Tests ADN: le Sénat n’en veut pas….

Immigration: l’amendement ADN ne passe pas au Sénat

Supprimé. La Commission des lois du Sénat ne s’est pas embarrassée longtemps de l’article du projet de loi sur l’immigration qui prévoit la possibilité de recourir à des tests génétiques pour permettre le regroupement familial. Par 24 voix contre 13, elle a rayé du texte la disposition chère à Thierry Mariani

Le député UMP avait pourtant réussi à faire voter cet amendement la semaine dernière au terme d’un débat houleux à l’Assemblée nationale. Recevant le soutien du ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, il avait dû en revanche essuyer des critiques au sein de son propre camp. La discipline de groupe -très respectée par les députés UMP- avait néanmoins permis l’adoption du texte à une très large majorité.

« Les sénateurs de l’UMP n’ont pas besoin de caution pour exprimer leur opinion », se satisfait Jean-René Lecerf, élu de la majorité et membre de la Commission des lois. Peu importe donc que le ministre se soit dit favorable à cet amendement. Les sénateurs ont voulu jouer pleinement leur rôle de protecteur des libertés individuelles.

« Ne pas utiliser un marteau-piqueur pour écraser une mouche »

Sénateur UMP de la Vienne, Jean-Pierre Raffarin avait déjà déclaré lundi avoir « le sentiment » que les élus de la chambre haute supprimeraient l’article controversé, comme le demandait également Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives.

« Nous avons eu la volonté de ne pas utiliser un marteau-piqueur pour écraser une mouche, explique Jean-René Lecerf. Et il fallait aussi protéger le droit de filiation par l’adoption, qui ne transparaît pas dans les tests ADN. »

Le PS applaudit des deux mains. « Les sénateurs UMP sont plus courageux et moins démagogues que leurs collègues de l’Assemblée », estime André Vallini, spécialiste ès justice du Parti socialiste. Avant d’espérer que « les députés UMP méditeront sur ce courage et voteront en leur âme et conscience ».

Car l’amendement ADN n’est pas encore définitivement écarté. Après la Commission des lois du Sénat, le projet de loi doit être débattu par tous les sénateurs en séance pleinière à partir du 2 octobre. La Commission mixte paritaire, qui réunit des représentants des deux assemblées, s’emparera ensuite du texte.

 

Publié dans : Droit de l'homme, Etranger, Politique | le 27 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Un budget qui passe mal…..

Un budget en déficit de soutien

Dans la majorité, certains critiquent le manque d’ambition pour réduire les dépenses.

Par Muriel Gremillet

QUOTIDIEN : jeudi 27 septembre 2007

 

C’est «la fin des Rustines et du Ripolin». En ­présentant le projet de loi de finances pour 2008, Eric Woerth, le ministre des Comptes publics, a essayé de vendre un budget «premier jalon sur le chemin de l’assainissement des finances publiques». Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, a ajouté un couplet responsable : «Nous prenons en main les finances publiques, nous reprenons la main sur l’économie», a-t-elle martelé. C’est que sur les deux sujets, les doutes sont assez grands. Et il n’y a pas que la gauche qui condamne le texte. Les élus du Nouveau Centre ont critiqué hier un budget «pas raisonnable». «On ne fait rien contre les déficits, explique un député. On ne peut pas se payer une année de plus d’attentisme. D’autant que je croyais que c’était l’ère de la rupture…»

 

«Esprits chagrins».  En 2008, le gouvernement affiche un objectif de déficit de l’Etat de 41,7 milliards d’euros, en très légère amélioration par rapport à celui programmé en 2007. De quoi agacer les élus centristes, ralliés à la majorité, mais qui partagent presque les mots utilisés par François Hollande. Le premier secrétaire du PS a jugé le texte «incohérent, insincère et inconséquent». Les prévisions de croissance retenues pour bâtir le projet de loi de finances – 2,25 % – font douter y compris à droite. Christine Lagarde a hier répondu sur un ton presque badin : «Les esprits chagrin considèrent que nous sommes optimistes, moi je considère que nos prévisions sont légitimes.»

Les querelles d’Allemands sur le chiffre de la croissance conditionnent pourtant pas mal de choses : les recettes fiscales, le maintien des déficits publics, la satisfaction des critères de convergence européens. La suppression de 22 900 postes de fonctionnaires (lire ci-dessous) n’est pas la solution miracle pour rétablir la situation des finances publiques.

Cheval de bataille.  Faute de pouvoir vraiment afficher un budget «en rupture», on a assisté hier à un exercice de relativisme économique. Notamment sur la question de la dette. En 2008, elle doit être ramenée à 64 % du PIB. Christine Lagarde a minimisé le côté catastrophique de ce chiffre, alors même que la majorité en a fait un cheval de bataille électoral : «Il faut avoir des comparaisons en mémoire, a dit la ministre. Les Italiens, les Japonais ont une situation d’endettement pire que la nôtre.» De quoi encore un peu plus énerver les orthodoxes budgétaires du Nouveau Centre.

Reste à savoir si les mesures vont pouvoir relancer utilement l’économie, après la dépense de 15 milliards d’euros cet été dans le projet Tepa (Travail, emploi, pouvoir d’achat) principalement en allégements fiscaux. Eric Woerth a rappelé l’objectif de Nicolas Sarkozy : aller «chercher le point de croissance qui manque à la France».

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Publié dans : Economie, Politique | le 27 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Sarko à l’ONU…….impalpable…..

, le passe-partout de l’onu

A New York, le Président s’est tour à tour montré humaniste en diable, distant avec Washington et flou sur la question du nucléaire iranien.

Par ANTOINE GUIRAL

QUOTIDIEN : mercredi 26 septembre 2007

New York  envoyé spéciale

Nicolas Sarkozy en campagne aux Nations unies. A New York, où il passait hier son premier grand oral planétaire devant près de 200 chefs d’Etat et de gouvernement, le président français a usé de sa rhétorique grandiloquente et des ficelles qui ont fait son succès dans l’Hexagone. Soit de l’émotion, du pathos, des formules (l’appel à un «new deal» planétaire sans en préciser le contenu), du volontarisme politique et l’affirmation de se situer au-dessus des clivages traditionnels «pour faire bouger les lignes».

 

Pour cette opération de séduction, Nicolas Sarkozy est resté dans le registre très classique de la diplomatie française, s’adressant à la «conscience universelle», comme il l’a répété à de multiples reprises, et multipliant les emprunts à son prédécesseur Chirac, sur la nécessité du multilatéralisme pour éviter «le choc des civilisations». Il s’est aussi attaché à ne pas s’afficher comme un pur atlantiste en marquant ses distances avec Washington: «La France est fidèle à ses amis et aux valeurs qu’elle partage avec eux. Mais cette fidélité n’est pas une soumission, pas un enfermement». Il a ainsi prévenu que la «France restera disponible pour parler avec tout le monde, sur tous les continents», d’Hugo Chávez aux dirigeants iraniens.

Vertige.  Très attendu sur le sujet du nucléaire iranien, sur lequel la France donne le sentiment de naviguer à vue à travers des déclarations contradictoires, Nicolas Sarkozy est resté pour le moins flou. Comme il l’avait fait la veille lors d’une allocution sur le réchauffement climatique, il a affirmé que « l’Iran a droit à l’énergie nucléaire à des fins civiles». Puis, dans le registre de la fermeté, il a assuré que si l’Iran se dotait de l’arme nucléaire, «nous ferions courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde». Sans développer davantage la stratégie française pour contraindre Téhéran à renoncer à ses projets nucléaires, il s’est contenté de phrases passe-partout pour assurer que cette «crise ne sera résolue que si la fermeté et le dialogue vont de pair».

Soucieux de ne pas trop brusquer les Iraniens dans ses déclarations publiques, Nicolas Sarkozy donne le vertige aux Américains. Est-il un vraiment un allié fiable en cas de tempête ? La presse américaine n’en finit pas de souligner les évolutions de celui qui présentait l’Iran comme un Etat hors la loi dans son livre Témoignage (tout juste sorti en librairie ici) et refuse de dire s’il suivrait Washington en cas de conflit. Hier soir, à New York, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, devait rencontrer son homologue iranien Manouchehr Mottaki.

Les atermoiements de la France n’ont pas empêché George Bush de décerner hier à la tribune des Nations unies un satisfecit à Paris pour ses initiatives sur le Darfour. Dans la version écrite du discours de Bush était inscrit «sar-KO-zee», pour lui éviter d’écorcher le nom de son ami français. Avec ses envolées lyriques sur «le regard de l’enfant martyrisé, de l’enfant qui a faim et voit ses parents humiliés», Nicolas Sarkozy a finalement fait mouche sur un auditoire qui l’a très longuement applaudi à la fin de son discours.

Sur un nuage.  Lors d’une rencontre avec des journalistes français, il semblait encore sur son petit nuage, toujours très content de lui. «Rendez-vous compte de ce que j’ai dit : Si on n’a pas la justice dans ce monde, on n’aura pas la paix. Ce n’est pas rien, quand même… Et pareil lorsque j’ai dit que si on n’a pas la moralisation du capitalisme, on n’aura pas la croissance… ou qu’il faut payer les matières premières au juste prix.» Bref, Sarkozy qui se pose en défenseur des damnés de la terre et se montre de plus en plus en retrait par rapport aux Etats-Unis. Jacques Chirac va adorer.

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Publié dans : Etranger, Politique | le 26 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Projet de budget: ça craint pour les fonctionnaires…

Budget 2008 : avant-goût de purge pour les fonctionnaires

Présentation aujourd’hui au Conseil des ministres du projet de loi de finances.

Par Muriel Gremillet

QUOTIDIEN : mercredi 26 septembre 2007

C’est un exercice à haut risque. Ce matin, le gouvernement présente son projet de loi de finances pour 2008 au Conseil des ministres. Un exercice compliqué, entre une croissance ramollie, des déficits sociaux abyssaux et des contraintes européennes qui se durcissent. Le tout dans un contexte où le Premier ministre a évoqué la semaine dernière être à la tête d’un Etat en «faillite». Hier, François Fillon a confirmé que le budget avait été bâti sur une hypothèse de croissance de 2,25 %, et indiqué que le déficit programmé était de 41,7 milliards d’euros (contre 41,996 l’an passé, finalement ramené à 39 milliards d’euros). Le chiffre de suppressions de postes de fonctionnaires, jusqu’ici fixé à 22 700, a été réévalué à 23 900. Un avant-goût pour la fonction publique du statut de variable d’ajustement financière qui lui pend au nez pour les années à venir.

 

Ambition.  Car la semaine dernière à Nantes, Nicolas Sarkozy l’a annoncé. Il souhaite une «fonction publique moins nombreuse, mieux payée, avec de meilleures perspectives de carrière». Mais l’objectif du gouvernement est plus ambitieux. Sarkozy n’a pas fait mystère de son intention de profondément réformer l’Etat. Une «révision générale des politiques publiques» et un audit du fonctionnement de l’Etat sont en cours. Des conférences qui mettront à la même table les syndicats et le gouvernement doivent décider de l’évolution des métiers et des compétences dès le mois d’octobre. Un plan baptisé «pacte 2012» risque aussi de remettre fortement en cause leur statut. En leur proposant d’opter pour le statut public ou privé. Pour l’instant, la riposte syndicale est pour le moins faible. Le 1er octobre, les syndicats devraient décider d’engager la contestation ou non.

Pour sa réforme, la droite lorgne sur ce qui a été entrepris au Canada entre 1993 et 1997. A l’époque, l’Etat fédéral avait supprimé 9 ministères sur 32 et éliminé 60 000 postes sur 350 000. Une purge administrée par Jean Chrétien, au nom du redressement des déficits publics. Les agents publics étaient partis avec un «pécule», une prime de départ en quelque sorte. Modèle appliqué en France dans l’armée entre 1997 et 2002 et que le gouvernement espère pouvoir réutiliser d’ici 2012, comme l’a indiqué Sarkozy à Nantes.

Sauf que pour espérer faire des économies sur «le formatage de l’Etat», comme le dit Dominique Paillé, il faut d’abord dépenser. «On peut imaginer creuser un peu le déficit pendant deux trois ans, note un député UMP. On sait que ça peut faire une grosse bascule sur le budget plus tard.»

Ces «économies à moyen terme, dues aux réformes de structure», comme on l’explique à l’UMP, doivent aussi amadouer les partenaires européens de la France. «Ils ne partent pas d’aussi loin que nous, poursuit un député. Ils pourront comprendre que nous avons besoin de temps pour ce chantier gigantesque.»

Retraite.  Aujourd’hui, la France compte plus de 5 millions d’agents publics, répartis entre la fonction publique d’Etat, hospitalière et territoriale. Calcul rapide, esquissé par un député de la majorité : «300 000 suppressions de postes entre les départs en retraite et les départs volontaires, on peut gagner 10 à 12 milliards d’euros.» De quoi afficher des comptes publics un peu plus au carré, à l’horizon 2012. Pour les fonctionnaires, le budget 2008 présenté aujourd’hui aura donc bien valeur d’avant-goût. Amer.

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Publié dans : Economie, Emploi, Politique | le 26 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Santé: ce qui nous attend,.. après les municipales….

Les vrais changements seront pour 2008

Tout semble dire que l’Etat réfléchit à un financement de la Sécu par l’impôt au lieu des cotisations salariales.

Par Muriel Gremillet

QUOTIDIEN : mardi 25 septembre 2007

«Il faut arrêter de se raconter des histoires sur le financement de la protection sociale!» Jean Arthuis, le président (UDF) de la commission des finances du Sénat ne s’embarrasse pas de précautions oratoires. Sur la Sécu, le réveil douloureux en termes financiers – mais probablement aussi en termes de soins – est à prévoir pour dans quelques mois. Vraisemblablement après les municipales, en mars.

 

C’est que depuis l’été, les indices s’empilent et, à droite, on ne se dé­fend même plus de vouloir remettre à plat le financement. «On en passera par là, prédit un député UMP. Le discours de Sarkozy la semaine passée devant le Sénat était suffisamment explicite.» Le Président avait alors appelé à introduire plus d’assurance privée dans la protection sociale, à inventer des produits «financiers innovants»… Une refonte qui passerait par une fiscalisation de la santé. En clair, ce sont les impôts qui constitueraient l’ensemble des ressources de la branche maladie. Alors qu’aujourd’hui, elles proviennent au moins pour moitié des cotisations sur les sa­laires. L’idée d’une fiscalisation «n’est pas la­ ­pire des choses, assure Michel Coquillion vice-président (CFTC) du Conseil écono­mique et social (CES). Mais il faut voir comment on crée cette fiscalité et sur qui elle repose.» Le CES a été saisi par Fillon de la question de la TVA sociale et doit rendre un avis vers le 12 décembre.

Attaques.  Même à gauche, certains ne craignent pas une «étatisation». «La nature du ­risque impose ça, note Jean-Marie Le Guen, député de Paris et spécialiste de la santé au PS. A un certain niveau, le sys­tème reposant sur les cotisations n’est plus opérationnel. Reste à savoir qui va payer ces impôts.» Et pour lui, il n’y a pas de mystère : ce sont les classes moyennes inférieures «qui vont se prendre sur la figure le redressement de la Sécu» . «Au printemps, la situation financière ne se sera pas améliorée, poursuit Le Guen. Le discours ambiant sera : on ne peut plus afficher plus de 10 milliards de déficit. Et les augmentations vont tomber.» Pronostic du député : une hausse de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale), des franchises très élevées et l’arrivée d’une TVA sociale, «qui sera juste budgétaire et comblera les trous», assure Michel Sapin, député (PS) de l’Indre. Un scénario noir qui, selon Le Guen, irait de pair avec une dégradation de la couverture de santé.

«Base de négo».  A droite évidemment, on balaie ces attaques. Mais on reconnaît une chose: «La seule solution, c’est sortir la santé des sa­laires. Sinon on continue à alourdir le coût du travail, note un économiste. Et on plombe notre compétitivité. Le vrai sujet n’est pas comment combler le déficit de la Sécu, mais comment faire pour que ça arrête de ralentir nos entreprises dans la compétition internationale.»

C’est dans ce cadre que Jérôme Chartier, député (UMP) du Val-d’Oise a rendu hier son rapport sur la TVA sociale, rebaptisée «TVA pouvoir d’achat». Après deux autres rapports déjà rendus par Christine Lagarde et Eric Besson. Et comme Libération l’annonçait vendredi, cette hausse de la TVA pourrait se faire en échange d’une baisse des cotisations des salariés. Le rapport préconise aussi la remise à plat des taux de TVA, voire leur augmentation sur certains produits. Et, surtout, pousse vers une fiscalité des entre­prises profondément remaniée. Chartier propose même de «revoir le taux de la CSG sur les stock-options». Vue sous cet angle, la fiscalisation peut sembler «presque acceptable, comme base de négo», note un responsable CGT. Difficile de savoir ce qu’il en restera dans quelques mois quand les déficits s’aggraveront et que la politique des expédients financiers reprendra de plus belle.

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Publié dans : Economie, Politique, SANTE | le 25 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Franchises médicales: à vos porte-monnaies…

Outre la création de franchises, la taxation des préretraites sera doublée et les médecins devront faire des économies. Objectif: diminuer le déficit record de la Sécu.

Par Libération.fr (source AFP)

LIBERATION.FR : lundi 24 septembre 2007

 

Franchises médicales, taxation des préretraites, hôpitaux financés à l’activité: le gouvernement a présenté aujourd’hui son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2008. Le PLFSS 2008, présenté par Roselyne Bachelot (Santé), Eric Woerth (Comptes publics) et Xavier Bertrand (Famille), vise un déficit réduit à 8,9 milliards d’euros l’année prochaine, au lieu de 12,7 milliards en l’absence de mesures correctrices. Pour cette année, la sécurité sociale atteint un déficit record de 11,7 milliards d’euros.

L’instauration très contestée de franchises médicales sur les médicaments (50 centimes), les actes paramédicaux (50 centimes) et les transports sanitaires (2 euros) sera «applicables au 1er janvier 2008». Ces franchises devraient à elle seule rapporter 850 millions. Elles seront consacrées au financement du plan Alzheimer et à la lutte contre le cancer, a promis Nicolas Sarkozy.

Au total, le projet de loi, débattu à l’automne au Parlement, prévoit environ 2 milliards de recettes nouvelles en 2008 pour la Sécurité sociale. Une taxation anticipée sur les dividendes devrait ainsi rapporter 1,3 milliard, dont 870 millions pour le régime général (salariés).

Les médecins vont, eux aussi, devoir redoubler d’efforts en limitant, sur la base d’objectifs individuels, les prescriptions d’arrêts de travail et de médicaments, et en favorisant la prévention. Une «expérimentation» de modes de rémunération alternatifs (forfaits, etc.) au paiement à l’acte va être menée sur cinq ans.

Praticiens et assurance maladie vont en outre entamer des discussions visant à «limiter l’installation de nouveaux professionnels de santé dans les zones où ils sont déjà nombreux», dans le Sud de la France et les grandes villes. Les internes en médecine menacent déjà de faire grève sur ce point.

Les hôpitaux vont, eux, voir leur mode de financement intégralement financés en fonction de leur activité, ce qui fait craindre «un tri» des patients à certains syndicats.

Pour favoriser l’emploi des seniors, le gouvernement a par ailleurs décidé une augmentation de la contribution sur les préretraites d’entreprises, qui passera de 24,15% à 50% et rapportera 80 millions. De même, une «contribution» sur les indemnités de mise à la retraite d’office avant 65 ans par l’employeur devrait rapporter 300 millions d’euros.

Enfin, le montant de l’aide à la garde d’enfant par une assistante maternelle est revalorisée de 50 euros, pour atteindre 425 euros par mois, pour les familles les plus défavorisées.

Pascal Terrasse, chargé de la santé au Parti socialiste, a accusé Nicolas Sarkozy de «démanteler le modèle de protection sociale » français, en l’orientant vers un «système individualisé à l’anglo-saxonne». «Les réponses proposées pour l’heure par le Président de la République et l’UMP reposent essentiellement sur de nouvelles franchises, venant s’ajouter aux déremboursements et forfaits qui visent à pénaliser et à culpabiliser malades et assurés sociaux», s’alarme le PS.

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Publié dans : Economie, SANTE | le 25 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Sécu: le gouvernement fera pire après les municipales…

Homéopathie

Par laurent joffrin

QUOTIDIEN : mardi 25 septembre 2007

 

Le mini-plan du gouvernement Sarkozy pour réduire le déficit de la Sécurité sociale en cache-t-il un autre, bien plus douloureux ? La petitesse des mesures prises en regard de l’énormité du déficit annoncé conduit immanquablement à cette conclusion.

 

On se gardera ici de regretter l’absence de mesures draconiennes qu’on aurait critiquées si elles avaient été arrêtées. Mais les assurés et les contribuables doivent savoir tout de suite que l’homéopathie sociale aujourd’hui pratiquée ne les dispensera pas de remèdes plus amers.

Lesquels ? Deux risques nous menacent : une forte augmentation des impôts née de la «fiscalisation» envisagée des dépenses de santé. La solution n’est pas choquante en soi. Encore faut-il que la charge soit justement répartie…

Ou bien, plus grave, une réduction progressive de la couverture maladie qui instaurerait un double secteur, l’un conforme au principe d’égalité, mais de plus en plus restreint, l’autre rendu aux mécanismes du marché et donc, par essence, inégalitaire. Ce seraient les principes fondateurs de la Sécurité sociale – les mêmes droits aux soins pour tous les assurés, quels que soient leurs revenus – qu’on s’apprêterait à brader au profit du rêve libéral.

Dans les deux cas, on aura négligé deux pistes essentielles : la réduction des dépenses de médicaments, qui se heurte à la résistance des industries pharmaceutiques et la régulation de l’activité médicale, qui bouscule les intérêts des praticiens, notamment ceux des spécialistes. Ainsi la non-décision technique masque-t-elle un choix très politique.

Libération ne peut être tenu responsable du contenu de ces liens.

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Publié dans : Economie, SANTE | le 25 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Tours de force qui annoncent des tours de vis…

Fillon prépare le terrain pour le budget en parlant de faillite

Le projet de loi de finances est au programme de la semaine des ministres.

Par Muriel Gremillet

QUOTIDIEN : lundi 24 septembre 2007

«J

e suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier.» Vendredi, François Fillon a fait une déclaration brutale devant des agriculteurs corses qui demandaient des aides. Déclaration corrigée quelques heures plus tard, mais qui fait quand même des dégâts, alors que la semaine politique s’ouvre sous le signe du budget. Ou plutôt de la difficulté à construire un budget crédible.

Les députés UMP ont tenté tout le week-end de déminer l’effet calamiteux produit par le mot «faillite». «Fillon voulait juste marquer les esprits sur le fait que la France ne roule pas sur l’or, explique l’un d’entre eux. Voilà, il a réussi.» D’autres rappellent que la semaine passée, un haut fonctionnaire de Bercy, auditionné par la commission des finances, avait dressé un tableau presque idyllique de la situation de la trésorerie de l’Etat. Aujourd’hui, la dette de la France continue d’être un bon investissement pour les marchés financiers et le pays n’a aucun mal à emprunter sur les marchés internationaux. «Alors parler de faillite et de cessation des paiements, ça n’a aucun sens», poursuit ce député.

«Conte de Noël».  Mais la trésorerie de l’Etat est une chose, la construction d’un budget crédible une autre. D’autant que les partenaires européens de la France attendent le gouvernement au tournant. Car celui-ci va devoir gérer les 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux votés en juillet. A l’époque, le «paquet fiscal», était censé doper l’économie française par un choc de confiance. A base de bouclier fiscal, de baisse de l’impôt sur la fortune. Même à droite, un scepticisme de bon aloi avait accompagné le texte.

Depuis, les conditions de jeu se sont durcies, avec une croissance revue à la baisse (1,8 % pour l’OCDE) par tout le monde, sauf par la ministre de l’Economie qui continue de bâtir un budget sur un pronostic à 2,25 %. Un chiffre qualifié de «conte de Noël» par le président PS de la commission des finances, Didier Migaud. Le premier budget de la présidence Sarkozy devrait afficher un déficit inférieur à 42 milliards d’euros, juste en dessous de celui de 2007. Le projet de loi de finances, qui arrive au conseil des ministres mercredi, reconduit le principe d’une stabilisation des dépenses en volume, notamment par la suppression de 22 800 postes de fonctionnaires. Mais le volet recettes sera difficile à tenir.

Et le tour de force budgétaire va devoir se reproduire pour le volet financement de la Sécu, présenté ce matin. Roselyne Bachelot, la ministre de la santé, a lâché hier que le déficit devrait «atteindre 12 milliards d’euros», alors que le gouvernement tablait sur un trou à 11,6 milliards. Il compte sur des réformes structurelles, comme les franchises ou «le financement intégral des hôpitaux à l’activité» pour commencer à stabiliser ce déficit.

Surveillance.  Mais la surveillance des Européens ne se satisfera sans doute pas de ces annonces. Nicolas Sarkozy était venu s’expliquer devant l’Eurogroupe au début de l’été. Il avait annoncé le report de 2010 à 2012 de l’équilibre des comptes publics, en violation d’un accord de tous les pays de la zone euro. Hier, Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a une nouvelle fois montré cette surveillance, jugeant sur Europe 1 que «les finances publiques françaises sont en très grande difficulté.» «Ça se corrige, a-t-il ajouté, et la France pourrait corriger la situation, sans verser du sang et des larmes.»

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Publié dans : Economie, Politique | le 24 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Couacs à la pelle…..

La rentrée des couacs

Déclarations, démentis… Depuis septembre, le gouvernement semble naviguer à vue.

Par NATHALIE RAULIN

QUOTIDIEN : lundi 24 septembre 2007 

Symptôme d’hystérie gouvernementale ? Les ministres, à commencer par le premier d’entre eux, semblent avoir perdu tout sens de la nuance dans leur expression publique. Ces derniers jours, ils ont ainsi promis un «plan de rigueur» aux fonctionnaires, annoncé la «faillite» de l’Etat et parlé d’une «guerre» avec l’Iran.

 

Des déclarations fracassantes immédiatement suivies d’un tombereau de correctifs ou de démentis. Au point que l’on ne sait plus bien ce qui relève de la bourde ou du ballon d’essai commandité par l’Elysée. Une confusion accentuée par l’absence de consensus au sommet de l’Etat sur des sujets aussi sensibles que l’usage des tests ADN dans le contrôle de l’immigration, la culture des OGM ou l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Au final, sur bon nombre de sujets, Nicolas Sarkozy et ses ministres ont, depuis début septembre, dit tout et son contraire. Revue des derniers couacs.

La faillite

«Je suis à la tête d’un Etat en situation de faillite financière.» «L’image» que François Fillon a choisie vendredi lors d’un déplacement en Corse n’a pas fini de faire des vagues (lire page suivante). Dimanche, dans le JDD, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, corrige les propos du chef du gouvernement : «Faillite, le mot est trop fort.» Il s’agissait seulement, explique-t-il, de susciter un «électrochoc à des fins pédagogiques»

La guerre

«C’est la guerre», a déclaré Bernard Kouchner (Affaires étrangères), le 16 septembre, au grand jury RTL/ le Figaro/LCI, évoquant le fait qu’il fallait «se préparer au pire» avec l’Iran. Devant le tollé, le chef de la diplomatie a fait machine arrière mercredi à Moscou. Ce «maelström» serait la faute des «journalistes» : «C’est une manipulation, a-t-il dit. Je ne veux pas la guerre, je veux la paix.»

La rigueur

«Il y aura un plan de rigueur pour les fonctionnaires.» Signée Christine Lagarde (Economie), cette déclaration début septembre a inquiété jusqu’à Nicolas Sarkozy, alors occupé à concocter son discours sur les régimes spéciaux et sur l’avenir de la fonction publique. Le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, a immédiatement fait savoir qu’il préférait parler d’un «plan de revalorisation». François Fillon a renchéri : «Il n’y a pas de plan de rigueur. Il y a un effort constant pour réduire les dépenses de l’Etat.»

Les OGM

Après avoir entendu Jean-Louis Borloo (Ecologie) laisser planer la possibilité d’un gel des cultures OGM, Michel Barnier (Agriculture) et Laurent Wauquiez, le porte-parole du gouvernement, se sont vendredi relayés pour affirmer que «rien n’est décidé». L’après-midi même, Borloo confirmait pourtant sur LCI qu’ «une tendance générale se dessinait». Sous-entendu, on va bien vers un gel des cultures OGM en France. Hier, dans le Parisien, c’était au tour de Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy, de flinguer Borloo, demandant que l’on ne traite pas «avec désinvolture» la question des OGM. Et de menacer : «La position de la France sera définie à l’issue du Grenelle de l’environnement par le président de la République et le Premier ministre.» En clair, pas par Borloo.

La Turquie

«Je ne crois pas que la Turquie ait sa place en Europe.» Par ses mots, Nicolas Sarkozy a invité implicitement Jean-Pierre Jouyet (Affaires européennes), jeudi soir sur TF1 et France 2, à ne pas se mêler des affaires des grands. Devant le comité Balladur chargé de réfléchir à la réforme des institutions, ce dernier avait suggéré que la France renonce aux dispositions constitutionnelles imposant un référendum pour toute nouvelle adhésion à l’UE. Emise par Jouyet «à titre personnel», cette idée avait pourtant été validée par l’Elysée, le candidat Sarkozy l’ayant lui même défendue.

Les tests ADN

Le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial, approuvé mercredi par les députés dans le cadre du projet loi sur l’immigration de Brice Hortefeux (Immigration), a essuyé depuis les critiques d’une brochette de ministres : après Bernard Kouchner, Fadela Amara (Ville) et Martin Hirsch (solidarité), c’était samedi au tour de Christine Boutin (Logement) de se dire «choquée». Et Henri Gaino n’y est pas favorable non plus.

Le Rafale

Hervé Morin (Défense) a attaqué bille en tête le Rafale, fleuron du groupe Dassault avia­tion, dont le premier actionnaire est réputé proche de Sarkozy. Pour le ministre, «l’hypertechnologie est un frein à l’exportation». Du coup, le porte-parole de l’Elysée David Martinon s’est fendu jeudi d’une mise au point : «Ce que les experts disent, c’est que c’est le meilleur avion du monde. […] C’est une bonne affaire.»

Les squatteurs

A vouloir se mettre au diapason de l’hyperactivisme du chef de l’Etat, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, a contribué à la cacophonie ambiante. Sa visite controversée à des squatteurs d’origine africaine, expulsés en application d’une décision de justice prise à la demande de la municipalité PCF d’Aubervilliers, lui a value d’être «recadrée» par Fillon. Lequel lui a fait savoir qu’ «à l’avenir, ce type de démarche devrait faire l’objet d’une concertation avec ses collègues.» Signe des temps, la benjamine du gouvernement a renvoyé peu après Fillon dans les cordes, en assurant avoir « le soutien du chef de l’Etat».

Le remaniement

Pour exister, les ministres en viennent à citer Sarkozy à tout va. Mercredi, sur Canal +, Hervé Morin a créé la sensation en révélant une confidence du Président sur un «probable» remaniement du gouvernement en janvier, certains ministres étant susceptibles «d’exploser en plein vol». Démenti immédiat de l’Elysée. «Il n’y a pas de remaniement envisagé ou programmé», a renchéri Wauquiez. «Ceux qui en ont parlé, en ont parlé imprudemment», a tranché Sarkozy. Une phrase d’actualité.

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Publié dans : Ecologie, Economie, Europe, Politique | le 24 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »

Sarko l’Américain……

Retour sur terre

Par didier pourquery

QUOTIDIEN : lundi 24 septembre 2007

 

Autre cadre, autre ton, autres mots. Notre président parle aujourd’hui à l’ONU devant 150 pays et 80 leaders nationaux de l’état de la planète. On l’a vu jeudi dernier à la télévision nous expliquer que «l’argent, ça ne se fabrique pas» et qu’il n’avait pas été élu «pour faire la sieste». Là, tout le monde a compris. (on l’espère). On va l’entendre aujourd’hui disserter sur un thème très onusien : «l’avenir est entre nos mains». Cette intervention est d’autant plus attendue qu’elle devra à la fois être audible et crédible. Audible parce qu’au milieu de tous ces chefs d’Etat et de gouvernement notre président ne représente finalement que la voix d’une puissance devenue moyenne et liée par de nombreuses contraintes.

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Crédible parce qu’il devra à la fois se défaire de son image de «Sarkozy l’Américain» et s’exprimer au nom de l’Union européenne, où la France fait figure de mauvais élève.

Sur le premier dossier, il devra défendre le point de vue généreux issu des engagements pris lors du G8 d’Heiligendamm pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, alors que son ami George Bush ne veut pas d’engagements chiffrés et organise même mercredi son propre contre-sommet climatique.

Sur le deuxième dossier, l’affaire est délicate. L’Elysée a bien précisé que Nicolas Sarkozy parlera «au nom de l’Union européenne». Certes. Mais quelle crédibilité peut avoir en la matière celui qui se met quasiment hors jeu des contraintes budgétaires et financières qui définissent le cadre de l’euro ? Il sera intéressant d’observer le grand écart de ce discours. Les déclarations tonitruantes à visées internes ont parfois leurs limites quand il faut parler à la face du monde.

Lie

Publié dans : Politique | le 24 septembre, 2007 |Pas de Commentaires »
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