Le PS communique…

Communiqué de Michel SAPIN,  Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité 

Le Parti socialiste dénonce la fanfaronnade sidérante du gouvernement suite à la publication par l’INSEE des comptes nationaux.

Il s’étonne d’abord que Madame Lagarde puisse « jubiler », selon ses propres termes, d’une croissance revue à 2,1 % en 2007, alors qu’elle-même avait promis une croissance de 3 % au mois de juin, ramenée à 2,5 % en septembre, puis à 2,25 % en octobre et enfin à 2 % en décembre. Ce niveau de croissance atteint en 2007 reste faible, surtout au regard des résultats obtenus par nos principaux partenaires européens (2,6 % pour l’ensemble de la zone euro, 2,5 % pour l’Allemagne et 3 % pour le Royaume-Uni).

Il rappelle ensuite que les comptes nationaux sont une photo du passé, tardive, qui ne rend pas compte des perspectives économiques pour l’avenir. Or, l’analyse des enquêtes de conjoncture montre une dégradation profonde et durable des indicateurs économiques en France :

- les premiers chiffres de la croissance pour 2008 sont très en retrait par rapport à ceux de nos voisins européens (0,6 % pour la France contre 1,5 % pour l’Allemagne) ;

- la production industrielle se tasse (- 0,8 en février et mars 2008) ; –

- la demande adressée à l’industrie manufacturière s’effondre, notamment celle en provenance de l’étranger qui baisse de moitié en un an (de 22 à 11), signe d’une perte profonde de compétitivité de notre économie ;

- la consommation des ménages baisse (- 1,7 % en mars), marquant un affaiblissement de l’unique moteur de la croissance jusqu’ici encore allumé ;

- les prix s’envolent dans des proportions inédites (+ 5,7 % en un an dans les hypermarchés, + 5,9 % pour les produits alimentaires), ainsi que le montant des loyers ;

- on observe un véritable retournement de tendance dans l’industrie, avec un effondrement de la construction et du commerce de gros.

Par ailleurs, l’INSEE vient encore de valider le creusement des déficits (2,7 % du PIB contre 2,6 % en 2006) : la France est avec l’Italie le seul pays de la zone euro à voir ses déficits augmenter. On est loin des 2,4 % annoncés par le gouvernement.

La hausse de la dette en valeur atteint quant à elle + 40 milliards d’euros.

L’autosatisfaction dont fait preuve le gouvernement est dès lors totalement déplacée et à tous égards inacceptable, comme en témoigne la mise en garde que s’apprête à faire la Commission européenne à la France.

Le Parti socialiste rappelle que le gouvernement porte la responsabilité de la mauvaise santé économique du pays. En faisant le choix, avec le paquet fiscal, de faire des baisses d’impôts à crédit pour les plus aisés de nos concitoyens (10 milliards de baisse de prélèvements obligatoires), et en favorisant une envolée de la dette, la droite s’apprête à faire inéluctablement payer le coût des cadeaux fiscaux par les catégories moyennes et populaires.

Publié dans : Politique | le 20 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

« Je suis le mal aimé… »

Etre un président mal-aimé, Sarkozy en a pris son parti

Sondage. La popularité du chef de l’Etat continue d’être basse. Fillon reste devant lui.

ANTOINE GUIRAL

QUOTIDIEN : mardi 20 mai 2008

Nicolas Sarkozy s’est fait une raison. Lui, le fan des courbes de popularité au zénith, a accepté l’idée que la sienne serait basse, avec de petits soubresauts, durant de longs mois encore. «Jusqu’à ce que les réformes engagées produisent des résultats perceptibles pour les Français et que les crispations sur la question du pouvoir d’achat s’amenuisent» , assurait la semaine dernière un de ses plus proches collaborateurs.

Notre sondage Viavoice du mois de mai confirme que la confiance accordée au Président est durablement entamée (1). Sa popularité s’établit à 38 % contre 57 % d’opinions négatives, comme en avril. «Ces résultats révèlent, pour l’instant, l’échec des tentatives présidentielles de reconquête de l’opinion», analyse François Miquet-Marty, directeur de Viavoice. Ni l’intervention télévisée du 21 avril (où le chef de l’Etat a reconnu avoir «commis des erreurs»), ni son nouveau style se voulant plus modeste, ni les quelques bonnes nouvelles sur la croissance plus forte que prévue, n’ont eu d’effet sur les Français. Viavoice note que le discrédit présidentiel est très marqué dans «les catégories sociales les plus sensibles à la question du pouvoir d’achat» : seuls 32 % des ouvriers et 34 % des employés ont une opinion positive du Président. Chez les jeunes (18-24 ans), il est aussi en chute libre avec une popularité de 27 % (6 points de moins qu’en avril). Mais son socle de bonnes opinions reste très élevé dans l’électorat de droite, et il progresse chez les électeurs du Modem.

Céline Dion. Nicolas Sarkozy répète qu’en dépit de ces sondages en berne, il se sent «tranquille» et n’entend rien changer. Il estime qu’il n’existe «aucune alternative politique crédible» à la sienne, ni à gauche ni à droite. Et même si cette impopularité lui déplaît, il veut croire qu’elle n’entame en rien sa capacité à conduire les réformes. «Il a intégré que le creux serait long et que cela va remonter très, très lentement. Mais il gardera la posture du réformateur qui tient ses engagements de campagne» , confiait hier un ministre proche de lui.

L’agenda du président de la République ressemble de plus en plus à celui du candidat d’il y a un an : beaucoup de terrain (il est attendu aujourd’hui à Orléans, s’est rendu à Vienne et à Melun la semaine dernière), des discours marqués du sceau du volontarisme et de l’optimisme, des rencontres ciblées pour montrer qu’il partage les goûts du plus grand nombre (il voit Steven Spielberg demain et remet la Légion d’honneur à Céline Dion jeudi).

Turbulente. Mais le plus difficile pour lui est aujourd’hui de reprendre la main sur une majorité parlementaire toujours plus turbulente, qui n’hésite pas à le défier ouvertement (Libération du 14 mai). La fin du mois avec deux textes majeurs, mais controversés à droite, sur les institutions et la loi de modernisation de l’économie risque d’être périlleuse. De quoi lui faire oublier que François Fillon le devance toujours de 10 points (48 % de bonnes opinions contre 44 % de négatives).

(1) Réalisé les 15 et 16 mai auprès de 1 005 personnes.,

 

Publié dans : SONDAGES | le 20 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Parents et enseignants contre Darcos…..

«Il y a une lame de fond contre l’école»

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Education. Côte à côte, enseignants et parents d’élèves ont défilé hier à Paris.

DIDIER ARNAUD

QUOTIDIEN : lundi 19 mai 2008

Ils se tiennent, hilares, devant l’enseigne du magasin Au clown de la République. Ils se font immortaliser avec une pancarte sur laquelle se trouve une photo de Nicolas Sarkozy, légendée ainsi : «Je continue ?» Hier, entre 20 000 (selon la police) et 45 000 enseignants et parents d’élèves (selon la FSU, qui appelait à la manifestation) ont défilé à Paris. Dans les têtes, la sortie du Président sur l’instauration d’un service minimum, le jour même de la grève, jeudi. «C’est une manœuvre de diversion pour l’opinion publique, dit Marc, instituteur près de Saint-Girons (Ariège). Ce qu’on veut, c’est ne pas perdre de vue les problèmes des remplaçants, des sureffectifs et de l’échec scolaire.» Gilles, venu de Valence (Drôme), dit que Nicolas Sarkozy a «l’art de toujours dévier les choses». «Sur le service minimum, ça a pris la grosse part de l’information dans les médias, même si les parents d’élèves sont encore dans la rue.» Christine, enseignante à la retraite, ne croit pas que les parents tomberont dans le «piège» de la division tendu par Sarkozy. «Ils viennent s’informer sur le mouvement. Il y a quelque chose qui se lève» , croit-elle savoir.

«Grossièreté». Avec Darcos – «Dark Vados, l’empire des profs contre-attaque» lance une pancarte -, Sarkozy était omniprésent dans la manifestation parisienne. Souvent sous-titré. Comme ici : «Cynisme, arrogance, vulgarité, la chienlit, c’est lui.» Souvent cité aussi. «Cours d’instruction morale et civique, le çon numéro un : « Casse-toi pauvre con! »» ironise cette banderole en référence à la tirade du chef de l’Etat au salon de l’agriculture. C’est Zorka, institutrice à Marines (Val-d’Oise), qui l’a imaginée samedi soir. «Le service minimum, je m’en fous, dit-elle d’emblée. Le contenu des programmes, ça c’est important. On manifeste sur des programmes qu’on change avant même de les avoir évalués. Que dire de ces programmes quand le mot politesse y est répété dix fois. Nous n’avons pas de leçons à recevoir d’un gouvernement dont les membres rivalisent de grossièreté», s’énerve-t-elle. A ses côtés, Marie-Jo se dit «ulcérée». Elle trouve qu’il y a beaucoup de «mépris» pour les enseignants qui vivent la période de façon douloureuse. «Derrière tout cela, on sent qu’il y a une lame de fond contre les enseignants, contre l’école, qui a commencé après 2003.»

Catherine et Gilles, instits en maternelle, sont venus de la Drôme dans un train bourré de manifestants. Ils ont dessiné des cibles en rouge et bleu avec un sous-titre : «Sarko m’a pas encore tuer.» Eux évoquent aussi le «mépris» et la «démagogie». Et ils égrènent les postes qu’ils vont perdre, en milieu rural, les psychologues dont ils ont un besoin cruel en ZEP et qui font défaut. «Il n’y a rien de cohérent dans cette politique», déplore Catherine. Sa conclusion : «Les parents savent bien qu’on n’est pas dans la rue pour se promener. On leur explique que si on est là, c’est qu’on a quand même un espoir.»

«Manipule». Les parents, justement. Ils sont divisés sur la question du service minimum. Anne pense que les familles peuvent peut-être «voir aussi leur intérêt dans la garde, surtout quand il s’agit de parents isolés. Tout cela a été bien calculé», précise-t-elle. Pour ce couple d’Achères (Yvelines), l’objectif du Président est bien de «casser le mouvement». Le collège de leur enfant est, disent-ils, occupé depuis quarante-cinq jours par des parents et des enseignants qui veulent conserver des postes. «On sent que beaucoup de parents trouveraient fantastique qu’il y ait la garde, mais d’un autre côté, beaucoup se battent pour un enseignement de qualité » , dit Pascal.

Sur une camionnette de la FSU du Territoire de Belfort, un haut-parleur scande : «Chaud, chaud, chaud, le mois de mai est chaud, et en juin, on fait sauter Sarko.» Agrégée d’anglais au lycée Paul-Sérusier de Carhaix-Plouguer (Finistère), Christine estime que la stratégie de Nicolas Sarkozy est «inadmissible», qu’il manipule l’opinion. «Une réforme qui consiste à mettre 40 élèves par classe, ce n’est pas une réforme, c’est une régression.» Et de dénoncer «le cynisme profond» du chef de l’Etat.

Publié dans : Education | le 19 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Les 35 heures en question….

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QUOTIDIEN : lundi 19 mai 2008

Et si c’était à refaire ? La gauche aujourd’hui voterait-elle les 35 heures ? Quelle question incongrue, n’est-ce pas ? Puisque le consensus ces temps-ci semble aller dans le sens d’un retour en arrière. Leur assouplissement (et leur suppression progressive) est dans le programme de Nicolas Sarkozy. Et la gauche paraît hypocrite, mal à l’aise, divisée sur ce dossier.

Observons-le tout de même. Sans passion. Ces lois trop brutales auraient certes mérité davantage de concertation. Mais cette avancée économique et sociétale, typiquement française, a permis d’augmenter la productivité du travail et d’améliorer souvent son organisation. Elle a surtout changé les mentalités et le rapport au temps efficace passé au bureau, à l’usine ou à la boutique. La France est-elle devenue pour autant un pays de fainéants, comme la droite semble le dire ? Non. Les Français veulent travailler, et souvent travailler plus puisqu’une grande partie des nouveaux emplois créés récemment sont à temps partiel… soit en dessous de la barre des 35 heures ! Simplement, la RTT a forcé les salariés et les entreprises à s’organiser différemment, à considérer l’équilibre travail-loisir sous un angle plus positif, moins culpabilisant. Etouffer le débat à gauche sur ce sujet au prétexte que le pouvoir d’achat est en berne serait une erreur. Face aux avancées technologiques, aux métiers émergents dans les services, il faut débattre des nouveaux rythmes de vie. Innover encore. La gauche doit articuler un discours clair sur le sujet. On l’attend. Elle devra se montrer courageuse et inventive.

Publié dans : Politique | le 19 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Quand Sarko se défausse sur les Français…

De notre correspondant à Bruxelles (UE) JEAN QUATREMER

QUOTIDIEN : samedi 17 mai 2008

Le référendum «anti-turc» est de retour. Alors que Nicolas Sarkozy voulait supprimer l’obligation d’organiser une consultation populaire pour ratifier tout nouvel élargissement de l’Union européenne, les députés UMP ont réussi à imposer son maintien pour la Turquie. La commission des lois de l’Assemblée nationale propose, en effet, avec le soutien de l’Elysée, que le référendum reste obligatoire pour l’adhésion de pays représentant «au moins 5 % de la population européenne».

Quelle est l’origine du référendum obligatoire ?

On le doit à Jacques Chirac. Le chef de l’Etat, sans qui la Turquie n’aurait jamais pu commencer des négociations d’adhésion, a voulu, par ce biais, désamorcer un vote négatif anti-turc lors du référendum sur la Constitution européenne, en 2005. En effet, même si les deux questions n’ont rien à voir, les opposants à la candidature d’Ankara, qui se recrutent surtout à droite, auraient pu instrumentaliser cette consultation. En février 2005, un article 88-5 fut donc introduit dans la Constitution française qui oblige le chef de l’Etat à organiser une consultation pour tout nouvel élargissement après l’adhésion de la Croatie qui devrait devenir membre de l’Union en 2009.

Pourquoi Nicolas Sarkozy voulait-il supprimer le référendum ?

Cette procédure limite la capacité de négociation du Président puisqu’il court un sérieux risque d’être désavoué par son peuple. Ensuite, la France s’arroge le droit de prendre en otage toutes les futures adhésions à l’Union. Enfin, Paris assumera seul les conséquences de la crise diplomatique qui suivrait un éventuel non. En particulier, la Turquie, qui a commencé ses négociations d’adhésion en 2005 avec l’assentiment de la France, ne lui pardonnera jamais une telle humiliation qui se paiera économiquement et politiquement. Et tous les pays musulmans prendront l’éventuel vote négatif des Français comme un camouflet à leur égard : qui peut croire que la campagne ne portera pas sur la religion de ce pays ? Chaque référendum risque, en outre, de donner lieu à des dérapages xénophobes du pire effet.

L’Élysée est-il prêt à accepter le maintien du référendum ?

Nicolas Sarkozy n’a manifestement plus la confiance de ses troupes. L’UMP a introduit un amendement au projet de révision constitutionnelle qui rend obligatoire le référendum pour ratifier l’adhésion des Etats représentant «plus de 5 % de la population européenne». Ainsi, la Turquie n’est pas la seule à être visée, puisque l’Ukraine et la Russie, comme on le précise sans rire à l’Elysée, font aussi parties du lot. Néanmoins, l’amendement de l’UMP «stigmatise en réalité la seule Turquie», puisque c’est le seul grand pays qui négocie son adhésion, critique le député socialiste Pierre Moscovici : «On ne peut pas traiter un pays de 70 millions d’habitants comme ça, c’est lamentable.»

A l’Elysée, on estime qu’il est normal de consulter les Français pour les grands pays, comme cela a été le cas en 1972 pour la Grande-Bretagne. Pierre Moscovici n’est guère convaincu : «Si cette disposition, qui est une défaite pour Sarkozy, est maintenue en l’état, je pense que le PS ne votera pas la réforme constitutionnelle.»

Publié dans : Politique | le 17 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Il est con…tent de lui « l’hyperactif »….

Elysée. Numéro de séduction à Melun, où le Président visitait les Assédic et l’ANPE.

ANTOINE GUIRAL

QUOTIDIEN : samedi 17 mai 2008

Content. Tête des bons jours qu’on ne lui connaissait plus, sourire en coin et sentiment que rien ne peut lui résister : ni les syndicats, ni «les sachants» [les experts économiques, ndlr] et leurs prévisions de croissance trop pessimistes, ni Bruxelles à qui il dit «regardez vos chiffres», à propos des déficits français.

Quand Nicolas Sarkozy est heureux, il a la joie démonstrative et tout le monde doit être joyeux avec lui. Ce qui le ravit ce vendredi matin à Melun où il est venu parler emploi et fusion ANPE-Unédic ? Ce trop bon tour, bien sûr, qu’il a joué la veille au soir à ces grévistes de profs, avec son service minimum d’accueil à l’école. «Si les socialistes sont contre, c’est leur droit, les Français jugeront», dit-il fiérot. A peine descendu de voiture, Monsieur peur de rien et de personne fond sur la poignée de militantes CGT parquées devant l’agence ANPE. Quelques minutes plus tôt, la police omniprésente a fait place nette pour les images et a dépouillé ces sept femmes de leur matériel syndical (tee-shirts, casquettes…). Une police qui, appareil photo et petite caméra au poing, numérise toutes les têtes présentes. «J’arrive, j’arrive…», lance le Président détendu aux cégétistes. Le début de dialogue est âpre. Sur la barrière métallique, il prend les deux mains de son interlocutrice : «On se ressemble tous les deux, lance-t-il.

- Pas sûr…

- C’est flatteur pour moi, poursuit-il.

- Ouais, vous êtes toujours aussi beau parleur… - Parleur tout court.»

L’exercice de pédagogie sarkozyste sur les bienfaits de ses réformes se poursuit. Il reprend les mains de la dame. Elle : «Mon amoureux ne veut pas que vous me touchiez. Il n’est pas prêteur.». Sarkozy, se tournant vers l’amoureux en question, dégaine son trophée : «Hé, je vous présenterai Carla.» Il rit et tourne les talons.

Le voilà revenu en campagne (ce qu’il reconnaît) quand tout lui souriait. Mêmes formules rôdées («l’idée la plus authentiquement stupide, c’est le partage du travail», «les 35 heures ? Un faux acquis social mais une vraie limitation des salaires»), même esprit de conquête en stigmatisant les uns (les faux chômeurs, «certes minoritaires mais…»), en promettant des jours meilleurs aux autres. Dans son discours, tout y passe : «le prix du yaourt», «la crise du porc», «le coût du jambon fumé», l’anecdote du chômeur qui a refusé «67 postes sans sanction» et les bons chiffres de la croissance qu’il s’attribue. Un dernier tacle contre ces «élites qui ont renoncé à faire les choses» et Sarkozy conclut : «Ben oui, j’ai pas changé.» Non, sans blagues.

Publié dans : Economie | le 17 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

La CIMADE communique…

 

Lettre d’information de la Cimade • n°2 – Mai 2008  
ACTUALITÉ

 Enfermement des migrants, la mobilisation se poursuit contre la « directive de la honte »
Plusieurs centaines d’associations européennes ont appelé à manifester le 7 mai à Bruxelles contre la « directive de la honte ». Après plusieurs reports successifs depuis le mois de novembre 2007, ce projet de directive devrait être soumis au Parlement européen, le 5 juin prochain. Cette directive … lire la suite

 A paraitre : enquête sur les conditions d’accueil des étrangers dans les préfectures.
Dans son dernier rapport d’observation, intitulé « Devant la loi », la Cimade, grâce aux observations menées dans de nombreuses villes de France, dresse un état des lieux des conditions d’accueil des étrangers dans les préfectures, de l’information du public et de l’instruction des dossiers. Ce rap… lire la suite

 Le centre de rétention de Mayotte « indigne de la République » selon la CNDS
Saisie suite à la mort de deux migrants au large de Mayotte, la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité a transmis au gouvernement, ses avis et recommandations… lire la suite
PUBLICATIONS

 

 Rapport 2007 sur les centres et locaux de rétention administrative
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 fiches pratiques | Régularisation par le travail : mode d’emploi
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AGENDA
 17/05/2008 | Paix comme Palestine, 60 ans après : la paix par le droit ! – Paris, Parc des Expositions – Porte de Versailles
| en savoir +
 20/05/2008 | Cercle de silence – Nantes, Place royale, de 18h à 19h
| en savoir +
 27/05/2008 | Théâtre « Luka Lila » et débat – Paris, Théâtre Funambule
| en savoir +

LES AMOUREUX AU BAN PUBLIC
 Soirée Festive et militante
Le collectif des « Amoureux au ban public » de Lyon, qui réunit plusieurs dizaines de couples mixtes, présente, le samedi 24 mai, « La déclaration des Amoureux ». 17h : rencontre-débat, 19h30 : Forrero de Rebecca (bal brésilien) et Dj musique du monde
| Flyer et infos
APPEL AUX BÉNÉVOLES
 Vous habitez en région Bretagne Pays de Loire. Vous soutenez les causes des migrants et des réfugiés… Vous souhaitez les faire avancer dans un contexte actuel particulièrement difficile…Vous avez du temps libre régulèrement, vous êtes di…
| voir l’appel

 
désabonnement – site de la Cimade – envoyer cette lettre à un ami
 

Publié dans : Droit de l'homme | le 17 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

Réforme constitutionnelle: le point…

Série de retouches pour la réforme constitutionnelle

NATHALIE RAULIN

QUOTIDIEN : vendredi 16 mai 2008

Les députés ont trouvé pas mal de choses à redire à la «Ve bis» de Nicolas Sarkozy. Tard mercredi soir, la commission des lois de l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi constitutionnelle après l’avoir amendé. Le PS a voté contre. La réforme ne pouvant aboutir sans le soutien des parlementaires socialistes lors du congrès du 7 juillet, la majorité a cherché à amadouer l’opposition : plusieurs amendements importants proposés par le PS ont été adoptés avec des voix UMP. Autant de retouches auxquelles le gouvernement devra souscrire lors de l’examen du texte en séance plénière à compter de mardi. Revue des principaux ajustements.

Le Président

Un amendement prévoit que le «président de la République peut s’exprimer devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles», mais pas devant chacune des deux assemblées comme Nicolas Sarkozy le souhaitait initialement. Un débat sans vote suivra son intervention, hors de sa présence. Hostile par principe à accorder toute nouvelle prérogative au chef de l’Etat, le PS a voté contre cet amendement.

Le gouvernement

Une proposition du PS a été adoptée qui limite le cumul des mandats des ministres. Ainsi une fonction ministérielle ne serait plus compatible avec l’exercice d’un mandat de maire dans une commune de plus de 20 000 habitants, d’une fonction de président de conseil général ou régional ou de «toute fonction de représentation professionnelle à caractère national, tout emploi public, ou toute activité professionnelle».

La possibilité pour les ministres de retrouver automatiquement leur siège au Parlement en cas de démission est strictement encadrée. Un amendement PS a supprimé l’obligation de fixer un nombre maximal de membres du gouvernement.

La défense

Un amendement supprime le transfert au Président des compétences du Premier ministre en matière de défense. Un amendement PS stipule qu’en cas d’engagement des forces armées françaises à l’étranger«le gouvernement informe, dans les trois jours, le Parlement» sous forme orale ou écrite.

Le Parlement

Voté à l’unanimité, un amendement UMP donne aux parlementaires un droit de veto sur les nominations les plus importantes effectuées par le Président. Un autre prévoit que «le Parlement concourt à l’évaluation des politiques publiques», et pas seulement à la Cour des comptes comme le proposait le projet de loi. Un amendement précise qu’«une semaine de séance sur quatre est réservée par priorité au contrôle du gouvernement». Le nombre des députés serait limité à 577 ce qui implique une réduction de leur nombre actuel, car une dizaine de sièges devront être cédés aux représentants des Français de l’étranger. Le nombre de sénateurs est fixé à 348 contre 331 aujourd’hui. Présenté par le gouvernement comme un facteur de revalorisation du parlement, le «droit de résolution» est remplacé par une «déclaration à caractère thématique» du gouvernement, suivie d’un vote.

Non-rétroactivité

Un amendement prévoit d’inscrire dans la Constitution le principe de la non-rétroactivité des lois en matière fiscale.

Publié dans : Politique | le 16 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

« IL » agace même à l’étranger…..!

Farc. Les Colombiens sceptiques sur les initiatives françaises pour libérer Ingrid Betancourt.

Envoyé spécial à Bogotá JEAN-HEBERT ARMENGAUD

QUOTIDIEN : vendredi 16 mai 2008

Nada. Plus personne ne croit, en Colombie, à une libération prochaine des otages de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) – dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt. Malgré l’activisme de Nicolas Sarkozy ; malgré les deux voyages en trois mois de Bernard Kouchner dans la région; malgré la «mission humanitaire» dépêchée sans succès en Colombie à bord d’un Falcon présidentiel; malgré les contacts que doit relancer aujourd’hui François Fillon au Pérou lors du sommet UE-Amérique latine. Le dossier est revenu au point de départ : pour certains des détenus – 39 otages politiques au total -, c’était il y a plus de dix ans… «Nous en sommes au point zéro, les otages seront sans doute otages pour quelques années encore» estime Jorge Enrique Botero, journaliste qui fréquente la guérilla des Farc. «Rien ne bouge, confirme l’analyste Alfredo Rangel, directeur de la fondation Sécurité et démocratie. Même la Vierge Marie ne pourrait faire libérer prochainement les otages. Alors Sarkozy…»

«Calendrier». La faute au président colombien Alvaro Uribe, plus guerrier que négociateur, disent quelques-uns. «D’après mes sources, un calendrier de libération des principaux otages était prêt en décembre, grâce à l’intervention du président vénézuélien, Hugo Chávez, assène Jorge Enrique Botero. Selon ce calendrier, Ingrid Betancourt et d’autres auraient dû être, aujourd’hui, déjà libres ou sur le point d’être libérés.» En janvier, puis en février, six otages, femmes et hommes politiques colombiens, ont effectivement été libérés par les Farc, via le Venezuela, comme un geste de «reconnaissance» unilatéral envers leur ami anti-impérialiste Chávez. Selon cette version, l’assassinat de Raúl Reyes, le 1er mars, aurait interrompu le «calendrier» : le numéro 2 de la guérilla était ce jour-là tué par un commando de l’armée colombienne, en territoire équatorien, à quelques kilomètres de la frontière entre les deux pays. Au sein d’une organisation paranoïaque, Raúl Reyes était un des rares contacts extérieurs de la guérilla. «La mort de Reyes a paralysé le processus, continue le journaliste. Pire : cette opération des fils de p… de Bogotá visait peut-être délibérément à faire échouer les autres libérations.»

Dans un vaste appartement des hauteurs de Bogotá, rempli de souvenirs à l’effigie d’Ingrid Betancourt, Juan Carlos Lecompte, son époux, va plus loin encore : «A chaque fois qu’il y a eu un début de piste pour faire libérer Ingrid, le président Alvaro Uribe s’est acharné pour tout faire capoter. Il ne veut pas qu’elle soit libérée, parce qu’il sait qu’elle deviendrait alors une sérieuse opposante politique. Elle le talonne dans les sondages.»

Atout maître. «Peut-être faut-il rappeler que ce sont les Farc, et non pas Alvaro Uribe, qui retiennent les otages», grince en revanche Alfredo Rangel. Il se dit «extrêmement choqué, comme la plupart des Colombiens», par la légende de l’immense photo posée sur la façade de l’hôtel-de-ville de Paris : «Ingrid Betancourt […] détenue en Colombie». «Ça veut dire quoi « détenue en Colombie » ? Que les Colombiens la détiennent ? Ce texte ne cite même pas les Farc…» Comme si la guérilla et le gouvernement colombien étaient au même niveau de responsabilité, «c’est-à-dire exactement ce que veulent les Farc : discuter d’égal à égal», obtenir une reconnaissance internationale. Et, en priorité, sortir de la liste des organisations terroristes de l’Union européenne.

«C’est vrai que Raúl Reyes était un contact important pour d’éventuelles négociations, reconnaît Alfredo Rangel. Mais il était traqué depuis des années. Faut-il reprocher à l’Etat de ne pas avoir interrompu cette traque, alors que la guérilla, elle, n’a jamais voulu décréter de trêve pour négocier ?» Selon lui, avec ou sans la mort de Reyes, les Farc ne comptaient pas libérer Ingrid Betancourt, et le supposé «calendrier» évoqué par Jorge Enrique Botero n’est qu’un leurre : «La guérilla sait que cette otage est son atout maître, parce qu’elle mobilise l’opinion française, donc, par ricochet, européenne. La guérilla ne veut donc pas se retrouver sans cette carte.»

«Non-succès». Dans ce dossier aux chicanes vicieuses, Nicolas Sarkozy a chargé droit comme un éléphant dans un accélérateur de particules. «Mieux vaut agir que ne rien faire», défend depuis un an, en boucle, son équipe diplomatique. La mission humanitaire du Falcon n’aurait donc pas été un échec, juste un «non-succès», dit-on à l’Elysée… «Sarkozy est comme un aveugle qui tâtonne avec son bâton, en cherchant le bon chemin : il finira peut-être par le trouver», assure Jorge Enrique Botero. «Avec son agitation brouillonne, Sarkozy commence à irriter le gouvernement colombien mais aussi l’opinion publique, estime en revanche Alfredo Rangel. Lancer des ballons-sondes ne fait pas une stratégie : juste du bruit médiatique. Ça fait combien de temps que les Français n’avaient pas eu un Président aussi incompétent en politique étrangère ?»

Publié dans : Non classé | le 16 mai, 2008 |Pas de Commentaires »

« Bling Bling » a tout compris….quel homme…!

Bête noire

laurent joffrin

QUOTIDIEN : vendredi 16 mai 2008

Pour une fois, André Santini, ministre de la Fonction publique et des bons mots, ne blaguait pas. Interrogé sur LCI, cet humoriste parfois inspiré a retrouvé un ton de sérieux pour nous expliquer que la grève était une chose ancienne, pour ne pas dire dépassée, et que les salariés feraient bien de choisir d’autres moyens pour exprimer leur mécontentement.

Le propos a le mérite de la franchise : en reprenant cette idée faussement nouvelle – elle est aussi vieille que la grève – il sous-titre à merveille l’annonce inopinée délivrée hier après-midi par le président de la République. Il s’agit bien, donc, en contraignant par la loi, d’obliger les communes à organiser l’accueil des enfants dont les enseignants ont cessé le travail et d’affaiblir l’impact social et politique des mouvements sociaux dans l’éducation nationale.

Certes, personne ne peut nier la gêne que l’interruption des cours occasionne aux familles, notamment les plus modestes, même si les jours de grève sont bien plus rares qu’une certaine propagande voudrait le faire croire, et les syndicats ne peuvent pas ignorer la probable popularité de la mesure annoncée par Nicolas Sarkozy. Mais la signification de la réforme n’est pas douteuse : la brusque réaction de Nicolas Sarkozy, outre qu’elle ignore totalement l’objet de la protestation enseignante, vise bien à satisfaire une vieille revendication de la droite française, pour qui les syndicats de la fonction publique sont une bête noire. Même quand il se drape de sollicitude sociale, le Président fait de la politique. Il mérite une réponse tout aussi politique.

Publié dans : Education | le 16 mai, 2008 |Pas de Commentaires »
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