Dans l’indifférence générale……

SDF

67 sans-abris sont morts depuis début 2009

NOUVELOBS.COM | 03.04.2009 | 13:03

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Le collectif Les Morts de la Rue, qui établit chaque semaine une liste des SDF décédés, estime que ce nombre est sans doute beaucoup plus élevé.

Depuis le début de l'année, 67 SDF sont morts selon le collectif les Morts de la Rue

Depuis le début de l’année, 67 SDF sont morts selon le collectif les Morts de la Rue
(c) Reuters 

Le collectif Les Morts de la Rue, a dénombré au moins 67 personnes vivant dans la rue et qui sont mortes depuis début 2009, ont-ils annoncé, vendredi 3 avril, dans un communiqué. Le collectif tient un décompte hebdomadaire des SDF décédés en France. Depuis le 27 mars, le collectif a « eu la peine d’apprendre le décès de 8 personnes SDF portant à 67″ le nombre de morts de la rue portés à la connaissance du collectif depuis début 2009.

Soutien aux proches

Les membres du collectif précisent les prénoms, les âges, les lieux et les circonstances de ces décès et assurent les proches de leur « soutien ». Ils citent notamment Pedro, 36 ans, mort le 1er mars 2009 à Marseille; Sylvie, 41 ans, le 16 mars dans un hôpital de Rennes; Kamel, 53 ans, mort le 21 mars 2009 à Marseille dans une cabine téléphonique, qui « ne mendiait jamais, était fier et courageux et apportait chaleur humaine à ceux qui le rencontraient »; Dieter, un Allemand de 51 ans, le 24 mars 2009 à Marseille; Grégory, 34 ans, mort le 1er avril 2009 à Villefranche sur Saône sur la terrasse d’une maison abandonnée.

385 décès en 2008

Le collectif souligne qu’il apprend ces décès « souvent de manière fortuite, par le voisinage » et que « les personnes mortes de la rue sont beaucoup plus nombreuses« , invitant ceux qui apprennent d’autres décès de SDF à les lui faire connaître. En 2008, les Morts de la Rue ont comptabilisé au moins 385 décès de « personnes de la rue ». « En honorant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants« , souligne les Morts de la Rue.

Publié dans : SOCIAL | le 4 avril, 2009 |Pas de Commentaires »

Un éclair de lucidité élyséenne…..

L’Elysée préoccupé par la radicalisation des mouvements sociaux

NOUVELOBS.COM | 04.04.2009 | 10:45

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« Tout peut déraper, le risque politique est très fort, le risque de violence, de révolte est très grand et il peut dégénérer », estime Henri Guaino.

Des salariés de Continental lors d'une manifestation. (Sipa)

Des salariés de Continental lors d’une manifestation. (Sipa)

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino a affirmé vendredi 3 avril sur France 24 que l’Elysée est préoccupé par la radicalisation de la contestation sociale en France. Depuis plusieurs semaines, en effet, il y a une multiplication des séquestrations des dirigeants d’entreprises. Henri Guaino souligne qu’il faut faire « très attention ». « Nous sommes dans une crise très profonde, très grave qui, fatalement, va nourrir des pulsions violentes, des révoltes, des rancœurs, parce qu’il y a beaucoup de souffrance dans tout cela », a-t-il affirmé. « On a le souvenir de grandes crises économiques et sociales dans l’histoire qui ont eu des conséquences politiques extrêmement graves, a ajouté le conseiller spécial.

« Un problème »

Prié de dire si la situation inquiétait l’Elysée, Henri Guaino a répondu : « Le mot n’est pas l’inquiétude, mais cela préoccupe. » « Tous les hommes politiques, tous les dirigeants doivent avoir ce problème en tête (…) parce que, précisément, tout peut déraper, le risque politique est très fort, le risque de violence, de révolte est très grand et il peut dégénérer. »
Depuis plusieurs semaines, les cas de séquestration de dirigeants d’entreprises promises à la fermeture ou qui licencient se sont multipliés ces derniers temps en France . Quatre membres de la direction de Caterpillar à Grenoble (Isère) ont été retenus pendant 24 heures cette semaine par des salariés qui protestaient contre la suppression de 733 postes. Mardi à Paris, François-Henri Pinault, PD-G de PPR a été bloqué pendant plusieurs minutes dans son taxi par des représentants de la Fnac et de Conforama.
Au sujet de la promesse formulée mercredi par Nicolas Sarkozy de sauver le site Caterpillar, Henri Guaino a expliqué qu’il ne s’agissait pas de « paroles en l’air ». Il a cependant reconnu que l’Etat ne pourrait pas « tout sauver ». Prenant l’exemple du fabricant allemand de pneumatiques Continental de Clairoix qui emploie 1.120 personnes, Henri Guaino a déclaré : « on n’empêchera pas Continental de fermer, on le sait ».

Publié dans : SOCIAL | le 4 avril, 2009 |Pas de Commentaires »

SONDAGES…..SONDAGES….SONDAGES….

À la Une < Economie

SONDAGE

Les décisions du G20 « utiles » mais insuffisantes

NOUVELOBS.COM | 04.04.2009 | 09:22

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Selon un sondage réalisé après le sommet du G20, 53% des Français pensent que les mesures prises sont concrètes mais 68% considèrent qu’elles ne sont pas « suffisantes« .

Les chefs d'Etat et de gouvernement réunis pour le sommet du G20 à Londres

Les chefs d’Etat et de gouvernement réunis pour le sommet du G20 à Londres (c) Sipa

Un sondage réalisé par OpinionWay pour Le Figaro et LCI, sur les décisions prises lors du G20, et publié samedi 3 avril, révèle qu’une majorité de Français considère que les mesures prises lors du sommet sont « utiles » mais pas « suffisantes ». Le sondage montre aussi que 60% des sondés estiment que les décisions du sommet de Londres ont été « utiles pour faire face à la crise » contre 36% qui pensent que non. A la question de savoir si ces mesures sont « suffisantes » pour faire face à la crise 68% répondent non et seulement 26% de oui.

Le G20 n’est ni un succès, ni un échec

Les Français considèrent à 53% que les décisions prises lors du G20 sont « concrètes » contre 42% qui estiment que non. Interrogés pour savoir si le sommet a été « plutôt un succès ou plutôt un échec », 49% des français répondent « ni l’un, ni l’autre », 40% que c’est « plutôt un succès », 10% « plutôt un échec ».

Etude réalisée les 2 et 3 avril après la fin du G20 auprès de 1.002 personnes interrogées en ligne (méthode des quotas).

Publié dans : SONDAGES | le 4 avril, 2009 |Pas de Commentaires »

Ah bon…..!

La parole de Sarkozy bientôt décomptée avec celle du gouvernement?

Par LEXPRESS.fr, publié le 03/04/2009 16:34 – mis à jour le 03/04/2009 17:

Le rapporteur public recommande au Conseil d’Etat de comptabiliser le temps de parole de Nicolas Sarkozy avec celui du gouvernement, à côté de ceux de la majorité et de l’opposition. La décision sera rendue dans deux semaines.

Le « rapporteur public » (ex-commissaire du gouvernement) a recommandé ce vendredi au Conseil d’Etat d’annuler le refus par le CSA de compter le temps de parole du président Nicolas Sarkozy au même titre que celui du gouvernement. La décision finale est attendue sous quinzaine.

Le haut tribunal administratif avait été saisi à l’automne 2007 par François Hollande, alors numéro un socialiste, qui lui avait demandé d’annuler le refus qu’avait opposé le Conseil supérieur de l’Audiovisuel à sa requête sur cette prise en compte.

Hollande, ainsi que le député PS Didier Mathus, souhaitaient que la parole présidentielle soit incluse dans le calcul de la répartition en trois tiers -gouvernement/majorité/opposition- du temps de parole pour assurer le pluralisme sur les radio-télévisions.

Publié dans : Politique | le 3 avril, 2009 |Pas de Commentaires »

Ah bon…..!

La parole de Sarkozy bientôt décomptée avec celle du gouvernement?

Par LEXPRESS.fr, publié le 03/04/2009 16:34 – mis à jour le 03/04/2009 17:

Le rapporteur public recommande au Conseil d’Etat de comptabiliser le temps de parole de Nicolas Sarkozy avec celui du gouvernement, à côté de ceux de la majorité et de l’opposition. La décision sera rendue dans deux semaines.

Le « rapporteur public » (ex-commissaire du gouvernement) a recommandé ce vendredi au Conseil d’Etat d’annuler le refus par le CSA de compter le temps de parole du président Nicolas Sarkozy au même titre que celui du gouvernement. La décision finale est attendue sous quinzaine.

Le haut tribunal administratif avait été saisi à l’automne 2007 par François Hollande, alors numéro un socialiste, qui lui avait demandé d’annuler le refus qu’avait opposé le Conseil supérieur de l’Audiovisuel à sa requête sur cette prise en compte.

Hollande, ainsi que le député PS Didier Mathus, souhaitaient que la parole présidentielle soit incluse dans le calcul de la répartition en trois tiers -gouvernement/majorité/opposition- du temps de parole pour assurer le pluralisme sur les radio-télévisions.

Publié dans : Politique | le 3 avril, 2009 |Pas de Commentaires »

Stocks options : le gouvernement pris au piège …

Gerard Horny  ( ancien rédacteur en chef d’Investir Magazine)
 
A priori, cela semble juste : on doit interdire à un président ou directeur général de bénéficier d’un plan généreux de stocks options au moment même où son entreprise bénéficie d’aides de l’Etat se montant en milliards d’euros. Le raisonnement paraît clair, sensé, irréprochable. Ce prochain décret Bouton repose en réalité sur une base beaucoup plus fragile : le souci de caresser l’opinion publique dans le sens du poil.
Car, à y regarder de plus près, l’argument ne tient pas, du moins dans le cas qui justifie l’intervention des pouvoirs publics : celui de la Société Générale. Les Français s’étaient émus de la masse de milliards déversée dans les bilans des banques à un moment où on disait que les caisses de l’Etat étaient vides et où les sommes consacrées au plan de relance étaient chichement mesurées. Le Président de la République était intervenu à la télévision pour expliquer en quoi consistaient ces mesures d’aide aux banques et comment elles étaient financées. La conclusion était limpide : cela ne coûterait rien aux contribuables et, au contraire, l’Etat y gagnerait.

C’est exact, au moins en ce qui concerne la partie concernant le renforcement des fonds propres : l’Etat a souscrit pour 1,7 milliard d’euros de titres super subordonnés émis par la Société Générale qui lui rapporteront 8,18 % par an. En résumé, Daniel Bouton est privé de stocks options au motif qu’il fait gagner de l’argent à l’Etat !

Il faut être cohérent : ou la Société Générale coûte aux contribuables et ses dirigeants doivent être mis sous tutelle, ou elle ne leur coûte rien et on doit les laisser tranquilles. Le texte annoncé n’est rien d’autre que de la communication. Il est d’autant plus surprenant que la Société Générale est une des sociétés qui s’inscrivent le plus fidèlement dans la ligne fixée par le président de la République, alors qu’il n’était encore que candidat, à Angers, le 22 juin 2006 :  » Je comprends que les stocks options soient considérées comme un bon instrument de motivation. Mais ce qui est bon pour les uns doit être bon pour tous « . Cette année, à la Générale, les plans d’actions gratuites et de stocks options concernent près de 5.000 salariés !

Le vrai problème des stocks options est qu’il permet un enrichissement colossal des dirigeants de quelques grandes entreprises. Cela peut passer dans l’opinion quand la prospérité est quasi générale, cela ne passe plus en période de crise. La solution pourrait être de les proscrire, mais ce serait se priver, pour reprendre les termes de Nicolas Sarkozy, d’un bon instrument de motivation.

En principe, les stocks options ont en effet deux raisons d’être. La première est, pourrait-on dire, d’ordre idéologique : si les dirigeants de l’entreprise sont eux-mêmes intéressés aux résultats, il ne doit pas y avoir de conflit d’intérêt entre eux et les actionnaires. La seconde est plus pragmatique : les stocks options sont apparues comme la meilleure façon d’attirer des compétences et des énergies nouvelles dans de jeunes entreprises qui n’avaient pas encore les moyens de verser de gros salaires. C’était typiquement le cas des start-up américaines et françaises des années 1990. Et cela a marché. Prenons le cas de Microsoft, qui a beaucoup pratiqué les stocks options jusqu’en 2003. Bill Gates en a beaucoup profité, mais il n’est pas le seul : en 2000, on estimait que son entreprise, créée en avril 1975 et introduite en Bourse en mars 1986, avait permis à environ 10.000 de ses salariés de devenir millionnaires en dollars ! Ces dirigeants étaient très clairs : c’était une compensation pour ceux qui travaillaient soixante heures par semaine.
Pour le coup, l’expression  » travailler plus pour gagner plus  » avait un sens. Ensuite, le système s’est perverti.Avec l’éclatement de la bulle Internet, les scandales a répétition et les abus de toutes sortes, les stocks options ont été davantage encadrées : pouvait-on justifier un système qui avait permis au PDG d’Oracle de gagner 700 millions de dollars dans la seule année 2001 ?

La question qui se pose aujourd’hui est bien celle-ci : comment sortir du piège, que faire pour encourager les créateurs d’entreprises qui travaillent énormément, qui prennent de vrais risques et développent les activités de demain sans que ce dispositif ne soit détourné de son objet par les patrons du CAC 40 qui ne prennent aucun risque et disposent déjà par ailleurs de confortables revenus mensuels ? Christine Lagarde a déjà évoqué une piste, classique mais efficace : celle de la fiscalité. On pourrait en évoquer d’autres : réserver, par exemple, les stocks options (sous la forme d’options de souscription d’actions nouvelles, par opposition aux options d’achat d’actions existantes) aux entreprises qui n’ont pas encore atteint un certain niveau de fonds propres. Mais, là, le Président se fâcherait définitivement avec tous ses amis?

Publié dans : Economie | le 3 avril, 2009 |Pas de Commentaires »

Et encore un petit coup de pipeau, un……..

Économie 03/04/2009 à 07h01

Les grands paradis fiscaux échappent à la liste noire….

Dans la foulée du G20 de Londres, l’OCDE a publié jeudi une liste noire des pays « fiscalement non coopératifs » dont sont absents les paradis fiscaux les plus connus, qui avaient cédé à la pression internationale ces dernières semaines en assouplissant leurs législations.

Lors du sommet de Londres jeudi, les pays du G20 se sont engagés à « agir » contre les juridictions non-coopératives, dont les paradis fiscaux, laissant le soin à l’OCDE de publier la liste des pays concernés.

Dans la soirée, l’Organisation de coopération et de développement économiques a rendu publique une « liste noire » de quatre pays n’ayant pris aucun engagement de se plier aux standards internationaux sur le plan fiscal : le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l’Uruguay.

Les places financières habituellement les plus visées en matières d’évasion fiscale figurent, elles, sur une deuxième liste regroupant les pays ayant pris des engagements mais ne les ayant pas « substantiellement » mis en oeuvre.

Cette liste « grise » de 38 pays comprend notamment Monaco, le Liechtenstein, la Suisse et le Luxembourg.

Au cours des dernières semaines, plusieurs Etats dans le collimateur de la communauté internationale ont donné des gages de bonne volonté pour éviter d’être épinglés par l’OCDE dans la liste « réactualisée » que les grands pays lui réclamaient.

La question des paradis fiscaux, « trous noirs de la finance », avait ressurgi en novembre 2008, au plus fort de la crise financière, lors d’une réunion de 17 pays à Paris, organisée à l’initiative de l’Allemagne et de la France.

Les Etats participants avaient demandé à l’OCDE de « réactualiser » d’ici à mi-2009 sa « liste noire » des paradis fiscaux non coopératifs, à laquelle Berlin souhaitait alors ajouter la Suisse.

Une précédente liste avait été publiée au début des années 2000 par l’OCDE. Mais elle ne comptait plus que trois pays — Monaco, Andorre et le Liechtenstein–, de nombreux Etats ayant, au fil des ans, été rayés de ce classement après avoir pris des engagements de transparence.

Redoutant de figurer sur la liste « réactualisée », la Belgique, l’Autriche, le Luxembourg ou la Suisse, mais aussi le Liechtenstein ou Andorre, ont ainsi annoncé coup sur coup un assouplissement de leurs législations nationales sur le secret bancaire.

Le Luxembourg et l’Autriche ont de leur côté accepté de coopérer avec les autres pays en échangeant des informations bancaires en cas de soupçons de fraude fiscale. Monaco a, pour sa part, accepté de négocier un accord d’échange de renseignements en matière fiscale avec l’Union européenne.

Quant à la Suisse, elle a annoncé qu’elle allait se conformer aux standards de l’OCDE.

« Quatre pays seulement figurent sur la liste noire » et la liste grise « est étonnamment longue », a souligné l’association Oxfam-France dans un communiqué, déplorant que « les gages minimum donnés ces dernières semaines (aient), semble-t-il, suffi à convaincre les leaders du G20″.

Immédiatement après la publication de la liste, le président de la banque centrale de l’Uruguay, Mario Bergera, a vivement réagi. « L’Uruguay n’est pas un paradis fiscal », a déclaré M. Bergera au cours d’une conférence de presse.

Quatre critères sont d’ordinaire retenus par l’OCDE pour définir un paradis fiscal: des impôts insignifiants ou inexistants, l’absence de transparence sur le régime fiscal, l’absence d’échanges de renseignements fiscaux avec d’autres Etats et le fait d’attirer des sociétés écrans ayant une activité fictive.

(source AFP)

Publié dans : Economie | le 3 avril, 2009 |Pas de Commentaires »

« Paroles, paroles, paroles… » (Dalida)

Économie 02/04/2009 à 08h08 (mise à jour à 19h57)

G20: «Un compromis historique pour une crise exceptionnelle»

SYNTHÈSE JOURNÉE

L’ensemble des mesures prises par le G20 devrait permettre d’injecter 5.000 milliards de dollars dans l’économie mondiale d’ici la fin 2010.

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Quelques dirigeants du G20 lors de la photo de famille qui a précédé l'ouverture de la session

Quelques dirigeants du G20 lors de la photo de famille qui a précédé l’ouverture de la session plénière. (Reuters)

Le sommet du G20 s’est terminé jeudi à Londres par l’annonce d’une augmentation considérable des ressources des institutions financières internationales pour combattre la récession et par la publication d’une liste des paradis fiscaux, consacrant selon le Premier ministre Gordon Brown la naissance «d’un nouvel ordre mondial».

L’ensemble des mesures prises par le G20 devrait permettre d’injecter 5.000 milliards de dollars dans l’économie mondiale d’ici la fin 2010.

Les dirigeants des grands pays développés et émergents, étaient réunis pour «faire face au plus grand défi auquel fait face l’économie mondiale dans les temps modernes», selon les termes de leur communiqué final beaucoup plus agressif et concret que dans la plupart des réunions de ce genre.

Ils ont en particulier décidé de tripler les ressources du Fonds monétaire international (FMI) à 750 milliards de dollars, d’autoriser le FMI à émettre des Droits de Tirages spéciaux (DTS) pour 250 milliards de dollars et à vendre de l’or, le tout représentant un total de 1.100 milliards de dollars.

Le G20 consacrera également 250 milliards de dollars pour soutenir le commerce international.

«L’ère du secret banquaire est révolue»

Une liste des paradis fiscaux va aussi être publiée immédiatement par l’OCDE pour décourager l’évasion fiscale. Cette publication est une exigence de l’Allemagne et de la France. «L’ère du secret bancaire est révolue», assure notamment le communiqué.

Par ailleurs, les pays du G20 se sont mis d’accord pour mettre en oeuvre de «nouvelles règles» sur les salaires et les bonus des dirigeants au niveau mondial.

Un conflit était apparu ces derniers jours entre pays européens soucieux de mettre en oeuvre prioritairement une réforme de la régulation, et les Etats-Unis qui prônaient de nouveaux engagements de relance de la part de leurs partenaires. Mais, ces divergences ont été totalement lissées dans le communiqué final.

Gordon Brown a considéré que ce sommet marquait la naissance d’un «nouvel ordre mondial» émergeant de la crise économique, et «le jour où le monde s’est mis ensemble pour combattre la récession».

«Nous partons du principe que la prospérité est indivisible, que la croissance pour être durable doit être partagée (…). Nous pensons que la seule fondation sûre d’une mondialisation soutenable et l’augmentation de la prospérité pour tous est une économie ouverte fondée sur le principes de marché, une régulation efficace et des institutions mondiales solides», affirme le communiqué.

Des dirigeants satisfaits

La plupart des dirigeants se sont montrés très satisfaits de l’issue des débats. Le président Nicolas Sarkozy s’est déclaré «heureux» que ce sommet soit allé «au-delà de ce que nous pouvions imaginer».

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé pour sa part que l’accord trouvé au G20 représentait un «compromis historique pour une crise exceptionnelle».

Barack Obama, qui effectuait ses premiers pas en Europe en tant que président, devait s’exprimer en fin de journée. Un responsable américain a néanmoins salué un résultat «remarquable».

Les manifestations anti-G20 ont finalement été assez contenues, notamment avec un placement sous haute surveillance du centre d’exposition Excel, qu’il n’a pas été possible d’approcher à moins de 600 mètres. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtés mercredi. Un passant est cependant décédé mercredi, dans des conditions encore floues, peut-être d’un malaise.

Les Bourses ont réagi en fanfare à la démonstration d’unité des leaders mondiaux, terminant en hausse de plus de 4% à Londres et 5% à Paris.

Nicolas Sarkozy a annoncé qu’après ce sommet, qui suivait celui de Washington en novembre dernier, un troisième G20 se tiendrait en septembre prochain à New York, juste après l’Assemblée générale annuelle des Nations unies.

(Source AFP)

 

Publié dans : Economie | le 3 avril, 2009 |Pas de Commentaires »

Le sommet du G20…..

Sarkozy se félicite d’un G20 « au-delà de ce que nous pouvions imaginer« 

NOUVELOBS.COM | 02.04.2009 | 17:43

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Le chef de l’Etat a annoncé avoir obtenu un « engagement des chefs d’Etat et de gouvernement d’un renforcement de la réglementation et de la supervisation des activités financières ». « Le temps du secret bancaire est révolu », proclame le communiqué final du sommet.

Nicolas Sarkozy répond aux questions des journalistes à l'issue du G20 (DR)

Nicolas Sarkozy répond aux questions des journalistes à l’issue du G20 (DR)

Nicolas Sarkozy a annoncé, jeudi 2 avril, avoir obtenu du sommet du G20 un « engagement des chefs d’Etat et de gouvernement d’un renforcement de la réglementation et de la supervisation des activités financières ».
« Les hedge funds (fonds spéculatifs) seront désormais réglementés », a précisé le président français lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet. Par ailleurs, les agences de notation seront contraintes à la transparence.
« Il est maintenant acté que c’est la défaillance de la régulation qui est à l’origine de la crise financière », s’est félicité le président français, parlant d’un « grand progrès ».

« Le temps du secret bancaire est révolu »

Le G-20 a demandé à l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) de publier une liste des paradis fiscaux, a annoncé Nicolas Sarkozy à l’issue du sommet.
« Le temps du secret bancaire est révolu », proclame le communiqué final du sommet, selon le président français.
Cette liste sera publiée dès jeudi, a précisé Nicolas Sarkozy. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont demandé aux ministres des Finances de mettre en œuvre une liste de sanctions pour les pays non coopératifs.
A l’issue du sommet, Nicolas Sarkozy n’a pas caché que les discussions avaient été difficiles avec la Chine, qui a accepté « pour la première fois » de faire référence dans le communiqué final à l’OCDE, une organisation dont elle ne fait pas partie. Le président Hu Jintao a donné son accord mercredi soir lors d’une conversation à trois avec le président américain Barack Obama et Nicolas Sarkozy.

Publié dans : Economie | le 2 avril, 2009 |Pas de Commentaires »

Les révoltés du Sénat….

  • Fronde du Sénat
    sur les stock-options
  • S.L. (lefigaro.fr) avec AFP
    02/04/2009 | Mise à jour : 07:59
    fig

    Photo figaro.
    Photo figaro.

    Pour la première fois, sénateurs centristes et socialistes ont mis en minorité l’UMP et fait passer un amendement interdisant les stock-options et actions gratuites dans les entreprises aidées par l’Etat, contre l’avis du ministre du Budget.

    coeur- dans EconomieFronde au Sénat. La Haute Assemblée a défié le gouverment et voté en bloc, dans la nuit de mercredi à jeudi, en faveur d’un amendement interdisant stock-options et actions gratuites pour les patrons de sociétés aidées par l’Etat.

    Ce texte, déposé par le sénateur nouveau centre de Mayenne et ancien ministre de l’Economie Jean Arthis, a été soutenu par trois groupes : l’union centriste (UC), l’opposition de gauche et le groupe des radicaux RDSE. Par 182 voix contre 155, l’UMP, qui appelait à voter contre, a été désavouée. C’est la première fois que le parti de la majorité est ainsi débordé par les autres forces qui composent le Sénat, à commencer par son allié centriste.

    Proche du décret adopté lundi, l’amendement adopté par les sénateurs élargit son champ d’application. Alors que le texte du gouvernement est limité dans sa portée à moins d’une dizaine d’entreprises, essentiellement des banques et des constructeurs automobiles, l’amendement Arthuis élargit l’interdiction aux sous-traitant de cette dernière filière.

    Le parlement plutôt que le gouvernement

     

    Selon son rédacteur, Jean Arthuis, ce texte vise essentiellement à ce que «le parlement fixe la règle» par la loi plutôt que le gouvernement par décret. «Cet amendement a pour objet de veiller à ce que l’argent public, l’argent des contribuables ne puisse pas partir pour le financement de rémunérations abusives, de versement de bonus exceptionnels», explique encore le sénateur de Mayenne.

    Pour Eric Woerth, présent au Sénat au moment du vote, le décret adopté lundi «dit ce que dit» cet amendement. «On perd un mois pour perdre un mois, c’est une situation inconfortable», a-t-il lancé aux sénateurs, sans être entendu.

    Si le groupe PS a voté pour ce texte, ill en a néammoins souligné le caractère «très en retrait» par rapport à ses propres propositions. Tout en reconnaissant, par la voix de Nicole Bricq, que «la loi est essentielle dans cette affaire». Et la sénatrice d’expliquer le vote de son groupe en faveur de l’amendement par le fait qu’il «faut sauver l’honneur du parlement face à un exécutif qui s’asseoit»

Publié dans : Economie | le 2 avril, 2009 |Pas de Commentaires »
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