Ce qui va augmenter au 1° Juillet………

Salaires, allocations, tarifs: ce qui va changer à partir du 1er juillet

Ce qui va augmenter au 1° Juillet......... dans Economie file_335352_373841

Le Smic augmente de 0,9% à partir du 1er juillet, à 1.321,02 euros brut mensuel. Mais les minima sociaux n’évoluent pas.

Avec AFP

LIBERATION.FR : vendredi 27 juin 2008

Chaque année, le même rituel. Au 1er juillet, les tarifs dans les transports ou à la Poste changent. Les prestations sociales et les cotisations sont réajustées en fonction de l’inflation. A la veille des départs en vacances, voici ce qu’il vous faut savoir.

Salaire minimum
Le Smic, salaire minimum indexé sur la croissance, augmente de 0,9%.
Le tarif horaire brut passe à 8,71 euros, soit  1.321,02 euros brut mensuel pour 35 heures hebdomadaires (1.037,53 euros net).

Rappelons que le Smic avait déjà été revalorisé par anticipation le 1er mai de 8,44 euros à 8,63 euros bruts de l’heure, en raison de la flambée des prix.
En France, 2,5 millions de personnes dont 900.000 à temps partiel sont au Smic.

Dans la Fonction publique, le traitement mensuel brut minimum est porté à 1.321,51 euros.

Le RMI n’augmente pas
Les minima sociaux, revalorisés au 1er janvier, ne bougent pas au 1er juillet.
Le RMI, revenu minimum d’insertion, reste à 447,91 euros par mois pour une personne seule sans enfant.

Pour une personne seule avec un enfant ou un couple sans enfant, le RMI est fixé à 671,87 euros et à 806,24 euros pour une personne seule avec deux enfants ou un couple avec un enfant.

Allocations chômage
Les allocations chômage sont revalorisées de 2,5%, soit à un niveau inférieur à l’inflation. Elles concernent 1,7 million de demandeurs d’emploi indemnisés par les Assedic.

Allocations familiales
Les montants restent inchangés jusqu’au 1er janvier, date de leur revalorisation.

Pour rappel, le montant des allocations familiales s’élève à 120,32 euros pour deux enfants, 274,47 euros pour trois enfants. 154,15 euros de plus sont accordés par enfant supplémentaire.
 
Allocation handicap
Le complément de ressources des bénéficiaires de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) ne sera revalorisé qu’en septembre, de 3,9%.

L’AAH qui s’établit à 628,10 euros par mois sera majorée au total de 5% sur 2008 comme le minimum vieillesse.

Assurance maladie

Le tarif de la consultation des médecins généralistes reste à 22 euros.

Un accord conclu entre syndicats de médecins et assurance maladie en 2007 prévoyait le passage sous conditions du tarif de la consultation de 22 à 23 euros en juin 2008. Mais la mesure ne devrait finalement pas être entérinée avant la mi-2009.

A partir du 1er août, les patients pourront consulter les tarifs moyens de tous les dentistes et médecins du secteur 2 autorisés à effectuer des dépassements d’honoraires, sur le site Internet de l’assurance maladie : www.ameli.fr

Transport en hausse
- A la SCNF, le prix des billets des trains régionaux vont augmenter de 10 centimes à 2,2 euros selon les destinations.

En revanche, la SNCF annonce pour janvier des hausses des prix des TGV. Motif annoncé: le renchérissement des péages ferroviaires que la compagnie verse à Réseau ferré de France pour utiliser ses voies.

- En Ile de France, les tarifs de la RATP augmentent de 3%. A l’unité, le ticket coûtera 1,60 euro, soit 10 centimes de plus qu’aujourd’hui.

Les tarifs de l’énergie
Gaz de France ne prévoit pas de nouvelle hausse au 1er juillet. Les tarifs réglementés pour les particuliers se chauffant au gaz ont déjà augmenté deux fois en 2008, +4% début janvier et +5,5% fin avril.

Quant au prix de l’électricité,  les tarifs ne peuvent pas augmenter plus vite que l’inflation, comme le prévoit le contrat de service public entre EDF et l’Etat pour 2006-2010.

Le timbre reste à 55 cents
Le prix du timbre a augmenté en mars, passant de 54 à 55 centimes. Pas de nouvelle augmentation au 1er juillet

 

Publié dans : Economie | le 28 juin, 2008 |Pas de Commentaires »

Ca baigne…………….

Euro au plus haut, inflation galopante, croissance en berne, chômage en légère hausse, CAC 40 grippé… L’économie française n’est pas à la fête. Et cela ne devrait pas s’arranger.

philippe brochen

LIBERATION.FR : vendredi 27 juin 2008

Les écomistes parlent de stagflation: une croissance au plus bas conjuguée à une inflation conséquente. Plus prosaïquement, les Français ont le blues. Minés. Défaits. A terre. En juin, le moral des ménages a continué de dégringoler,  pour tomber à son plus bas niveau depuis vingt ans, miné par l’inflation galopante et les craintes pour le pouvoir d’achat. Et de fait, divers indicateurs donnent raison à ses déprimés hexagonaux.

Maudit euro
La monnaie unique, tout d’abord. L’euro n’en finit plus d’incarner tous les maux dont souffre le porte-monnaie. L’autre Euro, aussi, a fait de la peine aux Français. Celui qui a vu l’équipe nationale, oui oui celle emmenée par Raymond-je-demande-la-main-d’Estelle-à-la-télé, être défaite par un de ses ennemis footballistiques préférés, l’équipe des bruns aux cheveux gominés et/ou aux serre-tête: l’Italie. Bref, c’est la cata, c’est la cata, c’est la catastrophe.

La preuve? Arithmétique. Le moral des ménages a encore chuté de quatre points en juin (c’est le douzième mois consécutif) à -46 points,  Son plus bas niveau depuis 1987. Cela fait vingt-et un ans que n’avions pas été aussi malheureux. C’est dire si ça va mal.

Maudite inflation

Les économistes expliquent surtout la dégradation de la confiance par la hausse des prix. Il est vrai que l’inflation a atteint 3,3% sur un an en mai, un niveau jamais inégalé depuis juillet 1991, sous l’effet de la flambée des cours du pétrole et de l’alimentation. Et, selon l’institut de la statistique, les Français sont plus pessimistes sur l’évolution future de leur situation financière personnelle. Pour l’économiste Alexander Law, tout cela est «cohérent avec une prévision de croissance du pouvoir d’achat globale inférieure à 0,1% cette année».

Dommage, car c’est justement le moral des Français qui a tiré la croissance ces dernières années, via la consommation des ménages, bien plus que l’investissement des entreprises et le commerce extérieur, en déficit chronique.

Mince consolation, nos voisins sont peu ou prou aussi déprimés. L’indice de confiance économique en zone euro, qui résume l’opinion des chefs d’entreprises et des consommateurs, a fortement reculé en juin. Dans un contexte inflationniste marqué par la flambée des prix de l’énergie, il a atteint son plus bas niveau depuis trois ans et n’était jamais tombé sous ce seuil depuis août 2003: 94,9 points (-2,7 points), d’après une enquête publiée ce vendredi par la Commission européenne.

La confiance des consommateurs a également reculé, à son plus bas niveau depuis octobre 2003, alors que la flambée des prix du carburant entame de plus en plus l’appétit d’achat des ménages européens. Ce recul du moral des consommateurs «est particulièrement inquiétant», estime l’économiste Jonathan Loynes, de Capital Economics. En Espagne, l’indice de confiance a fortement reculé (-6,2 points), de même qu’en Allemagne (-1,5 point) et en Italie (-0,1 point).

Maudite croissance
Autre mauvaise nouvelle pour l’Hexagone: la croissance au 1er trimestre 2008, révisée à +0,5% par l’Insee, qui avait initialement annoncé une croissance de 0,6% sur les trois premiers mois de l’année. Et la flambée des prix de l’énergie et de l’alimentation laisse prévoir une inflation forte et soutenue dans les mois qui viennent (3,2% pour 2008).

De son côté, le gouvernement prévoit pour l’instant une inflation moyenne de 2,2%, mais avec un baril de pétrole à 100 dollars, tandis que l’hypothèse de l’Insee table sur un baril stabilisé autour de 130 dollars. Aujourd’hui, il a atteint 141 dollars et tutoyé les 142 dollars.

Maudit chômage
Et quand ça veut pas, ça veut pas: la tendance à la baisse du chômage s’est ralentie depuis le début de l’année, notamment en raison d’une réduction de l’intérim, a reconnu ce vendredi le directeur général de l’ANPE, Christian Charpy.
Fin mai, le nombre de chômeurs inscrits fin mai à l’ANPE a augmenté de 0,3% comparé au mois d’avril (+5.400), repassant au-dessus de la barre des 1,9 million de demandeurs d’emploi et affichant une baisse réduite à 4,3% sur un an.

Maudit CAC 40
Autre indicateur inquiétant: le CAC 40. Revenue hier jeudi à son niveau de novembre 2005 (4.426,19 points), la Bourse de Paris devrait encore baisser aujourd’hui dans le sillage de marchés asiatiques enrhumés.

Publié dans : Economie | le 28 juin, 2008 |Pas de Commentaires »

Régionales 2010: charcutage en vue….

Régionales 2010 : l’UMP a moins de deux tours dans son sac

LAURE EQUY

QUOTIDIEN : samedi 28 juin 2008

A deux ans des prochaines élections régionales, la droite prépare sa reconquête. Et la tentation est grande de réviser le mode de scrutin afin d’éviter que la gauche réédite sa performance de 2004, lorsqu’elle avait remporté 20 des 22 régions métropolitaines. Un changement de règles est habituellement à hauts risques pour ceux qui l’opèrent, et les délais semblent courts. Au point que, pour certains membres de la majorité, l’idée aurait du plomb dans l’aile. Le secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales, Alain Marleix, également en charge des élections à l’UMP, lui, temporise : «Rien n’est tranché , on y réfléchit. A l’heure actuelle, la question est en débat.»

En éclaireur, François Fillon avait lancé fin mars l’idée d’«un débat sur le mode de scrutin pour les régionales». Dans un entretien à l’Express, le Premier ministre précisait pencher, «à titre personnel», pour une proportionnelle à un tour.

Solo.Ramener les régionales à un seul tour – avec une prime majoritaire pour permettre de dégager automatiquement une majorité -, contre deux actuellement, pourrait pénaliser la gauche. Elle serait contrainte de faire d’emblée des listes communes, les départs en solo des petits partis (PCF, Verts, PRG…) risquant de compromettre ses chances de victoire. Sans parler de la concurrence d’un Olivier Besancenot, le vent en poupe, et qui demeure réfractaire à toute alliance avec le PS (lire pages Evénement).

Vent debout contre cette initiative, l’opposition accuse la majorité de vouloir piper les dés. «La droite pense sans doute nous mettre en difficulté sous prétexte que la gauche aurait du mal à se rassembler», explique Bruno Le Roux, secrétaire national (PS) aux élections, qui vante le système actuel, capable de «dégager des majorités et de permettre la représentation des oppositions».

Pour justifier l’hypothèse d’une modification du mode de scrutin, Alain Marleix invoque un risque de faible participation à une élection qui, traditionnellement, «passionne peu les foules», et un calendrier chargé en échéances électorales. Entre les européennes de 2009, des cantonales en 2011 et les régionales prévues pour 2010, «si on garde les deux tours, on ne va pas beaucoup mobiliser. Il faudrait intéresser les Français avec un système plus simple et plus lisible, l’actuel est trop compliqué».

La droite voudrait aussi se prémunir contre un nouveau «tsunami» rose, comme elle l’a connu aux dernières régionales. Alain Marleix s’en cache à peine : «Est-ce normal qu’avec 51 % des voix, on puisse diriger plus de 90 % des régions ?» Le mode de scrutin en vigueur, mi-majoritaire mi-proportionnel, avait été modifié en 2003 sous le gouvernement Raffarin, notamment pour savonner la planche au FN et éviter que la formation d’extrême droite ne se trouve, comme en 1998, en position d’arbitre.

Nettement plus prudent, Yves Jégo, secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, pointait, la semaine dernière, «un écueil qu’il faut éviter, c’est que les gens traduisent : « Ils veulent un mode de scrutin qui favorise leur famille politique. »» Un cadre UMP s’interroge : «Le texte ne serait pas voté avant fin 2008. Comment cela sera-t-il perçu par les Français, un an et demi avant l’élection ?»

Comme ce n’est pas le moment de froisser un peu plus la gauche sur fond de négociations sur la réforme des institutions, l’Elysée s’en tient pour l’heure à «écouter les uns et les autres. Aucune décision n’est prise». Un statu quo qui conduirait, au final, à jeter l’éponge ? Réponse de Normand à l’UMP : «On ne renonce pas, mais on ne se lance pas non plus», résume un responsable.

«Balle». En guise d’avertissement, le socialiste Alain Rousset rappelle que «ceux qui ont manipulé les modes de scrutin se sont toujours tiré une balle dans le pied : les Français n’apprécient pas qu’on triche avec leur vote». Mais le président de l’Association des régions de France, qui avait écrit fin mars à François Fillon pour lui dire son «opposition la plus ferme» à une éventuelle modification, ne veut pas s’«affoler» et doute que celle-ci «soit bien sérieuse».

Publié dans : Politique | le 28 juin, 2008 |Pas de Commentaires »

ALD: retrait du projet…jusqu’à Octobre..??

Affections longue durée : la Sécu renonce à des déremboursements

ÉRIC FAVEREAU

QUOTIDIEN : samedi 28 juin 2008

Après quelques jours bien agités, le verdict est tombé, vendredi matin. La direction de l’Assurance maladie a annoncé qu’elle retirait de sa proposition de plan d’économies «toutes les mesures concernant les affections longue durée (ALD)».

Fin de l’histoire ? On peut en douter, tant les observateurs ont du mal à croire que le directeur de l’Assurance maladie, Frédéric van Roekeghem, nommé par le gouvernement, ait lancé cette idée à sa seule initiative. Selon plusieurs sources, c’est en effet à la demande des ministres du Budget et de la Santé qu’il avait rendu public ce projet, lancé comme un ballon d’essai, avec en ligne de mire l’idée de l’intégrer éventuellement dans le débat qui se tiendra à l’automne sur les dépenses annuelles de l’assurance maladie.

Vignette bleue. Quel était ce projet ? Frédéric van Roekeghem avait suggéré, mardi, dans une interview aux Echos, un plan d’économies comportant notamment une baisse du remboursement de 100 % à 35 % des médicaments à vignette bleue (dits «de confort»), pour les malades atteints d’ALD. Les réactions ont été unanimes, violentes et nombreuses (Libération du 26 juin). Jeudi, les membres du conseil d’administration de la Cnam, composé notamment des partenaires sociaux et des mutuelles, ont réagi, en demandant à l’unanimité que les propositions sur les affections de longue durée soient retirées du plan d’économies. Ils ont souligné que «la question de l’évolution de notre système de santé et de son financement doit s’appuyer sur un débat de fond, en particulier sur la question des ALD. Dans ces conditions le conseil demande que les propositions relatives aux ALD soient retirées ». C’est donc chose faite.

Le débat pourrait néanmoins se poser à nouveau. Par le hasard du calendrier, jeudi soir, Frédéric van Roekeghem a tenu une conférence à Sciences-Po sur l’avenir de l’assurance maladie. «La crise, nous y sommes, et cette crise financière est réelle, a-t-il expliqué aux étudiants. Aujourd’hui, la dynamique des dépenses de santé est tirée par les pathologies lourdes et chroniques.» Ce sont elles qui coûtent chers et qui font progresser les dépenses. En 2007, près de 8 millions de personnes sont en ALD : leur prise en charge représente 64 % de toutes les dépenses de l’assurance maladie. Parmi ces malades, 2,1 millions le sont pour des maladies cardiaques, 2,1 millions pour cause de cancer, et 0,8 million pour des affections psychiatriques. Mais au sein des ALD, toutes n’ont pas les mêmes conséquences financières. «5 % des patients en ALD concentrent 41,5 % des remboursements des ALD.» Et ce sont les ALD qui expliquent à 80 % l’accroissement des dépenses de santé.

Bouclier. Il est donc logique que les experts de la Sécu essaient d’y regarderde plus près dans leur souci d’économie. Mais était-ce la bonne idée que de renvoyer aux mutuelles le soin de prendre en charge certains médicaments dits de confort pour les patients en ALD ? Cela avait certes l’intérêt de diminuer le taux des relèvements obligatoires mais pour autant le coût global de la santé ne changeait pas. «La difficulté, aujourd’hui, est que le système est devenu illisible, expliquait, quelques jours auparavant dans un colloque sur le bouclier sanitaire, Martin Hirsch, haut commissaire aux Solidarités actives. Les assurés ne sont plus en mesure de dire ce qu’il leur reste à charge.» Et cela sans compter les dépassements d’honor aires de médecins de ville qui représentent à eux seuls 2 milliards d’euros, dix fois plus que les mesures proposées puis retirés par la Cnam.

 

Publié dans : SANTE | le 28 juin, 2008 |Pas de Commentaires »

Réforme constitutionnelle…ça coince à l’UMP…

La question turque met la zizanie entre sénateurs et députés UMP

Institutions. L’exécutif préoccupé : sans accord, le Congrès ne peut pas être convoqué.

ALAIN AUFFRAY

QUOTIDIEN : vendredi 27 juin 2008

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La Turquie fait aussi trembler l’UMP. Entre députés et sénateurs de la majorité, le débat sur la réforme des institutions a mis au jour une fracture profonde. Les premiers ont introduit le 28 mai, dans la Constitution, un amendement rendant obligatoire un référendum pour toute adhésion à l’Europe de pays dont la population dépasse 5 % de celle de l’UE. Les seconds ont supprimé cette disposition mardi, la jugeant stigmatisante, et diplomatiquement calamiteuse.

Pour que le projet de loi constitutionnelle puisse être examiné en Congrès le 21 juillet, il faudra que les élus UMP se mettent d’accord avant la deuxième lecture du texte à l’Assemblée le 8 juillet. Ce n’est qu’après avoir franchi cet obstacle que l’Elysée et Matignon pourront s’attaquer au suivant : convaincre une quarantaine d’élus de gauche de laisser passer la révision. Mais sans compromis sur la question turque au sein de l’UMP et donc sans vote conforme des deux assemblées, le Congrès ne pourra même pas être convoqué.

Ethique. Mercredi soir, en marge d’un dîner de son club, Dialogue et initiative, le sénateur Jean-Pierre Raffarin claironnait son optimisme : «Vous n’avez pas à être inquiets […] Nous avons voulu simplement avoir une première lecture avec l’éthique de conviction et nous aurons la deuxième lecture avec l’éthique de responsabilité», a-t-il expliqué aux nombreux ministres présents. De son côté, François Fillon avait clairement indiqué le 12 juin que le gouvernement était sur la ligne des sénateurs. Après avoir assuré qu’il restait un farouche adversaire d’une Turquie dans d’UE, il a estimé qu’il était inutile «d’inscrire dans la Constitution pour des décennies et des décennies une disposition qui donne le sentiment de ne viser qu’un seul pays». Il faut selon lui laisser au chef de l’Etat le soin de décider s’il convient de convoquer un référendum. A ceux qui s’inquiètent qu’un président pro-turc puisse un jour imposer aux Français une adhésion dont ils ne veulent pas, Fillon explique qu’ils ont les garanties nécessaires grâce au «référendum d’initiative populaire» (lire ci-contre).

«Usine à gaz». Certains députés UMP, favorables en première lecture à l’amendement instaurant la consultation obligatoire, paraissaient hier disposés à y renoncer. C’est le cas de Chantal Brunel, porte-parole de l’UMP et même de Thierry Mariani, député du Vaucluse, qui s’inquiète de «l’impact catastrophique» de ce débat dans les relations économiques franco-turques. Adversaire notoire d’une Turquie européenne, le député d’origine arménienne Patrick Devedjian, secrétaire général, de l’UMP, se garde prudemment de tout commentaire sur le compromis proposé par Fillon.

Mais d’autres ne s’en privent pas. Richard Maillé (Bouches-du-Rhône) et auteur de l’amendement anti-Ankara jure qu’il ne votera pas la réforme si son amendement n’est pas rétabli. D’autres sont sur la même ligne. Le référendum d’initiative populaire n’est à leurs yeux qu’une «usine à gaz».

Richard Maillé rappelle que Nicolas Sarkozy avait jugé acceptable la solution des 5 % lorsqu’il l’avait reçu début mai avec une délégation d’élus pro-référendum, pour la plupart représentants de circonscriptions à forte population arménienne. Que s’est-il passé depuis ? Certaines fortes têtes de l’UMP voient dans l’attitude des sénateurs l’influence de Bernard Kouchner ou du «lobby pro-américain». «Nous sommes une bonne cinquantaine», menace Richard Maillé. La moitié suffirait déjà à faire capoter la réforme.

 

Publié dans : Politique | le 27 juin, 2008 |Pas de Commentaires »

Vous reprendrez bien un peu de « désert »…………..?

Désert

didier pourquery

QUOTIDIEN : vendredi 27 juin 2008

Vivre et travailler au pays. A l’heure de la mondialisation et des migrations planétaires ce mot d’ordre des années 70 peut paraître démodé.

Mais il ne l’est pas. Les Français ont le droit de choisir de vivre près de leurs racines ou de revenir «au pays». Après tout, cela fait vingt-cinq ans que les politiques de tout bord leur vantent les beautés de la décentralisation. Et qu’ils entendent des discours lénifiants sur la qualité de vie de la province.

Seulement l’Etat n’a pas joué le jeu. D’une part, il ne respecte pas ses engagements vis-à-vis des régions en matière de transferts de moyens budgétaires. D’autre part, dans sa folie rationalisatrice, le voilà qui supprime partout des hôpitaux, des tribunaux, des casernes. Ajoutons à cela, des bureaux de postes qui ferment et des dessertes ferroviaires qui disparaissent. Nous voici revenus quarante ans en arrière, lorsque l’on dénonçait le désert français et qu’on inventait l’aménagement du territoire.

Nous vivons aujourd’hui le déménagement des territoires et cette sensation d’abandon est encore aggravée par l’inflation des coûts de transport lié à la flambée du pétrole, qui rend la mobilité coûteuse… Et par les débats souvent byzantins, mais très médiatisés, sur le projet du Grand Paris.

Au moment où le gouvernement veut obliger les chômeurs à accepter des jobs de plus en plus loin de leur domicile et favoriser la mobilité, il faut au contraire rééquilibrer les territoires, les irriguer. Il faut changer de perspective et redonner du souffle à la décentralisation. Simple question d’équité.

 

Publié dans : Economie | le 27 juin, 2008 |Pas de Commentaires »

Le « Petit Darcos » commenté….

Le ministre de l’Education fait parler les statistiques pour conforter ses réformes. «Libération» a confronté ses calculs aux chiffres réels.

VÉRONIQUE SOULÉ

QUOTIDIEN : vendredi 27 juin 2008

Agrégé de lettres classiques, Xavier Darcos sait aussi manier les chiffres. Pour justifier ses réformes, le ministre de l’Education nationale use et abuse des statistiques pour démontrer que le système français marche mal, qu’il est l’un des plus coûteux au monde et que les résultats des élèves sont malgré tout médiocres, souvent en queue de peloton.

«Pour convaincre du bien-fondé des réformes dans l’éducation, les politiques ont de plus en plus recours aux comparaisons internationales afin de mobiliser l’opinion, souligne Nathalie Mons, spécialiste des systèmes éducatifs dans le monde (1). On retient plus facilement les chiffres que de grands discours.» La chercheuse met toutefois en garde contre les abus : «Un discours déclinologue peut avoir des conséquences négatives à moyen terme. Il risque de décrédibiliser l’institution scolaire aux yeux des parents. Il peut aussi porter atteinte à l’image de l’école française et se ressentir sur notre réseau d’établissements et sur l’expertise française à l’étranger.»

D’autant qu’à y regarder de plus près, les affirmations chiffrées du ministre sont parfois vraies, souvent incomplètes, voire biaisées, quand elles ne sont pas carrément fausses. Libération les a passées au crible.

(1) Les Politiques éducatives, la France fait-elle les bons choix ? Editions PUF, 2007, 202 pp., 19 euros.

«Nous avons un des meilleurs taux d’encadrement au monde : 1 professeur pour 11 élèves»

C’est l’un des arguments massue de Xavier Darcos pour justifier les 11 200 réductions de postes prévues à la rentrée 2008, essentiellement dans le secondaire : jusqu’ici, l’Education nationale avait un train de vie dispendieux, désormais il va falloir compter. Pour enfoncer le clou, le ministre ajoute d’autres chiffres, généralement sur l’augmentation constante du nombre d’enseignants ces dernières années malgré la baisse des effectifs des élèves.

«Un lycéen français coûte 22 % de plus que la moyenne des pays européens»

C’est un autre argument choc, qui vise à souligner le gâchis d’un système très cher et peu efficace puisque les élèves français ne sont pas meilleurs que les autres. Pour appuyer son propos, le ministre rappelle que le budget de l’éducation a doublé ces vingt dernières années – sans préciser qu’il y a eu en même temps l’arrivée massive d’élèves dans le système – ou qu’à lui seul, il pèse plus de la moitié des dépenses de l’Etat.

«Un lycéen français a jusqu’à 35 heures de cours par semaine»

Le ministre l’a beaucoup répété ces derniers temps pour justifier la nécessité de réformer le lycée et de réduire les heures de cours. Il s’agit d’accréditer l’idée qu’en pleine révision générale des politiques publiques (RGPP), la priorité n’est nullement de faire des économies, mais bien d’améliorer le système. Les lycéens ont trop de cours magistraux et s’éparpillent dans les options, estime le ministre. Trop passifs, ils doivent apprendre à travailler en groupe, à faire des recherches.

«Pourtant, trois ans plus tard, la moitié des lycéens n’a aucun diplôme du supérieur»

Pour être frappante, l’assertion est très approximative. On ne sait pas si le ministre parle seulement des bacheliers, s’il vise l’échec à l’université, etc. Cette statistique vient en appui des chiffres précédents : non seulement le lycée est très coûteux, mais il prépare mal au supérieur, preuve – s’il en fallait encore – de son inefficacité.

«Chaque année 15 % des enfants sortent du primaire en grande difficulté, plus 25 % avec des acquis fragiles»

Xavier Darcos a martelé ces chiffres tout l’automne. Il voulait démontrer l’urgence de s’attaquer au primaire, alors que jusqu’ici les critiques et les réformes se concentraient sur le collège, traditionnellement présenté comme le maillon faible du système. Il a même touché à l’un des grands mythes de l’école française : l’excellence de la maternelle que le monde entier nous envie.

«Dans les évaluations du primaire, la Finlande est première en tout, nous sommes dans les six derniers en Europe»

Si certains avaient encore des illusions, le ministre les a anéanties. Xavier Darcos poursuit ici un double objectif : montrer que l’on vit sur un rêve – en étant convaincus d’avoir l’une des meilleures écoles au monde – et qu’il faut tout revoir, à commencer par les programmes. Derrière sont visés les «pédagogues» qui ont concocté les programmes de 2001, jugés trop verbeux et trop compliqués et qu’il avait pourtant lui-même avalisés en tant que ministre délégué à l’Enseignement scolaire.

 

Publié dans : Education | le 27 juin, 2008 |Pas de Commentaires »

Chômage: inquiétant….

Le nombre de chômeurs inscrits fin mai à l’ANPE en catégorie 1 a augmenté de 0,3% comparé au mois d’avril (+5.400), repassant au-dessus de la barre des 1,9 million de demandeurs d’emploi.

AFP

LIBERATION.FR : vendredi 27 juin 2008

Le nombre de chômeurs inscrits fin mai à l’ANPE en catégorie 1 a augmenté de 0,3% comparé au mois d’avril (+5.400), repassant au-dessus de la barre des 1,9 million de demandeurs d’emploi et affichant une baisse réduite à 4,3% sur un an, a annoncé jeudi le ministère de l’Emploi.

La catégorie 1 de l’ANPE, qui sert de baromètre officiel depuis 1995, ne retient que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n’ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits dans cette catégorie a atteint 1.902.000 fin mai en données corrigées des variations saisonnières (CVS).

L’ampleur de la baisse du chômage s’amenuise au fil des mois. Elle a atteint -4,3% en mai, après -5,7% en avril, -6,5% en mars, -8,2% en février et -8,4% en janvier comparé aux mois correspondants de 2007.

Si l’on inclut les chômeurs de catégorie 6, c’est-à-dire cherchant un emploi à temps plein en CDI mais ayant accepté une activité réduite dépassant 78 heures, le nombre a diminué de 0,8% en un mois à 2,3 millions (-4,1% sur un an).

Le nombre de chômeurs inscrits en catégories 1, 2 et 3 hors activité réduite, prêts à accepter également un temps partiel, un CDD ou un intérim, reculé de 0,4% à 1,99 million et a baissé de 6,6% comparé au mois de mai 2007.

Ce chiffre s’approche de la définition retenue par l’Insee pour calculer son taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT).

Après des mois de polémiques, l’Insee ne publie plus depuis septembre 2007 d’estimation mensuelle du taux de chômage à partir des données de l’ANPE.

Quant aux demandeurs d’emploi inscrits en catégories 1, 2, 3, 6, 7, 8 (y compris avec activité réduite), leur nombre a baissé de 0,7% en mai comparé à avril, reculant de 5,6% sur un an.

Par tranche d’âge, le mois de mai s’est traduit par une nouvelle hausse sur un mois des chômeurs de moins de 25 ans inscrits en catégorie 1 (+0,8% comparé à avril, à 348.900).

Les inscrits en catégorie 1 ont augmenté de 0,2% pour les 25-49 ans à 1,27 million. Le nombre de plus de 50 ans a décliné de 0,2% à 283.400 mais il n’intègre pas quelque 372.000 personnes dispensées de recherche d’emploi.

La courbe est particulièrement mal orientée depuis le début de l’année pour les hommes de moins de 25 ans, comme le confirment les données de mai (+1,3% sur un mois).

Les chômeurs de longue durée (plus d’un an à l’ANPE), qui représentent environ un quart des chômeurs de catégorie 1, ont augmenté sur un mois (+0,6% à 478.500 personnes en données CVS) et baissé sur un an (-13,6%).

Lors des trois derniers mois, les entrées à l’ANPE ont augmenté de 0,8% comparé aux trois mois précédents, notamment après une fin de mission d’intérim (+9,2%), un licenciement autre qu’économique (+3,1%) ou une fin de CDD (+0,9%).

Les sorties de l’ANPE ont baissé de 0,4%. Si les sorties pour reprises d’emploi déclarées ont diminué de 2,1%, les sorties pour entrées en stage ont crû de 1,9% et celles pour radiations administratives ont augmenté de 3,2%.

 

Publié dans : Chômage | le 27 juin, 2008 |Pas de Commentaires »

Il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade..

On remet en cause la solidarité avec les malades les plus atteints»

Sécu. Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, dénonce les déremboursements :

Recueilli par FRANÇOIS WENZ-DUMAS

QUOTIDIEN : jeudi 26 juin 2008

La Fédération nationale de la mutualité française (FNMF), qui regroupe la quasi-totalité des mutuelles de santé (18 millions d’adhérents), appelle l’ensemble des partenaires sociaux à s’opposer aux mesures de déremboursement que le directeur de l’assurance-maladie, Frédéric van Roekeghem, doit soumettre aujourd’hui à son conseil d’administration. Le président de la FNMF, Jean-Pierre Davant, explique à Libération pourquoi ces mesures lui semblent particulièrement injustifiables.

Le directeur de l’Assurance-maladie propose de ne plus rembourser qu’à 35 % certains médicaments qui l’étaient jusqu’ici à 100 % lorsqu’ils étaient prescrits dans le cadre d’affections de longue durée (ALD). En quoi cela vous paraît-il choquant ?

C’est choquant déjà sur la forme. Il n’y a eu aucune consultation des différents acteurs de la politique de santé. Annoncer que pour les patients, cela ne changerait rien parce que les mutuelles allaient rembourser la différence… La moindre des choses aurait été de nous en parler. Mais le plus choquant dans l’annonce de cette mesure est qu’elle inquiète des personnes confrontées à des pathologies lourdes. Tout cela d’ailleurs pour une économie que le directeur de l’assurance-maladie estime à 250 millions d’euros, alors que le déficit de l’assurance-maladie pour 2009 sera de l’ordre de 7 milliards. On remet en cause un des principes essentiels de l’assurance-maladie, la solidarité avec ceux qui sont atteints d’affections les plus graves, pour une mesure qui, vu l’ampleur des déficits, apparaît comme un rapiéçage. S’il faut réguler les dépenses, ce qui paraît effectivement indispensable, mettons-nous autour d’une table au lieu de lancer ce genre de propositions.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, assure que les complémentaires peuvent prendre le relais, et que si le prix des médicaments baisse, cela ne leur coûtera rien.

S’il suffisait que les caisses d’assurance-maladie remboursent moins pour que le prix des médicaments baisse, cela se saurait ! On peut se renvoyer la balle entre la Sécurité sociale, les mutuelles et les patients : à l’arrivée, ce sont toujours les Français qui paient. Ce que nous voudrions mettre sur la table des négociations, ce sont les moyens de réguler intelligemment une croissance des dépenses de santé, par ailleurs inéluctable.

La proposition de Frédéric van Roekeghem sur les ALD n’est-elle pas un ballon d’essai préparant d’autres mesures plus drastiques ?

Si c’est un ballon d’essai, le gouvernement à la réponse : cela ne passe pas. Le conseil d’administration de la Caisse d’assurance-maladie devrait le confirmer ce jeudi. La sagesse voudrait que l’on prenne le temps de discuter avec les partenaires sociaux et tous les acteurs des politiques de santé. Nous y sommes prêts.

Le gouvernement peut-il passer outre un vote négatif du conseil d’administration de la Caisse d’assurance-maladie, où siègent syndicats, patronat et mutualité ?

En dernier ressort, c’est le gouvernement qui décide. Mais je lui conseillerai de ne pas passer en force. Ce n’est pas comme cela que l’on pourra réguler les dépenses et améliorer le dispositif de santé.

Faut-il lancer une nouvelle réforme de l’assurance-maladie, après celle de 2004 dont on constate qu’elle n’a pas tenu ses objectifs ?

Franchement, je ne crois pas à une réforme qui serait le grand soir de l’Assurance-maladie. A quoi cela sert-il de faire voter par le Parlement une grande réforme qui ensuite n’est pas appliquée ? Rappelez-vous tout ce qui a été dit sur le dossier médical partagé il y a quatre ans. Pour arriver à quoi ? A ce qu’en 2008 on considère que ce dossier n’existera que pour ceux qui le veulent bien. Autre exemple : en 1996, on misait sur la formation médicale continue pour responsabiliser les médecins. Douze ans plus tard, on en est au même point. Il faut admettre qu’il est naturel que les dépenses de santé augmentent, en raison de la démographie et des progrès de la recherche médicale. Donnons-nous les moyens de gérer sérieusement le dispositif de santé, pour le moderniser, pour qu’il ne perde pas en qualité, et pour ne pas faire porter la dette sur les générations futures. Le traitement des pathologies lourdes – les affections de longue durée – a changé. Réfléchissons à adapter la prise en charge de ces pathologies au lieu de proposer des déremboursements.

Publié dans : SANTE | le 26 juin, 2008 |Pas de Commentaires »

La « Télésarko » au programme….

Éditorial

ORTF

laurent joffrin

QUOTIDIEN : jeudi 26 juin 2008

L’hypocrisie, on le sait, est un hommage du vice à la vertu. Hypocrite, le système de gouvernance de la télévision publique l’était, sans nul doute. Quoique nommé par une instance en théorie indépendante, le président de France Télévisions devait son poste à une succession de manœuvres dans lesquelles le pouvoir politique pesait de tout son poids. Mais, hommage à la vertu, ce président pouvait aussi s’appuyer, dans l’exercice de ses fonctions – et selon son caractère – sur le principe d’autonomie que lui promettait la loi. De même, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) faisait écran, par exemple en cas de changement de majorité, aux injonctions trop directes du pouvoir exécutif. L’indépendance est un combat et dans ce combat, le CSA pouvait être une arme, plus ou moins efficace. La réforme de la procédure annoncée tout de go par Nicolas Sarkozy balaie d’un mot cette construction. Comme il le dit lui-même : «C’est clair.» Désigné officiellement par le prince et confirmé par le CSA (en majorité lié à la droite) et le Parlement (dominé par l’UMP), le futur président d’une ORTF relookée sera, par définition, l’obligé de celui qui l’aura distingué. Au nom de quoi, dans ce système, lui résisterait-il ? Fin de l’hypocrisie, donc, place au vice ostensible de la dépendance sans fard. Dangereusement influent dans l’audiovisuel privé, l’hyperprésident place le secteur public sous son contrôle politique direct. La France avait mis des décennies à se dégager imparfaitement d’une sujétion archaïque. Elle y revient d’un seul geste. Sous les atours de la modernisation, nous vivons une formidable régression

Publié dans : Médias | le 26 juin, 2008 |Pas de Commentaires »
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