« Sauver l’hôpital »………

Chers signataires de l’appel pour « sauver l’hôpital public »,
site : http://www.appel-sauver-hopital.fr
Depuis le lancement de notre appel en juin dernier, nous avons sonné l’alerte, rencontré à plusieurs reprises des représentants du Ministère, la Ministre elle-même, et les Conseillers de l’Elysée. En vain. La seule chose que nous ayons obtenue, est un décalage accru entre les paroles de la Ministre Madame Roselyne Bachelot et ses actes.
1°) La Ministre récuse fermement le concept d’hôpital entreprise dont se réclamait le conseiller du président, Monsieur Raphaël Radane, qui nous avait affirmé « je ne vois pas de différence de gestion entre un hôpital et une entreprise d’aéronautique ». Mais la Ministre met en œuvre la pratique de l’hôpital entreprise avec un directeur d’hôpital qui pourra venir du privé, recevoir un salaire équivalent au privé. S’il ne réussit pas à assurer le redressement financier de l’hôpital, il pourra être limogé sans préavis et sans appel par le Directeur Général de l’agence Régionale de Santé, le véritable patron.
La loi prévoit également qu’en cas de « bénéfice d’un pôle », le chef de pôle puisse décider d’un « intéressement financier du personnel ». Des médecins pourront être payés au « bonus » ou à l’activité, ou mieux aux honoraires comme dans une clinique privée. D’ores et déjà, les hôpitaux cherchent à conquérir des « parts de marché ». La Ministre est contre le concept d’hôpital entreprise, mais elle le met en pratique.
2°) La Ministre affirme qu’elle ne fermera aucun hôpital, mais elle n’a évidemment jamais dit qu’elle ne fermerait aucune activité. La question posée est d’ailleurs celle des critères sur lesquels on décide de fermer ou de développer une activité. S’il s’agit de critères dépendant des besoins de la population, des progrès de la médecine, et de l’organisation des soins, il n’y a évidemment rien à redire. Il en va tout autrement si le critère est la rentabilité financière de l’activité. La fermeture du service de Maladies Infectieuses de l’Hôpital Saint-Joseph en raison du manque de rentabilité a suscité une légitime inquiétude, alors que les hôpitaux privés participant au service public sont souvent donnés en modèle
3°) L’ensemble des responsables politiques, du Président de la République au Secrétaire National de l’UMP le Docteur Philippe JUVIN, en passant par la Ministre, affirme que l’hôpital est sur-doté, consommant 64 % des dépenses de santé. La réalité est qu’il consomme 34 % des dépenses et que l’augmentation de ces dépenses est moins rapide que celles de la médecine de ville et surtout des médicaments. De même, la Ministre insiste sur le fait que le budget de l’hôpital augmentera de 3 % alors que, compte tenu de l’inflation et des dépenses engagées par l’Etat lui-même, le maintien strict de l’activité actuelle de l’hôpital nécessiterait une augmentation du budget de 4 % selon la Fédération Hospitalière de France.
4°) La Ministre répète que non seulement elle ne fermera pas d’hôpitaux, mais aussi qu’elle ne diminuera pas le personnel, alors même que la diminution de personnel est programmée dans de nombreux hôpitaux : 400 à Nantes, 650 à Nancy, plus de 600 à Paris, plus de 500 au Havre, 190 à Strasbourg, etc. Le total devrait atteindre, pour permettre « le redressement financier » des hôpitaux, une suppression de 20 000 à 30 000 emplois. Comment prétendre améliorer la qualité des soins avec de telles suppressions, qui toucheront non seulement le personnel administratif mais les infirmières et les médecins ?
5°) La Ministre prétend que la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » augmente le pouvoir des soignants, notamment le pouvoir médical. Dans les faits, il s’agit à l’évidence de l’inverse en traduisant dans la loi le mot d’ordre du Président, « un seul patron à l’hôpital » : le corps médical n’a plus aucun pouvoir décisionnaire, il ne peut plus donner que des avis consultatifs. Le directeur nomme et peut révoquer les membres du directoire et les chefs de pôle. Les services hospitaliers sont supprimés, remplacés par « d’éventuelles structures internes », laissés à la libre décision des chefs de pôle et du directeur. L’équipe médicale et paramédicale soignante, qui est à la base de l’hôpital, ne trouve pas la moindre mention dans la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires ». Cet hôpital, qui ne marchera plus que sur une seule jambe, est un hôpital qui ne marchera pas.
6°) La Ministre prétend qu’elle n’a pour objectif que l’amélioration de la qualité des soins et que la décision du financement à 100 % par la T2A a été justifiée par cet objectif. Or chacun sait que la T2A est un instrument purement quantitatif, qui ne mesure ni la qualité, ni l’indication des soins.
7°) La Ministre prétend alléger les tâches du service public qui reposent sur les épaules de l’hôpital public, en faisant partager le poids des contraintes par les cliniques privées à but lucratif. Elle se demande comment les défenseurs de l’hôpital public peuvent lui faire reproche d’une telle sollicitude. A la vérité, on voit mal comment le privé à but lucratif accepterait des missions non lucratives ou susceptibles de réduire les dividendes versés aux actionnaires. On voit bien par contre comment les cliniques privées à but lucratif peuvent proposer d’assumer certaines missions choisies relevant jusqu’ici du service public, par exemple d’accueillir les bras ouverts des internes de 4ème ou 5ème année qui feront défaut à l’hôpital public, mais pourront être ensuite « capturés » par les dites cliniques.
Finalement, la Ministre et le gouvernement parlent peu ou pas de l’objectif réel : la convergence public / privé, qui prend la forme d’une convergence tarifaire pour 2012. Cette mesure n’aurait de sens que dans une réelle convergence des pratiques et des modes de rémunération des personnels. Elle fait mine d’ignorer que les services rendus à la population ne sont nullement comparables. Et comme c’est souvent le cas, cette convergence se traduira en réalité par l’affaiblissement du service public et le développement du privé lucratif, réel objectif dont on se garde bien de faire la publicité.
Face à une telle politique caractérisée par l’écart de plus en plus grand entre les paroles et les actes, il est urgent de renforcer la mobilisation contre le volet hospitalier de la loi HPST (cf la lettre signée par 960 professionnels hospitaliers, médecins et paramédicaux)
Nous appelons les signataires de l’appel « sauver l’hôpital public » à :
- Diffuser cette lettre et l’adresse du site auprès de leurs proches ( http://www.appel-sauver-hopital.fr  ), et relancer le recueil des signatures
- Alerter tous les élus,
- Participer aux actions unitaires pour la défense du service public hospitalier.
- Demander, avec nous, un véritable débat démocratique sur l’organisation de notre système de santé et son financement dans notre Pays. Les Américains veulent aujourd’hui le faire. Pourquoi les Français ne le pourraient-ils pas ?
Bien cordialement,
Alain Gaudric , Gisèle Hoarau, Dominique Vincenzi, Alain Sobel, Agnès Heurtier, Bruno Devergie, Jean Claude Pénochet,
 André Grimaldi

Publié dans : SANTE | le 14 mars, 2009 |Pas de Commentaires »

Les statistiques ethniques reprennent du terrain…

Diversité . Yazid Sabeg veut mesurer le sentiment d’appartenance à une communauté.

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CATHERINE COROLLER

La querelle entre ceux qui sont pour ou contre les statistiques ethniques se poursuit-elle alors que la loi est déjà dans les tuyaux ? S’est instauré en tout cas, ces derniers jours, un débat assez surréaliste. D’un côté, Yazid Sabeg, nommé par Nicolas Sarkozy commissaire à la diversité et à l’égalité des chances. Favorable aux statistiques ethniques, Yazid Sabeg a annoncé qu’il formulerait un projet ou une proposition de loi visant à «rendre licite la mesure de la diversité». Ce texte sera rédigé sur la base des recommandations du «comité de réflexion» que Yazid Sabeg a lui-même désigné et dont il a confié la présidence à François Héran, directeur général de l’Ined (Institut national d’études démographiques). Ce groupe de travail devra élaborer, avant l’été, des propositions pour «mesurer la diversité et les discriminations».

«Combattre». Pour Sabeg, en effet, «les discriminations qui ont trait aux caractères ethniques ont atteint un niveau insupportable». Et «il faut les mesurer pour les combattre». Les chercheurs travaillent essentiellement sur le lieu de naissance des parents et le patronyme des personnes concernées par l’enquête. Cela ne convient pas au commissaire à la diversité. Pour autant, il n’entend pas classer les personnes interrogées dans des catégories ethno-raciales comme cela se fait aux Etats-Unis mais les questionner sur leur sentiment «d’appartenance à une communauté».

Les quelques réactions au projet de Yazid Sabeg sont hostiles. Lundi, Patrick Gaubert, le président du Haut conseil à l’intégration, s’est déclaré «opposé à toute mesure à caractère ethnique de la population» et «favorable à la mesure de la diversité en fonction du patronyme et du lieu de naissance, qui ont fait leurs preuves jusqu’ici sans susciter de vagues».

«Très hésitant». Hier, Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, s’est dit «très hésitant sur cette question». Pour lui, les statistiques ethniques sont inutiles. «Est-ce qu’on a besoin de ça, par exemple, pour améliorer la mixité sociale dans les quartiers ? Non. Est-ce qu’on a besoin de ça pour former plus de candidats [issus de la diversité, ndlr] aux élections ? Non. Est-ce qu’on a besoin de ça pour réorganiser la composition dans les écoles par quartier ? Non.» «Il y a beaucoup de mesures qu’on peut prendre sans ces fichiers, qui posent d’autres problèmes», affirme-t-il encore. Egalement opposé à la mesure de la diversité, SOS Racisme, pour qui «la dynamique communautariste contenue dans les propos de monsieur Sabeg n’est pas acceptable, aussi bien au niveau des effets à en attendre (fragmentation de la société…) que des principes qui la sous-tendraient (à savoir le remplacement de la recherche de l’égalité entre les individus par la recherche d’un équilibre entre les communautés)».

Nicolas Sarkozy, qui s’était jadis déclaré favorable aux statistiques ethniques, ne s’est plus exprimé sur le sujet depuis longtemps. Avec la nomination de Yazid Sabeg, cherche-t-il à tester les réactions de l’opinion publique sur le sujet ou prépare-t-il un passage en force ? C’est toute la question.

Publié dans : Politique | le 13 mars, 2009 |Pas de Commentaires »

En voila une question qu’elle est bonne…

Qui a payé les vacances de Sarkozy au Mexique ?

Nicolas Sarkozy s’est-il fait inviter par un milliardaire mexicain lors de sa visite au Mexique? Un homme qui, de plus, traînerait un passé trouble lié au narcotrafic.

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Libération.fr

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy, lundi, lors de leur visite au Mexique.

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy, lundi, lors de leur visite au Mexique. (REUTERS)

Nicolas Sarkozy aime les milliardaires et leurs invitations. Après le yacht de Bolloré, et les vacances dans une magnifique villa à Wolfeboro, aux Etats-Unis, le Président s’est-il fait inviter par un milliardaire mexicain pour quelques jours de farniente en marge de sa visite officielle au Mexique le week-end dernier ?

Alors que l’Elysée assure que les frais de séjour du couple présidentiel ont été pris en charge par l’Etat mexicain, RTL affirme que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy auraient séjourné dans la propriété d’un banquier milliardaire, l’une des plus grosses fortunes du Mexique, Roberto Hernandez Ramirez, membre du conseil d’administration de Citigroup. Ils se sont ensuite rendus dans l’hôtel de luxe El Tamarindo, propriété du milliardaire.

Selon RTL, un haut diplomate mexicain qui requiert l’anonymat assure que «ce n’est sûrement pas la présidence du Mexique qui a payé pour un séjour hors d’une résidence de l’Etat mexicain». Toujours sur la radio, le socialiste Mario di Constanzo, une figure de l’opposition mexicaine, annonce avoir saisi les autorités de son pays pour obtenir des explications.

Plus gênant, le milliardaire Roberto Hernandez Ramirez traînerait avec lui une lourde réputation, comme le souligne Rue89. «Dans les années 1990, il a été soupçonné au Mexique de faire transiter par ses propriétés de la cocaïne sud-américaine et de participer au blanchiment de l’argent de la drogue», écrit le site qui s’appuie sur un article du Boston Phoenix de 1999, intitulé «Clinton et ses copains narcos mexicains». L’article reprenait une enquête menée par le journal mexicain Por Esto.

A souligner que l’AFP, ce jeudi après-midi, n’avait toujours pas rédigé de dépêche sur cette polémique. En revanche, dimanche, une dépêche a annoncé l’escapade présidentielle dans l’hôtel. Mais selon le Canard enchaîné, «ne voulant pas troubler le couple présidentiel, ce n’est que dimanche que l’AFP a prévenu de l’escapade paradisiaque», qui avait débuté vendredi.

Publié dans : Politique | le 13 mars, 2009 |Pas de Commentaires »

« Ballamou » taillé en pièce à l’UMP….

Alain Auffray

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La droite francilienne ne veut pas du Grand Paris d’Edouard Balladur. La proposition de fusion des départements de la petite couronne, défendue par l’ex-Premier ministre, a été critiquée mardi soir lors de la réunion des élus UMP autour de Christian Blanc. Roger Karoutchi, chef de file de l’opposition au Conseil régional, s’est attiré les applaudissements en se posant en défenseur du «pouvoir des maires» menacé par le projet Balladur. A l’exception du député UMP de Paris Jean-François Lamour, tous les élus présents ont taillé en pièce ce projet. François Kosciusko-Morizet, vice-président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine, y voit une funeste «recentralisation». Jean-Jacques Hyest, sénateur UMP de Seine-et-Marne, estime que Balladur apporte de «mauvaises réponses à de bonnes questions», tandis que le député UMP de Seine-Saint-Denis, Eric Raoult, note qu’«entre fusion et confusion, il y a trois lettres… pas forcément les bonnes».

Publié dans : Politique | le 13 mars, 2009 |Pas de Commentaires »

4,5 millions d’européens au chômage en 2009….

NOUVELOBS.COM | 12.03.2009 | 13:20

La Commission européenne se veut plus optimiste que les patrons et estime que 3,5 millions d’emplois devraient être supprimés dans l’UE cette année.

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Le chômage devrait être « très important en 2009″, selon le patronat (c) Reuters
 

Selon les prévisions de l’organisation patronale européenne BusinessEurope dévoilées, jeudi 12 mars, par son président, le Français Ernest-Antoine Seillière, quelque 4,5 millions d’Européens devraient perdre leur emploi en 2009 du fait de la crise.
« Nous nous attendons à ce que 4,5 millions d’Européens perdent leur emploi à cause de la crise en 2009″, a indiqué Ernest-Antoine Seillière, lors d’un point presse à l’issue d’une rencontre avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Un chômage « très important » en 2009

Les chefs d’entreprises européens sont donc plus pessimistes que la Commission européenne, qui a pour sa part estimé que 3,5 millions d’emplois devraient être supprimés dans l’UE cette année, dans ses dernières prévisions économiques publiées à la mi-janvier.
« Nous pensons que les plans de relance qui ont été lancés en Europe et aux Etats-Unis et dans d’autres pays sont, par le soutien qu’ils apportent à l’activité des entreprises, probablement le meilleur moyen de garantir qu’un maximum d’emplois seront préservés et que certains emplois seront aussi créés », a souligné Ernest-Antoine Seillière.
Mais « dans l’ensemble, nous savons que le nombre de personnes au chômage en 2009 sera très important ».

Publié dans : SOCIAL | le 12 mars, 2009 |Pas de Commentaires »

Totalement Total….

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PAR LAURE LIMONGI

 

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(Stephen Hird / Reuters)

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Je pense n’étonner personne en écrivant que nous vivons une étrange période. Ni totalement totalitaire, ni éminemment euphorique. Mais une espèce d’entre-deux particulièrement gris misant son va-tout sur les effets d’annonce, de manche, d’image. Quelque chose de lisse aux mains de maîtres en communication.

C’est ainsi, un jour comme un autre, qu’on nous balance ces chiffres: Total a engrangé 14 milliards de profit en 2008.

Le chiffre d’affaire de l’entreprise est de 180 milliards d’euros.

Sa capitalisation boursière, de 89 milliards.

Au même moment, les syndicats  annoncent 555 suppressions d’emploi. La direction précise «zéro licenciement» et évoque un «ajustement des effectifs».

555 «ajustements des effectifs», c’est-à-dire, entre autres: 199 à la raffinerie de Gonfreville l’Orcher, 130 au complexe pétrochimique qui lui est associé et 54 à l’usine de butanol de Notre-Dame de Gravenchon qui sera fermée.

De l’ajustement strict, quoi, limite régime de l’été. Heureusement que la France est vieillissante, cela permet de pousser des salariés vers la porte de la retraite miséreuse sans se sentir obligé de les remplacer (je me demande s’ils ont une expression à eux pour «embauche» chez Total… «gonflement exceptionnel des effectifs», «accueil temporaire d’effectif amené à être ajusté peu après»…)

J’ajoute quelques éléments à cette guerre numéraire quotidienne: 6 français sur 10 ont une mauvaise image de Total (1). En septembre 2010, 30 personnes ont trouvé la mort à l’usine AZF (procès en cours).

Le SMIC s’élève à 1321,02 euros bruts.

Le RMI (pour une personne seule, sans enfants): 454,63 euros

Bref, Total, c’est l’incarnation de l’indécence capitaliste s’exprimant au grand jour. Une sorte de gros pléonasme à bénéfices incarnant une France écartelée entre extrême richesse et dénuement (2). Un plénonasme maniant l’euphémisme avec cynisme; ou comment cacher la détresse des travailleurs, de futurs drames personnels à grande échelle, sous le terme désincarné: «ajustement».

On s’insurge, bien évidemment, de cette «maladresse» extrême de la cossue Total – d’où les réajustements sémantiques de ses conseillers en communication. Le secrétaire d’État à l’Emploi parle de «scandale», Ségolène Royal – toujours à l’affût d’une solution «réaliste»… – suggère à l’État de «prélever les bénéfices» de l’entreprise, François Bayrou fustige la loi du profit pour le profit. C’est oublier que Total est l’arbre qui cache la forêt. Arbre colossal, certes, mais épiphénomène d’une situation globale des emplois en France. L’Insee estime à une moyenne de 8% le chômage au deuxième trimestre 2009. Certaines institutions et économistes évoquent la possibilité d’un taux de 10%… Bref, «travailler plus pour gagner plus», ça ne va pas être de la tarte.

(1) Selon Posternak Margerit/Ipsos.
(2) Le titre de cet article

Publié dans : SOCIAL | le 12 mars, 2009 |Pas de Commentaires »

La loi Bachelot………

Prévention

Fabrice Rousselot

«Il est interdit d’interdire», aimait-on à répéter à une époque qui n’est pas indifférente à ce journal. Sans verser dans une nostalgie qui n’a pas lieu d’être, on peut néanmoins s’interroger sur le «cadre de vie» que l’on dessine aux jeunes d’aujourd’hui. En interdisant la vente de tabac et d’alcool aux mineurs, les députés ont sans aucun doute une louable intention. La pratique du «binge drinking» notamment, qui entraîne de nombreux comas éthyliques à des âges de plus en plus précoces, est un légitime sujet d’inquiétude auprès de tous les parents. Mais peut-on vraiment construire une politique de santé publique en décrétant des interdictions en série ? Qui peut sérieusement prétendre que l’on va empêcher un jeune de 15 ans de se procurer un pack de bières ou des cigarettes seulement parce que c’est interdit ? On préférerait que la ministre de la Santé, par exemple, parie de façon plus affirmée sur la prévention et l’éducation plutôt que sur des lois répressives. En matière de drogue, le tout-interdit n’a produit aucun résultat. Et l’intervention de policiers avec des chiens dans une salle de classe il y a quelques semaines n’est pas la meilleure voie à suivre pour faire passer le message de la dangerosité du cannabis. Dans un contexte difficile pour une jeunesse dont l’Elysée reconnaissait «le malaise évident» il y a quelques semaines, l’interdiction peut aussi être facteur de transgression. Surtout quand, dans le même temps, les députés décident d’autoriser la publicité pour les alcools sur Internet, le média le plus communément partagé par les mineurs.

Publié dans : SOCIAL | le 12 mars, 2009 |Pas de Commentaires »

L’excommunication qui choque le Brésil…..

Il n’y a pas que le Brésil qui soit choqué……..Et vous ?

Une gamine violée et enceinte, sa mère et les médecins qui ont pratiqué l’IVG excommuniés par un archevêque ultra-conservateur : l’affaire de Recife révolte jusqu’aux très catholiques Brésiliens.

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São Paulo, de notre correspondante Chantal Rayes

 

Vatican – Le pape Benoît XVI, avant d'accueillir des pèlerins (Giampiero Sposito, Reuters).

Vatican – Le pape Benoît XVI, avant d’accueillir des pèlerins (Giampiero Sposito, Reuters). (REUTERS)

Le docteur Rivaldo Mendes de Albuquerque ne parvient pas à cacher sa «tristesse». Ce fervent catholique, qui a coutume d’aller à la messe tous les dimanches, est l’un des médecins qui ont été excommuniés jeudi dernier par l’archevêque de Recife (Etat de Pernambouc, dans le nord-est du Brésil), Mgr José Cardoso Sobrinho, pour avoir fait avorter une fillette de 9 ans violée par son beau-père. Une affaire qui révolte et abasourdit les Brésiliens. «J’ai pitié de notre archevêque parce qu’il n’a pas réussi à avoir de la miséricorde face à la souffrance de cette enfant», a déclaré le médecin. Frêle – 1, 33 mètre pour 36 kilos -, mal nourrie et anémique, la victime, dont l’identité n’a pas été révélée, portait des jumeaux. L’équipe médicale qui a procédé à l’IVG a expliqué que celle-ci était d’autant plus inévitable que la fillette risquait de succomber à la grossesse, entrée dans sa quinzième semaine. En voyant son ventre protubérant, sa mère, qui ignorait tout du comportement de son époux, a d’abord cru à un abcès vermineux…

Verrous. Mère et fille ont quitté leur ville d’Alagoinhas, dans l’arrière-pays de Recife, et vivent dans un lieu maintenu secret.

Le beau-père, un ouvrier agricole de 23 ans, est lui sous les verrous après avoir avoué qu’il abusait de l’enfant depuis qu’elle a 6 ans, ainsi que de sa sœur aînée de 14 ans, de surcroît handicapée. La famille est issue d’un milieu pauvre où l’avortement est particulièrement mal vu. Aidée par des activistes, sa mère a fait face aux pressions de son entourage et notamment du père biologique de la gamine, un évangéliste, qui ne voulait pas entendre parler d’IVG. Pour avoir autorisé la démarche, elle a également été excommuniée. L’IVG est toujours interdite au Brésil, sauf en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. L’avortement était donc parfaitement légal.

«La loi de Dieu est au-dessus de celle des hommes et la fin ne justifie pas les moyens : deux innocents sont morts», martèle Mgr Sobrinho, un ultra-conservateur qui avait tenté, l’an dernier, de faire interdire la distribution par le gouvernement de la pilule du lendemain dans le Pernambouc. L’ecclésiastique persiste et signe. Quand on lui a demandé pourquoi il n’a pas puni le beau-père, il a déclaré : «Le viol est un péché moins grave que l’avortement»… Et il a enjoint au président Lula de réviser la doctrine de l’Eglise après que ce dernier a affirmé qu’«il n’était pas possible de permettre qu’une gamine violée garde [ses enfants] d’autant qu’elle risquait de mourir». Comme Lula, de nombreux catholiques brésiliens dénoncent l’«obscurantisme» et la «cruauté» de l’Eglise. D’autant que le Vatican, par la voix du cardinal Giovanni Battista Re, président de la commission pontificale pour l’Amérique latine, a défendu cette excommunication collective au nom du «droit à la vie».«C’est un cas triste mais le vrai problème, c’est que les jumeaux conçus […] ne pouvaient être éliminés», a déclaré le cardinal au quotidien italien La Stampa.

Hommage.«A partir d’aujourd’hui, je cesse d’être catholique !» écrit une lectrice de la Folha de São Paulo, qui se dit «écœurée et indignée». Une autre se demande pourquoi les prêtres pédophiles, eux, n’ont pas été excommuniés… La Folha accuse l’Eglise d’exercer une «pression indue alors que le domaine de l’avortement est du ressort exclusif de l’Etat». Pour le principal journal du Brésil, qui rappelle que plus de 3 000 IVG ont été légalement réalisées dans les hôpitaux publics l’an dernier, c’est surtout la médiatisation de cet incroyable fait divers qui a poussé Mgr Sobrinho à une décision aussi radicale. «Il a encore aggravé la violence subie par la victime alors que des prêtres brésiliens pardonnent l’avortement aux femmes qui viennent le confesser», renchérit Yury Puello Orozco, de l’ONG Femmes catholiques pour le droit de décider, favorable à l’IVG. L’opinion est d’autant plus choquée que ce cas est loin d’être isolé. Selon une étude menée l’an dernier dans un hôpital de São Paulo, 76 % des victimes de sévices sexuels avaient moins de 17 ans et près de la moitié, moins de 12 ans… Ces sévices sont généralement commis par quelqu’un de leur entourage : beau-père, père, grand-père, oncle ou voisin… «Souvent, les victimes ne savent même pas que la loi autorise l’avortement en cas de viol et bien des médecins se gardent de leur en parler, par conviction ou par crainte de représailles», dénonce Orozco.

Olimpio Moraes, le chef de l’équipe qui a procédé à l’IVG, en sait quelque chose. C’est la deuxième fois que Mgr Sobrinho l’excommunie : le prélat ne lui avait pas pardonné non plus sa défense de la pilule du lendemain. «Je ne donne pas mon avis sur la religion et je m’attends à ce que les religieux ne donnent pas non plus le leur sur la médecine», a lancé le Dr Moraes, après avoir été chaudement applaudi à Brasília, avant-hier. Le ministre de la Santé, José Gomes Temporão, a rendu hommage à son équipe qui a «sauvé la vie d’une enfant». L’affaire devrait permettre de «faire mûrir dans la société l’idée que l’avortement est une question de santé publique», a espéré Temporão. Le ministre est favorable à la dépénalisation totale de l’IVG, contrairement à l’écrasante majorité de ses compatriotes, encore très imprégnés des préceptes de la religion. Au Brésil, les IVG clandestines – près d’un million par an – sont la quatrième cause de mortalité maternelle.

Publié dans : SOCIAL | le 12 mars, 2009 |Pas de Commentaires »

T’as pas cent balles….?

Les milliardaires ont perdu la moitié de leur fortune en 2008

NOUVELOBS.COM | 12.03.2009 | 09:21

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Depuis mars 2008, la fortune des milliardaires mondiaux a fondu de 4.400 à 2.400 milliards de dollars. Les milliardaires sont au nombre de 793 dans le monde.

Bill Gates reprend sa place d'homme le plus riche du monde  (Sipa)

Bill Gates reprend sa place d’homme le plus riche du monde  (Sipa)

Bill Gates est redevenu l’homme le plus riche du monde, selon le classement 2009 du magazine Forbes, rendu public mercredi 11 mars à New York. Cependant, les riches sont également touchés par la crise financière puisque deux mille milliards de dollars sont partis en fumée depuis un an dans les coffre-forts des milliardaires de la planète.
« La nouvelle la plus importante aujourd’hui est: nous sommes là, et il y a encore des milliardaires », a déclaré d’entrée de jeu Monie Begley, vice-présidente de Forbes, au cours d’une conférence de presse.
Depuis mars 2008, la fortune des milliardaires mondiaux a fondu de 4.400 à 2.400 milliards de dollars.

13 ans de règne sans partage

Il ne reste plus que 793 milliardaires dans le monde, contre 1.125 l’an dernier: 332 noms ont disparu de la liste, essentiellement en Russie, en Inde et en Turquie, trois pays laminés par la crise financière.
Le trio gagnant n’a pas changé et est toujours constitué par le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, l’investisseur américain Warren Buffet et le magnat mexicain des télécommunications Carlos Slim. Mais Warren Buffet et Carlos Slim glissent chacun d’une place: l’Américain Bill Gates a repris la première place qu’il avait cédée à Warren Buffett l’an dernier après 13 ans d’un règne sans partage.
Et leurs fortunes ne sont plus ce qu’elles étaient: Bill Gates passe de 58 à 40 milliards de dollars, Warren Buffet de 62 à 37 milliards et Carlos Slim de 60 à 35 milliards.

L’Oréal et Facebook en perte de vitesse

Les Américains représentent 45% des milliardaires du classement. Les oligarques russes, qui ont perdu au total 369,3 milliards de dollars, sont passés de 87 à 32%, et Moscou cède le rang inédit et remarqué en 2008 de capitale mondiale des milliardaires, qu’elle rend à New York.
Le maire de la ville, Michael Bloomberg, est l’un des rares à ne pas avoir perdu d’argent en 2008: avec une fortune en hausse, estimée à 16 milliards de dollars, il se hisse au 17e rang mondial.
Parmi les femmes, la Française Liliane Bettencourt, héritière de L’Oréal, n’est plus la femme la plus riche du monde, mais seulement d’Europe, avec 13,4 milliards de dollars et le 21e rang mondial. L’héritière américaine des magasins Wal-Mart, Alice Walton, est 12e avec 17,6 milliards.
Les jeunes sont nettement moins nombreux, 18 au lieu de 50 l’an dernier. Le fondateur du site de socialisation Facebook, Mark Zuckerberg, 24 ans, est sorti de la liste.

Publié dans : Economie | le 12 mars, 2009 |Pas de Commentaires »

Magouillage et tripatouillage de la sarkozie ordinaire…

ANTENNES RELAIS

Le Canard épingle l’Académie de médecine

NOUVELOBS.COM | 11.03.2009 | 13:00

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Selon le Canard Enchaîné, l’Académie aurait « appuyé » Bouygues en relevant rapidement l’absence de risque démontré des antennes de téléphonie mobile. Un de ces spécialistes fait aussi partie du conseil scientifique de l’opérateur. « Une chasse aux sorcières », dénonce l’Académie.

Une antenne-relais à Paris (AFP)

Une antenne-relais à Paris (AFP)
 

L‘Académie de médecine aurait mélangé les genres et « appuyé » Bouygues Télécom en publiant un communiqué sur les antennes relais de téléphone mobile le 4 mars dernier, une mise en cause qu’elle qualifie de « chasse aux sorcières ».
Dans un article paru ce mercredi 11 mars, Le Canard enchaîné pointe les réactions autour de la condamnation en appel le 4 février dernier de l’opérateur de téléphonie Bouygues, contraint de démonter une antenne dans le Rhône, une première en France.

« Célérité inhabituelle »

Selon l’hebdomadaire satirique, l’Académie de médecine « a agi avec une célérité inhabituelle » en relevant, quelques semaines plus tard, l’absence de risque démontré des antennes relais. L’institution avait également déploré une « erreur scientifique » dans la décision de Cour d’appel de Versailles.
Le communiqué, note le journal, est paru le 4 mars, le jour même d’une sortie de Martin Bouygues et aurait « appuyé » ses déclarations. Le PDG du groupe éponyme s’était alors interrogé sur la portée de la récente décision de justice : « Le gouvernement doit faire un choix : est-ce qu’il souhaite qu’on continue à utiliser la téléphonie mobile ou pas? »

Un membre du conseil scientifique de Bouygues Télécom

En réagissant rapidement, l’Académie aurait engagé une « procédure complètement inhabituelle », selon une source interne à l’organisme qui s’est confiée au Canard. Faux, a-t-on répondu à l’Académie de médecine, interrogée ce mercredi par nouvelobs.com. « Depuis un an, une procédure dite de circuit rapide permet à l’Académie d’être plus réactive face aux événements de l’actualité ».
Le Canard enchaîné révèle par ailleurs que l’auteur du communiqué de l’Académie, le Pr André Aurengo, est aussi une « figure éminente du conseil scientifique de Bouygues Télécom ». « Il ne s’en est jamais caché », a réagi la chargée des relations presse de l’Académie. « Le Pr Aurengo n’est pas payé, il n’a aucun lien commercial » avec l’opérateur, a-t-elle affirmé. « Un conseil scientifique comprend des spécialistes, des personnes qualifiées et il est bien évident qu’on ne fait pas appel à des marchands de cacahuètes », a-t-elle ajouté. Pour elle, « cette chasse aux sorcières est dépassé ».

Publié dans : Politique | le 11 mars, 2009 |Pas de Commentaires »
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