Réglement de comptes à OK Coral….

Villepin s’en prend aux « cire-pompes » de Sarkozy

Sous couvert de promotion de son livre sur Napoléon, il a attaqué à plusieurs reprises son meilleur ennemi politique.

 

Dominique de Villepin a-t-il écrit sa biographie de Napoléon pour viser indirectement Nicolas Sarkozy? La question mérite d’être posée tant l’ancien Premier ministre profite de la promotion de son nouveau livre (« Le Soleil noir de la puissance », Perrin) pour multiplier critiques et attaques à l’encontre du chef de l’Etat.

Le livre lui-même ressemble à une description déguisée de l’ascension du nouveau président de la République. Celle de Napoléon a été fulgurante, comme sa chute. Nicolas Sarkozy connaitra-t-il le même destin? L’écrivain parait sans cesse vouloir entretenir le parallélisme:

« Il travaille seize heures par jour. Il ne sait pas déléguer. Il est partout. Il n’arrête pas. Il dicte. Il parle. Il décide. Il ne décourage pas la Cour, mais il la méprise. Il lit tout. Il sait tout. Quelques fois nerveux, il faisait fréquemment un mouvement involontaire et régulier de l’épaule droite, qu’il relevait un peu. »

Celui qui apparaissait il y a encore deux ans comme un rempart face au candidat Sarkozy est aujourd’hui aux abonnés absents sur la scène politique. Pire, englué dans l’affaire Clearstream, il se sent aujourd’hui « humilié », écrit-il dans une lettre qu’il vient d’adresser aux juges d’instruction en charge du dossier, publiée sur le site de Paris Match.

Sarkozy « impressionne d’une façon ou d’une autre la justice »

Mis en examen au mois de juillet pour « complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d’abus de confiance, complicité d’usage de faux », il a été contraint de verser 200 000 euros pour rester en liberté. Une liberté encadrée: mardi, aux obsèques de Pierre Mesmer, Dominique de Villepin n’a pu échanger qu’un « sourire » avec Jacques Chirac, également cité dans le dossier.

« Le 13 au soir, la fiction d’une affaire politique dans Clearstream, qui serait au cœur du dossier, sera finie », affirme-t-il toutefois dans Esprits libres, que France 2 diffusera vendredi soir, mais dont certains extraits ont été transmis à l’AFP. Ce jour sera en effet celui de son audition par Jean-Marie d’Huy et Henri Pons, occasion pour lui

Publié dans : Politique | le 8 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Le petit doigt sur la couture du pantalon, ou: Fillon sert à quelque chose…

Rama Yade a dû rendre des comptes au Premier ministre François Fillon sur son déplacement à Aubervilliers jeudi
Le petit doigt sur la couture du pantalon, ou: Fillon sert à quelque chose... dans Droit de l'homme vide
- Rama Yade à Aubervilliers, le 6 septembre 2007. - France 2 -
Rama Yade à Aubervilliers, le 6 septembre 2007.France 2
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La secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme avait « improvisé », selon elle, un déplacement auprès de squatteurs d’origine africaine évacués à la demande de la mairie communiste.

« Je voulais absolument faire passer ce message qui était qu’en matière de logement l’extrême de gauche n’a pas de leçon à nous donner », a-t-elle affirmé sur Europe 1 vendredi.

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Les squatteurs ont été expulsés en application d’une décision de justice prise à la demande de la municipalité communiste d’Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, confrontée depuis plusieurs années au squat d’une partie de son parc de logements sociaux. La mairie s’est indignée de la visite de Mme Yade, l’accusant de contester ainsi une décision de justice.

« Sur cette question du logement, le camp du bien n’est pas à gauche et le camp du mal n’est pas à droite », a estimé Mme Yade, d’origine sénégalaise, symbole de l’ouverture du président Nicolas Sarkozy aux Français d’origine immigrée.

Interrogée sur les explications qui lui ont été demandées par le Premier ministre après sa visite controversée, elle a répondu que François Fillon « a tout à fait compris le fond de ma pensée ». « Il a surtout expliqué qu’en matière de cohérence gouvernementale il faut en parler entre nous avant », a-t-elle ajouté.

Le Premier ministre « lui a fait savoir qu’à l’avenir, ce type de démarche devrait faire l’objet d’une concertation avec ses collègues » du gouvernement, a-t-on précisé dans l’entourage de François Fillon jeudi.

« Nos militants en ont assez de se faire insulter quand c’est une mairie de droite qui opère ainsi. On en a assez de nous faire traiter de fascistes par certains qui, ont au nom d’une supposée supériorité morale n’ont cessé depuis des mois de nous donner des leçons sur notre supposée inhumanité », a en outre assuré Mme Yade, membre de l’UMP.

L’évacuation des 80 tentes installées depuis le 11 juillet devant un groupe scolaire par plus d’une centaine de squatteurs demandant à être relogés a eu lieu tôt jeudi matin.

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Publié dans : Droit de l'homme | le 7 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Entrepreneurs, de beaux jours se préparent …pour vous..

Sarkozy plaide pour la dépénalisation du droit des affaires

Au tribunal de commerce de Paris, le Président a répété sa volonté de ne pas «stigmatiser par l’échec» les entrepreneurs.

Par RENAUD LECADRE

QUOTIDIEN : vendredi 7 septembre 2007

 

Une première depuis Napoléon III (nonobstant Mac-Mahon) : un chef d’Etat s’est rendu hier matin au tribunal de commerce de Paris. Accueilli dans la liesse – «un infime honneur, un événement exceptionnel que nous attendons depuis bien longtemps», selon Perrette Rey, présidente de la conférence générale des tribunaux de commerce, ivre de bonheur, orchestrant la claque mains en l’air – Nicolas Sarkozy n’a pas boudé son plaisir : «Je me sens en confiance parmi vous», confie l’ex-avocat d’affaires, en parfaite osmose avec le microcosme consu­laire. Prétexte : le bicentenaire du code de commerce, adopté en 1807, sous Napoléon Ier.

Dans son catalogue électoral, Sarkozy n’avait pas osé se prononcer sur les tribunaux de commerce – dont la réputation est écornée par une série de conflits d’intérêts.

Faillites.  Tout à son enthousiasme, Perrette Rey ­évoque une «réforme que vous ne manquerez pas de nous proposer». Avec Sarko, il suffit d’appuyer sur le bouton : «J’ai demandé à Christine Lagarde et Rachida [Dati] – dont je tiens à saluer l’énergie -, d’élaborer un projet de loi» : il s’agira de se rapprocher un peu plus du chapitre 11 de la loi américaine sur les fail­lites, permettant aux entreprises en difficulté de sus­pendre le remboursement de leurs créanciers. Une loi française de 2005 va déjà en ce sens, avec la procédure dite de sauvegarde (dont bénéficie actuellement Libération). Mais pour Sarkozy, les conditions sont trop restrictives : «Le résultat était prévisible, il est avéré ; cette demi-innovation n’est même pas demi-utilisée.» Tronche des banquiers, qui trustent de plus en plus les tribunaux de commerce, mais aussi des fournisseurs (les PME étant souvent victimes collatérales de la faillite d’une grande entreprise).

Tout à sa glorification de la «réussite» des entrepreneurs, Nicolas Sarkozy veut leur ­éviter d’être «stigmatisés par l’échec». Il le dit tout net : «La justice commerciale doit être, selon moi, l’élément moteur de la compétitivité des entreprises.» On avait pourtant cru comprendre que les tribunaux de commerce sont une juridiction au service des justiciables – chefs d’entreprises, certes, mais aussi créanciers et salariés.

Emporté par son élan, Sarkozy remet une couche sur la dépénalisation du droit des affaires, une semaine après son discours au Medef, toujours sur ce faux mode interrogatif : «Qu’est-ce qui justifie que, lorsqu’il existe des sanctions prononcées par l’administration ou une autorité de régulation, viennent s’y ajouter des sanctions prononcées par une juridiction pénale ?» L’idée paraît juste en apparence : mettre fin à la triple peine (administrative, disciplinaire ou pénale) pour les délits financiers. Chemine pourtant le fond de sa pensée : «Comment comprendre que, dans les cas qui ne mettent en cause que des intérêts privés et pécuniaires, il puisse encore être fait recours au droit pénal ?» Laurence Parisot opine vigoureusement.

«Privilèges».  Mardi, l’ex-juge Eva Joly accusait Sarkozy de faire basculer la France dans le système Berlusconi. «Il me semble que cela ne prête pas à polémique», croit pouvoir rétorquer le président français. A charge pour le cabinet Dati, qui peinait ces derniers jours à préciser si l’abus de bien social ou le faux bilan (seuls délits financiers réprimables en pratique) seront dépénalisés, de traduire la petite musique sarkozienne : les «intérêts privés et pécuniaires», jusqu’ou ça va ?

Arnaud Montebourg, auteur en 1998 d’un rapport parlementaire incendiaire, dénonce une «reconstitution des privilèges de l’aristocratie des affaires», «injure à la valeur travail que Sarkozy prétend défendre».

Hier, à l’issue du discours présidentiel, les mots «super, formidable» revenaient en boucle dans les travées du tribunal de commerce. «Pas comme ce socialiste… Comment il s’appelait déjà ? Montebourg !»

Li

Publié dans : Politique | le 7 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Régimes spéciaux: attention….!

Les régimes spéciaux bientôt au menu du gouvernement

Matignon préparerait un décret pour les réformer avant la fin de l’année.

Par FRANÇOIS WENZ-DUMAS

QUOTIDIEN : vendredi 7 septembre 2007

 

Après le service minimum, les régimes spéciaux : le gouvernement n’attendra pas le rendez-vous de 2008 prévu par la loi Fillon sur la réforme des retraites pour s’attaquer au dossier. Un décret serait en préparation, pour être promulgué avant la fin de l’année. C’est ce qu’a confirmé hier le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, tout en précisant qu’il «ne savait pas ce qu’il y avait dedans».

 

Lundi, le quotidien écono­mique la Tribune avait évoqué la préparation d’un décret sur la réforme des régimes particuliers de retraite, dont bénéficient les salariés des entre­prises publiques, notamment à la SNCF, la RATP, EDF et GDF. Interrogé après la parution de cet article, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, avait aussitôt mis en garde : «Si le gouvernement souhaite procéder par décret et nous mettre devant le fait accompli comme ce fut le cas en d’autres temps», il pourrait entraîner le pays vers «des tensions» comparables à celles des grèves qui avaient paralysé la France en novembre et décembre 1995. Elles avaient à l’époque contraint le Premier ministre, Alain Juppé, à retirer son projet de réforme des régimes spéciaux.

Bras de fer.  Le risque de voir se reproduire un mouvement de protestation de grande ampleur est réel. Malgré cela, le gouvernement semble tenté de passer en force. Les con­ditions ont en effet changé. Car depuis la réforme du ré­gime général de retraite en 1993, complétée en 2003 par la réforme Fillon alignant la durée de cotisation des fonction­naires sur celle des salariés du privé, les bénéficiaires de ré­gimes spéciaux ont de plus en plus de mal à justifier dans l’opinion les avantages dont ils bénéficient, notamment en terme de durée de cotisation.

François Fillon, qui avait mené la réforme de 2003, peut aussi se dire que si le bras de fer avec les cheminots, les électriciens et les gaziers est inéluctable, il vaut mieux qu’il intervienne en début de lé­gislature plutôt qu’à la fin, ­comme cela avait été le cas en 2006 avec la mobilisation contre le CPE.

«Lignes de conduite».  Hier, François Chérèque, qui avait soutenu la réforme de 2003 au nom de l’équité entre les salariés et entre les générations, a estimé que le décret en préparation n’était que «le support», et que «l’important, c’est le contenu». Pour le secrétaire général de la CFDT, «si le décret fixe simplement le cadre de la négociation, ce n’est pas un problème». Une analyse que partage la présidente de la Caisse nationale d’assurance vieillesse, Danièle Karniewicz (CFE-CGC), qui pense que le gouvernement prépare «un texte cadre» fixant dès maintenant «des ­lignes de conduite» pour les négociations dans les secteurs concernés, sans aborder les questions de fond.

Hier, le ministère du Travail se refusait à tout commentaire. Le calendrier de la négociation sur les retraites pourrait être annoncé le 18 septembre par Sarkozy lors d’un discours qu’il doit prononcer devant l’Association des journalistes de l’information sociale.

Publié dans : Economie, Politique | le 7 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Salut l’artiste…..et merci…

Luciano Pavarotti est mort

 

Le ténor italien est décédé jeudi matin des suites d’un cancer du Pancréas, à Modène en Italie. Il avait 71 ans.

Par AFP

LIBERATION.FR : jeudi 6 septembre 2007

 

Le célèbre ténor italien Luciano Pavarotti, 71 ans, est décédé, a annoncé jeudi matin l’agence italienne Ansa. Pavarotti avait été opéré en juillet 2006 d’un cancer du pancréas et était hospitalisé depuis début août

«L’état de Luciano Pavarotti s’est aggravé», avait indiqué mercredi soir la chaîne la chaîne d’information en continu Sky TG 24 dans un bandeau, sans autre précision ni source.

Luciano Pavarotti a été hospitalisé le 8 août à Modène pour un «état fièvreux» et il en est sorti le 25 août seulement pour poursuivre sa convalescence à la maison. Une opération du dos, début 2006, puis son intervention au pancréas quelques mois plus tard, avaient contraint le ténor à abandonner une grande tournée d’adieux de 40 concerts dans le monde entier, qu’il avait entamée en mai 2004. Depuis, le grand ténor n’est plus apparu en public.

Peu de temps après la dernière intervention, Pavarotti avait exprimé dans la presse le souhait de reprendre, début 2007, sa tournée d’adieu, mais n’avait pas réussi à concrétiser ce voeu.

Au début de l’été, au cours d’une cérémonie musicale en l’honneur du ténor sur l’île d’Ischia près de Naples (sud), son épouse avait assuré que son mari se sentait bien et préparait un disque. «On ne peut jamais rien dire avec cette maladie, mais je pense que Luciano s’en sortira, il va bien. Il achève le cinquième cycle de chimiothérapie, il n’a pas perdu un cheveu et surtout il n’a pas maigri», avait-elle déclaré. Ce jour-là, le 10 juillet, l’artiste avait téléphoné dans la soirée aux organisateurs de la cérémonie et après avoir parlé avec les personnalités présentes, il avait conclu avec un «Au revoir à tous, je suis en train de préparer un autre disque Pavarotti & Friends».

Mercredi dans la matinée, Luciano Pavarotti avait exprimé, dans un communiqué cité par l’agence Ansa, son « émotion » à la suite de l’instauration d’un prix de l’« excellence culturelle » en Italie qu’il a été le premier à recevoir. «Je m’incline, plein d’émotion et de gratitude, devant le prix qui vient de m’être attribué, car il me donne l’opportunité de continuer à célébrer la magie d’une vie passée au service de l’art», dit-il.

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Publié dans : Insolite | le 6 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Economie: nos « prévisions » revues par l’OCDE…

 

L’économie française se dégonfle

Conjoncture. L’OCDE a abaissé ses prévisions de croissance pour l’Hexagone à 1,8 %.

Par CHRISTIAN LOSSON

QUOTIDIEN : jeudi 6 septembre 2007

 

ffet trou d’air garanti. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), club des 30 pays les plus riches de la planète, révise drastiquement à la baisse les perspectives de la croissance française. Alors qu’elle tablait en mai sur une hausse du PIB de 2,2 % pour 2007, l’OCDE ampute ses ambitions de 0,4 % : soit un maigre 1,8 %.

Si pour l’ensemble de la zone euro le réajustement est moindre, et passe de 2,7 % à 2,6 %, la France est le pays qui enregistre la plus forte révision à la baisse des pays du G7. Et si tous les pays sont concernés par le coup de canif – l’Allemagne passerait de 2,9% à 2,6%, les Etats-Unis, de 2,1% à 1,9,% -, la croissance française souffrirait, assure Jean-Philippe Cotis, chef économiste de l’OCDE, d’une spécificité : une «offre contrainte». «L’Allemagne produit, la France consomme», résume-t-il, estimant que «l’appareil de production» made in France «coince». Il faudrait donc «desserrer la contrainte de l’offre», juge Cotis.

Dommages.   Le pire, c’est que ces estimations ne prennent pas en compte les dommages collatéraux de la crise financière liée aux «subprimes», qui a douché les marchés en août, et dont l’issue comme l’impact, aux Etats-Unis comme dans le reste du monde, reste à évaluer. Le FMI reconnait que la crise des crédits immobiliers aura un impact sur la croissance, plus grave dans certains pays que d’autres ( «la balance des risques penche du côté négatif» , avouait, fin août, Rodrigo Rato, le patron du Fonds). L’OCDE, elle, assure que l’histoire est loin d’être finie. La crise américaine devrait «peser plus lourdement et plus longtemps que prévu sur l’économie» , estime Cotis. On devrait vite assister à de nouvelles révisions à la baisse.

Pas question pour autant que le gouvernement français, abaisse ses prévisions de croissance, maintenues à 2,25 % (lire ci-dessous). Christine Lagarde, la première, qui, enfourchant la méthode Coué, trouve visiblement l’OCDE bien pessimiste. Et pourtant. L’honorable organisation n’est pas vraiment du genre à jouer les Cassandre. Elle rendait d’ailleurs ce matin une (très édifiante) étude portant sur quinze ans de prévisions économiques, montrant combien «le biais optimiste» avait prévalu jusque-là, notamment sur les prévisions de la zone euro. « Il faut qu’on fasse mieux, ça vaut pour tous les prévisionnistes, pas uniquement ceux de l’OCDE», allusion aux oracles qui ont tendance à regarder au travers des lunettes roses, histoire de créer un climat de confiance. «La prévision est un art difficile, hypothétique», reconnaît Cotis. Pour se garder de révisions douloureuses, certains pays, comme les Pays-Bas, ont tendance à prendre les prévisions des institutions économiques avec prudence et sous-estimer leur croissance lorsqu’ils bouclent leur budget. D’autres – la France en tête – n’ont pas ces pudeurs. Ou cette vertu…

Angoisse.  Aujourd’hui, la décision de la Banque centrale européenne est attendue avec l’angoisse du bachelier par les économistes. «Malgré la tendance inflationniste» , selon l’OCDE, l’hypothèse du statu quo prévaut.

Li

Publié dans : Economie | le 6 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

TVA sociale: il est urgent d’attendre…

La TVA sociale mijotera jusqu’aux municipales

Faute de conjoncture favorable, la parution du rapport Besson est repoussée.

Par Muriel Gremillet

QUOTIDIEN : mercredi 5 septembre 2007

 

«F ranchement, ça n’est guère le ­moment.» Dans l’entourage d’Eric Besson, le secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, on la joue modeste. Le rapport attendu sur la TVA sociale, qui devait être rendu cette semaine au président de la République et au Premier ministre, attendra sans doute encore un peu.

La TVA sociale doit permettre de baisser une partie des cotisations payées par l’employeur sur les salaires, contre une augmentation de la TVA. Un dispositif qui doit assurer de nouvelles sources de financements pour la protection sociale, tout en baissant le coût du travail (voir Libération du 10 août). Le sujet avait été lancé entre les deux tours des législatives par une confidence maladroite de Jean-Louis Borloo. La gauche s’était engouffrée dans le débat, fustigeant un impôt injuste.

Pédagogie.  Après un été d’atermoiements, le message paraît simple : il n’y aura pas de hausse de la TVA au nom de la création d’une TVA sociale. François Fillon comme le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, le répètent : la mesure n’est pas opportune. La conjoncture morose semble avoir eu raison des efforts de pédagogie qu’appellent de leurs vœux un certain nombre de députés favorables à la mesure. «Les Français voient les prix s’envoler, note un député UMP. Et ils ne voient pas encore la traduction directe sur leur fiche de paie du travailler plus pour gagner plus . Alors on ne va pas les embrouiller avec des problèmes de TVA.»

Pierre Méhaignerie, député UMP et président de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, très en verve pour torpiller le projet, abonde : «Alors que nous connaissons une conjoncture faible, la mesure n’est pas très favorable, dit-il. L’urgence est plutôt de faire toutes les réformes de structure dont la France à besoin.» Comme celle sur les licenciements, ou l’assouplissement du CDI. Il avance aussi un autre argument pour repousser le sujet : il y a trois ans, François Fillon, alors ministre du Travail, avait mis en place de gros allégements de charges sur les bas salaires. Des allégements qui ont profité à des secteurs industriels justement frappés par la concurrence internationale. «Qu’on fasse le bilan de ces allégements, en quoi ont-ils aidé les secteurs menacés par la concurrence internationale», avant de repartir pour un nouveau cycle d’allégements.

Précautions.  Méhaignerie a cependant mis de l’eau dans son vin. Certes, il continue à parler de «fausse bonne idée» au sujet de la TVA sociale. «Mais si les réformes de structures sont faites, d’ici huit mois, on pourra en reparler.» Une fois les municipales passées.

Les élus un peu plus dégagés des contraintes électorales utilisent moins de précautions oratoires. Jean Arthuis, sénateur UDF de la Mayenne, estime que « la majorité comme l’opposition devraient sortir de leurs tabous. Nous avons un problème de compétitivité en France. Je n’ai pas l’intention de baisser la garde sur la TVA sociale.»

Et finalement, peut-être plus que le rapport Besson, c’est celui de Jérôme Chartier, député UMP du Val d’Oise qui semble attendu par la majorité. «Besson donne des chiffres, des cadrages, mais n’ira pas plus loin. Chartier et les parlementaires vont proposer un package fiscal qui proposera de la TVA sociale mais aussi d’autres mesures , explique un député UMP, plutôt en faveur de la mesure. A la fin, on sait que c’est l’Élysée qui tranchera.» Comme en toute matière.

Li

Publié dans : Economie, Politique | le 5 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

« Sarkozy dit tout et son contraire»……..

«Sarkozy dit tout et son contraire»

Pour François Dubet, sociologue, le chef de l’Etat s’inscrit dans une tradition où l’on attendait tout de l’école.

Par Véronique Soulé

QUOTIDIEN : mercredi 5 septembre 2007 

François Dubet, sociologue et spécialiste de l’éducation, analyse la lettre du président Sarkozy.

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Que pensez-vous de la vision développée dans ce texte ? 

Il s’agit d’un exercice classique, un grand discours sur l’école aux allures quasi théologiques, qui est un style politique typiquement français. Il s’agit donc d’un appel aux grandes valeurs et aux grands principes. Ce qui me frappe, c’est son caractère extraordinairement ambivalent. Avec une expression très forte — «je veux», «il faut» —, le président dit des choses contradictoires, comme si on attendait de l’école qu’elle fasse tout. L’enfant est un individu singulier, dit-il par exemple, qui doit être reconnu comme tel, mais il explique aussi qu’il faut revenir aux vieilles méthodes d’autorité. Il parle d’égalité et de culture commune, mais, en même temps, le collège unique est menacé avec son allusion à une sélection à l’entrée en sixième. Il loue la civilisation universelle mais aussi l’école de la République, patriotique. Il défend la culture générale, mais aussi la science et la technique, de même pour les disciplines et l’interdisciplinarité. Enfin, il valorise la leçon traditionnelle — et dit qu’il faut ouvrir les fenêtres sur le monde.

Le Président s’inscrit ainsi dans une tradition où l’on attend de l’école plus que ce qu’elle peut donner, qu’elle professionnalise et donne aussi une culture générale, qu’elle crée de l’égalité et qu’elle soit fortement sélective. Sa rhétorique est assez forte, mais dans les mesures il faudra bien choisir… Or il y a tout et son contraire.

Ce discours peut-il séduire les enseignants ? 

Manifestement, il vise à leur redonner confiance. Les enseignants sont très pris dans cette tradition où l’on ne veut rien sacrifier. Ils ont la nostalgie d’une école au cœur de la nation, ils veulent une école égalitaire mais pas les mauvais élèves dans leur classe… Ce discours ressemble à un discours de campagne.

Comment le situez-vous dans le débat entre partisans d’un retour en arrière et défenseurs de l’enseignement actuel accusés d’avoir conduit au désastre? 

L’air du temps est au conservatisme, majoritairement au sein de la droite mais la gauche n’est pas épargnée. En fait, le discours présidentiel est très balancé: il donne des gages aux conservateurs mais, comme s’il savait que l’avenir de l’école n’est pas là, il donne aussi des gages au camp des «pédagogues». Il faut rappeler que Nicolas Sarkozy a été soutenu dans sa campagne par les conservateurs. On verra de quel côté penche le balancier avec les mesures qui seront prises. Si l’on suit ce discours à la lettre, elles seront contradictoires. Pour le moment, il semble que l’indécision domine. On entend le ministre de l’Education, Xavier Darcos, déclarer que les élèves doivent se lever en classe à l’arrivée d’un professeur. On assure les enseignants de la «liberté pédagogique».

Nicolas Sarkozy juge dans sa lettre les programmes trop lourds, après son ministre qui a parlé de la possibilité de supprimer des heures d’enseignement. Qu’en pensez-vous ? 

Du point de vue des experts, il y a consensus: les programmes sont trop lourds, donc pas atteints. La plupart en concluent qu’il faut dès lors alléger les programmes et les réaliser. Mais la question est extrêmement sensible du côté des enseignants : pour eux, les programmes renvoient à l’importance leur discipline, à chaque fois que la question est posée, ils hurlent. Les conservateurs aussi sont contre.

Finalement, en étant si consensuel, Nicolas Sarkozy ne cherche-t-il pas à faire passer la pilule des 11 200 suppressions de postes en 2008 ? 

Oui, c’est une opération politique normale: je vais supprimer des postes mais on va revaloriser la condition des enseignants. Sur le fond, il faut rappeler qu’on a eu quand même trente ans d’augmentation continue des moyens, le quota adultes-élèves, surtout au lycée, est exorbitant. En fait, ces moyens supplémentaires ont surtout été utilisés pour ne pas réformer, avec l’argument qu’avec plus de moyens on allait s’en sortir… L’idée aujourd’hui est que, pour faire des réformes, il n’y a pas nécessité d’accroître les moyens.

On ne peut continuer à avoir un système scolaire qui est l’un des plus gros consommateurs de PIB avec des résultats aussi médiocres, je crois que chacun le sait. Les inégalités ne sont pas corrigées et il y a toujours la même proportion d’élèves largués. Mais on ne voit pas du tout la direction qui va être prise.

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Publié dans : Education | le 5 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Des enseignants répondent à Sarko Maltaise…

Libération» a demandé à des enseignants de répondre à la «Lettre aux éducateurs» de Nicolas Sarkozy. Florilège.

Par Véronique Soulé

QUOTIDIEN : mercredi 5 septembre 2007

 

Nicolas Sarkozy a lu, hier à Blois, une longue lettre de 32 pages qu’il a adressée à l’ensemble du corps enseignant. Sorte de manifeste sur sa vision de l’éducation, il s’agit d’une feuille de route pour «la refondation de l’école», qu’il voudrait mettre en œuvre lors de son quinquennat. Une adresse aussi à une profession qui s’interrroge sur ses missions, alors que le gouvernement prévoit à la rentrée prochaine 11200 suppressions de postes. Libération a sollicité la réaction de quelques enseignants, sur le même mode épistolaire. «Monsieur le Président…»

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Nous nous battons tous pour les élèves

Monsieur le Président,

Comment ne pas être d’accord avec vous sur la plupart des idées évidentes que vous venez de développer? Permettez-moi pourtant de rester sceptique sur la façon dont vous allez les mettre en place. Je partage votre avis sur l’un des «défauts de notre éducation traditionnelle […] d’opposer ce qui est manuel à ce qui est intellectuel». Mais quelles solutions concrètes proposez-vous pour changer les mentalités des parents qui préfèrent que leur enfant soit en échec dans une filière générale plutôt qu’en situation de réussite dans une série professionnelle ou technologique? Vous affirmez qu’ «il y a chez chaque enfant un potentiel qui ne demande qu’à être exploité»: d’accord, mais à quand une revalorisation des matières artistiques pour ces enfants dotés de talents qui ne sont pas reconnus? Vous dites que «nous ne pouvons pas accepter de renoncer à les éduquer à la première difficulté rencontrée»: je ne connais pas d’enseignant qui baisse les bras, nous nous battons tous pour aider les élèves en difficulté et c’est toute notre énergie que nous mettons pour leur donner leurs chances. Enfin, vous nous proposez de travailler plus. Je ne demande qu’une chose pour l’instant: faire le même travail sans gagner moins…

Anne, professeur d’anglais (collège-lycée) à Paris 

L’école n’est pas un sanctuaire

Monsieur le Président,

Je voudrais à mon tour apporter le témoignage d’un enseignant ordinaire, instituteur de CM2 dans une école de petite ville. Voici maintenant vingt-cinq ans que j’enseigne, j’ai participé, subi, accompagné à peu près autant de réformes et encore plus de ministres. Ce que j’ai surtout constaté, au-delà de la question de l’école, c’est l’extraordinaire accélération de notre société. Nous avons tenté d’accompagner ce bouleversement mais l’école est avant tout le reflet, le réceptacle des tensions de la société. Elle n’est pas en ce sens un monde à part, un sanctuaire. Vous souhaitez «cultiver l’admiration de ce qui est beau, de ce qui est juste». Cela tombe bien, moi aussi. Vous indiquez comme piste la suppression de la carte scolaire. Je crois, M. le président, que vous faites erreur: cela permettra aux établissements de choisir leurs élèves et donc une ségrégation encore pire. Vous nous dites que «les moyens seront répartis en fonction des résultats des élèves»: vous creuserez ainsi davantage les écarts en donnant encore plus à ceux qui ont plus. Alors, faut-il ne rien faire? Certes pas. Travailler dans la cohérence entre équipes, restaurer les réseaux d’aide aux enfants en difficulté, développer la formation initiale et continue des enseignants, la maternelle, voilà ce que je vous demande, M. le président. Seulement ça coûte… Et d’après ce que j’entends, ce n’est pas à l’ordre du jour. Je vais retourner me battre aux côtés des petits CM2 auxquels, comme tous les maîtres, j’apprends le respect de soi et de l’autre, la tolérance, le goût de l’effort. Mais cela, M. le Président, vous avez l’air d’en douter fortement.

Joël Pehau, professeur des écoles, Orthez (64) 

Vous avez été un bachelier modeste

Monsieur le Président,

C’est avec un grand plaisir que je lis votre lettre. Je vois que vous avez profité de votre retraite à Wolfeboro pour prendre en compte l’ensemble de nos revendications. Je cède au plaisir que m’ont procuré vos lignes. Après avoir lu la lettre de Guy Môquet à la rentrée, c’est la deuxième fois que l’émotion me submerge. Mais je suis pris d’un doute affreux. Est ce que tel un Raminagrobis vous essayez d’étendre l’ouverture à gauche au corps enseignant ? Dois-je oublier les 15000 suppressions de postes ? Dois-je me cacher les yeux pour ne pas voir fondre mon pouvoir d’achat ? Je doute…. Je me rappelle que vous avez été vous-même un bachelier modeste. Vous avez pu, malgré tout, arriver au sommet, prouvant que réussite scolaire n’est pas garantie de réussite dans le futur (le premier de la classe Juppé est resté sur la touche). Je ne veux pas vous faire procès d’intentions. Ayant lu attentivement votre prose, j’ai envie de vous dire «chiche». Aux actes, Président !

Frédéric, professeur de sciences physiques dans un lycée de Marseille (30 ans) 

Enseigner, c’est aussi apprendre le doute

Monsieur le Président,

Certains passages de votre lettre m’ont dérangée dans l’idée que je me fais de mon métier. Vous opposez le savoir et la personnalité de l’enfant, semblant penser que nous nions le savoir lorsque nous plaçons l’enfant au centre de notre enseignement. L’attention à l’enfant n’empêche pas de lui enseigner ce qui doit l’être, et n’ «ébranle» pas «l’autorité du maître». Si celle-ci se trouve mise en cause, cela tient à l’évolution d’une société très individualiste. Sur la promotion sociale, vous estimez qu’elle a existé et ne fonctionne plus. Je pense, au contraire, que l’école a toujours eu du mal à remplir ce rôle. Aujourd’hui, elle s’adresse à tous. C’est un progrès qu’elle ne sait peut-être pas promouvoir. Je suis convaincue que la promotion sociale ne fonctionne qu’avec la mixité sociale. Or, votre mise en cause de la carte scolaire est dangereuse : si les gens choisissent leurs écoles, l’école finira par choisir ses élèves. Cela donnera une éducation à deux vitesses. Vous évoquez les «valeurs», nous appelant à enseigner ce qui est «bien» et ce qui est «mal». Pour moi, enseigner, c’est également apprendre le doute, apprendre à se poser des questions. Je vous trouve simpliste sur ce point, comme sur la notion de respect : se lever devant le maître, c’est une preuve de docilité, pas de respect. Je suis en revanche en phase avec votre passage sur les religions et la formation des citoyens, et sur le danger qu’il y a à spécialiser trop tôt les savoirs. Il aurait fallu le dire au précédent gouvernement, qui a remis au goût du jour l’apprentissage dès 14 ans… Pour finir, je trouve presque beaux vos propos sur l’ouverture de l’école aux arts, à la science… Mais je me demande comment remplir ces promesses avec moins de moyens, moins d’enseignants?

Gaëlle Bréhier, 33 ans, enseignante en CM2 à Lyon 

Lie

Publié dans : Education | le 5 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Sera-t-il condamné…..??

Un fils de Nicolas Sarkozy poursuivi en correctionnelle

 

Une audience aura lieu mardi 11 septembre devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Par Jean-Paul Rousset (avec Reuters)

LIBERATION.FR : mardi 4 septembre 2007

  

Un des fils du président de la République, Jean Sarkozy, est poursuivi en correctionnelle par un homme qui l’accuse d’avoir pris la fuite après avoir endommagé sa voiture lors d’un accident en octobre 2005 et de lui avoir adressé « un geste offensant ».

Jean Sarkozy, 20 ans, né du premier mariage du président de la République, aurait heurté avec son scooter le 14 octobre 2005 une voiture conduite par M’hamed Bellouti.

Le jeune homme — dont le père était alors ministre de l’Intérieur — ne s’est pas arrêté et a adressé un geste dont la nature n’est pas précisé à sa victime, dit l’assignation.

La compagnie d’assurances du plaignant a relancé à trois reprises le fils du président, sans succès, ajoute le plaignant. Il réclame 260,13 euros pour les réparations et 4.000 de dommages et intérêts.

Li

Publié dans : Insolite | le 4 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »
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