Le gouvernment du mépris….

Grève : le gouvernement n’a pas à « faire de gestes« 

NOUVELOBS.COM | 28.01.2009 | 10:59

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Le « rôle d’un gouvernement » n’est « pas de faire des gestes » mais « de tenir le cap de la réforme », a affirmé François Fillon avant la mobilisation intersyndicale de jeudi.


Le « rôle d’un gouvernement » n’est « pas de faire des gestes » mais « de tenir le cap de la réforme », a affirmé le Premier ministre, François Fillon, mardi 27 janvier au soir sur France 2, à deux jours de la mobilisation intersyndicale de jeudi.
« Le rôle d’un gouvernement, c’est pas de faire des gestes, surtout dans une situation comme celle-là. Le rôle du gouvernement c’est de tenir le cap de la réforme, de regarder parmi les dispositions qui sont mises en œuvre dans les autres pays ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas », a affirmé le chef du gouvernement.
« C’est normal que les Français soient inquiets et c’est normal que ceux qui souhaitent défiler défilent », a-t-il aussi jugé, évoquant « la crise économique la plus grave qu’on ait connu depuis un siècle ».
« Le pouvoir d’achat dépend d’abord du sauvetage des emplois français » que le gouvernement « veut sauver », a souligné François Fillon.

« Petite faille » dans le service minimum

François Fillon a répété son hostilité à une relance par la consommation que réclame le PS. Selon lui d’ailleurs, « la question de la consommation va pour une part être réglée » par la situation « historiquement basse » de l’inflation.
D’après le Premier ministre, « c’est l’ensemble de l’économie qui s’effondrerait » si l’Etat ne consacrait pas « tous les moyens disponibles » à l’ »amélioration des infrastructures » et de la « compétitivité » des entreprises, notamment automobiles.
Concernant le service minimum, François Fillon a indiqué qu’il s’appliquerait jeudi avec « une offre nettement supérieure » à ce qui avait cours avant le vote de cette loi vieille d’un an.
Il entend voir comment contrer une « petite faille », en l’occurrence les grèves tournantes de 59 minutes auxquelles a recours « un » syndicat en particulier, a-t-il noté sans nommer Sud. Il y a deux semaines, Nicolas Sarkozy s’en était pris avec vigueur à Sud-Rail, au lendemain du blocage total de la gare de Paris-Saint-Lazare.
Tout en estimant que la France va « un peu moins mal que les autres » pays européens, il a voulu faire preuve de modestie en affirmant que « face à une crise inédite », il n’a « pas la prétention de tout savoir et d’avoir des réponses sur tout ».
« Ce qui est sûr », a-t-il toutefois poursuivi, c’est qu’ »il faut agir » pour qu’on puisse « tirer notre épingle du jeu ».

Publié dans : SOCIAL | le 28 janvier, 2009 |Pas de Commentaires »

La motion de censure…..

Bayrou votera la motion de censure PS

Le PS défend aujourd’hui une motion de censure contre le gouvernement Fillon pour dénoncer «l’inaction économique» de l’exécutif face à la crise et «les menaces sur les libertés individuelles».

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Francois Bayrou, à l'Assemblée en avril dernier, lors de la dernière motion de censure déposée par le PS.

Francois Bayrou, à l’Assemblée en avril dernier, lors de la dernière motion de censure déposée par le PS. (Reuters)

Le PS défend aujourd’hui à l’Assemblée nationale une motion de censure, qui n’a aucune chance d’être votée, pour dénoncer « l’inaction économique » du gouvernement Fillon face à la crise, mais aussi « les menaces sur les libertés individuelles ».

Une motion que votera François Bayrou. Le président du Modem l’annonce dans un entretien au journal Le Monde. « J’ai décidé de voter la motion de censure. Au mois de décembre, j’ai proposé à plusieurs reprises le dépôt d’une censure en raison des atteintes répétées à la séparation des pouvoirs et aux principes nécessaires aux libertés publiques », explique-t-il dans le Monde daté de mercredi.

Selon Bayrou, l’exécutif ne respecte pas les « règles républicaines » avec « un président de la République qui transgresse tous les jours les principes de la séparation des pouvoirs. Le pouvoir judiciaire, le pouvoir législatif et le pouvoir médiatique sont tous les trois soumis à sa volonté de domination. C’est grave et impossible à accepter ».  »Les atteintes aux libertés se multiplient de façon infiniment inquiétante », ajoute-t-il.

La motion, la première de l’ère Aubry et la deuxième contre le gouvernement de François Fillon, après celle d’avril 2008, sera discutée à 15 heures dans l’hémicycle.

Deux jours avant la journée de grèves à laquelle s’est associé le PS, son chef de file à l’Assemblée Jean-Marc Ayrault déclinera les grands axes du « contre-plan de relance » socialiste et condamnera « la dérive autoritaire » du président Nicolas Sarkozy qui va selon les socialistes jusqu’à « menacer » les libertés publiques.

« Notre combat n’est pas seulement un acte de résistance », plaidera le député-maire de Nantes qui veut mettre « des propositions en débat »

Après une crise sans précédent la semaine dernière au Palais-Bourbon, qui a vu les députés PS boycotter les débats pour protester contre la réforme du travail parlementaire, l’ambiance promet d’être à nouveau électrique dans l’hémicycle.

L’UMP a fustigé une « nouvelle pantalonnade du PS visant à bloquer l’Assemblée » et Roger Karoutchi (Relations avec le Parlement) une « ultime cartouche du PS pour monter une opération de communication ».

Le premier ministre François Fillon, qui répondra à Jean-Marc Ayrault, a pour sa part accusé le PS d’empêcher l’unité des Français face à la crise: « Il y avait autre chose à faire que de dresser les uns contre les autres ».

La tension devrait se poursuivre après la mise aux voix de la censure, les députés devant immédiatement ensuite voter sur la réforme du travail législatif… avec des bancs socialistes désertés.

Les députés PS ont décidé de boycotter ce scrutin pour protester contre une réforme qui encadre le temps de parole et le droit d’amendement, mais vise selon eux à « bâillonner » l’opposition.

(Source AFP)

 

Publié dans : Politique | le 27 janvier, 2009 |Pas de Commentaires »

Les grèves du jeudi 29….

Grève de jeudi: métro et RER perturbés, bus quasi normal à Paris

A la RATP, six syndicats appellent à la grève (CFDT, CFTC, CGT, FO, Sud et Unsa) pour principalement défendre les salaires et l’emploi.

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Les grèves du jeudi 29.... dans Non classé photo_0302_459_306_22505

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La RATP prévoit jeudi, journée d’action nationale à l’appel de huit syndicats, un trafic «perturbé» pour le métro parisien et «fortement perturbé» sur la zone RATP des RER A et B, mais une circulation «quasi normale» des bus et tramway.

Les centrales syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires et Unsa ont appelé au plan national à une journée d’action interprofessionnelle après-demain.

A la RATP, six syndicats appellent à la grève (CFDT, CFTC, CGT, FO, Sud et Unsa) pour principalement défendre les salaires et l’emploi.

Ces prévisions seront affinées d’ici jeudi. La SNCF doit également produire dans la journée un plan de prévisions de trafic des trains.

(Source AFP)

Laguiller: la grève est «un début»

De leur côté, le Nouveau parti anticapitaliste de Besancenot, le PCF et le Parti de gauche de Mélenchon ont signé aujourd’hui une déclaration commune de soutien au mouvement Après la journée de jeudi, le mouvement pourrait durer et s’étendre. pi_fleches dans Non classé

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Publié dans : Non classé | le 27 janvier, 2009 |Pas de Commentaires »

Motion de censure: le PS veut « être entendu » avant les grèves de jeudi

Après avoir protesté dans l’hémicycle en chantant la Marseillaise et avant les grèves de jeudi, le PS défendait mardi à l’Assemblée une motion de censure contre « l’inaction » économique du gouvernement Fillon, alors que la droite l’accuse de refaire son unité sur le dos de la crise.

Motion de censure: le PS veut photo_1233034888213-3-0 dans Politique

Photographe : Boris Horvat AFP/Archives :: Jean-Marc Ayrault le 6 janvier 209 à l’Assemblée nationale

photo : Boris Horvat , AFP

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« Nous voulons être entendus. Nous voulons que le président de la République accepte de reconnaître que sa politique nous a déjà menés à la récession, à la perte du pouvoir d’achat, à l’augmentation du chômage », a déclaré la première secrétaire du PS Martine Aubry, en présentant à la presse la deuxième motion de censure de son parti depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007.

La maire de Lille a rappelé que la motion intervenait après le débat agité sur la réforme du temps de parole au Parlement, que le PS combat: « si on veut limiter les droits du Parlement après avoir limité ceux de la justice, de la presse… nous ne sommes plus dans une réelle démocratie ».

Mme Aubry n’étant pas elle-même députée, c’est le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault qui devait défendre la motion de censure à partir de 15H00.

Sans surprise, le PS a reçu le soutien des communistes et des Verts.

Le président du MoDem François Bayrou, qui n’avait pas voté la première motion contre M. Fillon en avril 2008, a annoncé qu’il le ferait cette fois-ci, pour lancer une « alarme » sur les menaces pesant selon lui sur les libertés.

« Justice, médias publics et Parlement, ce sont trois pouvoirs mis à mal dans leur indépendance », a déclaré M. Bayrou, qui avait proposé sans succès en décembre une motion de censure contre le projet de réforme de l’audiovisuel.

Malgré le renfort de M. Bayrou et ses deux députés, la gauche n’a aucune chance de renverser le gouvernement Fillon, soutenu par une confortable majorité UMP/Nouveau centre à l’Assemblée (près de 340 députés sur 577).

L’UMP et le Nouveau centre (qui regroupe des ex-proches de Bayrou) ne voient dans cette initiative socialiste qu’une nouvelle forme de blocage.

« Il cherchent tous les moyens pour essayer de se reconstruire », a estimé le député UMP Jérôme Chartier, un proche de François Fillon, enjoignant les socialistes à « jouer le rôle d’une opposition solidaire vis-à-vis des difficultés des Français ».

Même son de cloche chez le patron des députés NC François Sauvadet: les socialistes « ne peuvent pas rester dans cette posture d’obstruction systématique, pour tenter de colmater les brèches (…) à l’intérieur du PS puisqu’ils n’arrivent pas à se mettre d’accord entre eux pour proposer quelque chose de solide aux Français ».

M. Sauvadet a évidemment tiré à vue sur son ex-mentor François Bayrou qui est selon lui « dans une stratégie d’alliance avec les socialistes » en votant la censure.

De son côté, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a trouvé « dommage » que le PS dépose une motion de censure « à une période où il faut songer à se rassembler, à se serrer les coudes ». « Mais je suis heureux qu’ils soient revenus aux préoccupations de la vraie vie en faisant enfin des propositions », a-t-il ironisé.

Publié dans : Politique | le 27 janvier, 2009 |Pas de Commentaires »

(sou)Rions un peu….

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Publié dans : HUMOUR | le 24 janvier, 2009 |Pas de Commentaires »

« Car tel est mon bon plaisir… » (Naboléon)

Dati congédiée sans merci

Comment Sarkozy a déstabilisé son ex-favorite, avant de lui signifier son prochain départ du gouvernement. Le Président ne peut plus la supporter.

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ANTOINE GUIRAL

Virée ! La maternité et son retour au travail cinq jours seulement après avoir accouché n’auront accordé à la ministre de la Justice qu’un petit sursis. Jeudi soir, Rachida Dati a, de fait, été congédiée du gouvernement par le chef de l’Etat. Petit seigneur, il a offert à son ex-favorite une porte de sortie à peine honorable. Elle sera n °2 sur la liste aux européennes en Ile-de-France, derrière Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, et devra quitter son ministère au printemps. Suprême humiliation, un vague strapontin de «conseiller politique» à l’UMP (au sein d’un pool d’une dizaine d’autres) lui a par ailleurs été proposé.

Signe de la violence de sa radiation, elle n’a pas eu un mot de la journée de vendredi pour commenter, ni même simplement confirmer qu’elle acceptait le dessein présidentiel. L’agonie ministérielle de Rachida Dati n’est plus qu’une affaire de semaines. Pour la voir partir au plus vite, le chef de l’Etat a demandé à Michel Barnier de quitter le gouvernement en mars alors que celui-ci répétait ces derniers jours que son départ était pour mai.

Celle qui avait fini par indisposer «presque physiquement», selon un de ses proches, le président de la République a pourtant lutté jusqu’au bout pour ne pas passer à la trappe. Il y a moins de dix jours, la ministre avait appelé le Figaro pour démentir officiellement sa candidature aux élections européennes : «Il n’en a jamais été question. J’ai encore reçu récemment l’assurance du président de la République que je continuerai en 2009 à mener mon action à la chancellerie», déclarait la ministre, en ajoutant un tonitruant «non, non et non !» à propos de son départ du gouvernement…

Sous l’aile du couple Sarkozy («C’est ma sœur», disait d’elle Cécilia), son ascension a été rapide. Sa dégringolade est encore plus brutale. Son sort était scellé depuis la fin de l’été pour des raisons qui relèvent autant de la sphère privée que publique. Depuis, l’Elysée moulinait les scénarios pour l’extirper du gouvernement. En coulisses plusieurs clans ayant l’oreille du chef de l’Etat se sont affrontés des mois durant autour du sort à réserver à Rachida Dati. Mais au fil du temps, ses derniers défenseurs à l’Elysée ont rendu les armes en constatant à quel point le Président ne voulait plus entendre parler d’elle. Se débarrasser de sa créature érigée en emblème de «la diversité française» n’a pourtant pas été une promenade de santé pour Nicolas Sarkozy. Et au regard des humiliations et des désaveux que Matignon et l’Elysée lui ont infligé ces derniers mois, la garde des Sceaux, alors enceinte, a fait preuve d’une capacité de résistance hors norme.

Pour faire céder Dati, Nicolas Sarkozy mais surtout ses amis chargés des basses besognes ont utilisé tous les stratagèmes : manipulation de la presse pour distiller les rumeurs hostiles, déstabilisation interne via des collaborateurs amis au sein du ministère de la Justice, travail de sape et humiliations pour dénigrer le travail de la ministre.

Rien n’a été épargné à Rachida Dati pour lui signifier sa disgrâce. Celle qui trottinait voilà un an en talons hauts et robe d’apparat aux quatre coins de la planète aux côtés du chef de l’Etat a commencé par être rayée, en mai 2008, de la liste du «G7», la garde rapprochée des ministres les plus politiques que Nicolas Sarkozy réunit régulièrement autour de lui à l’Elysée. Un choc pour elle. Elle a dû ensuite essuyer les affronts de François Fillon «totalement hostile» à l’incarcération possible des mineurs dès 12 ans quand elle jugeait la mesure de «bon sens». Ou encore cette rebuffade de Nicolas Sarkozy (qui l’a répété vendredi lors de ses vœux à la presse, comme pour enfoncer le clou) à propos de l’interpellation musclée du journaliste de Libération Vittorio de Filippis, sur laquelle Rachida Dati ne trouvait rien à redire. Enfin, le 7 janvier, le jour même de sa rentrée postnatale, elle subissait l’affront de devoir accompagner le Président face aux plus hauts magistrats pour l’annonce de la disparition du juge d’instruction.

Débinée en haut lieu, méprisée par une grande partie de la magistrature et lâchée par son mentor, Rachida Dati a donc fini par craquer. Pour faire passer la pilule aux électeurs, elle se présentera en bon soldat du sarkozysme qui obéit aux choix du Président. Forte d’une popularité intacte dans l’opinion, elle pourrait ensuite être tentée de se mettre à son compte.

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Publié dans : Politique | le 24 janvier, 2009 |Pas de Commentaires »

Médias……

Sarkozy présente ses recettes pour soutenir l’économie de la presse

NOUVELOBS.COM | 23.01.2009 | 13:30

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Le gouvernement va reporter d’un an l’augmentation des tarifs postaux pour la presse et doubler la part de ses dépenses de communication. Nicolas Sarkozy annonce également la création d’un statut d’éditeur de presse en ligne et une aide directe de l’Etat au portage des journaux à domicile. Il promet aussi, à titre expérimental, un abonnement gratuit pour chaque jeune de 18 ans.

L'imprimerie des journaux du midi à Saint-Jean de Vedas, près de Montpellier (Sipa)

L’imprimerie des journaux du midi à Saint-Jean de Vedas, près de Montpellier (Sipa)

Nicolas Sarkozy présente vendredi 23 janvier, lors d’un discours clôturant les « Etats généraux » de la presse, les mesures retenues pour soutenir l’économie de la presse.
Le gouvernement va notamment reporter d’un an l’augmentation des tarifs postaux pour la presse et doubler la part de ses dépenses de communication destinées aux journaux face à la crise.
« La première responsabilité de l’Etat est de répondre à l’urgence créée par l’effondrement des perspectives publicitaires sur la situation économique des entreprises de presse pour 2009″, a déclaré Nicolas Sarkozy.

Tarifs postaux
La mise en oeuvre de l’accord Etat-presse-Poste conclu en juillet 2008 et qui prévoyait une augmentation des tarifs postaux sur la période 2009-2015 « sera reporté d’un an ». « Le manque à gagner pour la Poste sera intégralement compensé par l’Etat », a annoncé le chef de l’Etat.
Selon le livre vert reprenant les conclusions des états généraux, le coût de cette mesure est de l’ordre de 12 millions d’euros.

Dépenses de communication institutionnelles
L’Etat va « doubler » « dès cette année » la part de ses « dépenses de communication institutionnelles » à destination de la presse écrite, mais également numérique, a également annoncé Nicolas Sarkozy.
Actuellement, l’Etat réserve 20% de ses dépenses de communication à la presse écrite, selon le livre vert. Un doublement de cette part représenterait une progression de 20 millions d’euros par rapport à 2008.

Un abonnement gratuit pour chaque jeune de 18 ans
Chaque jeune Français bénéficiera d’un abonnement gratuit à un quotidien de son choix pendant l’année de ses 18 ans pour le fidéliser à la presse écrite, cela à titre expérimental. « L’habitude de lire la presse se prend très jeune », a fait valoir Nicolas Sarkozy. C’est pourquoi l’idée de « permettre à tout jeune de 18 ans de bénéficier l’année de sa citoyenneté d’un abonnement gratuit à un quotidien de son choix », le « journal étant payé par l’éditeur, le transport par l’Etat », a été retenue, a-t-il dit : « nous la retenons, on va l’expérimenter ».
« J’ai hésité sur cette question, à cause du poids du numérique parmi ces générations », a précisé le chef de l’Etat. « Cela me semblait contradictoire d’essayer d’attirer les jeunes par une subvention, plutôt que par la qualité des contenus ».
Mais Nicolas Sarkozy a dit s’être « laissé convaincre par la réussite de l’expérience, là ou elle été menée ».
L’expérience « a justement obligé les titres concernés à faire des efforts éditoriaux, et à proposer des offres novatrices mêlant internet et le papier », a souligné Nicolas Sarkozy. « C’est à cette condition que cette idée peut être une idée positive ».

Un statut d’éditeur de presse en ligne
Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi la création d’un statut d’éditeur de presse en ligne et l’augmentation de l’aide de l’Etat au développement des journaux sur internet. Ce « statut d’éditeur en ligne » sera fondé sur les critères définis par les états généraux, « en particulier l’emploi de journalistes professionnels et le caractère journalistique du traitement de l’information », a déclaré Nicolas Sarkozy.
Ce statut « consacrera un régime de responsabilité exigeant » et ouvrira droit au régime fiscal des entreprises de presse, a-t-il ajouté en indiquant également que « les éditeurs en ligne seront exonérés de taxes professionnelles ».

TVA réduite

Le chef de l’Etat a précisé que la France allait « poursuivre le travail de conviction engagé de ses partenaires européens pour que les taux réduits de TVA soient étendus à la presse en ligne ».
Les aides de l’Etat au développement de la presse en ligne seront « renforcées », a-t-il également indiqué.

Exonérations de charges et aide au portage
Le gouvernement va adopter des exonérations de charges sociales pour les marchands de journaux et augmenter les aides publiques au portage pour doper la distribution de la presse, a annoncé Nicolas Sarkozy.
Les marchands de journaux « bénéficieront d’une mesure de soutien correspondant à une exonération de 30% de leurs cotisations sociales personnelles, soit en moyenne 4.000 euros par exploitant » et par an, a déclaré Nicolas Sarkozy.
Le chef de l’Etat a précisé qu’il s’agissait d’une mesure « temporaire », dans l’attente de mesures du secteur pour améliorer leurs rémunérations.
L’aide directe de l’Etat au portage des journaux à domicile passera de 8 à 70 millions d’euros et les charges sociales patronales des sociétés de portage seront supprimées « pour tous les porteurs au niveau du Smic », a-t-il précisé.
Ces mesures d’aide au portage seront mises en oeuvre « dès le mois prochain », a poursuivi Nicolas Sarkozy.

Les droits d’auteur des journalistes ramenés à 24h
Nicolas Sarkozy a annoncé que le régime des droits d’auteur des journalistes serait adapté à l’ère numérique, par le remplacement d’un droit lié à la publication dans un support, par un droit lié à un temps d’exploitation. Le chef de l’Etat a observé que dans cette matière, « le statu quo est absolument impossible ». Pour lui, la proposition faite par les Etats généraux est « équilibrée » même s’il faudra « aller plus loin plus tard ».
Cette proposition consiste à « remplacer un droit lié à un support par un droit lié à un temps d’exploitation de 24 heures », a détaillé Nicolas Sarkozy. « Pour la première fois on sort chacun de sa ligne Maginot » qui veut que, selon les demandes initiales des journalistes, « l’article doit être payé autant de fois qu’il est publié ». « C’est un premier pas », a jugé le président de la République, appelant journalistes et éditeurs à poursuivre dans le sens de ce dialogue.
« Il y a une marge de manoeuvre collective au sein des entreprises de presse, y compris sur la question de la cession des droits à plusieurs titres au sein d’un même groupe, même si de mon point de vue, donner une identité propre à chaque journal est quand même la meilleure façon de fidéliser ses lecteurs », a nuancé Nicolas Sarkozy. « Je sais bien que 24 heures, c’est un peu court », a-t-il glissé.
Cependant la ministre de la Culture Christine Albanel « proposera aux législateurs cette solution dans les meilleurs délais », selon Nicolas Sarkozy.

« Un nouveau contrat social au sein des imprimeries »
Nicolas Sarkozy s’est déclaré satisfait de la volonté des partenaires sociaux de la presse à négocier « un nouveau contrat social » dans les imprimeries, indiquant que l’Etat contribuerait « à l’investissement requis ».
« A l’occasion des états généraux les partenaires sociaux, aussi bien au sein de la presse quotienne régionale que de la presse quotidienne nationale, ont manifesté leur intention de négocier un nouveau contrat social au sein des imprimeries de presse », avec pour objectif « ambitieux » de réduire de 30 à 40% le coût de l’impression, a-t-il déclaré.
« L’Etat prend acte avec satisfaction de cette intention de négocier qui semble s’engager sur des voies solides et modernes », a-t-il ajouté.
« Il désignera si nécessaire une personnalité chargée d’accompagner la négociation au nom de l’Etat », dit-il. « Il contribuera à l’investissement requis tout en demandant qu’un plan national de rationalisation et de mutualisation des imprimeries soit mis en oeuvre », ajoute-t-il.

Relèvement du seuil pour un investisseur non-communautaire
Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il allait lever, via des « conventions bilatérales », le seuil maximal de 20% de capital pour un investisseur non-communautaire dans une entreprise de presse française, afin de remédier au problème de « sous-capitalisation ».
« Nous allons lever par des conventions bilatérales, en particulier avec les pays francophones, le seuil maximal de 20% de capital pour un investisseur non communautaire dans une entreprise française », a déclaré le chef de l’Etat.
« Personne ne peut se résigner au manque criant d’investissements au sein de la presse, du fait de la sous-capitalisation des entreprises et de l’absence de grands groupes. Ce manque d’investissements est une des causes majeures de la crise de la presse », a estimé Nicolas Sarkozy qui souhaite « améliorer la rentabilité » du secteur.
Pour « renforcer » les fonds propres des entreprises de presse, il a annoncé l’extension de la loi Sapin de 1993, relative aux procédures d’achat d’espaces publicitaires, « à tout le hors-média et à toute la publicité qui transite sur internet, afin de mettre la presse en situation égale dans l’accès au marché publicitaire ».
« Nous allons inciter les particuliers à faire des dons aux entreprises de presse », via des exonérations fiscales qui « permettront de défiscaliser les deux tiers de l’argent » investi, a-t-il ajouté.

Livre vert

Nicolas Sarkozy rendait ses arbitrages parmi les 90 recommandations du Livre vert des états généraux de la presse, un processus qu’il a lancé en octobre pour aider le secteur à sortir d’une crise financière et de confiance.
Pendant deux mois, quatre groupes de travail, regroupant plus de 140 représentants de la profession (éditeurs, journalistes, ouvriers du Livre…), ont travaillé sur l’ensemble des problématiques du secteur : impression, distribution, évolution du métier de journaliste, internet, déontologie, pluralisme, concentration des médias…. Le résultat est ce Livre vert.
De vifs débats ont eu lieu dans la profession lors de ces états généraux. Au cours des derniers jours, éditeurs et journalistes ont multiplié les adresses au chef de l’Etat pour tenter d’infléchir les préconisations, dans des sens souvent divergents.

Publié dans : Médias | le 23 janvier, 2009 |Pas de Commentaires »

L’Appel des appels……

«Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des pouvoirs publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des réformes hâtivement mises en place ces derniers temps. A l’Université, à l’école, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions. Au nom d’une idéologie de « l’homme économique », le pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois « naturelles » du marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue. Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en « faillite » le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture. Nous appelons à une Coordination nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris.»

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Publié dans : Politique | le 23 janvier, 2009 |Pas de Commentaires »

L’édito de Laurent Joffrin….

Le front des refus s’organise

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Par LAURENT JOFFRIN

Nicolas Sarkozy le sait : même s’il est froid ou humide, l’air sent la poudre. En principe, les temps de crise ne sont guère propices aux mouvements sociaux. La peur, l’angoisse de l’avenir, la menace qui pèse sur les conditions matérielles de vie incitent au repli et à la prudence. Mais nous sommes en France. L’individualisme du tempérament national se double d’un goût pour l’action collective soudaine qui prolonge, même sur le mode symbolique, la longue chaîne des émotions populaires commencée en 1789. Les manuels d’histoire ont plus d’influence qu’on ne le pense…

Révolte. Ainsi «l’Appel des appels» que nous publions aujourd’hui est-il un événement qui dépasse de loin le jeu du mécontentement catégoriel. Depuis de longs mois, nombre de professions, souvent vouées au service public, manifestent leur opposition. Elles usent de protestations classiques, mais aussi d’un langage et de méthodes dont la radicalité doit être méditée, alors même que leurs porte-parole ne sont pas forcément des militants organisés. Les psychiatres, les professeurs, les magistrats, les créateurs on tous un motif d’exprimer leur refus et leur revendication, quand ce n’est pas leur révolte. Il y a là un phénomène politique qui n’émane pas du monde des élus, des responsables de partis ou de syndicats. Il vient de la société.

Que veulent-ils, non pas pour leur compte, mais pour la collectivité ? D’abord un respect des libertés publiques que le gouvernement, à leurs yeux, tend à écorner dans beaucoup de domaines. Les psychiatres s’inquiètent d’une vision par trop naturaliste et carcérale du trouble mental, qui va à rebours d’une très longue tradition progressiste en ce domaine. Les magistrats s’émeuvent des tentations de contrôle qui percent dans certains gestes et surtout dans un projet de réforme de l’instruction qui mettait les enquêtes judiciaires à la merci de l’exécutif. Les professeurs ont été heurtés par l’extension à l’école du champ de recherche des familles de sans-papiers, déjà source d’indignation et de résistance dans l’ensemble du corps social.

Droit et solidarité. Ils veulent ensuite que les principes d’équité sociale et d’engagement de puissance publique ne soient pas constamment détournés ou amoindris. Ils notent que les fonds débloqués à juste titre pour lutter contre l’aggravation brutale de la situation économique vont plus aux uns qu’aux autres. Ils sont outrés de voir que souvent la classe dirigeante financière ou économique, après avoir conduit, en France et ailleurs, la planète à l’effondrement financier et à la récession subséquente, refuse au fond de changer réellement les règles. Qui dira la rébellion morale suscitée par le maintien imperturbable de nombre de gratifications exorbitantes décidées hors de tout souci collectif par les plus hauts dirigeants ? Le président de la République lui-même a dû taper du poing sur la table pour obtenir un geste. C’est dire…

Voilà pourquoi «l’Appel des appels» doit retenir l’attention. On peut discuter tel ou tel aspect des demandes ou des réquisitoires. Le sens général de l’initiative n’est pas douteux. Il s’agit de mettre en cause l’orientation générale d’une politique. Il s’agit surtout de porter haut les valeurs de droit et de solidarité qui font l’honneur de la culture politique française, dans ses meilleurs jours. Ces valeurs sont aussi celles de Libération. Voilà pourquoi nous publions cet appel.

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Publié dans : Politique | le 23 janvier, 2009 |Pas de Commentaires »

Remaniement…..

Rachida Dati quitterait le gouvernement

NOUVELOBS.COM | 23.01.2009 | 06:42

La ministre de la Justice aurait accepté de quitter le gouvernement pour figurer en deuxième position sur la liste UMP d’Ile-de-France aux européennes conduite par Michel Barnier

Rahcida Dati, à la sortie du Conseil des ministres du 7 janvier (Sipa)

Rahcida Dati, à la sortie du Conseil des ministres du 7 janvier (Sipa)

La ministre de la Justice Rachida Dati a accepté de quitter le gouvernement pour figurer en seconde position sur la liste UMP d’Île-de-France conduite par Michel Barnier aux européennes, selon Le Figaro et RTL. Rachida Dati « partira sans doute plus tard que le ministre de l’Agriculture, chargé d’animer la campagne, mais elle partira. En contrepartie, elle semble avoir obtenu des assurances sur son avenir national », écrit Le Figaro à paraître vendredi.

Barnier, tête de liste

RTL avait auparavant annoncé que Rachida Dati serait en deuxième position sur la liste menée par le ministre de l’Agriculture puis qu’elle quitterait le gouvernement « mais pas tout de suite, pas en même temps que Michel Barnier ». Le ministre de l’Agriculture, qui devait initialement se présenter dans le Sud-Est, sa circonscription d’origine, a quant à lui a d’ores et déjà fait savoir qu’il quitterait son poste avant l’élection. Selon le Figaro, le parti présidentiel sera donc en mesure de présenter ses têtes de liste dans les sept circonscriptions métropolitaines lors du conseil national de samedi, où Nicolas Sarkozy a prévu de consacrer l’essentiel de son intervention aux européennes. Michel Barnier serait remplacé dans le Sud-Est par la députée européenne Françoise Grossetête.

Un Conseil national

Dans le Nord-Ouest, où la secrétaire d’État centriste Valérie Létard a convaincu le chef de l’Etat qu’elle serait plus utile en tentant de reconquérir la région Nord, « l’UMP a reporté ses espoirs sur le maire de Valenciennes, Dominique Riquet », dit le quotidien. Dans l’Ouest, après la défection du président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer, l’Élysée aurait finalement arbitré en faveur du président du conseil général du Maine-et-Loire Christophe Béchu comme tête de liste. Dans le Sud-Ouest, la campagne serait menée par l’ex-maire de Toulouse Dominique Baudis. L’UMP réunit samedi son Conseil national pour adouber une nouvelle direction et ses têtes de listes aux élections européennes.

Publié dans : Politique | le 23 janvier, 2009 |Pas de Commentaires »
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