économiques [modifier]

Tableau de synthèse [modifier]

Années 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Chiffre d’affaires 68 728 70 486 72 668 74 497 77 901 82 148
Résultat d’exploitation 3 025 3 251 3 234 3 175 3 274 3 291
Résultat net 1 539 1 738 1 509 1 582 2 269 2 299
Capitaux propres 7 546 7 380 7 586 9 386 10 503 11 770
Endettement net[75] 9 021 7 892 6 794 6 790 6 309 7 357

Évolution du chiffre d’affaires [modifier]

Chiffre d’affaires publiés (hors taxe[76], en Milliards d’euros) :

f9a26bac0d43412640bcc521a498c9bf

Le saut de chiffre d’affaires est évident en 1991, 1999, 2000 et 2001, quatre années liées à une politique de croissance externe :

  • 1991 : impact des rachats de Montlaur et Euromarché
  • 1999 : impact en année pleine du rachat de Comptoirs Modernes
  • 2000 : impact de la fusion avec Promodès.
  • 2001 : impact du rachat en 2000 des activités belges et italiennes.

Données boursières [modifier]

Carrefour est coté à la bourse de Paris depuis 1970 (code ISIN = FR0000120172) et entre dans la composition de l’indice CAC 40.

Le 7 mars 2007, Colony Capital et Groupe Arnault, réunis dans la structure Blue Capital, annoncent avoir acquis 9,1 % du capital de la société, auquel s’ajoute 0,7 % acquis de concert par Axon Capital. Ils se sont engagés à ne pas dépasser la barre des 20 % du capital d’ici au 30 juin 2008, sauf cession des parts de la famille Halley[77].

Au 7 mars 2007, le capital de la société composé de 704,9 millions de titres était réparti comme suit :

  • Flottant 74,59 %
  • Famille Halley 13,03 %
  • Blue Capital 10,7 %
  • Salariés 1,41 %
  • Axon Capital 0,74 %
  • Autocontrôle 0,14 %

Le 5 mars 2008, La famille Halley annonce mettre fin à leur action de concert au sein du capital du groupe. Le bloc d’actions va donc disparaître à l’issu de l’assemblée générale du 15 avril 2008, et de fait les droits de vote double vont être perdus.[78]

Cours de l’action Carrefour à la bourse de Paris de 1989 à 2007, (cours de clôture en euros, retraités historiquement des opérations sur titres. Source des données financières : fininfo.fr)

magnify-clip

Cours de l’action Carrefour à la bourse de Paris de 1989 à 2007,
(cours de clôture en euros, retraités historiquement des opérations sur titres.
Source des données financières : fininfo.fr)

Le graphique ci-contre permet de distinguer quatre grandes phases de la vie boursière de Carrefour depuis 1989, qui reflètent assez bien les phases historiques de la société :

  • 1989-1997 : Le titre suit la croissance intrinsèque de la société et est bien valorisé par les marchés du fait de la récurrence de ses bons résultats et perspectives. Ce jusqu’aux résultats semestriels 1997 jugés décevants par les analystes financiers[79]. Cette baisse va être de plus accélérée sur la fin de l’année par la crise asiatique.
  • 1998-2000 : Le titre croit très fortement du fait d’un bon accueil de l’opération de fusion avec Promodès, d’une très forte valorisation des sociétés de grande distribution à la fin des années 1990, et d’une forte valorisation de la bourse en général.
  • 2000-2003 : Le titre subit la conjonction de la chute du CAC 40 et de la forte déception des marchés par rapport aux résultats de la fusion.
  • 2004-2007 : Le groupe est valorisé à moins de la moitié de sa valeur de 2000, ce qui entraînera le départ de Daniel Bernard et les marchés restent attentistes face aux actions du nouveau directoire. Le titre commence une remontée fin 2006, en partie sur des spéculations de prise de contrôle.

Carrefour et la chaîne de partage de valeur [modifier]

D’après le rapport de développement durable 2006 du groupe, audité et certifié[80], l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 77 901 millions d’euros ainsi 43 millions d’euros de résultat financier et 1 043 millions d’euros de redevances de franchisés, de locations et autres revenus. Soit un total de 78 987 millions d’euros de rentrées.

Le groupe les redistribue de la manière suivante[81] :

  • 66 085 millions d’euros à ses fournisseurs. Pour une entreprise de commerce, il est normal que la grande majorité de ses coûts soient dus aux achats de marchandises destinées à être revendues.
Comme tous les groupes de grande distribution, Carrefour a la réputation d’être dur voire extrêmement dur avec ses fournisseurs. Pour obtenir les prix les plus bas, les achats sont regroupés au sein de centrale d’achat, où des acheteurs aguerris ont de multiples techniques pour faire baisser les prix de la part de leur fournisseurs. Ce à quoi s’ajoute des demandes régulières de marges arrières participations aux frais de référencement, de catalogue, de publicité, de mise à disposition de personnel ou d’espace magasin, de participations aux évènements commerciaux et agrandissement[82]. Ce qui parfois a pu amener à certains abus[83].
Le prix des marchandises et services vendues est une chose, mais la qualité des partenaires et leur respect en est une autre. La tendance au développement durable, plusieurs critiques émises contre certaines entreprises du fait de la condition de travail de leurs salariés et sous-traitants, une image médiocre de la grande distribution avec ses fournisseurs, ont poussé le groupe a remplir quelques engagements.
Ainsi le groupe s’assure également d’un approvisionnement local ; ou encore le groupe entend favoriser les PME – qui représentent selon les chiffres du groupe 80 % de la production des produits Carrefour- , à l’aide de clubs fournisseurs ou encore d’aides à l’export. Mais aussi depuis 1997, Carrefour collabore avec la Fédération internationale des droits de l’homme afin de s’assurer de ne pas encourager le travail forcé ou l’esclavage notamment, et met en place des audits réguliers.
Suite à ces derniers efforts, des organismes tels que le collectif De l’éthique sur l’étiquette[84] reconnaissent les efforts fait par Carrefour dans le domaine de l’éthique, tout en considérant qu’il reste des questions en suspens, tels les fournisseurs du Bangladesh[85].

  • 431 millions d’euros de charge financières (banques, institutions financières).
  • 1 310 millions d’euros de taxes et impôts.
  • 7 515 millions d’euros aux collaborateurs (voir plus haut, Carrefour et ses collaborateurs)
  • 814 millions d’euros aux actionnaires sous forme de dividendes. À noter que le résultat annuel part du groupe était de 2 267 millions d’euros en 2006, ce qui signifie que 36 % des gains net de l’année ont été reversés aux actionnaires cette année-là, le reste étant donc conservé en capitaux propres pour le développement ultérieur du groupe.

Controverses et polémiques sur Carrefour [modifier]

En avril 2005, le PDG Daniel Bernard a quitté le groupe après avoir obtenu une enveloppe pouvant s’élever jusqu’à 38 millions d’euros, correspondant notamment au paiement d’une retraite dite « chapeau »[86]. Ce qui crée un débat sur la rémunération des dirigeants des grands groupes[87].

Une enquête judiciaire avait été ouverte par le juge Courroye suite à des soupçons de délits d’initié révélés par la COB suite au rapprochement Carrefour-Promodès[88]. Une ordonnance de non-lieu a finalement été rendu le 22 décembre 2005 par le même juge[89].

Face au fort développement de la grande distribution et son impact sur le petit commerce, les lois Royer de 1973 et Raffarin du 5 juillet 1996 ont été instaurées, afin d’encadrer les ouvertures et agrandissements de magasins . Si la critique touchait la grande distribution en général, Carrefour en tant qu’un des principaux acteurs du marché était concerné au premier chef[7].

D’autres critiques se sont faites entendre en 2004 à propos de la hausse des prix, et toujours relayées par les pouvoirs publics français. Celles-ci ont montré du doigt les grandes surfaces et notamment sur le principe des marges arrières[90]. À l’inverse et parfois en contradiction avec l’argument précédent, il a été reproché aux enseignes de grande distribution d’être particulièrement dur avec leur fournisseurs pour obtenir les prix les plus bas, et notamment avec les PME aux reins moins solides.

Comme le secteur en général, il est reproché à Carrefour une politique sociale assez rude. Des ouvrages témoignent de l’envers du décor[91].

Par ailleurs, le secteur de la grande distribution dans son ensemble a été maintes fois montré du doigt pour des faits de corruption. Ce fut notamment le cas dans les années 1970 en France, lorsque le secteur se développait très rapidement, pour obtenir au plus vite les permis de construire des élus locaux, et des commissions départementales d’urbanisme commercial (CDUC)[92].

En juin 2007, le groupe a été condamné par le tribunal d’Évry à 2 millions d’euros d’amende pour publicités mensongères, reventes à pertes et pour contrats de marges arrières jugés imprécis[93]. Le groupe a fait appel de cette décision et met en avant la « pression amicale » du gouvernement sur les prix, à l’époque des faits.

Le 20 décembre 2007, le conseil de la concurrence français a infligé une amende de 27,4 millions d’euros aux Hypermarchés Carrefour pour entente sur les prix des jouets. Sept autres sociétés ont également été punies. Le groupe a fait appel[94]

Historique et analyse du logotype et du nom [modifier]

Logo actuel des grandes surfaces

magnify-clip

Logo actuel des grandes surfaces

Logo actuel du groupe (2007)

magnify-clip

Logo actuel du groupe (2007)

Le logotype de cette chaîne a été construit sur l’initiale du mot Carrefour, la lettre C traitée en blanc, mise au milieu d’un losange, rouge à gauche, bleu à droite et filets noirs en haut et en bas. Ce logo figurait peint, le losange nettement visible sur les portes du premier supermarché Carrefour (550 m2), à Annecy. Pour l’anecdote ce supermarché, revendu depuis à Casino, se situait justement à un carrefour, l’origine de l’enseigne venant de là, selon toute vraisemblance.

Rapidement, les filets noirs ont disparu laissant le « C » moins visible, quasiment subliminal. Le logo est, depuis, plus difficile à décoder, mais cela fait sa particularité et en se sens, lui apporte une dimension supplémentaire. En effet, peu de gens voient le « C » écrit en blanc, couleur signalétique habituelle du fond, mais la plupart l’interprètent comme une flèche en 2 morceaux car, mis à part sur certains produits, il est rare de voir le logotype sur un fond d’une autre couleur que le blanc. Une fois que l’œil voit le « C », il est difficile de voir autre chose, comme dans le logo de la marque FedEx, où une flèche apparaît en blanc entre le « E » et « X », symbolisant l’envoi, la rapidité. Ou, dans un registre plus artistique, le fameux Nu du crâne de Dalí, où plusieurs femmes nues prennent une pose qui représente un crâne humain.

Depuis, le logo n’a guère évolué hormis l’adjonction récente d’un léger dégradé lumineux horizontal, l’arrondissement très fin des arêtes et le mot Carrefour passé du bleu au noir qui donnent un aspect moins discount à l’enseigne.

Dans la version institutionnelle du logotype du groupe Carrefour, la partie gauche du losange est passée du rouge au bleu ciel, donnant au logotype un aspect moins discount. Le changement typographique va également dans ce sens : la police de caractère, grasse et de type serif dans le logotype des grandes surfaces, c’est-à-dire avec des empattements, a légèrement évolué en les perdant, devenant ainsi plus clair, plus sobre. La majuscule de la première lettre a également disparu, ce qui donne un aspect plus connivent au visuel, aspect conforté par les angles des arrêtes ici aussi très légèrement arrondis.

Marques de distributeur [modifier]

Depuis 1976 et les premiers produits libres, Carrefour a développé des marques de distributeur au sein des diverses enseignes du groupe. Depuis, l’offre a été segmentée et diversifiée :

  • Produits Carrefour : la marque de distributeur des hypers du groupe
  • Carrefour Agir : une déclinaison de produits bio, nutrition ou solidaires.
  • Carrefour Sélection : produits haut de gamme
  • Reflets de France : produits du terroir. Le concept s’est développé dans de nombreux autres pays dont en Espagne (De Nuestra Tierra), en Italie (Terre d’Italia), en Belgique (Souvenirs du Terroir) et en Colombie (Tierra de Colombia).
  • N°1 : produits premiers prix, destinés à concurrencer l’offre des hard-discounters.
  • Filière Qualité Carrefour qui devient en 2007 Engagement Qualité Carrefour

Par ailleurs, le groupe possède sa propre marque de textile (Tex), d’électroménager et produits bruns (Firstline), de vélos (Topbike) ou de tondeuses (Greencut).

Les produits cités plus hauts sont des émanations de l’enseigne Carrefour. Certains se retrouvent par ailleurs dans d’autres enseignes du groupe, ce qui permet des synergies : c’est ainsi le cas des produits Reflets de France qui se retrouvent dans l’ensemble des magasins français.

D’autres produits non estampillés Carrefour existent, tels les produits Champion. Enfin, les magasins hard-discount ont leur propre filière sous la marque ombrelle de produits Dia.

Principaux concurrents [modifier]

  • Un magasin Wal-Mart

    magnify-clip

    Un magasin Wal-Mart

    Wal-Mart, une société américaine, est le numéro un mondial de la distribution toutefois elle exerce principalement au États-Unis et au Mexique. En Europe, Wal Mart est présent au Royaume-Uni via ASDA et s’est retiré du marché allemand. Il existe quelques marchés sur lesquelles la concurrence avec Carrefour est réelle, notamment le Brésil et surtout la Chine.

  • Tesco est l’un des principaux distributeur européen avec Carrefour et adopte comme lui une forte présence à l’international. Son marché historique est le Royaume-Uni, où il est leader. Tesco est en concurrence frontale avec Carrefour en Chine, en Thaïlande, en Malaisie, en Turquie et en Pologne.

Un Auchan en Pologne

magnify-clip

Un Auchan en Pologne

  • Auchan, le groupe français est non seulement un fort compétiteur en France, mais est également présent dans de nombreux pays dans le monde (Espagne sous l’enseigne Alcampo, Italie, Chine, Maroc ou encore Russie, pour ne citer que les plus importants)
  • Metro AG, un distributeur de nationalité allemande surtout présent sur le marché de gros aux professionnels (cash & carry). Il est présent dans les supermarchés via Extra et les hypermarchés à l’enseigne Real, en Allemagne et en Europe de l’Est.
  • Ahold, un distributeur néerlandais, s’était fortement développé à l’international. Suite à un scandale financier, son marché s’est fortement restreint à ses bases aux Pays-Bas et aux États-Unis.

Dans la plupart des pays où il est présent, Carrefour fait face à une concurrence locale. En France, son marché historique, ses principaux concurrents sont Auchan, Casino, E.Leclerc, Les Mousquetaires, Système U et Cora (Louis Delhaize). Les trois premiers cités sont également fortement présents hors de France.

Notes et références [modifier]

  1. D’après l’encyclopédie de la grande distribution Distripedie, 16/04/2007 [lire en ligne]
  2. Résultats 2007 publiés
  3. Communiqué de presse Carrefour du 28 février 2008
  4. ab Hugues Joublin, L’aventure du premier hyper, L’Expansion, 06/05/1993 [lire en ligne]
  5. Hélène Vermarre, Et le « commerce moderne » fut, Le Dauphiné, 07/09/2005, p.20 [lire en ligne]
  6. Jean-François Berlanger, Rhône-Alpes/Villeurbanne : Cure de rajeunissement pour Carrefour, Points de vente, n°1007, 3/09/2007, p.34
  7. ab Étude sous l’égide de l’École Normale Supérieure intitulée les soldes de la loi Raffarin, page 15
  8. Le raid de Carrefour, L’Humanité, 26/03/1991 [lire en ligne]
  9. (en)Reuters, Company news : Carrefour of France To Buy Euromarche, New York Times, 25/06/1991 [e lire en ligne]
  10. 1968-1992 Ci git Euromarché, Linéaires, n°59, avril 1992
  11. abc La Vérité sur Carrefour, l’épicier planétaire aux 2 millions de clients par jour, voir bibliographie
  12. Article issu de la Tribune du 31 août 1998
  13. Groupe Carrefour, Le groupe Carrefour annonce une acquisition majeur au Brésil, www.carrefour.com, 23/04/2007 [lire en ligne]
  14. www.journaldunet.com
  15. Les descriptions des métiers sont issues des rapports annuels du groupe Carrefour et du site internet institutionnel Carrefour.com
  16. Le figaro – En Chine, Carrefour ouvre son 1000e hyper
  17. Lineaires.com – Article « Carrefour market à l’heure des derniers préparatifs »
  18. Quentin Domart, L’Expansion – Article « Carrefour se met en ordre de marges »
  19. http://www.ouest-france.fr/Carrefour-et-Auchan-trustent-les-plus-gros-hypers/re/ofdernmin/_-579254–BKN—-_actu.html Depeche de Ouest France du 4 mars 2008]
  20. Tract CFDT page 7 reprenant le classement Lineaires 2006
  21. Voir le site de Guyenne et Gascogne
  22. Voir le site de Guyenne et Gascogne Présentation/Profil
  23. Voir le site de Coopérative Atlantique, à la page capital
  24. Voir le site de Provencia.
  25. Voir document AMF, Groupe Carrefour : Actualisation du document de référence 2005, 09/11/2006. Voir p.30. Pourcentage d’intérêt retenu en consolidation [lire en ligne]
  26. Activité au 30/9/2006 : un rythme de commande en forte croissance , www.ses-esl.fr, 21/11/2006 [lire en ligne]
  27. Coup d’œil : un sherpa au carrefour, www.Brefonline.com, n°1462, avril 2003 [lire en ligne]
  28. Voir un article sur le co-dirigeant Vincent Labruyère et la résolution n°3 p.8 de fusion avec le groupe Carrefour [pdf] du 27 avril 2004.
  29. Voir document AMF, « Groupe Carrefour : Actualisation du document de référence 2005 » [pdf], 9 décembre 2006. Voir p.11.
  30. Voir le site de Hyparlo et le rachat des parts de la famille Arlot [pdf] par Carrefour en 2006.
  31. Décision de la Commission des Communautés Européennes du 28/09/2000[pdf]
  32. Christelle Magaud, Le nouveau temple européen de la distribution, Points de vente, 29/10/2007, n°1011, p.36
  33. Site Carrefour Italia
  34. Carrefour a finalisé l’acquisition de 12 hypermarchés Hypernova à Ahold[pdf], www.carrefour.com, 24 février 2005
  35. Carrefour se renforce en Pologne, Rayon Boissons, janvier 2007
  36. Histoire du groupe sur le site Carrefour.pt (en portugais)
  37. Source fiche de marché Ubifrance
  38. Carrefour cède ses activités portuguaises à Sonae, dépêche Reuters reprise sur Boursorama
  39. Communiqué du rachat d’Artima publié le 29 octobre 2007
  40. Historique de Maus Frères SA
  41. PME magazine ; Top 2006, Les plus grandes entreprises en Suisse
  42. La Tribune.fr 21 août 2008
  43. Dans la répartition géographique de ses activités, Carrefour classe la Turquie en Europe
  44. Reuters, Carrefour investit 82 millions d’euros en Bulgarie, Libération, 18 juillet 2006
  45. Article reprenant une interview du président de Carrefour Grèce sur les implantations en Bulgarie
  46. historique de Carrefour en Argentine sur carrefour.com.ar (en espagnol)
  47. Communiqué de presse Carrefour du 11 avril 2001
  48. Carrefour se renforce au Brésil, La Tribune, 23 avril 2007
  49. fiche de synthèse de la mission économique de l’ambassade de France en Colombie[pdf]
  50. Article du journal LSA du 16 janvier 2007
  51. Article issu du magazine LSA
  52. Le succès de Carrefour en Chine, site internet radio86
  53. Article de la Tribune du 20 janvier 2008
  54. Source fiche marché Ubrifrance « La distribution en Malasie »
  55. Fiche de synthèse distribution de la mission économique de l’ambassade de France à Singapour, datée du 20 février 2005[pdf]
  56. fiche marché Ubifrance Distribution à Taïwan
  57. Liste des pays franchisés et partenaires Source site internet Carrefour.com
  58. http://www.algerie-dz.com/article4550.html], Algerie-dz.com26 mars 2006
  59. Voir le communiqué carrefour concernant la cession de huit magasins japonais cédé à la société Aeon [pdf].
  60. Voir le site (en) Carrefour UAE et de (en) Majid al futtaim Group.
  61. [1], [2], [3]
  62. Groupe Louis Wane, Groupe Louis Wane – Dossier de présentation, www.etudiant-entreprise.pf, 08/10/2006 [[lire en ligne]
  63. Site UTIC.com.tn
  64. http://www.carrefour.com/docroot/groupe/C4com/Pieces_jointes/CA/presAR2005fr.pdf[pdf]
  65. Rapport annuel Carrefour 2006[pdf]
  66. Le Groupe Carrefour annonce une acquisition majeure au Brésil : voir Atacadao_FR.pdf[pdf]
  67. Le directoire – Groupe Carrefour
  68. Florent Vacheret, Denis Defforey : « Je ne crois absolument pas à la nécessité de grossir », www.Linéaire.com, 5 janvier 2004
  69. Information issue du rapport annuel 2006, page 40
  70. Compte rendu succinct du CCE Carrefour hyper SAS[pdf], juin 2007, page 4
  71. Voir le site bigbrothersawards
  72. Article issu de l’Humanité du 20/01/2006
  73. http://afp.google.com/article/ALeqM5jJBzFt-gQzyTqXAXlwx5oH-Y62PQ Dépeche AFP du 12 février 2008
  74. Rapport annuel Carrefour 2006[pdf]
  75. hors impacts IFRS 32-39 en 2004 et en deçà. Cette norme, impactant la dette des entreprises, ayant été mise en place en 2005.
  76. Le chiffre d’affaires commercial, correspondant aux facturations lors des passages en caisse, inclut la TVA et est donc supérieur au chiffre d’affaires hors taxe
  77. Arnault et Colony s’engagent à ne pas monter au delà de 20 % de Carrefour d’ici mi-2008 sauf si…, La Tribune, 23 mars 2007
  78. Depeche du 5 mars 2008 sur le site Boursorama.com
  79. Voir l’article du 5 septembre 1997 dans La Tribune Carrefour plonge de 7,4 %
  80. Rapport de développement durable 2006][pdf], page 41
  81. 1 379 restent non redistribué (78987 – 66085 – 431 – 1310 – 7515 – 2267) mais il est à noter que certains impacts résultats telles que les dotations et reprises d’amortissement par exemple ne peuvent être pris en compte
  82. Lire l’article du Monde Diplomatique du 20 décembre 2002 Racket dans la grande distribution « à la française »
  83. [4] Carrefour condamné pour trafic de main d’œuvre, un article du Nouvel Observateur du 26 juin 2006
  84. Éthique sur l’étiquette satisfait des engagements de Éthique sur l’étiquette satisfait des engagements de Carrefour
  85. Bangladesh, Carrefour doit mieux faire[pdf]
  86. voir l’article Daniel Bernard : la retraite à 38 millions d’euros dans le Nouvel Observateur du 21 avril 2005
  87. Enquête sur les patrons millionnaires, article de l’Express du 2 mai 2005
  88. Article de l’Express du 16 novembre 2000
  89. Non-lieu dans le dossier Carrefour-Promodès, article de la Tribune du 10 janvier 2005.
  90. Communiqué du Ministère de l’Économie et des Finances du 3 juin 2004
  91. (fr) Grégoire Philonenko, Véronique Guienne, Au Carrefour de l’exploitation, Éditions Desclée
  92. De nouveaux ouvrages parlent de ce sujet sensible dont La grande distribution, enquête sur une corruption française de Bothorel et Philippe Sassier. Voir également Chapitre V intitulé Quand il faut se salir des mains dans l’ouvrage de Sylvain Courage, déjà cité en bibliographie
  93. Article de Libération du 26 juin 2006 reprenant une dépêche Reuters
  94. Carrefour lourdement sanctionné pour entente sur les prix des jouets

Bibliographie [modifier]

30px-Nuvola_apps_ksig_horizonta : Source utilisée pour la rédaction de l’article

  • F. Carluer-Lossouarn, L’Aventure des premiers supermarchés, un livre Linéaires, 2006
  • (fr) Christian Lhermie, Carrefour ou l’invention de l’hypermarché, 2e édition, Editions Vuibert, 2003 (ISBN 2711778142)
  • (fr) Sylvain Courage, La Vérité sur Carrefour l’épicier planétaire aux 2 millions de clients par jour, Editions Assouline, 1999 (ISBN 2843231108) 30px-Nuvola_apps_ksig_horizonta
  • (fr) Claude Sordet, Jean-François Wantz, Paul-Louis Halley – De Promodès à Carrefour, Éditions VM, Octobre 2004 (ISBN 270813227X)
  • (fr) Grégoire Philonenko, Véronique Guienne Au Carrefour de l’exploitation, Éditions Desclée, 1998 (ISBN 2220040704)

Voir aussi [modifier]

Articles connexes

Accueil

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Groupe Carrefour.

Liens externes

 

28px-Factory.svgPortail des entreprises 36px-Flag_of_France.svgPortail de la France

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Carrefour »

Catégories : Société cotée à l’Euronext | Article de qualité | Entreprise du CAC 40 | Entreprise de l’Euronext 100 | Entreprise de grande distribution française | Entreprise des Hauts-de-Seine | Entreprise fondée en 1959

Wikimedia Foundation

if (window.runOnloadHook) runOnloadHook();

Publié dans : Economie | le 28 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

En savoir plus sur les hypers….instructif….

 

Promodès

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Aller à : Navigation, Rechercher

Promodes.gif

Logo de Promodès

Repères historiques
Création : 1961
Disparition : 1999
Fondateur(s) : Paul-Auguste Halley (Fondateur), Paul-Louis Halley (Ancien PDG), Robert Halley (Ancien DG)
Fiche d’identité
Forme juridique : Société anonyme
Siège social : Mondeville
Activité(s) : Grande Distribution
Produit(s) : Reflets de France
Filiale(s) : Continent, Champion, Shopi, Ed

dernière mise à jour : ???

v · d · m

Promodès est un ancien groupe français de grande distribution. Il appartenait à 56% à la Famille Halley.

Paul-Auguste Halley, au départ simple épicier dans la Manche dans les années 1950 a l’idée d’importer le concept de supermarchés en France.

Avec ses deux fils, Paul-Louis et Robert, il crée le groupe Promodis (futur Promodès) en 1961 à Caen Calvados en réunissant plusieurs familles normandes de grossistes : les Halley, les Duval-Lemonnier ainsi que les Marette.

A partir des années 1960, le groupe se développe rapidement en Europe et à l’international : en Belgique en 1969, en Espagne en 1973 et au Brésil en 1975.

Le groupe prospère grâce à de nombreux rachats, à ses nombreuses implantations et ses nombreux formats de distribution complémentaires :

Dans les années 1990, à l’instar de ses concurrents, Promodès lance de nombreux produits MDD et innove en créant sa marque alimentaire « haut de gamme », Reflets de France, qui sera déclinée dans ses hypermarchés et supermarchés européens. Promodès parvient également à construire ses derniers grands hypermarchés en France, notamment « Mondeville 2« , près de son siège social, ou encore le Continent de Marseille Grand Littoral qui avec ses deux étages devient le plus grand magasin du groupe de l’Hexagone.

En 1996, après avoir revendu les Continent allemands issus de la chaine Plaza rachetée en 1990, le groupe reprend la centaine de magasins Félix Potin, et tente sans succès une OPA sur le groupe Casino. La même année, Promodès rachète le groupe Catteau à Tesco et retrocédera une partie de ses magasins Cédico à Erteco (Ed), une filiale de Carrefour. Il se développe par ailleurs en Argentine avec le rachat des supermarchés Norte, et au Portugal avec la chaîne discount Minipreço.

Fusion avec Carrefour [modifier]

En 1999, Paul-Louis Halley annonce la fusion entre les groupes Promodès et Carrefour faisant de Carrefour le premier groupe de distribution en Europe, le deuxième dans le monde, après Wal-Mart. Luc Vandevelde, dauphin désigné pour reprendre les rennes du groupe le quitte pour diriger le distributeur britannique Marks & Spencer, en grande difficulté.

Après un échange d’actions à la suite duquel la famille Halley devient le premier actionnaire du nouveau groupe, il s’ensuit une rationalisation des enseignes. Carrefour s’impose sur Continent (ancienne enseigne des hypermarchés Promodès) qui disparaît. Inversement, les supermarchés Stoc, ancienne enseigne de Carrefour, passent sous enseigne Champion. Les enseignes de proximité et de maxidiscompte sont maintenues partout en Europe. Enfin, le siège social de feu Promodès, à Mondeville, devient le siège comptable de Carrefour France.

28px-Factory.svg dans EconomiePortail des entreprises 36px-Flag_of_France.svgPortail de la France 22px-Blason_ville_fr_Caen_%28Calvados%292.svgPortail de Caen

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Promod%C3%A8s »

Catégories : Entreprise de grande distribution française | Entreprise fondée en 1961 | Économie de la Normandie

Affichages

Outils personnels

if (window.isMSIE55) fixalpha();

Navigation

Publié dans : Economie | le 28 avril, 2008 |Pas de Commentaires »

L’ opinion de Laurent JOFFRIN….

laurent joffrin

QUOTIDIEN : lundi 28 avril 2008

Quel est le vrai prix de la baisse des prix ? Soucieux de faire un geste pour le pouvoir d’achat, le gouvernement a décidé de libéraliser la grande distribution en France. La concurrence, espère-t-il, freinera une hausse des prix douloureuse au porte-monnaie des consommateurs et aux sondages de la majorité. Rien que de très logique en apparence. Le développement des hypermarchés a fait diminuer les coûts de distribution dans les économies modernes et donc profité au consommateur.

Il s’agit de faciliter la vie à des enseignes qu’on prend trop souvent pour de simples boucs émissaires alors que leur contribution à la croissance est indiscutable.

Encore faut-il mesurer les conséquences indirectes de l’arbitrage présenté aujourd’hui par la ministre de l’Economie, Christine Lagarde. La qualité de la vie urbaine suppose le maintien en centre-ville de commerces qui ne soient pas tous consacrés à la banque ou à la mode. Le renforcement du pouvoir de la grande distribution, surtout, apparaît à beaucoup d’industriels et d’agriculteurs comme une faveur faite à l’hyper-renard libre dans le poulailler libre du commerce de détail.

En écrasant les prix de leurs fournisseurs, les hypermarchés écrasent aussi les ressources de PME où travaillent la majorité des Français.

Ce que le consommateur gagne, le salarié risque de le perdre aussitôt, avec un effet nul sur le pouvoir d’achat. Libérale convaincue, Christine Lagarde professe la rupture et la fin des protections. Reste à savoir s’il s’agit d’une modernisation utile ou d’une rupture d’équilibre.

Publié dans : Economie | le 28 avril, 2008 |Pas de Commentaires »
1...11151116111711181119...1227

Vu de Corbeil-Essonnes |
ARCHITECTURE D'UN CONGO NOU... |
DEBOUT SAINT ETIENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PS : UN NOUVEAU SOUFFLE POU...
| Comité de soutien de Quetig...
| Ségolène Royal présidente