Coucou, qui re-voila……………..?

UMP. Fin de l’austérité pour l’élu bordelais qui pourrait se sentir à l’étroit dans sa ville.

De notre correspondante à Bordeaux LAURE ESPIEU

QUOTIDIEN : samedi 24 mai 2008

Il a le vent en poupe et le cœur léger, Alain Juppé. Largement en retard à la présentation d’un festival de cinéma, dans une salle art et essai de Bordeaux, il y a quelques jours, il s’en tire avec un «bonjour, bonjour» guilleret, lancé tout sourire à l’assemblée impatiente. «Je ne voulais pas vous interrompre, je vous en prie, et bravo pour cette belle manifestation.» Un «petit mot» sur la candidature de la ville au titre de capitale européenne de la culture en 2013, son nouveau dada, et le voilà reparti.

Cicatrices.Sur les bords de la Garonne, un peu plus tôt, c’est à la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, venue commémorer l’abolition de l’esclavage, qu’il fait la démonstration de sa bonne humeur, main sur l’épaule et œillade à la caméra, il congratule la «grande dame», bousculant les titres et le protocole. «Je suis serein», confirme l’intéressé, qui surfe toujours sur l’allégresse de ses 56,62 % dès le premier tour de la municipale. Treize ans qu’Alain Juppé tisse son lien avec la ville. Et c’est le temps qu’il lui aura fallu pour se sentir rassuré. «L’idée véhiculée par certains que les Bordelais ne m’aimaient pas m’a fait de la peine. C’est pour ça que cette élection avait une valeur sentimentale forte pour moi», confie-t-il à Libération.

Dès le soir des résultats, devant des journalistes déconcertés, il montre ses cicatrices : «Ce qui m’a beaucoup blessé dans ma vie politique, c’est cette image que je suis quelqu’un d’insensible, de rigide et de froid, alors ce vote affectif me console de toutes les avanies.» Finie, donc, l’austérité, le vernis. Juppé «aime la vie, manger, et ne rien faire». Une image plus tendance. Un personnage accessible et décontracté qui était apparu dès son retour du Québec, et que le succès vient amplifier. «Il est plus attentif, plus détendu, moins cassant», note un membre de l’opposition municipale. Au sein de sa majorité, Didier Cazabonne (Modem) le décrit «zen, épanoui, libéré», bref, «un homme bien dans ses bottes».

Et ça paye : les Français le classaient deuxième comme Premier ministre idéal (derrière François Bayrou) dans une récente enquête CSA-le Parisien. Jusqu’au magazine Elle qui, flairant le retour en force, tente un audacieux «Alain Juppéise ton homme». «Il paraîtrait que je suis devenu un sex-symbol», plaisante l’intéressé, pas mécontent, après avoir vu son style si souvent moqué. Dans un café proche de l’hôtel de ville, il se penche sur ce reflet réhabilité : «C’est sûr, je ne suis pas bling-bling. C’est pour ça que je redeviens à la mode. Et puis on est aussi à la mode quand on gagne. Quand je croise des gens qui me disent qu’ils comptent sur moi en 2012, ça me fait plaisir.» Tiens donc. Et irait-il même jusqu’à se projeter dans le futur, le maire de Bordeaux qui affirma à cor et à cri n’avoir désormais que l’unique ambition de se consacrer à sa ville, et exclusivement à elle ? «Nous sommes en 2008, élude-t-il. Aujourd’hui, aucune condition n’est réunie pour envisager cette hypothèse.» Or les conditions sont vouées à changer, n’est-ce pas ? «Je vous laisse le soin de cette interprétation, pirouette Alain Juppé. Mais j’aurais pu la faire aussi.» Etrange discours, alors qu’il y a quelques semaines, le même réclamait sur son blog «un peu d’humour siouplaît» au sujet toujours de ses éventuelles aspirations présidentielles.

Très en retrait depuis son échec aux législatives en juin 2007, l’homme s’astreint à cultiver la réserve. «Recentré» sur sa fonction de maire, sur «le rôle stratégique» des villes, leur espace «de modernité», l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac se refuse avec obstination à tout commentaire sur la vie politique intérieure («Je n’ai pas envie d’ajouter ma voix à la cacophonie.») et jure en observer le jeu «comme un citoyen lambda». Mais peut-être qu’un récent déjeuner avec Nicolas Sarkozy aura contribué à fendre l’armure ? Le président de la République y aurait réaffirmé devant son ancien rival son intention de ne pas se représenter pour un nouveau quinquennat. De là à faire germer des idées… «Nul ne peut envisager que si une opportunité se présentait, Alain Juppé ne prendrait pas le temps de la peser, estime Didier Cazabonne. S’il a rendez-vous avec l’Histoire, Juppé prendra ses responsabilités, et fera son choix personnel.» Plus prosaïque, un membre du gouvernement constate que les considérations locales l’ont déjà lassé.

Estampille. L’art, quoi qu’il en soit, consiste à continuer d’exister, tout en se préservant des éclaboussures du pouvoir, et surtout de ses déroutes. A broder cet habit de sagesse et de recours pour la droite. Par petites touches, Alain Juppé est toujours là pour «participer à la réflexion». Il copréside la rédaction d’un livre blanc sur la politique étrangère et européenne de la France pour le compte du Quai d’Orsay. Il prépare un nouveau bouquin pour l’automne.

Aux municipales de mars, l’homme blessé a su trouver la bonne distance en se démarquant de l’estampille UMP. Il en sort apaisé. La recette pourrait faire école.

Publié dans : Politique | le 24 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

…et à 65 ans on les pique….!!

Retraite à 63 ans et demi : Parisot persiste et signe

F.W.-D.

QUOTIDIEN : vendredi 23 mai 2008

Laurence Parisot n’en démord pas : il faut repousser l’âge légal de départ à la retraite. «Est-ce si catastrophique que ça de partir à la retraite à 63 ans et demi ? a lancé hier la présidente du Medef, qui participait à une « fête de l’entreprise » organisée à Tours par l’organisation patronale. Si on décide de partir à 63 ans et demi, on pourra équilibrer le régime général.» Mardi, Laurence Parisot avait expliqué que l’allongement à 41 ans de la durée de cotisation ne suffirait pas, et qu’il faudrait jouer sur l’âge de départ.

Publié dans : SOCIAL | le 23 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

L’hospitalité à la « Boutefeux »……..

Si le gouvernement de l’époque s’était comporté ainsi, la famille Sarkozy aurait été refoulée…et « l’hyperactif » ne serait pas à l’Elysée…

Réseau national des militants, 

collectifs d’établissements, syndicats et associations pour l’information et le soutien 

aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers 


Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris -  educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org                Contacts sur ce dossier  RESF 70  Patrice Salzenstein  06 16 63 54 32       RESF Gray Patrice M . 06 84 17 87 78 Envers et contre tous les droits ! 

A Gray (Haute Saône)  la famille tchétchène Aoucheva (5 enfants) expulsée ce matin!

Laëla Aoucheva (née en 1973, arrivée en France en novembre 2007), son mari Ayub Aouchev (né en 1972, arrivé en France le 25 mai 2007) et leurs 5 enfants (de 3 à 12 ans) sont arrivés de Tchétchénie via la Pologne. Laëla Aoucheva a fui la Tchétchénie en 2004 après que son véhicule ait été écrasé par un char Russe, le conducteur tué, et elle blessée légèrement près de l’oeil, aux cotes et à la jambe. Elle devait être opérée en juin. Ayub Aouchev a dû fuir aussi lorsqu’il a été rattrapé dans la forêt et subi alors diverses violences (coups sur le crâne).

 Plusieurs certificats médicaux attestent de la fragilité et de la détérioration de leur état de santé.

Les 5 enfants sont scolarisés à Gray, 2 en maternelle, 2 en primaire et l’aînée au collège.

Première arrestation le 19 mars 2008, en même temps qu’une autre famille tchétchène.   Toutes deux sont transportées et mises en rétention à Oissel d’où elles sont  libérées deux jours plus tard.  Pour les Aouchev, le JLD statue sur l’atteinte à la vie des enfants que constituerait une expulsion et donne ainsi tort à la préfecture de Haute Saône qui ne lâche pas. Elle fait appel,  sans résultat pour  Laëla, gagne pour Ayoub qu’elle  assigne à résidence. Nouveau recours : la préfecture perd à nouveau le 4 avril, Ayoub est libéré du pointage quotidien.

La bataille juridique se poursuit  entre l’avocat et la préfecture, c’est Dublin 2 contre le respect du droit français.  L’avocat dépose un recours en référé suspension qui doit être jugé le 30 mai. La solidarité locale joue à fond pour protéger la famille, mais la tension est très lourde, dure à supporter pour la famille, et particulièrement pour la maman, dont le 15 mai, un certificat de santé très complet  du CHU de Besançon atteste l’aggravation de l’état de santé. Laëla redoute une expulsion partielle, et à la demande de la famille, les précautions s’allègent et la famille se retrouve réunie depuis huit jours, dans leur appartement, celui là même qu’occupait la famille Raba.  

La préfecture se doute – t-elle qu’elle risque à nouveau de perdre sur le fond ?

Mercredi 21 mai 08, jour des enfants, dès 6h moins le quart, les gendarmes sont en bas de l’immeuble.

A 6 heures ils pénètrent, et en 40 minutes la famille est embarquée pratiquement sans bagages par 5 véhicules de gendarmerie, 19 gendarmes, et conduite à Dole (39) sans doute à l’aéroport de Tavaux

8h 22 : Laëla parvient à passer un coup de fil. La famille est à bord d’un avion sans doute privé, spécialement affrété, le tout  aux frais des contribuables. 

Persécutions, acharnement, violence psychologique dévastatrice dans cette arrestation soigneusement préméditée, organisée et menée de bout en bout avec le maximum de secret. 19 gendarmes affectés à la réussite d’une opération de destruction, à l’arrachement de toute une famille à son quartier de voisins solidaires et de soutiens qui jour après jour les ont aidés à retrouver un peu d’humanité. 5 chaises vides à l’école, et que répondra-t-on aux questions des copains de classe ?

La chasse aux familles bat son plein : négation du droit à la santé,  violation du droits des enfants à une scolarité  régulière et suivie, mépris du droit français et des procédures engagées

Ceux qui étaient là, accourus au petit matin, ne sont  prêts d’oublier l’extrême dignité des parents, leurs mots de remerciements, les cris et le regard des enfants embarqués dans les véhicules des gendarmes.

15 heures : La famille AOUCHEVA a été remise à la police polonaise. Depuis, son portable ne répond plus.

Préfecture de Haute-Saône : 03 84 77 70 00        Fax : 03 84 76 49 60 

Mail : prefecture@haute-saone.pref.gouv.fr       http://www.haute-saone.pref.gouv.fr/

Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 Standard 01 77 72 61 00

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr 

geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
Matignon  : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

Publié dans : Droit de l'homme | le 22 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Retraites: ce qu’en pense le PS…

Secteur affaires sociales 

POUR UN SYSTEME DE RETRAITE SOLIDAIRE, JUSTE ET PERENNE : 

LES CHOIX DES SOCIALISTES 


Editorial de François Hollande 

 

Les socialistes avaient dit leurs critiques et leurs craintes à propos de la réforme Fillon sur les retraites, au printemps 2003. 

 

Au-delà de la méthode, il y avait en effet le fond, à savoir l’inefficacité et l’injustice programmées. 

 

5 ans après, le constat est là : la perte de pouvoir d’achat se  conjugue avec l’impasse financière. 

 

Les consultations engagées par le gouvernement avec les partenaires sociaux relèvent du trompe l’œil. La tentative de passage en force ne fait pas de doute. Et le gouvernement laissent entendre qu’il n’aura pas besoin d’une loi mais d’un décret. Quant aux solutions avancées – l’allongement uniforme de la durée de cotisations – elles conduiraient à exiger des salariés qu’ils travaillent plus longtemps pour gagner moins. Elles contredisent d’ailleurs les préalables posés par la loi du 21 août 2003, sur la pénibilité et le travail des seniors. 

 

Les socialistes ont formulé un diagnostic de la situation : il est largement partagé. Ils ont également avancé des propositions sur l’emploi des plus âgés, le recul de la précarité, la prise en compte de l’espérance de vie, autant de solutions indispensables au traitement durable du sujet. Ils ont développé des solutions sur le financement afin d’établir la pérennité des régimes et de renouer avec la justice sociale. 

Une certitude : la sauvegarde et l’amélioration de la retraite par répartition, solidaire et universelle sont indissociables. Elles exigent le maintien d’un taux de remplacement à un niveau suffisant. Elles supposent aussi une sollicitation plus forte et plus résolue des revenus financiers et des rémunérations extra-salariales (stocks options, parachutes dorés, etc…). 

 

L’enjeu des retraites renvoie au contrat social que nous entendons proposer aux Français, au type de société auquel nous croyons, à un choix de confiance : celui de la solidarité et celui de la préparation de l’avenir. 

 

 

 

 

 

 

 

Un  ENJEU Majeur 

 

À l’horizon 2020, notre pays comprendra plus de 16 millions de retraités au minimum, contre 13 millions aujourd’hui. La progression sera de l’ordre de plus de 20%. Il s’agit à la fois d’un fait social et politique majeur pour les 12 ans à venir. Il convient de bien le mesurer, sans l’exagérer, sans le dramatiser. La vitalité actuelle de notre démographie laisse augurer une évolution positive à partir de 2030 et donc un développement plus soutenu de la population active. 

 

La réponse à cette évolution suppose en premier lieu une politique active de l’emploi, tant qualitative que quantitative. Un point de masse salariale globale supplémentaire représente près de 2 milliards d’euros de recettes pour le régime général de la sécurité sociale. Une politique dynamique de l’emploi et une augmentation du pouvoir d’achat des salariés restent la réponse déterminante. 

 

Elle exige un taux de croissance élevé et régulier, sur plusieurs législatures. 

å Une croissance de 3% l’an sur 10 ans contribuerait à résoudre beaucoup des difficultés. Rappelons que de 1997 à 2002 avec un taux de croissance annuelle de 3%, nous sommes parvenus à rééquilibrer les comptes sociaux annuels, en dépit d’une situation désastreuse laissée par la gestion Chirac-Juppé, avec 9 milliards d’euros de déficit annuel. 

 

La déconvenue de la réforme Fillon de 2003 s’explique par la contre-performance économique de la droite depuis 6 ans. Le pari de la croissance et du pouvoir d’achat n’est pas au rendez-vous. La promesse de la progression du pouvoir d’achat est sèchement démentie par les faits. 

 

Il faut prendre en compte une donnée majeure qui est celle des progrès continus de l’espérance de vie à la naissance, au rythme de près d’un trimestre par an. Nous ne sommes en effet qu’au début du papy boom : celui-ci durera au moins encore pendant les 15 années à venir. La progression de l’espérance de vie à la naissance intervient dans un contexte de grande inégalité, selon les catégories socio-professionnelles. L’écart peut atteindre 10 ans à l’âge de 60 ans. 

 

De plus, toutes les anticipations, en matière de retraite, impliquent une vision claire des phénomènes migratoires et des politiques à conduire. Un solde migratoire positif de l’ordre de 150000/an est d’ores et déjà intégré dans les projections établies par le COR. 

 

Le ratio population active/retraités sera extrêmement serré à l’horizon 2020/2025. Il se détendra à nouveau au-delà de cette date, grâce à un taux de natalité parmi les plus élevés de l’Union Européenne et un nouvel élan de la population active d’ailleurs déjà décelée par les études de l’INSEE. Ce constat amène à agir vite, tout en évitant tout alarmisme inutile. Le dossier des retraites est un problème : ce n’est pas le désastre annoncé par les déclinologues. Ce sujet peut être et doit être parfaitement maîtrisé. 

 

 

 

L’échec de la loi Fillon 

La loi Fillon de 2003 n’a rien réglé sur le plan social puisque nous assistons même à un retour de la pauvreté ; elle n’a pas évité le déséquilibre financier, puisque le premier déficit date de 2004. Il atteindra, en 2008, 5 milliards d’euros ; il risque de dépasser celui de l’assurance maladie dans les prochaines années. Cette contre-performance programmée avait été clairement pointée du doigt par les socialistes, lors du débat parlementaire de 2003. Le sectarisme du ministre des Affaires sociales de l’époque n’avait pas jugé utile d’y prêter attention. 

 

L’échec de la loi Fillon est tout aussi net sur les questions du pouvoir d’achat et du taux de remplacement. Le pouvoir d’achat des retraités redevient la question centrale. Actuellement plus de 6 millions de personnes âgées, vivent avec des pensions, largement ou très largement inférieures au SMIC. Les perspectives dressées par la Loi Fillon ne sont pas tenues. 

 

1 million de personnes âgées connaissent la pauvreté, à l’instar de la situation vécue dans les années 60. Les 640000 allocataires du minimum vieillesse perçoivent 628 euros mensuels ; les allocataires de certaines pensions de réversion et du minimum contributif se retrouvent parfois à un niveau de revenu encore inférieur. L’augmentation de 0,8 % annoncée pour le mois de septembre est à la fois tardive et très insuffisante. Les 6 millions de petits retraités connaîtront, cette année, une baisse d’environ 3 % de leur pouvoir d’achat, les prix des produits de première nécessité, progressant de 5 % en rythme annuel. 

 

Le décrochage du pouvoir d’achat est général ; il concerne plus de 13 millions de retraités. En 2008, la baisse du pouvoir d’achat sera donc générale, compte tenu du regain d’inflation, en particulier sur les produits de première nécessité. Cette diminution prolonge et amplifie celle observée tout au long de la précédente législature, en raison du mode d’indexation partielle et largement a posteriori sur l’évolution des prix. 

 

En outre, à ce décrochage s’ajoute l’effritement continu depuis le début des années 2000, du taux de remplacement (43 % en moyenne aujourd’hui, sans doute 40 % d’ici à quelques années). Cette érosion s’explique aussi par l’accentuation des effets de la réforme Balladur, qui porte à 25 années, le calcul de référence des pensions de retraite. Une proportion croissante de salariés part en retraite moyennant des carrières tronquées et incomplètes. Les effets sur le niveau des pensions versées s’avèrent dévastateurs. 

 

La question du taux de remplacement est primordiale. La tendance à la baisse procède ainsi de la conjonction de trois phénomènes : la majoration jusqu’aux 25 meilleures années du calcul de référence des pensions, l’indexation sur les prix, la multiplication des carrières professionnelles accidentées voire chaotiques. 

 

Pour tenter de conjurer cette tendance négative, 

å une solution pragmatique consisterait « à proratiser », à proportionnaliser si l’on préfère, le nombre d’années de référence prises en compte en fonction du nombre d’années de cotisations à taux plein. Ainsi, par exemple, les 25 meilleures années seraient la référence pour celles et ceux disposant de 40 annuités, les 18 meilleures seulement pour les salariés ne disposant que de 30 annuités. Cette modulation permettrait de limiter les effets déflagrateurs de la précarité salariale pour l’évolution du taux de remplacement. Le sens d’une telle mesure contredit naturellement toute idée d’allongement de la durée de cotisations au-delà de 40 annuités. 

 

La baisse du pouvoir d’achat et du taux de remplacement génère, à moyen terme, si rien n’est accompli pour l’endiguer, un risque de fragilisation des mécanismes solidaires de retraite. C’est en ce sens, que la loi Fillon de 2003 se révèle particulièrement dangereuse et perverse, dans ses effets à long terme, notamment auprès des générations actuelles de salariés. 

L’impératif d’une vraie réforme 

 

Des principes clairs 

D’abord un rappel : nous sommes plus que jamais favorables au maintien et donc à l’amélioration du système de retraite par répartition, solidaire et universel, seul moyen de préserver une logique à la fois intergénérationnelle, stable, et collective. Pour notre part, nous formulons le choix de la solidarité intergénérationnelle fondée sur des valeurs de justice, et non de l’austérité aggravée appuyée sur des principes individualistes et censitaires. 

 

å Nous croyons à un financement largement assis sur les revenus du travail pour assurer un vrai revenu de remplacement du salaire, même si nous revendiquons aussi la sollicitation nécessaire des revenus financiers et des rémunérations extra-salariales (parachutes dorés, stocks options). 

 

Nous voulons une réforme des retraites qui permette l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les retraités parce que nous voulons aussi que les générations actuelles d’actifs retrouvent toute confiance dans le système par répartition et ne se laissent pas attirer par les logiques parallèles de capitalisation, injustes et aléatoires en ces périodes de crises financières. La réforme des retraites est devant nous. 

å Pour aboutir, elle suppose, une négociation non biaisée et jusqu’au bout avec les partenaires sociaux. Ceux-ci ne peuvent être ni des alibis, ni des instruments. Ils doivent être écoutés et respectés. En outre, les travaux du COR, créé par le gouvernement de la gauche, associant tous les partenaires, doivent servir de base de discussions contradictoires. Le passage en force, négligeant les pistes et les propositions des organisations syndicales, conduit toujours à de très mauvais résultats. 

 

Par ailleurs, le problème de la durée de cotisations ne peut plus être avancé sans prendre en compte deux préoccupations majeures : les reculs du taux de remplacement et la question de pénibilité des diverses carrières professionnelles (travail posté, travail de nuit, travail décalé, contact avec les produits dangereux, augmentation du temps de transport). De ce point de vue, les objectifs définis dans la loi du 21 août 2003, à savoir recul de la précarité salariale, négociation constructive sur la pénibilité et progrès incontestable sur le taux d’activité des seniors, ne sont pas au rendez-vous. Les annonces bricolées du Chef de l’Etat sur l’emploi des seniors –en 2010 au plus tôt- valident le constat de carence actuel sur le taux d’activité des plus de 55 ans. 

 

 

Actuellement, les salariés parvenant à l’âge de la retraite, disposent de moins en moins souvent d’une carrière pleine. L’essor de la précarité salariale, les périodes de chômage, le développement de l’intermittence, sous toutes ses formes, et du temps partiel contraint, fragilisent les chances d’un accès à une retraite à taux plein, moyennant 40 annuités. Ce phénomène apparaît encore plus massif pour les femmes que pour les hommes. L’inégalité entre les hommes et les femmes apparaît encore plus nettement chez les plus de 60 ans. 

 

Ajouter maintenant plusieurs trimestres au-delà de 40 ans de cotisations, réduirait encore davantage, la proportion des salariés parvenant, dans l’avenir, à une retraite à taux plein. 

 

Cet ajout serait d’autant plus dévastateur que la loi Fillon de 2003 a introduit un dispositif de décote très pénalisant. Chaque trimestre manquant réduit directement et définitivement le niveau des pensions versées, tout au long de la retraite. 

 

Cette démarche d’allongement de la durée de cotisations ne créerait aucun emploi supplémentaire, aucune nouvelle recette supplémentaire, puisque l’âge moyen aujourd’hui de cessation d’activité est de 58 ans et 8 mois. Cette statistique ne relève en aucun cas du libre choix des intéressés, mais de déterminismes sociaux de plus en plus contraignants. Les solutions de facilité utilisées par les employeurs et consistant à recourir aux départs anticipés, financés sur fonds publics, doivent être récusées. 

 

Bref, dans l’état actuel du marché du travail, et de dégradation de la qualité des carrières professionnelles, l’allongement de la durée de cotisation se traduirait par une nouvelle baisse du pouvoir d’achat des retraités, et plus encore des futurs retraités et une érosion plus forte du niveau des pensions versées. Les économies limitées réalisées à travers cet allongement (au mieux 4 milliards d’euros en 2020 dont 2,6 pour le régime général) proviendraient essentiellement d’une baisse du pouvoir d’achat des retraités et des pensions versées ; nous serions donc dans une logique d’austérité accentuée. A noter que 2,6 milliards correspondent à 1/6ème du « paquet fiscal » de juillet 2007, à 8 % des exonérations de cotisations sociales annuelles concédées aux entreprises, à 6,5 % des niches fiscales recensées. 

 

La perspective d’une augmentation de la durée de cotisations au moment où des études officielles constatent une accentuation de l’inégalité d’espérance de vie selon les catégories socioprofessionnelles et selon les métiers exercés, poserait un problème majeur d’injustice sociale, et d’injustice devant la vie. 

 

å La pénibilité des métiers doit être placée au cœur de la réflexion et des propositions à négocier. 

Elle suppose des avancées concomitantes, à propos des accidents de travail, et d’une « bombe à retardement » que représentent les maladies professionnelles. Nous récusons donc une approche uniforme du problème et plaidons pour une certaine diversité, sauf à accepter la plus cruelle des injustices. 

 

 

 

Nous souhaitons la poursuite active des négociations sur la question de la pénibilité des métiers conformément aux engagements de la Loi du 21 août 2003. En cas d’échec de ces négociations qui piétinent depuis 3 ans et demi, nous engagerions pour notre part des consultations avec les organisations syndicales intéressées pour approfondir le constat d’une part et surtout tenter de dégager des propositions utiles. La lutte contre la précarité salariale, la mise en place d’une sécurité des parcours professionnels sont à la fois des nécessités économiques et des urgences pour le financement sûr et pérenne de notre système de retraite. 

 

å Nous sommes pour le maintien d’une durée de cotisations de 40 ans, l’amélioration sensible du taux d’activité des plus de 50 ans, et la préservation de l’accès à la retraite à 60 ans. Ce qui n’interdit en aucun cas de travailler au-delà mais sur des bases individuelles et effectivement volontaires. Nous sommes hostiles à une conception « couperet ». Pour autant, il faut veiller à ce que le système actuel de surcote ne contribue pas à amplifier les avantages spécifiques générés par le développement potentiel du cumul emploi-retraite. 

 

Dépasser les impasses de la réforme Fillon 

 

Il ne peut pas y avoir, de notre point de vue, de réforme des retraites, sans une rapide inversion de tendance, et sans objectifs ambitieux à 10 ans, concernant le taux de remplacement et donc le pouvoir d’achat des retraités. 

 

On ne peut maintenir durablement des millions d’hommes et de femmes de plus de 60 ans, et ayant exercé une activité professionnelle, sous le niveau du SMIC, ou pire sous le seuil de pauvreté. C’est un problème social majeur. Il engage la nature même de notre contrat social. Comment condamner à la pauvreté, des salariés qui ont travaillé 40 ans, parfois très tôt, moyennant un Smic mensuel tout au long de leur activité ? 

å La mise au point d’un nouveau mode d’indexation pérenne des pensions est indispensable. Nous suggérons un mécanisme d’indexation à la fois actualisé et annualisé sur le taux réel d’inflation. Cette approche suppose de toute manière une négociation au plus près avec les partenaires sociaux. Une meilleure prise en compte des prix des produits de première nécessité dans la mesure de l’inflation, est indispensable. 

 

La question du financement ne saurait entrainer de nouveaux reculs du pouvoir d’achat pour l’immense majorite des salaries 

å Tout d’abord, il convient de réabonder le fonds de réserve créé par la gauche en 2000, et régulièrement réabondé par celle-ci jusqu’au printemps 2002. 

L’inertie de la droite depuis 2002 nous éloigne de l’objectif de 150 milliards à l’horizon 2020. Avec un peu plus de 34 milliards au 31 décembre 2007, nous restons loin du compte. Là encore, les objectifs de la Loi Fillon ne sont pas tenus. En outre, il faut bien préciser que ce fonds de réserve ne peut être utilisé qu’à compter de 2020 et comme fonds de lissage afin de couvrir la période la plus délicate, au plan démographique. 

 

L’idée d’utiliser systématiquement les bénéfices rétrocédés à l’Etat par les entreprises publiques doit être retenue. Celle de verser une partie du produit des pénalités financières exigées des entreprises qui ne jouent pas le jeu de l’emploi des seniors paraît également d’actualité. L’utilisation de cessions d’actifs du patrimoine immobilier de l’Etat peut aussi être envisagée, dès lors qu’il s’agit de contribuer à l’avenir du système de retraite. Enfin, le doublement du prélèvement « C3S » permettrait à travers un passage de 2 à 4 % de garantir un abondement minimum de 3 milliards annuels au lieu de 1,5 aujourd’hui, ce qui est très insuffisant. 

 

å Ensuite, il s’agit de prendre à bras le corps la question de la place des revenus financiers et des niches sociales dans le financement des retraites. 

Les recommandations à minima de la Cour des Comptes à propos des stocks options et des parachutes dorés méritent d’être étudiées. Cette piste représente un gisement d’au moins 3 milliards d’euros. 

 

å Le volume des exonérations de cotisations sociales (30 milliards) doit être revisité.  Au-delà des questions de remboursement de la totalité de ces exonérations à la sécurité sociale par l’Etat, il faut aussi examiner sereinement la question des effets d’aubaine, sans véritable conséquence heureuse sur l’emploi. Le simple remboursement en temps et en heure, de la sécurité sociale par l’Etat représente 3 milliards. Un inventaire plus approfondi de l’opportunité et du bien fondé de ces exonérations permettrait de dégager des ressources encore plus importantes. D’autant qu’une partie des exonérations de cotisations sociales pourrait être utilement redéployée en faveur de l’activité salariée des seniors et des jeunes, les plus éloignés de l’emploi. Ce mécanisme conforterait ainsi, à terme, les recettes de la sécurité sociale et donc de l’assurance vieillesse. 

 

å Les mécanismes de compensations démographiques (7 milliards) inter régimes doivent être revus à l’aune de la situation du régime général des salariés. 

En tous les cas, la logique imposée à travers les ordonnances de 1967, puis la réforme de 1974, ne tient plus. Il faut la revoir dans la perspective d’une éventuelle fusion. Une réforme des retraites sérieusement conduite ne peut plus ignorer l’ampleur des déficits des régimes particuliers compensés par le régime général et le régime fonction publique. 

 

å L’annulation d’une partie du « paquet fiscal », imposé en juillet dernier, constitue une autre solution : toute la partie de ce « paquet », relative en particulier à l’exonération des droits sur les grosses successions, rapporterait près de 2 milliards d’euros, par an. Rappelons que le coût du paquet fiscal pour les finances publiques est de 15 milliards d’euros. 

 

å Un calcul précis, du manque à gagner engendré par les incitations et niches fiscales, aujourd’hui accordées à toutes les techniques de capitalisation doit être établi : cette ressource ainsi évaluée permettrait de dégager des marges financières au profit du régime d’assurance vieillesse. 

 

å Un transfert d’1 ou 2 points de cotisations Unedic sur l’assurance-vieillesse peut être envisagé. La dette de l’Unedic effacée, des organisations syndicales proposent, à la condition d’une évolution positive de l’emploi, un transfert progressif jusqu’à 4 points de cotisation. 

Les excédents annuels de cette assurance seront d’environ 3,5 milliards d’euros par an. 

 

Toutes ces pistes relèvent de mécanismes de transfert et de justice sociale ; elles n’ont pas d’incidence sur le niveau global des cotisations-vieillesse, versées par les salariés. 

 

La réforme des retraites est nécessaire, pour les actuels retraités, comme pour les futurs retraités correspondant aux générations de quadragénaires et de quinquagénaires. C’est une question de justice et de confiance. Cette réforme doit reposer sur un choix politique essentiel qui renvoie à la nature même du contrat social que nous proposons. 

 

N’oublions jamais que l’accès à une retraite décente constitue le patrimoine de ceux qui n’ont rien. 


 

Quelques chiffres sur le dossier des retraites 

 

 

- nombre de retraités : 13,5 millions 

 

- nombre d’allocataires du minimum vieillesse : 620 000 

 

- minimum vieillesse : 628 euros mensuels – (+0,8 %) au 1er septembre 

 

- minimum contributif : 579 euros 

 

- prime exceptionnelle : 200 euros sur l’année pour le seul minimum vieillesse 

 

- nombre de retraités sous le seuil de pauvreté : 1 million 

 

- nombre de retraités percevant le SMIC ou moins que le SMIC : 6 millions, soit près de 50 % 

 

- revalorisation du régime de base au 1er janvier 2008 : 1,1 % – (+0,8 %) au 1er septembre 

 

- coût d’une majoration de 5 %  du minimum vieillesse : 500 millions 

 

- coût d’une majoration de 25 % du minimum vieillesse ; 2,4 milliards 

 

- espérance de vie moyenne : 80 ans 

 

- inégalité d’espérance de vie à 60 ans selon les métiers : près de 10 ans 

 

- âge moyen d’accès à la retraite : 58 ans et 8 mois 

 

- taux d’activité des salariés âgés de  plus de 55 ans : 38 % en France contre 43 % dans l’Union européenne 

 

- nombre de seniors de + de 57 ans dispensés de recherche d’emplois : 380 000 

 

- proportion de salariés travaillant à 60 ans et plus : 1/3 

 

- taux de remplacement moyen du régime de base : 43 % 

 

- taux de natalité : 2,1 

 

- montant annuel des compensation financières versé par le régime général au profit des régimes particuliers : 7 milliards 

 

- montant actuel du Fonds de réserve des retraites : 34 milliards 

 

- recettes attendues de la taxation des niches sociales : 3,2 milliards 

 

- montant global des niches fiscales : 39 milliards 

 

- déficit 2007 de l’Assurance-vieillesse : 4,7 milliards 

 

- proportion des dépenses de retraites dans le PIB en 2003 : 11,8 % 

 

- proportion probable des dépenses de retraites dans le PIB en 2020 : 12,6 % 

 

- économies obtenues au détriment des retraités en cas d’allongement de la durée de cotisations en 2020 : 2,5 milliards 

- volume des exonérations des cotisations sociales : 30 milliards annuels dont plus de 3 milliards non remboursés par l’Etat 

 

- bénéfice d’une sollicitation des niches sociales (stock option, etc… ): 3,2 milliards 

 

- bénéfice de l’annulation de l’exonération des grosses successions : près de 2 milliards 

 

- conséquences d’un transfert d’une partie des cotisations chômage sur l’assurance vieillesse : 3 milliards 

 

Publié dans : SOCIAL | le 22 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Retraites: quelques idées fondamentales….

Créativité

didier pourquery

QUOTIDIEN : jeudi 22 mai 2008

Les Français sont conscients que leur système de retraite actuel est en danger. Notre sondage le montre bien. Mais ils sont également preneurs d’idées nouvelles pour le sauver, au-delà des 41 annuités dont on nous dit qu’elles sont impossibles à éviter, des recettes technocratiques, des diktats idéologiques ou des systèmes privés dit «à l’américaine» poussés par les assureurs et les banquiers. Il faut donc tenter tout ce qui est possible… à condition de garder fermement à l’esprit quelques principes fondamentaux.

La solidarité d’abord : dans le contrat social français, il est entendu que nous devons rendre ce que nous avons reçu de nos aînés dans nos années de formation. Simple question de réciprocité, base des rapports humains civilisés. L’égalité ensuite : il faut les mêmes règles pour tous si chacun doit faire des efforts. La fraternité enfin : on ne doit abandonner personne au bord de la route.

Une fois ces règles posées, il faut commencer par encourager fortement le travail de ceux qu’on appelle désormais les seniors. Question de bon sens. Il est imbécile de se séparer en premier des salariés qui portent la mémoire des entreprises et de leur métier. Le système des préretraites nous a joué un sale tour. Les entreprises en ont usé et abusé. Il faut d’abord sortir de cette tendance absurde. Et par exemple inventer des systèmes où les seniors deviennent tuteurs des plus jeunes – c’est cela aussi la solidarité intergénérationnelle. Faire en sorte aussi que les seniors puissent partager leurs savoirs entre plusieurs entreprises. Bref, ne plus rien s’interdire.

Publié dans : SOCIAL | le 22 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Grèves: sondage…

Sondage : une grève populaire

La grève est soutenue par 60 % des Français, qui restent attachés au système actuel.

FRANÇOIS WENZ-DUMAS

QUOTIDIEN : jeudi 22 mai 2008

Que faire, pour sauver les retraites? Interrogés pour Libération par Viavoice (1), les Français se montrent terriblement fatalistes. Ils sont attachés à leur système de répartition, et prêts à le défendre en descendant, comme aujourd’hui, dans la rue : 60 % d’entre eux soutiennent le mouvement de grève contre 36 %. Pourtant, quand on leur demande s’ils pensent que la France va pouvoir maintenir son système de retraites, ils sont nettement plus partagés.

Un peu moins de la moitié – 49 % – estime qu’il faudra fatalement évoluer vers un système «à l’américaine»«chacun paie pour sa propre retraite», contre 41 % qui croient en l’avenir du régime actuel (10 % ne se prononcent pas). A y regarder de plus près, ceux qui n’y croient plus sont les jeunes (68 % des 18-24 ans), tandis que les 50 ans et plus gardent leur confiance, mesurée (47 % contre 42 % chez les 50-64 ans), dans la fiabilité du régime par répartition. «Les Français s’angoissent pour l’avenir de leur régime de retraite et, en même temps, contestent les solutions qui leur sont proposées» , souligne François Miquet-Marty, directeur de Viavoice. Ils sont très peu (22 %) à prôner l’allongement de la durée de cotisation et pas davantage à souhaiter une augmentation des cotisations. Ils rejettent carrément l’idée de réduire les pensions et ne retiennent finalement que les suggestions les moins polémiques : améliorer l’emploi des seniors ou faire porter l’effort sur les métiers les moins pénibles (41 % sont pour). «Les réponses renvoient à l’image de l’Etat providence, note aussi François Miquet-Marty : on espère qu’au bout du compte la puissance publique trouvera un moyen de payer.»

Tout cela sur fond de forte opposition à Nicolas Sarkozy : pour préserver les retraites, 44 % des personnes interrogées font confiance à la gauche, et seulement 32 % à la droite. On ne s’étonnera donc pas de noter que 82 % des électeurs de gauche soutiennent le mouvement de grève. Et même parmi les sympathisants de droite, il se trouve encore une personne sur trois (32 %) pour approuver cette journée d’action intersyndicale. Le soutien à la grève et le rejet des solutions les plus douloureuses recoupent très largement les clivages politiques.

(1) Sondage réalisé les 15 et 16 mai auprès de 1005 personnes.

Publié dans : SONDAGES | le 22 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Sondage…..

SONDAGE

Baromètre des personnalités : Delanoë plébiscité

NOUVELOBS.COM | 21.05.2008 | 09:48

Réagissez à l'article 16 réactions

Le maire de Paris reste en tête des personnalités dont les Français souhaitent voir croître « l’influence ». La majorité des sympathisants socialistes souhaitent le voir prendre la tête du PS mais préfèrent Ségolène Royal comme candidate à la présidentielle.

Bertrand Delanoë (AFP)

Bertrand Delanoë (AFP)

 

Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) reste en tête des personnalités dont les Français souhaitent voir croître « l’influence » et dépasse désormais Ségolène Royal chez les sympathisants de gauche, dans le baromètre BVA pour L’Express rendu public mercredi 21 mai.
Il arrive en tête parmi l’ensemble des sondés (50%, +1), devant le président du MoDem François Bayrou (43%, +1), le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo (40%, +1), Ségolène Royal (38%, -5), qui fait jeu égal avec le porte-parole de la LCR Olivier Besancenot (38%, -3). 

Sympathisants de gauche


Parmi les sympathisants de gauche interrogés sur les personnalités dont ils souhaitent voir croître « l’influence », Bertrand Delanoë gagne 5 points à 69% et prend le dessus sur Ségolène Royal qui perd 8 points à 63%, devant M. Besancenot (62%, +1).
Concernant la succession à la tête du PS, Bertrand Delanoë dépasse également Ségolène Royal, d’une courte tête, chez les sympathisants socialistes avec 33% contre 32%.
Mais Ségolène Royal reprend la tête chez les sympathisants socialistes comme candidat souhaité à la présidentielle de 2012, avec 33% contre 26% à Bertrand Delanoë. 34% disent préférer « une autre personnalité ».

Jean-Louis Borloo en tête à droite


Dominique Strauss-Kahn, actuel patron du FMI mais qui s’est dit « assez déterminé » sur une possible candidature en 2012, ne figure pas parmi les noms proposés par BVA.
Parmi les sympathisants de droite, Jean-Louis Borloo reste en tête des personnalités dont les sondés souhaitent voir croître « l’influence » (64%, +7), devant la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie (55%, =), François Bayrou (49%, + 4) à égalité avec la garde des Sceaux Rachida Dati (49%, =).


-Sondage réalisé en face à face du 15 au 17 mai auprès d’un échantillon national représentatif de 978 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

Publié dans : SONDAGES | le 21 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Loi OGM: Mosanto se frotte les mains….

La loi OGM votée dans la douleur

Dans un climat houleux, l’Assemblée a finalement adopté le texte.

G. La.

QUOTIDIEN : mercredi 21 mai 2008

Ce projet de loi OGM permet décidément de réviser son manuel de vie parlementaire agitée. Après l’adoption – très rare – d’une motion de procédure mardi, l’Assemblée a connu hier après-midi un incident de séance assez spectaculaire : après une sortie du député Nouveau Centre Philippe Vigier, accusant les socialistes de laxisme sur la gestion du sida dans les années 80, la gauche a bruyamment protesté, jusqu’à ce que le président Accoyer finisse par suspendre la séance. A la reprise, la gauche a quitté l’hémicycle jusqu’au vote final. Le texte a finalement été définitivement adopté par l’Assemblée nationale peu après 20 heures, par 289 voix pour, 221 contre, et 23 abstentions.

Depuis le début de l’après-midi, l’ambiance était électrique. Une semaine après le rejet du texte par manque d’élus de droite dans l’hémicycle, l’UMP avait battu le rappel. Les consignes, annoncées le matin en réunion de groupe, étaient claires : pas de réunions annexes et tout le monde dans l’hémicycle. Il y avait donc foule, particulièrement à droite, pour la reprise de la discussion parlementaire : une discussion raccourcie – après passage en commission mixte paritaire, le projet de loi ne peut plus être amendé – mais pas moins houleuse.

La mobilisation à droite a en tout cas porté ses fruits. Sur 524 votants (contre moins de 300 la semaine dernière), la droite a pu refaire parler sa nette majorité d’élus : la première motion de procédure a été rejetée par 315 voix contre 208, provoquant des hourras sur les bancs de la droite. La gauche a ensuite sorti une de ses dernières cartouches, en demandant de soumettre le projet à référendum. «Tous ceux qui ne veulent pas subir l’irréversible que votre loi veut imposer doivent pouvoir avoir le droit de choisir, a défendu le socialiste François Brottes. A l’heure qu’il est, seul un référendum leur offre cet ultime choix.» Une proposition très majoritairement rejetée. Prochain – et dernier ? – acte pour le texte, le passage au Sénat, demain matin. La gauche a déjà annoncé qu’elle déposerait un recours devant le Conseil constitutionnel, peut-être dès vendredi.

Publié dans : Ecologie | le 21 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Sarko fait des découvertes….

Pour le développement durable, Sarkozy réinvente le plan

Environnement. Hier, à Orléans, le Président a défendu le rôle de l’Etat dans l’écologie.

GUILLAUME LAUNAY

QUOTIDIEN : mercredi 21 mai 2008

Si on a bien compris le message, Nicolas Sarkozy ambitionne de devenir, pour les énergies renouvelables, ce que Charles de Gaulle fut pour le programme nucléaire français. Hier, à l’occasion d’une visite à Orléans sur le suivi du Grenelle de l’environnement, le président de la République s’est employé à sortir le débat écologique des querelles droite-gauche (voire des querelles droite-droite) pour montrer qu’il voit loin : «Il faut donner à notre pays quelques décennies d’avance en matière de développement durable.» Plus terre à terre, un responsable associatif soulignait que si le Grenelle avait besoin d’un discours de soutien du chef de l’Etat, c’est peut-être qu’il avait du mal à trouver un second souffle.

En guise de mise en jambe, Sarkozy, a visité une fabrique d’éoliennes française, Vergnet, près d’Orléans. Après un tour d’atelier pendant lequel le PDG négociait en direct un engagement de l’Etat sur le soutien à un de ses projets - «le marché du siècle» -, le Président s’est adressé aux salariés pour vanter, non sa politique écologique mais… la défiscalisation des heures sup et la loi de modernisation de l’économie, provoquant les sourires de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde.

Promotion. Plus tard, au Zénith d’Orléans, rappelant les premières concrétisations du Grenelle (suspension du projet de mine d’or en Guyane, bonus-malus automobile, etc.), le Président s’est livré à un bel exercice de promotion du rôle central de l’Etat dans les politiques à venir. Annonçant carrément une… politique industrielle pour le développement durable. Avec la création cet été d’un «comité stratégique pour les éco-industries», coprésidé par le ministre de l’Ecologie et le secrétariat d’Etat à l’Industrie. Désamorçant à l’avance les critiques, il a glissé : «Il n’y a qu’en France qu’on qualifie de dirigisme l’attitude des pouvoirs publics qui se préoccupent des conséquences industrielles de [leurs] politiques structurantes.» Pas de dirigisme donc, mais une volonté que l’Etat, à l’horizon 2012, soit exemplaire en matière de bâtiments basse consommation, véhicules propres, ou utilisation de produits bio.

Autre dossier, plus local, sur lequel les pouvoirs publics sont prêts à intervenir, le RER parisien : «Si l’Etat doit reprendre la main, il la reprendra», a menacé Nicolas Sarkozy, dénonçant les «oppositions stériles» qui «prennent des passagers en otage dans des lignes vétustes». Sur le reste, le Président s’est tenu aux engagements pris, de la construction de 6 000 éoliennes (les professionnels espèrent plutôt 8 à 10 000) au chantier de rénovation thermique des bâtiments en passant par l’ajout d’une dimension environnement au Conseil économique et social. Au moment d’aborder le financement, Nicolas Sarkozy a soigneusement évité de prononcer le chiffre prévu dans son discours (400 milliards d’euros d’ici à 2020), préférant souligner qu’il s’agit de «créer une économie dynamique, sobre en carbone, respectueuse de l’environnement, riche en emplois et créatrice de richesse».

Ajustement. Quant à une éventuelle fiscalité écologique, il a promis une décision avant fin 2008 sur une possible «contribution climat-énergie». Le chef de l’Etat paraît beaucoup plus motivé pour instaurer, faute d’accord international, un système d’ajustement financier aux frontières de l’Europe pour les pays ne respectant pas certains critères environnementaux : «On a déjà un dumping social, un dumping fiscal… Je n’accepterai pas un dumping écologique», a-t-il conclu.

 

 

Publié dans : Politique | le 21 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Le PS communique…

Communiqué de Michel SAPIN,  Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité 

Le Parti socialiste dénonce la fanfaronnade sidérante du gouvernement suite à la publication par l’INSEE des comptes nationaux.

Il s’étonne d’abord que Madame Lagarde puisse « jubiler », selon ses propres termes, d’une croissance revue à 2,1 % en 2007, alors qu’elle-même avait promis une croissance de 3 % au mois de juin, ramenée à 2,5 % en septembre, puis à 2,25 % en octobre et enfin à 2 % en décembre. Ce niveau de croissance atteint en 2007 reste faible, surtout au regard des résultats obtenus par nos principaux partenaires européens (2,6 % pour l’ensemble de la zone euro, 2,5 % pour l’Allemagne et 3 % pour le Royaume-Uni).

Il rappelle ensuite que les comptes nationaux sont une photo du passé, tardive, qui ne rend pas compte des perspectives économiques pour l’avenir. Or, l’analyse des enquêtes de conjoncture montre une dégradation profonde et durable des indicateurs économiques en France :

- les premiers chiffres de la croissance pour 2008 sont très en retrait par rapport à ceux de nos voisins européens (0,6 % pour la France contre 1,5 % pour l’Allemagne) ;

- la production industrielle se tasse (- 0,8 en février et mars 2008) ; –

- la demande adressée à l’industrie manufacturière s’effondre, notamment celle en provenance de l’étranger qui baisse de moitié en un an (de 22 à 11), signe d’une perte profonde de compétitivité de notre économie ;

- la consommation des ménages baisse (- 1,7 % en mars), marquant un affaiblissement de l’unique moteur de la croissance jusqu’ici encore allumé ;

- les prix s’envolent dans des proportions inédites (+ 5,7 % en un an dans les hypermarchés, + 5,9 % pour les produits alimentaires), ainsi que le montant des loyers ;

- on observe un véritable retournement de tendance dans l’industrie, avec un effondrement de la construction et du commerce de gros.

Par ailleurs, l’INSEE vient encore de valider le creusement des déficits (2,7 % du PIB contre 2,6 % en 2006) : la France est avec l’Italie le seul pays de la zone euro à voir ses déficits augmenter. On est loin des 2,4 % annoncés par le gouvernement.

La hausse de la dette en valeur atteint quant à elle + 40 milliards d’euros.

L’autosatisfaction dont fait preuve le gouvernement est dès lors totalement déplacée et à tous égards inacceptable, comme en témoigne la mise en garde que s’apprête à faire la Commission européenne à la France.

Le Parti socialiste rappelle que le gouvernement porte la responsabilité de la mauvaise santé économique du pays. En faisant le choix, avec le paquet fiscal, de faire des baisses d’impôts à crédit pour les plus aisés de nos concitoyens (10 milliards de baisse de prélèvements obligatoires), et en favorisant une envolée de la dette, la droite s’apprête à faire inéluctablement payer le coût des cadeaux fiscaux par les catégories moyennes et populaires.

Publié dans : Politique | le 20 mai, 2008 |Pas de Commentaires »
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